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Séance 1  : Economie bancaire et financière

PREAMBULE
La science économique et la "Nouvelle Economie".

Qu'est ce qu'un marché ? Quels sont, dans une économie, les principaux marchés ? Les marchés des
capitaux, leur globalisation et leur complémentarité.

Au 14ème siècle le mot économie désigne l'art de bien gérer une maison.

Il y a deux sortes d'économies :

- Positive : elle consiste à décrire l'environnement (inflation, globalisation,…)


- Normative : elle consiste à étudier comment cela fonctionne.

La micro-économie va analyser dans le détail les décisions des ménages et des agents économiques.

La macro économie analyse les phénomènes dans leur ensemble, à un niveau plus large.

On parle de "Nouvelle Economie" depuis l'introduction dans l'économie des nouvelles technologies.

 Les marchés
C'est une expression qui désigne un processus où les décisions à produire seront possibles grâce à
un ajustement des prix.

- Marchés des biens : ensemble des marchés où les entreprises vendent les biens qu'elles
produisent.
- Marchés du travail : ensemble des marchés où les ménages vendent leur force de travail.
- Marchés des capitaux : marché où les fonds sont empruntés et prêtés. C'est un intermédiaire
où des actions et des obligations sont achetées ou vendues.

 Le marché des capitaux


Il comprend toutes les institutions qui ont pour activité de lever des fonds (banques, assurances et
c'est tout). Le terme capital c'est l'utilisation de machine et bâtiment dans le processus de
production. Le marché des capitaux s'articule autour d'investissement et d'épargne. Un équilibre se
met en place.

 Epargne et Investissement
Quand on parle d'investissement on dit que c'est placer de l'argent dans un fonds ou acheter des
actions alors qu'en fait c'est la définition de l'épargne. En effet l'épargne consiste à se priver d'une
partie de son revenu aujourd'hui pour en disposer plus tard.

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Il y a utilisation d'intermédiaires financiers.

Donc l'épargne c'est une addition de stock physique de capital. C'est tous les éléments récupérés de
l'épargne.

L'entreprise va être confrontée à deux déterminants avant d'investir :

- 1er déterminant : Plus les taux d'intérêts augmentent plus l'épargne augmente donc
l'investissement diminue.
- 2ème déterminant : l'anticipation :

Taux d'intérêt réel = taux d'intérêt nominal (euro constant) – taux d'inflation

 Utilisation du modèle de l'équilibre général


Le taux d'intérêt réel va s'ajuster pour équilibrer offre et demande. L'investissement sera égal à
l'épargne. Si l'équilibre est rompu il faudra appliquer une politique d'injection de flux (taux
d'intérêt).

 Demande et offre de monnaie


La monnaie est un actif financier. On l'utilise pour faire des transactions. Le volume de cette masse
monétaire pose problème. Une formule permet de calculer la masse critique au delà de laquelle on
ne peut pas contrôler les dérapages.

Mv = Py

Où : Mv = Masse monétaire x vitesse

Py = PIB x niveau de prix

Le changement dans l'offre de monnaie n'aura aucun effet sur l'économie et sur le niveau des prix.
Les variations de l'euros n'ont pas d'effet sur les prix.

Quand l'offre de monnaie est neutre c'est là que cela peut avoir des effets néfastes sur l'économie.

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Séance 2  : La monnaie et le marché bancaire

PREAMBULE
Les fonctions de la monnaie, les composantes de l'offre et la demande de monnaie, les agrégats de
monnaie et les degrés de liquidité.

Le marché des capitaux joue un rôle fondamental dans l'économie.

Intermédiaires financiers : les banques.

La monnaie est un actif financier qui va être important pour les transactions, il va donc être un
intermédiaire des échanges. Les économies modernes ont pour intermédiaire par excellence les
banques. Ce sont elles qui vont déterminer la quantité totale de monnaie nécessaire à faire les
transactions. L'intervention des banques permet d'éviter la fraude.

La monnaie va avoir un rôle d'interaction entre les marchés financiers et l'économie réelle.

Les fonctions de la monnaie


 Intermédiaire des échanges
 L'unité de compte
 Une réserve de valeur : c'est le fait de dire j'achète de l'euro maintenant car je sais qu'il existera
demain.
 Norme de paiement différé : il faut temporalité et inter temporalité entre les monnaies.

Les différents types de monnaie

De l'antiquité au 19ème siècle on parlait de monnaie marchandise. Après le 19 ème c'est la "monnaie signe"
car la valeur peut s'extraire de la valeur de la marchandise (la pièce en elle-même vaut beaucoup moins
que la valeur qui est écrite dessus).

