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T.D.

de Mécanique
Quantique
SMP4
H. EL MOUMNI & L. RAHILI

c
Année universitaire 2017-2018
!
i
[p
Université Ibn Zohr Année Universitaire 2017-2018
Faculté des Sciences-Agadir SMP-S4
Département de Physique

Série 1 :
La nature quantique du rayonnement et de la matière.
Série 2 :
Particule dans un potentiel carré.
Série 3 :
Formalisme de la mécanique quantique.
Série 4 :
Postulats de la mécanique quantique.

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Faculté des Sciences-Agadir SMP-S4
Département de Physique

Physique Quantique I : TD No 1

A / Corpuscules de lumière
Exercice 1 : Rayonnement du corps noir
Une enceinte imperméable à la chaleur et au rayonnement, portée à la température T est percée d’un
orifice par lequel sont émises des radiations électromagnétiques.
1. Donner l’allure expérimentale de la densité d’énergie UT (⌫) des radiations émises en fonction
de la fréquence. Commenter
2. Rayleigh et Jeans ont montré que le champs électromagnétique à l’intérieur de la cavité est
équivalent à un ensemble d’oscillateurs harmoniques indépendants et qu’à l’équilibre thermique,
la densité d’énergie est donnée par :
8⇡⌫ 2
U= hEi
c3
où c est la vitesse de la lumière et hEi est l’énergie moyenne d’un oscillateur. Commenter
les résultats obtenus dans les cas suivants en précisant ce que l’on entend par catastrophe
ultraviolette :
h⌫
i) hEi = kT et ii) hEi = h⌫
e kT 1
3. on considère le cas ii) et on pose x = h⌫/kT
(a) Montrer que le maximum d’intensité du spectre est atteint lorsque ex = 3 3 x
(b) L’équation ci-dessus peut être résolue graphiquement et on a xmax = 2.821. Trouver la loi de
déplacement de Wien et calculer la température du soleil sachant que le maximum d’intensité
du spectre solaire correspond à = 0.55 µm. On donne c = 3.108 m/s, k = 1.38.10 23 J/K.
Exercice 2 : Effet Compton
1. (a) Montrer et interpréter la relation qui régit l’effet Compton :
✓ ◆
h
0 = 1 cos ✓
mc
(b) Montrer que la relation entre l’angle de diffusion du photon et l’angle de diffusion de l’électron
est telle que : ✓ ◆
h⌫0 ✓
cot ' = 1 + 2
tan
mc 2
(c) Montrer que l’énergie cinétique maximale transférée à l’électron après diffusion est :
h⌫0
Ecmax = mc2
1+ 2h⌫0

2. (a) Un rayon X de longueur d’onde = 0.300Å subit une diffusion Compton à 60o . Quelles sont,
après diffusion, la longueur d’onde du photon et l’énergie cinétique de l’électron.
(b) Un électron frappé par un Rayon X de 0.5 MeV acquiert une énergie de 0.1 MeV.
— Calculer la longueur d’onde du photon diffusé sachant que l’électron était initialement
au repos.
— Calculer l’angle que fait le photon diffusé avec le photon incident.
On donne : h/mc = 0.024Å (= C dite longueur d’onde de Compton).
Exercice 3 : Effet photo-électrique sur les métaux

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On envoie sur une cathode en potassium :


Une radiation ultraviolette (raie du Hg) de longueur
d’onde = 2537Å et on mesure une contre-tension
|V0 | = 3.14 V
Une radiation visible (raie jaune du Na) de longueur
d’onde = 5890Å et la contre-tension est alors |V0 | =
0.36 V
On demande de calculer :
1. L’énergie maximale des photo-électrons éjectés ;
2. La valeur de la constante de Planck ;
3. L’énergie d’extraction minimale des électrons du po-
tassium ;
4. La longueur d’onde maximale des radiations produi-
sant un effet photo-électrique sur le potassium.

B / Ondes de matière
Exercice 4 : Traitement classique ou quantique
Une action est une grandeur homogène à (quantité de mouvement)⇥(longueur) ou encore (énergie)
⇥(temps). La constante h est le quantum fondamental d’action. Le critère admis est le suivant :
lorsqu’une action associée au système prend une valeur proche de h, le comportement d’un tel système
doit être décrit par la théorie quantique. Si au contraire une action est très grande par rapport à h,
une description classique est suffisante.
Classer les systèmes suivants selon qu’ils relèvent de la théorie classique ou quantique :
1. Une masse m de 1 g effectuant des oscillations d’amplitude x = 1 cm avec une vitesse v = 1 cm/s.
2. Atome d’hydrogène dont l’énergie d’ionisation est 13 eV émettant une radiation de longueur
d’onde = 100 nm.
3. Un noyau dont l’énergie de liaison (neutron ou proton) est typiquement de l’ordre de 8 MeV ;
la dimension caractéristique du noyau se situe autour de r = 1 Fermi tandis que la masse d’un
nucléon vaut 1.6.10 27 Kg.
Exercice 5 : Relation de Louis De Broglie
On considère maintenant la relation de Louis De Broglie.
1. Rappeler cette relation et établir à partir du critère ci-dessus, la discussion pour savoir si un
système d’atomes distants de a peut être traité classiquement.
2. Utiliser ce nouveau critère pour dire si les systèmes suivants doivent être traités quantiquement
ou classiquement :
(a) Faisceau monocinétique d’électrons d’énergie 100 eV qui rencontre un cristal dont le para-
mètre de réseau est 1Å
(b) Gaz d’hélium (M=4) à la température ambiante.
(c) Une goutte d’eau de diamètre 0.1 mm se déplaçant à la vitesse 10 m/s.
3. On envoie un faisceau d’électrons monocinétique d’énergie E sur un métal, ces électrons pé-
nètrent profondément dans le métal et sont alors soumis à un potentiel V0 :
V (x) = 0 pour x < 0 (électrons dans le vide)

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V (x) = V0 pour x > 0 (électrons dans le métal)


les électrons sont alors diffractés et l’on peut mesurer leur longueur d’onde associée.
Determiner cette longueur d’onde en fonction de E dans l’approximation non relativiste.

C / Évolution d’un paquet d’ondes gaussien


Exercice 5 : Paquet d’ondes
On considère une particule libre de masse m que l’on décrit par un paquet d’ondes (à une dimension)
défini par : Z +1
1
(x, t) = p g(k) e+i(k.x !.t) dk
2⇡ 1
1. Montrer que (x, t) est solution de l’équation de Schrödinger.
2. On suppose que g(k) est une gaussienne centrée sur k0 ; soit :
2 .(k k 0 )2 p
ea a
g(k) = A. avec A =
4 (2m)3/2

a est homogène à une distance


— Montrer que la probabilité de presence de la particule est indépendante du temps

L’expression de (x, t) (à un facteur de phase près) s’écrit :


 1 ✓ ◆
2a2 4 2 (x, t)
(x, t) = ⇥ exp
⇡↵(t) Z(t)
2 2 ~ kx 0 t
avec ↵(t) = a4 + 4~m2t , (x, t) = x m et Z(t) = a2 + i 2~t
m .
— Calculer la densité de probabilité.
— En déduire la vitesse du groupe vg .
3. Retrouver vg en considérant la relation de dispersion !(k). Comparer vg à la vitesse de phase
v' et à la vitesse v de la particule. Conclure.

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Corrigé TD No 1, Quantique I

A / Corpuscules de lumière
Exercice 1 : Rayonnement du corps noir
1. L’allure expérimentale de la densité d’énergie UT (⌫) des radiations émises en fonction de la
fréquence. Commenter

le phénomène est régit par les deux lois semi-


empériques : R
Loi de Stephan U (⌫)d⌫ / T 4
Loi de deplacement de Wien : m .T = cte

2. À l’équilibre thermique, la densité d’énergie est donnée par :

8⇡⌫ 2
U= hEi
c3

Ucl
i) hEi = kT Dans ce cas la densité d’énergie classique U
devient
8⇡⌫ 2 8⇡kT 2
Ucl = 3 hEi = ⌫
c c3
Donc Ucl (⌫) se comporte comme une fonction ⌫ 2 , ce sens de
variation explique la premiere partie des variations au faibles
valeurs de ⌫, mais pour la partie des grandes valeurs de ⌫,
(⌫ >> 1) : Ucl (⌫) ! 1, ce qui est en contradiction avec
le fait de U⌫ doit etre finie Fig.1, c’est la catastrophe de
l’ultra-violet. ν

h⌫
ii) hEi = h⌫
e kT 1
✓ ◆
h⌫ 3
Dans ce cas UQuant (⌫) = 8⇡
c3 h⌫
e kT 1
h⌫
— ⌫ faible, h⌫
<< 1 ! e
kT
kT
h⌫
1 ' kT , donc UQ (⌫) ' 8⇡
c3
kT ⌫ 2 : cas i) qui explique la premiere
partie de la courbe de la Fig.1
— ⌫ grande, h⌫ >> kT , dans ce cas
8⇡ 3 h⌫
UQ ⌫ ' h⌫ e kT
c3
donc UQ (⌫) décroît exponentiellement avec ⌫ et donc on retrouve le deuxième sens de la
variation de la Fig.1, de plus si ⌫ ! 1 alors U (⌫) ! 0 ceci empêche la catastrophe de
l’ultra-violet.

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3. on considère le cas ii) et en posant x = h⌫/kT


(a) on a x = h⌫
kT avec U (⌫) = 8⇡h⌫ 1
c3 Exp[ h⌫ ] 1
kT

✓ ◆3
8⇡ kT x3 x3
$ U (x) = 2 . = A.
h c ex 1 ex 1
A[3x2 (ex 1) x3 ex ]
U (x) est maximale ssi. dU x
dx =0) (ex 1)2
=0

3
(ex 1).3x2 = x3 ex ) ex =
3 x
x
(b) on a e3 = 3 1 x ! xm = 2.821 (Résolution numérique)
Loi de déplacement de Wien
h⌫m
on a x = kT
h⌫
et d’apres la loi de Wien mT = cst donc pour x = xm on a kT = xm ,
c = m ⌫m
) mhckT = xm ) hc
m T = xm k = cst
34 8 1
Soit kxhcm = 6.63.10 Js3.10 m.s
1,38.10 23 jK 1 2.821
= 5.1092 ⇥ 10 3 m.K = cst avec la constant de Planck
h = 6.63.10 34 Js.
La temperature du Soleil
On a m .T = cst
cst 5.1092 ⇥ 10 3 m.K
T = = 0.55.10 6 m
m

T = 9289.5K
Une telle temperature est obtenue en supposant que le soleil est un corps noirs.
N.B : à la surface du soleil Tsurf ace ⇠ 5269 K
a l’intérieur du soleil T ⇠ 15 million K
Exercice 2 : Effet Compton

DiffusionCompton
1. (a) Variation de la longueur d’onde de photon
On a la conservation de la quantité de mouvement

p~0 = p~ + p~e (1)

On a aussi la conservation de l’énergie (expressions relativistes)


q
2
p0 c + me c = p c + m2e c4 + p2e c2 (2)
|{z} | {z } |{z} | {z }
avant eavant apres
eapres

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de (8) on a p~0 p~ = p~e ) p2e = p20 + p2 2~


p0 .~
p

) p~0 p~ = p~e ) p2e = p20 + p2 2p0 p cos✓ (?)


q
de (9) on tire p2e + m2e c2 = p0 p + me c

p2e = (p0 p)2 + 2me c(p0 p) (??)

