Remerciements

Nous tenons à remercier le Colonel Breton, commandant la Base aérienne 120 de Cazaux pour l¶aide précieuse qu¶il nous a apportée dans cette étude.

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son rôle et ses pouvoirs ont à plusieurs reprises été redéfinis. A la tête des trois armées a été institué un chef unique. I/ A la recherche d¶un Haut commandement interarmées unique : Les réformes de mai 2005 mettent en avant l¶importance du rôle du CEMA depuis 1962 dans l¶organisation de la défense. les fonctions qui lui avaient été dévolues par les décrets du 19 et du 21 mai 2005 ont été de nouveau modifiées par les décrets du 15 juillet 2009 et du 05 octobre 2009. Afin de parachever son statut et sa place au sein de la défense nationale. Depuis la création du poste de CEMA. L¶ensemble des dispositions ainsi prévues pose un cadre nouveau d¶exercice de la fonction de CEMA. L¶histoire de l¶émergence de ce poste est au c ur du système politico militaire français. 2 . qui ont poussé les différents acteurs politiques en place à remanier non seulement la structure institutionnelle des armées. afin de mieux appréhender la logique des réformes de 2005 (B). Il est au fur et à mesure des années devenu l¶un des acteurs principaux du Ministère de la Défense (MINDEF) : son rôle indispensable n¶est ainsi plus à prouver. Les récentes réformes en sont des illustrations concrètes : elles tendent à mettre en place une structure de défense nationale efficace et modernisée. Cette réforme marque l¶aboutissement d¶un processus qui a démarré depuis plusieurs dizaines d¶années. mais aussi leurs organisations internes.Le Chef d¶état-major des armées Evolution de la fonction par l¶étude comparative des décrets de 2005 et 2009 La place de l¶armée au sein de la société civile française a très régulièrement suscité de nombreux débats et controverses. Quel type de haut commandement a été mis en place pour la défense de demain? Cette problématique sera étudiée dans un premier temps par la mise en perspective du long travail qui a été nécessaire afin d¶établir un CEMA unique (I). Nous nous bornerons à une étude chronologique sommaire de l¶émergence du CEMA (A) dans un premier temps. qui prévoient un CEMA puissant en tant que Haut commandement de la Défense (II). le Chef d¶état major des Armées (CEMA). nous verrons que cette volonté a été parachevée récemment via les décrets de 2009. qui a su s¶adapter au nouveau contexte international. Dans un second temps. Connaître les fondements de cette institution est primordial car cela permet de mieux appréhender les perspectives à venir de la défense française.

on craint une concentration des pouvoirs dans les mains d¶une autorité militaire commune hors temps de guerre. la France ne dispose ni de ministère de défense. commandé par un officier général. on veut revoir l¶organisation politico-militaire de la France. considérée aujourd¶hui comme le prédécesseur de l¶Etat major des armées (EMA). Le Conseil supérieur de la défense nationale (CSDN). fruit d¶une longue construction : L¶apparition du CEMA est le fruit d¶une réorganisation profonde suite aux deux conflits mondiaux : elle répond en effet à une exigence de rationalisation de l¶organisation de défense. En 1943 intervient cependant 3 . face à la prééminence de l¶armée de terre. Afin de tirer les leçons de ce conflit. qui craignent un déséquilibre des forces entre les armées. durant l¶entre-deux-guerres. Du côté politique. Pendant une première période. Avant la guerre de 1914. A la fin de la première guerre mondiale. créé en 1906. mais aussi d¶un ministre de la défense unique. se pose pour la première fois la question de la création du poste de CEMA. Il faudra attendre 1938 pour voir nommer pour la première fois un chef d¶état major interarmées. En 1932. la seule institution interarmées durable. Le décret de 1921 dote le CSDN d¶un véritable pouvoir exécutif et devient le Secrétariat général de la défense nationale (SGDN). le chef d¶état major général de la défense nationale (CEMGDN). question sensible en cette période instable. Cependant. alors qu¶on créée le ministre de la Défense. les trois départements ministériels d¶armée sont placés sous l¶autorité du ministre de la défense. Le CEMA est indissociable de l¶état major (EM) qu¶il dirige. Les réticences à ce projet proviennent de l¶armée de l¶air et de la marine. Les prémices : La notion de « défense nationale » intégrée dans l¶action du gouvernement trouve ses racines modernes à partir de la IV° République. Il demeurera. était placé sous l¶autorité du président de la République et réunissait le président du conseil et les principaux ministres concernés par les questions de défense.A) Le CEMA. Le CEMGDN ne possède pas d¶état major propre car c¶est le chef d¶état major de l¶Armée de terre à qui on confie ses attributions. La réorganisation de la défense nationale touche à la question de la modernisation de l¶Etat. ni d¶état major des armées. il devient indispensable de rationaliser l¶organisation politico-militaire française. ses missions restent limitées à une coordination des actions des différentes armées. il n¶y a toujours pas de commandant en chef interarmées. a. A l¶issue du second conflit.

