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SYS862b-A2014

Matériaux à haute résistance


mécaniques et leurs procédés
de fabrication

Cours 2 :
Les propriétés recherchées
Amélioration des propriétés
2-1

SYS862b-A2014
Plan du cours 2
• Les propriétés mécaniques recherchées :
Limite d’écoulement (Re), résistance à la
traction (Rm), ductilité, ténacité, résilience,
fatigue, fluage : considérations sur le design,
caractéristiques métallurgiques et méthodes de
caractérisation
• Les mécanismes de durcissement :
Écrouissage, solution solide, précipitation,
changement de phase, ….

2-2

1
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Propriétés recherchées
• Matériaux aéronautiques = matériaux haute
performances = (souvent) Matériaux HRM
– Léger
– Rigide
– Re, Rm, élevées
– Tenace
– Résistant
• Fatigue
• fluage
• Corrosion
• Usure
• etc. 2-3

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Propriétés recherchées
Propriétés Caractérise Mesurée par
Essai de traction : Modules
Rigidité Intensité des liaisons
d’élasticité (E, G, K)
Essai de traction : limite
Transition élastique – plastique
conventionnelle d’élasticité (Re0.2)
Résistance
Contrainte maximale appliquée pour Essai de traction : Résistance à la
rompre le matériau traction (Rm)
• Capacité d’emmagasiner de l’énergie • Essai de traction (aire sous la
Ténacité • Résistance à la propagation des courbe)
fissures • Essai Charpy

Essai de traction :
Capacité du matériau à se déformer de
Ductilité • Allongement à la rupture (A%)
façon plastique avant le rupture
• Striction à la rupture (Z%)
Résistance à Capacité du matériau à résister aux • Essai de fatigue
la Fatigue charges cycliques sans fracture
Capacité du matériau à résister à de la • Essai de fluage
Résistance
déformation permanente sous • Essai de contrainte à la rupture
au Fluage
chargement à température élevée

2-4

2
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La rigidité
• Résistance à la déformation élastique
• Propriété intrinsèque
• Dépend fondamentalement de E (G, K)
• E est fonction :
– Force des liaisons atomiques
– Distance séparant les atomes (densité atomique)
Effet d’ajout d’éléments d’alliage?
Ex:
7075 vs Al pure
Superalliages de Ni vs Ni pure

2-5

SYS862b-A2014
Propriétés recherchées
Propriétés Caractérise Mesurée par
Essai de traction : Modules
Rigidité Intensité des liaisons
d’élasticité (E, G)
Essai de traction : limite
Transition élastique – plastique
conventionnelle d’élasticité (Re0.2)
Résistance
Contrainte maximale appliquée pour Essai de traction : Résistance à la
rompre le matériau traction (Rm)
• Capacité d’emmagasiner de l’énergie • Essai de traction (aire sous la
Ténacité • Résistance à la propagation des courbe)
fissures • Essai Charpy

Essai de traction :
Capacité du matériau à se déformer de
Ductilité • Allongement à la rupture (A%)
façon plastique avant le rupture
• Striction à la rupture (Z%)
Résistance à Capacité du matériau à résister aux • Essai de fatigue
la Fatigue charges cycliques sans fracture
Capacité du matériau à résister à de la • Essai de fluage
Résistance
déformation permanente sous • Essai de contrainte à la rupture
au Fluage
chargement à température élevée

2-6

3
SYS862b-A2014
Limite d’écoulement, Re
• Appelé aussi la limite d’élasticité
• Son importance en pratique
• Comment on la modifie?
• Les éléments de la microstructure
influençant Re

2-7

SYS862b-A2014 La loi de Hooke

 σ=Eε la resistance à l’étirement


 τ=Gγ la résistance au cisaillement

 P=KΔ la résistance à la compression


hydrostatique
1635-1703
 ν = εt/εA Coefficient de Poisson

E: La résistance du matériau à la déformation élastique


 : 1/3, G ≈ 3/8 E; K ≈ E pour les métaux
 : 1/2, G ≈ 1/3 E; K>>E pour les élastomères

2-8

4
SYS862b-A2014 Définition de la limite d’élasticité
• Le point de passage du comportement
élastique au comportement plastique,
• Re ou R0,2, σel ou σ0.2 , ou σy en anglais
Contrainte, σ=F/A0
Rm
Fracture

Re0,2
Re
Pente=E

Deformation, ε=ΔL/L0

Courbe σ-ε metal typique

2-9
Materials Engineering and Science, M.Ashby , 2004

SYS862b-A2014 La limite d’élasticité


• Tous les solides (métaux, céramiques,
Polymères, composites) ont une limite
élastique.
Une fois cette limite dépassée:
 ça passe :
 Le matériau se déforme plastiquement