En identifiant les deux relations (?) et (??) ) p0 p(1 cos✓) = me c(p0 p) or p = h

h
) = 1 0 = (1 cos✓)
me c
Interpretation
Cette relation décrit convenablement le processus physique qui se produit lors de la collision
d’un rayonnement X avec un e . Le rayonnement X est décrit en terme de photons ayant
une énergie E0 = h⌫0 = hc0 et une impulsion p0 = Ec0 .
Apres le choc, le photon diffusé change de longueur d’onde qui dépendra uniquement de la
l’angle de diffusion.
Remarque : mh0 c = 0.024A est appellée longueur d’onde de Compton.
(b) Relation entr ✓ et '
d’après la considération des impulsions

P orj./ox : p0 = p cos ✓ + pe cos '
p~0 = p~ + p~e !
P orj./oy : 0 = p sin ✓ + pe sin '
donc ⇢
pe cos ' = p0 p cos ✓ (1) p0 1
) cotg' = . cotg ✓ (3)
pe sin ' = p sin ✓ (2) p sin ✓
On a
h
= +
(1 cos✓)
0
me c
1 1 h
) = + (1 cos ✓)
⌫ ⌫ 0 me c 2
h⌫0
) h⌫ = h⌫0
(4)
1 + me c2 (1 cos ✓)
d’autre part ⇢
E0 = h⌫0 = p0 c p0 ⌫0 E0
! = =
E = h⌫ = p c p ⌫ E
En tenant compte de (4) on trouve
p0 h⌫0
=1+ (1 cos ✓) (5)
p me c 2
On porte (5) dans (3) on trouve
✓ ◆
1 h⌫0
cotg' = 1+ (1 cos ✓) cotg✓
sin ✓ me c 2
✓ ◆
1 h⌫0 1 cos ✓
= cotg✓ +
sin ✓ me c2 sin ✓
✓ ◆✓ ◆
1 cos ✓ h⌫0
= 1+
sin ✓ me c2

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Or 1 cos✓ = 2 sin2 ✓
2 et sin✓ = 2 sin 2✓ cos 2✓
✓ ◆
h⌫0 ✓
) cotg' = 1+ tg
me c2 2

(c) l’énergie maximale transferée à e après la diffusion


D’apres la conservation de l’Etot
Ec = h⌫0 h⌫
et en utilisant la relation (4) obtenue avant
h⌫0
E = h⌫0 h⌫0
1+ m e c2
(1 cos ✓)

(h⌫0 )2
h⌫0 + m e c2
(1 cos ✓) h⌫0
) Ec =
1 + mh⌫e c02 (1 cos ✓)
d’ou
(h⌫0 )2
m e c2
(1 cos ✓) h⌫0
Ec = h⌫0
= m e c2
1 + me c2 (1 cos ✓) 1+ h⌫0 (1 cos ✓)
me c 2
donc Ec est maximale si h⌫0 (1 cos ✓) est minimale, c-a-d si (1 cos ✓) est maximale donc
cos✓ = 1 ) ✓ = ⇡, dans ce cas

h⌫0
Ecmax = m e c2
1+ 2h⌫0

2. Application
(a) rayon X de longueur d’onde = 0.3 a subit une diffusion Compton à 60o = 0 + h
me c (1
cos✓)
A.N : = 0.3 + 0.034(1 cos60) ' 0.312A
Comme on a >> 0 ) E < E0 la conservation de l’énergie donne

hc hc
Ec =
0

A.N. Ec = 6.63 ⇥ 10 34 J.s . 3.108 1


0.3.10 10 m
1
0.312.10 10 m = 2.55 ⇥ 10 16 j = 1592.2eV '
1.59keV
3. Un électron frappé par un rayon X de 0.5M eV acquiert une énergie de 0.1 M eV
Conservation de l’énergie totale
Einit = Etot = Ee + E
) 0.5 = 0.1 + E = 0.4 M eV
hc 3
Or E = hc
) = A.N ' 31.10 A
E
pour l’angle de diffusion ✓
on a Ein = hc
0
! 0 = hc
Ein = 24.9 ⇥ 10 3 A, et d’après Compton 0 = h
mc (1 cos ✓) )
✓ ' 42
Exercice 3 : Effet Photo-électrique

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1. Énergies maximales des photo-électrons éjectés :

On a
1 2
(Ec )max = me vmax = e|Vo |
2
donc :
— Pour l’U.V : Ec U V
max = 3.14eV
— Pour le visible : Ec visible
max = 0.36eV
2. Détermination de la constante de Planck h :

On a l’énergie cinétique des photo-électrons éjéctes émis, est linéairement dépendante de la


fréquence de la radiation incidente et indépendante de l’intensité de cette radiation.
De plus, il y a une fréquence limite nommée fréquence de seuil photoélectrique sous laquelle, l’ef-
fet photoélectrique ne se produit pas. Cette fréquence dépend de la nature de la surface irradiée.

Soit donc : (Ec )max = h(⌫ ⌫s ) = hc( 1 1


s
)
8
> UV 1 1
< Ec max = hc( Hg s
)

>
:E visible 1 1
c max = hc( Na s
)

donc
1 1
Ec U V
max Ec visible
max = hc( )
Hg Na

ce qui donne
Ec U V
max Ec visible
max
h= 1 1
c( Hg Na
)
A.N

34
h ⇠ 6, 6 ⇥ 10 Joule.s
3. Énergie d’extraction minimale des e du potassium :

Par définition,
Wextraction = We = h ⌫s
Avec :
hc
Ec = h⌫ We = We

Donc si on prend l’exemple de la raie du Hg :


hc
EcHg = We
Hg

On tire donc que :


hc
We = EcHg
Hg

A.N :

6.6 ⇥ 10 34 ⇥ 3 ⇥ 108
We = 3.14 = 1.74 eV
2537 ⇥ 10 10 ⇥ 1.6 ⇥ 10 19

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4. Longueur d’onde maximale des radiations produisant un effet photo-électrique sur le potassium :

D’après la définition de We , on a We = h⌫s = hcs


Donc s = hc/We
A.N
6.6 ⇥ 10 34 ⇥ 3 ⇥ 108
s = = 0.712µ m
1.74 ⇥ 1.6 ⇥ 10 19

B / Ondes de matière
Exercice 4 : Traitement classique ou quantique

On définit l’action A comme étant une grandeur homogène à (quantité de mouvement) ⇥ (longueur)
ou encore (énergie) ⇥ (temps), pour laquelle

Si A ⇡ h =) traitement quantique

Si A >> h =) traitement classique


L’unité de l’action est le Lagrange avec : 1L = 1 Kg m2 s 1 = 1034 h
1. Classement des systèmes suivants selon qu’ils relèvent de la théorie classique ou quantique
Dans ce cas A = p.x = 10 7 L = 1027 h >> h, donc la description est classique.
Dans le cas de l’atome d’hydrogène dont l’énergie d’ionisation est 13 eV émettant une
radiation de longueur d’onde = 100 nm.
E = 13.6 eV ⇡ 2 ⇥ 10 18 joule
= 100 nm soit ! ⇡ 2 ⇥ 1016 s 1
l’action A = E/! = 10 34 L ⇡ h donc la déscription est quantique.
Pour le noyau dont l’énergie de liaison (neutron ou proton)p
L’énergie est E = 8 MeV et m = 1.6 ⇥ 10 27 Kg =) p = 2mE ⇡ 6 ⇥ 10 20 kg m/s

Exercice 5 : Relation de Louis De Broglie


1. Rappel : C’est une affirmation que toute matière est dotée d’une onde associée : ce qui donne
lieu à la dualité onde-corpuscule. De plus, la longueur d’onde et l’impulsion p d’une particule
sont reliées par une équation simple :
h
= & p~ = ~~k
p

où p~ traite l’aspect corpusculaire (E, p, m) et ~k traite l’aspect ondulatoire ( , ⌫, !)


Pour un système d’atomes distants de a (=distance entre deux plans réticulaires successifs),
le traitement classique est adopté si et seulement si p.a >> h. Autrement dit, c’est le h qui
conditionne la valeur de la longueur d’onde.
Comme
h
p=
h
=) .a >> h donc
a >>
Alors, si a est grande devant la longueur d’onde de Louis De Broglie, le systéme est traité
classiquement, et si a ⇠ , un traitement quantique aura lieu.
2. Applications :

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faisceau monocinétique des électrons d’énergie 100 eV qui rencontre un cristal dont le para-
mètre réseau est 1A
De l’expression de l’énergie cinétique on tire,
r r
2E 2 ⇥ 100 ⇥ 1.6 ⇥ 10 19
v= = ⇡ 6 ⇥ 106 m/s
m 9.1 ⇥ 10 31
donc la quantité du mouvement est
25 1
p = mv = 54 ⇥ 10 kg m s

et
h 6.62 ⇥ 10 34
= ⇡
p 54 ⇥ 10 25
soit donc ⇡ 1.22 ⇥ 10 10 = 1.22 A.
Comme le paramètre réseau est de 1 A ⇠ associé =) traitement quantique est adopté.
Gaz d’helium (M=4) à la température ambiante

Pour une molécule de masse m se déplace à la vitesse v, son énergie vaut 12 mv 2 , et l’énergie
cinétique totale des molécules du gaz vaut par définition de la température absolue :
1 3
Ec = N. mhv 2 i = N kB T
2 2
avec N c’est le nombre de molécules, kB est la constante de Boltzmann et T est la tempé-
rature en K.
Pour une molécule à 1dim : Ec = 12 mhv 2 i = 12 kB T
donc r
kT p
v= et p = mkT
m
3
la masse m est donnée par : m = NM
a
4⇥10
= 6.023⇥10 23 et kB = 1.38 ⇥ 10
23 J/K

La valeur trouvée pour est telle que : ⇡ 1.32 ⇥ 10 10 m = 1.32 A. Donc elle est de
même ordre de grandeur que la distance entre les atomes du gaz (échelle atomique) =)
traitement quantique est adopté.
Goutte liquide d’eau de diamètre d = 0.1nm se déplace à la vitesse v = 10 m/s
8
<⇢eau = 1Kg/L
On a m = ⇢eau ⌧ avec donc la quantité de mouvement est :
: 4 d 3
⌧ = 3⇡ (2)
9 1
p = m v ⇡ 5.235 ⇥ 10 Kg.m.s

et dans ce cas la longueur d’onde associée est donnée par : = hp = ⇢eau6h ⇡ d3 v


<< d =)
l’aspect quantique n’est plus acceptable, et donc c’est le traitement classique qui marche.
3. Faisceau d’électrons monocinétique d’énergie E envoyé sur un métal, pénetre profondément à
l’intérieur et sont soumis a un potentiel V0
Dans le vide 8
> h
< = p
>
:E = p2
2m

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et dans le métal 8 0 h
>
< = p0

>
: 0
02
p
E = 2m V0
Dans l’approximation non relativiste v << c, l’équation de la conservation de l’énergie s’écrit :
02
p2 p
= V0
2m 2m
donc
02
p p2
= + V0
2m 2m
c-à-d
h2
02
= p2 + 2mV0 avec p2 = 2mE

ce qui revient à écrire :

h2 02 h2
02
= 2m(E + V0 ) =) =
2m(E + V0 )

finalement,
0 h V0 1
=p (1 + ) 2
2mE E

C / Évolution d’un paquet d’ondes gaussien


Exercice 5 : Paquet d’ondes
Soit une particule libre de masse m que l’on décrit par un paquet d’ondes (à une dimension) défini
par :
Z +1
1
(x, t) = p g(k) e+i(k.x !.t) dk
2⇡ 1
1. Montrer que (x, t) est solution de l’équation de Schrödinger :
On a l’équation de Schrödinger s’écrit sous la forme suivante :

d ~2 d 2
i~ (x, t) = (x, t)
dt 2m dx2
donc (en simplifiant par le facteur p1
2⇡
de deux côtés) :
Z +1
d
i~ (x, t) = i~( i!) g(k) e+i(k.x !.t) dk (3)
dt 1
Z
~2 d 2 ~2 2 +1 2
(x, t) = (i) k g(k) e+i(k.x !.t) dk (4)
2m dx2 2m 1

on réécrit l’équation de Schrödinger alors comme :


Z +1 Z +1
+i(k.x !.t) ~2
~! g(k) e dk = k 2 g(k) e+i(k.x !.t)
dk (?)
1 2m 1

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p 2
D’autre côté, l’énergie totale est E = ~! = 2m + V avec V est l’énergie potentielle, qui vaut
zero pour une particule libre, il s’en suit que :

p2 ~2 k 2
~! = = (relation de dispersion)
2m 2m
donc l’équation (?) est bien vérifiée, et on déduit que est une solution de l’équation de
Schrödinger.
2. On suppose que g(k) est une gaussienne centrée sur k0 ; soit :
2 .(k k 0 )2 p
ea a
g(k) = A. avec A =
4 (2m)3/2

a est homogène à une distance.

