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Bachelier 1re année FPSE

Dujardin Jean

M: 121721

2011-2012

Courant de pensée en sciences humaines

Titulaire: H. Desmet
Assistant: J.-P. Pourtois
Table des matières

Page de garde .......................................................................................................................... p.

Table des matières.................................................................................................................... p.

Travail n° 1: "l'éducation implicite" ......................................................................................... p.

- Phrase 1: ............................................................................................................................ p.
- Phrase 2: ............................................................................................................................ p.
- Phrase 3: ............................................................................................................................ p.
- Phrase 4: ............................................................................................................................ p.
- Phrase 5: ............................................................................................................................ p.
- Phrase 6: ............................................................................................................................ p.
- Phrase 7: .............................................................................................................................p.
- Phrase 8: .............................................................................................................................p.

Travail n° 2: questionnaire des besoins des adultes ................................................................ p.

Travail n° 3: "l'éducation, une stratégie pour ré-enchanter la vie" .......................................... p.


Partie n° 1: travail pratique
L’éducation implicite

Par J.-P. Pourtois et H. Desmet


Paris, PUF, 200

Phrases à développer et à illustrer

1. L’éducation au quotidien se présente avec toutes les apparences du naturel.


2. Les théories implicites se composent d’un agrégat éclectique d’informations provenant de
sources diverses.
3. J.-C. Kaufmann propose le carré dynamique et dialectique mettant en relation six couples
de contraires.
4. Dans les situations de précarité, les personnes développent fréquemment des croyances
en leur inefficacité.
5. L’émergence du sujet est une des caractéristiques fondamentales de la nouvelle
modernité.
6. L’individu postmoderne va rechercher dans la quotidienneté la source du bonheur.
7. Les bouleversements macrosociaux ont bien évidemment un impact sur notre mémoire
sociale incorporée et sur nos habitudes […]. On peut constater l’existence de sous-
groupes de familles qui gèrent à leur manière les conflits de schèmes qui les atteignent.
8. L’itinéraire de réussite à un haut niveau scolaire par des jeunes issus d’un milieu
modeste n’est pas une fatalité heureuse.
Phrase 1
L’éducation au quotidien se présente avec toutes les apparences du
naturel
L'éducation implicite a pour première fonction de créer, d'installer et de consolider
l'identité psychosociale de l'être humain en lui fournissant quantités d'expériences qui vont
alimenter son monde vécu. Cette vaste opération va permettre à l'individu d'élaborer son
identité au fil du temps.
Dès sa naissance l'enfant, est en interaction avec ses parents et en particulier avec sa
maman. Au début de son existence, l'enfant ne différencie pas son corps de celui de sa
mère. A deux, ils ne font qu'un... Au fur et à mesure, l'enfant s'en détache (différenciation)
et prend conscience de son propre corps tout en s'identifiant à la mère (aux parents en plus
général).
Qu'il le veuille ou non, cela implique automatiquement un processus d'imprégnation de
normes, valeurs,…Les théories implicites des parents se constituent à partir de l'éducation
qu'ils ont reçue dans leur famille, de leur expérience en tant que parents et des personnes
avec lesquelles ils ont établi une communication sociale et/ou culturelle. L'éducation
implicite des parents est donc une conception personnelle celle-ci se base sur les
connaissances, croyances, attitudes, valeurs et intentions de pratiques relatives aux besoins
et aux processus du développement social et intellectuel de l'enfant indirectement, en
affectant le type de pratiques éducatives employées.
Pour l'enfant ses normes parentales sont les seules existantes et il s'y soumet. Elles vont
être les bases de son développement. Mais également constitué son éducation qui se fait de
manière naturelle et qui s'impose inconsciemment. Cette éducation au quotidien dite
"naturelle" est d'autant plus forte qu'elle est inconsciente.
L'enfant n’a pas conscience de la force de cette violence imposée par les parents dont
l’énergie est présente mais dormante. C'est-à-dire une violence cachée, en effet elle
s'impose de façon inconsciente Celui-ci n'a alors qu'à l'intérioriser, l'incorporer et
l'assimiler.
Cette éducation semble normale mais elle est violence cachée et donc symbolique car elle
détient un pouvoir, c'est-à-dire un pouvoir légitime qui vient de la méconnaissance de la
violence qui s’exerce à travers lui. Sans cette méconnaissance, la violence symbolique
serait inopérante, l’individu conscient s’y opposerait. Mais cette violence symbolique est
nécessaire pour le bon fonctionnement de l'enfant. Sans elle, l’enfant ne pourrait ni grandir,
ni se socialiser, ni s’humaniser… ni vivre. C’est grâce à elle que s’érige l’identité.
L’éducation implicite est violence mais violence indispensable au développement.
Celle-ci utilise le verbal (langage) mais également le non-verbal (canal des gestes).
La force de la violence symbolique est le produit du travail d’inculcation préalable
(influence des parents) qui a formé l’habitus. L'habitus constitue une source d'énergie
"dormante" de laquelle la violence symbolique tire sa puissance. Car l'enfant, sous l’effet
de l’habitus, va coopérer de lui-même, il va obéir et se soumettre. La puissance de la
violence symbolique est sans fin.
Au fur et à mesure que l'enfant rentrera en contact, en exploration, avec son milieu
extérieur, il prendra conscience d'autres valeurs, ce qui entrainera, en premier lieu, la
création de sa propre identité, qui est le résultat de la socialisation, d'une unité personnelle
mais également un processus d'identisation, qui est le fait de se différencier des autres.
Toutefois, l'éduction implicite peut engendrer d'autres formes de violences, par exemple.
Par exemple, la maltraitance peut aussi s'enracine dans le non-conscient. Le plus souvent,
l'enfant connaitra deux formes de violence: l'humiliation et l'exaltation.
Phrase 2:
Les théories implicites se composent d’un agrégat éclectique
d’informations provenant de sources diverses.
Les théories implicites se définissent comme une conception personnelle qui met en œuvre
les connaissances, les croyances, les attitudes, les valeurs et les intentions pratiques
relatives aux besoins et aux processus de développement des enfants. Elles découlent de la
façon dont l’individu appréhende le monde et se représente le réel, elles se composent d’un
agrégat éclectique d’infirmations provenant de sources diverses. Les «images guidantes»,
empruntées à ce qui a été vécu, servent à guider l’intuition.
Ces théories implicites se traduisent notamment dans les choix des stratégies éducatives
des parents et peuvent être considérées comme l’une des variables médiatrices de
l’éducation qu’ils donnent à leur(s) enfant(s). Les comportements parentaux sont guidés
par les croyances et les cognitions parentales. Les théories implicites parentales influencent
donc le développement social et intellectuel de l’enfant de manière indirecte en affectant le
type de pratiques éducatives employées. Les théories implicites varient en fonction de
variables telles que le niveau de scolarisation ou le milieu économique, social et culturel.
Elles s'adaptent pour faire face aux changements de comportement des enfants ou à des
problèmes particuliers qu'ils présenteraient.
Ces théories implicites font partie de son apprentissage et l'enfant les assimiles dès sa
conception. Ce qui amène le concept d'habitus. Ces théories ne sont pourtant pas éternelles,
elles peuvent être variables notamment pour faire face aux changements de comportements
de l'enfant.
Nespor (1987) fait une distinction entre connaissances et croyances. Ces connaissances
seraient de nature moins malléable et moins dynamique. Les croyances possèdent une
dimension affective et évaluative plus forte, ce qui influencerait l'organisation et la
définition des tâches éducatives.
Il existe, selon certaines études, deux types de conception du développement:
constructiviste ou mécaniste. Le milieu social est très impliqué dans le choix de l’une ou
l’autre conduite.
La perspective constructiviste du développement, considère l'apprentissage comme un
processus de développement interactif. L'apprentissage repose sur l'établissement de liens
entre les expériences antérieures enregistrées dans la mémoire à long terme et l'information
nouvelle. L'apprenant doit intégrer ce qu'il sait déjà et ensuite appliquer à des situations
nouvelles. Il apparait alors une meilleure réussite scolaire.
La perspective mécaniste du développement, est plus passive au niveau du rôle joué par
l'enfant dans son propre développement. L'apprentissage est plus terre à terre, on étudie la
matière point. Ce type de perspective serait plus retrouvé dans les milieux sociaux
défavorisés.
Selon Sameroff et Chandler, la complexité de la théorie implicite du développement des
parents dépendrait du degré de complexité du raisonnement en général. Il apparait
également que les parents ayant un niveau de scolarité inférieur jouissent d'une complexité
cognitive moins grande. Les auteurs ont aussi montré que le niveau de complexité du
raisonnement croît avec l'âge de l'enfant.
Phrase 3:
J.-C. Kaufmann propose le carré dynamique et dialectique mettant en
relation six couples de contraires.
J.-C Kaufman privilégie une sociologie dynamique fondée sur l'analyse des contraires. Il
propose le carré dynamique dialectique mettant en relation six couples des contraires qui
peuvent résumer l'essentiel des interdépendances de processus constitutives de l'individu.