 ça casse:
 Rupture fragile

2-10

5
SYS862b-A2014 Essai de traction-matériau ductile

La résistance
à la traction,
Rm

Contrainte, MPa Re0,2


Rupture
Re
La zone de la deformation
Permanente

La zone Uniforme Non


élastique uniforme

σ=Eε
Écrouissage Striction

Déformation

2-11

SYS862b-A2014 Courbe de traction idéale


La limite conventionnelle
d’élasticité, Re0,2
Rm

La limite
d’élasticité
vraie, Re

Attention: 0,2% déformation


C.à.d.. 0,002 et non 0,2

2-12

6
SYS862b-A2014 Courbe σ-ε céramique typique

εt=0.0005

Contrainte, σ=F/A0
Rmax compression
σel=fracture

Pente=E

Rmax traction
Traction
Deformation, ε=ΔL/L0

2-13
Materials Engineering and Science, M.Ashby , 2004

SYS862b-A2014 Courbe σ-ε polymers


-Limite d’élasticité des polymères: ~1% de déformation
-Comportement dépend de la T d’essai (Te) et de Tg

1- Te << Tg
Totalement fragile 1
2- Te =0,7-0,8Tg
Contrainte, σ=F/A0

Partiellement plastique
2 εf~3
3-Te =Tg
Étirage à froid
3
4-Te >>Tg 4
Écoulement visqueux
ε
Deformation, ε=ΔL/L0
2-14
Materials Engineering and Science, M.Ashby , 2004

7
SYS862b-A2014 Influence de la composition

Matériau E(GPa) Re0,2 (MPa) Rm(MPa)


Fer pure 196 50 200
Acier doux (98%Fe) 198 220 430
Acier doux+10ppm B 198 350 500
Acier microallié (97% 198 500 700
Fe, <1% Ti, V, Nb)

Matériau E(GPa) Re0,2 (MPa) Rm(MPa)


Al pure 70 20 65
Série1xxx (99,6% Al) 70 40 70
Série 7xxx 73 680 710
(86%Al+Cu, Mg, Zn,..)

2-15

SYS862b-A2014
Influence de la déformation à froid

Ni laminé à froid
Contrainte, MPa

Déformation Déformation

2-16
Mechanical behavior of materials, Mey eres,Chawla, 2009

8
SYS862b-A2014 Paramètres influençant Re

Les La Les
traitements composition traitements
thermiques chimique mécaniques

 État de la microstructure
 Type et densité des défauts cristallin

2-17

Qu’est ce qui influence la limite


SYS862b-A2014
élastique?

 État de la microstructure
 La structure cristallographique
 Taille et orientation des grains
 Morphologie, taille et distribution des précipités

 Type et densité des défauts


cristallin
 Défauts ponctuels
 Dislocations
 Joints de grain
 Précipités et inclusions

2-18

9
SYS862b-A2014 Le mécanisme fondamental
La limite élastique correspond au début de la
déformation plastique
 Si la limite élastique
Déformation plastique plus difficile

Question:
Quel est le mécanisme fondamental qui contrôle
la déformation plastique?

Le mouvement des dislocations

2-19

Déformation plastique d’un monocristal


SYS862b-A2014

S2
S1

Expérience: présence de marches (bandes de glissement)


après la déformation (plans et directions de glissement)
2-20

10
Les Plans et directions atomiques
SYS862b-A2014

dans les cristaux

c.f.c.: 12 hcp:3 c.c.:12

Les plans de plus haute densité atomique :


plans de glissement
Les directions de plus haute densité atomique :
directions de glissement
2-21

SYS862b-A2014
Contrainte critique de glissement
La loi de Schmid

• Tous les plans ne sont pas des plans de


glissements  il faut considérer non pas la
valeur nominal de F/S mais sa composante
tangentielle
déformation plastique là où t est maximum
Cission critique (max.) de glissement, tc
t=σ.cosθ.cosc
tmax quand q=c=45°

2-22

11
SYS862b-A2014
Contrainte critique de glissement
La loi de Schmid

 Polycristal  chaque t=σ.cosθ.cosc


grain est un monocristal
t=tmax pour certains
grains
la limite d’élasticité du
matériau est atteinte quand
ces grains se déforment σ=Contrainte appliquée
θ= angle direction de glissement-axe de
traction
c= angle plan de glissement-axe de
traction
t= Contrainte de cisaillement appliquée
sur le plan et dans la direction de
glissement
2-23

SYS862b-A2014 Re théorique et réelle

• Limite élastique théorique: Exemple: Aluminium


– tth=G/6  σp~G/3 tth = 4800 MPa
• Limite élastique réel:
– tc=G/1000 à G/10000 tc = 0.79 MPa

• Comment expliquer cette différence?


