Vous êtes sur la page 1sur 2

ABERKANE Lounès Philosophie

723

1) Quelle différence faites-vous entre le stoïcien (sage de l’antiquité) et


l’homme stoïque au sens d’aujourd’hui?

Le stoïcien est une personne qui cherche à atteindre la tranquillité de


l’âme non pas par les désirs, dont il tente de s’affranchir, mais par la sagesse.
En effet, cette personne va décréter que tous les événements figurant dans le
monde sont liés entre eux et ont un intérêt. Empêcher ces événements
d’apparaître ne fera qu’entacher l’âme et la faire souffrir, quoiqu’il arrive, ils se
dérouleront. Ces derniers sont une épreuve à surmonter mais sont de l’ordre de
la nécessité et c’est donc la « raison universelle » qui fait qu’ils adviennent,
désignant une forme de destin dont il est impossible de changer le cours. De
plus, le stoïcien doit s’accomplir grâce à la vertu. En effet, nous nous devons de
faire le bien malgré les situations du monde que nous subissons plus ou moins
fortement et ne pas nous laisser envahir par nos émotions, sous peine de céder
à des impulsions et des colères, qui ne nous donneront pas accès à cette
sagesse. On peut prendre ici l’exemple du Simone Manon qui évoque la mort
d’un être aimé : il ne faut pas céder à nos impulsions (et donc nos désirs)
puisque refuser le destin ne permettra pas à la personne d’être ressuscitée et
pourra alors naître le désespoir. Au contraire, nous devons accepter les
événements tels qu’ils adviennent, en l’occurrence ici accepter que la mort fait
partie de la vie, et continuer à vivre (donc coopérer avec le destin) ne pourra
rendre que l’âme sereine.
L’Homme stoïque quant à lui me fait immédiatement penser à une
personne immobile, figée sur place avec une absence d’émotions et
d’expressions du corps (les cachant vraisemblablement). De plus, il n’est pas
sensible aux distractions extérieures. Celui-ci, contrairement au stoïcien va se
voir subir les événements du monde, n’essayant pas de les modifier à cause du
destin, mais n’essayant pas non plus d’agir du mieux possible avec constance
et égalité d’humeur.

2) Faire une recherche sur ces deux doctrines:épicurisme / stoïcisme. (époque?


Origine du mot? contexte historique? Grandes figures?

L’épicurisme et le stoïcisme sont tous deux des doctrines philosophiques


créées au 4ème siècle avant J-C.

Le premier est une école philosophique fondée à Athènes par le


précurseur du mouvement, Épicure, dont la doctrine portera le nom. Cette
façon de pensée est centrée sur l’accès au bonheur grâce à l’ataraxie et
l’aponie caractérisés tous deux respectivement par l’absence de troubles de
l’âme et l’absence de troubles du corps. De plus, cette doctrine était facile
d’accès avec une règle morale relativement simple qui ne résidait que dans la
vertu. Le mouvement épicurien a davantage été connu au 1 er siècle après J.-C
grâce à Sénèque, réfutant la philosophie d’Épicure. Parmi les épicuriens les
plus connus, on peut évoquer Hermarque de Mytilène, successeur d’Épicure à
la tête du jardin, mais également Lucrèce et Velleius Torquatus, pionniers du
mouvement à Rome.
Sources : http://www.histophilo.com/epicurisme.php / https://la-
philosophie.com/epicurisme-synthese

Le second quant à lui est une école philosophique parue en 301 av J-C et
fondée par Zénon de Kiltion à Athènes. La sagesse est la principale porte
d’entrée pour connaître le bonheur d’après les stoïciens, celle-ci est accessible
notamment grâce à la vertu. Le bonheur est également atteint par une
absence de passion et donc une absence de souffrance, donnant lieu à
l’ataraxie. Le stoïcisme est un discours philosphique divisé en 3 parties : la
physique, l’éthique et la dialectique. Par ailleurs, ce mouvement a connu
également un élan après le premier siècle grâce une nouvelle fois à Sénèque,
partisan du mouvement. Parmi les grandes figures de cette doctrine on peut y
ajouter Épictète et Marc-Aurèle.

Source : http://www.histophilo.com/stoicisme.php

3) Texte de Sénèque:expliquez pourquoi «dès le début [le plaisir]regarde vers la


fin.»

Effectivement, pour reprendre les propos de Sénèque, le plaisir se trouve


destiné à périr de son propre usage. Cela signifie qu’à un moment donné ce
plaisir va atteindre son apogée, là où les sensations du corps paraîtront
maximales, puis suivra l’ennui et ce plaisir cessera d’être puisque celui-ci est
temporaire. On peut prendre ici l’acte sexuel chez l’homme en lui-même et
uniquement lui (sans penser à l’attirance physique ou psychologique qu’on a
pour notre partenaire), le plaisir sexuel va monter de façon croissante pendant
l’acte et une fois l’éjaculation atteinte (l’apogée du plaisir) le plaisir va
décroître donnant parfois lieu à du dégoût pour l’acte (en faisant abstraction du
degré d’amour que l’on a pour le partenaire). Le plaisir ici se caractérise par
l’orgasme, or, lorsque l’orgasme advient l’absence de désir se présente
immédiatement, et lorsque nous n’avons pas de désir, le plaisir s’efface lui
aussi.

4) Que diraient les stoïciens de la situation que nous vivons aujourd’hui(crise


sanitaire et confinement)?

On rappelle que d’après les Stoïciens, tout est lié dans le monde, et que
nous, humains, devons faire face à cette crise sanitaire qui était une épreuve
prévue par le destin. Nous devons l’accepter telle qu’elle est mais néanmoins y
faire face. Ici, il faut fuir nos désirs pour ne pas être malheureux. En effet, la
majeur partie des gens a pour désir ; sortir, voir ses amis etc. Or, si on ne
contient pas nos désirs, on devient donc acteur de la propagation du virus.
Celle-ci conduisant à la perte de vies de beaucoup de personnes, et donc ici on
ne fait pas preuve de sagesse puisqu’on est indirectement responsables de
centaines de morts, lorsque nous sortons. Concernant les aides soignants du
pays, ces derniers doivent accepter les fonctions qu’il leur sont assignés et les
honorer, tout en essayant de garder du recul et de mettre leurs émotions de
côté afin de « faire le bien » dans leur profession et ne pas avoir d’avis
favorables ou non pour tel ou tel patient.