RI: représente la réflexivité individuelle

H: représente le patrimoine individuel


d'habitudes

RS: représente la réflexivité sociale

S: représente les cadres de socialisation

RI: la réflexivité individuelle


La réflexivité individuelle relève du monde intérieur propre à l’individu. Elle est en
relation directe avec la réflexivité sociale qui est à l’origine de la dissonance de schèmes.

H: le patrimoine individuel d'habitudes


Le patrimoine individuel d’habitudes est le résultat des habitus et représente un patrimoine
individuel. Les habitus ont une fonction de conservation du passé et de reformulation du
présent. Ils confèrent un confort psychologique, une sorte d’ «inconscient cognitif».
L’individu est dans une interaction contradictoire avec la réflexivité individuelle.

RS: la réflexivité sociale


La réflexivité sociale concerne les informations issues de l’extérieur (médias, formation,
société…) qui suscitent une réflexion sociale sur des habitudes (schèmes dissonants),
pouvant déclencher une réflexivité individuelle et au bout du processus, un nouveau
comportement personnel.

S: les cadres de socialisation


Les cadres de socialisation représentent les cadres qui permettent à l’individu de se
socialiser, telles la famille, l’école, les entreprises, la culture, la communauté. Ils amènent
l’individu à créer des habitus (des routines, des schèmes) et instaurent une mémoire sociale
incorporée et implicite.
Tout schème est porteur d'une mémoire sociale. Pour J.-C. Kaufmann, l'individu se
construit quotidiennement dans le social.
Mais la socialisation relève aussi de la confrontation de tous les pôles du carré dynamique
et dialectique; elle est un processus continuel et quotidien. Ainsi, l'individu est constitué
par la totalité du carré dialectique mais il est rarement tout le carré en même temps.
La jeunesse est caractérisée par une identité en changement permanent. À l'âge adulte, une
stabilisation identitaire se manifeste, ce qui lui confère une sécurité: H et S sont le plus
souvent en consonance. La réflexivité tend à se réduire.

Exemple
Un jeune adulte est devenu récemment papa d’une petite fille. Avant sa naissance, il a
essayé d’analyser, de comprendre le comportement d’autres parents (RI). Mais ce qui l’a le
plus influencé, ce sont les avis des spécialistes dans des reportages télévisés ou dans des
livres (RS). Son nouveau rôle de père a réactivé certains comportements que ses parents
ont adoptés durant son enfance. Il se rend compte que cela influe beaucoup sur sa façon
d’éduquer sa fille (S). Ces comportements ne sont pas tout à fait identiques, ils évoluent à
cause de la mutation du rôle des parents. En effet, actuellement, les parents ne sont plus
liés à la contrainte de la reproduction, à la perpétuation du social. Ils font un enfant pour
eux, pour lui, et non pour la société. A la suite de toute cette observation, son identité a
légèrement changé. Les nouveaux schèmes d’actions sont intériorisés et incorporés et de
nouvelles habitudes émanent alors de ce changement. Son rôle de père est alors devenu
naturel.
Phrase 4:
Dans les situations de précarité, les personnes développent fréquemment
des croyances en leur inefficacité.
C'est très précocement que les enfants expérimentent des expériences d'efficacité dans
l'exercice du contrôle personnel, celles-ci sont essentielles au développement de la
compétence sociale et cognitive (Bandura, 2003, p.255). Les enfants qui ont vécu des
situations de rejet ou d’abandon ont des difficultés, lorsqu’ils sont devenus adultes, à croire
en leur contrôle sur l’environnement et à leur efficacité personnelle: leurs expériences
d’efficacité n’ont jamais abouti. Ils se replient alors sur des routines sécurisantes qu’ils ont
toujours connues. Ils sont effrayés par les incertitudes résultant des méthodes inhabituelles
et du changement des routines. Ils se sentent impuissants à engager le processus de
maîtrise de nouvelles compétences. Cette croyance en leur impuissance crée des barrières
psychologiques extrêmement pernicieuses car décourageantes et déstabilisantes. Ce
sentiment est très actif dans la sphère éducative.
Ainsi, beaucoup de parents qui n'ont pas pu créer de liens avec leurs parents sont souvent
dans l'incapacité de créer des liens avec leurs propre(s) enfant(s). Dès lors, ils ne peuvent
répondre au besoin d'attachement et leur(s) enfant(s) risque(nt) de rencontrer des difficultés
au niveau de leur développement cognitif et intellectuel. Ce mécanisme de reproduction
peut provoquer un sentiment d'attachement anxieux. Or, l'état affectif de la mère est
beaucoup plus important et plus fort que les soins qu'elle apporte. Cela signifie que, dans
un état affectif faible, même si la mère s'occupe de l'enfant, le nourrit, le lave et le soigne,
elle aura difficile à apporter cette affection primordiale nécessaire au développement de
l'enfant.
Il est important de créer chez l'enfant un sentiment d'efficacité qui résilie, susceptible
d'aboutir à des initiatives créatrices. Une confiance en son jugement lui permettra de
prendre des décisions et de s'y tenir. Il faut l'amener à une conception positive de ses
aptitudes se traduisant par sa capacité à acquérir des compétences nouvelles. Mais si cela
n'a pas été transmis, les incertitudes, la peur d'utiliser des méthodes nouvelles pourront le
submerger des années durant.
C'est un processus lent qui nécessite de la part de tous les acteurs concernés (parents,
enfants, intervenants) un effort soutenu sur une longue période. La constatation du progrès
chez les uns aide les autres à se croire capables d'améliorer leur existence. Car le but est
bien d'encourager l'efficacité collective pour rompre le cercle vicieux de la reproduction
sociale. Les interventions ont donc une double finalité: développementale et préventive.

Exemple:
La plupart des jeunes en décrochage, qui ont habituellement un cursus jonché de difficultés
(changements fréquents d'orientations, échecs, inscriptions tardives, renvois, etc.),
ressentent un mal-être au sein du milieu scolaire: problèmes relationnels avec certains
professeurs, sensation d'être différent des autres élèves, manque de confiance par rapport à
la scolarité, difficulté de se projeter dans l'avenir. Au point que pour certain, l'école tend à
devenir une source importante de détresse et nous révèle la présence de problèmes
d'adaptation sociale qui se sont soit aggravés, soit crées au cours de la scolarité.
Face à ce mal-être, le jeune "conteste" sa situation en perturbant le fonctionnement de la
classe et/ou s'enferme sur lui-même en se désengageant du processus de formation. Ces
attitudes ont pour conséquence la désinsertion scolaire du jeune.

