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Chapitre

5
Retenues propres à l’entreprise

Objectifs d’apprentissage :

Une fois ce chapitre terminé, vous serez en mesure de :

1. définir et classer par priorité les cinq catégories de retenues :


 retenues obligatoires
 retenues prescrites par la loi
 retenues des cotisations syndicales
 retenues propres à l’entreprise
 retenues volontaires
2. décrire les exigences à respecter pour appliquer à la paie les retenues
suivantes :
 retenues obligatoires
 retenues prescrites par la loi
 cotisations syndicales
 retenues propres à l’entreprise
 retenues volontaires
3. calculer la paie nette

Objectif de communication :

Une fois ce chapitre terminé, vous serez en mesure d’écrire une note de service pour
informer confidentiellement un employé que son salaire fait l’objet d’une saisie-arrêt.

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Version 14.0
Chapitre 5
Retenues non obligatoires

Matière de ce chapitre

Introduction ........................................................................................................................ 5-3 


Types de retenues ............................................................................................................... 5-3 
Retenues prescrites par la loi ......................................................................................... 5-4 
Cotisations syndicales .................................................................................................. 5-13 
Retenues propres à l’entreprise .................................................................................... 5-14 
Retenues volontaires .................................................................................................... 5-20 
Révision de la matière .................................................................................................. 5-22 
Questions de révision ................................................................................................... 5-24 
Exemples de calcul de la paie nette ................................................................................. 5-29 
Question de révision .................................................................................................... 5-37 
Questions de révision du chapitre et réponses ................................................................. 5-41 

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Chapitre 5
Retenues non obligatoires

Introduction
Dans les chapitres précédents du cours, il a été question du revenu d’emploi, des paiements
réguliers et des paiements irréguliers, et des retenues obligatoires (ou statutaires) à effectuer
sur la paie individuelle. Il y a également des retenues propres à l’entreprise que les
employeurs peuvent devoir déduire des paiements versés aux employés. Le type de retenue
dépend des politiques de l’organisation, du milieu de travail et de la situation personnelle des
employés.

Tout comme les retenues obligatoires, les retenues propres à l’entreprise doivent être
effectuées et versées à la tierce partie appropriée.

Types de retenues
Les employeurs qui versent un revenu d’emploi à des employés doivent déduire toutes les
retenues exigées avant de payer ce revenu aux employés. La loi exige de déduire les retenues
obligatoires (ou statutaires) du revenu d’emploi. Le présent chapitre illustre comment
effectuer ces retenues obligatoires (ou statutaires) selon l’ordre de priorité suivant :

1. Retenues obligatoires (ou statutaires) :


 Cotisation au Régime de pensions du Canada et au Régime de rentes du
Québec (RPC/RRQ)
 Cotisation à l’assurance-emploi (AE)
 Cotisation au Régime québécois d’assurance parentale (RQAP)
 Impôt sur le revenu (fédéral et provincial)
 Impôt sur le salaire des Territoires du Nord-Ouest et du Nunavut
2. Retenues prescrites par la loi
3. Cotisations syndicales
4. Retenues propres à l’entreprise
5. Retenues volontaires

Toutes les retenues effectuées sur le salaire des employés sont réputées être détenues en
fiducie. Cela signifie que les montants retenus ne doivent pas être utilisés par l’employeur
pour couvrir ses frais généraux de fonctionnement. Les retenues doivent être versées à
l’organisme gouvernemental pertinent suivant un échéancier déterminé.

Nous allons passer en revue chacune des retenues propres à l’entreprise dans ce chapitre ainsi
que son effet sur le calcul de la paie nette.

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Chapitre 5
Retenues non obligatoires

Retenues prescrites par la loi


Certaines retenues effectuées sur le revenu d’emploi sont prescrites par la loi. Les
employeurs qui reçoivent une ordonnance juridique concernant un employé sont tenus de
déduire un montant ou un pourcentage précis du salaire de l’employé et de remettre ce
montant au tribunal ou à l’organisme gouvernemental responsable. Il n’est pas nécessaire
d’obtenir le consentement de l’employé. Dans la plupart des territoires de compétence, le
processus consiste à retenir le montant indiqué dans l’ordonnance et à le remettre aux
autorités pertinentes dans un délai d’exécution précis. Dans la plupart des territoires de
compétence, il est interdit de licencier un employé parce qu’il a fait l’objet d’un avis de
saisie-arrêt sur salaire.

Aux fins d’établissement du montant à retenir sur le revenu de l’employé en application


d’une saisie-arrêt, la loi pertinente précise les gains que l’employeur doit saisir comme, par
exemple, le salaire, les commissions, les primes, ainsi que la pension et logement. En
général, tous les salaires et autres revenus d’emploi sont saisissables. En vertu de certaines
lois, il faut aussi inclure les paiements effectués à la cessation d’emploi et le remboursement
des frais dans le revenu saisissable.

Exemple :
La Court Order Enforcement Act de la Colombie-Britannique prévoit que les gains
saisissables comprennent ce qui suit : salaire, commissions et honoraires et tout autre
montant payable par un employeur à un employé pour le travail et les services exécutés dans
le cadre de l’emploi de l’employé, après déduction de toute retenue obligatoire aux fins de
l’impôt sur le revenu, de la cotisation au Régime de pensions du Canada (RPC) et à
l’assurance-emploi (AE), et des cotisations syndicales.

Dans la plupart des territoires de compétence, la loi précise les montants qui ne peuvent pas
faire l’objet d’une saisie-arrêt. Certains territoires de compétence excluent les retenues
obligatoires, les cotisations syndicales, les cotisations au régime de pension agréé de
l’employeur ou les primes d’assurance du montant qui sert à calculer le montant de la saisie-
arrêt.

Exemple :
La Maintenance Enforcement Act and Regulation de l’Alberta établit qu’une partie
insaisissable équivaut à 60 % des gains bruts, avant toute déduction. Les gains bruts incluent
les primes, les heures supplémentaires, la paie de vacances, l’indemnité de départ et tout type
de rémunération incitative. La partie insaisissable est calculée à chaque paie.

Pour les saisies-arrêts en Ontario, la Loi sur le désintéressement des créanciers, la Loi sur les
salaires et les Règles de procédure civile prévoient que la partie insaisissable peut
représenter jusqu’à 80 % de la rémunération nette saisissable.

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Chapitre 5
Retenues non obligatoires

Saisies-arrêts
L’expression saisie-arrêt est utilisée au sens large pour désigner toute somme due à une tierce
partie. La tierce partie peut être un organisme du gouvernement fédéral ou provincial. En
vertu des lois de chaque territoire de compétence, les employeurs sont tenus d’exécuter les
ordonnances de saisie-arrêt qu’ils reçoivent au sujet de leurs employés.

Les administrateurs de la paie se doivent de connaître les différents types d’avis de saisie-
arrêt délivrés par le gouvernement fédéral et les gouvernements provinciaux.

Pièce 5-1
ORGANISME TYPE D’AVIS DE AUX FINS DE
GOUVERNEMENTAL SAISIE-ARRÊT RECOUVREMENT :
L’Agence du revenu du Canada (ARC) Demande formelle des retenues obligatoires
et Revenu Québec de paiement impayées, y compris
l’impôt sur le revenu
impayé
L’Agence du revenu du Canada Revendication en des versements excé-
main tierce dentaires de prestations
d’assurance-emploi
Ministère de la Justice Ordonnance de des pensions
Procureur général ou Solliciteur général soutien financier de alimentaires pour
Ministère des Services sociaux ou la famille ou enfants ou des
communautaires (par l’intermédiaire ordonnance de versements d’allocation
des tribunaux provinciaux de la famille) pension alimentaire d’entretien
Ministère de la Justice Ordonnance de de la dette due à un tiers
Procureur ou Solliciteur général saisie-arrêt créancier
Ministère des Services communautaires
ou sociaux (par l’intermédiaire des
cours provinciales/divisionnaires ou des
cours des petites créances)

Demande formelle de paiement


En vertu de la Loi de l’impôt sur le revenu, l’Agence du revenu du Canada (ARC) peut saisir
le salaire d’un employé qui n’a pas payé ses impôts sur le revenu ou tout montant exigible
aux termes de la Loi sur l’assurance-emploi ou de la Loi sur le Régime de pensions du
Canada. L’ARC délivre une Demande formelle de paiement qui exige de l’employeur qu’il
recouvre et déduise les montants impayés de tout traitement ou salaire dû à un employé. On
trouvera plus loin un échantillon de Demande formelle de paiement.

En vertu de la Loi sur les impôts du Québec, Revenu Québec peut saisir le salaire d’un
employé qui n’a pas payé ses impôts sur le revenu ou toute somme payable aux termes de la
Loi sur le Régime de rentes du Québec en délivrant une ordonnance ou un avis de saisie-arrêt
à son sujet. Aux fins du présent cours, les ordonnances de l’ARC et de Revenu Québec sont
considérées comme des Demandes formelles de paiement.

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Chapitre 5
Retenues non obligatoires

En général, une Demande formelle de paiement a priorité sur toutes les autres ordonnances.
En cas de réception d’une autre ordonnance alors qu’une Demande formelle de paiement est
en cours d’exécution au sujet d’un employé, il est fortement recommandé que l’employeur
communique avec l’organisme gouvernemental qui a délivré la Demande formelle de
paiement, soit l’ARC ou Revenu Québec, ainsi qu’avec les autorités qui ont émis l’autre avis
de saisie-arrêt pour décider de l’ordre de priorité. Pour plus de renseignements, l’employeur
peut s’adresser à un conseiller juridique.

L’employeur qui reçoit une Demande formelle de paiement doit examiner le document avec
soin pour vérifier le pourcentage du montant qui doit être retenu sur le salaire de l’employé,
ainsi que toute disposition en cas de cessation d’emploi qui peut y figurer. Dans la plupart
des cas, les employés sont protégés par un texte de loi provincial ou fédéral qui veille à ce
qu’ils reçoivent un salaire net minimum déclaré qui ne peut pas être saisi. Le pourcentage à
retenir est d’habitude 30 % des gains nets de l’employé (ARC) ou du salaire après en avoir
déduit l’exemption (Revenu Québec). Cependant, l’Agence du revenu du Canada et Revenu
Québec sont habilités à réclamer jusqu’à 100 % du salaire d’un employé. Le document doit
indiquer sur quels gains la saisie-arrêt doit être calculée. Si l’avis de saisie-arrêt n’indique
pas le pourcentage à retenir ou sur quels gains le retenir, il incombe à l’employeur de
s’adresser à l’organisme gouvernemental qui a délivré l’avis pour avoir des éclaircissements.
Il est important que l’employeur veille à ce que l’organisme gouvernemental communique
tous les renseignements par écrit et que le document soit versé au dossier.

