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Maria Antonietta Torriani — Wikipédia https://fr.wikipedia.

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Maria Antonietta Torriani


Maria Antonietta Torriani, née le 1er janvier 1840 à Novare (royaume de Sardaigne) et morte
le 24 mars 1920 à Milan, est une écrivaine italienne, connue pour ses romans populaires écrits
Maria Antonietta
sous le pseudonyme de Marquise Colombi (« Marchesa Colombi » en italien). Elle est Torriani
considérée comme l’une des premières écrivaines féministes italiennes.

Aujourd’hui connue pour ses romans, Torriani est également une journaliste prolifique, qui a
collaboré à de nombreux journaux et revues comme L'illustrazione italiana, le Corriere della
Sera, ou encore Il Giornale delle Donne. Proche de la féministe italienne Anna Maria Mozzoni,
elle a lutté pour la condition féminine et contre les discriminations de genre en s’investissant
dans l’éducation des jeunes filles.

Sommaire
Maria Antonietta Torriani.
Biographie
Jeunesse Alias Marquise Colombi
Vie à Milan Amelia Lorit
Séparation et vie à Turin La Moda
Regards sur l'œuvre Naissance 1er janvier 1840
Postérité Novare (royaume de
Sardaigne)
Publications
Essais Décès 24 mars 1920 (à 80 ans)
Romans Milan (Italie)
Récits pour la jeunesse Activité Romancière, journaliste
Nouvelles principale
Poésie Auteur
Opéras
Langue d’écriture Italien
Notes et références
Notes Mouvement Vérisme
Références Genres Roman, nouvelle, poésie

Voir aussi Œuvres principales


Bibliographie
Articles connexes La gente per bene. Leggi di convenienza
Liens externes sociale (1877)
Dans les rizières (1878)
Un mariage en province (1885)
Biographie

Jeunesse

Maria Antonietta Torriani naît le 1er janvier 1840 à Novare, dans le royaume de Sardaigne (aujourd’hui au nord de
2
l’Italie), de Luigi Torriani, horloger , et Carolina Imperatori, mère au foyer. Elle est baptisée le jour-même de sa
naissance au dôme de Novare. Elle est la seconde et dernière née de la famille, trois ans après sa sœur Giuseppina,
née en 1837. La famille vit avec la mère de Luigi Torriani et les trois sœurs de celui-ci dans une maison dont Luigi
3 4
Torriani a hérité à la mort de son père en 1830 , au numéro 104 de la Piazza delle Erbe (place aux Herbes) .

Luigi Torriani meurt de maladie le 31 mars 1841 à l’âge de 32 ans, alors que Maria Antonietta Torriani n’a que
5
15 mois . La loi de l’époque oblige Carolina Imperatori à s’entourer d’un « conseil de famille » constitué de quatre
personnes pour l’aider à s’occuper de ses filles et du patrimoine du père décédé. Ce conseil comprend Martino
6
Moschini, un voisin propriétaire et chimiste, et Antonio Stefanone, mari de Teresa, une des sœurs de Luigi Torriani .

La mère de Maria Antonietta Torriani, alors âgée de 25 ans, est contrainte de travailler pour subvenir aux besoins de La Piazza delle Erbe à
sa famille. Elle trouve un emploi comme enseignante dans une école primaire pour jeunes filles le 2 novembre 1842 et Novare vers 1840, avec la
7, 8
y reste six ans . Elle a une classe de 48 élèves et gagne un petit salaire de 350 lires annuelles. Une fois suffisamment 1
maison Torriani à gauche .
9
grandes, ses deux filles étudient dans cette même école . En 1847, elle se remarie avec Martino Moschini, lui-même
veuf et déjà septuagénaire, et la famille déménage au domicile de celui-ci, au numéro 101 de la même place. Le demi-
4, 10, 11
frère de Maria Antonietta Torriani, Tommaso Giuseppe, naît le 31 août de la même année . Les deux sœurs le surnomment affectueusement
2
« le vieux » (« vecchino ») .
a
Après l’école primaire, Torriani fréquente l’institut public des arts et métiers Bellini comme élève externe de 1850 à 1853. Sa mère meurt le
11, 12 13, 14
20 décembre 1854 et Torriani continue de vivre avec son beau-père jusqu’à la mort de celui-ci le 14 avril 1865 , à l’âge de 88 ans .