La monnaie dette, c'est une monnaie de dépôt. Cela existe a partir de 1950.

Les agrégats de monnaie ou masse monétaire


C'est l'ensemble des actifs financier. Il y en a trois :

 La monnaie divisionnaire : c'est la pièce de monnaie.


 La monnaie fiduciaire : c'est le billet.
 La monnaie scripturale : c'est un jeu d'écrire (chéquier, CCP,…)

D'autres agrégats existent :

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 le PME (porte monnaie électronique) : Monéo pour la France.
 Monnaie virtuelle : carte bleue

Cela constitue ce que l'on appelle des moyens de paiements directs et sont essentiellement liquides. Ils ne
sont pas rémunérés.

Présentation du marché bancaire

Un intermédiaire financier est une institution spécialisée qui relie des prêteurs et des emprunteurs. La
banque emprunte de l'argent à un tiers, celui-ci reçoit en retour un crédit de dépôt. La banque va inscrire
ce dépôt au passif, c'est de l'argent qui sera dû au déposant. La banque va maintenant pouvoir prêter de
l'argent. Les emprunteurs vont devoir faire une reconnaissance de dettes. Finalement les banques doivent
faire appel à un outil de régulation : l'Etat.

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Séance n°3 : La monnaie et le marché bancaire

Les acteurs du marché bancaire, leur degré de spécialisation et concentration.

- Les institutions de contrôle et rôles respectifs (IF et UEM)


- Les 6 catégories d'EC + IF (UEM)

PREAMBULE
Les banques sont des intermédiaires financiers qui peuvent être qualifiés de prestataires de service
d'investissement. Le prestataire de service va être en étroite collaboration avec le marché des capitaux. La
rencontre avec ce marché s'organise dans un univers tout à fait particulier c'est-à-dire libéralisé. Cela
signifie que les règles sont assouplies, il y a un décloisonnement des activités financières (les banques
peuvent proposer M1, M2 et M3 (voir schéma précédent)). Il y a une émergence de marché de plus en plus
vastes.

Un élargissement s'organise autour de 2 directions : redéploiement d'activité et consolidation


(rationalisation, restructuration).

La banque collecte des dépôts afin de pouvoir proposer à un emprunteur une somme. Cela va entraîner
une rémunération (le taux).

C’est la banque qui assume le risque du crédit.

1- Le système bancaire et financier français : notion de monopole


L’organisation bancaire en France est déterminée par une loi, de 1984. Dans son article 1 "les
établissements de crédit sont des personnes morales qui effectuent à titre de profession habituelle, des
opérations de banque". Le métier des établissements de crédit doit se faire de façon régulière.

Il y a trois niveaux des opérations de banque :

- ouverture de compte, réception de fonds publics


- définir les opérations de crédit, qui seront des prêts à la clientèle, qui peut-être domestique
- mise à disposition de la clientèle des moyens de paiement
En prêtant de l’argent la banque crée de la monnaie, mais pas au sens physique.
Article qui définit une restriction : «  il est interdit à toute personne autre qu’un établissement de crédit
d’effectuer des opérations de banque à titre habituel ».

Cette interdiction à des exceptions : « le trésor public, la banque de France, les services financiers de la
poste, la CDC, …  »

2- Organisation de la profession en France


La loi du 21 Juillet 1996, a transposé une directive communautaire. Il y a eut une directive communautaire
qui a restructuré les services d’investissements en valeur mobilière (actions, obligations) sur un marché
unique. Cette loi a redéfini les attributions de surveillance et a crée deux catégories de prestataires :

- les EC (établissements de crédit) sont habilités maintenant à fournir des services d’investissement
- les entreprises d’investissement

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C’est le Ministère des économies et des finances qui est l’organe de tutelle pour ces deux prestataires. Il y a
différents organismes :

- le CECEI : il est déterminant, Comité des Etablissements de Crédit et des Entreprises


d’Investissement. Il sert à donner l’agrément (l’autorisation) pour la création d’un établissement
bancaire.
- Le CCLRF : Comité Consultatif de la Législation et de la Réglementation Financière il a pour mission
d’être un relais pour toute personne souhaitant créer son établissement bancaire.
- La CB : Commission Bancaire. Elle va contrôler les deux prestataires, l’exploitation de ces
établissements et établir des sanctions le cas échéant.

Cf. tableau  : Nombre d’établissements de crédit en France.

En 1987, il y avait 2252 établissements c’est le chiffre le plus élevé en France. En 2003, il n’y en avait plus
que 873.

Banques : Une banque effectue toutes les opérations de crédit et mets tous les moyens de paiement
disponibles à la clientèle.

