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ISMAYILZADA Asiman

Master 2 EMOS-turque
N21518260

FICHE DE LECTURE
PAN-TURKISM IN TURKEY, A
STUDY OF IRREDENTISM DE
JACOB LANDAU

Stéphane de Tapia 02/11/2017


1. L'identification de l'ouvrage

Pan-Turkism in Turkey, A Study of Irredentism, Jacob Landau 1981 ©

2. L’auteur

Jacob M. Landau est professeur émérite au Département de science


politique (dans le domaine des études du Moyen-Orient) à l'Université
hébraïque de Jérusalem.

Landau était l'un des membres honoraires de la Société historique turque


(Ankara). Prix de recherche de l'Institut Ben Zvi (Jérusalem), Itzhak
Grünbaum (Tel-Aviv), médailles d'argent de l'Université Boğaziçi
(Istanbul) et de la Société historique turque (Ankara) et du Prix israélien
de recherche orientale (2005).

3. Le sujet de l'ouvrage

Par ce livre, l'auteur abord le sujet de l'étude de l'irrédentisme. Il présente


les turcs extérieurs, ses histoires, ainsi, début du panturquisme en Asie
Centrale et dans l'empire Ottoman. Il essaie de répondre certaines
questions étant comment et pourquoi établir le panturquisme en Russie et
l'empire Ottoman. Il nous présente le développement du panturquisme, ses
acteurs principaux et son élargissement. Ce livre est l'analyse de
panturquisme en Turquie et ailleurs dans le contexte du nationalisme qui
est observé parmi les groupes turcs. Le livre examine également le rôle du
panturquisme dans le nationalisme et la politique turcs. À la fin du livre,
l'auteur pose des questions étant comment et pourquoi le panturquisme est
fragmenté et il traite des raisons crucial.

4. La place de l'ouvrage dans la turcologie

Nous pouvons trouver ce livre aussi en grec, Athènes: 1985, aussi en


chinois, Urumchi: 1992, aussi en turc, Istanbul: 1999.

Le journal éléctronique célèbre en Turquie, Orkun, la presse panturquiste ,


publié un article "Panturkizmdeki yalnişlar" ,ils revendiquent qu'il y a des
fautes dans les noms, les dates et les évènements importantes.

Les tatares nationalistes utilisent les écritures de Landau pour explorer ses
idées comme Svetlana Chervonnaya, dans son article nommé "Pan-
turquisme et pan-islamisme dans l'histoire de la Russie"( Пантюркизм и
панисламизм в российской истории) etc.

Il a une position assez controversée dans la société nationaliste en


Turquie.

Malgré tout cela, ce travail est une source riche pour les chercheurs, aussi
les gens qui veulent comprendre le nationalisme turc avec une bibliographie
splendide.

5. Le résumé de l'ouvrage

Dans le premier chapitre, Landau nous présente « les turcs extérieurs ». Il


nous informe la politique de russification de la Russie Tchariste. A la fin
de XIX siècle, la Russie commençait la politique de russification afin de
garder à sa main de l'Asie Centrale. A cette époque, ils habitaient des
millions de turcs dans le territoire de la Russie. Contre la russification, les
intellectuelles de l'origine turc lançaient le panturquisme. Beaucoup de
Turcs ont réagi en se tenant plus fermement par leur foi et leurs origines
nationales, l'Islam et le Turkisme, à la fois séparément et conjointement,
ont été leurs points de ralliement.

En Russie, à la suite de la tourmente révolutionnaire de 1917, la


possibilité de l'indépendance est apparue comme une option sérieuse pour
les minorités ethniques. Divisés en diverses factions idéologiques, les
intellectuels turco-musulmans ont formé des alliances changeantes avec
les Rouges ou les Blancs pendant la guerre civile russe. Bien que certains
dirigeants publics, principalement des Volga Tatars, aient déclaré leur
désir d'autonomie culturelle et une organisation quelque peu pan-turquiste
dans une Russie démocratisée, les désaccords entre divers groupes turcs
ont finalement prévalu. Les identités régionales, les points de vue
difficiles des dirigeants publics turco-musulmans et le programme des
bolcheviks ont déterminé les frontières définitives.

L'auteur nous informe qu'Ismayil Gaspirinsky était un homme dont le


travail de vie illustrait de telles activités. L'approche de base de Gaspirali
en préconisant le pan-turkisme était de travailler pour une union de tous
les groupes turcs en Russie, basé sur une culture rajeunie par un langage
commun - une version modifiée du tatar de Crimée. L'accent mis sur la
langue n'était pas accidentel. La réforme du programme d'études usul-i
cedid de Gaspirali et le journal Tercuman ont tous deux préconisé un
langage commun comme moyen de rapprochement prioritaire.

