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Synthèse de TP

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Travaux Pratiques de Thermodynamique et de transferts Thermiques

23 Octobre 2019

TP COTTH – TP [FLORES – GARDON – HUANG] – [2019] Page 1 de 13


Table des matières

Machine frigorifique et climatisation ...................................................................................................... 3


Introduction......................................................................................................................................... 3
Manipulation ....................................................................................................................................... 3
Résultats .............................................................................................................................................. 3
Conclusion ........................................................................................................................................... 4
ANNEXE ............................................................................................................................................... 5
Echangeur - Convection forcée ............................................................................................................... 7
Conduction thermique dans les ailettes.................................................................................................. 9
Introduction......................................................................................................................................... 9
Manipulation ....................................................................................................................................... 9
Résultats .............................................................................................................................................. 9
Conclusion ......................................................................................................................................... 10
ANNEXE ............................................................................................................................................. 10
Mesures infrarouges et propriétés radiatives des corps....................................................................... 12

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Machine frigorifique et climatisation
Introduction
Dans ce TP nous étudions une machine frigorifique, c’est à dire une machine thermique à deux
sources de chaleur qui reçoit du travail mécanique et échange de l’énergie avec ses deux sources, sous
forme de chaleur. La machine que nous utilisons permet de refroidir et de déshumidifier de l’air dans
une veine de ventilation.
Le fluide frigorigène (fluide de travail) reçoit de la chaleur d’une source à basse température
lors de son évaporation et cède de la chaleur à une source à haute température lors de la
condensation. La chaleur considérée utile pour la machine thermique est celle échangée à
l’évaporateur. Ici l’évaporateur joue le rôle de “batterie froide”, c’est là que les deux fluides (air humide
qui sert de source froide et fluide frigorigène) de la machine échange de la chaleur.

Manipulation
Tout d’abord, nous démarrons la machine et attendons que le régime permanent soit
établi. Ensuite, nous prenons les températures de l’air fournies par les thermomètres qui se trouvent
à différents points du circuit de l’air dans la machine. Il y a deux thermomètres à chaque point, l’un à
bulbe sec et l’autre à bulbe humide (capteurs humidifiés en permanence). Nous mesurons aussi le
débit d’air.
Il faut aussi mesurer les températures et les pressions du fluide frigorigène disponibles sur le circuit de
la machine frigorifique. Puis le débit de fluide frigorigène du condensat à l’aide d’un chronomètre.

Résultats
A l’aide du diagramme du fluide R134a nous avons caractérisé les différents états et
transformations du fluide parcourant le circuit et les enthalpies massiques correspondantes (annexe
1).
Calcul de la puissance échangée :
𝑄̇𝑒𝑣𝑎𝑝𝑜𝑟𝑎𝑡𝑒𝑢𝑟 = 𝑚̇ 𝑐 ∆ℎ𝑒𝑣𝑎𝑝𝑜𝑟𝑎𝑡𝑒𝑢𝑟 , avec ∆ℎ𝑒𝑣𝑎𝑝𝑜𝑟𝑎𝑡𝑒𝑢𝑟 la différence d’enthalpie entre l’entrée et la
sortie de l’évaporateur. De même pour 𝑄̇𝑐𝑜𝑛𝑑𝑒𝑛𝑠𝑎𝑡𝑒𝑢𝑟 la différence d’enthalpie entre l’entrée et la
sortie du condenseur.
∆ℎ𝑒𝑣𝑎𝑝𝑜𝑟𝑎𝑡𝑒𝑢𝑟
Puis 𝐶𝑂𝑃 = = 0,5.
∆ℎ𝑐𝑜𝑛𝑑𝑒𝑛𝑠𝑎𝑡𝑒𝑢𝑟

Ensuite avec le diagramme de l’air humide nous avons obtenu les variations d’enthalpie
massiques, calculé les puissances échangées et le coefficient de performance de l’air le long de la veine
de climatisation (Annexes 2 et 3). On obtient donc la puissance échangée « avant refroidissement--
après refroidissement » : 𝑄̇𝑎𝑖𝑟1 et « après refroidissement-après chauffage » 𝑄̇𝑎𝑖𝑟2 .
On remarque que 𝑄̇𝑎𝑖𝑟1 = 1,12 KW =𝑄̇𝑒𝑣𝑎𝑝𝑜𝑟𝑎𝑡𝑒𝑢𝑟 . De même, 𝑄̇𝑎𝑖𝑟2 est très proche de 𝑄̇𝑐𝑜𝑛𝑑𝑒𝑛𝑠𝑎𝑡𝑒𝑢𝑟

Nous avons calculé le débit d’air : 𝑚̇𝑎 = 𝜌𝑎𝑖𝑟 0,0504 √∆ℎ= 0,16

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Variation d’humidité le long de la veine de ventilation.