Les dispositions en cas de cessation d’emploi qui figurent dans le document donnent des
instructions sur ce qui devrait être déduit des derniers paiements dus à un employé lorsque
son emploi prend fin. Là aussi, si ces renseignements ne se trouvent pas dans le document, il
est important que l’employeur demande des éclaircissements par écrit à l’ARC ou à Revenu
Québec. Il arrive souvent que l’organisme gouvernemental demande 100 % du salaire d’un
employé lorsque son emploi prend fin.

En cas de Demande formelle de paiement, l’employeur doit être conscient de toutes ses
responsabilités, à savoir :

 un employeur qui n’exécute pas la demande est tenu responsable du montant impayé
 un employeur doit prévenir l’ARC et Revenu Québec si aucun salaire ne doit être versé
à un employé pendant une période donnée
 un employeur doit avertir l’ARC et Revenu Québec si l’emploi de l’employé prend fin

Une Demande formelle de paiement reste en vigueur jusqu’à ce que la dette de l’employé soit
remboursée au complet ou jusqu’à ce que l’ARC ou Revenu Québec délie l’employeur de ses
obligations de recouvrement. Les montants retenus sont versés au Receveur général du
Canada (pour les ordonnances de l’ARC) ou à Revenu Québec (pour les ordonnances de
Revenu Québec).

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Chapitre 5
Retenues non obligatoires

Il se peut que l’employé informe l’employeur qu’il est déjà parvenu à un règlement avec le
gouvernement concernant la dette impayée. Dans ce cas, l’employeur doit continuer à
effectuer les retenues prévues en vertu de l’ordonnance de saisie-arrêt jusqu’à ce qu’il
reçoive un avis écrit de l’organisme gouvernemental l’informant que l’ordonnance n’est plus
en vigueur.

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Chapitre 5
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Chapitre 5
Retenues non obligatoires

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Chapitre 5
Retenues non obligatoires

Revendications en main tierce


La Commission de l’assurance-emploi du Canada (CAEC) est une agence de Service Canada
qui peut demander à l’Agence du revenu du Canada (ARC) de saisir le salaire d’un employé
aux termes d’une revendication en main tierce. Si la CAEC peut prouver au tribunal fédéral
qu’une personne essaie d’éviter de rembourser un versement excédentaire de prestations
d’assurance-emploi, et que cette personne n’a pas effectué de paiement pendant 30 jours, le
tribunal délivre et enregistre un certificat qui a le même effet qu’un jugement. La Loi sur
l’assurance-emploi permet à la Commission de signifier à un employeur un avis de
revendication en main tierce lui enjoignant de saisir le salaire d’un employé si elle sait ou
soupçonne qu’un employeur est susceptible de verser un salaire à un débiteur fiscal. Il
incombe à l’Agence du revenu du Canada d’émettre les revendications en main tierce de
percevoir les sommes dues à des Programmes d’assurance-emploi.

Les avis de revendication en main tierce énoncent en détail le pourcentage qu’un employeur
doit retenir sur le salaire d’un employé. L’employeur est tenu d’effectuer les retenues sur le
salaire présent et futur d’un employé jusqu’à ce que la dette soit pleinement remboursée ou
que l’ARC délie l’employeur de ses obligations en la matière. Les retenues doivent être
versées au Receveur général du Canada.

D’ordinaire, l’Agence du revenu du Canada saisit jusqu’à 30 % des gains nets d’un employé.
Le pourcentage à saisir doit être clairement indiqué dans l’avis de revendication en main
tierce. Si ce n’est pas le cas, l’employeur doit contacter immédiatement l’ARC et demander
une réponse par écrit.

Les employeurs qui reçoivent un avis de revendication en main tierce doivent agir
immédiatement. Les responsabilités des employeurs à l’égard des revendications en main
tierce sont les mêmes que pour les Demandes formelles de paiement, à savoir :

 un employeur qui ne se conforme pas à l’avis est tenu responsable du montant impayé
 un employeur doit prévenir l’Agence du revenu du Canada si aucun salaire ne doit
être versé à un employé pendant une période donnée
 un employeur doit avertir l’ARC si l’emploi de l’employé prend fin

Ordonnances de soutien familial ou de paiement de soutien


financier de la famille
La responsabilité des questions relatives aux pensions alimentaires pour enfants est partagée
entre les provinces et territoires et le gouvernement fédéral. La Loi sur le divorce du
gouvernement fédéral prévoit les règles qui régissent le montant de pension alimentaire pour
enfants à verser si les parents sont déjà divorcés ou ont l’intention de divorcer. Les lois
provinciales s’appliquent si les parents n’ont jamais été mariés, ou sont séparés ou ont
l’intention de se séparer, mais ont décidé de ne pas divorcer.

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Chapitre 5
Retenues non obligatoires

D’ordinaire, une ordonnance de soutien familial ou de paiement de soutien financier de la


famille exige de l’employeur qu’il retienne et verse des paiements de façon continue. En
général, il s’agit d’un paiement mensuel fixe. En outre, il se peut que des retenues
supplémentaires soient nécessaires pour couvrir des retards de paiement. Les parties
insaisissables des paiements réguliers et des paiements des arriérés varient selon le territoire
de compétence et peuvent rester en vigueur indéfiniment. Les parties insaisissables peuvent
représenter un montant fixe en dollars par personne à charge par mois, avec un montant
minimal et maximal. Comme pour toutes les ordonnances juridiques, les retenues ne
requièrent pas l’autorisation de l’employé.

La plupart des provinces ont des arrangements réciproques pour l’exécution des ordonnances
de soutien familial, ce qui signifie que les employeurs sont tenus d’observer les ordonnances
des autres provinces et de leur verser les paiements. Il existe également des arrangements
réciproques entre le Canada et d’autres pays (par exemple les États-Unis) qui exigent des
employeurs qu’ils exécutent les ordonnances en provenance d’autres pays.

Saisies-arrêts suite à une ordonnance en main tierce


Les gains d’un employé peuvent faire l’objet d’une saisie-arrêt lorsqu’un jugement d’une
cour des petites créances ou d’une cour provinciale/divisionnaire ordonne la saisie des gains
de l’employé afin de payer la dette due au créancier. Les ordonnances de saisie-arrêt relèvent
des règlements provinciaux. Une ordonnance provinciale de saisie-arrêt confère des
responsabilités légales à l’employeur ou à la source de revenu et les oblige à déduire un
montant ou un pourcentage donné des gains d’un employé et à verser ce montant au tribunal.

Toutes les provinces et tous les territoires ont également des lois réciproques. Les
employeurs peuvent donc appliquer les ordonnances de saisie-arrêt provenant d’autres
territoires de compétence et, dans certains cas, d’autres pays. Il faut se reporter à la loi en
vigueur pour déterminer avec quels territoires de compétence il existe des accords de
réciprocité.

Les renseignements présentés dans ce chapitre sur les saisies-arrêts et sur les ordonnances de
soutien familial ou de paiement de soutien financier de la famille sont de nature très générale
et il est recommandé, en cas d’avis de saisie-arrêt, d’étudier la loi pertinente pour se
renseigner sur les règles à suivre. Il y a plus de 60 textes de loi qui régissent les saisies-arrêts.
Il est important de connaître la loi pertinente et son effet sur le calcul du montant à retenir sur
la paie de l’employé et à verser au tribunal.

Politiques et procédures suggérées


Il est recommandé que des procédures écrites soient adoptées aux fins d’administration et de
gestion des saisies-arrêts. Comme l’employeur qui n’observe pas l’ordonnance peut devoir
payer le montant dû, une organisation prend des risques considérables si les procédures ne
sont pas suivies à la lettre de la loi. Il est dans le meilleur intérêt de l’employeur que toutes
les communications, orales et écrites, aussi bien avec l’employé qu’avec l’organisme
gouvernemental qui a rendu l’ordonnance de saisie-arrêt, soient conservées dans un dossier
avec les dates, noms et contenu de la communication.

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Chapitre 5
Retenues non obligatoires

L’adoption d’un ensemble de procédures aidera une organisation à veiller à ce que tous les
aspects de l’administration des ordonnances juridiques soient traités de façon cohérente et
conformément à la loi. Les conseils suivants sont proposés à titre de référence.

1. Tenez un dossier où enregistrer chaque ordonnance ou avis de saisie-arrêt reçu avec les
renseignements suivants :
 nom de l’employé
 date où l’ordonnance ou l’avis a été reçu
 date d’échéance ou d’expiration de l’ordonnance (le cas échéant)
 numéro de référence ou numéro de cas de l’ordonnance
 date et montant des chèques ou des paiements remis au tribunal
Il est important de tenir un dossier si votre organisation reçoit beaucoup de saisies-arrêts,
mais moins nécessaire s’il s’agit d’un événement rare. En tout cas, veillez à ce que tous
les renseignements pertinents soient consignés par écrit.
2. Un employeur est tenu par la loi de saisir le salaire de l’employé, habituellement dès la
paie qui suit la réception de l’ordonnance. L’employeur ne doit pas tarder à exécuter
l’ordonnance car tout défaut de s’y conformer peut lui imposer des obligations.
3. Informez l’employé confidentiellement de l’ordonnance de saisie-arrêt sans faire
pression. N’oubliez pas que l’employeur est tenu par la loi de saisir les gains de
l’employé à moins d’ordonnance contraire du tribunal. Si un employé insiste que la dette
a été remboursée, expliquez que selon la loi et que vous devez continuer à appliquer
l’avis de saisie-arrêt tant que vous n’aurez pas reçu d’information différente du tribunal.
Dans la plupart des provinces, c’est une infraction de licencier un employé uniquement
parce qu’il a fait l’objet d’une ordonnance de saisie-arrêt. Pour que l’ordonnance n’ait pas
d’effet négatif sur les états de service de l’employé, il faut respecter la confidentialité.
Les renseignements personnels sur les saisies-arrêts relèvent de la législation relative au
respect de la vie privée. Conservez le dossier de saisie-arrêt à part du dossier du
personnel ou de la paie de l’employé.
4. Déterminez s’il s’agit ou non d’une ordonnance continue; les ordonnances de pension
alimentaire ou de soutien familial peuvent tomber dans cette catégorie. Déterminez s’il y
a d’autres ordonnances de saisie-arrêt pour la même période visant l’employé et, dans
l’affirmative, quel doit être l’ordre de priorité.
5. Calculez le montant à saisir. Si la paie nette régulière de l’employé, y compris les
retenues obligatoires (ou statutaires) et les retenues volontaires, ne suffit pas à couvrir le
montant requis aux termes de la saisie-arrêt, il faut suspendre une ou plusieurs des
retenues volontaires. Si c’est le cas, confirmez avec l’employé quelles retenues
volontaires doivent être suspendues.