Alors. le SGDN devient le Secrétariat général permanent de la défense nationale (SGPDN). puis Etat-major général de la défense nationale (EMGDN) : il est l¶ancêtre direct de l¶actuel EMA. Mais l¶EMGFA ne dispose pas de chef propre : il n¶est qu¶un organe de travail du comité des chefs d¶état-major. Mais par un décret de 1944. on transforme l¶EMGDN en Etat-major permanent militaire et civil du président du conseil. On confie désormais la présidence du comité des chefs d¶état-major au Chef d¶Etat-Major Général des Forces Armées (CEMGFA) : c¶est la naissance définitive du CEMA. interlocuteur unique du gouvernement. rattaché directement au ministre de la Défense. le chevauchement de ses attributions avec celles de l¶EMGDN. et on en modifie les missions. 4 . et d¶autre part. de nombreux changements vont intervenir : les départements ministériels de chaque armée sont restaurés.une rupture : la direction des questions de défense est désormais collégiale au sein du gouvernement provisoire. Le Chef d¶Etat-major général de la défense nationale (CEMGDN) est placé directement sous l¶autorité du président de la République. La structure chargée de la préparation des réunions et du suivi des décisions est baptisée Secrétariat du comité de défense nationale (SCDN). b. la direction de la défense est désormais confiée dans son ensemble au seul Président de la République. En 1948. C¶est la première apparition d¶un état-major interarmées en tant que tel. Mais suite au départ du Général De Gaulle. les Etats-majors généraux d¶armée. sous l¶autorité du Ministère de la Défense. Le SCDN devient Etat-major de la défense nationale (EMDN). les départements ministériels d¶armée sont supprimés. on créé l¶Etat-major général des forces armées (EMGFA). sous l¶autorité du président de ce comité. Mais de nouvelles menaces apparaissent avec la guerre froide et l¶on veut donner un véritable « patron » aux forces armées. L¶EMGDN et son chef sont un outil essentiel pour la défense des intérêts nationaux. leurs tâches de gestion sont alors réparties entre le ministère des Armées et celui de l¶Armement. de la préparation à la mobilisation et de leur emploi. dont le chef a autorité sur l¶ensemble des responsables militaires. qui a pour objectif de combiner les actions des armées dans les domaines de la mise en condition des armées. En 1945. d¶autant plus qu¶il a la direction des opérations. L¶EMGFA va se heurter à une double problématique : d¶une part. Les responsables des départements ministériels d¶armée n¶ont plus que des tâches de gestion. Face à cette situation. qui doivent lui céder théoriquement leurs compétences transverses mais qui ne le font pas. La naissance « définitive » du CEMA : En 1950. il n¶existe plus qu¶un seul étatmajor interarmées : l¶EMGFA.

L¶EMGA devient Etat-major des Armées (EMA). qui va perdurer jusqu¶à nos jours. Après une période de d¶apparente stabilité institutionnelle. les défaites en Indochine et à Suez sont imputées aux institutions de gestion de crise : sous la pression croissante du conflit algérien.Depuis. Ses pouvoirs seront élargis en 1956 quand il est désigné comme « plus haute autorité nationale » et « conseiller militaire du gouvernement ». c. 5 . Le premier ministre devient la clef de voûte du système politico-militaire. Le décret de 1959 met en place une nouvelle hiérarchie au niveau du haut commandement : le CEMDN devient Chef d¶état-major général de la défense nationale (CEMGDN). avec à leur tête un ministre des Armées. Les trois secrétaires d¶Etat aux forces armées sont remplacés par de simples délégués ministériels. ce qui transparaît dans le décret de 1958 fixant les attributions du CEMGFA. On veut une réaffirmation de la primauté du pouvoir politique. la mise en condition des forces et la coordination interarmées » tandis que le CEMGDN est chargé de « l¶emploi des forces » sous la direction du Premier ministre. L¶ordonnance fondamentale de 1958 pose les principes d¶organisation de la défense nationale jusqu¶à nos jours. Le premier ministre demeure en théorie un intermédiaire obligé entre le Président et le CEMGDN. qui dispose d¶un Etat-major particulier (EMP). et dépend directement du président du conseil et non plus du ministre de la Défense. les pouvoirs du CEMGFA sont renforcés en 1956. Mais il demeure un chevauchement des compétences dans les textes. Cette relativisation des pouvoirs du premier ministre en matière de direction des forces a pour corollaire la marginalisation du ministre des Armées et des délégués ministériels. le Ministre des Armées ayant la direction des forces. mais dans les faits celui-ci est directement actionné par le chef de l¶Etat. Il remplit les fonctions d¶Etat-major particulier. L¶ordonnance de 1958 : En 1958. ses compétences chevauchent celles du CEMDN : cette situation ne peut être que transitoire. Cette hiérarchie repose sur une nouvelle répartition des responsabilités. Le CEMGA assume « l¶organisation des armées. « conseiller militaire du gouvernement » et « plus haute autorité militaire » française. le SGPDN devient Etat-major de la défense nationale (EMDN). Le CEMGFA devient chef d¶état-major général des armées (CEMGA). alors que celle-ci relève dans les faits du Président de la République. il a toujours eu un chef d¶état-major interarmées au sommet de l¶organisation militaire française. Le lien de subordination directe entre le CEMGFA et le président du conseil pour l¶emploi des forces en est l¶illustration.