Air Entrée Avant Après Après chauffage


refroidissement refroidissement
Temp sec (°C) 27 24,5 22,5 30
Temp humide (°C) 25,5 24,5 23 24,7
Humidité relative 80 99 100 69
(%)
Humidité Absolue 23,5 23,5 21 21
(g d’eau/ Kg d’air)
Enthalpie (kJ/kg) 79 75 68 75
Tableau récapitulatif des valeurs de température, humidité et enthalpie de l’air

On observe qu’en passant par le compresseur la température de l’air baisse et son humidité
relative augmente. Cependant comme l’eau se condense sur les parois l’humidité absolue baisse.

Conclusion

Lors de ce TP nous avons pu mieux comprendre le fonctionnement d’une machine thermique


a deux sources de chaleur.
Nous avons pu observer à l’aide des mesures et des diagrammes les changements d’enthalpies,
les échanges de chaleur et les associer à l’énergie fournie ou extraite.
En outre ce TP a mis en évidence les différentes parties de la réfrigération et des propriétés du fluide.
On a pu se familiariser avec une machine très efficace pour le maintien d’une certaine température
ans une pièce de travail.

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ANNEXE

Annexe 1 : Diagramme p-h du R134a et schéma représentant les différents états et transformation du
fluide frigorigène.

Débit Entrée Sortie condenseur Entrée Sortie


condensat 𝒎̇𝒄 condenseur évaporateur évaporateur
0.015 Temp (°C) 62,8 41 9 13,5

Pression (bar) 12 12 4 4

Enthalpie 440 260 260 410


(kJ/kg)

Annexe 2 : Tableau présentant les relevés effectués du système et les enthalpies issues du graphique

𝑸̇𝒆𝒗𝒂𝒑𝒐𝒓𝒂𝒕𝒆𝒖𝒓 (KW) 𝑸̇𝒄𝒐𝒏𝒅𝒆𝒏𝒔𝒂𝒕𝒆𝒖𝒓 (KW) COP


1,120 2,25 0,5

Annexe 3 : Tableau présentant les calculs de puissances échangés et du COP pour la machine
frigorifique

𝑸̇𝒂𝒊𝒓𝟐 (KW) après


̇𝑸𝒂𝒊𝒓𝟏 (KW) avant-après refroidissement-
refroidissement après chauffage COP

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1,12 1,76 0,5

𝜌𝑎𝑖𝑟 (𝑘𝑔/𝑚3 ) ∆ℎ (𝑚𝑚 𝐻20) Débit air 𝑚̇𝑎

1,14 8,1 0,16

Annexe 4 : Tableau présentant les débits d’air et les puissances échangés dans la veine de climatisation

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Echangeur - Convection forcée

Dans ce TP nous étudions deux échangeurs thermiques, c’est à dire des appareils permettant
d’échanger de la chaleur entre deux fluides circulant de part et d’autre d’une paroi de séparation. Dans
un échangeur, le fluide chaud cède de la chaleur au fluide froid, il n’y a pas de changements de phase,
ainsi, l’échangeur n’est ni un évaporateur ni un condenseur. Nous étudierons un échangeur
monotubulaire et un échangeur multitubulaire.

Figure 1. Echangeur monotubulaire Figure 2. Echangeur multitubulaire


Echangeur monotubulaire Echangeur multitubulaire
Diamètre interne 12mm 45 tubes de 8mm de diamètre
Diamètre externe 16mm -
Longueur 1,414m 0,45m
Surface d’échange thermique 0,053m² 0,54m²
Caractéristiques des deux échangeurs

Pour un débit d’eau froide fixé à 0,5 m3/h et trois débits d’eau chaude nous avons relevé les
températures d’eau chaude et froide, avant et après les deux échangeurs. Nous avons ensuite calculé
le coefficient d’échange global K en utilisant les formules données dans l’énoncé de TP. Nous obtenons
le graphique ci-dessous.

