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Smp_s6_energ_tetouan

Les principaux cycles


moteurs
Les cycles de puissance à air chaud
• La turbine à gaz : c’est un équipement largement
utilisé à l’heure actuelle :
- L’apparition du cycle combiné a permis d’améliorer
nettement le rendement thermique.
- Permet de produire de l’énergie mécanique
(utilisable directement) qui peut être transformée
en énergie électrique au moyen d’alternateur
- La production peut atteindre les 100 MW voir les
dépasser dans certains cas.
- Possibilité d’utilisation des combustibles gazeux
dont la combustion est moins polluante que le
charbon ou les produits pétroliers liquides.
• Une turbine à gaz est constitué d’un
générateur de gaz chaud sous pression et d’un
récepteur ( Turbine, tuyère, hélice, …)
Cycle de base : Joule
Le cycle de Joule est constitué de deux
isentropiques et de deux isobares

Les SC et SF correspondent à des échangeurs de


chaleur dans le cas d’un cycle fermé.
Avec le cycle ouvert, on supprime un échangeur et
on remplace l’échauffement 2-3 par échange avec
une source chaude externe ou par une combustion
interne.

La combustion
interne a lieu suite à
l’injection direct du
combustible (fuel,
kérosène, …)
- Dans le circuit ouvert :
Le fluide = air atmosphérique

P1 = Patm
et
T1 = Tamb
- On utilise ce cycle dans les statoréacteurs, les
turboréacteurs et les turbopropulseurs.
- Le statoréacteur est un cylindre de section
variable, la tuyère dans lequel a lieu la détente
des produits de la combustion
- Lorsqu’on le munit d’un compresseur entrainé
par une turbine : on obtient un turboréacteur
Si en plus la turbine entraine une hélice : c’est
un turbopropulseur
Le rendement du cycle s’écrit :
 = travail utile / chaleur reçue
IW’I = travail utile = aire du cycle
= (h3 – h4)turbine – (h2 h1) compresseur
La quantité de chaleur reçue Q = h3 - h2

W' h4  h1 T4  T1
 1 1
Q h3  h2 T3  T2
Les transformations isentropiques permettent d’écrire :
1 1
T1  P2   T4  P2   T1 T4 T1  T4
  ;     
T2  P1  T3  P1  T2 T3 T3  T2
1
T3
  1 ; 
 T4
La relation montre que le rendement dépend du rapport
de compression et aussi du fluide par l’intermédiaire
du rapport  = Cp/CV
En pratique, T1 (ambiance ou source gratuite) est
imposée et T3 est limitée par des considérations
technologiques
On peut améliorer le rendement du cycle par :
- La régénération qui permet d’incorporer au
fluide moteur juste avant la chambre de
combustion une partie de la chaleur sensible des
fumées avant leur évacuation.
En augmentant le
nombre d’étages
de compression
et de détente :
on peut obtenir à
la limite le cycle
d’Ericsson où les
compressions et
détentes sont
isothermes
• La réfrigération diminue le travail absorbé par la
compression sans affecter le travail de la turbine.
• En pratique, on ne refroidit pas en comprimant, mais
seulement après avoir comprimé.
• Un réfrigérant est un échangeur qui fonctionne avec
l’eau d’une rivière ou un fluide spécial : on ne peut pas
en augmenter le nombre !
• Le principe du réchauffage en cours de détente permet de
se rapprocher des conditions d’une détente isothermique.
• Cette opération est analogue à l’opération de resurchauffe
sur les turbines à vapeur.
• Un réchauffeur n’est autre qu’un échangeur de calories.
• Le cycle réel diffère du cycle théorique par suite
de l’irréversibilité des transformations réelles.
• La compression et la détente ne sont pas
isentropiques et l’existence de forces de
frottement interne se manifeste par un
accroissement d’entropie.
La combustion elle-même est
accompagnée d’une légère
perte de charge et la pression
du point 3 est un peu
inférieure à celle du point 2.
Dans ces conditions, le
rendement est de l’ordre de
25%
- Dans une turbine à gaz, le travail utile ne représente
qu’une fraction relativement faible du travail de
détente (le compresseur peut nécessiter de 40% à
80% de la puissance totale fournie par la turbine);
- Et même pour atteindre ce niveau du travail utile, il
faut réaliser la compression et la détente avec le
maximum de rendement.
- Au cas où ces rendements tombent en dessous
d’environ 60%, alors tout le travail de la turbine ne
sert plus qu’à entrainer le compresseur !
- La puissance utile d’une turbine à gaz est donc
beaucoup plus faible que celle produite par la turbine
à vapeur.
• Les courbes ci-dessous représentent le rendement
thermique des différents cycles de turbine à gaz en
fonction du rapport de compression et la température
maximale T3 devant la turbine.