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Chapitre 5
Retenues non obligatoires

6. Effectuez les paiements : l’un payable au tribunal pour le montant de la saisie-arrêt et un


autre pour le reste, payable à l’employé. Sur le paiement destiné au tribunal, indiquez un
numéro de référence ou un numéro de cas correspondant à l’ordonnance du tribunal.
Dans certains territoires de compétence, on exige que chaque paiement soit accompagné
de renseignements détaillés. Reportez-vous aux documents que vous avez reçus pour
vérifier ce qui est exigé. Certains territoires de compétence envoient une feuille de travail
qu’il faut soumettre avec le paiement.
7. Si la saisie-arrêt est continue et que l’employé commence à recevoir des prestations de
retraite, ne saisissez pas les prestations. Prenez contact avec l’organisme qui a rendu
l’ordonnance pour savoir s’il faut interrompre la saisie-arrêt. Par exemple, en vertu de la
Loi sur la saisie-arrêt et la distraction de pensions, qui s’applique aux fonctionnaires du
gouvernement fédéral, une nouvelle ordonnance de saisie-arrêt est exigée.
8. Ne parlez à personne de la saisie-arrêt, sauf à l’employé et au tribunal pertinent. Par
exemple, il se peut qu’un avocat ou que la personne qui touche la pension alimentaire
pour enfant appelle pour obtenir des renseignements. Dans ce cas, renvoyez-les au
tribunal pertinent ou au bureau du soutien de la famille, des responsabilités familiales ou
des pensions alimentaires du territoire de compétence pertinent.

Les ordonnances de saisie-arrêt pour soutien familial ou paiement de soutien financier de la


famille peuvent être très complexes du fait des règlements législatifs qui régissent leur
administration. En cas d’ordonnances de saisie-arrêt et d’ordonnances multiples, il faut
parfois demander l’avis de conseillers juridiques professionnels. Il faut traiter les
ordonnances dès réception, car tout défaut de les observer peut se solder par des amendes,
des pénalités ou l’obligation pour l’employeur de payer le montant total de la saisie-arrêt
qu’il reste à payer.

Cotisations syndicales
Lorsqu’une convention collective est en place, les employés couverts par la convention sont
tenus de payer des cotisations pour adhérer au syndicat. Les employeurs dont le milieu de
travail est syndiqué doivent prévoir un processus de retenue des cotisations syndicales dans
le système de paie et s’organiser pour que les cotisations soient déduites du paiement des
employés couverts par la convention collective, conformément aux modalités de la
convention collective (par exemple, selon la période de paie).

La convention collective prévoit aussi parfois des droits d’adhésion et des cotisations
spéciales. Les droits d’adhésion sont payés par l’employé une seule fois au début de son
emploi lorsqu’il devient membre d’une unité de négociation ou d’un syndicat donné. Un
syndicat peut également instituer une cotisation spéciale pour un projet unique. Par exemple,
si le syndicat veut construire une nouvelle salle de réunion, il peut demander à chaque
participant 1,00 $ de plus par mois pendant une période de trois ans. C’est à l’employeur de
veiller à ce que ces cotisations et ces droits soient retenus sur la paie de l’employé syndiqué
comme il se doit.

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Chapitre 5
Retenues non obligatoires

Les cotisations syndicales sont déductibles du revenu imposable à la source dans tous les
territoires de compétence, sauf au Québec. Cela signifie que la déduction des cotisations
syndicales a pour effet de réduire le revenu brut imposable ouvrant droit à pension de
l’employé aux fins de l’impôt sur le revenu. Lors du calcul du revenu imposable fédéral net,
il faut retenir le montant des cotisations syndicales sur le revenu brut imposable ouvrant droit
à pension de l’employé dans tous les territoires de compétence. Lors du calcul du revenu
imposable provincial net du Québec, il ne faut pas retenir le montant des cotisations
syndicales sur le revenu brut imposable ouvrant droit à pension de l’employé. Pour les
employés du Québec qui versent des cotisations syndicales, le montant net du revenu
imposable par le gouvernement fédéral est différent du montant net du revenu imposable par
le gouvernement provincial.

Remarque :
Seules les cotisations syndicales, et non pas les droits d’adhésion ni les cotisations spéciales,
peuvent être déduites du revenu brut imposable ouvrant droit à pension pour calculer le
revenu imposable net.

Retenues propres à l’entreprise


Les retenues propres à l’entreprise sont les retenues qui font partie de la politique de
l’entreprise et constituent une condition d’emploi. Même si ces retenues sont obligatoires,
l’entreprise doit obtenir l’autorisation écrite des employés avant de les déduire de leur revenu
d’emploi. Certaines retenues obligatoires (ou statutaires) sont réputées être déductibles du
revenu imposable, ce qui signifie qu’elles réduisent le revenu net imposable aux fins de
retenue de l’impôt. Les retenues qui sont réputées être déductibles du revenu brut imposable
ouvrant droit à pension sont indiquées dans les explications générales qui suivent.

Les retenues propres à l’entreprise peuvent comprendre ce qui suit :

 Cotisation à un régime provincial d'assurance-santé


 Cotisation à un régime de pension agréé (RPA)
 Cotisation à un régime enregistré d’épargne-retraite collectif (REÉR collectif)
 Cotisation à un régime d’avantages sociaux collectif

Cotisations au régime provincial d'assurance-santé


Le régime d’assurance-santé Medical Services Plan (MSP) de la Colombie-Britannique a pris
fin le 31 décembre 2019 et depuis le 1er janvier 2020, les employeurs ne sont plus tenus de
payer les cotisations au titre d’un régime d’assurance collective.

Il est obligatoire de s’inscrire au MSP qui continuera à verser des prestations d’assurance-
santé aux résidents admissibles de la Colombie-Britannique au titre du régime provincial
d’assurance-santé. L’employeur qui administre un régime d’assurance collective au titre du
MSP doit continuer à administrer les renseignements liés au compte des employés, comme
les changements d’adresse ou la mise à jour des renseignements sur les personnes à charge.

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Chapitre 5
Retenues non obligatoires

Régimes de pension agréés


Nombre d’employeurs permettent à leurs employés de participer à un régime de pension
agréé. Ces régimes sont conçus afin de constituer un revenu de retraite et à réaliser des
économies d’impôt pendant les années où l’employé cotise au régime.

Le dossier d’orientation contient généralement une formule de consentement; sinon il faut


demander à l’employé de remplir une formule d’adhésion au régime de pension.

Les cotisations des employés à un régime de pension agréé (RPA) sont réputées être
déductibles du revenu imposable. Lors du calcul du revenu net imposable d’un employé, le
montant des cotisations de l’employé au RPA est soustrait du revenu brut imposable ouvrant
droit à pension pour établir le revenu net imposable aux fins des retenues d’impôt fédéral et
provincial sur le revenu. En bref, les cotisations au RPA réduisent l’impôt sur le revenu de
l’employé.

Que le régime soit administré par l’employeur ou par l’intermédiaire d’une tierce partie,
comme une société d’assurance ou un administrateur des régimes de retraite, l’administrateur
de la paie doit avoir une idée générale des différents types de régimes de pension.

Types de régimes de pension


Plusieurs types de régimes de retraite agréés sont décrits dans le présent chapitre. Le tableau
suivant donne une idée générale de chaque régime.

Pièce 5-2
COTISATION DE COTISATION DE
TYPE AVANTAGE
L’EMPLOYÉ L’EMPLOYEUR
Régime de retraite à Précisée Précisée Inconnu
cotisations déterminées
Régime à prestations Précisée Inconnue Précisé
déterminées
Régime enregistré Autorisée * Autorisée (traitée comme Inconnu
d’épargne-retraite un avantage imposable
(REÉR) collectif pécuniaire ou non
pécuniaire, selon les
conditions du régime)
Régime de pension agréé Autorisée Autorisée Inconnu
collectif (RPAC)
Régime volontaire Déterminée Autorisée Inconnu
d’épargne-retraite
(RVER)
* En principe, selon l’ARC, les cotisations de l’employeur constituent un revenu d’emploi à partir
duquel l’employé cotise au REÉR.

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Chapitre 5
Retenues non obligatoires

Régime de retraite à cotisations déterminées ou fixées d’avance


Comme son nom l’indique, ce type de régime fixe les cotisations au régime qui doivent être
faites par l’employé, l’employeur ou les deux. Les types les plus courants de cotisation à un
régime de retraite à cotisations déterminées (ou fixées d’avance) sont les suivants :

 un montant forfaitaire
 un pourcentage des gains ouvrant droit à pension

Les cotisations sont déposées dans le compte de pension de chaque participant et


s’accumulent avec le temps. La pension de l’employé est le montant que ces cotisations, avec
intérêts (ou pertes), peuvent acheter au moment de la retraite.

Dans un régime à cotisations déterminées, les coûts de l’employeur sont prévisibles puisque
les cotisations représentent un montant fixe ou un pourcentage fixe de la paie.

Par exemple :
Helga Jacobson participe à un régime de retraite à cotisations déterminées. Le régime établit
la cotisation à 5 % des gains ouvrant droit à pension de l’employé, avec cotisation égale de
l’employeur.

Les gains ouvrant droit à pension d’Helga sont de 3 600,00 $ par mois. Sa cotisation au RPA
est calculée de la façon suivante :

Cotisation au RPA = 3 600,00 $ x 0,05


= 180,00 $

Helga et son employeur cotiseront tous deux 180,00 $ par paie au RPA de Helga. La
cotisation d’Helga réduira son revenu net imposable.

Régime de retraite à prestations déterminées


En vertu de ce régime, le participant touche des prestations de retraite prédéterminé à la
retraite. Il faut utiliser la formule de calcul pour calculer le montant des prestations de retraite
payables au titre du régime. Contrairement au régime de retraite à cotisations déterminées,
les cotisations accumulées et le revenu de placement connexe ne servent pas à calculer les
prestations de retraite du participant.

Il existe trois principaux de types régimes de retraite à prestations déterminées :

 Régime de retraite à prestations forfaitaires – En général, les prestations sont


exprimées sous forme d’un montant en dollars payable par mois ou année de service
 Régime de retraite salaires de carrière – Au titre du régime, les prestations sont
basées sur le salaire de carrière attribué au participant pour tous les états de service
validés

© L’Association canadienne de la paie – Principes fondamentaux de la paie 1 5-16


Chapitre 5
Retenues non obligatoires

 Régime de retraite Fin de carrière ou régime de salaire maximal moyen – Les


prestations sont basées sur le salaire de carrière moyen du participant au cours d’une
période courte, comme les dernières années de service ou les trois ou cinq années où le
participant a gagné les plus hauts salaires.