On note tout d’abord que g(k) n’est autre que la T F( (x)). En physique, on définit en
général la T F avec un facteur p12⇡ ( de même pour la T F 1 ). Soit donc :
Z +1
1
f (k, t) = T F( (x, t)) = p (x, t) e i(k.x !.t) dx
2⇡ 1
Z +1
1 1
(x, t) = T F (f (k, t)) = p f (k, t) e+i(k.x !.t) dk
2⇡ 1
Si on compare la deuxième équation à la définition donnée dans l’énoncé de (x, t), on
conclut que g(k) n’est autre que la T F( (x, t)), donc :
Z +1 Z +1
2
| (x, t)| dx = (x, t) ⇤ (x, t)dx
1 1
Z +1 ✓ Z +1 ◆
1
= p g(k) e +i(k.x !.t)
dk ⇤ (x, t)dx
1 2⇡ 1
Z +1 ✓ Z +1 ◆
1 ⇤
= p (x, t) e+i(k.x !.t) dx g(k)dk
1 2⇡ 1
Z +1
= g ⇤ (k)g(k)dk
1
Z +1
= |g(k)|2 dk
1
R +1
Donc la probabilité de presence de la particule 1 | (x, t)|2 dx est indépendente du temps
La densité de probabilité.

On a :
 1 ✓ 2 ◆2
2 2a2 4 (x, t)
| (x, t)| = ⇥ exp
⇡↵(t) Z(t)
s ✓ ◆!
2a2 2 1 1
= ⇥ exp (x, t) +
⇡↵(t) Z(t) Z ⇤ (t)
s !
2a2 Z(t) + Z ⇤ (t)
= ⇥ exp 2 (x, t) ⇥
⇡↵(t) Z(t) Z ⇤ (t)

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Z(t)+Z ⇤ (t) 2a2


Comme Z(t) Z ⇤ (t) = 2 2
a4 + 4~ 2t
m
Donc ✓ ◆1 ✓ ◆
2 2a2 2 2a2 2 (x, t)
| (x, t)| = exp
⇡↵(t) ↵(t)
La vitesse du groupe vg

La vitesse du group = vitesse du centre du paquet.


Le centre du paquet = est un point d’abscisse x = xm pour lequel | (x, t)|2 est maximum.
Donc
d
| (x, t)|2max =) | (x, t)|2 = 0
dx
✓ ◆1 ✓ 2 2 ◆
d 2a2 2 2a (x, t)
=) exp =0
dx ⇡↵(t) ↵(t)
✓ 2 2 ◆
2a2 d 2 (x, t) 2a (x, t)
=) exp =0
↵(t) dx ↵(t)
~k0 t dxm ~k0
la solution de cette équation est xm = x = m et donc vg = dt = m
3. En utilisant la relation de dispersion :

~k2
On a ! = !(k) = 2m , et le paquet d’onde est décrit par
Z +1
1
(x, t) = p g(k) ei dk avec = kx !t = kx !(k)t
2⇡ 1

d
— la vitesse de groupe vg est telle que dk k=k0 = 0 =) x d!
dk t =0
donc x = d!dk k=k0 t
~k0
soit alors vg = d!
dk k=k0 = m
— la vitesse de phase v est telle que ddt = 0
k0 dx
dt ! = 0 =) v = k!0 = ~k 2m
0

— La vitesse v de la particule est telle que p = m v =) v = m p


= ~km
0

=) la vitesse de la particule s’identifie à la vitesse de groupe vg .

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Physique Quantique I : TD No 2

Exercice 1 : Etats liés d’une particule dans un puit carré


On veut étudier les états liés d’une particule de masse m et d’énergie E se déplaçant dans une région
de l’éspace où règne un potentiel attractif de la forme suivante
8
< 0 si x < a région I
V (x) = V0 si |x| < a région II .
:
0 si x > a région III
V0 et a sont des grandeurs positives.
V (x) représente le saut de potentiel, autrement dit la force s’éxerçant sur les électrons d’un métal
au voisinage de la surface métallique et les confinant à l’intérieur du métal ( a < x < a), quand
celui-ci est porté à un potentiel électrostatique nul.
1. (a) Soit '(x) la fonction d’onde d’état stationnaire de la particule d’énergie E ( V0 < E < 0).
Écrire l’équation de Schrödinger vérifiée par '(x) et déduire son expression dans chacune
des trois régions de l’espace. On utilisera les paramètres suivants
2m|E| 2m(E + V0 ) 2mV0
q2 = , k2 = et k02 = .
~2 ~2 ~2
(b) Le potentiel étant symétrique, donner les fonctions d’ondes paires 's (x) et impaires 'a (x).
2. (a) Exprimer la continuité de la fonction d’onde et de sa dérivée première aux points de discon-
tuinité du potentiel (x = ±a). En déduire les équations de quantification de l’énergie de la
particule.
(b) Montrer que ces équations sont équivalentes à
k
| cos(ka)| = k0 avec tan(ka) > 0
k
| sin(ka)| = k0 avec tan(ka) < 0

(c) Résoudre graphiquement ces deux relations qu’on représentera dans un même repère en
fonction de k, et déduire la quantification de l’énergie de la particule.
Exercice 2 : Coefficient de réflexion d’une marche de potentiel (Extrait de l’Exam. 2016-
2017)
Une source de particules, située vers 1 émet un faiscau de particule de masse m et d’énergie
totale E > 0, se déplaçant le long de l’axe OX de vecteur unitaire ~ex . Le faisceau de particules arrive
normalement sur le saut de potentiel défini par :

V0 si x < 0 : Région (I)
V (x) =
+V0 si x > 0 : Région (II)

V0 est une constante positive.


1. Étudier le comportement d’une particule classique d’énergie E arrivant sur cette barrière
dans les deux cas suivant : i. E > V0 et ii. E < V0 .
2m(E+V0 )
2. Dans la suite on considère le cas quantique où E > V0 . On posera k12 = ~2
et
2m(E V0 )
k22= ~2
.
Écrire l’équation de Schrödinger indépendante du temp vérifiée par la fonction d’onde (x),
qui décrit un état stationnaire de la particule, dans chacune des deux régions.
3. Résoudre ces équations et donner l’expression de la fonction d’onde (x) dans chacune des deux
régions. On prendra l’amplitude de l’onde incidente égale à l’unité.

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4. Écrire les conditions de continuité de la fonction d’onde et de sa dérivée première au point


x = 0. En déduire les amplitudes des autres ondes.
5. Calculer les courants de probabilité de présence : incident ~ji , réféchi ~jr et transmis ~jt . On
donnne l’expression du courant de probabilité de présence à une dimension :
✓ ◆
~j(x) = ~ ?
(x)
d (x)
(x)
d ? (x)
~ex
2im dx dx

6. En déduire les coefficients de réflexion R et de transmission T de la marche de potentiel définis


~ ~
par : R = |~jr | et T = |~jt | en fonction de k1 et k2 puis en fonctionn E et V0 .
|j i | |j i |
7. Monter de R + T = 1 et en donner une interprétation physique.
8. Comparer ces résultats aux prévisions de la mécanique classique.
9. Que deviennent R et T dans les deux cas suivants i. E >> V0 et ii. E ⇡ V0

2m(E+V0 )
On considère maintenant le cas où 0 < E < V0 , et on posera k12 = ~2
et q 2 =
2m(V0 E)
~2
10. Donner la nouvelle expression de la fonction d’onde (x) dans chacune des deux régions. On
prendra l’amplitude de l’onde incidente égale à l’unité.
11. Écrire les conditions de continuité de la fonction d’onde et de sa dérivée première au point
x = 0. En déduire les amplitudes des ondes réfléchie et transmise.
12. Calculer le coefficient de réflexion de la marche de potentiel. Comparer ce résultat aux prévision
de la mécanique classique.
13. Calculer la densité de probabilité de présence de la particule dans la région (II) : | 2 (x)|
2 et
tracer son allure en fonction de x. Commenter cette courbe.
Exercice 3 : Effet Tunnel
Le microscope à effet tunnel est constitué d’une pointe métallique extrêmement fine qui se déplace
très près de la surface d’un échantillon de matériau conducteur. En appliquant une différence de
potentiel entre la pointe et le matériau, des électrons s’échappent de ce dernier, par effet tunnel. Cet
effet consiste en la traversée d’une barrière de potentiel finie créée entre la pointe et le matériau sondé.
Le courant électrique obtenu lors des déplacements horizontaux de la pointe permet de reconstruire
une image de la surface en relief à l’échelle atomique. On considère des électrons qui arrivent depuis le
domaine x < 0 sur une barrière de potentiel rectangulaire unidimensionnelle (Fig.41) de hauteur V0 et
de largueur a, avec

V0 si z 2 [0, a]
V (z) =
0 Partout ailleurs
On associe aux électrons d’énergie totale E < V0 une fonction d’onde (x, t) = (x)e iE t/~ et un
! !
courant de probabilité ~j(z, t) = ? grad grad ? . La fonction d’onde électronique vérifie l’équation
de Schrödinger
~2 @ 2 (z, t) @ (z, t)
2
+ V (z) (z, t) = i~
2m @z @t
1. Déterminer l’équation vérifiée par la fonction d’espace (z).
2. On cherche une solution de l’équation de Schrödinger de la forme suivante (avec k et k 0 des
grandeurs positives) 8 ikz
< e + ↵e ikz z0
k 0z k 0z
(z) = e + e 0za
:
eikz z a

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Figure 1 –

Exprimer k et k 0 en fonction de E, V0 , ~ et m et donner une interprétation des différents termes


0 0
eikz , ↵e ikz , e k z , ek z et eikz . On indiquera également pourquoi n’apparaît pas de terme
en e ikz dans le domaine z a.
3. On définit le coefficient de transmission T à travers la barrière par le rapport du flux d’électrons
~
transmis par le flux d’électrons incidents. Monter que T = |~jt | = | |2 .
|j i |
4. La prise en compte des conditions aux limites au niveau de la barrière aboutit à l’expression

4k 2 k 0 2
T (k) =
4k 2 k 0 2 + (k 2 + k 02 )2 sinh2 (k 0 a)

Établir la formule de T en fonction de l’énergie ; T (E), et montrer que dans le cas où k 0 a >> 1,
on obtient la formule approchée
q
16E(V0 E) 2
2m(V0 E)
a
T (E) ⇡ e ~2
V0

5. Ce Coefficient T (E) tend vers zéro dans les trois conditions suivantes : (V0 E) ! 1, a ! 1,
~ ! 0 (ou m ! 0). Indiquer la signification physique de ces trois cas limites.