de choix capacitaires. entre autres. Les CEMs se retrouvent ainsi dépourvus de la plupart de leurs pouvoirs fonctionnels. L¶EMIA n¶est plus un organisme de commandement. ancêtre de la Délégation Générale pour l¶Armement (DGA). A partir de ces grandes institutions. une étape importante dans ce processus. Le décret du 21 mai 2005 va plus loin dans la description de ses fonctions. de préparation et d¶emploi des forces. ses responsabilités militaires sont confiées à l¶EMIA. Le CEMGA devient Chef d¶état-major interarmées (CEMIA). Par ailleurs. dont la mise en place aura duré de longues années. il redéfinit les rapports entre le CEMA et les Chefs d¶Etat-major (CEMs) et fixe les attributions des différents CEMs. mais simplement d¶étude et de transmission. En 1962. l¶EMGDN redevient SGDN. et n¶assure que le secrétariat du comité des chefs d¶état-major. au même titre que le secrétaire général pour l¶administration et que le délégué général pour l¶armement. ses pouvoirs étant limités. Le CEMA voit une accélération de sa montée en puissance. L¶élément fondamental est le passage des Chefs d¶état-major de l¶armée de l¶air. il ne le retrouvera que plus tard. qui devient Etat-major des Armées (EMA). afin de les clarifier. il sera nécessaire de réformer encore plusieurs fois le système politico-militaire français. Ainsi il devient. les directions industrielles sont rassemblées dans une délégation ministérielle unique. les départements d¶armée et des délégués ministériels n¶existent plus. Montée en puissance du futur « CEMA » : En 1961.d. L¶implication du premier ministre dans les affaires de défense décroît. de l¶armée de terre et de la marine sous l¶autorité unique du CEMA afin de mieux garantir la cohérence des choix effectués en matière de capacités opérationnelles des forces et d¶exécution des programmations militaires. Les décrets du 19 et 21 mai 2005 : Le décret du 19 mai 2005 pose le CEMA comme « assistant » du MINDEF en matière d¶organisation générale. le rôle central du président de la République est réaffirmé en la matière. En 1962. Il ne porte plus le titre de « conseiller militaire du gouvernement ». De plus. celui-ci ayant alors pour mission d¶assister le 6 . Les grandes directions administratives non militaires sont unifiées dans le cadre d¶un Secrétariat Général pour l¶Administration (SGA). Mais le premier CEMA mis à sa tête est très différent de celui que nous connaissons aujourd¶hui. l¶EMGDN disparaît. Les réformes de 2005 constituent. un des trois grand assistant du MINDEF. intervient un renforcement important des pouvoirs du CEMGDN. B) Des pouvoirs indispensables au CEMA : a.

de l¶emploi des forces. Il propose les mesures militaires en fonction de la situation générale et des capacités des forces. Ces plans sont soumis au ministre. b. Il est le conseiller militaire du Gouvernement. en application des directives du Gouvernement qui lui sont notifiées par le ministre. répartit entre les forces les moyens opérationnels. Il instruit. Le CEMA et les forces armées : Sous l¶autorité du Président de la République et du Gouvernement. Il traduit les directives du Gouvernement en ordres d¶application pour les commandements opérationnels. en tenant compte de la coordination internationale rendue nécessaire par tout engagement dans un cadre multinational. et de la cohérence capacitaire. évalue les risques et propose au ministre les orientations et priorités en matière de capacité et de posture opérationnelle. sous réserve des dispositions particulières relatives aux moyens de la dissuasion. contrôle leur aptitude à remplir les missions qui lui sont assignées et en fait rapport au ministre. Le CEMA propose au ministre l¶articulation générale des forces et. le CEMA assure le commandement de l¶ensemble des opérations militaires. territoriaux ou spécialisés. prescrit et dirige les exercices et man uvres d¶ensemble et détermine les ressources à y consacrer qu¶il soumet à l¶appréciation du ministre. Les missions du CEMA : Il élabore les plans d¶emploi des forces. Il a autorité sur les commandements des forces. c. Afin de pouvoir exercer ses attributions. Il a sur les forces un pouvoir permanent d¶inspection. Il participe à la mise en cohérence des travaux prospectifs conduits dans les domaines stratégiques. qui lui rendent compte de leur exécution. Il est consulté sur les orientations stratégiques résultant de la politique de défense du gouvernement.MINDEF dans ses attributions relatives à l¶emploi des forces et à leur organisation générale. Il conduit les travaux de prospective opérationnelle. Il définit les objectifs de préparation des forces. il dispose d¶un Etat-major des armées (EMA). opérationnels et technologiques. par délégation. 7 . dans le domaine de ses attributions. Il planifie. le CEMA se voit désormais attribuer des pouvoirs dans le domaine des opérations d¶armement et des relations internationales militaires. les questions à soumettre aux conseils et comités de défense. la responsabilité de leur exécution revient au CEMA. En plus de son intervention dans le cadre de la préparation.