En vertu d’un régime à prestations déterminées, le montant des prestations de retraite que
l’employé touchera à la retraite est déterminé, mais le coût de maintien du régime est
incertain. Les actuaires étudient les données démographiques du régime, prévoient ses
besoins à venir et procèdent à des évaluations actuarielles pour calculer le montant que
l’organisation doit verser au régime afin de s’assurer qu’il y aura des fonds suffisants pour
payer les prestations de retraite aux employés qui prendront leur retraite.

De nombreux régimes à prestations déterminées sont entièrement financés par l’employeur


sans aucune participation de l’employé. La cotisation de l’employeur n’est pas indiquée sur
le bulletin de paie du travailleur. Cependant, les employés peuvent cotiser à certains régimes
de retraite à prestations déterminées, auquel cas la cotisation figure sur le bulletin de paie de
l’employé à titre de retenue et fait baisser le revenu imposable de l’employé.

Régime enregistré d’épargne-retraite collectif


Un régime enregistré d’épargne-retraite collectif (REÉR collectif) est un régime d’épargne-
retraite qu’un employeur peut constituer avec un organisme financier pour faciliter la
participation des employés; l’employé peut cotiser au régime en faisant déduire les retenues
nécessaires de sa paie.

Un REÉR collectif doit être enregistré auprès du gouvernement fédéral. D’ordinaire,


l’employé donne son consentement aux retenues en remplissant une formule de participation
au REÉR collectif.

Les cotisations des employés à un REÉR collectif sont déductibles de l’impôt sur le revenu
imposable. L’employeur soustrait la cotisation au REÉR de l’employé de son revenu brut
imposable pour établir le revenu net imposable aux fins des retenues d’impôt fédéral et
provincial sur le revenu. En d’autres termes, les cotisations à un RÉER réduisent l’impôt sur
le revenu de l’employé.

Un REÉR est un régime de retraite, mais ce n’est pas un régime de pension. C’est un contrat
entre une personne et un assureur ou un fiduciaire qui offre un abri fiscal tant que l’argent
reste dans le régime. Les caractéristiques d’un REÉR sont les suivantes :

 les cotisations ne sont faites qu’à partir du revenu gagné


 les retenues aux fins de cotisation ne sont autorisées que jusqu’à certaines limites
 le revenu de placement est protégé
 les paiements à partir du régime sont pleinement imposables

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Chapitre 5
Retenues non obligatoires

Les plafonds de cotisation à un REÉR sont fondés sur le moins élevé des montants suivants :

 18 % du revenu gagné l’année précédente par l’employé


 la limite annuelle maximale de cotisation au REÉR, moins le facteur d’équivalence
(FÉ) de l’année précédente et tout facteur d’équivalence pour services passés (FESP)
pour l’année courante, plus tout facteur d’équivalence rectifié (FER) pendant l’année
courante, plus tous les droits inutilisés de cotisation reportés des années précédentes

Limite de la cotisation = Limite annuelle maximale du REÉR – FÉ – FESP +


FER + tous les droits inutilisés de cotisation reportés

Le tableau suivant fournit les taux applicables et les plafonds de cotisation annuelle pour
2018, 2019 et 2020 :

Pièce 5-3
2018 2019 2020
RPA à cotisations déterminées – Plafond annuel de cotisation
26 500,00 $ 27 230,00 $ 27 830,00 $
REER – Plafond annuel de cotisation
26 230,00 $ 26 500,00 $ 27 230,00 $

Régimes de pension agréés collectifs


Un régime de pension agréé collectif (RPAC) prévoit le versement d’un revenu de retraite
aux employés et employés autonomes. Un RPAC est un régime de retraite à cotisations
déterminées qui est établi et administré par une institution canadienne autorisée à administrer
les RPAC. Par opposition à la plupart des régimes de pension agréés offerts par les
employeurs, un RPAC n’est pas géré par l’employeur, mais par un administrateur. Comme
les éléments d’actif d’un RPAC sont mis en commun, ces types de régime offrent des options
d’investissement et d’épargne dont les coûts administratifs sont moins élevés.

Un employeur peut offrir un RPAC à ses employés dans les territoires de compétence où ces
régimes sont autorisés. Il peut faciliter le versement des cotisations des employés sous forme
de retenues salariales. Les RPAC constituent un mécanisme d’épargne-retraite aux employés
qui ne peuvent pas cotiser à un régime de retraite au travail.

Au titre des RPAC :

 les cotisations des employés sont déductibles de l’impôt


 aucune cotisation de l’employeur n’est obligatoire
 les cotisations de l’employeur ne sont pas assujetties à l’impôt sur la masse salariale
 il ne faut déclarer aucun facteur d’équivalence

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Chapitre 5
Retenues non obligatoires

Le montant maximum qu’un employé et/ou un employeur peut cotiser à un RPAC durant une
année fiscale donnée, sans faire l’objet de répercussion fiscale, est déterminé par le plafond
de cotisation actuel au REER de l’employé. Le plafond de cotisation au REER est le moins
élevé des deux montants suivants : 18 % du revenu gagné de l’année précédente ou le
maximum en dollars (27 230,00 $ en 2020), moins le montant de tout facteur d’équivalence
qui a été déclaré.

Les travailleurs des industries sous réglementation fédérale et les employés ou employés
autonomes de n’importe quel territoire de compétence peuvent adhérer à un RPAC. La
Colombie-Britannique, la Nouvelle-Écosse et la Saskatchewan ont adopté une loi provinciale
sur les RPAC. Une loi de ce genre a été proposée dans les autres territoires de compétence.

Régimes volontaires d’épargne-retraite


En vertu de la Loi sur les régimes volontaires d’épargne-retraite du Québec (RVER) et de
ses règlements, les employeurs du Québec sont tenus d’offrir un RVER à leurs employés :

 s’ils ont le nombre minimum exigé d’employés âgés d’au moins 18 ans qui comptent
au moins un an de service ininterrompu, selon la définition de la Loi sur les normes du
travail et
 s’ils n’offrent ni régime enregistré d’épargne-retraite (REER), ni compte d’épargne
libre d’impôt (CELI) dont les cotisations font l’objet de retenues salariales, ni régime
de pension agréé

L’employeur doit automatiquement inscrire les employés admissibles et déduire les


cotisations. Toutefois, le RVER est géré par une institution financière autorisée qui est
assujettie à des règles strictes et qui est supervisée par la Régie des rentes du Québec.

L’employé qui souhaite ne pas participer au RVER ou qui souhaite arrêter de cotiser, que ce
temporairement ou non, doit en aviser son employeur.

Régimes d’avantages sociaux collectifs


Dans le cadre de l’ensemble du programme de rémunération, les employeurs permettent
souvent à leurs employés de s’assurer en vertu d’une police d’assurance collective.
L’employeur souscrit un contrat avec une société d’assurance afin d’offrir aux employés
divers avantages qui peuvent comprendre :

 une assurance-vie collective


 une assurance maladie et dentaire
 une assurance des soins de la vue
 une assurance en cas d’invalidité de courte et de longue durée
 une assurance en cas de décès ou de mutilation par accident
 un programme d’aide aux employés

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Chapitre 5
Retenues non obligatoires

Une police d’assurance collective diffère d’une police individuelle puisqu’elle vise des
catégories de participants plutôt que des particuliers. Au titre d’une police d’assurance
collective, la société d’assurance accepte de payer les demandes de règlement en vertu des
garanties offertes aux employés assurés. L’employeur paie les primes d’assurance mensuelles
des employés.

Les primes peuvent être payées soit par l’employeur, soit par l’employé ou les deux. Si les
primes sont payées par l’employé, elles sont retenues sur sa paie. Lorsque l’employé adhère à
l’assurance, la formule d’adhésion qu’il signe représente le consentement qui autorise
l’employeur à effectuer les retenues. Les retenues sur la paie aux fins d’adhésion à un régime
d’avantages sociaux collectif ne réduisent pas le revenu net imposable.

Les primes payées par l’employeur en vertu d’une assurance-vie temporaire collective (y
compris l’assurance du conjoint et des personnes à charge) et d’une assurance en cas de
décès ou de mutilation par accident, représentent un avantage imposable non pécuniaire pour
l’employé. La valeur de l’avantage doit inclure la taxe de vente au détail de 7 % au Manitoba
la taxe de vente au détail de 8 % en Ontario, la taxe sur les primes d’assurance collective de
9 % au Québec ou la taxe de vente provinciale de 6 % en Saskatchewan, le cas échéant.

Au Québec uniquement, les primes payées par l’employeur pour l’assurance maladie,
l’assurance dentaire et l’assurance des soins de la vue sont aussi des avantages imposables
non pécuniaires. La valeur de l’avantage doit inclure la taxe sur les primes d’assurance
collective de 9 %.

Retenues volontaires
Les dernières retenues par ordre de priorité sont les retenues volontaires. Les employeurs
offrent parfois différents programmes ou avantages sociaux auxquels les employés peuvent
adhérer volontairement. Si un employé décide de participer à l’un de ces programmes, il doit
consentir par écrit à ce que la retenue volontaire soit déduite de sa paie. C’est à l’employeur
ou au syndicat de choisir, le cas échéant, quels programmes volontaires seront offerts. Ces
types de programmes peuvent représenter un fardeau administratif pour l’administrateur de la
paie. Les retenues volontaires ne réduisent pas le revenu imposable des employés.

Dons de bienfaisance
Des employeurs montent des campagnes en faveur d’organismes de bienfaisance enregistrés,
comme Centraide, la Société canadienne du cancer ou la Fondation canadienne des maladies
du cœur, et autorisent leurs employés à faire déduire régulièrement leurs dons de leur paie.

Centraide est le principal organisme caritatif qui accepte des dons sous forme de retenues sur
la paie depuis environ 50 ans. Centraide permet de faire des dons à d’autres organismes
caritatifs par son intermédiaire et distribue les fonds à ces organismes en restant la principale
source de retenues. Par exemple, pendant une campagne Centraide, un employé peut remplir
une promesse de don pour autoriser les déductions de leur paie, mais indiquer sur la formule
que leur don est destiné à la Société canadienne du cancer. Centraide agit à titre de bureau
central pour ces dons. Les retenues sur la paie représentent deux tiers des fonds de Centraide.