Dans la deuxième partie, l'auteur nous présente le panturquisme dans


l'empire Ottoman, et traite ses époque la genèse et floraison.

Même après le Tanzimat, certains intellectuels ottomans s'intéressèrent au


sort des peuples turco-musulmans au-delà des frontières de l'Empire
ottoman. Ces sympathies étaient principalement motivées par des
sensibilités religieuses, plutôt que par des racines historiques communes,
la langue ou l'ethnicité. La turcité était généralement définie de manière
large pour inclure également des musulmans non turcs culturellement
similaires.

Le pan-turquisme a fait son chemin dans l'Empire ottoman au début du


XXe siècle, en particulier après la Révolution des Jeunes Turcs de 1908.
Tercüman de Gaspirali, bien que censuré sous le règne d'Abdul Hamid II,
Sultan des Turcs (1842-1918), a été distribué dans la capitale ottomane
avant même la révolution. Dans l'Empire ottoman, le pan-turquisme et le
nationalisme turc se développèrent sous l'influence d'intellectuels turco-
musulmans émigrés de Russie, dont Yusuf Akçura, Ahmet Ağaoğlu
(1869-1939) et Ali Bey Hüseyinzade (1864-1940). En particulier les Trois
types de politique d'Akçura, dans lesquels il recommanda le nationalisme
turc - par opposition à l'ottomanisme ou à l'islamisme - pour le salut de
l'Empire ottoman, devint un manuel pour les nationalistes turcs de
l'époque.

Parmi les intellectuels ottomans, Ziya Gökalp (1876-1924), Mehmed


Emin (1869-1944) et Hamdullah Suphi (1885-1966) devinrent les
partisans les plus célèbres des idées pan-turquoises au début du XXe
siècle. À l'initiative des émigrés turco-musulmans et des intellectuels
ottomans nationalistes, un certain nombre d'institutions savantes furent
établies, dont Türk Derneği (fondé en 1908) et Türk Ocağı (créé en 1912).
Ces institutions ont été consacrées au nationalisme turc laïc et ont déclaré
leur mission en soutenant des activités académiques et culturelles et en
éditant sur le monde turc plus large.
L'auteur nous parle trois différentes parties de panturquisme en Turquie
dans le chapitre 3, 4 et 5 étant

 l'étape latente,
 réapparition et
 de retour dans le courant dominant.

A propos de l'étape latente, l'auteur étudie les analogies et les différents


aspects du kémalisme et du panturquisme. Selon l'auteur, au cours de cette
période, la plupart des fameux pan-turquistes devinrent kémalistes.

Sur élargissement du mouvement en Turquie, Landau souligne des presses


importantes comme « Birlik », « Çağlayan », « Kopuz », « Bozkurt », «
Tanridağ » etc.

Il attire notre attention de l'époque de Deuxième Guerre Mondiale.


Pendant cette période, les pan-turquistes pensaient qu'il y avait une
chance. Ils voulaient rejoindre la guerre afin de sauver les turcs extérieurs
des mains de la Russie. Néanmoins la Turquie était déterminée à ne pas
participer à la guerre jusqu'à ce que les Soviétiques soient complètement
battus. A la suite de ces ultimatums sans réponse, les événements 3 mai
sont arrivés. Landau nous informe que nous avons vu Atsiz, Türkkan,
Turkeş dans ces manifestations lesquelles fut en Istanbul et en Ankara.
Par contre, la presse « Orkun » prétend que Landau écrit des mensonges,
les manifestations du 3 mai fut soit en Ankara ou en Istanbul, mais
seulement en Istanbul, et plus « Orkun » écrit que Atsiz, Türkkan et
Türkeş n'ont pas participé à la manifestation du 3 mai. Cette manifestation
a été organisée il y a un jour ou deux par les jeunes Turcomans de
l'Université d'Ankara et les personnes mentionnées n'avaient aucune idée
qu'une telle manifestation aurait lieu.

Après les manifestations, le gouvernement a réagi, peut-être dans le but de


montrer sa neutralité vis-à-vis de l'Union soviétique. Six jours après la
manifestation ci-dessus, plus de trente principaux pan-turquistes ont été
arrêtés, y compris Togan, Sançar, Turkkan, Peyami Safa, Tevetoglu,
Atsiz, Erkilet et les autres, l'auteur souligne.