Evolution de K en fonction du débit d'eau chaude


6000

5000
K (W·m−2·K−1)

4000

3000

2000

1000

0
0.5 0.7 0.9 1.1 1.3 1.5 1.7 1.9 2.1
Débit d'eau chaude (m3/h)

Monotubulaire Multitubulaire

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Nous pouvons observer que le coefficient d’échange global de l’échangeur monotubulaire est
plus élevé que celui du multitubulaire. Nous observons aussi que K a tendance à augmenter quand le
débit d’eau chaude augmente. Nous observons cependant l’apparition d’un plateau sur la courbe de
l’échangeur monotubulaire, nous discuterons cela ci-après.
Nous calculons ensuite l'efficacité des deux échangeurs pour les débits d’eau chaude précédents.

Evolution de l'éfficacité en fonction du débit d'eau chaude


0.6

0.5

0.4
Efficacité

0.3

0.2

0.1

0
0.5 0.7 0.9 1.1 1.3 1.5 1.7 1.9 2.1
Débit d'eau chaude (m3/h)

Monotubulaire Multitubulaire

Nous observons ici, que l'échangeur multitubulaire est plus efficace que l’échangeur
monotubulaire, cela est en parti dû à une surface d’échange thermique plus importante (0,053m² <<
0,54m²). Nous observons cependant le même plateau pour l’échangeur monotubulaire. Nous pensons
que cela est dû au fait qu’à partir d’un certain débit de fluide et donc une certaine vitesse du fluide,
les échanges thermiques n’ont plus le temps de se faire et donc l'efficacité baisse.
Nous réalisons ensuite un calcul théorique de pertes de charges pour les deux échangeurs. On observe
bien que les pertes de charges sont nettement plus importantes dans l'échangeur multitubulaire et
augmentent énormément quand le débit de fluide augmente.

Evolution des pertes de charges en fonction du débit d'eau


chaude
2500000
Pertes de charges (Pa)

2000000

1500000

1000000 Monotubulaire

500000 Multitubulaire

0
0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 1.6 1.8 2
Débit (m3/h)

En conclusion, on observe que l'échangeur multitubulaire est plus efficace mais cause des
pertes de charges plus importantes, ce qui peut être problématique dans certains systèmes,
notamment si le débit de fluide est élevé. L’échangeur tubulaire est quant à lui plus utile dans ces cas-
là, quitte à augmenter la longueur de l’échangeur par exemple.

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Conduction thermique dans les ailettes
Introduction

Lors de ce TP nous allons comparer les efficacités de trois ailettes de matériaux différents, de
l’aluminium, de l’acier et un matériaux mystère. Nous réaliserons des mesures en utilisant une caméra
thermique. Ceci permet en effet la détermination de températures sans perturber la température des
ailettes. L’utilisation d’ailettes est une solution efficace pour permettre le refroidissement de
composants électroniques. Elles permettent d’augmenter la surface d’échange de chaleur et ainsi de
permettre une meilleure dissipation de chaleur et d’éviter la surchauffe des composants. La dissipation
thermique des ailettes dépend de la conductivité thermique du matériau λ, la géométrie des ailettes :
longueur et épaisseur et le coefficient de convection h.

Manipulation

Tout d’abord nous avons allumé le système chauffant avec une puissance de 10 V et attendu
une stabilisation de la température des trois ailettes (à peu près 15 minutes). Pour savoir si ce régime
était atteint on a utilisé la caméra infrarouge et attendu une stabilisation des températures.
Ensuite, on a réglé la caméra IR avec une émissivité de 0,98 et en nuance de gris. Avec ce
réglage nous avons pris une image des trois ailettes. Nous nous sommes par la suite servis du logiciel
« imagej » et du tableur fourni pour ce TP.

