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Le contrat est définit par le code civil Mauricien 1

Law and Management (University of Mauritius)

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Comme mentionné précédemment, Ile Maurice a un système hybride. C’est-à-dire que la loi
est gouvernée par le code civil et la loi commune (common law). On va se concentre sur le
contrat qui est sous le code civil.
Le contrat est définit par le code civil Mauricien (CCM) 1101 -. ,
Le contrat est une convention par laquelle une ou plusieurs personnes s’obligent, envers une
ou plusieurs autres, à donner, à faire ou à ne pas faire quelque chose.
L'ancien article 1101 du Code civil distinguait 3 types d'obligations :
 obligation de donner, c'est à dire que le contrat de vente oblige le vendeur à donner
quelque chose à l'acheteur ;
 obligation de faire, lorsqu'un contrat oblige le prestataire à effectuer un service pour
l'acheteur ;
 obligation de ne pas faire. Par exemple, une clause de non-concurrence oblige le
salarié à ne pas travailler chez un concurrent à la rupture de son contrat de travail.
Convention peut être définit comme – un accord conclu entre deux ou plusieurs parties en
vue de produire certains effets juridiques : créer des obligations, modifier ou éteindre des
obligations préexistantes.
Une obligation peut être civile ou naturelle.
L’obligation peut être d’ordre juridique aussi bien que morale.
L’obligation naturelle est un acte morale, il est une situation où l’engagement d’une
personne envers une autre sera dicte par sa seule conscience, sans que la loi ou qu’un acte
juridique ne l’y oblige. Le respect de principes moraux peut ainsi conduire :
Exemple : un mari à apporter une aide financière à son ex épouse ou une sœur à loger
gratuitement son frère sans abri.

Une obligation civile- c’est une situation qui fait une personne va être le créancier et l’autre
un débiteur. L’obligation civile est celle qui, en cas d’inexécution de la part du débiteur, est
susceptible de faire l’objet d’une exécution forcée (par la cour)
Une personne qui ne respecte pas une obligation contractuelle s’engage sa responsabilité.
Un débiteur qui n'a pas respecté son obligation peut être contraint de payer des dommages et
intérêts, sauf s'il prouve que l'inexécution de son obligation provient :
 de la force majeure, catastrophe naturelle, attentat, etc ;
 de l'action imprévue d'une tierce personne.
La responsabilité contractuelle du débiteur défaillant sera engagée s’il y a un dommage (Cass.
Civ. 3 déc. 2003, n°02-18.033). La preuve de celui-ci dommage sera nécessaire sauf en cas
d’inexécution d’une obligation de ne pas faire. Le créancier n’aura pas besoin de prouver
qu’il a subi un préjudice. Attention, il est bon de savoir que le principe de réparation
intégrale ne joue qu’en matière délictuelle et non pas en matière contractuelle. Cependant, en
cas de faute lourde ou dolosive du débiteur, le créancier pourra obtenir la réparation de son

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préjudice (Cass. Civ. 29 oct. 2014, n°13-21.980). En revanche, un tiers pourra solliciter la
réparation intégrale du préjudice en se fondant sur la responsabilité délictuelle et non pas
contractuelle.
Si vous souhaitez engager la responsabilité de votre débiteur, la mise en œuvre sera différente
selon le type d’obligation à laquelle il est soumis. Pour les obligations de moyens, le
créancier devra établir que le débiteur a commis une faute. Si l’obligation est de résultat, il
vous suffira de prouver l’absence de résultat. Rappelons qu’une obligation de résultat
implique pour le débiteur qu’il engage sa responsabilité s’il ne respecte pas entièrement son
engagement. Celle de moyens implique pour le débiteur de mettre en place tous les procédés
pour parvenir à respecter son obligation
Obligation de résultat et obligation de moyens.
Toutefois, la responsabilité du débiteur dépend de la forme de son obligation. Il faut
distinguer l'obligation de résultat et l'obligation de moyens.
Une obligation de résultat, le débiteur doit obtenir un résultat déterminé à l'avance. Tous les
commerçants sont tenus à une obligation de résultats, Exemple : un garagiste a l'obligation de
réparer une voiture.