Autres exemple:
Lorsqu’on a subi un licenciement dans des conditions difficiles comme par exemple une
mise au placard prolongée, des évaluations négatives estimées infondées, le fait de se sentir
victime d’un jeu dont les règles nous échappent, d’être un pion malmené par une hiérarchie
sans âme, cela peut générer une victimisation très forte dont il n'est pas évident de ressortir
sans aide.
Pour peu que la personne ait été licenciée à plusieurs reprises ou que ses candidatures
restent sans réponses, ou encore que quantité d’entretiens n’aboutissent pas, il devient
difficile pour elle de ne pas être affectée par un lourd sentiment d’échec qui s’amplifie à
chaque tentative et qui mène à une dévalorisation peu propice à la réussite de la recherche.
Phrase 5:
L’émergence du sujet est une des caractéristiques fondamentales de la
nouvelle modernité.
On assiste à une véritable métamorphose de la société. Il y a une nouvelle façon de voir les
choses, une nouvelle culture, un nouveau mode d'être en société, une nouvelle humanité et
avec ceci de nouveaux problèmes.
Dans la modernité, le sujet est absent. Aujourd’hui, dans la postmodernité, le jeune est un
sujet individuel qu’on éduque plus pour être bien intégré dans la société. Le passage de la
rationalisation à la subjectivation est positif mais de nouveaux extrêmes naissent ce qui
induit de nouveaux problèmes.
L’éducation est inévitablement touchée par le passage d’une identité moderne à une
identité que nous appellerons postmoderne. Nous assistons également à une nouvelle
structuration de la famille. En effet, depuis les années 70, les rôles parentaux ne sont plus
stéréotypés. Le père ne représente plus spécifiquement l'autorité. Les rôles ont changé.
Aujourd'hui, la famille n'est plus une institution sociale. Ce qui signifie qu'avant les enfants
étaient le fruit de la société, pour la société. Avec l’avènement de la nouvelle modernité,
les perspectives changent. L’émergence du sujet est une de ses caractéristiques
fondamentales. Des modèles plus démocratiques apparaissent et la recherche de
l’épanouissement personnel succède à la perspective de socialisation.
De cette idéologie moderniste est né un grand désenchantement car elle paraît plus diviser
qu’unit. Avec l’émergence de la nouvelle modernité, cette logique culturelle idéaliste est
profondément ébranlée au profit de valeurs plus réalistes, plus pragmatiques comme celles
de performance ou de réussite.
Une des caractéristiques essentielles de la culture postmoderne est le droit de choisir
librement, de devenir le maître de sa propre vie. Le principe de la responsabilisation est au
cœur même de la démocratie familiale. De plus, la postmodernité est faite d’expériences
sans cesse renouvelées et d’innovations permanentes.
Cette contestation conduit à adopter une logique qui s’inscrit dans le prolongement du
courant de l’hédonisme. Celle-ci vise à augmenter le niveau de satisfaction, du bien-être et
du plaisir personnels. L’individu cherche la source du bonheur au sein de la famille et du
couple.
La postmodernité s’exprime en faveur d’une désinstitutionalisation et d’une dé-
hiérarchisation du politique. Les individus postmodernes veulent jouer un rôle de citoyens
actifs. Ceci va contribuer à l’éclatement des institutions, du secteur de l’éducation et de la
formation et à une nouvelle définition de la solidarité sociale.
Aujourd'hui, avec les moyens de contraception, on fait des enfants quand on veut. On
parlera d'enfant du désir. La famille devient privée, affective. Nous créons les liens désirés
avec les personnes désirées et quand nous le désirons. Lorsque ceci ne nous convient plus,
nous changeons pour ne jamais être à cours de plaisir (ce qui crée des divorces). La société
se caractérise comme individualiste, tout le monde ne pense qu'à soi. Ce qui s'explique par
la recherche de bonheur et de liberté. On recherche l'émancipation des enfants.
Les institutions ne détiennent plus tout le pouvoir, l'homme est actif et à également des
responsabilités. Tous ces changements provoquent une certaine pression et un esprit de
compétition.
Contrairement à avant où l'homme devait s'adapter et suivre le rôle qui lui avait été donné,
aujourd'hui nous n'avons plus de rôle, c'est lui qui se construit, seul avec l'aide d'image
guidantes, qui ne sont pas forcement des personnes de sa famille. C'est une des causes de
l'augmentation du nombre de personnes déprimées.
Avec la généralisation du doute de la période postmoderne, la question éthique est apparue.
Cette nouvelle quête éthique prend trois orientations fondamentales.

Ethique de la responsabilisation
La notion de responsabilisation est importante dans la postmodernité, elle va susciter chez
les individus la nécessité de s’autoréguler. On verra ainsi se mettre en place des codes
d’éthiques et de déontologie et des comités d’éthique. Un nouveau concept clé apparaît: le
partenariat. Il renvoie à la coopération et à l’implication dans une perspective de parité
entre les individus.

Ethique du compromis
Le mythe de l’homogénéité sociale de l’ère moderne étant remis en question, les individus
se sont mis à réclamer le droit à la différence mais ceci crée de nombreux conflits. Pour
faire cohabiter pacifiquement les contraires, les individus doivent alors accepter une
culture de compromis, faire des concessions aux autres ; ceci va de pair avec l’éthique de
la communication.

Ethique de la communication
Les individus vont gérer leurs différents à partir d’une «logique d’affrontement verbale
médiatisable» qui permet de dépasser, pacifiquement, les conflits. On voit dont apparaître
l’orientation communicationnelle. Tout est négocié et doit être négociable dans la
communication.