À un peu plus de 20 ans, Torriani préfère aller dans un couvent pour éviter d’avoir à se marier sous la pression de sa famille, et se retire dans
l’abbaye Mater Ecclesiae, à Miasino, sur le lac d'Orta. Elle souffre cependant rapidement de la discipline rigide et se met à étudier et écrire. À la
10
mort de son beau-père en 1865, elle hérite de 4 500 lires et quitte le couvent. Elle obtient un diplôme d’institutrice en 1866, puis enseigne
2, 15
brièvement en école élémentaire dans le sud de la province de Novare .

Vie à Milan

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En 1868, Torriani emménage rue San Pietro à Gessate, dans la métropole de Milan. Elle écrit des articles pour des journaux et revues, et publie la
10, 15, 16
poésie Ricciarda, l’un de ses premiers écrits, dans l’Illustrazione Universale du 27 décembre 1868 . Elle fréquente des salons littéraires
comme celui de la comtesse Maffei, où elle discute de réalisme et lit Zola en français, aux côtés de Giovanni Verga, Luigi Capuana, Neera et Evelina
17, 18
Cattermole, la Comtesse Lara .

En 1869, elle commence à collaborer à la revue féministe Il Passatempo, renommée « Il Giornale delle Donne » en 1872, tout en écrivant des
19
nouvelles et romans sous le nom de plume d’Amelia Lorrit . À partir de 1870, elle entre au lycée de jeunes filles Maria Gaetana Agnesi pour y
enseigner la littérature, à l’époque une matière jugée difficile et controversée car une idée répandue disait qu’elle pouvait induire les jeunes dans le
20, 21
péché . Torriani accorde une grande importance à l’accès des jeunes filles à l’éducation, seule manière selon elle de lutter contre la domination
20, 22
masculine de la société .

Lors d’une conférence le 10 avril 1870, elle rencontre Anna Maria Mozzoni, enseignante en philosophie morale et féministe
23
radicale lombarde , avec qui elle collabore comme enseignante et conférencière dans le but de sensibiliser au sujet de
4
l’éducation des femmes . L’année suivante, grâce au soutien du Passatempo, elle voyage avec Mozzoni à Gênes, Florence,
Naples, et Bologne, où elle rencontre l'homme politique Cesare Correnti, les écrivains Anton Giulio Barrili, Dora d'Istria et
10, 24
Ludmilla Assing, et les poètes Enrico Panzacchi et Giosuè Carducci . Elle correspondra pendant un an avec ce
15, 25 26
dernier , qui lui dédiera son poème Autunno romantico (« Automne romantique »), écrit le 8 janvier 1872 . Les deux
femmes tiennent des conférences sur « la femme et son potentiel » ; Torriani insiste sur la valeur de la littérature tandis que
24
Mozzoni s’intéresse au conditionnement opéré par la religion . Pendant ce temps, Torriani continue à collaborer à la revue
27
féministe La Donna (« La Femme ») dirigée par Alaide Gualberta Beccari . Elle publie un article en plusieurs parties
intitulé « Dietro le scene » (« Derrière les scènes ») en 1871 dans le Passatempo, dans lequel elle décrit son expérience de
10
conférencière avec Mozzoni . Cette période de conférences données avec Mozzoni dure peu de temps   ; malgré une Anna Maria
influence de Mozzoni sur la personnalité et les idées de Torriani, cette dernière reste modérée sur la question de la condition Mozzoni.
féminine, comme la plupart des écrivaines de l’époque : elle est par exemple fermement opposée à l’entrée des femmes au
20, 28
parlement .