© L’Association canadienne de la paie – Principes fondamentaux de la paie 1 5-20


Chapitre 5
Retenues non obligatoires

L’employé remplit une promesse de don unique ou de don fixe déduit de chaque paie.
L’employeur verse régulièrement les dons retenus à l’organisme de bienfaisance.

Assurance facultative
En vertu d’un régime d’assurance collective, l’employeur peut autoriser ses employés à
augmenter leur protection en adhérant à un régime facultatif d’assurance-vie ou d’assurance
en cas de décès ou de mutilation par accident. L’employé choisit le montant d’assurance qui
lui convient et paie un certain taux mensuel par tranche de 1 000,00 $ d’assurance.
L’assurance facultative accordée en vertu du régime peut comporter un plafond.

Les taux d’assurance pour les assurances-vie facultatives sont habituellement fondés sur
l’âge et le sexe de l’employé et sur le fait qu’il fume ou non. En vertu de certains régimes, les
employés peuvent également souscrire une assurance-vie pour leur conjoint.

Les primes d’assurance payées par les employés sont assujetties à la taxe de vente au détail
de 7 % au Manitoba, à la taxe de vente au détail de 8 % en Ontario et à la taxe sur les primes
d’assurance collective de 9 % au Québec, selon le cas.

Par exemple :
Caroline Mills, une employée de l’Alberta, souscrit une assurance-vie facultative de
250 000,00 $. Son taux d’assurance est de 0,36 $ par tranche de 1 000,00 $ d’assurance tous
les mois.

Les primes mensuelles de Caroline sont calculées comme suit :


Prime = Montant d’assurance x taux

= 250 000,00 $ x 0,36 $


1 000,00 $
= 90,00 $

Caroline est payée aux deux semaines. Voici comment calculer sa retenue à chaque paie :
Retenue selon la = Prime mensuelle x 12
période de paie Fréquence de la période de paie
= 90,00 $ x 12 = 41,54 $
26

Club social
Il arrive qu’une organisation crée un club social. Les employés cotisent au club social à l’aide
de retenues effectuées sur chaque paie et l’argent recueilli est utilisé pour les fêtes, les
distractions ou les cadeaux. Comme pour toutes les autres retenues volontaires, l’employé
doit accepter par écrit que la retenue soit déduite de sa paie.

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Chapitre 5
Retenues non obligatoires

Révision de la matière
 La loi exige de déduire les retenues obligatoires (ou statutaires) du revenu d’emploi
selon l’ordre de priorité suivant :
1. Retenues obligatoires (ou statutaires)
2. Retenues prescrites par la loi
3. Cotisations syndicales
4. Retenues propres à l’entreprise
5. Retenues volontaires
 Certaines retenues effectuées sur le revenu d’emploi sont prescrites par la loi.
 En vertu de la Loi de l’impôt sur le revenu, l’Agence du revenu du Canada (ARC)
peut saisir le salaire d’un employé qui n’a pas payé ses impôts sur le revenu ou tout
montant exigible aux termes de la Loi sur l’assurance-emploi ou de la Loi sur le
Régime de pensions du Canada.
 L’Agence du revenu du Canada délivre une Demande formelle de paiement qui exige
de l’employeur qu’il recouvre et déduise les montants impayés de tout traitement ou
salaire dû à un employé.
 En vertu de la Loi sur les impôts du Québec, Revenu Québec peut saisir le salaire
d’un employé qui n’a pas payé ses impôts sur le revenu ou toute somme payable aux
termes de la Loi sur le Régime de rentes du Québec en délivrant une ordonnance ou
un avis de saisie-arrêt à son sujet.
 La Commission de l’assurance-emploi du Canada (CAEC) est une agence de Service
Canada qui peut demander à l’Agence du revenu du Canada (ARC) de saisir le salaire
d’un employé aux termes d’une revendication en main tierce.
 Une ordonnance de soutien familial ou de paiement de soutien financier de la famille
exige de l’employeur qu’il retienne et verse des paiements de façon continue.
 Les gains d’un employé (soit le tiers saisi) peuvent faire l’objet d’une saisie-arrêt
lorsqu’un jugement d’une cour des petites créances ou d’une cour
provinciale/divisionnaire ordonne de saisir les gains de l’employé aux fins de
paiement de sa dette envers son créancier. Les ordonnances de saisie-arrêt relèvent
des règlements provinciaux
 L’adoption d’un ensemble de procédures aidera une organisation à veiller à ce que
tous les aspects de l’administration des ordonnances juridiques soient traités de façon
cohérente et conformément à la loi.
 Lorsqu’une convention collective est en place, les employés couverts par la
convention sont tenus de payer des cotisations pour adhérer au syndicat.
 Les cotisations syndicales sont déductibles du revenu imposable à la source dans tous
les territoires de compétence, sauf au Québec.

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Chapitre 5
Retenues non obligatoires

 Les retenues propres à l’entreprise sont des retenues qui font partie de la politique de
l’entreprise et constituent une condition d’emploi.
 En Colombie-Britannique, les cotisations payées par les employeurs au régime
provincial d’assurance-maladie constituent un avantage imposable non pécuniaire
pour les employés.
 Les cotisations aux régimes provinciaux d’assurance-santé retenues sur la paie ne
réduisent pas le montant du revenu net imposable.
 Les cotisations des employés à un régime de pension agréé (RPA) sont réputées être
déductibles du revenu brut imposable ouvrant droit à pension. Le montant des
cotisations de l’employé au RPA est soustrait du revenu brut imposable ouvrant droit
à pension pour établir le revenu net imposable aux fins des retenues d’impôt fédéral et
provincial sur le revenu.
 Les régimes de retraite à cotisations déterminées fixent les cotisations au régime qui
doivent être faites par l’employé, l’employeur ou les deux.
 En vertu d’un régime de retraite à prestations déterminées, le montant de la pension
que l’employé recevra à la retraite est déterminé, mais le coût de maintien du régime
est incertain.
 Les cotisations des employés à un REÉR collectif sont déductibles de l’impôt sur le
revenu imposable. L’employeur soustrait la cotisation au REÉR de l’employé de son
revenu brut imposable pour établir le revenu net imposable aux fins des retenues
d’impôt fédéral et provincial sur le revenu.
 Le montant maximum qu’un employé et/ou un employeur peut cotiser à un RPAC
durant une année fiscale donnée et sans faire l’objet de répercussion fiscale est
déterminé par le plafond de cotisation actuel au REER de l’employé.
 Un employé peut cotiser un montant équivalant au plafond de cotisation de son
régime enregistré d’épargne-retraite, qui s’élève à 18 pour cent du montant du revenu
qu’il a gagné l’année précédente, sous réserve du montant maximum établi par
l’Agence du revenu du Canada (27 230,00 $ en 2020), en plus du report de cotisation
de l’employé.
 Lorsque l’employé adhère à l’assurance, la formule d’adhésion qu’il signe représente
le consentement qui autorise l’employeur à effectuer les retenues.
 Si un employé décide de participer à un programme volontaire, il doit consentir par
écrit à ce que la retenue volontaire soit déduite de sa paie.

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Chapitre 5
Retenues non obligatoires

Questions de révision
1. Dans le tableau suivant, indiquez l’ordre de priorité de chaque retenue, de 1 à 9, selon
l’ordre qui est présenté dans le présent chapitre.

ORDRE DE
PRIORITÉ RETENUE
(1 À 9)
Retenues prescrites par la loi
Cotisations au Régime québécois d’assurance parentale (RQAP)
Retenues propres à l’entreprise
Impôt sur le revenu (fédéral et provincial)
Cotisations syndicales
Cotisations au Régime de pensions du Canada ou au Régime de
rentes du Québec
Impôt sur le salaire des Territoires du Nord-Ouest et du Nunavut
Cotisations à l’assurance-emploi
Retenues volontaires

2. Vrai ou faux. Dans la plupart des territoires de compétence, un employeur peut mettre fin
à l’emploi d’un employé visé par une ordonnance de saisie-arrêt.

3. Vrai ou faux. Dans la plupart des territoires de compétence, la loi définit les montants qui
sont exemptés de saisie-arrêt.

4. Indiquez pour quelle raison les ordonnances de saisie-arrêt suivantes sont rendues et par
quel organisme gouvernemental.

Revendication en main tierce :

Ordonnance de saisie-arrêt :

© L’Association canadienne de la paie – Principes fondamentaux de la paie 1 5-24


Chapitre 5
Retenues non obligatoires

Ordonnance de soutien familial :

Demande formelle de paiement :

5. Quelle retenue prescrite par la loi est déduite la première des gains d’un employé faisant
l’objet d’ordonnances multiples?

6. En plus de retenir et de verser les montants indiqués dans la Demande formelle de


paiement, quelles sont les autres responsabilités d’un employeur à cet égard?

7. Vrai ou faux. Les saisies-arrêts suite à une revendication en main tierce relèvent des
règlements provinciaux.

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Chapitre 5
Retenues non obligatoires

8. Expliquez pourquoi un employeur doit mettre en place une procédure de réponse aux
ordonnances de saisie-arrêt.

9. Outre les cotisations syndicales, il y a deux autres retenues qui peuvent être exigées des
travailleurs syndiqués. Expliquez quelles sont ces deux retenues.

10. Quels sont les types de cotisation les plus courants à un régime à cotisations déterminées?

11. Vrai ou faux. Un régime enregistré d’épargne-retraite (REÉR) doit être enregistré auprès
du gouvernement fédéral.

12. Sur quoi sont fondés les plafonds de cotisation à un régime enregistré d’épargne-retraite
(REÉR)?

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Chapitre 5
Retenues non obligatoires

13. Quelle est la différence entre une police d’assurance collective et une police d’assurance
individuelle?

14. Vrai ou faux. Les primes payées par l’employeur en vertu d’un programme d’assurance
collective : assurance-vie, assurance-maladie, assurance dentaire, assurance des soins de
la vue et assurance en cas de décès ou de mutilation par accident, sont des avantages
imposables non pécuniaires dans tous les territoires de compétence.