Prenons l’exemple de l’enfant-roi dont les besoins sont parfaitement comblés. Dans les
besoins sociaux (la communication), l’enfant est trop écouté. Les parents lui renvoient une
image trop positive de lui-même ce qui augmente son estime de soi (besoin de
considération). Les parents laissent également trop de libertés à l’enfant: son SURMOI est
très faible, il n’a pas de structure. Dans le cas de l’enfant-roi, on aspire tellement au
bonheur de l’enfant qu’on en fait beaucoup trop, ce qui en fin de compte est néfaste pour
lui.
Quand on parle des besoins sociaux, on ne peut s’empêcher de penser à Facebook. Ce
réseau compte de plus en plus de membres de plus en plus jeunes. Ils s’y enferment
quelque part dans son identité: on fait très attention à son mur, ses photos et commentaires,
… Beaucoup de valeurs perdent de leur sens, notamment l’amitié: on devient ami en
seulement quelques clics.
Phrase 6:
L’individu postmoderne va rechercher dans la quotidienneté la source du
bonheur.
L’homme tente de toujours se conformer aux règles implicites. La construction de cette
normalité crée le processus de banalisation qui prend forme grâce à l’habitude et dont
aucun malaise n’en résulte. On parle d’ « inconscient cognitif ». Le véritable moteur de
l’individualisation est la dynamique des habitudes qui permet à l’homme de réguler son
action. Une habitude représente un enchainement d’une multitude de segments incorporés,
c'est-à-dire des microrépétitivités auxquelles s’ajoutent des segments nouveaux. L’habitude
ne cesse de se transformer.
Les schèmes, qui sont en nombre indéfini, sont l’armature de la personnalité.
L’intériorisation, qui est la construction d’une esquisse de schème, est un processus long et
incertain. On est encore loin de l’intériorisation qui peut très bien ne pas se produire car il
crée un conflit avec les anciennes habitudes. Le passage à l’incorporation se réalise quand
s’arrête le travail intellectuel : le nouveau schème est enregistré dans la mémoire cachée.
Lorsque la pensée et le schème incorporé entrent en conflit, l’individu est en situation de
dissonance. Pour J.-C. Kaufmann, ces conflits trouvent leur origine dans des contradictions
sociales. On parle de socialisation contradictoire. Le carré dialectique et dynamique met en
relation six couples de contraires qui peuvent résumer l’essentiel des interdépendances de
processus constitutives de l’individu.
La réflexivité est la divergence entre habitude et habitus. La réflexivité personnelle
fonctionne en tant que marqueur de l’identité. C’est un espace mental, un monde intérieur
propre à l’individu. L’individu n’est donc pas un bloc homogène. Il est un processus ouvert
et changeant qui va intérioriser, voir incorporer des segments de réflexivité sociale. Plongé
dans cette tension entre modernité et postmodernité, il va en saisir des segments qu’il va
soumettre à sa réflexion individuelle, et certains de ces segments deviendront des
habitudes. Ensuite intervient la mémoire sociale qui va agir comme un filtre dans les
éléments à incorporer. Ces derniers diffèrent suivant le type de logique familiale.
L’éducation implicite est, au départ, habitus. Elle peut être dormante tout un temps et se
réveiller tout à coup. Elle donne naissance à des habitudes qui ne disparaitront jamais de
notre vie, même si elles peuvent se mettre en veilleuse, car le passé est toujours susceptible
de rejaillir. Chacun construit son modèle éducatif, grâce à la mise en correspondance de la
mémoire incorporée avec la mémoire sociale environnante.
Le courant psychanalytique se penche avec intérêt sur la transmission de la vie psychique
entre les générations. Pour ce courant, le sujet est soumis à deux déterminants convergents:
le tributaire du fonctionnement propre a l’inconscient et celui assujetti à la chaîne
intersubjective des générations précédentes.
Selon un examen de familles ayant vécu et vivant en situation de précarité, les expériences
du passé hantent le fonctionnement éducatif actuel. Les parents reconnaissent manifester à
l’égard de leur(s) enfant(s) des comportements qu’eux-mêmes ont subis. Le schème
cognitif ne peut pas être incorporé car ils ne peuvent pas être sensibles aux signaux de
leur(s) enfant(s).
Phrase 7:
Les bouleversements macrosociaux ont bien évidemment un impact sur
notre mémoire sociale incorporée et sur nos habitudes […]. On peut
constater l’existence de sous-groupes de familles qui gèrent à leur
manière les conflits de schèmes qui les atteignent.
Suite aux bouleversements engendrés par la postmodernité, les familles gèrent à leur
manière les conflits de schèmes qui les atteignent, donnant naissance à des formes
nouvelles et particulières d'éducation implicite.
Les schèmes, qui sont en nombre indéfini, se situent au fondement de l’individu, ils sont
l’armature de la personnalité. Chaque jour, nous incorporons des schèmes, mais la plupart
ne deviendront pas opératoires et encore moins incorporés. Ils restent inactivés, en état de
structures dormantes souvent pour une courte durée: ils sont vite effacés de la mémoire
implicite.
L’intériorisation d’un nouveau schème est un processus long et incertain: il crée un conflit
avec les habitudes anciennement incorporées. Comme le schème n’est encore qu’enregistré
sous forme cognitive et reste donc de l’ordre du conscient, des doutes et des
questionnements restent très solides. L’intériorisation est fragile car l’évidence du schème
n’est pas encore constituée.
Le passage à l’incorporation se réalise quand s’arrête le travail intellectuel: le nouveau
schème est enregistré dans la mémoire cachée et il n’est dès lors plus questionnable. Un
schème qui a été incorporé tend à ne jamais disparaître. Il est stocké dans la mémoire
dormante, toujours prêt à être réactivé.
Par exemple, le cas d’une puéricultrice. Ayant juste terminé sa formation théorique, cette
jeune femme commence maintenant son premier stage dans une crèche. Elle se pose de
nombreuses questions. Sera-t-elle à la hauteur? Pour se préparer, elle discute avec de
nombreuses personnes: élèves plus âgés, professeurs,… Elle sera ensuite confrontée aux
enfants et fera alors appel à ses connaissances acquises en théorique (assimilation), à son
propre vécu durant son enfance ainsi qu’aux conseils et consignes du personnel de la
crèche. Plus elle fera de stages, plus elle intériorisera un mode opératoire et plus elle
pourra accommoder sa façon de faire. Un nouveau schème est incorporé. Après son stage,
elle décide d’abandonner ce métier mais y revient quelques années plus tard. Elle
constatera très vite qu’elle n’a rien oublié de ses premières expériences: le schème dormant
étant réactivé.
Ces nouvelles formes d'éducation implicite engendrent l'existence de sous-groupes
d’individus et de familles qui gèrent à leur manière les conflits de schèmes qui les
atteignent. On observe que ces sous-groupes réorganisent de façon spécifique leurs
pratiques et leur univers de valeurs pour faire face aux incertitudes et à l’imprévisibilité des
temps présents. Ils donnent ainsi naissance à des formes particulières d’éducation implicite
et de logique familiale en fonction de leur histoire et de leur trajectoire sociale. Ainsi, on
verra que certaines familles renforcent leur tendance conservatoire, alors que d’autres ont
un penchant à l’innovation. Certaines se focalisent sur leurs habitudes, d’autres se
ménagent des marges d’improvisation. Les cinq profils de familles représentés ci-dessous
retracent la construction des instances de socialisation des individus ainsi que leur façon
routinière de penser et d’agir, créant de la sorte un modèle éducatif spécifique.
1. Les familialistes: issus de la classe sociale ouvrière. Dans cette catégorie, les rôles sont
définis de façon traditionnelle: la mère à la maison s'occupe du ménage et de
l'éducation, et le père travaille à l'extérieur pour ramener le salaire. L'enfant à peu de
stimulation et la scolarité n'est pas soutenue dans la famille: les enfants sont orientés
vers des filières peu porteuses d'avenir et le coût des études joue un grand rôle. Les
contacts extérieurs sont restreints (considérés comme dangereux), la famille se replie
sur elle-même. La valeur privilégiée est le courage.

2. Les fonctionnalistes: ce groupe est similaire à celui des familialistes. En effet, le


niveau socio-économique de la famille d'origine est inférieur ou moyen-inférieur; les
pères sont des ouvriers peu qualifiés et plusieurs ont connu le chômage et l'invalidité.
L'autorité revient toujours au père, la tendresse et le soutien à la mère. Cependant, on
constate une complicité père-enfants. Les restrictions sont nombreuses et les
stimulations faibles, mais on accorde une plus grande estime à l'égard de l'enfant. Il y a
un engagement plus actif des parents à l'égard de la scolarité. Dès la sortie de l'école,
le jeune recherche du travail, son autonomie en dépend. Les valeurs privilégiées sont
le travail, la loyauté et l'honnêteté.

3. Les héritants: issus de la classe moyenne ou supérieure. Les parents sont employés
tous les deux, commerçants ou dirigeants d'une petite entreprise. La sécurité
économique est garantie. L'attitude éducative des parents est caractérisée par une
tendance à l'engagement, l'acceptation et la tolérance. Ainsi, les jeunes ont pu sortir,
avoir des activités sportives et culturelles… c'est un style éducatif qui stimule l'enfant,
qui tient compte de ses capacités et renforce peu négativement. Mais les parents
reconnaissent une certaine indisponibilité causée par des raisons professionnelles.
L'enfant n'a pas d'intérêt pour l'école mais regrette car il n'aura pas de diplôme. Il
reprendra ou travaillera au sein de l'entreprise familiale. Il y aura une dépendance vis-
à-vis des parents. La communication au sein de la famille est peu présente,
contrairement à la communication extérieure qui est élevée.

4. Les contractualistes: issus d'une famille économiquement supérieure. Les deux parents
ont une profession qui a un rapport direct ou indirect avec l'enseignement. Ils n'ont
jamais connu le chômage. Il y aussi une sécurité économique. Les attentes des parents
sont importantes, voire excessives. Le suivi scolaire des parents est actif. Les enfants
ont pu participer à des activités extérieures, celles-ci étant bien contrôlées. Il a un
problème de communication entre parent-enfant ce qui crée des tensions et des conflits
surtout fin secondaire concernant l'orientation futur de l'enfant. Les enfants, surtout en
grandissant, se sentent étouffés.