• Pour ces courbes, le rendement du compresseur est


supposé égal à 85% et celui de la détente de la turbine
égal à 87%.

• La température de l’air à l’entrée dans le compresseur


(T1) est égale à 27°C.

• La courbe A correspond au cycle idéal où le fluide est


l’air ( = 1,41).
Une amélioration peut être réalisée en combinant la
récupération sur les gaz d’échappement, avec une
réfrigération en cours de compression et un réchauffement
en cours de détente, comme le montre la courbe B.
• La figure suivante représente le schéma simplifié
d’une installation motrice à gaz de type industriel,
utilisant les 2 procédés.
• Il s’agit d’une centrale thermique qui comporte deux
groupes, l’un de 13 MW et l’autre de 27 MW.
• Le générateur d’air chaud est remplacé par 2
chambres de combustion l’une à BP et l’autre à HP
alimentés en combustible liquide (fuel).
• Sur la ligne d’arbre BP, la turbine BP entraine le
compresseur BP et MP. Sur la ligne d’arbre, la
turbine HP entraine le compresseur HP et
l’alternateur triphasé, par l’intermédiaire d’un
réducteur de vitesse.
• Le rendement de l’installation est 30,1 %.
Les caractéristiques du fluide dans divers points de
l’installation sont présentés dans le tableau
suivant :
Dans le circuit fermé, la même masse gazeuse décrit un
cycle théorique. L’air est comprimé dans un
compresseur, il passe ensuite dans le faisceau tubulaire
de l’échauffeur (muni d’un foyer extérieur), se détend
dans la turbine et se refroidit dans un réfrigérant à
circulation d’eau placé à l’amont d’un compresseur.

En plus du compresseur,
la turbine entraine une
génératrice d’électricité
Le cycle de Joule fermé présente quelques
avantages qui compensent son prix élevé :
- Le fluide peut être de l’air ou tout autre gaz avec
un coefficient  plus élevé que 1,4 , tel que
l’hélium( = 1,65) , azote, CO2, mélange de gaz
(He + CO2), etc.
- Il est donc possible de choisir en fonction des
exigences de l’installation, ce qui est très
intéressant dans le cas des installations
nucléaires. Ce liquide de travail reste très
propre.
- La pression P1 peut être supérieure à la Patm
Le cycle d’Ericsson

On peut théoriquement, concevoir une machine


fonctionnant suivant le cycle à régénération
constitué par deux branches d’isothermes
raccordées par deux branches d’isobares.

La réalisation d’un tel cycle suppose qu’au cours de


la détente la chaleur cédée par le fluide est égale à
la chaleur reçue par l’air fluide pendant la
compression
Dans ces conditions, les seuls échanges de chaleur
avec l’extérieur sont ceux qui se produisent au
cours des transformations isothermes
- transformation 1 -2 :
W’1+ Q1 = H2 – H1 = 0 ; Q1 = TF(S2 – S1) = W’1
- transformation 2 - 3 : ∆H = Q2 = CP(TC  TF) >0
- transformation 3 - 4 :
W’3+ Q3 = H4 – H3 = 0 ; Q3 = TC(S4 – S3) = W’3
- transformation 4 - 1 : ∆H = Q4 = CP(TF  TC) =  Q2
<0