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Corrigé TD No 2, Quantique I

Exercice 1 : Etats liés d’une particule dans un puit carré


Etats liés V0 < E < 0

Figure 2 – schéma du potentiel

1. (a) Dans les régions (I) et (III)


d2 2mE
'(x) q 2 '(x) = 0, q 2 = (E < 0)
dx 2 ~2
Donc : 'I (x) = Aeq x + A0 e qx et 'III (x) = Ge qx + G0 eqx .
Or, 'I (x) et 'III (x) doivent tendre vers 0 quand x tend respectivement vers 1 et +1,
car la fonction d’onde doit être bornée (états liés). Donc les coefficients A0 et G0 doivent être
nuls.
Donc : 'I (x) = Aeqx et 'III (x) = Ge qx
Dans les régions (II)
d2 2m(E + V0 )
'(x) + k 2 '(x) = 0, k2 =
dx2 ~2
Donc : 'II (x) = Ceikx + De ikx
(b) La symétrie du potentiel
Le potentiel étant symétrique, alors les fonctions d’ondes sont paires 's (x) ou impaires
'a (x).
F Les fonctions d’onde paires 's (x) sont telles que :

'I ( x) = 'III (x) ) A = G
'II ( x) = 'II (x) ) C = D
Donc 8
< 'I (x) = Aeqx
's (x) = ' (x) = B cos(ka), B = 2C
: II
'III (x) = Ae qx
F Les fonctions d’onde impaires 's (x) sont telles que :

'I ( x) = 'III (x) ) A = G
'II ( x) = 'II (x) ) C = D
Donc 8
< 'I (x) = Aeqx
's (x) = ' (x) = B sin(ka), B = 2iC
: II
'III (x) = Ae qx

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2. (a) Continuité de la fonction d’onde et de sa dérivée : Le potentiel étant symétrique, il


suffit d’écrire la condition de continuité au point x = a.
⇤ Cas des fonction paires 's (x) :
⇢ ⇢
'II (a) = 'III (a) B cos(ka) = Ae qa q
) ) tan(ka) = (5)
'0II (a) = '0III (a) Bk sin(ka) = Ae qa k

⇤ Cas des fonction paires 's (x) :


⇢ ⇢ qa
'II (a) = 'III (a) B sin(ka) = Ae k
) ) tan(ka) = (6)
'0II (a) = '0III (a) Bk cos(ka) = Ae qa
q

Les relations (5) et (6) sont les relations de quantification de l’énergie.


(b) Relations de quantification équivalentes : On a :
( 1
| cos x| = p1+tan 2x
2 2
cos x + sin x = 1 ) | sin x| = p 1 2
1+coth x

On en déduit que les relations (5) et (6) sont respectivement équivalentes aux relations de
quantification de l’énergie :
(
|cos (ka)| = kk0 , avec tan (ka) = kq > 0
|sin (ka)| = kk0 , avec tan (ka) = kq < 0

Avec
2mV0
k0 =
~2
(c) Résolution graphique : On reporte sur le même graphe les fonctions :
k
y(k) = , f (k) = |cos (ka)| et g(k) = |sin (ka)|
k0
En respectant les conditions : tan ka > 0 ou tan ka < 0 selon le cas :

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Résolution Graphique (a=1,k0=12)


fonctions

1.0

Cos(ka)
0.5
Sin(ka)
k
k k0
π
π 2π 3π 4π 5π
2 1

-0.5 k1 k2 k3 k4

Figure 3 – Quantification de l’énergie.

La projection des points d’intersections des courbes f (k) et g(k) avec la droite y(k) = kk0
sur l’axe des abscisses k donne les valeurs possibles du vecteur d’ondes k. Ainsi la résolution
graphique montre que k est quantifié, il en est de même pour l’énergie de l’électrons :

~2 kn2
En = V0 , n = 1, 2, · · ·
2m

Exercice 2 : Coefficient de réflexion d’une marche de potentiel (Extrait de l’Exam. 2016-


2017)

Figure 4 – Allure du potentiel en fonction de x

1. Cas classique :

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Le mouvement de la particule est tel que :

E = Ec + V (x) = constante
p2
Comme l’énergie cinétique Ec = 2m 0, alors le mouvement de la particule n’est possible que
si :
Ec = E V (x) 0 (1)
i) si E > V0 dans les trois régions de l’espace, alors la condition (1) est satisfaite et le mouve-
ment de la particule est possible dans tout l’espace.
i) si E < V0 :
Dans la région (I), la condition (1) est satisfaite et le mouvement de la particule est
possible
Dans la région (II), on a E < V0 et la condition (1) n’est pas satisfaite et le mouvement
de la particule est impossible
Ainsi, au point x = 0, la particule rebrousse chemin ; il y a réflexion totale.

A. Cas ou E > V0 :
2. Equation de Schrodinger vérifiée par la fonction d’onde (x) s’écrit :

d2 1 (x)
+ k12 1 (x) = 0; x<0
dx2
d2 2 (x)
+ k22 2 (x) = 0; x>0
dx2
2m(E+V0 ) 2m(E V0 )
avec k12 = ~2
et k22 = ~2
3. Les solutions sont de la forme

1 (x) = Aeik1 x + Be ik1 x


; x<0
ik2 x ik2 x
2 (x) = Ce + De ; x>0

A, B, C et D sont les amplitudes complexes respectivement des ondes planes : incidente, réfléchie
et transmise.
L’onde De ik2 x dans la région (II) ne peut pas exister puisqu’il n’y a pas de réflexion vers +1
En prenant l’amplitude de l’onde incidente A=1, alors :

1 (x) = eik1 x + Be ik1 x


; x<0
ik2 x
2 (x) = Ce ; x>0

4. Les conditions de raccordement au point x=0 s’écrivent


⇢ ⇢
1 (0) = 2 (0) 1+B = C
0 0 ! .
1 (0) = 2 (0) k1 (1 B) = k2 C
d’ou les amplitudes réfléchie et transmise
k1 k2 2k1
B= ; C=
k1 + k2 k1 + k2
5. Le courant de probabilité
✓ ⇤ (x)

~j = ~ ⇤
(x)
d (x) d
e~x
2im dx dx

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Le courant incident :

~k1
i (x) = eik1 x =) j~i = e~x
m
Le courant réfléchi :

~k1
r (x) = Be ik1 x
=) j~r = |B|2 e~x
m
Le courant transmis :

~k2 2
= Ceik2 x =) j~t =
t (x) |C| e~x
m
6. Les coefficients de réflexion R et de transmission T du saut de potentiel sont :

j~r (k1 k2 )2
R= =) R = |B|2 =
j~i (k1 + k2 )2
j~t k2 2 4k1 k2
T = =) T = |C| =
j~i k1 (k1 + k2 )2
R et T en fonction de E et V0
p p
E E2 V02 E 2 V02
2
R= p , T = p
E + E2 V02 E + E 2 V02
7. Montrer que R + T =1
p p p
E E2 V02 + 2 E 2 V02 E+E2 V02
R+T = p = p =1
E + E 2 V02 E + E2 V02
Interprétation physique :
La relation T + R = 1 traduit la conservation du nombre de particules.
8. Comparaison avec les prévisions de la mécanique classique :
On a : p
E E 2 V02
R= p <1
E + E 2 V02
donc, il y a alors une réflexion partielle, contrairement au cas classique où la transmission est
totale.
9. i. Si E >> V0 , alors R =) 0 et T =) 1
=) On retrouve alors le résultat prévu par la mécanique classique.
ii. Si E ⇡ V0 , alors R =) 1

B. Cas ou 0 < E < V0 :

10. L’équation de Schrodinger vérifiée par la fonction d’onde (x) s’écrit :

d2 1 (x)
+ k22 1 (x) = 0; x<0
dx2
d2 2 (x)
q2 2 (x) = 0; x>0
dx2

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avec k12 = 2m(E+V


~2
0)
et q 2 = 2m(V~02 E)

Les solutions sont de la forme :

1 (x) = Aeik1 x + Be ik1 x


; x<0
qx qx
2 (x) = Ce + De ; x<0

A, B et C sont les amplitudes complexes respectivement des ondes incidente, réfléchie et trans-
mise.
Dans la région (II), la fonction d’onde 2 (x) doit être de carrée sommable, c’est-à-dire bornée
vers +1. Comme l’onde Deqx diverge quand x tend vers +1, l’amplitude D doit être nulle.
En prenant l’amplitude de l’onde incidente A=1, alors :

1 (x) = eik1 x + Be ik1 x


; x<0
qx
2 (x) = Ce ; x>0

11. Les conditions de raccordement au point x=0 s’écrivent


⇢ ⇢
1 (0) = 2 (0) 1+B = C
0 0 ! .
1 (0) = 2 (0) ik1 (1 B) = qC
d’ou les amplitudes réfléchie et transmise :

q + ik1 2ik1
B= ; C=
q ik1 q ik1
~
12. Le coefficient de réflexion R du saut de potentiel est : R = | j~r |
ji
Comme la fonction d’onde dans la région (I) est identique à celle dans le cas où E > V0 , les
courants de probabilité incident et réfléchi sont inchangés :
~k1 ~k1
j~i = e~x , j~r = |B|2 e~x
m m
alors le coefficient de réflexion R est :
|q + ik1 |2
R = |B|2 = =1
|q ik1 |2
on a R = 1, il y a alors une réflexion total, conformément au cas classique.
13. Densité de probabilité de présence de la particule dans la région (II)

2 (x) = Ce qx
=) | 2 (x)|
2
= CC ⇤ e 2qx

donc
2 4k12 2qx
| 2 (x)| = e
q 2 + k12
Allure de | 2 (x)|2 en fonction de x : Conclusion : Dans la région (II), la densité de
probabilité n’est pas nulle :
=) La particule a une probabilité non nulle de se trouver dans cette région
=) La particule pénètre dans la région (II) avant de faire un retour en arrière.
Exercice 3 : Effet Tunnel
1. La fonction d’onde doit vérifiée l’équation de Schrödinger
✓ ◆
~2 d2 (z) iEt/~ iEt/~ E iEt/~
e + V (z) (z)e = i~ i (z)e
2m dz 2 ~

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2. La fonction (z) vérifie donc l’équation de Schrödinger independante du temps ou équation aux
valeurs propres,
~2 d2 (z)
+ V (z) (z) = E (z)
2m dz 2

3. Pour z a, la fonction eikz doit vérifié l’équation précedente avec V (z) = 0 :

~
(ik)2 eikz = E eikz
2m
r
~2 k 2 2mE
) =E)k=
2m ~2
0 k0 z
Pour a > z 0, la fonction ek z et e vérifent séparément l’équation précédent avec
V (z) = V0
~2 0 0 0
(k 0 )2 ek z + V ek z = E ek z
2m
r
~2 k 0 2 0 2m(V0 E)
) =E V )k =
2m ~2
Les termes eikz et eikz sont associé à la propagation des électrons dans la direction +~ez avant
et apès la traversé de la barrière. Le terme en ↵e ikz est associé à la propagation libre des
électrons dans la direction ~ez après la réflexion sur la barrière de potentiel. Il n’a a pas de
terme en e ikz pour z a car sela supposerait une source d’électrons en z = +1
4. -Continuité de la fonction d’onde et de sa dérivée en point x = 0 et x = a :
⇢ ⇢
I (0) = II (0) 1+↵= + (1)
0 (0) = 0 (0) ) ik(1 ↵) = k 0( ) (2)
I II

⇢ ⇢ 0 0
II (a) = III (a) ek a e k a = eika (3)
0 0 ) 0 0 0
II (a) = III (a) k ( ek a ek a ) = ik eika (4)
8 8 0
< ik ⇥ (1) + (2) < 2ik = (k + ik) (k 0 ik) (5)
0
k 0 ⇥ (3) + (4) ) 2k 0 ek a = (q + ik) eika (6)
: 0 : 0
k ⇥ (3) 4 2k 0 e k a = (q ik) eika (7)

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Ensuite, en remplaçant dans Eq.(5) les coefficients donné par Eq.(6) et donnée par Eq.(7)
on obtient la relation
4ikk 0 eika
= 0 .
(k + ik)2 e k0 a (k 0 ik)2 ek0 a
Soit :
4ikk 0 eika
= 2
(k k 02 ) sinh(k 0 a) + 2ikk 0 cosh(k 0 a)
-Par définition,
||~jt ||
T =
||~ji ||
On calcule les vecteurs densité de courant associés aux fonctions d’onde incidente et transmise