Banques mutualistes ou coopératives : banques populaires pour les artisans

Crédits municipaux : ce sont les prêts aux fonctionnaires. Ils vont faire un prêt sur gage, c’est-à-dire qu’ils
vont prendre un bien pour se prémunir d’une défaillance du prêteur.

Sociétés financières : COFINOGA, SOFINCO

Institutions financières spécialisées : crédit d’équipement des PME (CEPME) : un particulier ne peut pas s’y
rendre. EURONEX, marché financier et marché d’échanges, s’adresse à des professionnels pour proposer
des produits.

Les autres intermédiaires financiers

OPCVM : Organisme de placement collectif de valeur mobilière.

Ils n’accordent pas de crédit, mais ils jouent un rôle déterminant en tant qu’activité de placement. Ils
proposent des formules collectives de placement, qui vont permettre à des agents d’investir à moyen et
long terme. On va pouvoir diversifier le risque et cela permet une fiscalité avantageuse.

Tous ces intermédiaires financiers ont tendance à se standardiser. On va pouvoir au niveau des échanges
travailler avec d’autres établissements européens.

Le système européen des banques centrales (SEBC) composé des banques centrales nationales des pays de
l’Union européenne et de la BCE.

C’est au sein de ce système que les opérations de change, la gestion des réserves officielles et la promotion
des moyens de paiement sont gérés et conçu.

Au sein de la SEBC il y a un conseil des gouverneurs (chaque pays à un gouverneur et le conseil décide et
définit la politique monétaire), un directoire et un conseil général (organe de consultation pour pouvoir
être informé en temps réel).

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La Banque de France n'a plus du tout le même rôle qu'avant, elle exerce une mission de surveillance et de
bon fonctionnement mais dans un euro système bancaire.

Le SEBC a mis en place le système "TARGET" : Transfert Express Automatisé Transeuropéen pour faire des
règlements bruts en temps réel. C'est pour se prémunir de problèmes de délais et des problèmes de masse.

Le rôle des établissements de crédit

- La gestion des moyens de paiement : enregistrement des flux monétaire et la mission


d'intermédiation des opérations de change et toutes les modalités de règlement.
- La transformation : c'est la capacité pour une banque de créer une ressource pour proposer un
financement. Cela peut se manifester par l'octroi de crédit (établissement de crédit) ou achat de
titre (établissements financiers).

Le conseil

Assurance, fiscalité

Le relais de la politique monétaire

C'est la BCE avec le taux directeur qui limite la quantité de monnaie dans l'économie.

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Séance n°4 : La monnaie et le marché bancaire

La création monétaire : la VA (valeur des actifs) bancaire, l'intermédiation, la désintermédiation, le crédit


"crunch" et la titrisation.

Les agrégats de placement


Ils permettent de définir la volonté d'épargne de la part des agents économiques.

La création de monnaie
I. La création de monnaie scripturale par les banques de second rang.
1. Les crédits font les dépôts et les dépôts font les crédits.
2. Réserves obligatoires
3. Le multiplicateur de crédit (cf. PowerPoint)
4. Les facteurs autonomes de la liquidité bancaire

Les retraits en espèce et les fuites vers d'autres banques peuvent être qualifiés de facteurs autonomes.

II. La création de monnaie par la banque centrale


1. Intermédiation, désintermédiation

C'est tous les financements qui sont intermédiés par les 2 prestataires. On parle de désintermédiation
quand la banque ne fait plus intermédiaire lors d'un financement.

2. Le crédit Crunch et titrisation

C'est un crédit qui a pour mission d'être resserré, notamment en augmentant la valeur du taux, et de
sélectionner les clients en amont et en aval.

Titrisation : mettre une partie du son capital social en liquidité.

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Séance n°5 : La monnaie et le marché bancaire

PREAMBULE
On se situe maintenant sur le marché interbancaire. Les taux directeurs au jour le jour vont constituer la
référence de ce marché.

Les références à court terme

1. EONIA : c'est un indice qui annonce le taux moyen quotidien de prêt sur 24h sur le marché
interbancaire. C'est une moyenne pondérée de 57 banques.
2. TMM (Taux Moyen Mensuel)
3. TAM (Taux Annuel Monétaire) : moyenne pondéré de chaque TMM

Les références à moyen terme

L'EURIBOR est la référence la plus connue en France. Elle va consister à connaître un taux sur un marché
interbancaire. Tous les jours à 11h la Fédération Bancaire Européenne produit cette référence à partir de
l'ensemble des banques de la zone euro.

Les références à long terme

THO : Taux Hebdomadaire des Obligations va se calculer sur des références à long terme.