Dans les années 1870, le journaliste Eugenio Torelli Viollier (1842-1900) est le rédacteur en chef d'un magazine très
populaire à l’époque, L'illustrazione italiana, qui publie notamment des histoires courtes et novellas. Torriani le
rencontre alors qu’elle vient offrir ses services à l'équipe de rédaction de la revue, et le couple se marie   le
30 octobre 1875, entouré de quelques amis. Le couple passe de longues soirées ensemble à lire des romans et essais en
français, mais Maria Antonietta Torriani tient à sa liberté : elle dort dans une chambre à part et sort souvent. Elle
n’hésite pas à montrer son indépendance en plaisantant en public : « La première nuit de noces ? Bah ! Ce n’était pas
b, 27
la première fois que je dormais avec Eugenio  ». Torriani se joue des conventions et fume des cigares et cigarillos
29
en public pour scandaliser l’opinion . L’autonomie dont fait preuve l’écrivaine est remarquable, puisqu’à l’époque le
30
code civil de 1865 prévoit qu’une femme ne peut rien faire sans l’autorisation de son mari .
27, c
En 1876, Torelli Viollier fonde le journal Corriere della Sera . Afin de diversifier son lectorat, il favorise l’ouverture
de rubriques sur des sujets variés, en particulier ceux appréciés des femmes de l’époque comme la mode, la
littérature, et la chronique mondaine. Cette approche permet non seulement d’accroître le nombre de lectrices, mais
33
ouvre aussi l’accès au journalisme pour les écrivaines . Dès la première année, Torriani écrit beaucoup dans le Eugenio Torelli Viollier.
journal, notamment via la rubrique mensuelle Lettera aperta alle signore (« Lettre ouverte aux dames »), qu’elle
25, 34
signe sous le pseudonyme de « La Moda » (« La Mode ») . Elle écrit pour un public féminin et parle de mode, de
35
bonnes manières, des débats du moment sur la condition féminine, et de l’ouverture de l’éducation pour les filles .
Torriani fait entrer au journal la jeune Evelina Cattermole, future écrivaine et poétesse, qui y anime une rubrique populaire dédiée aux vêtements
36
féminins .

La même année, elle publie une lettre ouverte à Neera dans L'Illustrazione italiana intitulée « La donna povera. Lettera della Marchesa Colombi
alla signora Neera » (« La Femme pauvre. Lettre de la marquise Colombi à madame Neera »), dans laquelle elle répond à un écrit de cette
dernière qui refuse aux femmes de la petite bourgeoisie le droit de travailler. Torriani y soutient le droit des femmes à un travail rémunéré qui leur
19, 37
permet une raisonnable indépendance . Elle précise toutefois son opposition à l’accès des femmes aux métiers importants comme ceux
28
d’avocat, médecin ou député .

C’est au cours de cette période que Torriani commence sa carrière de romancière sous le pseudonyme de « Marquise Colombi », qu’elle utilise déjà
27
pour signer ses articles dans le Corriere della Sera . Le nom est tiré de la comédie La satira e Parini de Paolo Ferrari, dans laquelle les
marquis Colombi sont des personnages futiles et frivoles. Torriani a commencé sa carrière littéraire sous son nom, mais adopte ensuite divers
38
noms de plume. En 1875, elle utilise en même temps les pseudonymes « Amelia Torit  » et « Marquise Colombi » (« Marchesa Colombi » en
39, 40
italien), ainsi que son nom propre . Elle abandonne « Amelia Torit » en 1877, puis, à l'exception de quelques articles signés « La Moda »,
41
n’utilise plus que celui de Marquise Colombi .

Cette même année, inspirée par son expérience au Giornale delle donne, elle écrit La gente per bene, un essai sur la politesse et les bonnes
19, 42, 43
manières. Le livre rencontre un très grand succès et est réédité 27 fois entre 1877 et 1901 . C’est le premier succès de l’écrivaine, qui voit
44
pour la première fois une de ses œuvres éditée en volumes .