- Globalement : W’ =  TC(S4 – S3)  TF(S2 – S1)


Si le gaz est parfait :

 P4 
S4  S3  rLn      S2  S1   W '  TC  TF   S2  S1 
 P3 
W '  TC  TF   S2  S1  W ' TC  TF
    carnot
Q3  TC  S4  S3   TC  S2  S1  Q3 TC

Le rendement est maximum, c’est logique vu que


toutes les transformations et les échanges
d’énergie avec l’extérieur sont réversibles
Le cycle de Stirling
• Le moteur de Stirling est un moteur à combustion
externe comme les moteurs à vapeur.
• Le combustible (gazeux, liquide ou pulvérisé) est brûlé
à l’extérieur et est indépendant du fluide qui effectue
le travail.
• Stirling a proposé un cycle réversible, ayant les mêmes
caractéristiques que le cycle de Carnot, dans ce sens
qu’il échange de la chaleur avec l’extérieur
uniquement par l’intermédiaire de deux sources.
• Ce cycle comporte successivement : une détente
isothermique, un refroidissement isochore, une
compression isothermique et un réchauffement
isochore.
Au cours de la transformation 2-3, le gaz cède de la
chaleur à la masse d’un régénérateur et se refroidit
de T1 à T2; pendant la transformation isochore
suivante 4-1, le gaz reprend du régénérateur la
chaleur précédemment cédée par la source chaude.
Afin de réaliser la succession d’isothermes et
d’isochores, il est nécessaire d’utiliser deux pistons,
délimitant deux chambres à volume variable,
séparées par un régénérateur qui assure le transfert
de chaleur entre les 2 phases isochores du cycle en
un temps très court : si le moteur tourne à 600
t/mn, tous le 1/10 de seconde)
• Le gaz est réchauffée et comprimé dans la chambre
chaude, de volume VC où il atteint sa température
maximale T1, tandis que l’autre partie du moteur
‘chambre froide’ il atteint la température minimale T2
et dont le volume est VE. Ces deux volumes
communiquent entre eux par l’intermédiaire de
l’échangeur régénérateur.
• Le fluide de travail qui était de l’air jusqu’en 1950 a
été ensuite remplacé par de l’He et de l’H2. Ce dernier
gaz, introduit sous une pression de 100 atm a une
conductibilité thermique élevée et une basse densité.
. Les coûts de fabrication et de d’entretien sont encore
prohibitifs
Le moteur à air chaud apporte une contribution
intéressante par certains avantages :
- Utilisation de combustible très variés: hydrogène,
huiles minérales ou végétales, charbon pulvérisé,
etc. pourvu qu’il permette au fluide d’atteindre
700°C.
- Pollution plus facilement contrôlable que les
moteurs conventionnels,
- Faible niveau sonore, absence de vibration,
couple élevé à bas régime, peu de lubrification
exigée.
Les moteurs à combustion interne
• Dans la combustion interne, la combustion se
situe dans la partie du moteur où le travail est
produit.
• Ces moteurs s’opposent aux moteurs à
combustion externe, comme la machine à vapeur
à piston
• Dans ces moteurs, l’énergie thermique fournie
par la combustion et la détente d’un gaz est
transformée en énergie mécanique recueillie sur
un arbre tournant appelé vilebrequin.
Il existe deux grandes familles de moteurs alternatifs, qui
diffèrent entre elles par la forme du cycle, en particulier la
nature de la transformation qui accompagne ou suit
l’allumage du combustible.
Ce sont les familles à combustion interne classique (moteurs
Otto) et celle des moteurs à allumage par compression
(moteur Diesel)
De nos jours, le moteur à explosion est presque
exclusivement utilisé comme moteur de voiture. Ces
moteurs sont appelés moteurs à volume constant car dans
le cycle la combustion est considérée comme instantanée
et correspond à une position fixe du volume occupé par le
gaz
Dans les moteurs Diesel, sous l’effet de l’échauffement de l’air
dû à une forte compression de celui-ci, le combustible est
introduit progressivement et la combustion a lieu, au
moins en partie, à pression constante
Moteurs à allumage commandé
• Le 1ier brevet valable de moteur à explosion a été
déposé par l’ingénieur français E. Lenoir en 1860. le
rendement de ce moteur restait très modeste, environ
5%.
• C’est Beau de Rochas qui a conçu un moteur à explosion
où l’allumage est précédé d’une compression de l’air
comburant (1862); son cycle a été appliqué pour la 1ère
fois par Otto (1867), et c’est encore lui qui caractérise le
fonctionnement de la grande majorité des moteurs à
explosion modernes
• Aujourd’hui, les progrès portent sur le rendement et la
pollution, favorisés par l’équipement électronique de
contrôle de l’alimentation et de l’allumage, ainsi que
d’autres solutions, par exemple, la suralimentation.
• Dans tous les moteurs à combustion interne à 4
temps, on retrouve le même principe :
- Un bloc moteur comportant un certain nombre de
cylindres (de 2 à 12).
- Dans chaque cylindre peut coulisser un piston qui
oscille entre deux positions extrêmes appelées
point mort bas (PMH) et point mort haut (PMH)
- Un vilebrequin (système bielle-manivelle) permet
de transformer le mouvement rectiligne du piston
en un mouvement rotatif.
- Une chambre de combustion qui comporte en
général deux soupapes.
Caractéristique dimensionnelle de la chambre de
combustion
Le moteur est souvent caractérisé par sa cylindrée
C (exprimée en litre ou cm3) qui est le volume VC
balayé par le piston durant un déplacement
entre ses deux positions extrêmes.