Les principales méthodes de calcul des taux d'intérêts

Un intérêt c'est la rémunération d'un prêt.

1. Intérêts simples

Vf = V0 (1+rn) R = Taux d'intérêt

Vf = valeur finale N = nombre d'année

V0 =Valeur initiale

2. Intérêts simple postcomptés 3. Intérêts simple précomptés


I = (C0 x n)/(100x360) I = (C1) / (1+(26000/tn)

4. Intérêts simple escomptés

I = C0 x t1/100 x n/360

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5. Taux actoriel brut 

Taux effectif d’un placement ou d’un emprunt et on va prendre en compte le taux d’intérêt nominal. On va
essayer de calculer le prix de marché d’une obligation par exemple la somme des flux futurs.

Ex : on prend une obligation sur 2 ans, on établit un coupon de 5%, couverture de marché : 97%.

97% = (5%)/(1 + r) + (5%)/(1+r)² + (100%)/(1+r)²

r= 6,65%

6. Le TEG

Il permet d’exprimer le taux d’un prêt qui va tenir compte des intérêts mais aussi des éléments
supplémentaires du type assurance, frais de dossier.

Cas pratique : Taux sur le marché interbancaire par l’entremise de la BCE.

Dans le cadre de sa politique monétaire la BCE souhaite fixer un taux directeur. Elle veut limiter la quantité
par une procédure d’appel d’offre.

2/10/06 : tous les établissements de crédit on jusqu’à 9h30 pour faire connaître la quantité de monnaie
qu’ils souhaitent disposer et quel taux ils sont prêt à mettre. Les banques ont le droit de faire plusieurs
offres en millions d’euros.

Taux d’intérêt 2% 2,01% 2,015% 2,02% 2,025%


Banque A 30 80 140 50 50
Banque B 20 90 110 80 30
Banque C 50 30 100 90 50
La BCE veut distribuer 750 millions d’€

Donc le taux sera 2,015%. Voir tableau intranet.

Comment fonctionne l’euro système ?

La BCE a un capital de 5 milliards d’euros qui se fait au pro rata de la population et du PIB de chaque état.

Le plus gros est l’Allemagne suivi de la France et de l’Italie. Le terme d’euro système regroupe l’ensemble
formé par la BCE et l’ensemble des pays ayant adopté l’euro.

L’euro système fonctionne selon un modèle décentralisé. La Banque de France va exercer des missions au
sein de la SEBC conformément au traité de Maastricht Art 108 : "le principe d’indépendance de la zone euro
vis à vis des instances politiques des états membres."

Mis en œuvre de la politique

Elle se fera conformément à la politique général des gouvernements qui dit : plein emploi, équilibre de la
balance des paiements et stabilité des prix.

Les grandes banques membre de la SEBC doivent boucler leur bilan 1 fois par mois. Dans les jours suivant ils
doivent l'envoyer à la BCE, en retour cette dernière va contrôler la masse M3. Depuis 1999 la cible de la BCE

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est un objectif de croissance de M3 de 4,5% par an. Ce 4,5% intègre une inflation moyenne de 2% et une
croissance de 2,5%.

La SEBC dispose d'une réserve obligatoire qu'elle peut mettre à la disposition des banques. Elle donne aussi
des facilités de paiement pour prêter et recevoir des fonds. Elle peut définir des opérations d'open market
(elle va influencer la liquidité bancaire par des achats et des ventes de titres temporaires ou fermes contre
des liquidités). La majorité des opérations d'open market consiste à des opérations de cessions
temporaires.

Deux facilités sont proposées par la SEBC aux grandes banques pour fournir des liquidités :

- Facilité de prêt marginale : consiste pour une banque d'emprunter sans limite, en revanche elle doit
présenter suffisamment d'actif en garantie. Taux d'intérêt est égal à 3%.
- Facilité de dépôt : capacité de placer sans limite et le taux d'intérêt est fixé à 1%.

Ces 2 taux sont appelés des taux directeurs. Les banques peuvent se refinancer sans passer par la BCE mais
là le taux est de 2% (au lieu de 1%). Le taux d'intérêt au jour le jour sur le marché interbancaire (EONIA)
doit toujours se situer à l'intérieur de ces 2 taux directeurs (entre 1% et 3%).

Le taux moyen mensuel du marché monétaire est calculé de la manière suivante : moyenne arithmétique
simple des taux EONIA.

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Séance n°6  : Les monnaies européennes

PREAMBULE
L'écu : (European Currency Unit)
Il a été utilisé jusqu'en 1998. C'est l'addition d'unité monétaire sur des critères convergents (ex :
Allemagne : commerce extérieur, France : inflation, etc…). Le traité de Maastricht a sonné le glas de l'écu.