le conseil des systèmes de forces. qu¶il transmet au ministre. Le CEMA assure la direction générale de la recherche et de l¶exploitation du renseignement militaire. Il est responsable de l¶élaboration de la programmation et de son exécution. à ce titre. Il a autorité sur les organismes interarmées institués par le ministre. Le CEMA élabore les directives en matière de soutien et fixe aux armées leurs priorités dans des contrats opérationnels. Le CEMA et les armées : Il est responsable de l¶organisation interarmées. il élabore les concepts d¶emploi et la doctrine interarmées. Il préside. compte tenu des ressources financières appréciées par le secrétaire général pour l¶administration. dans le cadre de la programmation. Il veille à la cohérence de l¶organisation des armées et donne. Le CEMA est responsable. Le CEMA propose chaque année au ministre les projets d¶enquête qu¶il estime souhaitable de confier au contrôle général des armées. Il participe à la détermination de la politique générale du personnel civil et militaire élaborée et mise en oeuvre par le secrétaire général pour l¶administration. de la définition du format d¶ensemble des armées à laquelle participe le secrétaire général pour l¶administration. Le CEMA et les autres entités du MINDEF : Il est responsable de l¶élaboration de la planification. Il prend ou soumet au ministre les arbitrages nécessaires à cette fin. au regard des finalités opérationnelles et de leur compatibilité avec les ressources financières appréciées par le secrétaire général pour l¶administration (SGA). Il participe à l¶élaboration et à l¶exploitation du renseignement de défense. son avis sur les propositions des chefs d¶état-major. Il définit les priorités interarmées en matière d¶infrastructures et approuve celles des armées et veille à leur prise en compte.d. le CEMA garantit la cohérence capacitaire des opérations d¶armement conduites par le délégué général pour l¶armement et dont le secrétaire général pour l¶administration assure le suivi et la cohérence financière. à ce titre. 8 . le CEMA participe à la préparation du budget du ministère conduite par le secrétaire général pour l¶administration et donne au ministre son avis sur les priorités à satisfaire au regard des missions assignées aux forces. De surcroît. En outre. Il est tenu informé par le secrétai e r général pour l¶administration de l¶exécution du budget lorsque la disponibilité ou l¶emploi des forces sont affectés de façon substantielle. e.

en liaison avec le secrétaire général de la défense nationale. les instructions du ministre aux représentants militaires auprès des organismes internationaux et veille à leur application. 9 . à ce dernier titre. aux postes de chef de mission de liaison avec les organismes interalliés et aux postes d¶attachés des forces armées et d¶attachés militaires. Ils sont. autorité sur le collège interarmées de défense (CID). C¶est à ce titre qu¶ils conservent toute leur importance et des alliés nécessaires au CEMA. en outre. les CEMs. chargés : d¶établir des concepts d¶emploi et de la doctrine de leur armée respective. à l¶exception des formations rattachées. les CEMs sont recentrés sur leur domaine d¶expertise propre. avec le soutien du secrétaire général pour l¶administration. Le CEMA. en liaison avec le délégué aux affaires stratégiques. développement de l¶interarmées. Il est responsable de l¶organisation de la discipline des militaires affectés dans les formations relevant de son autorité. tout en conservant les principes issus des réformes précédentes : cohérence de l¶organisation de chaque armée et des services . et signe les accords militaires opérationnels. ne sont pas dépourvus de tout pouvoir. f. Le CEMA à l¶international : Sous l¶autorité du MINDEF et selon ses directives : ± il est chargé des relations avec les armées étrangères.Il est responsable. il dirige les missions militaires à l¶étranger et en assure la gestion. la participation des armées. de l¶enseignement militaire supérieur interarmées. avec les CEMs en ce qui concerne leur armée. ± il suit les négociations internationales qui peuvent avoir une incidence sur l¶emploi ou la nature des forces. ± il organise. Cependant. d¶adresser au CEMA des propositions en matière de planification et de programmation des moyens et du format de leur armée respective et d¶établir des plans de mobilisation du personnel et du matériel de leur armée. navals et de l¶air à l¶étranger. propose au ministre les nominations aux commandements des forces. marquent une montée en puissance du CEMA. Ces textes de 2005. ± il prépare. en prépare les programmes et en dresse les bilans. à savoir la connaissance la plus proche de leur propre armée. Globalement. ± il négocie. Il est également responsable de l¶organisation de la discipline des militaires engagés en opérations. suite logique du plan « armée 2000 ». dans le cadre de la politique de coopération militaire internationale. sur avis du chef d¶état-major de l¶armée intéressée. qui s¶est substitué en 1993 aux écoles de guerre de chacune des armées. Il a. ainsi que les affectations aux postes interarmées.