A propos du retour dans le courant dominant, dans la chapitre cinquième,


l'auteur expose en détail l'établissement du parti de MHP et la vie et les
activité principales de Türkeş.
En 1965, le Parti Républicain des Paysan et des Nation conservateur a été
fondé. À la fin de juillet 1965, Türkeş avait réussi à prendre la tête d'un
parti conservateur de taille moyenne, le Parti républicain des paysans et
des nations, dont le nom a été changé en 1969 en Parti d'action
Nationaliste ou Parti du mouvement nationaliste (Milliyetçi Hareket
Partisi).

Ses propres écrits et discours sont les meilleurs indices de l'idéologie du


Parti, car c'est lui qui a déterminé les lignes fondamentales de son
idéologie et de sa politique, l'auteur précise. Le nationalisme était le
thème central, bien que le pan-turcisme y soit revenu fréquemment et avec
insistance. Ici l'auteur démontre beaucoup de presses panturquiste étant «
Otuken », « Tore », « Turk'e çagri », « Bati Trakya Turkunun Sesi »,
« Atsiz » etc.

On peut en effet dire que depuis 1965, le Parti de l'Action nationaliste, par
son organisation et sa propagande, a réussi à introduire le pan-turquisme
dans la politique turque.

Cependant, la fermeture de tous les partis et associations politiques, à la


suite de l'intervention militaire du 12 septembre 1980, soulève des doutes
quant à la poursuite de l'activité publique organisée par les pan-turquistes.

6. Les sources utilisées

Nous pouvons trouver une très riche bibliographie dans ce travail de


Landau. Dans la première page du livre, nous pouvons trouver que
Landau est reconnaissant à l'Institut de recherche Harry Truman et
l'Université de Jérusalem. Dans ce travail, Landau utilise les sources en
turc, en anglais et en allemand. Il utilise les vieux journaux fermés et
magazines. Sous chaque partie, il nous offre des dizaines de sources très
fécondes.

7. Les méthodes historiques utilisées

L’auteur fait une confrontation de plusieurs sources entre elles afin d’en
dégager les accords et les contradictions. Donc il utilise la méthode de
l’analyse externe.
8. Conclusion

La meilleure façon de conclure cette étude sur le pan-turcisme en Turquie serait


peut-être de tenter une analyse de sa typologie par rapport à d'autres idéologies
et mouvements, tant au Moyen-Orient qu'ailleurs, l'auteur écrit. Il tire une
conclusion en regroupent neuf petits partie:

 Les développements initiaux et de la première période

L'auteur ici compare le panturquisme avec le panslavisme et le sionisme.


Il se réfere que la réunion des panslavistes à Prague en 1848, la réunion
des sionistes à Bâle, ils ressemblent beaucoup des congrès des tatars et
azéris en Russie Tchariste au début de XX siècle car c'était la période du
nidification idéologique pour les trois idéologie différentes.

 La nature de l'idéologie

En ce qui concerne du désir de champ large, efforts linguistiques, Landau


le compare avec le panarabisme et pangermanisme.

 Langue, culture, race; région

Pour cela, l'auteur compare le panturquisme avec le pangermanisme à la


période d'Hitler en termes de race pure et les relations ethnique.

 Les débats économiques

L’auteur précise que dans tel idéologies on constate deux choses plus
importantes : les discussions économiques et religieux. Néanmoins, le
panturquisme n'a aucun débat économique sauf certains magazines
parlaient parfois de la richesse de l'Azerbaïdjan.

 Attitude envers la religion

C’est assez controversé. L’auetur nous informe que au début de


mouvement, le panturquisme était plutôt laique, ainsi contre le
panislamisme. Cependant à partir de 1969, le parti de mouvement
nationaliste a changé de le symbole de parti et commencé de utiliser de
l’islam politique. (Notre guide est le Coran, notre but est Turan)

 Attitudes envers les autres nationalistes

L’auteur démontre que panarabisme a lançé contre la politique de


turkification de l’empire Ottoman comme le panturquisme contre la
politique de russification de la Russie.
 Irrédentisme

Dans cette partie, Landau souligne que le panturquisme était plus


irrédentiste dans les années 30-40. Il présente que cette idéologie se
transforme de corporation. Il essaie de confronter de l’époque kemalisme
avec le panturquisme.

 Composition et organisation

Comme la plupart des autres mouvements, Panturquisme a été en proie à


une organisation inefficace et des querelles entre les différents groupes.

 Le cours du panturquisme

Dans cette partie, l’auteur souligne les raisons pour lesquelles le mouvement
a échoué ;

1. aucune action ne peut réussir sans le soutien du gouvernement sans


obtenir un soutien de grande puissance
2. soutien limité en dehors d'un petit nombre d'intellectuels
3. ils ne se soucient pas des problèmes socio-économiques lesquelles l'un
des problèmes les plus importants qui affectent la plupart des vies
turques