5. Les prothéistes: issus d'une famille économiquement supérieure ou moyen supérieur.


La plupart des mères ne travaillent pas afin de pouvoir organiser la vie familiale,
élever les enfants ou seconder leur mari. La vie familiale est stable. Le père est très
actif dans l'éducation. La famille, liée, se ferme au monde entier. La famille est la
valeur fondamentale. Ce groupe incarne l'image de la famille parfaite.
Phrase 8:
L’itinéraire de réussite à un haut niveau scolaire par des jeunes issus
d’un milieu modeste n’est pas une fatalité heureuse

Grâce à la théorie de la reproduction sociale de Bourdieu et de Passerons dans les années


60-70, on avait constaté que statistiquement les cas d'enfants issus de milieu populaire
ayant un brillant parcours scolaire ont largement été ignorés par la recherche scientifique.
Il en était de même pour les enfants de milieu aisé échouant leur scolarité. Ces cas
«atypiques» viennent, en fait, affaiblir la théorie de la reproduction sociale. La
socialisation a une part importante dans la scolarisation mais elle ne fait pas tout.
Rien n’est jamais irrémédiablement tracé. L’habitus, confronté à la réflexivité et à la
pensée fictionnelle est susceptible de faire naître de nouvelles habitudes, des gestes et des
logiques de vie qui s’écartent des routines initiales. La logique de programmation est alors
opposée à la logique du désir. Les individus peuvent devenir acteurs de leur vie.
On appelle les cas de réussite inattendue des "cas résilients". Pour ce qui est de la réussite
scolaire des enfants issus d'un milieu populaire, la résilience est la résistance à l'échec
scolaire auquel ces individus sont statistiquement prédestinés du fait de leurs
caractéristiques objectives (origine sociale, capital social et culturel, etc.). La résilience
comporterait deux dimensions essentielles: l'une familiale, l'autre individuelle.
- La dimension familiale (impact de valeurs, savoir et styles éducatifs parentaux dans la
réussite ou l'échec scolaire)
- La dimension individuelle (elle devient actrice de sa vie). Les rémunérations
n'interviennent qu'au second plan dans le choix de leurs études, ce qu'ils cherchent
avant tout c'est une bonne place dans la société et avoir des responsabilités. Aussi,
montrer que l'on peut réussir tout en étant fils/fille d'ouvrier.
Le rôle de la mère dans la réussite de l'enfant est fondamental. Elle occupe le leadership
scolaire et éducatif. A l'école primaire, elle surveille la scolarité de l'enfant. A l'université,
elle a surtout un rôle de soutien et de conseil. La communication compte beaucoup. Les
parents expliquent à l'enfant les raisons pour lesquelles il doit réussir etc., il en résulte des
valeurs de familles fonctionnalistes (l'importance du travail à l’école) et des familles
prothésistes (les parents sont présents, la famille est la valeur fondamentale).On peut dire
que la famille, même de condition modeste, peut être source d'avenir.
Ce qui peut provoquer un paradoxe du projet parental, le projet est traversé par des
contradictions. En effet, les parents poussent en même temps l'enfant à la reproduction et à
la différenciation. Le projet de l’enfant est d’abord celui des parents. L’enfant n’est
cependant pas un structure passive, il est en quête de son identité, il y a une contradiction
entre les projets, crise à dépasser pour se développer. Besoin alors d’un espace de liberté,
de l’apport des autres, pour y puiser les éléments de l’identité et ainsi provoquer son
individuation.
L'individuation, c’est le processus par lequel l’enfant découvre simultanément l’existence
autonome de l’objet et la sienne propre, ce qui implique un processus de séparation.
L’individuation est réussie lorsque le sujet éprouve le sentiment d’être reconnu dans son
identité propre, ce qui répond à son besoin d’autonomie sociale.
Prenons l’exemple de onze étudiants à la polytechnique de troisième, quatrième ou
cinquième année dont le père est ouvrier et qui ont été sélectionnés pour la recherche.
Les grands-parents étaient ouvriers, le père ouvrier qualifié, un échelon a été gravi sur
l’échelle sociale. Entre ces deux générations, le statut socioprofessionnel a peu évolué
mais une stabilité économique s’est installée permettant l’élaboration d’un projet parental
de haut niveau et un saut important dans l’échelle sociale.
Pour ces jeunes, ingénieur est un métier qui permet d’occuper une place dans la société et
un poste à responsabilités. Atteindre cette profession est pour eux un accomplissement de
soi. Ce choix d’étude peut aussi être dû à la volonté d’échapper à la condition sociale du
père.
Dix étudiants sur onze appartiennent au type de famille fonctionnalistes mais ont
développés des pratiques éducatives de type prothésiste. Un seul des étudiants appartient
au type de famille familialiste.
Partie 2: questionnaire des besoins des adultes
Présentation du travail
Ce questionnaire contient 90 items, 10 items par besoin. Le but étant de mettre en évidence
les différents besoins au départ du vécu des personnes. Elles expriment les manques et les
satisfactions de leurs besoins – ceci par rapport à leur situation de vie actuelle, sans que
cela n'ait de valeur prédictive par rapport à leur futur – et prennent déjà conscience de
manière implicite des différents besoins. Nous nous mettrons donc dans le rôle de
l'enquêteur.
Ces besoins sont répertoriés de manières suivantes:
- besoins affectifs: attachement, acceptation et investissement,
- besoins cognitifs: stimulation, expérimentation et renforcement,
- besoins sociaux: communication, considération et structures,

Présentation du sujet
Mademoiselle N est âgée de 21 ans, elle est née le 10/01/1991 à Ypres. Issu d'une famille
de 2 enfants: un garçon et une fille dont elle est la plus jeune. Ses parents se sont divorcé
alors qu'elle n'avait que 10 ans.
Dès lors, elle connue la garde alternée jusque l'âge de ses 15ans. Elle n'a jamais eu de très
bons rapports avec son frère, et n'a que très peu de nouvelles avec celui-ci.
Elle a vécue toute son enfance dans la ville de Comines Belgique jusque l'âge de 16 ans.
À partir de là elle déménagea dans le sud de la France pendant quelques mois avec sa
maman et par après avec son copain plus âgé de 3ans, où ils vécurent ensemble pendant
4 ans. Tout en n'ayant plus de nouvelle de son papa.
Diplômé en BAC littéraire. Actuellement, elle travaille dans un service administratif dans
une clinique privé, s'assume financièrement et vit seule dans un appartement dans le nord
de la France.
Elle aime faire la fête, être toujours en activité, quelque soit l'activité et de préférence en
groupe. Son état d'esprit actuel est de ne pas rester seul et de s'amuser.
Après avoir répondu au questionnaire elle m'a fait part de son ressenti qui est celui-ci: "je
suis persuadé qu'on verra un manque à propos des phrases sur la famille".
Besoins affectif
1. Attachement

N° item Intitulé de L'item + -


10 Je peux toujours compter sur quelqu’un
11 Je n’ai pas de vrai lien d’attachement
12 J’attache beaucoup d’importance à l’amitié
13 Affectivement, je me sens trop dépendant des autres
14 Ma famille s’occupe trop de moi
15 Je suis attaché à ma famille
16 Personne ne se préoccupe de moi
17 J’aurais mieux fait de ne pas naître
18 Mes proches m’aiment beaucoup
19 J’aime faire partie d’un groupe

 Analyse: 2 items positifs.

D'après les résultats obtenus, le besoin d'attachement me semble peu satisfaisant,


malgré qu'aucun item négatif n'ait été coché, le manque d'attachement à sa famille est
bien réel et m'a frappé. Cette analyse montre bien qu'il y a un malaise. Ce manque est
compensé au niveau social, par des personnes ressources autres que la famille, elle fait
partie d'un groupe d'amis, qui lui accorde de l'importance. Il y a donc un déplacement
du besoin d'attachement de la famille vers le groupe.
Cette absence d'attachement à sa famille est due au faite que depuis maintenant 4 ans,
elle à appris à vivre seul et à l'inverse de sa mère, a des mauvais rapports avec son père
et son frère.