Le débiteur peut mettre en œuvre tous les moyens à sa disposition, seul comptera le résultat.
Si le résultat n'est pas obtenu, c'est un cas de défaillance d'obligation. Le simple fait que le
résultat escompté ne soit pas obtenu prouve sa responsabilité.

Exemple : la voiture qui sort de chez le garagiste ne démarre pas, le résultat n'est pas obtenu,
la responsabilité du garagiste peut être engagée.

Le débiteur peut toutefois démontrer que la défaillance n'est pas de son fait personnel, mais
de celui d'une cause extérieure.

Exemple : le garagiste n'a pas pu effectuer la réparation car une inondation a dégradé son
garage.

Dans le cas d'une obligation de moyens, le débiteur doit mettre en œuvre tous les moyens
possibles pour obtenir un résultat, mais il n'est pas obligé d'obtenir ce résultat. Toutes les
professions médicales sont tenues à une obligation de moyens.

Exemple : un médecin n'a pas pour obligation de soigner un malade, ce qu'il ne peut pas
garantir, mais il doit tout mettre en œuvre pour le soigner.

Si le débiteur ne respecte pas obligation de moyens, il faut prouver sa faute pour faire jouer
la responsabilité.

Exemple : en cas de décès d'un patient, la famille doit prouver que le médecin n'a pas fait ce
qu'il fallait.

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Classification d’un contrat


 Le contrat consensuel – c’est un contrat verbal. Exemple - L’achat d’un stylo.
 Le contrat solennel – un contrat qui est formulé par une rédaction d’un écrit.
Exemple- l’achat d’une maison.
 Le contrat unilatéral - dans ce contrat il y a une seule personne qui s’engage envers
l’autre. Exemple - Mons. A s’engage pour financer l’éducation pour un enfant d’un
pauvre. L’accord de volonté mutuelle est nécessaire de la part des deux parties.
 Le contrat synallagmatique (Bilatéral) – dans ce type de contrat les deux parties ont
une obligation réciproquement les uns envers les autres. Un débiteur et un
créancier
Exemple - le vendeur s'oblige ainsi à transférer la propriété de la chose objet de la
vente, tandis que, en contrepartie, l'acheteur s'oblige à en payer le prix.
 Le contrat à titre gratuit - lorsque l'une des parties procure à l'autre un avantage sans
rien en attendre, ni recevoir de contrepartie. {C’est similaire de contrat unilatéral)
Exemple : prêter son voisin un taille gazon / l’herbe, sans rien attendre de ce denier.
 Le contrat à titre onéreux – deux parties s’engagent et l’un deux doits recevoir
de l’argent. Un contrat de vente ou le contrat de travail sont des exemples de contrat à
titre onéreux.
 Le contrat de gré à gré – ce contrat désigne une catégorie de contrats où les parties
contractantes déterminent librement ensemble, par la discussion, les conditions de leur
convention.
Exemple- dans une brocante, la vente d’un meuble – le prix va être discuté avant
d’être fixé. Un contrat établit par une négociation. (win –win situation)
 Contrat d’adhésion - un contrat d'adhésion est un contrat conclu entre deux parties,
en sachant que l'une d'elles impose unilatéralement et sans discussion possible les
termes du contrat à l'autre partie. Le contrat d'adhésion est fréquemment utilisé
dans le cadre de relations commerciales entre une entreprise commerciale et ses
clients. Dans ce cas, le client n'aura pas d'autre choix que celui d'accepter ou de
refuser le contrat qui lui est proposé. Lorsqu'un client accepte un contrat d'adhésion, il
est présumé avoir accepté toutes les dispositions prévues dans le contrat, comme les
tarifs ou les délais.
Exemple : le contrat pour un abonnement au câble de canal plus.
 Contrat commutatif - Dans le contrat commutatif, les obligations de chacune des
parties sont certaines et déterminées. C’est commutatif lorsque chacune des parties
s’engage à donner ou à faire une chose qui est regardée comme l’équivalent de ce
qu’on lui donne, ou de ce qu’on fait pour elle.
Exemple : des temps libre à l’école, c’est pour aider les professeurs a mieux preparer
les cours.
 Contrat aléatoire - Le contrat aléatoire est un contrat à titre onéreux dans lequel
l'existence d'une obligation dépend d'un événement futur incertain : l'aléa.
Exemple : Ainsi, dans le cadre d'un contrat d'assurance, l'assureur assume un risque
survenant d'un incendie, un vol ... et donc un éventuel recours de l'assuré aux fins