Présence de défauts linéaires dont le mouvement,
sous l’effet de la contrainte appliquée, conduit à la
même déformation mais demande beaucoup moins
d’énergie : les dislocations

2-24

12
SYS862b-A2014 Les dislocations
• Une dislocation: un demi-plan supplémentaire dans
la structure cristalline
• C’est un défaut linéaire (1 dimension) définissant la
frontière entre une région déformée et non-déformée
du cristal

2-25

SYS862b-A2014 Les dislocations

Tungsten

-Image des plans


atomiques d’un
monocristal de
Tungstène montrant
la présence d’une
dislocation
/
http://www.accessscience.com

2-26

13
SYS862b-A2014 Comment ça marche?
Glissement atomique en bloquetth

Glissement progressive tréel

2-27

SYS862b-A2014
Mouvement d’une dislocation
dans un cristal
Vecteur de Burgers
b

Dislocation coin Dislocation vis


2-28

14
SYS862b-A2014
Comment augmenter Re?

• Ralentir le mouvement des dislocations


Les mécanismes de durcissement
Augmentation de Re, Rm

Acier 304 0.2 mm

2-29

SYS862b-A2014
Exemple d’application

www.eu.nlmk.com
2-30

15
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Résistance à la traction, Rm
Propriétés Caractérise Mesurée par
Essai de traction : Modules
Rigidité Intensité des liaisons
d’élasticité (E, G)
Essai de traction : limite
Transition élastique – plastique
conventionnelle d’élasticité (Re0.2)
Résistance
Contrainte maximale appliquée pour Essai de traction : Résistance à
rompre le matériau la traction (Rm)
• Capacité d’emmagasiner de l’énergie • Essai de traction (aire sous la
Ténacité • Résistance à la propagation des courbe)
Rm
fissures • Essai Charpy
Contrainte, σ=F/A0

Fracture
Essai de traction :
Capacité du matériau à se déformer de
Ductilité • Allongement à la rupture (A%)
façon plastique avant le rupture
Re0,2 • Striction à la rupture (Z%)
Résistance à Capacité du matériau àRe
résister aux • Essai de fatigue
la Fatigue charges cycliques sans fracture
Pente=E
Capacité du matériau à résister à de la • Essai de fluage
Résistance
déformation permanente sous • Essai de contrainte à la rupture
au Fluage
chargement à température élevée ε=ΔL/L0
Deformation,

2-31

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Résistance à la traction, Rm

• La valeur de Rm dépend
– De la composition chimique de l’alliage
– De la microstructure de l’alliage
– De la vitesse de déformation
– De la température de déformation

2-32

16
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La ductilité
Propriétés Caractérise Mesurée par
Essai de traction : Modules
Rigidité Intensité des liaisons
d’élasticité (E, G)
Essai de traction : limite
Transition élastique – plastique
conventionnelle d’élasticité (Re0.2)
Résistance
Contrainte maximale appliquée pour Essai de traction : Résistance à la
rompre le matériau traction (Rm)

• Capacité du matériau à se déformer de Essai de traction :


• Allongement à la rupture (A%)
Ductilité façon plastique avant le rupture
• Striction à la rupture (Z%)

• Capacité d’emmagasiner de l’énergie • Essai de traction (aire sous la


Ténacité
• Résistance à la propagation des courbe)
fissures • Essai Charpy

Résistance à Capacité du matériau à résister aux • Essai de fatigue


la Fatigue charges cycliques sans fracture
Capacité du matériau à résister à de la • Essai de fluage
Résistance
déformation permanente sous • Essai de contrainte à la rupture
au Fluage
chargement à température élevée
2-33

SYS862b-A2014
La ductilité
• Capacité du matériau à se déformer
plastiquement sans rupture
• Elle représente le % d’élongation à la rupture
% elongation= {(Lf-L0)/L0}x100
• on définit aussi la ductilité par la striction
%RA = {(A0 − Af )/A0}x100
A
Contrainte

B Differences entre
A, B, et C?

C
deformation
2-34

17
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La ductilité
Contrainte Differences entre A, B, et C?
A
B

C
deformation

http://www-materials.eng.cam.ac.uk/ 2-35

SYS862b-A2014
Modes de rupture des matériaux
Faciès de rupture:

Rupture fragile Rupture ductile

Aspect brillant Aspect mat, terne


2-36

18
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La ductilité
Contexte
• De très ductile au très fragile

Suranaree university of technology, 2007, Fracture

2-37

Un bon exemple!
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Liberty Ships (1942 à 1952 : 1000 ruptures significatives sur


5000 bateaux construis)

2-38

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Ténacité et Résilience
Propriétés Caractérise Mesurée par
Essai de traction : Modules
Rigidité Intensité des liaisons
d’élasticité (E, G)
Essai de traction : limite
Transition élastique – plastique
conventionnelle d’élasticité (Re0.2)
Résistance
Contrainte maximale appliquée pour Essai de traction : Résistance à la
rompre le matériau traction (Rm)

• Capacité du matériau à se déformer de Essai de traction :


• Allongement à la rupture (A%)
Ductilité façon plastique avant le rupture
• Striction à la rupture (Z%)

• Capacité d’emmagasiner de l’énergie • Essai de traction (aire sous la


Ténacité
• Résistance à la propagation des courbe)
fissures • Essai Charpy

Résistance à Capacité du matériau à résister aux • Essai de fatigue


la Fatigue charges cycliques sans fracture
Capacité du matériau à résister à de la • Essai de fluage
Résistance
déformation permanente sous • Essai de contrainte à la rupture
au Fluage
chargement à température élevée
2-39