L'euro :

L'écu était une monnaie panier et l'euro est une monnaie d'usage. En 1999, 12 pays ont adhéré à
l'euro. Pour rentrer dans l'euro il faut des critères de convergence.

- Il ne faut pas que l'inflation dépasse de 2 points la moyenne des 3 pays qui ont la hausse des prix la
plus faible de la zone.
- Le taux d'intérêt, les emprunts d'état ne doivent pas dépasser de 2,5 points la moyenne des 3 pays
qui ont la hausse des prix la plus faible de la zone.
- Ancienneté : 2 ans probatoires
- Le déficit public ne doit pas dépasser 3% du PIB et on ne doit pas dépasser 60% de la dette publique
du PIB.

La politique monétaire européenne

Il y en a deux : -la politique de la base monétaire : cela consiste a laisser fluctuer le taux de l'argent au jour
le jour.

- La politique des taux : c'est un taux directeur qui va assurer un volume suffisant de
monnaie pour les banques et un contrôle.

Le positionnement des établissements de crédit française

En l'espace de quelques années il y a l'émergence de grands établissements nationaux. Le système bancaire


français occupe une place importante : 3% du PIB pour les assurances, 2% pour les banques.

Les comptes a vue (personnels) : 68 000 000.

Les comptes à termes ou livret : 142 000 000.

80% des ménages ont un livret de caisse d'épargne. 60% ont un livret A, 40% ont un CODEVI, 40%
d'assurance vie.

Depuis 1980 le nombre d'établissement de crédit a fortement diminué.

Séance 7 : Le marché financier

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PREAMBULE
Le marché des capitaux se définit comme un lieu de rencontre et d'échange entre l'offre et la demande de
capitaux. Le marché financier est un marché de transaction. Les 6 fonctions du marché financier :

- Il doit fournir et gérer les moyens de paiement facilitant les échanges


- Collecter l'épargne en vue de financer des projets d'investissement d'envergure
- Transférer les ressources économiques à travers l'espace et le temps
- Offrir des instruments de gestion de risques
- Produire des informations au décideur sur l'actualité économique
- Mise en place de mécanisme incitatif visant à réduire les conflits.

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Séance n°7  : Présentation des marchés
financiers : les dates marquantes du dynamisme
de Paris et d'Euronext
Phase 1 : Accords de Bretton Wood de 1944 : ils ont jetés les bases des marchés financiers. Nouvelle
cartographie des marchés financiers avec le dollar.

En 1967, création de la COB, en 1970 création de règles juridiques pour punir les délits d'initiés. En 1971,
aux Etats-Unis, libéralisation des marchés financiers, création du NASDAQ (cotation des valeurs
technologique). En 1971 toujours, Richard Nixon a décidé de suspendre la convertibilité or-dollar. En 1972,
création du serpent monétaire (embryon de l'UEM). En 1977, introduction aux Etats-Unis des premières
options de vente. En 1978, en Europe, on va créer les marchés à option, en 1979 création du Système
Monétaire Européen. En 1981 une banque américaine créé un SWAP pour IBM. En 1982 la crise mexicaine
s'accompagne de la restructuration de la dette.

Phase 2 : 1984 : Apparition de l'informatisation et de nouveaux outils financiers. Dématérialisation des


titres. En 1986 Apparition du CAC (Cotation Assistée en Continu) qui permet la cotation des valeurs
mobilière. En 95, Nouveau Système de Cotation qui remplace le CAC. Le CAC 40 regroupe les 40 plus
grandes entreprises. En 1986 on passe d'un marché d'enchère a la criée à un marché continu électronique.
Le MATIF (Marché a terme International de France). En 1987 création du MONEP (Marché des options
Négociables. En 87, krach boursier mondial, le Dow Jones a perdu 522 points (soit 22%) en quelques
minutes. Toutes les banques centrales ont injectées des liquidités sur le marché. En 1988, le ratio Cook est
créé. Ce ratio va permettre de mesurer les engagements pondérés sur le niveau de risque d'un engagement
financier développé par une banque par rapport aux fonds propres. Loi sur la réforme boursière en France,
on abroge les agents de change c'est maintenant appelé société de bourse. Le CAC 40 est créé cette année
là. En 1994 Krach obligataire mondial, 1995 un trader a fait faire faillite a une banque d'affaire.