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d'indemnisation. De son côté l'assuré assume également un risque, celui de payer des
primes sans que jamais se produise l'événement pour lequel il a souscrit le contrat.

La notion et Le fondement du contrat :


Le fondement du contrat :
La base d’un contrat :
 Le principe de la liberté contractuelle
Toute personne est libre de contracter. C’est un acte de volonté de contracter ou de ne
pas contracter. Lorsqu'on passe un contrat, les parties sont libres de déterminer le
contenu du contrat. Les parties choisissent de leur propre gré les droits et obligations
qui découleront du contrat.

 Le principe du consensualisme
Seul le consentement des parties déterminera la validité du contrat mais ce
consentement devrait donner si la partie est libre de faire un choix. Le consentement
peut être donné d’une façon écrite ou orale ou d’un comportement.
Note : dès que les deux ont agrée, le contrat aura force de loi.
***voir l’arrêt Pougnet v medine sugar estate 1996 scj 2222

 Le principe de la force obligatoire du contrat

Une fois que l'on s'est mis d'accord sur les éléments essentiels de l'opération, il faut
respecter cet accord. Entre les parties, la convention constitue une véritable loi ; les
parties ne peuvent pas méconnaître cette loi. Par conséquent, dans le prolongement, le
juge ne peut pas refaire ce contrat le juge doit respecter cette loi des parties ; les
parties doivent respecter scrupuleusement les termes du contrat, quelques soient les
vicissitudes qui peuvent affecter ce contrat, et les autorités extérieures dont le juge,
doivent également respecter cette mini loi qui constitue l'accord des volontés

L’article 1134 implique que l’autonomie de volonté implique que les parties ont
l’obligation d’exécuter le contrat de « bonne foi ». Ainsi, nul ne peut se libérer de
l’engagement pris au préalable.

 Le principe de l’effet relatif du contrat à l’égard des tiers.


Ce contrat ne peut pas produire des effets à l'égard des tiers ; ne peut pas profiter aux
tiers, ne peut pas non plus nuire aux tiers. Le contrat est une loi privée qui s'impose
uniquement aux parties contractantes.

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Article 1108 : les conditions pour la validité d’une convention:

1. Le consentement de la partie qui s’oblige. Les parties ont-elles voulut s’engager ?


2. La capacité des parties à contracté. Les parties sont elles capables de s’engager ?
3. Un objet certain et licite qui forme la matière de l’engagement. Que fait-on ? Qu’a-t-
on voulu ?
4. Une cause licite dans l’obligation. Pourquoi s’est on engagés ?

Condition de formation : les conditions de formation du contrat sont visées à l'article 1108 du
code civil. Il existe 4 conditions qui sont nécessaire pour la validité d'une convention : le
consentement, l'objet, la capacité et la cause
Si une des conditions n ;est pas respecté, le contrat sera nulle
1. Le consentement : il est formé par la rencontre de l'offre et de l'acceptation.
L'offre est une déclaration de volonté par laquelle une partie manifeste son intention
de se tenir pour liée si l'autre partie accepte sa préposition. L'acceptation est l'acte
de volonté par lequel le destinateur de l'offre adopte la proposition qui lui est faite.
Cette acceptation réalise l'accord des volontés et forme le contrat. Le silence ne vaut
pas acceptation.
Ref 1109 : Il n’y a point de consentement valable si le consentement n’a été donne
que par erreur, ou s’il a été extorque par violence ou surpris par dol.