~ji (z, t) = ~ ! ! ~
((eikz )? grad eikz eikz grad (eikz )? ) = (ik~ez ) ( ik)~ez
2im 2im

~ji (z, t) = ~k~ez


m
De même,

~ji (z, t) = ~ ! ! ~| |2
(( eikz )? grad eikz eikz grad ( eikz )? ) = (ik~ez ) ( ik)~ez
2im 2im

~ji (z, t) = | |2 ~k~ez


m
On en déduit le coefficient de transmission

||~jt ||
T = = | |2 .
~
||ji ||

T correspond à la probabilité de franchissement de la barrière par l’électron, ou encore au


rapport du flux d’électrons transmis sur le flux d’électrons incidents.
5. On réecrit le coefficient de transmission sous la forme
1
T (k) = | |2 = (k2 +k02 )2
1 + 4k2 k02 sinh2 (k 0 a)
0
Dans le cas k 0 a >> 1, sinh(k 0 a) ⇠ 12 ek a , alors
1 16k 2 k 02 2k0 a
T (k) ⇠ (k2 +k02 )2
⇠ e ;
1 k0 a 2 (k 2 + k 02 )2
1+ 4k2 k02 2e

16k 2 k 02 2mE.2m(V0 E) 16E(V0 E)


or = 16 =
(k 2 + k 02 )2 (2mE + 2m(V0 E))2 V02
Donc q
16E(V0 E) 2
2m(V0 E)
a
T (E) ⇡ e ~2
V02
6. Le coefficient T (E) tend vers zéro dans les trois cas limites suivants
— barrière très haute (V E) ! 1
— barrière très large a ! 1
— limite classique ~ ! 0 (ou m ! 1), impossibilité pour une particule classique de traverser
une barrière énergitique plus haute que sa propre énergie.

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Physique Quantique I : TD No 3

Exercice 1 : Opérateur Quantique


On considère trois opérateurs linéaires A, B et C.
1. Montrer que [A, B + C] = [A, B] + [A, C]
2. Montrer que [A, BC] = [A, B]C + B[A, C]
P
3. En déduire que : [A, B n ] = ni=01 B i [A, B]B n i 1, n 2 N⇤
4. Soient F(A) et G(B) deux fonctions respectives des opérateurs A et B, montrer que :

[A, B] = 0 =) [F (A), G(B)] = 0

5. Déduire également de (d) que si [B, [A, B]] = 0, alors [A, G(B)] = [A, B] dB
dG

Exercice 2
On considère un système physique dont l’espace des états à trois dimensions est rapporté à la base
orthonormée . Soient Lz et S deux opérateurs définis par :

Lz |u1 i = |u1 i , Lz |u2 i = 0 , Lz |u3 i = |u3 i

S |u1 i = |u3 i , S |u2 i = |u2 i , S |u3 i = |u1 i


1. Ecrire les matrices représentant les opérateurs Lz , L2z S et S 2 dans la base B = {|u1 i , |u2 i , |u3 i}
Ces opérateurs sont-ils des observables ?
2. Calculer les vecteurs propres et valeurs propres de L2z et S.
3. Déterminer une base de l’espace des états formés des vecteurs propres communs à L2z et S.
Ces deux observables forment-elle un E. C. O. C. ?
Exercice 3
Soit l’espace des états à deux dimensions rapporté à la base orthonormée B = {|u1 i , |u2 i}. Calculer
les valeurs propres et les vecteurs propres des opérateurs suivants :
✓ ◆ ✓ ◆ ✓ ◆
1 2 0 1 0 i
A= ; B= ; C=
2 1 1 0 i 0

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Corrigé TD No 3, Quantique I

Exercice 1 : Opérateur Quantique


On considère trois opérateurs linéaires A, B et C.
1. Montrer que [A, B + C] = [A, B] + [A, C] :

On a
[A, B + C] = A(B + C) (B + C)A = AB + AC BA CA = [A, B] + [A, C]
Généralisation : X X X
Ai , Bk = Ai , B k
i k i,k

2. Montrer que [A, BC] = [A, B]C + B[A, C] :

développons le second membre de l’égalité :


[A, B]C + B[A, C] = (AB BA)C + B(AC CA)
= ABC BAC + BAC BCA
= ABC BCA
= A(BC) (BC)A
= [A, BC]
Pn 1 i
3. Démontrons par récurrence la relation : [A, B n ] = i=0 B [A, B]B
n i 1 :

On a : [A, BC] = [A, B]C + B[A, C],


Si B = C, alors :

[A, B 2 ] = [A, B]B + B[A, B] = B 0 [A, B]B 1 + B 1 [A, B]B 0


Le développement est donc vérifié pour n=1 et n=2.
Supposons qu’il le soit pour n-1 (n 2) :
n
X2
[A, B n 1
]= B i [A, B]B n i 2

i=0

On a :
[A, B n ] = [A, BB n 1
] = [A, B]B n 1 + B[A, B n 1
]
n
X2
= [A, B]B n 1
+ B i+1 [A, B]B n i 2
i=0
n
X1
= [A, B]B n 1
+ B j [A, B]B n j 1
; (j = i + 1)
j=1
n
X1
= B j [A, B]B n j 1

j=0
(7)

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4. F et G étant des fonctions respectives des opérateurs A et B, alors :

Soient : X
F (A) = fi Ai
i
et X
G(B) = gj B j
j

Donc X X X
[F (A), F (B)] = f i g j Ai B j g j f i B j Ai = fi gj [Ai , B j ]
i,j i,j i,j

Considérons le commutateur [Ai , B j ] ; on a :


j 1
X j 1
X ✓X
i 1 ◆
i j r i j r 1 r s i s 1
[A , B ] = B [A , B]B = B A [A, B]A Bj r 1

r=0 r=0 s=0

Si [A, B] = 0 alors [Ai , B j ] = 0 et par la suite [F (A), F (B)] = 0


En particulier, pour A = B = F (A), on a : [A, G(A)] = 0 puisque [A, A] = 0.
5. Démontrons que si [B, [A, B]] = 0, alors [A, G(B)] = [A, B] dB
dG

On a
X X X ✓X
j 1 ◆
j j s j s 1
[A, G(B)] = [A, gj B ] = gj [A, B ] = gj B [A, B]B
j j j s=0

Le commutateur [A, B] commute avec B, il commute aussi avec B s qui est fonction de B :

B s [A, B] = [A, B]B s

D’où : :
X ✓X
j 1 ◆ X ✓X
j 1 ◆ X
[A, G(B)] = gj [A, B]B s B j s 1
= gj [A, B]B j 1
= [A, B] gj jB j 1

j s=0 j s=0 j

or : ✓X ◆
X X d(B j ) d dG
gj jB j 1
= gj = gj B j =
dB dB dB
j j j

d’où :
dG
[A, G(B)] = [A, B]
dB
Exercice 2 : Opérateur Quantique
1. Les matrices représentant les opérateurs Lz , L2z , S et S 2 dans la base B donnée par
B = {|u1 i , |u2 i , |u3 i}
0 1 0 1 0 1 0 1
1 0 0 0 0 1 1 0 0 1 0 0
Lz = @ 0 0 0 A ; S = @ 0 1 0 A ; L2z = @ 0 0 0 A ; S2 = @ 0 1 0 A = 1
0 0 1 1 0 0 0 0 1 0 0 1

Ces matrices sont symétriques et réelles, d àonc hermitiques, car :

A† = (AT )⇤ = A

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Comme l’espace est de dimension finie, elles séont diagonalisables et représentent donc des
observables.
2. Vecteurs propres et valeurs propres
Pour L2z
On a
L2z |u1 i = |u1 i , L2z |u2 i = 0 , L2z |u3 i = |u3 i
Donc, les valeurs propres de L2z sont 1 et 0. À la valeur propre 1 sont associés les vecteurs
propres |u1 i et |u3 i. À la valeur propre 0 est associé le vecteur propre |u2 i.
Pour S
Les valeurs propres de S : elles sont déterminées en calculant le déterminant de S comme suite :
0 1
det(S 1) = 0 1 0 = 0 =) ( 1)2 ( + 1) = 0
1 0

Les valeurs propres de S sont = 1 (deux fois dégénérée) et = 1 (non dégénérée)


Les vecteurs propres de S :
On constate que S |u2 i = |u2 i , donc |v2 i = |u2 i est le premier vecteur propre associé à = 1.
Pour les deux autres vecteurs propres, considérons la restriction de la matrice de S au sous
espace E2 engendré par les vecteurs |u1 i et |u3 i :
✓ ◆
0 1
(S) =
1 0

On vérifie facilement que les vecteurs propres de (S) s’écrivent en fonction de |u1 i et |u3 i :

|v1 i = p1 [|u1 i + |u3 i] vecteur propre associé à la valeur propre 1,


2
|v3 i = |u3 i] vecteur propre associé à la valeur propre -1.
p1 [|u1 i
2
Conclusion :
Les vecteurs propres de S associés à la valeur propre = 1 sont |v1 i = p12 [|u1 i + |u3 i] et
|v2 i = |u2 i ;
Les vecteurs propres de S associés à la valeur propre = 1 est |v3 i = p12 [|u1 i |u3 i] .
3. Base de l’espace des états formée des vecteurs propres communs à L2z et S :
i) Les deux observables L2z et S commutent :
0 10 1 0 1
1 0 0 0 0 1 0 0 1
L2z S = @ 0 0 0 A @ 0 1 0 A = @ 0 0 0 A
0 0 1 1 0 0 1 0 0
0 10 1 0 1
0 0 1 1 0 0 0 0 1
S L2z = @ 0 1 0 A @ 0 0 0 A = @ 0 0 0 A
1 0 0 0 0 1 1 0 0

donc : [L2z , S] = L2z S SL2z = 0

ii) Base de vecteurs propres communs à L2z et S :


On vérifie facilement que les vecteurs |v1 i et |v3 i sont aussi vecteurs propres de L2z :

L2z |v1 i = |v1 i , L2z |v3 i = |v3 i

Donc, l’ensemble des vecteurs {|v1 i , |v2 i , |v3 i} sont des vecteurs propres communs à L2z et S .

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Vecteurs propres communs Valeurs propres de L2z Valeurs propres de S


|v1 i = p12 [|u1 i + |u3 i] 1 1
|v2 i = |u2 i 0 1
|v3 i = p12 [|u1 i |u3 i] 1 -1

À chaque couple de valeurs propres de L2z et S correspond un seul vecteur propre commun.
On vérifie que l’ensemble {|v1 i , |v2 i , |v3 i} vérifie les deux relations fondamentales (relation
d’orthonormalisation et de fermeture) suivantes :
3
X
hvi |vj i = ij ; |vi i hvj | = 1
i=1

Par conséquent, l’ensemble {|v1 i , |v2 i , |v3 i} forme une base de l’espace des états.
Les deux observables L2z et S commutent et admettent une base de vecteurs propres communs,
par conséquent ils forment un E. C. O. C.

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Physique Quantique I : TD No 4

Exercice 1 : Application des postulats de la mesure


On considère un système physique S dont l’espace des états, à trois dimensions, est rapporté à la
base orthonormée complète formée par les trois kets B = {|u1 i , |u2 i , |u3 i}.
On considère l’énergie totale et deux autres grandeurs physiques A et B associées au système.
Les observables quantiques associées à ces grandeurs sont respectivement l’hamiltonien H et les deux
observables A et B. Elles sont définies par leurs actions sur les vecteurs de la base :

H |u1 i = ~! |u1 i , H |u2 i = 2~! |u2 i , H |u3 i = ~! |u3 i


A |u1 i = a |u1 i , A |u2 i = a |u3 i , A |u3 i = a |u2 i
B |u1 i = b |u2 i , B |u2 i = b |u1 i , B |u3 i = b |u3 i .

où : a , b et !0 sont des constantes réelles positives.