notamment dans le cadre interarmées. Il conforte ainsi sa prééminence au sein de l¶organisation politico-militaire française (A) et en fait un acteur incontournable de la Défense de demain (B). b. celui « d¶assistant » du MINDEF dans ses attributions relatives à l¶emploi des forces et à leur organisation générale.Depuis la création du poste de CEMA. Les décret du 15 juillet 2009 et du 05 octobre 2009 : Tout en réaffirmant les grandes fonctions du CEMA. Son rôle opérationnel ayant été renforcé par le plan « Armée 2000 ». tout en se détachant des autres acteurs du MINDEF. D¶une part. II/ Le parachèvement d¶un Haut commandement de la défense puissant La réforme de 2009 a pour objectif de consolider le périmètre d¶action du CEMA en précisant ses pouvoirs et les relations qu¶il entretient avec les autres entités du MINDEF. A) Le CEMA « nouvelle génération » : a. Ses pouvoirs sont donc plus directs et concrétisent clairement un lien de commandement entre le CEMA et les forces armées. il est devenu. on ne dit plus que le CEMA « a autorité sur le commandement des forces » mais qu¶il « assure le commandement des opérations militaires ». en 2005. il a tout d¶abord joué un rôle essentiellement fonctionnel. et sous réserve des dispositions particulières relatives à la dissuasion. directement auprès du MINDEF. 10 . les décrets de 2009 vont plus loin et lui fixent de nouvelles attributions. D¶autre part. et non plus du seul MINDEF. Le CEMA et le MINDEF : Alors qu¶en 2005 on prévoyait qu¶il « assistait le MINDEF dans le cadre de ses attributions relatives à l¶emploi des forces ». Puis. il est passé d¶un rôle de « conseiller écouté » à. les attributions relatives au domaine de l¶emploi des forces sont désormais sous l¶autorité directe du Président de la République et du gouvernement. désormais les textes prévoient que « sous l'autorité du Président de la République et du gouvernement . grâce à la réforme de 2005. Il acquiert ainsi des pouvoirs plus importants. dominante organique à la tête des trois armées. le CEMA est responsable de l¶emploi des forces et assure le commandement des opérations militaires ». au fur et à mesure des différentes réformes.

Les domaines de la condition militaire et du moral sont de nouvelles attributions. est responsable de la mise en uvre de cette politique. il est un intervenant privilégié dans les décisions politiques relatives à l¶emploi des forces armées sur les terrains de conflits. alors qu¶auparavant. En tant qu¶autorité militaire. le champ de responsabilité du CEMA s¶accroît. le suivi devient obligatoire. les chefs des organismes et services interarmées qui lui sont rattachés ainsi que sur l¶EMA. c. Par cet aspect. . Ces matières restent sous l¶autorité directe du MINDEF.participe à la définition de la politique des ressources humaines du ministère. Mais dans le même temps. Les responsabilités du CEMA : Par ailleurs. il peut mettre à la disposition des autorités politiques son expérience professionnelle et sa connaissance du milieu. Autorité du CEMA : Le décret de 2009 donne autorité au CEMA sur les directeurs. de la condition militaire et du moral.Il est réaffirmé son rôle de conseiller militaire du Gouvernement. Le CEMA est toujours responsable de l¶organisation interarmées et de l¶organisation générale des armées. la subordination du militaire au politique par la même. il « disposait » de l¶EMA. Son rôle ne se cantonne pas à fixer des directives. comme en 2005. il n¶était pas prévu d¶autres dispositions que le fait qu¶il avait « autorité sur les organismes interarmées » et qu¶il devait « veiller à la cohérence de l¶organisation des armées » et. . le CEMA : . Désormais.au sein des armées et des organisations interarmées. Ses attributions dépassent désormais le cadre strict du domaine des armés pour être élevées au niveau du ministère : il devient un allié privilégié du MINDEF dans ce domaine. Ses attributions dans le domaine interarmées sont donc précisées par la réforme de 2009. à ce titre. En 2005.est responsable de l¶expression du besoin en matière de ressources humaines civiles et militaires des armées et des organismes interarmées. il « assistait le MINDEF ». ce qui en fait un allié indispensable dans cette organisation politico-militaire. Il gagne en autonomie dans le cadre de ses attributions. les textes prévoient qu¶il agisse « sous l¶autorité du MINDEF ». « donner son avis sur les propositions des CEMs ». et ce pour l¶ensemble des dispositions qui suivent. Le lien hiérarchique entre le CEMA et le MINDEF est ainsi affirmé. il y a eu lieu à une reformulation. ce qui clarifie son domaine d¶intervention et donne logiquement au CEMA une place centrale dans le cadre interarmées. d. Auparavant. 11 . e. désormais. mais tout en étant « responsable ». Le CEMA et l¶interarmisation : Ses compétences en matière interarmées ont été développées.