SYS862b-A2014
Ténacité et Résilience
• Ténacité et résilience décrivent la capacité d’un matériau
d’absorber de l’énergie
• La ténacité
– Elle représente la résistance du matériau et sa capacité de se
déformer plastiquement.
– Un matériau avec faible résistance et grande ductilité pourra
avoir une ténacité plus grande qu’un matériau avec grande
résistance mais faible ductilité.
 impact sur le design
• La résilience
– Est représentée par l’air sous la courbe contrainte-déformation
jusqu’à la limite d’ écoulement

2-40

20
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Mesure de la ténacité

L’air sous la courbe σ-ε

http://www.ndt-ed.org
2-41

SYS862b-A2014
Mesure de la ténacité
Essai Charpy
Énergie : W = mg (h0-h)
Matériau peu tenace h0  h
Matériau très tenace: h << h0

Essai Charpy

Éprouvette Charpy
2-42

21
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La fatigue
Propriétés Caractérise Mesurée par
Essai de traction : Modules
Rigidité Intensité des liaisons
d’élasticité (E, G)
Essai de traction : limite
Transition élastique – plastique
conventionnelle d’élasticité (Re0.2)
Résistance
Contrainte maximale appliquée pour Essai de traction : Résistance à la
rompre le matériau traction (Rm)

• Capacité du matériau à se déformer de Essai de traction :


• Allongement à la rupture (A%)
Ductilité façon plastique avant le rupture
• Striction à la rupture (Z%)

• Capacité d’emmagasiner de l’énergie • Essai de traction (aire sous la


Ténacité
• Résistance à la propagation des courbe)
fissures • Essai Charpy

Résistance à Capacité du matériau à résister aux • Essai de fatigue


la Fatigue charges cycliques sans fracture
Capacité du matériau à résister à de la • Essai de fluage
Résistance
déformation permanente sous • Essai de contrainte à la rupture
au Fluage
chargement à température élevée
2-43

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Fatigue=Contraintes cycliques

1. Traction
Contrainte 2. Compression
appliquée 3. Flexion
4. Torsion

Selon l’amplitude de la contrainte

Fatigue plastique (ou Fatigue-endurance


oligocyclique)

- Grande amplitude des - Faible amplitude des


contraintes (déformation contraintes (déformation est
plastique) pratiquement élastique)
- Durée de vie limitée

2-44

22
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La fatigue
• Principaux caractéristiques
– Chargement cyclique à des amplitudes et
fréquences déterminées
– Fracture à des contraintes très inferieures à la
limite élastique pour chargement statique
– Rupture en fatigue : Fragile  pas de
préavis!
– La fatigue dépend aussi en T, surcharge,
microstructure, concentration des contraintes,
condition de surface, etc.

2-45

SYS862b-A2014
Variables caractéristiques
Contraintes min et max :  max et  min
 max   min
Contrainte moyenne : m =
2
Variation de contrainte :  =  max   min
  max   min
L’amplitude de contrainte :  a = =
2 2

Rapport de contraintes :R = min
 max

Des matériaux 2-46

23
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Types de sollicitation
Contraintes alternées
symétriques
m= 0
R = -1

Contraintes répétées
asymétriques
R≤0
m ≤ a

Contraintes ondulées
m ≥ a
0≤ R ≤ 1

Des matériaux 2-47

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Rupture par fatigue
La rupture par fatigue se déroule
en trois étapes :
1. L’amorçage : formation d’une petite
fissure en un point de forte concentration
de contrainte (= Na cycles)
2. La propagation : progression de la fissure
avec le nombre de cycles de contrainte
(=Np cycles)
3. La rupture finale : très rapide lorsque la
fissure a atteint une taille critique (aC)
K =  max  aC  KC

Durée de vie en fatigue : Na et Np dépendent :


Nr = Na  N p - Du matériau
- Du type d’essai (charge appliquée…) 2-48

24
SYS862b-A2014
La fatigue
amorçage propagation
• Principaux caractéristiques

Rupture finale
amorçage
propagation

Mechanical Behavior of Materials, A. Meyers, K.K. Chawlaehavior of Materials, 2009 Rupture finale 2-49

SYS862b-A2014
Courbe d’endurance
Courbes caractéristiques
On obtient des courbes contraintes en fonction du nombre de cycles
=> Courbes d’endurance (ou SN ou Wöhler)

Données caractéristiques
- Limite d’endurance : limite en dessous de laquelle la rupture par fatigue ne se
produit pas. (dépendant du matériau, absente chez les alliages non ferreux => Al,
Cu…)
- Limite de fatigue : ampleur de la contrainte entraînant une rupture après un nombre
X de cycles (ex : N1 cycles) 2-50
Des matériaux

25
SYS862b-A2014
Courbes de Wöhler de différents
matériaux

Remarques :
- Acier => possède une
limite d’endurance (σD).
- Aluminium et ses alliages
(7075-T6 ou 2024-T6) =>
pas de limite d’endurance.
- Polymère (nylon, PMMA,
époxy), verre et bois =>
faible contraintes admises.