À l’instant , le système est dans l’état initial :
1 1
| (t = 0)i = |u1 i + p |u2 i + p |u3 i
2 2
1. Donner l’expression normalisée du vecteur | (t = 0)i .
2. Ecrire les matrices représentant les observables H, A et B dans la base B .
3. On mesure, à l’instant t = 0 , l’énergie du système.
(a) Quelles valeurs peut-on trouver et avec quelles probabilités ?
(b) Calculer la valeur moyenne de l’énergie hHi0 = h (0)|A| (0)i.
(c) Calculer l’écart quadratique moyen H
4. Au lieu de mesurer l’énergie du système à l’instant t = 0, on mesure la grandeur A.
(a) Quelles résultats peut-on trouver et avec quelles probabilités ?
(b) Quel est le vecteur d’état immédiatement après la mesure ?
5. Exprimer le vecteur d’état (t) du système à l’instant t.
6. Calculer les valeurs moyennes hAit et hBit des observables A et B à l’instant t. Conclure.
7. Quels résultats obtient-on si l’on mesure à l’instant t l’observable A ? Même question pour
l’observable B. Interprétation.
Exercice 2 : Evolution d’un système dans un champ magnétique (Théorème d’Ehrenfest)

On considère un système physique S dont l’espace des états, à deux dimensions, est rapporté à la base
orthonormée formée par les deux kets B = {|+i , | i} . Soient les observables Sx , Sy et Sz définies par
leurs actions sur les vecteurs |+i et | i :
~ ~
Sx |+i = 2 | i, Sx | i = 2 |+i
i~ i~
Sy |+i = 2 | i, Sy | i = 2 |+i
~ ~
Sz |+i = 2 |+i , Sz | i = 2 | i

1. (a) Ecrire les matrices représentant Sx , Sy et Sz dans la base B.


(b) Calculer les commutateurs [Sx , Sy ], [Sy , Sz ] et [Sz , Sx ] .

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2. Le système S supposé fixe (énergie cinétique nulle), est placé dans un champ magnétique constant
~ = B~ex ; l’hamiltonien d’interaction H du système avec le champ magnétique
parallèle à Oz, B
est alors H = !Sz , où ! est une constante réelle. A l’instant t = 0 , le système est dans l’état :

1 1
| (0)i = p |+i + p | i
2 2
(a) Calculer les valeurs moyennes hSx i , hSy i et hSz i dans l’état | (0)i .
(b) Déterminer l’état | (t)i de la particule à tout instant ultérieur t > 0.
(c) Calculer les valeurs moyennes hSx i , hSy i et hSz i dans l’état | (t)i .
3. (a) En utilisant le théorème d’Ehrenfest, calculer : d d
dt hSy i, dt hSy i et d
dt hSz i
(b) Trouver les équations différentielles de second degré vérifiées par hSx i et hSy i . Résoudre
ces équations et retrouver le résultat de la question (2 c). En donner une interprétation
géométrique.
Exercice 3 : Mesure d’observables sur un système physique
On considère un système physique S dont l’espace des états, à deux dimensions, est rapporté à la
base orthonormée formée par les deux kets B = {|+i , | i} . Soient les observables Sx , Sy et Sz dont
les actions sur les vecteurs |+i et | i sont données par les relations suivantes :
~ ~
Sx |+i = 2 | i, Sx | i = 2 |+i
i~ i~
Sy |+i = 2 | i, Sy | i = 2 |+i
~ ~
Sz |+i = 2 |+i , Sz | i = 2 | i

1. Ecrire les matrices représentant Sx , Sy et Sz dans la base B.


2. Les opérateurs Sx , Sy et Sz sont-ils hermitiques ? Justifier votre réponse.
3. Quels sont les valeurs propres et les vecteurs propres de l’opérateur Sz .
4. Calculer les valeurs propres et les vecteurs propres de l’opérateur Sy .
N.B : On notera |ui le vecteur propre de Sy associé à la valeur propre positive et
|vi le vecteur propre associé à la valeur propre négative.
5. Si le système se trouve dans l’état |+i, calculer les valeurs moyennes hSx i, hS2x i et l’écart qua-
dratique moyen Sx .
p
On rappelle que : A = hA2 i hAi2
6. Le système se trouve maintenant dans l’état :

| i = cos ✓ |+i + sin ✓ | i ; ✓2R

On mesure l’observable S2z .


(a) Quels sont les résultats possibles et leurs probabilités ?
(b) Quel est l’état du système immédiatement après la mesure ?
7. On mesure l’observable Sz .
Quels sont les résultats possibles et leurs probabilités ?
8. Au lieu de mesurer Sz , on mesure Sy .
Quels sont les résultats possibles et leurs probabilités ?

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Corrigé TD No 4, Quantique I

Exercice 1 : Application des postulats de la mesure


On considère un système physique S dont l’espace des états, à trois dimensions, est rapporté à la base
formée par les trois kets B = {|u1 i , |u2 i , |u3 i} .
1. Expression normalisée du vecteur | (t = 0)i : Calculons le carré de la norme du vecteur
| (t = 0)i = |u1 i + p12 |u2 i + p12 |u3 i :

1 1
h (t = 0)| (t = 0)i = 1 + + = 2.
2 2
Donc l’expression normalisée du vecteur est :
✓ ◆
1 1 1 1 1 1
| (t = 0)i = |u1 i + p |u2 i + p |u3 i = p |u1 i + |u2 i + |u3 i
h (t = 0)| (t = 0)i 2 2 2 2 2
2. Les matrices représentant les observables H, A et B dans la base B sont :
0 1 0 1 0 1
1 0 0 a 0 0 0 b 0
H = ~! @ 0 2 0 A ; A = @ 0 0 a A ; B = @ b 0 0 A
0 0 2 0 a 0 0 0 b
où : a , b et !0 sont des constantes réelles positives.
3. À l’instant , le système est dans l’état initial :

1 1
| (t = 0)i = |u1 i + p |u2 i + p |u3 i
2 2
On mesure, à l’instant t = 0, l’énergie du système.
(a) Résultats possibles et leurs probabilités :
— Les résultats possibles sont les valeurs propres de l’hamiltonien H, c’est-à-dire : ~!0 et
2~!0 .
— Les probabilités associées :
A la valeur propre ~!0 est associé le vecteur propre |u1 i, donc :
✓ ◆
2 1 2 1
P (~!0 ) = |hu1 | (0)i| = p =
2 2
A la valeur propre 2~!0 sont associés les vecteurs propres |u2 i et |u3 i , donc :
✓ ◆2 ✓ ◆2
1 1 1
P (2~!0 ) = |hu2 | (0)i|2 + |hu3 | (0)i|2 = + =
2 2 2
(b) La valeur moyenne de l’énergie hHi0 = h (0)|H| (0)i :
Méthode 1 :
3
X 1 1 3
hHi0 = h (0)|H| (0)i = Ei P (Ei ) = ~!0 ⇥ + 2~!0 ⇥ = ~!0
2 2 2
i=1

Méthode 2 :
0 10 1 0 1
p1 1 0 0 ⇣ ⌘ p1 ⇣ ⌘
2
p1 1 1
2
p1
3
hHi0 = ~!0 @ 1
2
A@ 0 2 0 A
2 2 2 = ~!0 @ 1
2
A
2
1 1 = ~!0
1 1 2
2
0 0 2 2

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p
(c) L’écart quadratique moyen : H= hH 2 i hHi2
— Moyenne de H 2
0 10 1 0 1
⇣ ⌘ 1 0 0 p1 ⇣ ⌘ p1
A = 5 (~!0 )2
2 2
hH 2 i0 = (~!0 )2 p1 1 1 @ 0 4 0 A@ 1 A = (~!0 )2 p1 1 1 @ 1
2 2 2 2 2 2 2 2
1 1 2
0 0 4 2 2

— L’écart quadratique moyen H :


r
p 5 9 ~!2
H = hH 2 i hHi2
(~!0 )2 = (~!)2 ) =
2 4 2
4. Au lieu de mesurer l’énergie du système à l’instant, on mesure la grandeur A.
(a) Résultats possibles et leurs probabilités :
Il faut commencer par déterminer les valeurs propres et vecteurs propres de
l’observable A.
Les valeurs propres de A

a 0 0
Det(A I) = 0 0 ) (a )2 ( + a) = 0
0 0

Donc, les valeurs propres de A sont : = a (valeur propre deux fois dégénérée) et = a
(valeur propre simple).
Les vecteurs propres de A
On constate que A |u1 i = |u1 i, donc |v1 i = |u1 i est le premier vecteur propre associé à a.
On cherche |v2 i = x |u1 i + y |u2 i + z |u3 i vecteur propre de A associé à la valeur propre a
tel que :

A |v2 i = a |v2 i , hv1 |v2 i = 0, hv2 |v2 i = 1


0 10 1 0 1 0 1
a 0 0 x ax ax ⇢
x
• A |v2 i = a |v2 i ) @ 0 0 a A @ y A = @ az A = @ ay A )
y=z
0 a 0 z ay az
• hv1 |v2 i ) |u1 ihv2 | = x = 0
• hv2 |v2 i = 1 = |x2 | + |y 2 | + |z 2 | = z|y|2 ) |y| = p12 ) y = p12 ei✓
ei✓ est un facteur de phase qu’on peut prendre égal à 1, donc :
1
|v2 i = p [|u2 i + |u3 i]
2
De même, on cherche le vecteur |v3 i = x |u1 i + y |u2 i + z |u3 i associé à la valeur propre
tel que : A |v3 i = a |v3 i , hv1 |v3 i = 0, hv3 |v3 i = 1
on obtient :
1
|v3 i = p [|u2 i |u3 i]
2
Conclusion Les vecteurs propres associés à la valeur a sont :
1
|v1 i = |u1 i et |v2 i = p [|u2 i + |u3 i]
2
Le vecteur propre associé à la valeur propre a est :
1
|v3 i = p [|u2 i |u3 i]
2

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? Les résultats possibles sont les valeurs propres de l’observable A, c’est-à-dire : a et a.