» Pour illustration. On explique ce changement par un objectif de rationalisation et de mutualisation de la fonction soutien. Le CEMA gagne donc en autonomie dans ce domaine. il n¶est plus prévu la participation du secrétaire général pour l¶armement. il devait « élaborer des directives en matière de soutien et fixer aux armées leurs priorités dans des contrats opérationnels. désormais il doit définir « les besoins des armées » et en contrôler la satisfaction. Le grand changement est que désormais. il est désormais « responsable du soutien des armées. approuver celles des armées et veiller à leur prise en compte ». comme pour mieux souligner sa compétence interarmées. De plus. Il en fixe l¶organisation générale et les objectifs. il conviendrait d¶éclaircir cette disposition afin d¶éviter d¶aboutir à des situations inconfortables. la création du Service du Commissariat aux Armées (SCA) au 1er janvier 2009 témoigne de la montée en puissance du soutien. De même. f.La responsabilité du CEMA dans définition du format d'ensemble des armées et de leur cohérence capacitaire était déjà prévue dans le décret de 2005. Le soutien des armées : Un grand bouleversement est intervenu dans les compétences du CEMA en matière de soutien des armées. Les termes « forces » de 2005 est devenu « armées ». Le décret de 2009 va plus loin et pose que le CEMA doit définir des objectifs pour la préparation des armées mais aussi de contrôler leur aptitude à remplir leur mission. Ces outils d¶aides à la décision qui serviront au MINDEF valorisent l¶intervention du CEMA dans ce domaine. Il est rappelé que le CEMA est en charge de l¶élaboration des doctrines et concepts d¶emploi des équipements et des forces. dont la gestion ne doit plus dépendre du pér imètre armées pour pouvoir être optimisée. Alors qu¶auparavant il était en charge de « l¶articulation générale des forces ». On peut se questionner sur la possibilité de pouvoir mettre en cause le CEMA dans le cas de pertes humaines lors d¶une mission. la responsabilité du CEMA dans le domaine de la préparation et de la mise en condition d¶emploi des armées est de nouveau citée. alors que le décret de 2005 prévoyait que le CEMA doive « définir des priorités interarmées en matière d¶infrastructures. Alors qu¶en 2005. Il assure le maintien en condition opérationnelle des équipements. Pourrait-on rechercher la responsabilité du CEMA si l¶on arrivait à approuver que les personnels en question ne fussent pas aptes à remplir leur mission ? Cette possibilité ne serait pas sans conséquence. Il doit donc conduire des travaux de planification et de programmation. le CEMA est désormais « responsable de l¶expression de besoin en matière d¶infrastructure interarmées et des armées et en vérifie la satisfaction ». désormais directement rattaché au CEMA. On peut donc définir 12 .

le CEMA trouve désormais touts sa place dans d¶autres structures militaires telles que celles de l¶Union européenne et de l¶Organisation du traité de l¶Atlantique Nord (OTAN). ce qui englobe des champs d¶intervention qui dépassent le domaine militaire. Alors qu¶en 2005 son rôle se cantonnait à « participer à l¶élaboration et à l¶exploitation du renseignement de défense ». d¶autant que « connaissance et anticipation » sont un axe majeur prévu par le Livre blanc. Dans un contexte actuel de menace terroriste internationale et de développement du fait nucléaire par de nouvelles puissances telles que l¶Iran et la Corée du Nord. Ce « CEMA-Nouvelle Génération » est devenu un interlocuteur incontournable dans son domaine. selon le décret de 2009. Les relations internationales : Par ailleurs. de même qu¶en 2005 le CEMA « assure la direction générale de la recherche et de l'exploitation du renseignement militaire ». Le renseignement : Dans le domaine du renseignement. Il est de plus. h. L¶étude de ces textes met en perspective l¶idée d¶un CEMA dominant au sein de la Défense. Alors qu¶en 2005 son intervention dans ce domaine était réduit aux « relations avec les armées étrangères » sous la forme de participation et de suivi des négociations internationales. g. Son domaine d¶intervention est élargi car il concerne les renseignements d¶intérêt militaire. B) Un CEMA au sein de la Défense de demain : 13 . La meilleure connaissance dans ce domaine est requise. « responsable du renseignement d'intérêt militaire et a autorité sur la direction du renseignement militaire ». il est actuellement accru. afin d¶en faire un acteur adapté aux enjeux à venir. dans le domaine des relations internationales. il est responsable « des relations internationales militaires ». la présidence de l¶Allied Command Transformation (ACT) étant dévolue à l¶ancien Chef d¶Etat-major de l¶armée de l¶air le Général d¶Armée aérienne Abrial. La réintégration de la France au sein du commandement intégré de l¶OTAN illustre très bien cette position française sur le plan des relations internationales. son évolution étant liée à celle de la Défense dans son ensemble. l¶observation et la collecte de renseignements dans ce domaine est primordiale.le CEMA comme un responsable d¶objectif dans le domaine de l¶infrastructure interarmées et des armées.