Les vices du consentement : le consentement doit exister mais doit être exempt de vices. Les
vies du consentement sont :

 L'erreur : c'est une fausse croyance sur un des termes du contrat. On distingue
l'erreur sur la substance, qui porte sur l'une des qualités essentielles de la chose. Si le
cocontractant avait su que la chose ne présentait pas cette qualité, il n'aurait pas donné
son consentement. Puis, il y a l'erreur sur la personne qui est une erreur sur des
qualités essentielles du cocontractant. ces qualités peuvent âtre l'honorabilité, la
compétence, la solvabilité… elle n'est pas prise en considération que dans les contrats
pour lesquels la personnalité du cocontractant à de l'importance (contrat intuitu
personae)

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Ref : Art1110 « L’erreur n’est une cause de nullité de la convention que lorsqu’elle
tombe sur la substance même de la chose qui en est l’objet. Elle n’est point une cause
de nullité lorsqu’elle ne tombe que sur la personne avec laquelle on a intention de
contracter, à moins que la considération de cette personne ne soit la cause principale
de la convention. »

Il peut donc exister de multiples erreurs :


 L’erreur sur la valeur des prestations: j’acquiers un tableau en pensant qu’il s’agit
d’une toile de maître, alors que, en réalité, il n’en est rien. Je m’aperçois peu de temps
après que le tableau a été mal expertisé.
 L’erreur sur la personne: je crois solliciter les services d’un avocat célèbre, alors
qu’il est inconnu de tous
 Erreur sur les motifs de l’engagement : j’acquière un appartement dans le VIe
arrondissement de Paris car je crois y être muté. En réalité, je suis affecté dans la ville
de Bordeaux

Pour constituer une cause de nullité l’erreur doit, en toutes hypothèses, être :
• Déterminante – le cocontractant doit pouvoir justifier un caractère déterminant
pour son consentement de l’erreur qu’il prétendait avoir commise.
• Excusable – c’est-à-dire l’erreur n’a pas pu être évité, malgré la diligence
raisonnable dont elle fait preuve.
L’article1130 du Code civil prévoit que l’erreur vicie le consentement lorsque sans elle «
l’une des parties n’aurait pas contracté ou aurait contracté à des conditions substantiellement
différentes»
Autrement dit, l’erreur est une cause de consentement lorsqu’elle a été déterminante du
consentement de l’errans.
Cette exigence est conforme à la position de la Cour de cassation. Dans un arrêt du 21
septembre 2010, la troisième chambre civile a, par exemple, rejeté le pourvoi formé par la
partie à une promesse synallagmatique de vente estimant que cette dernière « ne justifiait pas
du caractère déterminant pour son consentement de l’erreur qu’il prétendait avoir commise»

1. L’erreur obstacle

Il s’agit de l’erreur qui procède d’un malentendu en ce sens que les parties n’ont pas voulu la
même chose.
Aussi, l’erreur est si grave que la rencontre des volontés n’a pas pu se réaliser.
Traditionnellement, on distingue deux sortes d’erreur obstacle :

 L’erreur porte sur la nature de l’acte: une partie croyait acheter un bien alors que
l’autre souhaitait simplement la louer.

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 L’erreur porte sur l’objet de la prestation: une partie croyait acheter un immeuble,
alors que l’autre entendait vendre un immeuble voisin
Effets :
L’erreur obstacle a pour effet de priver les parties de leur consentement, de sorte que leurs
volontés n’ont pas pu se rencontrer. Plus qu’un vice du consentement, l’erreur obstacle rend
le consentement inexistant

