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Introduction dans le commerce international

Le commerce est, avec la guerre et la diplomatie, l’un des trois principaux modes par lesquels les États
entrent en relation. Il est à la fois source de dialogue, de paix ou de conflits. Normalement, en période
de protectionnisme, le commerce entre pays a tendance à diminuer. Mais l’histoire montre que des
périodes de protectionnisme ont coïncidé avec un fort développement économique et un commerce
international, malgré tout, florissant. Cette contradiction illustre simplement le fait que l’idéologie du
protectionnisme et des autres restrictions au commerce international n’est qu’un élément de la réalité
des rapports commerciaux entre les pays. Le commerce offre également une capacité de projection et
d’influence au-delà des frontières. On n’a qu’à penser aux souliers italiens, au vin français, au
chocolat belge, aux montres suisses, au café colombien, au blé canadien, au sirop d’érable québécois
et ainsi de suite. Le commerce contribue à l’établissement de la hiérarchie des puissances et à leur
renforcement. L’évolution du commerce mondial est donc étroitement liée à la production des nations,
à leur puissance, ainsi qu’à l’état de leurs relations. De même, l’étude du commerce sur de longues
périodes est indissociable de celle de l’environnement économique, démographique, institutionnel et
géopolitique dans lequel il s’inscrit. Les dernières années, l’économie mondiale a connu d’importants
changements. Ces changements ont transformé un commerce purement national en un commerce
mondial, c’est-à-dire un commerce dans lequel le marché représente tout le monde. En ce moment,
vous utilisez probablement un ordinateur fabriqué en Chine, comprenant des puces japonaises et
fonctionnant grâce à des logiciels américains. Vous portez peut-être des pantalons fabriqués au Maroc,
des lunettes italiennes ou une montre suisse. Il se peut que vous ayez envie d’un bon vin espagnol ou
français, ou d’un café kenyan, que vous conduisiez une voiture coréenne ou japonaise, que vous
utilisiez un téléphone turc etc. La mondialisation fait partie de notre quotidien.
Le mythe de la grande entreprise
La majeure partie des échanges mondiaux est liée aux échanges entre les filiales de multinationales
(commerce inter-sociétés). Au Canada, en 2003, 75 % des exportations de produits manufacturiers
étaient le fait d’entreprises multinationales, le reste étant ventilé entre les PME manufacturières et les
agents commerciaux. Ces statistiques portent à croire que les grandes entreprises ont un plus grand
potentiel d’exportation que les PME. En effet, ce potentiel semble lié à la taille des entreprises, soit au
chiffre d’affaires et au nombre d’employés. Un examen plus approfondi de la situation des entreprises
exportatrices soulève cependant d’autres considérations. On observe que les firmes qui ont du succès à
l’exportation sont celles qui offrent des produits novateurs et dont le dirigeant fait preuve d’une
volonté ferme de développer de nouveaux marchés. Ce sont des caractéristiques qui se trouvent autant
chez les petites que les grandes entreprises. Trois facteurs fondamentaux déterminent l’aptitude d’un
pays à faire du commerce:
- Ses ressources naturelles, c’est-à-dire ce qu’un pays peut exporter.
- Sa base de connaissances, soit les compétences et les connaissances de sa population.
- Sa capacité à produire de manière concurrentielle, c’est-à-dire sa capacité à utiliser les deux facteurs
précédents de façon optimale, en vue d’atteindre une productivité et une croissance maximales.
Les notions économiques liées au commerce incluent, notamment:
1. Le troc, cet échange sans monnaie. Il a toujours fait partie des activités humaines. Les premières
tribus avaient le choix entre échanger des surplus ou se faire la guerre. Il en résultait toujours une
redistribution des ressources disponibles, avec des conséquences moins heureuses pour les plus faibles
de ces sociétés. Le troc implique l’échange de deux ou quelques produits, différents par leur nature et
par leur valeur économique. La tribu « A » offrait donc un produit en abondance chez elle et rare chez
son voisin « B », qui en avait besoin et qui offrait, en retour, un produit abondant chez lui et rare chez
l’autre. Les deux groupes y gagnaient.
2. Le commerce implique deux agents économiques: l’acheteur, éventuel consommateur, et le
vendeur, auparavant producteur. Ils accomplissent respectivement les deux fonctions
d’approvisionnement et d’écoulement, c’est-à-dire les deux fonctions du commerce.
3. Les termes de l’échange d’un pays équivalent aux rapports entre le prix moyen qu’il a reçu pour les
marchandises exportées et le prix moyen qu’il a payé pour les marchandises importées. Ils servent
d’indicateur permettant d’apprécier l’avantage qu’une économie retire de ses relations commerciales
avec l’extérieur.
4. La balance des paiements, c’est la comptabilité des échanges mondiaux, elle éprouve l’état de la
comptabilité du commerce international d’un pays pour une période donnée, c’est-à-dire de ses
opérations de débit et de crédit avec le reste du monde. Les théories classiques du commerce
international sont le mercantilisme, l’avantage absolu et l’avantage comparatif.
(D’après Introduction dans le commerce international. erpi.com/elm/5045.4054415097641730191.pdf, sélection
des: p. 2, 13, 15, 17)

EXERCICES

1. Formez la famille des mots:


● l’échange ● le débit ● le crédit ● stimuler ● le commerce ● offrir ● exporter ● le paiement ●
concurrentiel

2. Trouvez les antonymes  pour les mots suivants en les utilisant dans des contextes:
● exporter ● activité ● débit ● conflit ● gagner ● approfondi ● accord ● échec ● inconcevable