? Les probabilités associées
- A la valeur propre a sont associés les vecteurs propres |v1 i = |u1 i et |v2 i, donc :

P (a, 0) = |hu1 | (0)i|2 + |hv2 | (0)i|2


On a :
• |hu1 | (0)i| = p1
2 h i
• |hv2 | (0)i| = p1 [hu2 | + hu3 |] p1 |u1 i + 12 |u2 i + 12 |u3 i = p1 1
+ 1
= p1 Donc :
2 2 2 2 2 2
✓ ◆2 ✓ ◆2
2 2 1 1
P (a, 0) = |hu1 | (0)i| + |hv2 | (0)i| = p + p =1
2 2
- A la valeur propre a est associé le vecteur propre |v3 i , donc :

P ( a, 0) = |hv3 | (0)i|2

On a : h i
|hv3 | (0)i| = p1 [hu2 | hu3 |] p1 |u1 i + 12 |u2 i + 12 |u3 i = p1 1 1
= 0 Donc :
2 2 2 2 2

P ( a, 0) = 0

Ou bien :
P (a, 0) + P ( a, 0) = 1 ) P ( a, 0) = 0
Remarque : On a obtenu P (a, 0) = 1. Ce résultat veut dire que lorsqu’on mesure la
grandeur A dans l’état | (0)i , on obtient certainement la valeur a : l’état est donc un état
propre de l’observable A associé à la valeur propre a . En effet :
0 10 1 1 0 1 1
a 0 0 p p
2 2
A | (0)i = @ 0 0 a A @ 12 A = a @ 12 A ) A | (0)i = a | 0i
0 a 0 1 1
2 2

(b) Vecteur d’état immédiatement après la mesure :


La mesure la grandeur A dans l’état | (0)i donne comme résultat la valeur a avec P (a, 0) =
1.
Méthode 1 :
Avant la mesure, le système était dans l’état propre | (0)i de A, donc, après la mesure le
système restera dans cet état propre. Ce qui implique que l’état du système immédiatement
après la mesure est l’état | (0)i .
Méthode 2 :
On applique le postulat 5 (réduction du vecteur d’état) : L’état du système im-
médiatement après la mesure est donnée par la projection orthogonale sur le sous-espace
engendré par les vecteurs propres associés à la valeur propre a. Soit :

0
↵ Pa | (0)i
(0) = p
h (0)|Pa | (0)i

1
Pa = |u1 i hu1 | + |v2 i hv2 | = |u1 i hu1 | + (|u1 i + |u2 i) (hu1 | + hu2 |)
2
1 1 1 1
= |u1 i hu1 | + |u2 i hu2 | + |u2 i hu3 | + |u3 i hu2 | |u3 i hu3 |
2 2 2 2

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Donc :
✓ ◆
1 1 1 1
Pa | (0)i = |u1 i hu1 | + |u2 i hu2 | + |u2 i hu3 | + |u3 i hu2 | |u3 i hu3 |
2 2 2 2
✓ ◆
1 1 1
⇥ p |u1 i + |u2 i + |u3 i
2 2 2
1 1 1
= p |u1 i + |u2 i + |u3 i .
2 2 2

) Pa | (0)i = | (0)i ) Pa = 1
D’où : ↵
0
(0) = | (0)i
5. Vecteur d’état | (t)i à l’instant t :
Méthode 1 : On applique le postulat de l’évolution (postulat 6) qui stipule que le
vecteur d’état | (t)i évolue dans le temps selon l’équation de Schrodinger :

d
i~ | ti = H | (t)i (?)
dt
On résout alors cette équation (?) en tenant compte de l’état initial :
1 1 1
| (0)i = p |u1 i + |u2 i + |u3 i
2 2 2

Posons alors :
| (t)i = c1 (t) |u1 i + c2 (t) |u2 i + c3 (t) |u3 i
L’équation (?) s’écrit alors :

d c1 (t) d c2 (t) d c3 (t)


i~ |u1 i + i~ |u2 i + i~ |u3 i = H (c1 (t) |u1 i + c2 (t) |u2 i + c3 (t) |u3 i)
dt dt dt
= ~!0 (|u1 i + c2 (t) |u2 i + c3 (t) |u3 i)

En projetant cette équation sur chacun des vecteurs de la base B, on obtient le système d’équa-
tions suivantes :
8 8
< i~ċ1 (t) = ~!0 c1 (t) < c1 (t) = c1 (0)e i!0 t

i~ċ2 (t) = 2~!0 c2 (t) ) c2 (t) = c2 (0)e 2i!0 t


: : 2i!0 t
i~ċ3 (t) = 2~!0 c3 (t) c3 (t) = c3 (0)e
Or :
1 1 1
c1 (0) = p , c2 (0) = , c3 (0) =
2 2 2
Alors :
1 i!0 t 1 2i!0 t 1 2i!0 t
| (t)i = p e |u1 i + e |u2 i + e |u3 i
2 2 2

Méthode 2 : Le vecteur d’état | (t)i à l’instant t est obtenu en appliquant l’opérateur


d’évolution à l’état | (0)i :
| (t)i = U (t, 0) | (0)i
L’hamiltonien H étant indépendant du temps, donc :
i
H.t
U (t, 0) = e ~

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Ainsi : ✓ ◆
i
H.t i
H.t 1 1 1
| (t)i = e ~ | (0)i = e ~ p |u1 i + |u2 i + |u3 i
2 2 2
Or : |u1 i, |u2 i et |u3 i sont des vecteurs propres de l’opérateur H pour les valeurs propres res-
pectives ~!0 , 2~!0 et 2~!0 . Donc ces vecteurs sont aussi vecteurs propres de l’opérateur qui est
une fonction de H pour les valeurs propres suivantes : e i!0 t , e 2i!0 t et e 2i!0 t respectivement.
Rappel :
A |'a i = a |'a i ) F (A) |'a i = F (a) |'a i
Donc :
1 i!0 t 1 2i!0 t 1 2i!0 t
| (t)i = p e |u1 i + e |u2 i + e |u3 i
2 2 2
6. Valeur moyenne hAit de l’observable A à l’instant t :
Méthode 1 : calcul direct
hAit = h| (t)i|A|| (t)ii
Donc : 0 10 1
⇣ ⌘ 0 a 0 p1 e i!0 t
2
p1 ei!0 t 1 2i!0 t 1 2i!0 t @ 0 0 a A@ A
2e 2e
hAit = 1 2i!0 t
2 2 e
0 a 0 1 2i!0 t
2e
Soit :
0 1
⇣ ⌘ p1 e i!0 t ✓ ◆
p1 ei!0 t 1 2i!0 t 1 2i!0 t @
2
A=a 1 1 1
2e 2e
hAit = a 1 2i!0 t + + =a
2 2e 2 4 4
1 2i!0 t
2e

Donc :
hAit = a = constante
Méthode 2
D’après le théorème d’Ehrenfest, l’évolution de la valeur moyenne d’une observable
A dans le temps est donnée par :

d 1 A
hAi = h[A, H]i +
dt i~ @t

On peut vérifier facilement que l’observable A ne dépend pas explicitement du temps, et qu’elle
commute avec l’hamiltonien H :
@A
= 0 et [A, H] = 0
@t
L’observable A est une constante du mouvement. Donc :
d d
hAi = h| (t)i|A|| (t)ii = 0
dt dt
Ainsi :
hAit = a = constante

hAi0 = h| (t)i|A|| (t)ii = a h| (0)i|| (0)ii = a


Car | (0)i est un état propre de l’observable A associé à la valeur propre a .
• Valeur moyenne hBit de l’observable B à l’instant t :

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On peut vérifier facilement que l’observable B ne commute pas avec l’hamiltonien H : [H, B] 6= 0
L’observable B n’est pas une constante du mouvement. Donc :
d
hBi =
6 0 ) hBit 6= hBit=0
dt

Calcul de hBit = h| (t)i|B|| (t)ii :


0 10 1
⇣ ⌘ 0 b 0 p1 e i!0 t
2
p1 ei!0 t 1 2i!0 t 1 2i!0 t @ b 0 0 A@ A
2e 2e
hBit = 1 2i!0 t
2 2e
0 0 b 1 2i!0 t
2e

0 1
⇣ ⌘ p1 e i!0 t
p1 ei!0 t 1 2i!0 t 1 2i!0 t @
2 b ⇣
A= p i!0 t+ei!0 t
⌘ b
2e 2e
hBit = a 1 2i!0 t e +
2 2 e
1 2i!0 t 2 2 4
2e
Donc : ✓ ◆
cos !0 t 1
hBit = b p +
2 4
Conclusion :
† la valeur moyenne hAit est constante dans le temps, car l’observable A est une constante du
mouvement ;
† la valeur moyenne hBit est une fonction périodique du temps, sa période est T = 2⇡/!0 .
7. (a) A l’instant t, on mesure l’observable A.
Résultats possibles et probabilités correspondantes :
⇤ Les résultats possibles sont les valeurs propres de l’observable A, c’est-à-dire : a et a.
⇤ La probabilité de trouver la valeur a :

P (a) = |hu1 | (t)i|2 + |hv2 | (t)i|2

Or :

1 1
hu1 | (t)i p e i!0 t ) |hu1 | (t)i|2 =
=
2 2
 
1 1 1 1 1
hv2 | (t)i = p hu2 | + p hu3 | p e i!0 t |u1 i + p e 2i!0 t
|u2 i + p e 2i!0 t
|u3 i
2 2 2 2 2
✓ 2i!0 t 2i! t

1 1 1 0
= p +
2 2 2
1
) hv2 | (t)i =
2
Donc :
P (a) = |hu1 | (t)i|2 + |hv2 | (t)i|2 = 1
— La probabilité de trouver la valeur a:

P ( a) = |hv3 | (t)i|2 = 1 P (a) = 0

Puisque l’observable A est une constante du mouvement, alors les probabilités de mesure
se conservent dans le temps.

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(b) A l’instant t, on mesure l’observable B.


Il faut commencer par déterminer les valeurs propres et vecteurs propres de
l’observable B. Un calcul similaire à celui effectué dans le cas de l’observable A, nous
donne :
— les valeurs propres de B sont : 1 = b (valeur propre deux fois dégénérée) et 2 = b
(valeur propre simple).
— les vecteurs propres associés à la valeur propre 1 = b sont :
1
|q1 i = |u3 i et |q2 i = p [|u1 i + |u2 i]
2
— e vecteur propre associé à la valeur propre 2 = b est :
1
|q3 i = p [|u1 i |u2 i]
2
Donc, les résultats possibles sont alors b et b.
— La probabilité de trouver la valeur b :

P (b) = |hu3 | (t)i|2 + |hq2 | (t)i|2


Or :

1 1
hu3 | (t)i p e 2i!0 t ) |hu3 | (t)i|2 =
=
2 4
 
1 1 1 1 1
hq2 | (t)i = p hu1 | + p hu2 | p e i!0 t |u1 i + e 2i!0 t
|u2 i + e 2i!0 t
|u3 i
2 2 2 2 2
✓ ◆
1 1 1
= p p e i!0 t + e 2i!0 t
2 2 2
✓ ◆✓ ◆
1 1 i!0 t 1 2i!0 t 1 i!0 t 1 2i!0 t 2 1
) hq2 | (t)i = p e + e p e + e = + p cos(!0 t)
2 2 2 2 2 8 2 2

Donc :
5 1
P (b) = |hu3 | (t)i|2 + |hq2 | (t)i|2 = + p cos(!0 t)
8 2 2
— La probabilité de trouver la valeur b:
3 1
P ( b) = 1 P (b) = |hq3 | (t)i|2 = p cos(!0 t)
8 2 2
On constate que les probabilités de mesure de l’observable B sont des fonctions pério-
diques du temps, puisque l’observable B n’est pas une constante du mouvement.
Exercice 2 : Evolution d’un système dans un champ magnétique (Théorème d’Ehrenfest)

On considère un système physique S dont l’espace des états, à deux dimensions, est rapporté à la
base orthonormée formée par les trois kets B = {|+i , | i} .
1. (a) Les matrices représentants Sx , Sy et Sy dans la base B :
✓ ◆ ✓ ◆ ✓ ◆
~ 0 1 ~ 0 i ~ 1 0
Sx = , Sy = , Sz = .
2 1 0 2 i 0 2 0 1

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(b) Calcul des commutateurs [Sx , Sy ], [Sy , Sz ] et [Sz , Sx ] :


✓ ◆✓ ◆ ✓ ◆ ✓ ◆✓ ◆
~2 0 1 0 i ~2 i 0 ~2 0 i 0 1
Sx S y = 4 = 4 , S y Sx = 4 =
1 0 i 0 0 i i 0 1 0
✓ ◆
~2 i 0
2 ,
0 i
✓ ◆ ✓ ◆
~2 i 0 1 0
) [Sx , Sy ] = Sx Sy Sy Sx = = i~ = i~Sz
2 0 i 0 1

D’où :
[Sx , Sy ] = i~Sz

De mÃa me :

[Sy , Sz ] = i~Sx ; [Sz , Sx ] = i~Sy

2. L’hamiltonien d’interaction H de la particule avec le champ magnétique est :

H = !Sz , où ! 2 R

A l’instant t = 0, le système est dans l’état :