Phase 3 : 1996 : Euphorie boursière. Ouverture du nouveau marché, on créé une loi de modernisation sur
les activités financières. En 1997, la bourse de NY échange 1 milliard de titre. En 1998 la Russie rentre dans
une euphorie qui l'appauvrit. Dans le même temps, en Asie il y a une crise qui va voir les 4 bourses
s'effondrer en quelques semaines. Le brésil connaît une crise car le président estime que pour s'en sortir la
monnaie brésilienne doit s'associer au dollar. Après 2 mois la monnaie chute et entraîne une inflation
énorme.

En 2000, on veut créer une bourse commune qui regrouperait NY, Tokyo, Deutsch Börse mais cela a tenu 6
mois. Le Dow Jones atteint 11 762, 98 points qui ont été battus depuis.

Phase 4 : 2001 : Crise de confiance, incertitude géopolitique, dégonflement de la bulle spéculative


technologique.

Les attentats du 11 septembre ont entraîné l'arrêt de Wall Street. Dans le même temps Enron courtier en
énergie avait des comptes trafiqués et cautionnés par le commissaire aux comptes. Il avait masqué des
déficits très graves. De plus l'intégralité des fonds de pensions d'Enron avait été utilisée par l'entreprise.

En Europe on créé Euronext qui acquiert par OPA hostile "Life". Euronex est né le 22/09/00 et elle
rassemble Belgique, France, Hollande, Portugal et Life. C'est l'embryon d'une plateforme boursière
européenne.

En 2002, parité dollar-euro

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En 2003, les bourses américaines et japonaises touchent leurs plus bas niveaux, on a émis l'idée de créer un
NASDAQ européen qui a fermé 2 ans plus tard.

La COB et la CMF deviennent l'AMF qui a pour mission de surveiller, contrôler et valider tout ce qui se passe
sur les marchés.

En 2006, l'année a mal commencé mais apparemment ça va un peu mieux.

Les principales places financières mondiales.


1. Le NYSE (New York Stock Exchange) : il y a 2000 sociétés boursières (10 milliards de Dollars), 3000
personnes y travaillent.

2. Le NASDAQ est né en 1971, en 2002 environ 3649 sociétés étaient côtés et de 1994 milliards de dollars
de capitalisation boursière.

3. LSE (London Stock Exchange) : il recouvre 60 pays représentés. En 2002 on dénombrait 382 sociétés
étrangères et 1890 sociétés britanniques pour une capitalisation boursière de 1800 milliards de dollars.

4. Le TSE (Tokyo Stock Exchange) : cette bourse est né le 15 mai 1978, en 2000 la cette bourse est devenue
la 1ère place boursière. En 2002 elle repasse 2 ème place boursière mondiale.

5. Deutsche Börse : c'est une bourse très paradoxale car c'est une organisation très ancienne et cela se
ressent dans le mode opératoire et l'organisation est très différente.

L'indice boursier français et son mode de calcul : il est calculé toutes les 30 secondes. C'est la moyenne de
l'évolution des 40 titres pondérés par la capitalisation boursière de chacune des entreprises.

Les mutations financières

1. Les 3D : Désintermédiation, Dérèglementation, Décloisonnement.

La Désintermédiation : la relation entre une banque et l'entreprise va se faire sans relais. Des
désintermédiés vont apparaître c'est-à-dire des financiers qui proposent des volumes d'investissements
sans avoir à passer par une banque. Un investissement désintermédié est un investissement risqué.

Dérèglementation : Apparu aux Etats-Unis c'est un assouplissement des contraintes administratives et


règlementaire. Dans les années 80 on a eu une dérèglementation sur les prix, les taux d'intérêt, les
quantités, etc…

Décloisonnement : on va déspécialiser les activités.

2. Titrisation et bancassurance

La titrisation est encadrée par la loi de 1988.

L'avènement de la finance globale : il y a une volonté de faire naître une globalisation financière. L'unité de
temps c'est 24h/24 et il y a une unité de produits.

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Il y a des mouvements internationaux monumentaux. En 90 et 2000 la capitalisation boursière a triplé pour
atteindre 30 milliards d'US$. La globalisation financière amène des avantages financiers colossaux grâce à
un éventail de produits très large. Les coûts de transaction diminuent.

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Séance n°8 : le marché financier
Préambule : en France il y a une ordonnance du 24 juin 2004 qui réforme 3 grandes catégories de titres :

- Titre de capital divisé en action ordinaire et action de préférence


- Obligations qui sont des emprunts émis par les sociétés par actions ou par l'Etat
- Les Valeurs Mobilières qui donnent soit un accès au capital de la société, soit un droit de créance,
soit les 2 à la fois.

Les actions ordinaires sont des titres de propriété qui représentent une fraction du capital d'une société.

Les SA, SAS et les sociétés par commandite simple peuvent émettre des actions.