Des matériaux 2-51

SYS862b-A2014
Fatigue endurance (HCF)
• Principaux caractéristiques
– Cycles > 10+5 faible contrainte
– Observée quand résonance ou vibration
sont présentes (arbres de compresseurs
ou turbine sous certaines conditions de
travail)
– 50% des défaillances des moteurs d’avions
– Turbines plus efficacesépaisseur des
matériaux plus faible plus de vibration
Plus de HCF

2-52

26
SYS862b-A2014
Fatigue endurance (HCF)

Endommagements due à la fatigue HCF


LPTI. Inc. 2-53

SYS862b-A2014
Fatigue plastique (LCF)

• Fatigue plastique/oligocyclique ou LCF:


– Cycles <10+4 et contraintes élevées
– Pour des composantes rotatives :
• Faible vitesse haute vitesse et retour à faible
vitesse  imposition et relaxation des forces
centrifuges  LCF
– Arbre de moteurs, de turbines et de
compresseurs.

2-54

27
SYS862b-A2014
La fatigue LCF

LPTI Inc.

Test devices inc


2-55

SYS862b-A2014
La fatigue Thermomécanique
(TMF)
• Fatigue thermique
– Grands gradients de température  Expansions
et contractions thermiques importantes 
déformation
• Fatigue thermomécanique (TMF)
– Pièces rotatives :les déformations d’origine
thermique sont renforcées ou contrées par des
déformations mécaniques associées avec les
charges centrifuges (e.g. quand la vitesses du
moteur change)
Endommagement due au TMF

2-56

28
SYS862b-A2014
La fatigue Thermomécanique
(TMF)

Superalloys technical guide,2002


2-57

SYS862b-A2014
La fatigue Thermomécanique
(TMF)

LPTI Inc.
2-58

29
SYS862b-A2014
Résistance au fluage
Propriétés Caractérise Mesurée par
Essai de traction : Modules
Rigidité Intensité des liaisons
d’élasticité (E, G)
Essai de traction : limite
Transition élastique – plastique
conventionnelle d’élasticité (Re0.2)
Résistance
Contrainte maximale appliquée pour Essai de traction : Résistance à la
rompre le matériau traction (Rm)

• Capacité du matériau à se déformer de Essai de traction :


• Allongement à la rupture (A%)
Ductilité façon plastique avant le rupture
• Striction à la rupture (Z%)

• Capacité d’emmagasiner de l’énergie • Essai de traction (aire sous la


Ténacité
• Résistance à la propagation des courbe)
fissures • Essai Charpy

Résistance à Capacité du matériau à résister aux • Essai de fatigue


la Fatigue charges cycliques sans fracture
Capacité du matériau à résister à de la • Essai de fluage
Résistance
déformation permanente sous • Essai de contrainte à la rupture
au Fluage
chargement à température élevée
2-59

SYS862b-A2014
Le fluage

• Déformations apparaissant dans un matériau


exposés à des températures élevées et soumis
à des contraintes mécaniques statiques
•Observable dans tous les matériaux
•Plage de température

•T > 0.4Tf pour les polymères (très vulnérables)


•T > 0.5Tf pour les métaux et alliages métalliques
•T > 0.7 Tf pour les céramiques

•Pb:25C, acier:600C, Ceramiques: 1700C

2-60

30
SYS862b-A2014
Essai de fluage
Principe :
Application d’une charge à une
température constante.
Réponse :
Déformation en fonction du temps P
(écoulement visqueux)
d
Vitesse de fluage : 1. Application de la charge =>
dt
déformation instantanée
(élastique)
2. 3 régions distinctes :
d
- Fluage primaire
dt
d
- Fluage secondaire = cste
dt
(stationnaire)
d
- Fluage tertiaire  rupture
dt
2-61

SYS862b-A2014
Les étapes du fluage

– Étape I : fluage primaire, la résistance au fluage


augment due à la résistance du matériau à la
déformation
– Étape II: fluage stationnaire, durcissement par
déformation (strain hardening) est compensé par
la restauration (recovery)
• Conception moteur d’avions : contrainte pour
produire un taux de fluage de 1% pour 10000h
ou 100000h de service
– Étape III: fluage catastrophique (tertiaire), striction
+ cavitation

2-62

31
SYS862b-A2014

Superalloy Technical Guide, M. Donachie, 2002 2-63

SYS862b-A2014
Essai contrainte de rupture

– Essai de fluage longue durée  pas


pratique
 essais contrainte de rupture (Stress rupture)
• fluage~10000h, contrainte de rupture~1000h
• On utilise charges plus élevées plus
grandes vitesses de fluage  déformation
totale ~50% mesures, interprétation ,….
Plus rapide
• Idéale quand on peut accepter du fluage mais
pas de rupture dans la structure

2-64

32
SYS862b-A2014
Effet de la contrainte et de la
Influence de la contrainte
température
Mise en mouvement des dislocations. Lorsque les dislocations se
multiplient et interagissent => limitation de leur déplacements:
phénomène de consolidation

Influence de la température
Augmentation de la mobilité des dislocation (agitation thermique) :
phénomène d’adoucissement

