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Mini-projet d’ouvrages

géotechniques

Filière TP

S.Masson

Stabilité d’un barrage sur fondation imperméable


(phase de service)

Fait par :

- KHARBOUCHE OUSSAMA
- GOURIMATE AYMANE
- EL FARRICHA RIDA
Tables des matières

1. Hypothèses et caractéristiques de la digue............................................................................6


2. Méthode des tranches............................................................................................................6
3. Etude de la stabilité du talus avant la mise en eau (retenue vide)……………………………………… 10

4. Etude de la stabilité du talus quand la retenue est maximum…………………...……………………….12


1. Introduction 

On envisage la construction d’un barrage « souple » à pentes modérées en argile compactée sur un
sol de fondation que l’on peut considérer comme imperméable. La présence d’un noyau d’argile
compact imperméable en son centre sera dictée par les premières études de stabilité. Le profil
extérieur et les autres caractéristiques de la digue telles qu’ils ressortent des premiers
dimensionnements et vérifications des conditions de stabilité sont les suivants :

1. Hypothèses et caractéristiques de la digue 

- Type : digue en terre


- Nature du remblai : Argiles
- Hauteur : 52 m
- Longueur de crête : 1150 m
- Largeur de crête : 10 m
- Largeur max au sol : 440 m
- Fruit moyen amont : 4.3 H/1V
- Fruit moyen aval : 3.9H/1V
- Altitude crête : 382 m NGF
- Altitude crête déversoir : 380 m NGF
- Volume du corps du barrage : 8 000 000 m3

On a Le noyau a été dimensionné suivant le fait que son épaisseur moyenne en crête doit être égale
au 1/6 de la hauteur totale du barrage. Les fruits de talus du noyau sont 0,5H/1V pour l’aval et
1,5H/1V pour l’amont donc on trouve que :

1
 Largeur de la crête du noyau : Enoyau = ×52=8.7 mètres
6
On a le schéma descriptif de la digue est le suivant :

On a Les propriétés mécaniques des matériaux du barrage sont résumées dans le tableau suivant :

Les propriétés mécaniques des matériaux du barrage


Cohésion c
Element Nature Perméabilité Angle de frottement ϕ (°) Poids volumiques saturée ϒh (kN/m3) Poids volumiques humide ϒs (kN/m3)
(kpa)
Remblai Argiles et limons plastiques k = 10-8 m/s c = 10 kPa ϕ = 23° 20 17
Noyau Argiles et marnes molassiques k = 10-9 m/s c = 15 kPa ϕ = 25° 20 17

On a fixé le poids volumique saturé des couches de remblai et de noyau constituées d’argiles à 20
kN/m 3 et pour le poids volumique humide des couches de remblai et de noyau constituées
d’argiles à 17 kN/m 3

Le calcul de la stabilité du talus aval du barrage se fera par la méthode des tranches.
2. Méthode des tranches 

Méthodes des tranches Le découpage de la masse en mouvement en tranches a permis le


développement d'un très grand nombre de méthodes, symbolisées par la méthode suédoise de
Fellenius.

Trois hypothèses sont ajoutées par rapport à la méthode des blocs :

1. les bords des blocs sont devenus verticaux


2. le point de passage de la force à la base du bloc - de la tranche - est situé au centre de cette
base ;
3. le coefficient de sécurité est unique et ne s'applique qu'à la base des tranches.
Méthodes issues de l'analyse de l'équilibre d'une tranche

Le dénombrement des inconnues et des équations du problème permet de comparer facilement les
méthodes. Par tranche, il y a les forces situées à droite et à gauche (deux forces et leurs points de
passage, soit 6n inconnues), les forces à la base mais centrées (2n inconnues), et le coefficient de
sécurité qui est pris constant le long de la courbe de rupture, ce qui fait au total 8n + 1 inconnues. Le
principe d'action et de réaction entre tranches fournit 3(n - 1) équations, l'équilibre de chaque
tranche 3n équations ; on a aussi n équations de type Coulomb à la base des tranches et les 6
équations correspondant à des forces nulles aux extrémités du glissement, ce qui fait au total 7n + 3
équations. Il manque n - 2 équations pour résoudre. Le choix de ces n - 2 équations différencie les
méthodes.

o Rupture circulaire en conditions non drainées (Fellenius)  :

Cette méthode a été proposée par Fellenius, dans le cas d'un sol purement cohérent. Aucune
hypothèse n'est faite sur la distribution des forces à l'intérieur du massif et seuls les efforts de
cisaillement le long de la courbe de rupture circulaire sont pris en compte.