Torriani écrit également pour l’opéra. En collaboration avec son mari, elle compose le livret de La Creola, mis en musique par Gaetano Coronaro
45
et créé le 24 novembre 1878 au Teatro comunale de Bologne , avant d'être repris à Vicence en 1880. Elle écrit également le livret pour Le
d, 46 25, 47
Violoniste de Crémone sur une musique de Giulio Litta, dont la première a lieu à la Scala de Milan le 18 avril 1882 .
48
Dans les années 1880, elle se lie d’amitié avec le peintre italien Leonardo Bazzaro , qui en réalise deux portraits à l’huile sur toile, aujourd’hui
49, 50
conservés à la Galerie municipale d'art moderne et contemporain de Turin .

Séparation et vie à Turin

À l’époque, le couple vit avec Eva, une nièce de Torriani, fille de sa sœur Giuseppina. Torriani la considère presque comme sa propre fille, mais sa
proximité avec Torelli Viollier crée un climat de jalousie et de remarques permanentes entre les deux femmes. La tension monte tellement qu’en
25
1886, Eva, dans une crise de délire, se tue en se jetant par une fenêtre . À partir de cet instant, Torriani et Torelli Viollier ne font plus que se
2
disputer en s’accusant mutuellement d’être responsables du suicide, jusqu’à se séparer quelques mois plus tard, en 1887 . Torriani reste tout de
même à Milan jusqu’à la mort de Torelli Viollier en 1900, et produit des livres pour les enfants et des écrits sur la morale, des essais et des histoires
10
courtes . Dans les années 1890-1891, elle tient la rubrique Colore del tempo (« Couleur du temps ») dans la revue culturelle féminine Vita intima
51
(« Vie intime ») .
15
En 1901, Torriani s'installe à Turin et achète un terrain à Cumiana, où elle fait construire une grande maison. Elle y passe la majeure partie de

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l’année, souvent entourée d’amies. Elle disparaît ainsi de la scène littéraire milanaise, mais continue à fréquenter ses
10, 25
amis et sa famille ; elle voyage de façon intensive en Europe jusqu’au début de la Première Guerre mondiale . Elle
52
se lie alors d’amitié avec le jeune peintre Augusto Carutti, qui illustre quelques-uns de ses derniers écrits , et à qui
elle léguera sa maison à sa mort.

Le 1er mars 1905, Torriani rompt son silence et publie une lettre ouverte à la journaliste Matilde Serao, publiée en
première page de La Stampa. Elle répond ainsi à cette dernière, qui, quelques jours auparavant, a publié un article
dans ce même quotidien accusant les domestiques d'avoir pour seul objectif de nuire à leurs maîtresses. Cette tribune
virulente faisait écho à trois affaires judiciaires impliquant deux bonnes et une nurse impliquées dans des affaires
criminelles. Torriani répond à Serao, qu’elle connaît depuis longtemps, sur la base d’une «   amitié ancienne et
e
inaltérée » . Elle souligne les conditions de vie imposées aux domestiques et réfute l’opposition servante-maîtresse
en plaidant en faveur d’une égalité naturelle en dépit d’une inégalité sociale. Cette publication rapide en première
page du journal montre que Torriani a encore de l’influence dans le milieu de la presse à Turin, bien qu’elle n’ait pas
53
publié d’article depuis plusieurs années .

En 1913, atteinte de troubles bronchiques, elle décrit ainsi son absence de production littéraire dans une lettre à son
ami Antonio Curti : « Je me laisse vaincre par l’inertie ; […] l’acte matériel de l’écriture me pèse ; et je m’invente des
54
excuses pour ne pas le faire  ».
Portrait de Torriani par
10, 55
Maria Antonietta Torriani meurt à Milan le 24 mars 1920 et est enterrée à Cumiana, dans la province de Turin, Leonardo Bazzaro.
56
où elle a vécu pendant près de vingt ans .