-T < 0.4Tf => pas de variation


de la déformation permanente
-Lorsque T ou σ augmente :
- Accroissement de la
déformation instantanée
- Hausse de la vitesse de fluage
stationnaire (stade II)
- Diminution de la durée de vie 2-65

SYS862b-A2014
Mécanismes de fluage
σ et T determine le type de mécanisme opérationnelle
•T/Tm>0.5 et σ /G <10-4 Fluage par diffusion
•Modèle Nabarro-Herring
•Diffusion des lacunes dans les grains vers les joints de
grains
•Modèle Coble
•Diffusion à l’intérieure des joints de grains

•T/Tm>0.5 et 10-4<σ /G <10-2 Fluage par dislocation


•Glissement des dislocations aidé par le mouvement des
lacunes

•T/Tm>0.5 et σ /G >10-2 Fluage par glissement


•Contrainte assez élevée pour engendrer le glissement des
dislocations sans aide des lacunes
2-66

33
SYS862b-A2014
Mécanismes de fluage

Dieter, mechanical metallurgy 2-67

SYS862b-A2014
Mécanismes de fluage

CONSTRUCTING A VALIDATED DEFORMATION MECHANISM MAP USING


LOW TEMPERATURE CREEP STRAIN ACCOMMODATION PROCESSES
FOR WASPALOY (A NICKEL-BASED SUPERALLOY)
Proceedings of the ASME 2013 Pressure Vessels and Piping Conference, PVP2013
July 14-18, 2013, Paris, France
PVP2013-97183

2-68

34
SYS862b-A2014
Rupture par fluage
Rupture le long des
joints de grains

2-69

SYS862b-A2014
Matériaux résistants au fluage

• Aciers inoxydables
• Métaux réfractaires: Tf élevée
– Nb (2468°C)
– W (3410 °C)
– Mo et Ta
• Superalliages
– à base de cobalt
– à base de nickel
– Autres éléments d’alliage :
chrome, titane, métaux
réfractaires (Nb, Mo, W, Ta)
2-70

35
SYS862b-A2014
à retenir

• La composition chimique et la microstructure sont


deux éléments clés dans la détermination des
propriétés recherchées.

•La microstructure est influencée par le procédé de


fabrication.

Pour améliorer/optimiser les propriétés


recherchées il faut connaître les mécanismes
fondamentaux régissant l’évolution des propriétés.
2-71

SYS862b-A2014

Matériaux à haute résistance


mécaniques et leurs procédés
de fabrication

Cours 2 :
Les propriétés recherchées
Amélioration des propriétés
2-72

36
SYS862b-A2014
Composition chimique

• Identification du rôle des différents éléments


•Développement de nouveaux
alliages/matériaux
•Al-Li, alliages de Ti haute température,
Superalliages base Ni, Monocristaux, MMC,
CMC
• Réduction des impuretés
•Alliages plus propres
•S dans les aciers pour trains d’atterissage
•Fe, Na, Ga, Ti, V dans les alliages d’Al
•Inclusions dans les alliages de Ti,
superalliages 2-73

SYS862b-A2014
Procédé de fabrication
• Mise en forme primaire
•Coulée sous vide (VIM, EBCHR)
•Refusion sous vide (VAR)
•Refusion sous laitier (ESR)
•Mise en forme secondaire
•Compréhension du rôle de la T, ε, έ, t
•Hydroformage
•Forgeage précis (net-shape forging/forming)
•Fabrication additive (Additive manufacturing)
•……
•Traitements thermique/surface
•Induction, HVOF, Plasma, Cold Spray
2-74

37
SYS862b-A2014
Mécanismes de durcissement

• Écrouissage
•Solution solide
•Affinement des grains
•Précipitation
•Transformation de phase

2-75

SYS862b-A2014
Durcissement par écrouissage

Re et Rm
Compromis
A%

Influence sur la taille des grains

2-76

38
SYS862b-A2014
Durcissement par écrouissage
Entre Re et Rm => consolidation
càd pour que l’éprouvette continue
de s’allonger il faut que la force
augmente => ce phénomène se
nomme l’écrouissage. Re =  A

Re )↑(et Rm )↑ Compromis
A% ↓
Influence sur la taille des grains
Taux d’écrouissage
 S  Sd 
E = 0  * 100
 S0 
S0 : aire initiale de la section transversale p Ae
Sd : aire après déformation A0
2-77

SYS862b-A2014
Durcissement par écrouissage

Nouvelle section
Durcissement par
Échantillon initial (Sd) : augmentation
écrouissage
(S0) de Re et Rm

2-78

39
SYS862b-A2014
Exemple d’application
Le laminage
Conséquences :
 S0  S 
1- réduction de section R %  =   * 100 S0 S
 S0 
2- Évolution des propriétés mécaniques
- Re0.2 ↑
- Rm ↑
-A↓