2. Acceptation

N° item Intitulé de L'item + -


20 Les autres ne m’acceptent pas comme je suis
21 Je reçois beaucoup de tendresse
22 J’ai de la chance : on s’occupe bien de moi
23 Mes proches sont toujours contents de me voir
24 Parfois, mes proches me rejettent
25 Parfois, j’ai l’impression que ma famille m’étouffe
26 Mes proches préfèrent d’autres que moi
Je trouve que mes proches me donnent trop de
27 responsabilités
28 A la maison, j’ai mon coin à moi
29 Mes proches me font confiance

 Analyse: 2 items négatifs.


Malgré l'appartenance à un groupe, la cohésion de celui-ci n'est pas toujours bonne. Elle
se sent parfois rejetée par ses amis mais également sa famille. Il est possible qu’elle
leur en demande trop, je veux dire que l'affection qu'elle ne reçoit pas de sa famille,
elle la recherche chez ses amis. Ce sentiment de rejet me parait inquiétant et
omniprésent au fur et à mesure de l'entretien

3. Investissement

N° item Intitulé de l'item + -


30 Mes proches m’ont toujours bien guidé dans mes projets
Je n’aime pas cette société parce qu’elle s’en fiche des
31 gens
32 Je crois en l’avenir
J’aimerais vivre une autre vie que celle qu’on m’oblige à
33 vivre
34 On n’a jamais fait de projet à mon égard
35 Ma famille attend trop de moi
Mes proches m’ont toujours poussé dans ce que
36 j’entreprenais
37 J’ai le sentiment de réussir ma vie
Mon avenir est quelque chose d’important pour mes
38 proches
39 Personne n’a jamais cru en moi

 Analyse: 2 items positifs et 1 item négatif.

Elle a toujours été bien guidée dans ses projets, on l'a encouragée dans ce qu'elle
entreprenait. Quant à l'item négatif: "J’aimerais vivre une autre vie que celle qu’on
m’oblige à vivre", il s'explique par le fait qu'elle est dans une période de transition,
entre un boulot qui ne la passionne plus trop et l'envie de reprendre des études qu’elle
ne sait comment financer. En cochant cette case, elle met l'accent sur le fait qu'elle
n'est pas heureuse dans sa vie actuelle et espère un avenir meilleur.
Besoin cognitif
4. Stimulation

N° item Intitulé de L'item + -


40 Bien des choses passionnantes me stimulent dans la vie
41 Je m’ennuie, tous les jours sont pareils
42 On trouve toujours des idées pour s’occuper
Personne ne m’a jamais poussé à faire des choses
43 intéressantes
44 Mes loisirs sont variés
45 Je suis débordé par mes activités
46 Il faut toujours me stimuler
47 Je trouve toujours des gens pour m’encourager
48 Je me laisse facilement entraîner par mes amis
49 Mes proches m’encouragent à faire des choses

 Analyse: 1 item négatif

Le fait de n’avoir coché que l'item 48: "Je me laisse facilement entraîner par mes amis",
m’a vraiment interpellé. Jusqu’où ses amis peuvent-ils l'amenée à faires des choses?
Etant donné qu'elle n'a pas de structure familiale pour la conseiller, pourrait-elle,
poussée par ses amies, en arriver à faire des choses contraires à ses convictions, par
risque de se sentir rejetée? Ce manque de stimulation est également représenté par le
fait de ne pas avoir coché la case 43: "Personne ne m'a jamais poussé à faire des
choses intéressantes".

5. Expérimentation

N° item Intitulé de L'item + -


50 J’aime essayer des choses nouvelles
51 J’aime prendre des risques, le danger ne me fait pas peur
52 Ce que je voudrais, c’est reconstruire la vie autrement
53 Je ne peux rien essayer de nouveau à la maison
54 J’aime bien explorer mon milieu
55 Je suis curieux, j’aime voir les choses de tout près
56 Les choses nouvelles ne m’intéressent pas
57 J’ai envie de découvrir le monde
58 Mes proches ne me laissent rien essayer
59 Je n’aime pas changer mes petites habitudes

 Analyse: 4 items positifs, 1 item négatif

A l'inverse du besoin de stimulation, le besoin d'expérimentation est bien présent. Elle se


dit ouverte à de nouvelles choses, elle a envies de découvrir le monde, ce qui montre
une grande curiosité pour ce qui l'entoure.
L'item coché : "Ce que je voudrais, c'est reconstruire la vie autrement" prouve bien qu'elle
est actuellement à un carrefour de sa vie: continuer son petit train-train quotidien, qui ne la
passionne guère ou faire autre chose de sa vie, qui lui permettrai de se sentir stimuler.

6. Renforcement

N° item Intitulé de L'item + -


60 Je veux avoir le plus de satisfaction possible
61 Mon entourage me félicite fréquemment
62 Mes proches sont contents de ce que je fais
63 Je suis souvent critiqué par mes proches
64 J’ai du plaisir à faire les choses correctement
65 Quand je fais quelque chose de bien, on ne me félicite
jamais
66 Pour n’importe quoi mes proches sont toujours d’accord
67 Quand je me lance dans quelque chose, je sais à quoi cela
va me mener
68 Je reçois rarement l’approbation des autres
69 Je n’éprouve pas de satisfaction dans mes activités
quotidiennes

 Analyse: 2 items positifs, 2 items négatifs

L'item 63: "Je me sens souvent critiqué par mes proches" est un item négatif du besoin
de renforcement, alors que le regard des autres est quelque chose d'important dans la
construction et de la perception de soi. Par ailleurs, le sentiment d'appartenance à un
groupe est indispensable à l'élaboration de l'identité mais en cochant l'item 43: "Je me
laisse facilement entraîner par mes amis", cela montre qu'elle ne se différencie pas du
groupe pour s'individué. C'est la double démarche (identification – différenciation) qui
créera une identité équilibrée.
Besoin sociaux
7. Communication

N° item Intitulé de L'item + -


70 J’ai du mal à parler aux autres
71 Je communique difficilement avec mon entourage
72 Je me sens souvent isolé
73 Je voudrais qu’on m’écoute plus souvent
74 J’essaie toujours que chacun se comprenne l’un l’autre
Je trouve que chacun doit être naturel, se montrer comme
75 il est
76 Personne ne me parle
77 J’arrive toujours à me faire comprendre des autres
Souvent, je me parle à moi-même, je me raconte des
78 histoires
79 J’aime échanger des idées avec les autres

 Analyse: 3 items positifs, 3 items négatifs

En ce qui concerne le besoin de communication, nous remarquons qu'elle accorde


beaucoup d’importance à la communication avec l’autre: "J'aime échanger des idées
avec les autres". Pour elle, le caractère authentique: «Je trouve que chacun doit être
naturel, se montrer comme il est», et l’échange: «J’aime échanger des idées avec les
autres» sont des facteurs majeurs de la communication. On constate cependant des
points négatifs: elle ne se sent pas assez écoutée, comprise et à du mal à communiquer
avec son entourage. Etant donné qu’elle accorde une grande importance à l’autre, il se
pourrait qu’elle considère que l’autre ne lui en accorde pas autant.