Regards sur l'œuvre


Les tout premiers romans de Torriani sont caractérisés par trois aspects : le premier est la proposition d’évasion
offerte à ses lectrices, en décrivant de nombreux épisodes de la vie mondaine. Torriani décrit les réceptions,
représentations théâtrales et ballets ; les personnages sont des figures aristocratiques, marquises et comtesses. Elle
s’inspire directement d’éléments de la vie turinoise du XIXe  siècle, embellis par les codes du roman sentimental. Le
second aspect est la description réaliste de la vie amoureuse des femmes : les thèmes centraux y sont la recherche du
bon partenaire, les problématiques de l’amour et du mariage, la mauvaise éducation des jeunes femmes. Enfin, le
troisième et dernier aspect caractéristique est la thématique sociale : Torriani lie les problèmes de l’amour à la réalité
57
de la condition féminine .

Les romans successifs voient apparaître la critique de la figure masculine, comme dans Il Carnovale di un capitano
57
(1873), où le narrateur est un noble paresseux qui décrit ses incertitudes alors qu’il hésite entre deux femmes . En Portrait de Torriani par
1875, dans Sic transit. Romanzo senza eroi, Torriani retourne au thème de la femme rebelle. Dans le roman, Fulvia Giovanni Segantini, en
est une chanteuse qui refuse le mariage, préférant rester indépendante. Les critiques contemporains jugent le roman 1885-1886.
désordonné à cause de sa fin confuse, dans laquelle Fulvia renonce à ses ambitions, se marie, et s’intègre dans une vie
de famille traditionnelle. L’œuvre est révélatrice de tensions irrésolues éprouvées par l’écrivaine entre un idéal et la
58
réalité .
2, 51, 59, 60
Torriani fait preuve d’autodérision et d’une tonalité ironique et anti-conformiste, position très rare pour l’époque . Elle s'interroge sur son
61
rôle d’autrice et son rapport avec son lectorat, et n’hésite pas à jouer sur son propre personnage  : dans l’introduction de La gente per bene, en
1877, elle se présente comme une femme de 130   ans que l’éditeur aurait approché en lui demandant d’«   écrire un livre sur les devoirs et
conventions sociaux », elle « qui vit depuis tant d’années dans la société élégante, dont elle a pu observer les coutumes pendant trois ou quatre
62
générations  ». Elle décrit la réaction de son personnage en indiquant que, « ayant tant de foi dans l’indulgence des femmes [qui la liraient], elle
62
en prit le courage et accepta l’engagement  ». En plus de divertir ses lecteurs, ce procédé lui permet de mettre une distance par rapport à la
Marchesa Colombi autrice de la rubrique Lettre ouverte aux dames dans le Corriere, que de nombreux lecteurs masculins connaissent déjà. La
gente per bene s’adresse ainsi à un public tant masculin que féminin, en contraste avec les précédents écrits de Torriani qui étaient destinés
63
explicitement aux femmes. Elle y utilise un langage familier et ironique, dans le but d’informer tout en divertissant . Ce style d’écriture contraste
34
avec les manuels de politesse de l’époque, traditionnellement écrits par des hommes pour les femmes .
64
Féministe, Torriani décrit souvent ses scènes du point de vue des femmes . Elle dénonce ainsi la condition féminine de l’époque comme dans In
65
risaia (« Dans les rizières ») en 1878 où elle décrit la précarité des mondine, ouvrières saisonnières des rizières du nord de l'Italie , ou dans
66
Prima morire en 1881, qui met en scène une jeune aristocrate frustrée par son mariage de convenance avec un homme plus âgé .

Postérité
En 1973, Natalia Ginzburg et Italo Calvino proposent une réédition du roman le plus célèbre de Torriani, Un mariage en province, dans la
67, 68
collection Centopagine chez Einaudi, qui fait redécouvrir l’écrivaine oubliée au grand public . Ginzburg avait lu le roman plusieurs fois entre 7
69
et 14 ans, et en connaissait le moindre détail .

Le roman est adapté pour la télévision en 1980. Le téléfilm, réalisé par Gianni Bongioanni, est diffusé en deux épisodes à la télévision italienne les
70
24 et 26 février 1980, avec Erica Beltrami et Laura Betti .
71
La ville de Novare a une rue à son nom, la via Marchesa Colombi .