La résistance au glissement est alors facilement calculable sous l'expression d'un moment, avec un
bras de levier, égal au rayon R, constant. Pour obtenir le moment moteur, il est nécessaire de
décomposer la masse en mouvement en tranches verticales, le bras de levier étant alors le rayon du
cercle R multiplié par le sinus de l'angle d'inclinaison de la base de la tranche. Le coefficient de
sécurité peut être défini comme le rapport des deux moments et on obtient :

L’équilibre d’une tranche :


Résolution :

On détermine les efforts sur la base de la tranche i à partir des équations d’équilibre

¿=Wi cos ⁡( α i) Et Ti=Wi sin ⁡( α i)

On calcule le moment moteur sur le bloc et on le compare au moment résistant maximal mobilisable

Expression du facteur de sécurité  :

Avec : ui la pression interstitielle agissant sur la base de la tranche i

o Méthode de Bishop :

Bishop ne néglige plus les forces horizontales inter tranches et obtient une formule implicite dont la
programmation pose quelques problèmes :

Hypothèses :

- la ligne de glissement est circulaire


- quelle que soit la tranche i, les efforts inter tranches verticaux se compensent

Vi=Vi '

Résolution :

On introduit une équation supplémentaire aux équations d’équilibre en définissant le facteur


de sécurité en tout point de la ligne de glissement comme étant :
On écrit l’équilibre entre le moment moteur sur le bloc et le moment résistant maximal
mobilisable

Expression du facteur de sécurité  :

Avec :

- ui la pression interstitielle agissant sur la base de la tranche i

Pour calculer le facteur de sécurité selon cette expression Bishop, on a le terme :


tan(α ¿¿ i)
mα i=cos ( α i ) +sin ( α i)∗ ¿ comporte déjà le terme du facteur de sécurité F dedans, ce qui
F
nous impose de passer par un calcul itératif en prenant la valeur initiale de la première itération du
facteur de sécurité à introduire dans le terme mα icelle qu’on a déjà trouvé à partir de la méthode de
Fellenius

On nous a attribué la ligne de glissement n°6 soit la ligne connectant le point de passage en
crête B et le point de tangence sur la base D, comme il est visible sur le schéma de talus suivant :

Pour notre projet voilà ci-dessous la ligne de glissement :

Pour obtenir un niveau de précision suffisant nous allons diviser cette distance en 14
tranches de largeur identiques de b = 15 m.
Nous allons maintenant calculer les caractéristiques des tranches :

tranche 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14
aire(m²) 17,17 87,31 148,69 195,97 230,09 251,82 261,76 260,41 248,16 225,26 191,2 142,68 85,6 26,77
angle alpha 32 29 26 23 21 18 15 10 8 7 5 2 -0,5 -2
alpha en degre 0,5585054 0,506145 0,4537856 0,4014257 0,366519 0,314159 0,261799 0,17453293 0,1396263 0,122173 0,0872665 0,0349066 -0,00873 -0,03491
ci 10000 10000 10000 10000 10000 10000 10000 10000 10000 10000 10000 10000 10000 10000
bi 15 15 15 15 15 15 15 15 15 15 15 15 15 15
cos(alpha) 0,8480481 0,87462 0,898794 0,9205049 0,93358 0,951057 0,965926 0,98480775 0,9902681 0,9925462 0,9961947 0,9993908 0,999962 0,999391
sin(apha) 0,5299193 0,48481 0,4383711 0,3907311 0,358368 0,309017 0,258819 0,17364818 0,1391731 0,1218693 0,0871557 0,0348995 -0,00873 -0,0349
tan(phi) 0,4244748 0,424475 0,4244748 0,4244748 0,424475 0,424475 0,424475 0,42447482 0,4244748 0,4244748 0,4244748 0,4244748 0,424475 0,424475
Wi(N) 291890 1484270 2527730 3331490 3911530 4280940 4449920 4426970 4218720 3829420 3250400 2425560 1455200 455090

3. Etude de la stabilité du talus avant la mise en eau (retenue vide)


Etant donné que notre ligne de rupture ne passe par le noyau, l’existence de ce dernier n’affecte pas
nos calculs de stabilité du talus dans le cas sans retenue d’eau.