2-79

SYS862b-A2014
Exemple
Cas des alliages de cuivre

Recuit

25% de
réduction

70% de
réduction

2-80

40
SYS862b-A2014
Écrouissage et taille de grain

S S S
TE = 100 = 100 0
S0 S0
do  d
= 100
do

2-81

SYS862b-A2014
Variation de Re, Rm et A%

Ni laminé à froid
Contrainte, MPa

Déformation

Incidence de l’écrouissage
sur un acier doux

2-82

41
SYS862b-A2014

Durcissement par solution


solide

2-83

SYS862b-A2014
Solution solide
Mélange de corps purs formant un solide homogène

-Solution solide d’insertion


Atome d’insertion occupe un des sites libres
définis par le réseau cristallins (sites octaédrique,
tétraédrique voir chapitre 3). Il faut alors que
l’atome d’insertion ait un diamètre suffisamment
petit pour s’insérer dans ces sites

- Solution solide de substitution


Atome de substitution occupe un des nœuds du
réseau à la place de l’élément de base. C’est le
cas quand l’atome de substitution est trop gros
pour entrer dans les sites interstitiels. 2-84

42
SYS862b-A2014
Interaction dislocation-atome

Insertion: C,N Substitution: Ni, Mo, Mn, Si

Solvent
Soluté

Deux effets:
1) Mécanique:
-dsoluté<dsolvent matrice en tension Acier

-dsoluté>dsolvent matrice en compression


2) Physique
-Esoluté ≠ Esolvent  forces interatomiques ≠
énergie des dxns ≠  plus de force est
nécessaire

2-85

SYS862b-A2014
Mécanisme de durcissement

• Atomes en solution solide : Création de


distorsions élastiques dans le réseau cristallin
Interactions entre les champs de contraintes
des atomes en solution solide et celui des
dislocations
La contrainte requise pour bouger les
dislocations augmente
Le mouvement des dislocations est ralenti ou
même stoppé
Augmentation de la résistance
2-86

43
SYS862b-A2014
Applications industrielles
Exemples :
• Alliage Cu-Ni (60% de Ni)  Rm 2x plus important que Cu
• 3% de Mg dans l’aluminium  Rm multipliée par 3 !

• C dans le fer (l’acier)


• Ni dans l’acier (1% Ni Rm+ 30MPa)
2-87

SYS862b-A2014
Applications industrielles

• Les alliages d’aluminium série 5000 (Al-Mg)

-Limite de solubilité de Mg
dans Al à 25C?
-Cas de 5.5% de Mg en
solution solide
-Comment garder le Mg
en SS?

2-88

44
SYS862b-A2014
Mécanisme de durcissement

Solution solide d’insertion Solution solide de


Déformations élastiques du
substitution
réseau cristallin par un Déformations élastiques du
atome plus petit (tension) réseau cristallin par un atome
plus gros (compression)

Position préférentielle des atomes de solutés

2-89

SYS862b-A2014
Nuages de Cottrell

• Où vont les atomes en solution solide d’insertion?


•Minimiser l’énergie de distorsion élastique
•Le long de la ligne de dislocation
•Formation d’un ‘nuage’ autour de la dislocation
•Nuage de Cottrell

2-90

45
Conséquences sur la courbe
SYS862b-A2014

de traction
Z
• Formation de crochet
Y
Bandes de Luders
Plan de
glissement
X

Atomes de C
Res
Re 0.2 = Rel

doitpoms.ac.uk

Zones non deformées

2-91

Conséquences sur la courbe


SYS862b-A2014

de traction

Élongation
Re sup
contrainte

Re inf

Bandes de Luders
Matériau non
déformé
déformation

2-92

46
SYS862b-A2014
Les bandes de Luders

doitpoms.ac.uk
2-93

SYS862b-A2014
Le mécanisme

• Nuage de Cottrell
ancrage des dislocations
mouvement plus difficile des dislocations
Deux limites élastiques observées
-Rsup : désencrage des dislocation du nuage de
Cottrell
-Rinf : contrainte nécessaire pour déplacer les
dislocations ‘libérées’

 Observation du crochet sur la courbe de traction

Aciers au carbone et des alliages Al-Mg


2-94

47
SYS862b-A2014
Effet Portevin-Le Chatellier
(PLC)
• Des changements en vitesse de déformation ou température
pendant la fabrication
=>la mobilité des dislocations et les atomes de soluté est
affectée
 Apparition de zig-zag dans la courbe pendant l’écrouissage
=> Apparition effet PLC on l’appelle aussi DSA (Dynamic
Strain Aging. Contrainte

Déformation
2-95

SYS862b-A2014
Effet PLC ou DSA

Phenomene portevin-
Lechatelier, PLC

R.C. Picu et al., Mat. Sci.& Eng.A, V390, pp334-344, 2005 E. Romhanji et al., Journal of Metallurgy, , PP 200-215, 2005

2-96

48
SYS862b-A2014
Conséquences industrielles
Effet peau orange
Alliages d’Al , effet recherché
pour l’apparence esthétique