Publications
(it) Iragazzi d'una volta e i ragazzi di adesso, 1888.
72
(it) Cara speranza, 1888 .
72
(it) Umani errori, 1899 .
(it) Un triste Natale, 1900.

Essais
(it) Della letteratura nell’educazione femminile : Lettura fatta dalla signora Maria Antonietta Torriani alla X conferenza del Comitato ligure
73
per l’educazione del popolo il 9 marzo 1871, Genova, 1871 .
73
(it) Giulia Modena : Conferenza tenuta nel liceo femminile Gaetana Agnesi, Milano, 1871 .

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73
(it) La gente per bene : Leggi di convenienza sociale, Turin, 1877 .

Romans
74
(it) Carnovale e quaresima, 1870 .
73
(it) Il Carnovale di un capitano, Milan, Tip. Lombarda, 1873 .
74
(it) La quaresima di Miss Elda, 1873 .
74
(it) Sic transit. Romanzo senza eroi, 1875 .
74
(it) Marito e moglie. Riduzione libera dall’inglese (sous le pseudo Amelia Lorrit), 1875 .
75
(it) In risaia, 1878 (Dans les rizières, Bruxelles, Vanderauwera, 1883) .
73, 76
(it) Troppo tardi!, Cesena, Gargano, 1880 .
(it) Prima morire, Naples, Antonio Morano, 1881, 241 p. (lire en ligne (https://archive.org/details/digitami_RAV0337729)).
(it) La vita in famiglia, 1881.
77
(it) Il tramonto d'un ideale, 1882 .
78
(it) Un matrimonio in provincia, 1885 (Un mariage en province (trad. Josette Monfort et Emmanuelle Genevois), Arles, Gallimard, 1989) .
74
(it) Una spostata, 1889 .
2
(it) La voce delle cose, 1899 .
79
(it) Le gioie degli altri, Turin, 1900, 350 p. .

Récits pour la jeunesse


73
(it) I bambini per bene a casa e scuola, Milan, Hoepli, 1884 .
73
(it) Dal vero : Racconti pei bambini, Milan, Hoepli, 1884 .
80
(it) Le mele dei vicini, Milan, Carrara, 1885 .
73
(it) Una clessidra, Milan, Carrara, 1889 .
73
(it) Bene, per i cari piccolini, Milan, Galli, 1891 .
74
(it) Il primo viaggio, 1892 .
73
(it) Le beneficenze della Gemma, Milan, Carrara, 1893 .
73
(it) Il maestro, Palerme, Sandron, 1899 .

Nouvelles
81
(it) Due teste d’angiolo, publiée dans le bimensuel Il tesoro delle famiglie, Milan, 1869 .
81
(it) Un’avventura di un giornalista, 1873 .
75
(it) Scene nuziali, Turin, Roux e Favale, 1877 .
(it) Racconti di Natale, 1878.
75
(it) Dopo il caffè, Bologne, N. Zanichelli, 1878, 387 p. .
72
(it) Serate d’inverno, 1879 .
(it) La cartella n.4, Cesena, 1880, 269 p. (lire en ligne (https://www.gutenberg.org/files/43217/43217-h/43217-h.htm)).
(it) Nell'azzurro, 1881.
15, 59
(it) I più cari bambini del mondo (traduction libre d’un roman anglais), 1882 .
(it) Senz'amore, Milan, 1883 (lire en ligne (https://www.gutenberg.org/cache/epub/17852/pg17852-images.html)).
15
(it) Il piccolo eroe, Palerme, 1890 .
15
(it) Racconti popolari, Milan, 1900 .

Poésie
80
(it) Lungo la vita, Milan, Galli, 1891 .

Opéras
73
(it) La creola : Melodramma in 3 atti (en collaboration avec Eugenio Torelli Violler, musique de Gaetano Coronaro), Milan, Ricordi, 1880 .
73
(it) Il violinista di Cremona : Melodramma in due atti (musique de Giulio Litta), Milan, Ricordi, 1882 .

