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ABERKANE Lounès 723

EXERCICE:Comment Epicure répondrait-il à la question:satisfaire tous ses


désirs, est-ce une bonne règle de vie?(S’appuyer sur ce que vs avez compris du
cours).Analysez le sujet et dégagez le pb avant d’envisager la réponse
d’Epicure

Tout d’abord, le désir est un manque que nous ne possédons pas/plus. Celui-ci est un élan
vers un objet de désir qui amène alors satisfaction et donc plaisir. Une bonne règle de vie, quant à
elle, désignerait potentiellement le « bien vivre »  ou encore l’accès direct au bonheur. Cela nous
laisserait donc interpréter que lorsqu’on satisfait la totalité de nos désirs, nous sommes heureux ?
Néanmoins on peut penser que lorsque nous achevons des désirs, un sentiment de lassitude ou de
dégoût s’installe dans notre pensée et ces désirs sont alors rejetés, nous laissant alors indifférent au
cours du temps. Mais alors, s’il nous manque quelque chose, sommes nous quand même épanouis ?
Est ce que si nous n’achevons pas certains désirs, cela fera nous quelqu’un de malheureux ? Pas
forcément, certains désirs sont des désirs car leur accès nous paraît difficile et malgré
l’inachèvement de ceux-là à l’heure actuelle : nous sommes pleinement satisfaits de la vie que nous
menons.

Penchons nous dans un premier temps sur ce qui va nous amener à cet accès du bonheur et
donc de suivre une bonne règle de vie. Épicure va tenter de répondre aux personnes lui demandant
« Quel est l’intérêt de vivre, puis que nous mourrons tous ? » ou bien encore « Qu’est ce que les
hommes poursuivent comme leur fin propre ? ». Ce dernier répondra qu’il s’agit du bonheur. En
effet, si un homme est pleinement heureux, celui-ci possède tout ce qu’il lui faut pour avoir accès au
bonheur. En revanche, si un homme n’est pas suffisamment heureux que fera-t-il ? Il cherchera à
obtenir cet accès au bonheur et fera tout pour être heureux. Le bonheur se trouve alors dans le
plaisir de l’achèvement des désirs. Mais comment se définit le plaisir ? D’après Épicure, il s’agit
d’un bien (n’étant par ailleurs jamais mal en soi) puisqu’il amène généralement satisfaction et non
pas douleur (qui lui est un mal), mais d’après mon raisonnement comment se situe une personne
masochiste ? Puisque celle-ci aime se faire mal, mais cela lui procure du plaisir… De plus, Épicure
va alors proclamer que le plaisir est un plaisir corporel. En effet, celui-ci va toucher nos sens. Par
exemple, un désir qui a engrangé de nombreuses souffrances ou d’attentes nous amène parfois à
pleurer de joie, exulté par le corps caractérisant alors une immense satisfaction, tellement grande
que le corps n’arrive difficilement à se retenir. On peut également prendre l’exemple du plaisir
sexuel ou l’être humain dans l’orgasme va trouver une certaine quantité de plaisir. Épicure va
également décréter que le plaisir est l’unique fin souveraine et que tout doit lui être subordonné. En
effet, le souverain satisferait un désir qui ne demanderait que lui même.

Voyons dans un second temps comment ce plaisir peut-il être atteint ? En effet, le plus haut
degré de plaisir est l’absence totale de douleur. D’après Épicure philosopher est la clé idéale ouvrant
la porte du bonheur. En effet, philosopher ne peut que nous rendre heureux puisque d’une part elle
nous permet de comprendre les causes de ne notre malheur et d’autre part elle va mettre en œuvre
des principes propres pour garantir cette même philosophie par l’action. De plus, on retrouve ce
bonheur dans le savoir-vivre du moment présent en se détachant de la peur de quelque chose qui
n’est pas, en l’occurrence la mort. Or, la mort est vitale à la vie. C’est le prix qu’on a à payer pour
vivre dans ce monde. Généralement, ce n’est pas la mort de quelqu’un qu’on va pleurer mais le
manque qu’il va susciter après sa disparition. Avec la peur de la mort on se résigne souvent à ne pas
vivre. C’est pour cela que pour faire abstraction de la mort, qui est inévitable, on se divertit. Et
donc, lorsqu’on vit on honore cette vie en trouvant le plaisir d’exister, en jouissant de
l’accomplissement de certains désir, en trouvant la clé du bonheur. Par ailleurs, ce bonheur peut se
retrouver dans la physique. En effet, dans l’abstrait et l’imagination se cache la souffrance de ne pas
savoir, de ne pas connaître, le doute également s’y installe et nous fait souffrir psychologiquement.
Or, dans la physique, on est face au concret, face à des choses démontrées et prouvées qui ne
peuvent être réfutées : on est face à la vérité. On peut également évoquer que la philosophie est la
médecine de l’âme, il s’agit d’une activité plaisante puisqu’elle nous permet d’apprendre et
d’acquérir de nouvelles connaissances entraînant alors une certaine satisfaction et jouissance chez
les individus. Néanmoins, le bonheur se retrouve également dans la recherche de la gloire. En effet,
un homme va désirer certains objets, désiré également par d’autres hommes. On a alors une
situation de rivalité qui va s’installer entre eux rendant ainsi l’objet attirant, rare. Comme le dit
René Girard, nous cherchons à posséder un objet non pas parce qu’il est désirable en soi, mais parce
que l’autre le désir aussi. La reconnaissance de soi par les autres va être également recherchée par
l’homme, et est objet de satisfaction. En revanche, cette reconnaissance va créer une sorte de
hiérarchie entre les hommes, comparant leurs actes entre eux. Par exemple, un garçon de la classe a
un 14/20 (qui est une bonne note) mais la moyenne de classe est de 15/20, donc celui-ci va être
catégorisé comme inférieur aux élèves ayant eu une note supérieur. Dans le cas contraire, si cet
élève a eu la meilleure note de la classe, celui-ci sera reconnu par grand nombres de personnes
(parents, amis professeurs), amenant généralement à la satisfaction et donc au plaisir d’être mis sur
un piedestal.

S’ajoutant aux des autres paragraphes, le plaisir s’inscrit également dans la maîtrise des
désirs naturels. En effet, l’homme possède des besoins tels que la faim et la soif. Néanmoins ces
derniers peuvent se transformer en désir puisque tel boisson ou tel nourriture ne m’est pas
forcément indispensable. En effet, plus nous consommons, plus nous sommes déçus étant donné
que notre attente grandit avec sur la qualité de nouveaux mets : nous nous dirons alors « oui mais
ceci est moins bon que cela » rentrant dans la hiérarchisation faîte précédemment. Le secret d’une
vie heureuse réside alors dans la maîtrise des désirs. Simone Manon a pris l’exemple dans son
commentaire d’un sage. Celui-ci a le choix d’aimer. Or, il ne le fait pas car l’amour fait souffrir et
entraîne la jalousie et la perte d’un être cher. Il prend suffisamment de recul pour réguler ses désirs.
Contrairement à l’amour, l’amitié, est constante et permet d’engranger des connaissances les uns
les autres. La maîtrise du désir est donc ici de faire attention aux dangers. Si on reprend l’exemple
de l’amour celui-là n’est pas qu’encrée de points négatifs, néanmoins un rapport non protégé peut
entraîner le SIDA, et coûter la vie et qui est ici un danger.

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