cette fonction est celle du Président de la République. il y a eu beaucoup d¶échanges entre les différents acteurs du MINDEF. par l¶ancien CEMA le Général d¶Armée Georgelin qui provenait de l¶Etat major particulier du Président de la République.a. le CEMA s¶imposant en dernier ressort. c. La volonté de réaffirmer la suprématie du CEMA par rapport aux CEMs aurait été contradictoire avec le fait de consulter directement les Chefs d¶état-major d¶armées. Origines : Cette réforme a été traitée. adoptée en cohérence avec les dispositions issues du Livre Blanc prévoit que l¶ensemble des économies réalisées en rationalisant le soutien serait redéployée entièrement à la Défense pour l¶investissement en faveur de l¶équipement. La Loi de programmation militaire (LPM) 2009-2014. Cependant. Objectifs : Contrairement au régime précédent que l¶on pouvait qualifier de « collégialité arbitrée ». La toile de fond de cette réforme est la RGPP et les travaux budgétaires qui ont suivi : on a voulu redonner une cohérence d¶ensemble au MINDEF. La vocation première de ce décret est donc de supprimer les tropismes d¶armées qui auraient pu exister dans le régime précédent et ainsi faire prédominer une voix unique interarmées dans le domaine de la défense. à la modernisation des équipements et à la transition avec les équipements futurs. approuvée par le Président de la République. il n¶est pas le chef des armées et des opérations. b. simplifier les fonctions et l¶organisation. Est donnée la priorité à la disponibilité et à l¶emploi des parcs opérationnels. entre autres. la révision du décret permet un arbitrage central interarmées en matière budgétaire. Contexte : Lors de la réflexion sur le parachèvement de la réforme de 2009. tout en diminuant la masse de personnels. mais aucune attribution n¶est prévue dans le cadre de la conduite des opérations. Le rôle du MINDEF est de déterminer la politique de défense. Le budget de la Défense est en 14 . Il a voulu traduire une volonté d¶être plus qu¶un simple « adjoint opérations » du MINDEF. dont tous les pouvoirs dans le cadre de la conduite des opérations sont réaffirmés. Il avait donc pu développer des relations privilégiées avec le Président de la République dans la conduite des opérations. Dans cette optique. le régime prévu par le décret de 2009 met en place une forme de « collégialité dirigée » par le CEMA. son poids étant accentué par l¶arbitrage budgétaire. Celui-ci occupe d¶ailleurs une position particulière au sein des affaires du ministère. l¶armée de l¶air n¶avait pas été consultée officiellement car le débat avait volontairement été porté au niveau interarmées. y compris non militaires.

plan programmes. 15 . fonctionnement. L¶objectif à terme est que les gains escomptés du bloc « masse salariale » soient utilisés pour l¶investissement afin d¶améliorer les capacités opérationnelles des forces. au contraire. l¶infrastructure et les études de défense. on organise un système fondé sur un ensemble de grandes directions de métiers travaillant en concours. cela se traduit par une organisation identique des Etats-majors d¶armées : l¶armée de l¶air va devoir diminuer ses effectifs en Etat-major afin de s¶harmoniser avec les Etats-majors des autres armées. ils disposent d¶un rôle important dans le domaine de la préparation des forces. une réorganisation intervient afin que les CEMs s¶appuient dans le cadre de l¶exercice de leurs fonctions sur des organismes interarmées : les CEMs vont utiliser les grandes directions de métiers. e. Limites : La réaffirmation de la prédominance du CEMA ne va cependant pas jusqu¶à la suppression des CEMs. la dissuasion.effet constitué de trois blocs distincts : masse salariale. Nouvelle organisation : La Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP) recoupe la notion de mise en cohérence des fonctionnements des trois armées pour le soutien et l¶entraînement. le CEMA devant imposer ses arbitrages pour l¶investissement et l¶entraînement : il a vocation à diriger une cohérence de l¶ensemble du soutien. emploi soutien. dont chacun est expert dans sa fonction. Le CEMA doit donc pouvoir contenir et arbitrer les éléments de fonctionnement de chacune des armées pour obtenir des gains dans ce domaine pouvant être réaffectés à l¶investissement. performances synthèse). Pour illustration dans l¶armée de l¶air. De plus. d. qui eux-mêmes sont devenus les conseillers au nom de chacune des armées dans leur domaine d¶expertise. cette limitation a abouti à une diminution de l¶activité aérienne en moyenne de 20%. A la place d¶une organisation « matricielle » avec à sa tête le CEMA. même si le CEMA impose des limitations pour une optimisation des moyens. par délégation du CEMA. on conserve une organisation basée sur des grandes directions (ressources humaines. l¶entretien programmé des matériels et du personnel. Au niveau des armées. Le CEMA s¶est par là même assuré de sa place au sein du Ministère de la Défense : il est devenu le correspondant opérationnel des CEMs. Au sein des Etats-majors. Il est prévu que les crédits d¶équipement couvrent les opérations d¶armement. Les CEMs sont des conseillers du CEMA dans l¶emploi et la préparation des forces chacun dans leur domaine de compétence. investissement.