En appliquant la formule de Fellenius sur notre cas on trouve les résultats suivants :
On rappelle les caractéristiques mécaniques du remblai :

- Cohésion : c = 10 kPa
- Angle de frottement : ϕ = 23°

Fellenius :

Fellenius
tranche 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14
aire(m²) 17,17 87,31 148,69 195,97 230,09 251,82 261,76 260,41 248,16 225,26 191,2 142,68 85,6 26,77
angle alpha 32 29 26 23 21 18 15 10 8 7 5 2 -0,5 -2
alpha en degre 0,5585054 0,506145 0,4537856 0,4014257 0,366519 0,314159 0,261799 0,17453293 0,1396263 0,122173 0,0872665 0,0349066 -0,00873 -0,03491
ci 10000 10000 10000 10000 10000 10000 10000 10000 10000 10000 10000 10000 10000 10000
bi 15 15 15 15 15 15 15 15 15 15 15 15 15 15
cos(alpha) 0,8480481 0,87462 0,898794 0,9205049 0,93358 0,951057 0,965926 0,98480775 0,9902681 0,9925462 0,9961947 0,9993908 0,999962 0,999391
sin(apha) 0,5299193 0,48481 0,4383711 0,3907311 0,358368 0,309017 0,258819 0,17364818 0,1391731 0,1218693 0,0871557 0,0348995 -0,00873 -0,0349
tan(phi) 0,4244748 0,424475 0,4244748 0,4244748 0,424475 0,424475 0,424475 0,42447482 0,4244748 0,4244748 0,4244748 0,4244748 0,424475 0,424475
Wi(N) 291890 1484270 2527730 3331490 3911530 4280940 4449920 4426970 4218720 3829420 3250400 2425560 1455200 455090
terme superieure 281949,88 722544,3 1131258,3 1464670,9 1710738 1885933 1979808 2002902,95 1924787,2 1764502,7 1525035,7 1179053,4 767677,9 343148 18684010,72
terme inferieure 154678,13 719588,4 1108083,9 1301716,8 1401767 1322883 1151724 768735,273 587132,34 466688,9 283291,03 84650,823 -12698,9 -15882,4 9322358,6
F
2,004214977
Fellenius

Nous obtenons ainsi un coefficient de sécurité F fellenius = 2.0042, ce qui respecte la condition de
sécurité :

F ≥ 1,5

De ce fait selon la formule de Fellenius notre talus de digue est stable au glissement.
Bishop :

Itération 1 :

Bishop 1
terme inferieure 154678,13 719588,4 1108083,9 1301716,8 1401767 1322883 1151724 768735,273 587132,34 466688,9 283291,03 84650,823 -12698,9 -15882,4 9322358,6
terme superieure 285229,18 798154,9 1233271,4 1559053,9 1793346 1935213 1997449 1986264 1903164,9 1743487,2 1507621 1171642,8 769146,6 345942 19028986,09
FB1 2,041220137
Itération 2 :

BiShop 2
terme inferieure 154678,13 719588,4 1108083,9 1301716,8 1401767 1322883 1151724 768735,273 587132,34 466688,9 283291,03 84650,823 -12698,9 -15882,4 9322358,6
terme superieure 285834,81 799678 1235368,2 1561388,7 1795794 1937475 1999396 1987561,17 1904162,7 1744288,7 1508118,4 1171798,7 769120,8 345895,3 19045879,55
FB2 2,04303228

Itération 3 :

Bishop 3
terme inferieure 154678,13 719588,4 1108083,9 1301716,8 1401767 1322883 1151724 768735,273 587132,34 466688,9 283291,03 84650,823 -12698,9 -15882,4 9322358,6
terme superieure 285863,97 799751,4 1235469,2 1561501,1 1795911 1937584 1999489 1987623,52 1904210,7 1744327,2 1508142,3 1171806,2 769119,5 345893 19046692,16
Fb3 2,04312

La méthode de Bishop valide également la stabilité du talus aval de la digue avec un coefficient de
sécurité égal à F = 2.043

4. Etude de la stabilité du talus quand la retenue est maximum

La présence de la retenue dans ce cas nous mène à prendre la pression interstitielle en


considération. Cette pression est directement liée avec le tracé de la ligne de saturation qui varie
selon la forme géométrique et la perméabilité des matériaux utilisés dans notre barrage.
o Analyse de la stabilité du talus avec retenue et sans noya  :