15. Indiquez si le consentement écrit d’un employé est nécessaire pour effectuer les retenues
suivantes.

CONSENTEMENT
RETENUE NÉCESSAIRE
(OUI OU NON)
Retenues prescrites par la loi
Cotisations au Régime québécois d’assurance parentale
Retenues propres à l’entreprise
Impôt sur le revenu (fédéral et provincial)
Cotisations syndicales
Cotisations au Régime de pensions du Canada ou au
Régime de rentes du Québec
Impôt sur le salaire des Territoires du Nord-Ouest et du
Nunavut
Cotisations à l’assurance-emploi
Retenues volontaires

© L’Association canadienne de la paie – Principes fondamentaux de la paie 1 5-27


Chapitre 5
Retenues non obligatoires

16. Quelles retenues ci-dessous permettent de réduire le revenu net imposable de l’employé?

RÉDUCTION DU REVENU
RETENUE BRUT IMPOSABLE
(OUI OU NON)
Retenues prescrites par la loi
Cotisations à un Régime enregistré d’épargne-retraite
Retenues volontaires
Impôt sur le revenu (fédéral et provincial)
Cotisations syndicales, sauf au Québec
Cotisations syndicales au Québec
Cotisations au Régime de pensions du Canada ou au
Régime de rentes du Québec
Impôt sur le salaire des Territoires du Nord-Ouest et du
Nunavut
Cotisations à l’assurance-emploi
Cotisations à un régime de pension agréé

© L’Association canadienne de la paie – Principes fondamentaux de la paie 1 5-28


Chapitre 5
Retenues non obligatoires

Exemples de calcul de la paie nette


Voici des exemples de calcul des retenues propres à l’entreprise et de leur effet sur la paie
nette de l’employé.

Remarque :
Les taux d’impôt sur le revenu qui sont utilisés servent à titre d’exemple. Pour obtenir les
taux d’impôt en vigueur, allez à : www.cra.gc.ca. Quand vous faites vos devoirs, veuillez
utiliser les tables d’impôt sur le revenu qui se trouvent dans le Guide d’information de
l’étudiant.

Exemple 1 :
Jean Lafleur travaille pour l’établissement Jolicœur à Sainte-Anne (Québec). Jean gagne
29 900,00 $ par an et est payé toutes les semaines. Son code de demande sur le
formulaire TD1 est 2 et son code de retenues d’impôt sur le formulaire TP-1015.3 est B.
Jean est un employé syndiqué et ses cotisations syndicales équivalent à 3 % de son salaire à
chaque paie.

L’établissement Jolicœur offre à ses employés une assurance-vie équivalant à deux fois leur
salaire annuel et assume 100 % du coût de l’assurance. Le taux de prime de l’assurance-vie
est de 0,75 $ par tranche de 1 000,00 $ d’assurance par mois. Ce taux n’inclut pas la taxe
sur les primes d’assurance de 9 %. Les employés paient 100 % des primes de leur
assurance-maladie et assurance dentaire. Les primes pour l’assurance-maladie de la famille
de Jean s’élèvent à 52,00 $ par mois et, pour l’assurance dentaire de sa famille, à 91,00 $
par mois. La taxe sur les primes d’assurance de 9 % est incluse dans le coût des primes
d’assurance-maladie et d’assurance dentaire. Les primes d’assurance de l’employeur et de
l’employé sont calculées en fonction de la période de paie.

Jean participe aussi volontairement au club social et verse à cet effet 104,00 $ par an étalés
sur ses paies.

Rémunération régulière par période de paie = 29 900,00 $


52
= 575,00 $

Primes mensuelles d’assurance-vie temporaire collective payées par l’employeur :

Montant d’assurance = 29 900,00 $ x 2


= 59 800,00 $
= 60 000,00 $ (arrondi)

= 60 000,00 $ x 0,75 $
1 000,00 $

© L’Association canadienne de la paie – Principes fondamentaux de la paie 1 5-29


Chapitre 5
Retenues non obligatoires

Prime plus la taxe sur les


primes d’assurance de 9 % = 45,00 $ x 1,09
= 49,05 $

Avantage imposable relatif aux primes = 49,05 $ x 12


payées par l’employeur à chaque paie 52
= 11,32 $

Cotisation syndicale par paie = 575,00 $ x 0,03


= 17,25 $

Prime d’assurance-maladie par paie = 52,00 $ x 12


52
= 12,00 $

Prime d’assurance dentaire par paie = 91,00 $ x 12


52
= 21,00 $

Club social par paie = 104,00 $


52
= 2,00 $

Étape no 1 : Calcul de la rémunération brute

Rémunération brute = Rémunération + allocations imposables +


allocations non imposables + avantages
imposables pécuniaires
= 575,00 $ + 0,00 $ + 0,00 $ + 0,00 $
= 575,00 $

Étape no 2 : Calcul des avantages imposables non pécuniaires

Avantages imposables non pécuniaires = 11,32 $

Étape no 3 : Calcul de la cotisation au Régime de rentes du Québec (RRQ)

Revenu brut imposable ouvrant droit = Rémunération + allocations imposables +


à pension avantages imposables pécuniaires +
avantages imposables non pécuniaires
= 575,00 $ + 0,00 $ + 0,00 $ + 11,32 $
= 586,32 $

© L’Association canadienne de la paie – Principes fondamentaux de la paie 1 5-30


Chapitre 5
Retenues non obligatoires

Cotisation au Régime de rentes du Québec = (Revenu brut imposable ouvrant droit à


pension - exemption par période de paie) x
taux annuel de cotisation au RRQ
= (586,32 $ - 67,30 $) x 0,0570
= 519,02 $ x 0,0570
= 29,58 $
Étape no 4 : Calcul de la cotisation à l’assurance-emploi (AE)

Rémunération assurable = Rémunération + allocations imposables +


avantages imposables pécuniaires
= 575,00 $ + 0,00 $ + 0,00 $
= 575,00 $

Cotisation à l’AE = Rémunération assurable x taux annuel de


cotisation à l’AE pour le Québec
= 575,00 $ x 0,0120
= 6,90 $
o
Étape n 5 : Calcul de la cotisation au Régime québécois d’assurance parentale
(RQAP)
(pour les employés du Québec seulement)

Rémunération assurable = Rémunération + allocations imposables +


avantages imposables pécuniaires
= 575,00 $ + 0,00 $ + 0,00 $
= 575,00 $

Cotisation au Régime québécois = Rémunération assurable x taux annuel


d’assurance parentale de cotisation au RQAP
= 575,00 $ x 0,00494
= 2,84 $

Étape no 6 : Calcul de l’impôt fédéral sur le revenu

Revenu net imposable au fédéral = Revenu brut imposable ouvrant droit à


pension, moins les retenues autorisées
 Cotisation de l’employé à un RPA
 Cotisation de l’employé à un REÉR
 Déductions pour les habitants des zones
visées par règlement
 Cotisations syndicales
 Retenues autorisées par l’ARC
= 586,32 $ - 17,25 $ = 569,07 $

© L’Association canadienne de la paie – Principes fondamentaux de la paie 1 5-31


Chapitre 5
Retenues non obligatoires

Tables d’impôt fédéral pour un employé du Québec, salaire hebdomadaire, revenu net
imposable de 569,07 $ et code de demande 2 :
Impôt fédéral sur le revenu : 50,25 $
Étape no 7 : Calcul de l’impôt provincial sur le revenu
Revenu net imposable au Québec = Revenu brut imposable ouvrant droit à
pension, moins les retenues autorisées
 Cotisation de l’employé à un RPA
 Cotisation de l’employé à un REÉR
 Déductions pour les habitants des zones
visées par règlement
 Retenues autorisées par Revenu Québec
= 586,32 $ - 0,00 $ = 586,32 $

Tables d’impôt sur le revenu pour le Québec, salaire hebdomadaire, revenu net imposable
de 586,32 $ et code de de retenues B :

Impôt sur le revenu du Québec : 69,99 $


Étape no 8 : Total des retenues
Total des retenues = Cotisation au RPC/RRQ
+ Cotisation à l’AE
+ Cotisation au RQAP
+ Impôt sur le revenu fédéral
+ Impôt sur le revenu du Québec
+ Autres retenues
= 29,58 $ (RRQ)
6,90 $ (AE)
2,84 $ (RQAP)
50,25 $ (impôt sur le revenu fédéral)
69,99 $ (impôt sur le revenu du Québec)
17,25 $ (cotisation syndicale)
12,00 $ (prime d’assurance-maladie)
21,00 $ (prime d’assurance dentaire)
2,00 $ (club social)
211,81 $
Étape no 9 : Paie nette
Paie nette = Rémunération brute - total des retenues
= 575,00 $
- 211,81 $
363,19 $

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Chapitre 5
Retenues non obligatoires

Exemple 2 :
Gina Marconi travaille chez Unity Paper Products, en Alberta, comme superviseure de la
comptabilité et reçoit un salaire annuel de 48 074,00 $ payé toutes les deux semaines. Son
code de demande sur ses formulaires TD1 fédéral et provincial est 1.

L’organisation paie 50 % des primes d’assurance-vie temporaire collective des employés. La


prime d’assurance-vie de Gina est 74,00 $ par mois. La moitié de sa prime est incluse dans
son revenu à chaque période de paie. Gina participe au régime de pension agréé de son
employeur et 5 % de son salaire de base est retenu aux fins du régime en fonction de la
période de paie. Elle s’est également engagée à verser 20,00 $ par paie à Centraide.

Rémunération régulière par période de paie = 48 074,00 $


26

= 1 849,00 $

Primes mensuelles d’assurance-vie payées = 74,00 $ x 0,50


par l’employeur = 37,00 $

Avantage imposable relatif aux primes d’assurance-vie payées par l’employeur par paie :

= 37,00 $ x 12
26
= 17,08 $

Cotisation au régime de pension agréé = 1 849,00 $ x 0,05


= 92,45 $

© L’Association canadienne de la paie – Principes fondamentaux de la paie 1 5-33


Chapitre 5
Retenues non obligatoires

Étape no 1 : Calcul de la rémunération brute

Rémunération brute = Rémunération + allocations imposables +


allocations non imposables + avantages imposables pécuniaires
= 1 849,00 $ + 0,00 $ + 0,00 $ + 0,00 $
= 1 849,00 $

Étape no 2 : Calcul des avantages imposables non pécuniaires

Avantages imposables = 17,08 $


non pécuniaires

Étape no 3 : Calcul de la cotisation au Régime de pensions du Canada (RPC)

Revenu brut imposable = Rémunération + allocations imposables + avantages


ouvrant droit à pension imposables pécuniaires + avantages imposables non
pécuniaires
= 1 849,00 $ + 0,00 $ + 0,00 $ + 17,08 $
= 1 866,08 $

Cotisation au Régime de pensions = (Revenu brut imposable ouvrant droit à pension -


du Canada exemption par période de paie) x taux annuel de
cotisation au RPC
= (1 866,08 $ - 134,61 $) x 0,0525
= 1 731,47 $ x 0,0525
= 90,90 $

Étape no 4 : Calcul de la cotisation à l’assurance-emploi (AE)

Rémunération assurable = Rémunération + allocations imposables + avantages


imposables pécuniaires
= 1 849,00 $ + 0,00 $ + 0,00 $
= 1 849,00 $

Cotisation à l’AE = Rémunération assurable x taux annuel de


cotisation à l’AE autre que pour le Québec
= 1 849,00 $ x 0,0158
= 29,21 $
o
Étape n 5 : Calcul de la cotisation au Régime québécois d’assurance parentale
(RQAP) (pour les employés du Québec seulement)

Ne s’applique pas puisque Gina travaille en Alberta.