Droits des actionnaires

- Droit de vote lors des AG


- Droit aux dividendes
- Droit de regard sur la gestion de la société
- Droit de participation à la liquidation lors de la vente ou de la faillite de l'entreprise
- Droit préférentiel lors d'une augmentation de capital

Le capital d'une société est majoritairement composé d'actions ordinaires. L'action est un titre négociable.

Organisation du marché
1. Historique

La bourse de Paris est née la 24 Septembre 1724. En 1867 Napoléon demande que la bourse de paris soit
une SA et demande la mobilisation de l'épargne. En 1890 séparation entre le marché à terme et le marché
au comptant.

2. La règlementation : les marchés réglementés et non réglementés

Depuis juillet 1996, il y a une loi sur la Modernisation des Activités Financières.

Les marchés règlementés signifient qu'une loi stipule qu'une entreprise de marché va fixer les règlements
approuvés par l'AMF. Ce marché doit garantir le fonctionnement des négociations, les conditions d'accès au
marché sont fixées. Les cotations sont fixées.

Les marchés non règlementés : il va gérer un système multilatéral d'ordre d'achat et de vente d'instruments
financiers. Le PSI (Prestataire de Service d'Investissement) s'occupe de ça. Le PSI fait 2 choses : soit un MTF
(Système multilatéraux de négociation), soit proposer à des entreprises d'investissement des offres d'achat
et de vente en interne.

3. Les autorités de tutelle

Le marché des actions est placé sous la tutelle du Trésor, une instance qui dépend du ministère des
finances. Le 1er Août 2003 la loi de sécurité financière a instauré un régulateur unique : l'AMF. L'AMF
règlemente et contrôle l'ensemble des opérations financières portant sur des sociétés cotés. Elle veille
aussi sur l'épargne et est habilité à recevoir les plaintes du public. Elle peut infliger des amendes mais pas

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de peines. La loi MAF distingue 2 types d'intermédiaires : les établissements de crédit et les entreprises
d'investissement.

30/10/06

L’autorité de tutelle a pour fonction de régulariser le marché, doit vérifier si l’entreprise a toute les
conditions pour rentrer dans le marché. Ce n’est donc pas elle qui fait le marché.

Les conditions d’accès.


La bourse de Paris et Eurolist sont des marchés réglementés au sens de code monétaires et financier et tout
ceci est géré par Euronext (né en Septembre 2000) qui propose une gamme de produits et de services
financiers qui vont de l’admission à la cotation, en passant par la négociation en temps réel de valeur
mobilière, en obligation et titre et biens.

Eurolist a pour mission d’améliorer la lisibilité, la liquidité des PME a sein des marchés et on offre de
nouvelles opportunités de financement aux sociétés européennes et Euronext a décidé le 14 Juin 2004 a
mis en place une liste unique qui s’appelle Eurolist.

Janvier 2005 : Eurolist regroupe toutes les entreprises des premiers et second marché. Société cotée par
critères alphabétiques et capitalisation. Compartiment A : toute les capitalisation supérieurs à 1 milliard
d’€. Compartiment B c’est entre 150 et 1 milliard. Compartiment C et en dessous de 150 millions.

18 février 2005 : Euronext Paris a crée un nouvel intermédiaire d’actif, EVM : expert en valeur moyenne.
Peut engager 60 valeurs en moyenne et il peut également sur ces 60 avoir 20 valeurs inférieures à 150
millions d’euros.

Introduction en Bourse.
Pourquoi une entreprise rentre dans le marché financier ?

Tout d’abord pour augmenter ses ressources financières propres. Elle décide donc d’ouvrir leur marché à
l’épargne publique. L’entreprise va pouvoir se désendetter. Elle va également pouvoir augmenter ses
capacités d’investissement. Et enfin elle va augmenter son image internationale qui va permettre d’avoir
des effets commerciaux et financier et également en terme de crédibilité.

La première année où elle rentre dans le marché financier ne retire pas de bénéfices financiers, il y a
dilution du bénéfice et partage du pouvoir de contrôle.

Les sociétés qui décident de rentrer dans le système boursier tiennent compte de la conjoncture
économique.

La procédure d’introduction.

La société qui rentre sur le marché d’Euronext doit :

Préparer un prospectus qui contient deux parties : un document de base (descriptif de l’entreprise) et note
d’opération (contient la fourchette de prix et le calendrier indicatif). Doit être envoyé à l’association des
marchés financiers. Puis doit être envoyé aux investisseurs financiers potentiels. Enfin la troisième étape et
le lancement effectif de l’offre.