Résultats
Avec les images obtenues en nuance de gris (annexe 1) et à l’aide du logiciel « imagej » nous
avons obtenu des profils de nuance de gris qui nous permettent ensuite d’obtenir des profils de
température. Grace a un couplage liant les niveaux de gris d’un pixel a une température.
Un deuxième onglet du tableur est fourni avec les données théoriques des profils de
température.
On a commencé par chercher la valeur de la conductivité thermique de trois matériaux. On a
observé que la première ailette s’était réchauffée beaucoup plus vite que les deux autres. Le matériau
le plus conducteur de trois matériaux présents est l’aluminium. A l’aide du prof, du rang des valeurs
fournies dans le poly de COTTH de la conductivité thermique de l’aluminium et en cherchant l’écart
minimum entre résultats théoriques et ceux mesurés (annexe 2) on a pu déterminer une valeur
approche de sa conductivité thermique λ𝑎𝑙𝑢 =160 W/(mK) à 20°C. De même pour l’acier λ𝑎𝑐𝑖𝑒𝑟 =40
W/(mK) à 20°C. La troisième ailette est très peu conductrice puisqu’elle prend beaucoup de temps à
s’échauffer, c’est le matériau inconnu (du PVC).
Ensuite on a déterminé le coefficient de convection h = 15 W/m²/K en cherchant aussi l’écart
minimum entre résultats théoriques et ceux mesurés. On a pris la même valeur pour la valeur de h au
bout de l’ailette. Puis on a trouvé λ𝑖𝑛𝑐𝑜𝑛𝑛𝑛𝑢𝑒 = 2 W/(m.K). Les polymères et les mousses sont les
matériaux caractéristiques par leur faible conduction, ce sont des isolants. On détermine que c’est du
PVC. Sa conductivité thermique théorique est de l’ordre de 0,15 W/(m.K). L’écart entre résultats réels
et mesurés peut être dû au choix du h, à la précision de la caméra infrarouge ou à la plage courte de x.
L’efficacité de chaque ailette est alors calculée grâce au tableur (annexe 3), pour l’aluminium :
𝜂=0,91. Ce matériau est idéal pour la construction d’ailettes. Le PVC a une efficacité 𝜂=0,29, c’est-à-
dire qu’il ne diffuse pratiquement pas la chaleur c’est le matériau le moins conseillé pour faire des
ailettes.
On a de nouveau réalisé la même expérience mais en pointant un ventilateur sur les ailettes.
On a pris la photo en nuance de gris. La conductivité thermique est intrinsèque au matériau alors cette
valeur n’a pas changé, c’est la valeur du coefficient de convection qui a changé. Ce qui est normal

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puisqu’on a imposé un mouvement du fluide artificiellement et donc accéléré les échanges thermiques
entre le solide et le milieu extérieure. Le coefficient de convection h va donc augmenter.
On a donc réglé la valeur de h (annexe 4), et on a obtenue h=37 W/m²/K.
Nous avons observé qu’au bout des ailettes, la température se rapproche de la température
ambiante très vite. Alors, avoir des ailettes aussi longues, quand il y a un écoulement d’air qui permet
d’évacuer la chaleur plus vite, n’est pas nécessaire.

Conclusion
Nous avons pu constater que la diffusion de la chaleur change en fonction du milieu extérieur
et donc du coefficient de convection h, mais dépend aussi du matériau et donc de sa conductivité
thermique.
On a pu voir que l’aluminium à cause de sa haute conductivité thermique est très efficace à la
construction des ailettes. C’est pour cela qu’il est le matériau de prédilection pour la construction
d’ailettes pour les composants électroniques.
On a trouvé la nature du matériau inconnu : le PVC qu’on a caractérisé comme peu conducteur
grâce à l’utilisation de caméra infrarouge. Enfin, on a vu le paramètre h changer en fonction de
l’environnement, dans ce cas en imposant un flux de fluide artificiel (ventilateur). La géométrie de la
pièce est aussi très importante (pas besoin d’ailettes longues quand il y a un ventilateur) pour optimiser
l’efficacité de l’ailette.

ANNEXE

Annexe 1 : Photo de la caméra infrarouge correspondant à un régime permanent (après 15 minutes).

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Annexe 2 : Courbe de profils de température avec l’écart minimum entre résultats théoriques et
mesurées

Propriétés ailettes
Matière Aluminium Acier Inconnue
 (W/m.K) 160 50 2
h (W/m²/K) 37 37 37
hl (W/m²/K) 37 37 37
m 13,32 23,82 119,09
T0 (°C) 44 46 46
Flux réel (W) 2,23 1,67 0,35
Flux maximum (W) 2,97 3,24 3,24
Efficacité 0,75 0,52 0,11

Annexe 3 : Tableau comportant les données des ailettes.