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Chapitre 5
Retenues non obligatoires

Étape no 6 : Calcul de l’impôt fédéral sur le revenu

Revenu net imposable au fédéral = Revenu brut imposable ouvrant droit à pension
moins les retenues autorisées :
 Cotisation de l’employée à un RPA
 Cotisation de l’employée à un REÉR
 Cotisations syndicales (sauf impôt sur le revenu
provincial pour le Québec)
 Déductions pour les habitants des zones visées par
règlement
 Déductions autorisées par l’ARC

= 1 866,08 $ - 92,45 $
= 1 773,63 $

Table d’impôt fédéral pour l’Alberta, salaire aux deux semaines, revenu net imposable de
1 773,63 $ et code de demande 1 :

Impôt sur le revenu fédéral 260,00 $

Étape no 7 : Calcul de l’impôt provincial sur le revenu

Revenu net imposable provincial = Revenu brut imposable ouvrant droit à pension
en Alberta moins les retenues autorisées :
 Cotisation de l’employée à un RPA
 Cotisation de l’employée à un REÉR
 Cotisations syndicales (sauf impôt sur le revenu
provincial pour le Québec)
 Déductions pour les habitants des zones visées par
règlement
 Déductions autorisées par l’ARC

= 1 866,08 $ - 92,45 $
= 1 773,63 $

Tables d’impôt provincial pour l’Alberta, salaire aux deux semaines, revenu net imposable
de 1 773,63 $ et code de demande 1 :

Impôt sur le revenu provincial 125,10 $

Total de l’impôt sur le revenu 385,10 $

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Chapitre 5
Retenues non obligatoires

Étape no 8 : Total des retenues

Total des retenues = Cotisations au RPC/RRQ


+ Cotisations à l’AE
+ Cotisations au RQAP
+ Impôt sur le revenu (fédéral et provincial)
+ Autres retenues

= 90,90 $ (RPC)
29,21 $ (AE)
385,10 $ (impôt sur le revenu fédéral et provincial)
92,45 $ (cotisation au RPA)
17,08 $ (prime d’assurance-vie)
20,00 $ (Centraide)
634,74 $
Étape no 9 : Paie nette

Paie nette = Rémunération brute - total des retenues


= 1 849,00 $
- 634,74 $
1 214,26 $

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Chapitre 5
Retenues non obligatoires

Question de révision
17. Phan To est chef des opérations à la compagnie Milton, à Taber, en Alberta, et reçoit un
salaire annuel de 62 496,00 $ payé bimensuellement. Phan a indiqué le code de
demande 2 sur ses formulaires TD1 fédéral et provincial. Phan reçoit une allocation
d’automobile mensuelle imposable de 100,00 $ payée en fonction de la période de paie.

L’organisation paie 100 % du coût de l’assurance-vie temporaire collective des employés.


L’assurance-vie de Phan représente deux fois son salaire annuel. Phan a également une
assurance-vie facultative de 200 000,00 $ dont elle paie les primes. Le taux de prime de
l’assurance-vie temporaire collective est de 0,45 $ par tranche de 1 000,00 $ d’assurance
et le taux d’assurance-vie facultative de Phan est de 0,54 $ par tranche de 1 000,00 $
d’assurance. Tous les avantages sont évalués en fonction de la période de paie.

Phan verse 200,00 $ par paie à son REÉR collectif et 10,00 $ par paie à Centraide.

L’organisation a reçu une Demande formelle de paiement de l’ARC concernant Phan. La


demande indique que l’organisation doit retenir et verser 30 % de la paie nette de Phan à
l’ARC à chaque période de paie. La paie nette comprend toutes les sommes payées à
l’employée, moins les retenues obligatoires.

Calculez la paie nette que Phan reçoit deux fois par mois.

© L’Association canadienne de la paie – Principes fondamentaux de la paie 1 5-37


Chapitre 5
Retenues non obligatoires

Étape no 1 :

Étape no 2 :

Étape no 3 :

Étape no 4 :

Étape no 5 :

© L’Association canadienne de la paie – Principes fondamentaux de la paie 1 5-38


Chapitre 5
Retenues non obligatoires

Étape no 6 :

Étape no 7 :

© L’Association canadienne de la paie – Principes fondamentaux de la paie 1 5-39


Chapitre 5
Retenues non obligatoires

Étape no 8 :

Étape no 9 :

© L’Association canadienne de la paie – Principes fondamentaux de la paie 1 5-40


Chapitre 5
Retenues non obligatoires

Questions de révision du chapitre et


réponses
1. Dans le tableau suivant, indiquez l’ordre de priorité de chaque retenue, de 1 à 9, selon
l’ordre qui est présenté dans le présent chapitre.

ORDRE DE
PRIORITÉ RETENUE
(1 À 9)
6 Retenues prescrites par la loi
3 Cotisations au Régime québécois d’assurance parentale (RQAP)
8 Retenues propres à l’entreprise
4 Impôt sur le revenu (fédéral et provincial)
7 Cotisations syndicales
1 Cotisations au Régime de pensions du Canada ou au Régime de rentes
du Québec
5 Impôt sur le salaire des Territoires du Nord-Ouest et du Nunavut
2 Cotisations à l’assurance-emploi
9 Retenues volontaires

2. Vrai ou faux. Dans la plupart des territoires de compétence, un employeur peut mettre fin
à l’emploi d’un employé visé par un avis de saisie-arrêt sur salaire.

Faux. Dans la plupart des territoires de compétence, il est interdit de licencier un


employé parce qu’il a fait l’objet d’un avis de saisie-arrêt sur salaire.

3. Vrai ou faux. Dans la plupart des territoires de compétence, la loi définit les montants qui
sont exemptés de saisie-arrêt.

Vrai.

4. Indiquez pour quelle raison les ordonnances de saisie-arrêt suivantes sont rendues et par
quel organisme gouvernemental.

Revendication en main tierce : Une revendication en main tierce est délivrée par
l’Agence du revenu du Canada aux fins de recouvrement des versements
excédentaires des prestations d’assurance-emploi.
Ordonnance de saisie-arrêt : Une ordonnance de saisie-arrêt est rendue soit par le
ministère de la Justice, le Procureur général ou le Solliciteur général, soit par le
ministère des Services sociaux ou communautaires aux fins de recouvrement d’une
dette due à un tiers créancier.

© L’Association canadienne de la paie – Principes fondamentaux de la paie 1 5-41


Chapitre 5
Retenues non obligatoires

Ordonnance de pension alimentaire : Une ordonnance de pension alimentaire est


rendue par le ministère de la Justice, par le Procureur général ou le Solliciteur
général, ou par le ministère des Services sociaux ou communautaires pour recouvrir
les pensions alimentaires pour enfants ou les versements d’allocation d’entretien.
Demande formelle de paiement : Une Demande formelle de paiement est délivrée soit
par l’Agence du revenu du Canada, soit par Revenu Québec aux fins de
recouvrement d’impôt sur le revenu impayé et de retenues obligatoires (ou
statutaires) impayées.

5. Quelle retenue prescrite par la loi est déduite la première des gains d’un employé faisant
l’objet d’ordonnances multiples?

En général, une Demande formelle de paiement a priorité sur toutes les autres
ordonnances.

6. En plus de retenir et de verser les montants indiqués dans la Demande formelle de


paiement, quelles sont les autres responsabilités d’un employeur à cet égard?

En cas de demande formelle de paiement, l’employeur doit aussi être conscient de


ses autres responsabilités, à savoir :

 un employeur qui n’exécute pas la demande est tenu responsable du montant


impayé
 un employeur doit prévenir l’ARC ou Revenu Québec si aucun salaire ne doit
être versé à l’employé pendant une période donnée
 un employeur doit avertir l’ARC ou Revenu Québec si l’emploi de l’employé
prend fin

7. Vrai ou faux. Les saisies-arrêts suite à une revendication en main tierce relèvent des
règlements provinciaux.

Vrai.

© L’Association canadienne de la paie – Principes fondamentaux de la paie 1 5-42


Chapitre 5
Retenues non obligatoires

8. Expliquez pourquoi un employeur doit mettre en place une procédure de réponse aux
ordonnances de saisie-arrêt.

Il est recommandé que des procédures écrites soient adoptées aux fins
d’administration et de gestion des saisies-arrêts. Comme l’employeur qui n’observe
pas l’ordonnance peut devoir payer le montant dû, une organisation prend des
risques considérables si les procédures ne sont pas suivies à la lettre de la loi. Il est
dans le meilleur intérêt de l’employeur que toutes les communications, orales et
écrites, aussi bien avec l’employé qu’avec l’organisme gouvernemental qui a rendu
l’ordonnance de saisie-arrêt, soient conservées dans un dossier avec les dates, noms
et contenu de la communication.

L’adoption d’un ensemble de procédures aidera l’organisation à veiller à ce que


tous les aspects de l’administration des ordonnances juridiques soient traités de
façon cohérente et conformément à la loi.

9. Outre les cotisations syndicales, il y a deux autres retenues qui peuvent être exigées des
travailleurs syndiqués. Expliquez quelles sont ces deux retenues.

Outre les cotisations syndicales, la convention collective prévoit aussi parfois des
droits d’adhésion et des cotisations spéciales. Les droits d’adhésion sont payés par
l’employé une seule fois au début de son emploi lorsqu’il devient participant d’une
unité de négociation ou d’un syndicat donné. Un syndicat peut également instituer
une cotisation spéciale pour un projet unique. Par exemple, si le syndicat veut
construire une nouvelle salle de réunion, il peut demander à chaque participant
1,00 $ de plus par mois pendant une période de trois ans. C’est à l’employeur de
veiller à ce que ces cotisations et droits soient retenus sur la paie de l’employé
syndiqué comme il se doit.

10. Quels sont les types de cotisation les plus courants à un régime de retraite à cotisations
déterminées?

Les types les plus courants de cotisation à un régime de retraite à cotisations


déterminées sont les suivants :

 un montant forfaitaire
 un pourcentage des gains ouvrant droit à pension

11. Vrai ou faux. Un régime enregistré d’épargne-retraite (REÉR) doit être enregistré auprès
du gouvernement fédéral.

Vrai.