2. le dol : manœuvre par laquelle un contractant pousse l'autre à contracter. Le dol est un
ensemble de manœuvres destinées à tromper l’autre partie et à la pousser à
contracter. Le dol suppose une faute intentionnelle qui émane du cocontractant : la
volonté d’induire en erreur l’autre partie par des mensonges. Le dol doit avoir été
déterminant : sans ces manœuvres dolosives, le contrat n’aurait pas été conclu.
L’art 1116 al 2 du Code Civil : « le dol ne se présume pas il doit être prouvé. » Actori
incombit probation .Celui qui prétend avoir était victime d’un dol doit le prouver et la
preuve peut se faire par tous les moyens.
Pour obtenir la nullité, il y a des conditions :
> Le dol doit présenter un certain degré de gravité
> Le dol doit avoir était déterminant pour le consentement de la victime.
la jurisprudence admet relativement facilement , le dol fondé sur le silence lorsque l’une des
parties «était tenue à un devoir de renseignement ».
Elle admet qu’il y a dol chaque fois qu’une partie garde le silence sur des éléments qui sont
important pour le consentement de l’autre partie .Il y aura dol chaque fois que l’on démontre
un mensonge par omission.

Ref : Ah Sien Q S v Ah Sien Q S & Anor 2007 SCJ 28

3. La violence La violence est une contrainte physique ou morale exercée sur l’autre partie
afin d’obtenir son consentement. La Cour de cassation retient une nouvelle forme de violence
: la violence économique. La violence : contrainte physique ou morale (chantage), qui
s'exerce sur le cocontractant ou l'un de ses proches. Elle doit présenter certains caractères : la
violence doit provenir d'un contractant ou d'un complice et elle doit pousser la victime à
contracter.

La capacité : pour contracter, il faut être juridiquement capable. On distingue la capacité


de jouissance (aptitude à acquérir les droits) de la capacité d'exercice (aptitude à exercer soi
même les droits dont on est titulaire). En principe, toute personne peut contracter. Des
exceptions existent, concernant les mineurs qui ne sont pas émancipés et certains majeurs
incapables.
Article 1123 « Toute personne peut contracter, si elle n’est pas déclarée incapable par la loi.
Sont incapables de contracter, dans la mesure définie par la loi : les mineurs non émancipés

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par le mariage; les majeurs en tutelle ou en curatelle; généralement tous ceux à qui la loi a
interdit certains contrats. »
Seront donc incapables de contracter :
a) Le mineur de moins de seize ans (sauf émancipé par le mariage)
b) Le majeur en tutelle ou curatelle

La tutelle crée une incapacité d’exercice générale : seul le tuteur désigné sera autorisé à
intervenir à l’acte. Le majeur placé sous curatelle sera représenté de manière continue dans
les actes de la vie civile. La curatelle est un régime moins strict que la tutelle,puisque le
majeur n’est pas hors d’état d’agir lui-même. Il a simplement besoin d’être conseillé ou
contrôlé dans les actes de la vie civile
Article 494 du CCM :
Le majeur qui est dans un état habituel d'imbécillité, de démence ou de fureur doit être placé
sous un régime de tutelle, même lorsque cet état présente des Intervalles lucides. De même, une
tutelle est ouverte, lorsqu'un majeur, dont l'altération des facultés corporelles empêche
l'expression de sa volonté, a besoin d'être représenté d'une manière continue dans les actes de la
vie civile.
Article 511 du CCM :
Le majeur qui, par sa prodigalité, son intempérance ou son oisiveté, s'expose à tomber dans le
besoin ou compromet l'exécution de ses obligations familiales, peut être placé sous un régime de
curatelle lorsqu'il est nécessaire de le conseiller ou le contrôler dans les actes de la vie civile.

3. L'objet : du contrat correspond à la prestation que chacune des parties s’engage à fournir.
c'est une chose qu'une partie s'oblige :
 à donner
 à faire
 à ne pas faire
L’objet doit être licite et conforme aux bonnes mœurs.

Concernant l’objet du contrat, il doit être possible, être dans le commerce, être licite et être
déterminé (ou, à tout le moins, déterminable).

Si l’une de ces quatre conditions fait défaut, le contrat sera entaché d’une cause de
nullité (absolue ou relative selon les cas –renvoyé à la partie .