8. Considération

N° item Intitulé de L'item + -


80 J’en ai marre d’être mal vu
81 Je me sens inférieur aux autres
82 Je me ferais n’importe quoi pour être considéré
83 Ma famille reconnaît ma valeur
Depuis que je suis tout petit, on trouve que je ne vaux pas
84 grand chose
85 Les autres m’apprécient
86 Je pense que je suis quelqu’un de bien
87 J’ai une bonne image de moi-même
88 Je passe souvent inaperçu
89 On me demande souvent conseil
 Analyse: 1 item positif, 1 item négatif

Mademoiselle N a coché l'item 81: "Je me sens inférieur aux autres" et l'item 86: "Je
pense que je suis quelqu'un de bien», qui me paraissent opposés et paradoxaux. Vivant
dans une profonde solitude, elle estime qu'elle n'a pas beaucoup de valeur par rapport
aux autres.
Est-ce parce qu'elle ne se sent pas considéré par les proches qu'elle estime? Etre
reconnue par un groupe est primordial et le danger serait de se conformer à l'idée
qu'elle pense que les autres ont d'elle, se percevant alors comme pas grand-chose. Une
telle violence humiliante ne peut laisser que des traces.

9. Structures

N° item Intitulé de L'item + -


J’aime provoquer pour savoir jusqu’où on me laissera
90 aller
91 Je sais bien ce que je peux faire et ne pas faire
92 Je respecte les autres
93 Je suis toujours attiré par ce qui est défendu
94 Dans mon milieu, les règles de vie sont trop rigides
95 Mes proches sont un peu originaux, différents des autres
96 Je ne supporte pas les règlements
97 Je n’aime pas trop que l’on m’impose des interdits
98 Mes parents m’ont appris à m’organiser
99 Je me soumets aux règles sans discuter

 Analyse: 2 items positifs, 2 items négatifs

Encore une fois, le nombre d'items positifs et négatifs cochés par le sujet est
équivalent. Vivant et s'assumant seule, il est compréhensible que l'item 97 : "Je n’aime
pas trop que l’on m’impose des interdits " ait été coché. Il est important de noter que
même si elle aime provoquer et est attirée par ce qui est défendu, elle respecte les
autres.
Grille de dépouillement

Besoins affectifs Besoins cognitifs Besoins sociaux


Attachement Stimulation Communication
+ - + - + -
10 11 40 41 74 70
12 13 42 43 75 71
15 14 3 44 45 6 77 72
18 16 47 46 78 73
19 17 49 48 79 76 5

Acceptation Expérimentation Considération


+ - + - + -
21 20 50 52 83 80
22 24 51 53 85 81
23 25 7 54 56 2 86 82 2
28 26 55 58 87 84
29 27 57 59 89 88
Investissement Renforcement Structures
+ - + - + -
30 31 60 63 90 93
32 33 61 65 91 94
36 34 4 62 66 5 92 96
37 35 64 68 95 97
38 39 67 69 98 99 5

Total : 14 Total : 13 Total : 12

Pourcentages des items cochés:


Besoin affectifs:
Items positifs choisis: 4/15 = 26,6%
Items négatifs choisis: 3/15 = 20%

Besoin cognitifs:
Items positifs choisis: 6/15 = 40%
Items négatifs choisis: 4/15 = 26,6%

Besoin sociaux:
Items positifs choisis: 6/15 = 40%
Items négatifs choisis: 6/15 = 40%
Partie 3: L'éducation, une stratégie pour ré-enchanter la vie

Synthèse

L’éducation nous échappe. Nos enfants, nos élèves nous déroutent. Qui sont-ils ?
Qu’attendent-ils de nous ? Quels sont les outils adaptés aux enfants d’aujourd’hui ?

Tous ceux qui ont en charge l’éducation aujourd’hui se questionnent et cherchent des pistes
différentes pour mieux répondre aux difficultés des enfants d’aujourd’hui qui sont en pleine
mutation.
Ce livre présente des outils, des propositions simples de mise en pratique pour redonner un
sens à la tâche d’éduquer, il laisse de la place à l’imagination, à la recherche créative et
généreuse, il aide à ouvrir les consciences…Tout en gardant pour objectif de proposer une
nouvelle pédagogie intégrale pour le développement de l'être humain. Ce livre est un recueil
d’études scientifiques, d’observations directes, de témoignages et de propositions concrètes,
fruits de nombreuses années de recherches pluridisciplinaires dans plus de 15 pays. 

Eduka-300 est un lieu dédié aux enfants, et à toute personne consciente et soucieuse de ses
responsabilités d’éducateur. Elle met toute son énergie à faire connaitre et à appliquer une
nouvelle forme d'éducation pour les enfants d'aujourd'hui, pour les parents et pour les
enseignants. Le but est de considérer l’éducation de manière vraiment globale: physique,
émotionnelle, intellectuelle, éthique, multiculturelle, sociale, artistique…et de voir grandir un
homme vraiment complet, un homme sage, respectueux de la terre, …

L'ancien modèle qui allait du haut vers le bas; "fais ci, fais ça", "parce que…", les luttes de
pouvoir, l'autoritarisme de base, toutes les limites, les restrictions,… tout cela ne fonctionne
plus. On prône désormais une relation horizontale. La nouvelle manière de penser
accompagne les uns et les autres et apprend des uns et des autres, des enfants, des parents, des
enseignants…

Eduka-300 n'invente rien, elle s'efforce de relier, d’accepter, de reconnaitre tous les types
d'éducation, du passé, du présent ou à venir, elle intègre toutes les méthodes, amusantes,
pratiques et actives, qui s'attachent à l'épanouissement des enfants d'aujourd'hui.

Le changement stupéfiant chez les enfants et les adolescents d'aujourd'hui nous oblige à
revoir, à repenser l'éducation ; c’est un sujet qui nous concerne tous vu que nous en sommes
tous les protagonistes.

Une nouvelle génération de bébés, d'enfants et d'adolescent présentent de nouvelles capacités


innées et exceptionnelles de perception et de sensibilité que l'on retrouve sur les plans
physiologique, affectif, émotionnel, éthique, comportemental, cognitif et social. Il est
primordial d'appréhender les mécanismes de cette intelligence, car elle conditionne en grande
partie les comportements et les modes d'apprentissage des enfants.
Ces capacités sont d'autant plus surprenantes qu'elles s'effectuent avec une telle rapidité
qu'elles dépassent très vite les compétences éducatives des parents et des enseignants, ce qui
explique la crise aigue du système éducatif actuel.
Ces enfants plus précoces, matures, extrêmement sensibles et empathiques ce démarquent des
autres par leur capacité critique et par leur insatisfaction face au système scolaire. Au début,
considéré comme des enfants exceptionnels, les psychologues ont tardé à se rendre compte
qu'il ne s'agissait que d'enfants normaux qui constitueraient la société de demain. Mais ce
changement n'implique pas seulement le monde physique mais également la modification de
notre niveau de conscience. Du point de vue des sociologues, notre époque est considérée
comme une période d'accélération dans l'histoire de l'humanité.

Ces nouveaux comportements impliquent une responsabilisation des adultes envers les
enfants, une nouvelle manière de penser, d'éduquer, en vue de faciliter leur évolution. Grâce à
leurs capacités à opérer de manière multilatérale et multidimensionnelle, ces enfants ont des
manières plus subtiles d'être et d'apprendre. L'enfant peut percevoir autant l'aspect physique
que l'aspect émotionnel de son interlocuteur. Ces enfants insatisfaits sont à la recherche
d'autres modes d'expression, d'une culture basée sur un niveau de conscience plus élevé et une
sagesse plus universelle.
Ces changements s'appliquent également aux nivaux scolaires, il faut remplacer l'école du
discours par une école active. Une école où ils se sentent accueillis, respectés et écoutés, ce
qui facilitera leur développement autonome et global. La nouvelle école devra englober les
connaissances, mais aussi la construction permanente des valeurs éthiques, civiques et
morales.