© L’Association canadienne de la paie – Principes fondamentaux de la paie 1 5-43


Chapitre 5
Retenues non obligatoires

12. Sur quoi sont fondés les plafonds de cotisation à un régime enregistré d’épargne-retraite
(REÉR)?

Les plafonds de cotisations à un REÉR sont fondés sur le moins élevé des montants
suivants :

 18 % du revenu gagné l’année précédente par l’employé;


 la limite annuelle maximale de cotisation au REÉR, moins le facteur
d’équivalence (FÉ) de l’année précédente et tout facteur d’équivalence pour
services passés (FESP) pour l’année courante, plus tout facteur d’équivalence
rectifié (FER) pendant l’année courante, plus tous les droits inutilisés de
cotisation reportés des années précédentes.

13. Quelle est la différence entre une police d’assurance collective et une police d’assurance
individuelle?

Une police d’assurance collective diffère d’une police d’assurance individuelle


puisqu’elle vise des catégories de participants plutôt que des individus particuliers.

14. Vrai ou faux. Les primes payées par l’employeur en vertu d’un programme d’assurance
collective : assurance-vie, assurance-maladie, assurance dentaire, assurance des soins de
la vue et assurance en cas de décès ou de mutilation par accident, sont des avantages
imposables non pécuniaires dans tous les territoires de compétence.

Faux. Les primes payées par l’employeur en vertu d’une assurance-vie temporaire
collective (y compris l’assurance du conjoint et des personnes à charge) et en vertu
d’une assurance en cas de décès ou de mutilation par accident représentent des
avantages imposables non pécuniaires pour l’employé, aussi bien au palier fédéral
qu’au Québec. Au Québec seulement, les primes payées par l’employeur pour
l’assurance maladie, l’assurance dentaire et l’assurance des soins de la vue sont
également des avantages imposables non pécuniaires.

© L’Association canadienne de la paie – Principes fondamentaux de la paie 1 5-44


Chapitre 5
Retenues non obligatoires

15. Indiquez si le consentement écrit d’un employé est nécessaire pour effectuer les retenues
suivantes.

CONSENTEMENT
RETENUE NÉCESSAIRE
(OUI OU NON)
Retenues prescrites par la loi NON
Cotisations au Régime québécois d’assurance parentale NON
Retenues propres à l’entreprise OUI
Impôt sur le revenu (fédéral et provincial) NON
Cotisations syndicales OUI
Cotisations au Régime de pensions du Canada ou au
NON
Régime de rentes du Québec
Impôt sur le salaire des Territoires du Nord-Ouest et du
NON
Nunavut
Cotisations à l’assurance-emploi NON
Retenues volontaires OUI

16. Quelles retenues ci-dessous permettent de réduire le revenu net imposable de l’employé?

RÉDUCTION DU
REVENU NET
RETENUE
IMPOSABLE
(OUI OU NON)
Retenues prescrites par la loi NON
Cotisations à un régime enregistré d’épargne-retraite OUI
Retenues volontaires NON
Impôt sur le revenu (fédéral et provincial) NON
Cotisations syndicales, sauf au Québec OUI
Cotisations syndicales au Québec NON
Cotisations au Régime de pensions du Canada ou au
NON
Régime de rentes du Québec
Impôt sur le salaire des Territoires du Nord-Ouest et du
NON
Nunavut
Cotisations à l’assurance-emploi NON
Cotisations à un régime de pension agréé OUI

© L’Association canadienne de la paie – Principes fondamentaux de la paie 1 5-45


Chapitre 5
Retenues non obligatoires

17. Phan To est chef des opérations à la compagnie Milton, à Taber, en Alberta, et reçoit un
salaire annuel de 62 496,00 $ payé bimensuellement. Phan a indiqué le code de
demande 2 sur ses formulaires TD1 fédéral et provincial. Phan reçoit une allocation
d’automobile mensuelle imposable de 100,00 $ payée en fonction de la période de paie.

L’organisation paie 100 % du coût de l’assurance-vie temporaire collective des employés.


L’assurance-vie de Phan représente deux fois son salaire annuel. Phan a également une
assurance-vie facultative de 200 000,00 $ dont elle paie les primes. Le taux de prime de
l’assurance-vie temporaire collective est de 0,45 $ par tranche de 1 000,00 $ d’assurance
et le taux d’assurance-vie facultative de Phan est de 0,54 $ par tranche de 1 000,00 $
d’assurance. Tous les avantages sont évalués en fonction de la période de paie.

Phan verse 200,00 $ par paie à son REÉR collectif et 10,00 $ par paie à Centraide.

L’organisation a reçu une Demande formelle de paiement de l’ARC concernant Phan. La


demande indique que l’organisation doit retenir et verser 30 % de la paie nette de Phan à
l’ARC à chaque période de paie. La paie nette comprend toutes les sommes payées à
l’employée, moins les retenues obligatoires.

Calculez la paie nette que Phan reçoit deux fois par mois.

Rémunération régulière par paie = 62 496,00 $


24

= 2 604,00 $

Allocation d’automobile par paie : = 100,00 $ x 12


24
= 50,00 $

Prime mensuelle d’assurance-vie temporaire collective :

Montant d’assurance = Salaire annuel x multiple d’assurance


Arrondir le montant d’assurance à la
tranche de 1 000,00 $ la plus proche
= 62 496,00 $ x 2
= 124 992,00 $
= 125 000,00 $ (arrondi)

Avantage imposable mensuel = Montant d’assurance x taux de prime


1 000,00 $

= 125 000,00 $ x 0,45 $ = 56,25 $


1 000,00 $

© L’Association canadienne de la paie – Principes fondamentaux de la paie 1 5-46


Chapitre 5
Retenues non obligatoires

Avantage imposable de la période de paie = Avantage imposable mensuel x 12


Fréquence de période de paie

= 56,25 $ x 12
24
= 28,13 $

Prime mensuelle d’assurance-vie = 200 000,00 $ x 0,54


facultative de l’employée 1 000,00 $
= 108,00 $

Prime d’assurance-vie facultative = 108,00 $ x 12


retenue sur chaque paie 24
= 54,00 $

Étape no 1 : Calcul de la rémunération brute

Rémunération brute = Rémunération + allocations imposables +


allocations non imposables + avantages
imposables pécuniaires
= 2 604,00 $ + 50,00 $+ 0,00 $ + 0,00 $
= 2 654,00 $

Étape no 2 : Calcul des avantages imposables non pécuniaires

Avantages imposables non pécuniaires = 28,13 $

Étape no 3 : Calcul de la cotisation au Régime de pensions du Canada (RPC)

Revenu brut imposable ouvrant = Rémunération + allocations imposables +


droit à pension avantages imposables pécuniaires +
avantages imposables non pécuniaires
= 2 604,00 $ + 50,00 $ + 0,00 $ + 28,13 $
= 2 682,13 $

Cotisation au Régime de pensions = (Revenu brut imposable ouvrant droit


du Canada à pension - exemption par période de
paie) x taux de cotisation annuel au RPC
= (2 682,13 $ - 145,83 $) x 0,0525
= 2 536,30 $ x 0,0525
= 133,16 $

© L’Association canadienne de la paie – Principes fondamentaux de la paie 1 5-47


Chapitre 5
Retenues non obligatoires

Étape no 4 : Calcul de la cotisation à l’assurance-emploi

Rémunération assurable = Rémunération + allocations imposables +


avantages imposables pécuniaires
= 2 604,00 $ + 50,00 $ + 0,00 $
= 2 654,00 $

Cotisation à l’assurance-emploi = Rémunération assurable x taux annuel


de cotisation à l’AE autre que pour le
Québec
= 2 654,00 $ x 0,0158
= 41,93 $
Étape no 5 : Calcul de la cotisation au Régime québécois d’assurance parentale
(RQAP) (pour les employés du Québec seulement)

Ne s’applique pas puisque Phan travaille en Alberta.


Étape no 6 : Calcul de l’impôt fédéral sur le revenu

Revenu net imposable au fédéral = Revenu brut imposable ouvrant droit à pension
moins les retenues autorisées :
 Cotisation de l’employée à un RPA
 Cotisation de l’employée à un REÉR
 Cotisations syndicales (sauf l’impôt
provincial sur le revenu pour le Québec)
 Déductions pour les habitants des zones
visées par règlement
 déductions autorisées par l’ARC
= 2 682,13 $ - 200,00 $
= 2 482,13 $

Tables d’impôt fédéral pour l’Alberta, salaire bimensuel, revenu net imposable de
2 482,13 $ et code de demande 2 :

Impôt sur le revenu fédéral 396,90 $


o
Étape n 7 : Calcul de l’impôt provincial sur le revenu
Revenu net imposable provincial = Revenu brut imposable ouvrant droit à pension
en Alberta moins les retenues autorisées :
 Cotisation de l’employée à un RPA
 Cotisation de l’employée à un REÉR
 Cotisations syndicales (sauf l’impôt
provincial sur le revenu pour le Québec)
 Déductions pour les habitants des zones
visées par règlement
 Déductions autorisées par l’ARC

© L’Association canadienne de la paie – Principes fondamentaux de la paie 1 5-48


Chapitre 5
Retenues non obligatoires

= 2 682,13 $ - 200,00 $
= 2 482,13 $

Tables d’impôt provincial pour l’Alberta, salaire bimensuel, revenu net imposable de
2 482,13 $ et code de demande 2 :

Impôt sur le revenu provincial 190,05 $

Total de l’impôt fédéral et provincial 586,95 $


Étape no 8 : Total des retenues

Total des retenues obligatoires = Cotisation au RPC/RRQ


+ cotisation à l’AE
+ cotisation au RQAP
+ impôt sur le revenu provincial et fédéral

= 133,16 $ (RPC)
41,93 $ (AE)
586,95 $ (impôt fédéral et prov. sur le revenu)
762,04 $

Paie nette assujettie à la demande = 2 654,00 $ (sommes payées à l’employé)


formelle de paiement par saisie-arrêt - 762,04 $ (retenues obligatoires ou statutaires)
1 891,96 $
Montant de la saisie-arrêt = 1 891,96 $ x 0,30
= 567,59 $

Total des retenues = 133,16 $ (RPC)


41,93 $ (AE)
586,95 $ (impôt fédéral et provincial sur le rev.)
567,59 $ (saisie-arrêt)
200,00 $ (REÉR collectif)
54,00 $ (assurance facultative sur la vie)
10,00 $ (Centraide)
1 593,63 $

Étape no 9 : Paie nette


Paie nette = Rémunération brute - total des retenues
= 2 654,00 $
- 1 593,63 $
1 060,37 $

© L’Association canadienne de la paie – Principes fondamentaux de la paie 1 5-49

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