La cause : c'est le mobil qui pousse à contracter : elle doit

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-exister. en conséquence, quand la contre prestation n'existe pas, le contrat est réputé sans
cause et est frappé d'une nullité.
-être licite : elle ne doit pas être contraire à la loi et à l'ordre public
-être morale c'est-à-dire non contraire aux bonnes mœurs

Types de nullités
Si les critères du contrat ne sont pas respecter, le contrat est dit nul. La sanction de nullité est
dit rétroactif
Il y a 2 types de nullité qui sont comme suit :
Nullité relative et Nullité absolue.

La Nullité relative est relative à l’une des parties et non aux deux. C’est la protection de
l’intérêt privé, l’intérêt spécifique de l’une des parties. On veut protéger une partie « faible »,
qui n’a pas toutes les connaissances requises pour estimer les risques d’un contrat par
exemple.

Exemple : non professionnel face au professionnel.

Ou encore, on veut protéger la personne dont le consentement n’a pas été libre ou éclairé.

Exemple : le dol.

La Nullité absolue : c’est la notion de protection de l’intérêt général. Des valeurs, principes,
doivent être défendus grâce à une action en annulation du contrat. Tout intéressé peut agir.

Exemple : le respect de la personne humaine : mères porteuses, trafic d’organes.

En revanche, si Jean-Célestin achète 5 grammes de cannabis à Jean-Archibald, il s’agit bien


d’un contrat, mais ce contrat est nul d’une nullité absolue. En effet, le contenu du contrat
étant illicite, la règle violée a ici pour objet la sauvegarde de l’intérêt général.

Mais qu’est-ce que cette distinction implique au juste ? D’abord, la nullité absolue peut être
invoquée par toute personne ayant un intérêt à agir, tandis que la nullité relative ne peut être
invoquée que par la ou les personnes protégées par la règle violée. Ainsi, dans l’exemple de

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Jean-Célestin et Jean-Archibald, on peut imaginer un grand nombre de personnes pouvant


demander la nullité du contrat (en dehors des parties) : leurs héritiers, leurs créanciers (par
exemple la banque qui a prêté de l’argent à Jean-Célestin pour qu’il finance ses études de
médecine) ou même le Ministère Public, qui pourrait demander la nullité de ce contrat
contraire à l’ordre public et aux bonnes moeurs.

GHURBURRUN PRABHAVATEE v GHURBURRUN RENUKA & ORS 2007 SCJ 269

Les quasi-contrats

Les quasi-contrats sont des faits purement volontaires dont il résulte un engagement de
celui qui en profite sans y avoir droit, et parfois un engagement de leur auteur envers
autrui. Le quasi-contrat naît du simple fait de l'homme contrairement au contrat qui est un
acte juridique. Les critères du quasi-contrat sont donc le fait volontaire de l'homme,
générateur de contrepartie.

Depuis la réforme du droit des contrats du 10 février 2016, le Code civil prévoit trois types de
quasi-contrats :

 la gestion d'affaire ;
 le paiement de l’indu ;
 L’enrichissement injustifié.

La gestion d'affaire

La gestion d'affaires est prévue par les articles 1301 et suivants du Code civil. L'article 1301
définit la gestion d'affaire : « Celui qui, sans y être tenu, gère sciemment et utilement l'affaire
d'autrui, à l'insu ou sans opposition du maître de cette affaire, est soumis, dans
l'accomplissement des actes juridiques et matériels de sa gestion, à toutes les obligations d'un
mandataire ».

Ce quasi-contrat nécessite que soient entrepris un ou plusieurs actes de gestion, émanant


d'une personne et concernant les affaires d'autrui.

La gestion s'apparente alors à un acte altruiste, purement volontaire. Pour être valable et
entraîner la qualification de quasi-mandat, la gestion d'affaire doit :

 avoir été effectuée sciemment ;


 à l'insu ou sans opposition du propriétaire ;
 être utile ;
 consister en des actes juridiques ou matériels.

L'article 1301-2 du Code civil prévoit qu'en cas de bonne gestion, le « maître » de l'affaire
doit remplir les engagements que le gérant a contracté pour lui et l'indemniser de ses frais
(remboursement des dépenses faites et indemnisation des dommages subis) .