Par ailleurs. la réforme du soutien ayant pour objectif de recentrer les personnels sur leur c ur de métier. si cela aboutit au fait que trop de personnels viennent à travailler dans des entités interarmées du soutien telles que le COMIAS. elles ne sont pas organisées toutes de la même façon. Le pouvoir autrefois dévolu aux armées de pouvoir déterminer leur format et les moyens à mettre en uvre leur échappe désormais. Ils perdent un pouvoir essentiel qui est celui en matière d¶investissement. Face à la croissance des pouvoirs du CEMA. vectrice d¶appartenance à une armée. le risque craint par les armées est de ne plus être une « armée » mais d¶être réduit à une simple « composante ». Mais au-delà de cette organisation à développer. l¶ensemble du soutien échappe désormais aux pouvoirs des armées pour relever directement du CEMA. C¶est là qu¶intervient tout le rôle des CEMs : ils limitent le poids du CEMA au sein 16 .Par ailleurs. afin de pouvoir conserver une force de fonctionnement et des repères militaires. A ce sujet. Il est donc primordial pour les chefs et responsables de maintenir les repères et les liens des personnels avec l¶institution. la mise en place des Bases de défense (BDD) ne se fait pas de façon uniforme. pour être centralisé au niveau interarmées. il sera important de se référer à une cohérence globale. les pouvoirs du MINDEF sont d¶ailleurs renforcés car il préside désormais le Comité Ministériel d¶investissement. Interarmisation : Avec la création du Service du commissariat aux armées (SCA) et la mise en place de son corollaire le Commandement interarmées du Soutien (COMIAS). D¶où l¶importance pour tous les militaires de conserver une identité propre. L¶apparition d¶outils de gestion commune ayant pour but une meilleure gestion interarmées a pour risque d¶entraîner une implosion des armées à cause d¶une perte de cohérence et de repères. ils ont été maintenus afin de conserver un « contre-pouvoir » face au CEMA. En matière d¶investissement. Même si le rôle des CEMs a était restreint. le Général de Corps aérien Palomeros a réaffirmé l¶importance pour les aviateurs qui sont amenés à travailler hors du périmètre armée de l¶air de conserver leur identité d¶aviateur. Par ailleurs. g. le suivi des opérations d¶armement est désormais dans le périmètre de compétence du CEMA. on peut légitimement se poser la question de l¶avenir des personnels du soutien en tant que militaires. sans quoi on risque d¶aboutir à une « fonctionnarisation à outrance » et un éloignement des valeurs militaires. f. Conséquences : La « mise sous tutelle » des CEMs leur fait perdre une partie de leur indépendance.

ainsi que son ascendant sur les CEMs. d¶autres enjeux sont mis en balance actuellement. tels que l¶avenir du soutien aux forces opérationnelles au sein du MINDEF. C¶est pourquoi il est important de conserver des militaires dans la fonction soutien. Alors que le CEMA est devenu de plus en plus important au fil des réformes. 17 . Si les personnels du soutien perdent cette notion. on peut envisager une civilianisation des fonctions du soutien trop importante et dons une augmentation de la représentation des civils au sein du Ministère.du MINDEF et permet une identification aux armées. Entre 2005 et 2009 rôle du CEMA dans la conduite des opérations a été pleinement réaffirmé. Le soutien est entré directement dans son champ de compétence. La réorganisation du fonctionnement des armées en cours au sein du MINDEF doit se faire de façon logique et conserver son objectif stratégique premier : former des personnels pour aller au combat. ce qui laisse entrevoir une possibilité de conserver celui-ci en tant qu¶entité militaire. plutôt que s¶il avait été rattaché au niveau ministériel.

de Philippe Vial (Revue de défense nationale de mai 2007) 18 .Bibliographie - Décret n° 2005-506 du 19 mai 2005 fixant les attributions du ministre de la défense - Décret n° 2005-520 du 21 mai 2005 fixant les attributions des chefs d'état-major - Décret n° 2009-869 du 15 juillet 2009 relatif aux attributions du ministre de la défense. de la marine et de l'armée de l'air - Décret n° 2009-1177 du 5 octobre 2009 relatif aux attributions du chef d'état-major des armées et des chefs d'état-major d'armée - Aux origines du CEMA. du chef d'état-major des armées et des chefs d'état-major de l'armée de terre.