1. La procédure d’introduction :

 Procédure de placement bancaire  : consiste à mandater un syndicat bancaire qui centralise


les titre, chercher des investisseurs stables ou des investisseurs institutionnels français ou étrangers à un
prix convenu.

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 La procédure d’Euronext ou centralisation des titres par Euronext  Life: elle suit 4
procédures :

- la cotation directe : est essentiellement utilisée pour les privatisations.

- Les offres de prix minimal (OPM) c’est la mise en vente de quantité de titres
donnés à un prix minimal fixé par l’entreprise. Euronext fait une évaluation suivant différentes tranches
avec des prix acceptables par l’entreprise et par le marché. Si entreprise veut entre 100 et 200, évaluation
par tranches(100-120 ;121-150 ;151-170 ;171-200)pour voir ce qui est acceptable par le marché.
Même si 50% sont pour la tranche 150-171 et seulement 25% pour la tranche précédente on prendra 121
comme prix de base car le reste est trop aléatoire ( par ailleurs, dans les autres tranches, personnes
n’achète).

- L’offre à prix ferme : société fixe un prix de vente et aussi la quantité de titres avant l’introduction.

- L’offre à prix ouvert : mixe de l’offre à prix ferme et à prix minimum. Il donne la possibilité aux
particuliers de rentrer dans ce mouvement.

 Procédure mixte.

Elle va réunir un placement qui fait l’objet d’une garantie de bonne fin, on appel ça un placement global
garantie et cette procédure est très largement utilisée lors des dernier placement en bourse et cette
procédure utilise l’ajustement. (voir schéma extranet).

2. Ajustement de l’offre et de la demande.

Dans le cadre d’une procédure mixte on va prendre des clauses pour donner une plus grande souplesse lors
de la mise en vente de titre sur le marché. Il y a trois clauses :

La clause greenshoe : quand il y a sur demande de titre

La clause flowthrough : s’exerce en cas de demande insuffisante, notamment dans le cadre des OPO et OPF.

La clause clawback : offre la possibilité de réduire de 15 à 20ù le volume de titre destiné à un placement
international.

Exemple :

On prend une entreprise de 200 000 titres et le prix nominal est de 6€, la procédure utilisée est
l’OPO (offre à prix ouvert).

L’ajustement par le prix : le prix monte jusqu’à ce que la demande diminue au point que la
demande = l’offre. Le prix d’introduction sera la dernière tranche c'est-à-dire 9€. La dernière tranche sera
couverte à hauteur de 60%. Autrement dit, l’ajustement par le prix va tenir compte du nombre de titres et
de la valeur réelle du marché.

L’ajustement par la réduction des quantités demandées : la demande est servie


proportionnellement jusqu’à la concurrence (jusqu’à hauteur de) des quantités offertes.

Dans ce cas là, le prix d’introduction de l’offre est de 6€ et celle de la demande est à hauteur de
200000/527 500 = 37,91.

L’ajustement par le prix et ajustement des quantités demandées : on combine le prix et la quantité
mais problème, le prix est le seuil et la quantité est la proportion, doit donc faire un choix : on prend un
seuil de 8€, la quantité espérée est donc 317 500. Ensuite on divise 200 000 par 317 500 pour avoir son
ratio.

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Les opérations financières des sociétés cotées.

1- le contrat de liquidité
C’est un contrat qui va lier deux personnes : une société émettrice (qui émet des titres) à un marché qui est
Euronext Paris. Cette société va exercer des activités : de services en placement, de l’analyse financière et
du conseil.
L’activité d’apporteur de liquidité se concentre prioritairement sur petite et moyenne capitalisation. On va
avoir deux types d’apporteur : apporteur de liquidité permanent qui est tenu de maintenir en permanence
la cotation en continu et il doit fournir une fourchette de prix soit pour un ordre de vente soit pour un ordre
d’achat. C’est l’apporteur de liquidité de fixing qui va positionner des prix d’achat et de vente durant des
phases précédant le fixing programmé à heures fixes.
Donc ces deux personnages sont très liés.

2- le franchissement de seuil
Toutes les entreprises ou sociétés admises sur un marché réglementé sont tenues de publier au BALO le
nombre total de droit de vote à l’issue de chaque AG ordinaire. S’l y a une variation d’au moins 5% entre
chaque AG il faut le formaliser.

3- l’augmentation de capital
Elle est encadrée par la loi sur les sociétés commerciales qui stipule que le capital social peut être
augmenté de deux façon, soit par l’émission d’actions nouvelles soit par la majoration du montant nominal
des actions existantes.

4- les offres publiques


5- l’acquisition d’un bloc de contrôle suivi d’une garantie de cours

Cas pratique : Introduction en bourse de la société SEPAD