Cette nouvelle pédagogie, dite pédagogie du 3 e millénaire, est encore baptisée "Pedagooogia
3000" dans le livre. Elle est centrée sur les enfants d'aujourd'hui et de demain, avec toutes
leurs différences, leurs besoins spécifiques et leurs nouvelles manières d'apprendre et d'être.
Cette nouvelle pédagogie est la mise en application et le développement des quatre piliers
d'un nouveau type d'éducation décrit par Jacques Delors dans sont rapport pour la
Commission Internationale sur l'Education du 21e siècle auprès de l'UNESCO, soit :

- Apprendre à connaitre: il importe de concilier une culture générale suffisamment


étendue avec la possibilité de travailler en profondeur un petit nombre de matières.

- Apprendre à faire: il convient d'acquérir une compétence qui rende apte à faire face à
de nombreuses situations, dont certaines sont imprévisibles, qui facilite le travail en
équipe.

- Apprendre à vivre ensemble: en développant la connaissance des autres, de leur


histoire, de leurs traditions et de leur spiritualité. Et, à partir de là, créer un esprit
nouveau.

- Apprendre à être: en une plus grande capacité d'autonomie et de jugement qui va avec
le renforcement de la responsabilité personnelle dans la réalisation du destin collectif.
Les Docteurs Gardner, Armstrong et Zuniga ont démontré que les enfants possèdent plusieurs
formes d'intelligence et en sont venus à parler de la théorie des intelligences multiples; on en
dénombre treize différentes.

Cette pédagogie à pour but de travailler à partir des intelligences multiples, pour se rapprocher
du mode de fonctionnement des enfants d'aujourd'hui. Ce qui permet de respecter les talents
de chacun, de ne pas mettre tout le monde dans le même moule, d'offrir une éducation variée
et stimulante mais également de lui donner confiance en lui, en ses idéaux et ses passions.

Ceci est un récapitulatif des treize intelligences:

Intelligence Type réalisation

1 Linguistique ou verbo- Cognitive Communicants


linguistique Ecrivains
2 Logico-mathématique Cognitive Scientifiques

3 Spatiale Spatiale, artistique, Plasticiens, Architectes


esthétique
4 Corporelle-Kinésthésique Corporelle Thérapeutes du corps et des
émotions
5 Musicale-rythmique Musicale Musiciens,
musicothérapeutes,
musicologues
6 Interpersonnelle Pychologique, sociale, Leaders sociaux,
éducative et multiculturelle éducateurs
7 Intrapersonnelle Psychologique et éthique Psychologues, philosophes

8 Naturaliste Ecologique Médecins,


environnementalistes
9 Existentielle Spirituelle Penseurs, écrivains

10 Intuitive Psychique Thérapeutes


multidimensionnels
11 Emotionnelle Affective Thérapeutes, psychologues

12 Pratique Pratique et productive Meneurs de projets


humanitaires
13 Co-créatrice Multidimensionnelle Synthèse de toutes les
précédentes.

L'utilisation systématique du concept des intelligences multiples permet une éducation


variée et stimulante, tant pour l'élève que pour l'enseignant.
5 phrases mises en lien avec le cours

- P 20: Besoin d'investissement

"Depuis une vingtaine d'années, de plus en plus d'enfants naissent qui, au niveau de leur
comportement, se différencient du modèle auquel les parents et les pédagogues étaient
habitués. Une nouvelle génération arrive… très mature, insatisfaite du monde des adultes, et
qui souhaite transformer ce monde. "

L'investissement joue un rôle essentiel dans la construction de l'identité d'un individu. C'est
l'ensemble des représentations que les parents se font de l'avenir de l'enfant. Il met en scène
un enfant imaginaire, idéal, auquel l'enfant réel est identifié.
La pédagogie du projet a pour but de susciter l'engagement et la capacité de se projeter dans
l'avenir.

Dans notre exemple, l'enfant est en différenciation par rapport au modèle parental, ce qui a
pour conséquence une rupture d'identification et un désinvestissement des modèles
intériorisés. L'enfant a des projets différents, ce qui peut provoquer un conflit entre les parents
et l'enfant.

- P 30: Besoin d'attachement

"Ce qui me frappe le plus, c'est l'immense demande affective de ces enfants. …] Il faut
vraiment s'occuper beaucoup d'eux, leur donner beaucoup d'amour, de stabilité et de sécurité
émotionnelle, surtout de la naissance à cinq ans, car c'est pendant cette période que se
construit la structure psychologique de base. ".

L'attachement débute dès la grossesse et s'établit dans les trois premières années de la vie. Il
va influencer la façon dont l'enfant va ensuite établir ses relations sociales pour le reste de la
vie. Le but de l'attachement est que l'enfant se sente en sécurité, protégé et confiant. Le bébé a
la capacité de former des liens d'attachement avec plusieurs personnes mais il va s'attacher
davantage à une personne en particulier (le plus souvent la mère), et c'est ce qui aura le plus
d'influence sur lui.

L'attachement est un processus réciproque, nécessitant des interactions entre l'enfant et la


figure d'attachement. La proximité avec l'enfant est nécessaire et le bébé a des comportements
qui vont favoriser l’attachement : pleurs, contacts visuels, sourires, etc. La qualité de
l'attachement va dépendre de la rapidité et de la façon dont le parent va répondre aux signaux
de l'enfant. Le système d'attachement est activé par le stress: peur, douleur, maladie,
séparation ou crainte de séparation.
À force de constater la façon dont la figure d'attachement répond à ses besoins de sécurité, le
bébé se développe un modèle interne lui permettant d'anticiper les interactions futures. Un
parent suffisamment bon, disponible, avec des attitudes constantes, sera perçu comme une
figure d'attachement fiable. Avec cette base de sécurité, l'enfant pourra relaxer et explorer son
environnement. Il se considérera lui-même comme aimable et méritant de l'affection. Les
enfants avec un attachement sécurisant sont plus compétents dans la solution de problèmes.

Par contre, si l'attachement ne se fait pas d'une façon appropriée, l'enfant pourra voir le monde
comme dangereux et se considérer comme indigne d'amour. À long terme, les enfants avec un
attachement insécurisant ont davantage de problèmes dans leur fonctionnement émotionnel,
social et cognitif.

- P 66: Besoin d'accomplissement

"Cette sensation de mal-être présente chez de plus en plus de personnes, enfants, adolescents
ou adultes, vient très certainement de l'absence ou de frustration du projet personnel. Chaque
individu a la possibilité d'orienter sa vie selon des objectifs et des rêves qui nourrissent ses
besoins affectifs, professionnels et culturelle.

Le besoin d'accomplissement est le besoin de se réaliser, d'exploiter et de mettre en valeur


son potentiel personnel dans tous les domaines de la vie. Ce besoin peut prendre des formes
différentes selon les individus. Pour certains ce sera le besoin d'étudier, d'en apprendre
toujours plus, de développer ses compétences et ses connaissances personnelles; pour d'autres
ce sera le besoin de créer, d'inventer, de faire; pour d'autres ce sera la création d'une vie
intérieur...
C'est aussi le sentiment qu'à une personne de faire quelque chose de sa vie et de donner un
sens à son passage sur terre.

Il est important d'encourager l'enfant en mettant en valeur ses efforts, même s'ils ne sont pas
toujours couronnés de succès. Tout enfant peut être félicité et valorisé. Un manque de ce
besoin provoque cette sensation de mal-être.

- P 77: Besoin de structures

"Les enfants d'aujourd'hui ont besoin de limites qui les soutiennent et non de type
autoritaires"

Les structures servent de modèle et sont à l'origine des fonctions familiales. Elles renvoient
aux notions plus larges de discipline, d'autorité, de pouvoir, de puissance, de domination et
d'influence.
Les parents, en général le père, jouent ce rôle du maintien de ses structures, celui-ci a pour
tâche de redistribuer le pouvoir, restituer la parole à chacun. Un manque de structures peut
provoquer l'apparition d'angoisses et d'un manque de repère.
Un enfant a besoin de structures, que l'adulte lui impose des limites. Si aucun encadrement
n'est posé, l'enfant peut avoir un comportement déviant.