80.0
Texp_Al (°C)
Tcal_Al (°C)
Texp_acier (°C)
60.0
Tcal_acier (°C)

40.0
Température (°C)

20.0

0.0
0 0.02 0.04 0.06 x (m)

Annexe 4 : Courbe de profils de température avec l’écart minimum entre résultats théoriques et
mesurées (avec ventilateur)

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Propriétés ailettes
Matière Aluminium Acier Inconnue
 (W/m.K) 160 40 2
h (W/m²/K) 15 15 15
hl (W/m²/K) 15 15 15
m 8,48 16,96 75,83
T0 (°C) 45 46 46
Flux réel (W) 1,10 0,87 0,22
Flux maximum (W) 1,26 1,31 1,31
Efficacité 0,88 0,66 0,17

Annexe 5 : Tableau comportant les données relatives aux ailettes (avec ventilateur).

Mesures infrarouges et propriétés radiatives des corps

Ce TP a pour but de présenter différents types de mesures de température à distance, par


pyromètre et par caméra thermique. Nous étudierons l’influence du milieu environnant ainsi que celle
des propriétés radiatives des corps sur les mesures réalisées. Nous nous concentrerons notamment
sur l’état de la surface mesurée. Nous allons utiliser pour ce faire trois “cibles”, plaques métalliques
chauffées à une température connue (300°C) et un four corps noir. Le four à corps noir a une émissivité
garantie de 0,98. Nous réaliserons également des mesures au travers de différents types de verre ainsi
qu’en faisant varier l’angle d’incidence de nos appareils de mesure.

Dans un premier temps, nous avons réalisé des mesures d’émissivité pour le four et les trois
cibles en utilisant le pyromètre monochromatique IRCON Mirage MR 6015 04C et le pyromètre à
rayonnement total SKF TKTL 30.

Emissivité Acier Aluminium poli Aluminium non poli Four

IRCON Mirage 0.39 0.10 0.41 0.95

SKF TKTL 30 0.25 Hors plage (trop faible) 0.18 Mesure impossible

Nous observons que les émissivités ne sont pas les mêmes pour les deux capteurs. Cela est dû
au fait que les deux appareils ne mesurent pas dans la plage de fréquence (2,2 à 2,6 μm pour le premier
et 8 à 14 μm pour le deuxième). Le deuxième appareil ne nous permet pas de mesurer l’aluminium
poli car la surface est trop réfléchissante et l’émissivité est donc trop faible. Nous n’avons pas obtenu
de mesure pour le four corps noir car le faisceau de mesure de l’appareil est trop large et ne permet
pas une bonne mesure.
Nous remarquons que l’état de surface influe beaucoup sur l’émissivité, en effet, il est bien
plus difficile de mesurer la température d’une surface polie. D’ailleurs, si la surface est réflective on a
souvent tendance à mesurer la température de l’environnement qui se réfléchit sur la surface.
Dans un deuxième temps nous avons choisi de réaliser des mesures d’émissivité en fonction
de l’angle de mesure par rapport à la surface et ce en utilisant l’aluminium poli. Nous remarquons que
pour des angles faibles, cet angle, n’a pas vraiment d’influence sur l’émissivité. C’est seulement à partir
d’environ 80° que l’émissivité commence à augmenter.

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0 22°5’ 45° 67°5’ 80°

Emissivité 0,1 0,1 0,1 0,1 0,13

Dans un troisième temps nous réalisons des mesures d’émissivité en mesurant la température
de la cible en acier à travers différents types de verre. Nous utilisons le pyromètre monochromatique
car ces types de verres sont totalement opaque pour les longueurs d’ondes mesurées par le pyromètre
SKF.

Type de verre Sans verre Parsol Bronze 10mm Parsol Bronze 8mm Parsol Gris 8mm

Emissivité 0.39 0,2 0,22 0,22

Nous pouvons remarquer que l’émissivité baisse fortement. Cela est dû au fait qu’il faut
maintenant prendre en compte la réflexion, la transmission et l'absorption dû à la présence de la
plaque de verre.

Finalement nous avons observé à l’aide de la caméra infrarouge les différentes cibles et
plaques de verre. La caméra infrarouge fonctionnant dans la même plage de longueur d’onde que le
pyromètre SKF, on observe que les plaques de verre sont complètement opaques et que les surfaces
polies font office de miroir infrarouge.

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