Notes et références

Notes
(it) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en italien intitulé « Maria Antonietta Torriani (https://it.wikipedia.or
g/wiki/Maria_Antonietta_Torriani?oldid=100140583) » (voir la liste des auteurs (https://it.wikipedia.org/wiki/Maria_Antonietta_Torriani?action=history)).
a. Civico Istituto Bellini d'Arti e Mestieri
b. « La prima notte di nozze? Be’ non era la prima volta che dormivo con Eugenio »
c. Certaines sources citent Maria Antonietta Torriani comme cofondatrice 2, 31, 32.
d. Il violinista di Cremona.
e. « antica ed inalterata amicizia 53 »

Références
1. Benatti et Cicala 2001, p. 219. 2. (it) Maria Elena Dalla Gassa, « Maria Antonietta Torriani, detta
Marchesa Colombi » (http://www.enciclopediadelledonne.it/biografie/
maria-antonietta-torriani/), sur enciclopediadelledonne.it.

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3. Benatti et Cicala 2001, p. 220. 36. (it) Gabriele Coltorti, « L’amore maledetto di Via Unione » (http://w
4. (it) Silvia Benatti, « La Marchesa Colombi (Maria Antonietta ww.monitoremilanese.com/?p=1673), sur Il Monitore Milanese,
Torriani) » (http://www.novara.com/novaraonline_ante2010/marches 23 mai 2016.
a_colombi.htm), sur novara.com (consulté le 6 novembre 2018). 37. Pierobon 1999, p. 31.
5. Benatti et Cicala 2001, p. 59. 38. (it) Giusi Baldissone, Il nome delle donne : modelli letterari e
6. Benatti et Cicala 2001, p. 221. metamorfosi storiche tra Lucrezia, Beatrice e le muse di Montale, F.
7. Mitchell 2014, p. 221. Angeli, 2005, 135 p. (ISBN 9788846463135), p. 101.
8. (it) Giovanna Cannì et Elisa Merlo, Atlante delle scrittrici piemontesi 39. Raphaël Müller, Le livre français et ses lecteurs italiens : De
dell'Ottocento e del Novecento, 2007, 274 p., p. 75. l'achèvement de l'unité à la montée du fascisme, Armand Colin,
2013, 376 p., p. 71.
9. Benatti et Cicala 2001, p. 222.
40. Tullo Massarani, L'art à Paris, vol. 2, 1880 (lire en ligne (https://gallic
10. (it) Ermenegilda Pierobon, « La Marchesa Colombi (1840-1920) a.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6471647w)), p. 308, note 1.
Profilo bio-bibliografico », Rivista di Studi Italiani, vol. XVII, no 2,
2 décembre 1999, p. 68-88 (lire en ligne (http://www.rivistadistudiitali 41. Pierobon 1999, p. 25, note 8.
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Voir aussi

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Articles connexes
Matilde Serao
Neera
Féminisme en Italie

Liens externes
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riani) sur le projet Gutenberg Sur les autres projets Wikimedia :
Maria Antonietta Torriani (https://common
Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes : Dictionnaire universel des s.wikimedia.org/wiki/Category:Maria_Ant
créatrices (https://www.dictionnaire-creatrices.com/fiche-marchesa-colombi) • Enciclopedia
delle donne (http://www.enciclopediadelledonne.it/biografie/maria-antonietta-torriani) onietta_Torriani?uselang=fr), sur
Ressource relative à l'audiovisuel : Wikimedia Commons

Maria Antonietta Torriani, sur Wikiquote

(en) Internet Movie Database (https://tools.wmflabs.org/wikidata-externalid-url/?p=345&url_prefix=https://www.imdb.com/&id=nm2937322)


Notices d'autorité : Fichier d’autorité international virtuel (http://viaf.org/viaf/14803487) ·
International Standard Name Identifier (http://isni.org/isni/0000000108719405) · Bibliothèque nationale de France (http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb121229
(données (http://data.bnf.fr/ark:/12148/cb12122974j)) · Système universitaire de documentation (http://www.idref.fr/029649382) ·
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· WorldCat (http://www.worldcat.org/identities/lccn-nr89-001887)

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