D  2
C  VC N     LN
 4 
L : course ; D = alésage ; N : nb de cylindres
En général, le rapport : course/alésage est
compris entre 0,83 et 1,25
Le cycle de base de fonctionnement des moteurs
à explosion :
Q2
Wt  Q1  Q2  0    1  ; Wt 0 ; Q1 0 et Q2 0
Q1
dU  W   Q ;  U34  Q1 ; U52  Q2

Q2 U 52 CV T5  T2 
 1 1 1
Q1 U 34 CV T4  T3 
 1  1  1  1
T2V2  T3V3 ; T4V4  T5V5

V2  V5 et V3  V4
 1  1
T2  V3   V4  T5 T2 T5 T5  T2
        
T3  V2   V5  T4 T3 T4 T4  T3
 1
 1
T5  T2  V3   P2  
 1 1   1  
T4  T3  V2   P3 
En exprimant le rendement en fonction du taux de
compression  = V2/V3 :
 1
T5  T2  V3  1
 1 1   1 
T4  T3  V2 
1
  1  1

Un rapport de compression classique varie de 8 à10, ce qui
donne un rendement théorique de l’ordre de 60%.
Moteur à allumage par compression
Diesel = Rodolphe Diesel a voulu améliorer le
rendement des moteurs thermiques.

Très proche du moteur à 4 temps ; pas de circuit


d’allumage mais injection.

Injection du combustible à la fin de la


compression (idée brevetée 1892).
• Le taux de compression peut atteindre un ordre
de 22/1 contre environ 9/1 pour les moteurs à
essence.
• Le cycle Diesel à pression constante est constitué :
- d’une adiabatique (compression de l’air),
- d’une isobare (injection du combustible à vitesse
réglée)
- D’une adiabatique (détente des gaz brûlés)
- D’une isochore (refroidissement des gaz avant leur
refoulement)
• Dans le cycle à volume constant : on suppose la
combustion instantanée = impossible
• En plus , Impossible d’obtenir un cycle à P = cte dans
les moteurs modernes à grande vitesse (1500 à 3000
tr/mn)
• Cycle de Sabathé : combustion à V = cte suivie de la
combustion à P =cte
• On peut utiliser la suralimentation : alimentation
par compresseur d’un moteur avec de l’air à
P>Patm : augmentation de la masse volumique
de l’air d’où augmentation du débit du
combustible et donc de la puissance.