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Exemple : si vous gardez un animal pour un tiers sans que l'on vous l'aie demandé, le
propriétaire est maître, vous devenez gérant.

Répétition de l'indu

La répétition de l'indu est prévue par les articles 1302 et suivants du Code civil.
L'article 1302-1 la définit dans les termes suivants : « Celui qui reçoit par erreur ou
sciemment ce qui ne lui est pas dû doit le restituer à celui de qui il l'a indûment reçu ».

Il s'agit du cas dans lequel une personne paie une somme qui n'était pas due. Cette
personne (qui a payé) est appelée le solvens : elle est en droit, sans être tenue d'apporter
aucune autre preuve, de demander remboursement (Cass. Assemblée plénière, 2 avril 1993,
Bull. civ. 9, P. p. 326). Celui qui reçoit le paiement indu est nommé accipiens.

Reprenant une solution jurisprudentielle, l'article 1302-2 précise que celui qui a payé la dette
d'autrui par erreur peut agir en restitution contre le créancier. Néanmoins, ce droit cesse dans
le cas où le créancier, par suite du paiement, a détruit son titre ou abandonné les sûretés qui
garantissaient sa créance. Par ailleurs, la loi donne une action directe en restitution contre
celui dont la dette a été acquittée par erreur.

Le paiement est indu dans deux situations :

 lorsque la dette n'existe pas ou plus ;


 lorsque la dette existe mais que le paiement qui intervient est sans fondement, faute de
relation entre le solvens et l'accipiens.

Parfois appelée par son nom latin (action « de in rem verso »), l’enrichissement sans cause est
l’acte par lequel une personne s’enrichit au détriment d’une autre sans que cet enrichissement
puisse être justifié. Celle qui s’est appauvrie peut donc se retourner contre celle qui s’est
enrichie pour obtenir réparation.

L’enrichissement sans cause suppose 3 conditions (Chambre des requêtes, 15 juin 1892,
Boudier), reprises par le nouvel article 1303 du Code civil :

L’enrichissement d’une personne, condition essentielle de l’action. Il peut prendre la forme


d’un accroissement du patrimoine, mais aussi d’une économie, d’une dépense évitée ou d’une
dette éteinte.
Corrélativement, un appauvrissement du patrimoine d’une autre personne, qui est par
exemple un manque à gagner, la privation de jouissance d’un bien ou des dépenses évitées.
Sans que cela puisse être justifié. Cette condition limite la possibilité d’agir : il ne faut aucune
cause légitime issue d’une disposition légale ou contractuelle, d’une intention libérale, d’un
délit ou d’un quasi délit. De même, lorsque le demandeur a commis une faute, il s’agit d’une
obligation qui existait avant, qui est la cause de son appauvrissement et qui exclut la

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possibilité d’agir en enrichissement sans cause. En cas d’imprudence ou de négligence,


l'action pour enrichissement injustifié est admise.
À noter : cette action ne peut être engagée qu’en l’absence d’une action possible sur un autre
fondement (contrat, quasi-contrat, délit, quasi-délit).

Exemples : un garagiste prend l’initiative de faire des travaux sans avoir auparavant l’accord
de son client. Il ne peut omettre le contrat le liant à son client pour exiger le paiement de ces
travaux non prévus pour tenter d’être payé selon le principe de l’enrichissement sans cause. À
l’inverse, un enfant ayant hébergé et soigné sa mère âgée peut prétendre à une indemnité
compensatrice à la charge de la succession. La jurisprudence admet que le devoir moral d'un
enfant envers ses parents n’empêche pas le versement pour ce dernier d’une indemnité pour
l'aide et l'assistance apportées. Dans ce cas précis, l’enfant avait assisté ses parents et donné
bien plus que ce qu’exigeait le devoir moral. Cette situation entraînait à la fois un
appauvrissement pour l'enfant et un enrichissement corrélatif des parents (Cass. Civ. 1re, 12
juillet 1994).

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