1 1
| 0i = p |+i + p | i
2 2
(a) valeurs moyennes hSx i , hSy i et hSz i dans l’état | (0)i
✓ ◆✓ ◆ ✓ ◆
~ 0 1 1 ~ 1 ~
⇤ hSx i0 = 4 1 1 =4 1 1 = 2. ~4 ) hSx i =
1 0 1 1 2
✓ ◆✓ ◆ ✓ ◆
0 i 1 1
⇤ hSy i0 = ~4 1 1 = ~4 i i = ~4 ( i + i) ) hSy i = 0
i 0 1 1
✓ ◆✓ ◆ ✓ ◆
~ 1 0 1 1
⇤ hSz i0 = 4 1 1 = 1 1 = ~4 (1 1) ) hSy i = 0
0 1 1 1
(b) Le vecteur d’état | (t)i à l’instant t est obtenu en appliquant l’opérateur d’évo-
lution à l’état | (0)i :
| (t)i = U (t, 0) | (0)i
L’hamiltonien H étant indépendant du temps, donc :
i
H.t i !t S
U (t, 0) = e ~ =e ~ z

Donc : ✓ ◆
i !t S 1 1
| (t)i = e ~ z p |+i + p | i
2 2
Or, les vecteurs |+i et | i sont des vecteurs propres de l’opérateur pour les valeurs propres
respectives ~2 et ~2 .
Donc, ces vecteurs sont aussi vecteurs propres de l’opérateur U (t, 0) pour les valeurs propres
!t !t
suivantes : e i 2 et ei 2 respectivement. Donc :

1 i !t 1 !t
| ti = p e 2 |+i + p ei 2 | i
2 2

(c) valeurs moyennes hSx i , hSy i et hSz i dans l’état | (t)i

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! !
⇣ ⌘✓ 0 1 ◆ e i2
!t ⇣ ⌘ e i !t
2
~ i !t i !t ~ i !t i !t ~
⇤ hSx i = 4 e 2 e 2 !t = 4 e 2 e 2
i !t
= 4 ei!t + e i!t )
1 0 ei 2 e 2

~
hSx i = cos(!t)
2 ! !
⇣ !t ⌘✓ 0 i

e i2
!t ⇣ ⌘ ie i 2
!t

⇤ hSy i = ~4 ei 2 e i !t
2 !t = ~
4 e i !t
2 e i !t
2 !t =
i 0 ei 2 ie i 2
~ ~
4i ei!t + e i!t ) hSy i = sin(!t)
2 ! !
⇣ ⌘ ✓ 1 0 ◆ e i !t 2
⇣ ⌘ e i2
!t
~ i !t i !t ~ i !t i !t
⇤ hSz i = 4 e 2 e 2 !t = 4 e 2 e 2 !t =
0 1 ei 2 e i2
~
4 (1 1) ) hSz i = 0
3. Calcul de : dt
d d
hSy i, dt d
hSy i et dt hSz i
D’après le théorème d’Ehrenfest, l’évolution de la valeur moyenne de l’observable
dans le temps est donnée par :

d 1 @Su
hSu i = h[Su , H]i +
dt i~ @t

Les observables hSx i, hSy i et hSz i ne dépendent pas explicitement du temps, alors :

d 1 !
hSu i = h[Su , H]i = h[Su , Sz ]i
dt i~ i~

d ! ! d
hSx i = h[Sx , Sz ]i = i~ hSy i = ! hSy i ) hSx i = ! hSy i (8)
dt i~ i~ dt

d ! ! d
hSy i = h[Sy , Sz ]i = i~ hSy i = ! hSy i ) hSy i = ! hSy i (9)
dt i~ i~ dt

d ! d
hSz i = h[Sz , Sz ]i = 0 ) hSz i = 0 (10)
dt i~ dt
L’équation (10) montre que la composante reste en moyenne constante :
d
hSz i = 0 ) hSz i = const = hSz i0 ) hSz i = 0
dt
4. Equations différentielles de second ordre vérifiées par hSx i et hSy i :
⇤ Dérivons, par rapport au temps, les équations (8) et (9) :

hSx i = A cos(!t) + B sin(!t)

hSy i = C cos(!t) + D sin(!t)


A, B, C et D sont des paramètres complexes déterminés à partir des conditions initiales :
~
hSx i(t = 0) = hSx i0 = A = , hSy i(t = 0) = hSy i0 = C = 0
2

d
hSx i = A! sin(!t) + B cos(!t) = !hSy i ) B = hSy i0 = 0
dt

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d ~
hSy i = c! sin(!t) + D cos(!t) = !hSx i ) D = hSx i0 =
dt 2
D’où :
~ ~
hSx i = cos(!t), hSy i = sin(!t), hSz i = 0
2 2
On retrouve ainsi les résultats obtenues dans la question (2. c.).
⇤ Interprétation géométrique : Ces équations décrivent un mouvement de précession du
~ à la vitesse
vecteur h~Si de composantes hSx i , hSy i et hSz i autour du champ magnétique B
angulaire ! :

~ ~
h~Si = hSx i~ex + hSy i~ey = cos(!t)~ex + sin(!t)~ey
2 2

Figure 5 – précession de Larmor

Ce mouvement de précession d’un moment cinétique autour d’un champ magnétique constant
est appelé précession de Larmor.
Exercice 3 : Mesure d’observables sur un système physique
1. Les matrices représentants Sx , Sy et Sz dans la base B :
✓ ◆ ✓ ◆ ✓ ◆
~ 0 1 ~ 0 i ~ 1 0
Sx = , Sy = , Sz = .
2 1 0 2 i 0 2 0 1
2. Les opérateurs et sont hermitiques car on vérifie bien que :
— les éléments de la diagonale principale sont des nombres réels,
— les éléments de matrice symétriques par rapport à la diagonale principale sont complexes
conjugués les uns des autres.

Ainsi, la matrice d’un opérateur hermitique A vérifie la relation suivante :

[AT ]⇤ = A

On montre que cette propriété est vérifiée par les trois matrices Sx , Sy et Sz :

[SxT ]⇤ = Sx , [SyT ]⇤ = Sy , [SzT ]⇤ = Sz


3. Valeurs propres et vecteurs propres de l’opérateur : La matrice représentant l’opérateur
sz dans la base B = |+i , | i est diagonale, donc :

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— Les valeurs propres de Sz sont les éléments de la diagonale, c’est-à-dire : ~2 et ~2 .


— Les vecteurs propres associés sont respectivement les vecteurs de la baseB : |+i et | i
✓ ◆ ✓ ◆
~ 1 ~ 0
1 = ) |+i = 2 = )| i=
2 0 2 1

4. Valeurs propres et vecteurs propres de l’opérateur Sy :


⇤ Les valeurs propres de Sy :
i~
2 2 ~2 ~
Det(Sy 1) = 0 ) i~ = =0 ) =±
2 4 2

~ ~
Donc les valeurs propres de Sy sont : 1 = , 2 =
2 2
~
⇤ Le vecteur propre |ui associé à 1 = 2 : Soit
✓ ◆
x ~
|ui = ; x, yx 2 C tel que : Sy |ui = |ui et hu|ui = 1
y 2

hu|ui = 1 ) |x|2 + |y|2 = 1


✓ ◆✓ ◆ ✓ ◆ ✓ ◆
~ 0 i x iy x
Sy |ui = |ui ) = = ) y = ix
2 i 0 y ix y
La relation d’orthonormalisation devient alors :
1
|x|2 + |y|2 = 2|x|2 = 1, il vient |x| = mis ! x = p ei✓
2

ei✓
est un facteur de phase qu’on prendra arbitrairement égal à 1, donc :
1 i
x= p , y=
2 2
✓ ◆
1 1
) |ui = p
2 i
~
⇤ Le vecteur propre |ui associé à 1 = 2 : Soit
✓ ◆
x ~
|vi = ; x, yx 2 C tel que : Sy |vi = |vi et hv|vi = 1
y 2

hv|vi = 1 ) |x|2 + |y|2 = 1


✓ ◆✓ ◆ ✓ ◆ ✓ ◆
~ 0 i x iy x
Sy |vi = |vi ) = = ) y= ix
2 i 0 y ix y
La relation d’orthonormalisation devient alors :
1
|x|2 + |y|2 = 2|x|2 = 1, il vient |x| = mis ! x = p ei✓
2

ei✓

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est un facteur de phase qu’on prendra arbitrairement égal à 1, donc :


1 i
x= p , y=
2 2
✓ ◆
1 1
) |ui = p
2 i

5. Le système est dans l’état |+i.


⇤ Valeur moyenne hSx i :
✓ ◆✓ ◆ ✓ ◆
~ 0 1 1 ~ 1
hSx i = 1 0 = 1 0 =0 ! hSx i = 0
2 1 0 0 2 0

⇤ Valeur moyenne ✓
hSx2 i : ◆ ✓ ◆✓ ◆ ✓ ◆✓ ◆ ✓ ◆
2 ~2 0 1 0 1 1 ~2 0 1 0 ~2 0
hSx i = 4 1 0 = 4 1 0 = 4 1 0 =
1 0 1 0 0 1 0 1 1
~2 ~2
4 ! hSx2 i =
4
⇤ Ecart quadratique moyen Sx :
p p ~
Sx = hSx2 i hSx i2 = hSx2 i ) Sx =
2
6. Le système se trouve maintenant dans l’état :

| i = cos ✓ |+i + sin ✓ | i ; ✓ 2 R

On mesure l’observable Sz2 .


(a) Les résultats possibles et leurs probabilités :
La matrice représentant dans la base B est :
✓ ◆
2 ~2 1 0
Sz =
4 0 1

~2
L’observable Sz2 possède une seule valeur propre doublement dégénérée 4 dont les vecteurs
propres associés sont les kets |+i et | i . Donc :
⇤ Le seul résultat possible de cette mesure est la valeur ~4
2

⇤ Sa probabilité est :

P (~2 /4) = | h+| i |2 + | h | i |2 = cos2 ✓ + sin2 ✓ = 1

(b) L’état du système immédiatement après la mesure :


On accepte les deux méthodes suivantes :
Méthode 1
La mesure de Sz2 effectuée sur le système dans l’état donne avec certitude la valeur ~4 ,
2

ce qui implique que :


L’état est un état propre de Sz2 , donc, après la mesure le système reste dans
cet état propre.
Donc, l’état du système immédiatement après la mesure est :

| i = cos ✓ |+i + sin ✓ | i

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Université Ibn Zohr Année Universitaire 2017-2018
Faculté des Sciences-Agadir SMP-S4
Département de Physique

Méthode 2
0
↵ P| i
=p
h |P | i
où l’opérateur projecteur P est donné par :

P = |+i h+| + | i h | = 1

C’est la relation de fermeture vérifiée par la base B = {|+i , | i}.


Donc :
0
↵ | i
=p =| i
h | i
D’où, l’état du système immédiatement après la mesure est :

| i = cos ✓ |+i + sin ✓ | i

7. On mesure ensuite l’observable .Sz


~ ~
⇤ Les résultats possibles sont les valeurs propres de Sy : 2 et . 2
⇤ Leurs probabilités :

P (~/2) = | h+| i |2 = cos2 ✓ , P ( ~/2) = | h | i |2 = sin2 ✓

8. Au lieu de mesurer Sz , on mesure Sy .


~ ~
⇤ Les résultats possibles sont les valeurs propres de Sy : 2 et . 2
⇤ Leurs probabilités :

P (~/2) = | hu| i |2 , P ( ~/2) = | hv| i |2

Or :
✓ ◆
1 cos ✓ 1
hu| i p 1 i =p cos ✓ i sin ✓
2 sin ✓ 2
Donc :
1 1 1
P (~/2) = | hu| i |2 = | cos ✓ i sin ✓|2 = (cos2 ✓ + sin2 ✓) =
2 2 2
1
P ( ~/2) = | hv| i |2 = 1 P (~/2) =
2
D’où :
1
P (~/2) = P ( ~/2) =
2

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