Défauts de fabrication à éviter


http://www.best-b2b.com

2-97
E. Romhanji, D. Glišić, V. Milenković, Mater. Techn., No1-2, 35 (2001) 21

Durcissement par solution


SYS862b-A2014

solide
• Substitutionnelle:
– Accroissement en Re moins important
– Plus souvent rencontré
– Solubilité jusqu’à une différence en
diamètre de 14%
– Ségrégation aux dislocations moins
important que pour les interstitielles
– Différence en module de Young

2-98

49
SYS862b-A2014

Durcissement par diminution


de la taille des grains
Re et Rm
A%
Ténacité améliorée car TTDF plus basse

2-99

Durcissement par taille de grain :


SYS862b-A2014

dislocation-joint de grain
• Joint de grain: la région entre Plan de
glissement
Joint de grain
deux grains voisins
d’orientations
cristallographiques ≠
Agit comme une barrière au
mouvement des dislocations
En présence de JG la densité
des dislocations
Mouvement des dislocations
plus difficile  Re

2-100

50
SYS862b-A2014
Relation de Hall-Petch

• Diamètre des grains diminue


Surface de joints de grains
par unité de volume plus grande
Plus de dislocations bloquées

Le diamètre des grains affecte


les valeurs de Re et Rm
Relation de Hall-Petch
1
Re 0.2 =  0  kd 2

k : coefficient de Petch fonction du matériau

d : taille des grains


0 : cste dont les dimension = contrainte
2-101

Durcissement par taille de grain :


SYS862b-A2014

dislocations-joint de grain

-Hall-Petch n’est pas


valide quand :
-d très grand (>3mm)
-d très petit (<1micron)

2-102

51
SYS862b-A2014
Influence sur la limite d’élasticité

2-103

SYS862b-A2014

Durcissement structural
Durcissement par précipitation

Principe : formation de précipités qui vont


ralentir/gêner le mouvement des dislocations

2-104

52
SYS862b-A2014
Diagramme d’équilibre Pb-Sn

liquidus

solidus

α
Solvus
β
α

2-105

SYS862b-A2014
Schémas des précipités

Cohérent

Introduit des
distorsions
élastiques

Incohérent

ex.: les inclusions

2-106

53
Durcissement par précipitation:
SYS862b-A2014

dislocation-particule
-Conditions: phases dures-matrice molle
-Objectif: obtenir la répartition et la taille
optimales dans la matrice par précipitation
ou dispersion
-Méthodes: traitements thermiques,
mécaniques, chimiques

2-107

SYS862b-A2014

2-108

54
Durcissement par précipitation:
SYS862b-A2014

mouvement des dislocations


Les dislocations rencontrant les particules
boucles de dislocations
1-Mécanisme d’Orowan
a) Chaque précipité est distant d’une
distance d

b-c) Dislocation doit se courber selon


un rayon r=d/2pour franchir les
obstacles. La contrainte pour courber la
dislocation :
b : vecteur de Burgers
G : module de cisaillement 2Gb
d : distance moyenne entre les précipités t=
d
d) Formation de boucles
2-109

Durcissement par précipitation:


SYS862b-A2014

mouvement des dislocations


www.enseeg.inpg.fr

Remarques:
- La cission t est inversement proportionnelle à la distance qui sépare les précipités
- Le degré de durcissement dépend de :
- Cohérence des précipités 2Gb
- leur taille t=
- leur distribution d
2-110

55
Durcissement par précipitation:
SYS862b-A2014

mouvement des dislocations


Les dislocations rencontrant les particules
Cisaillement
2-Mécanisme de Friedel
• Contrainte nécessaire
pour couper un précipité
par une dislocation
1/3
t= Kf
K: constante,
f: fraction volumique des précipités

• Pour précipités fins et


cohérents
M. Clavel, A. Pineau, Mater. Sci. Eng. 55, (1982) 157-171
2-111

SYS862b-A2014
Cisaillement d’un précipité
Avant la formation de précipités  les dislocations bougent de
façon rectilignes.
On observe le même phénomène au début de vieillissement  les
précipités cohérents sont cisaillés par le passage de la dislocation
Pourquoi ?
La distance entre les précipités étant très faible => les dislocation
ne peuvent se courber car la cission τ serait très grande =>
déplacement en coupant les précipités

2-112

56
Impact sur le mouvement des
SYS862b-A2014
dislocations
Exemple
Calcul de la cission nécessaire au déplacement des dislocations
dans un alliage Al-4.5%Cu vieilli dans 2 conditions (G = 25GPa et
b = 0.2 nm)
a) Quand le temps de vieillissement est important => formation de
précipités d’équilibre (CuAl2) avec d = 0.5 mm (= sur
vieillissement)
2 * 25000 * 0.2 * 106
t= = 20MPa
0.5* 103

b) Quand le temps de vieillissement permet l’obtention de


précipités q’’ avec d = 20 nm (dureté max)
2 * 25000 * 0.2 * 106
t= = 500MPa
20 * 106
2-113

Compétition contournement-
SYS862b-A2014

cisaillement

2-114
V. Mohles, D. Rönnpagel, E. Nembach, Computational Materials Science 16 (1999), pp. 144-150

57
SYS862b-A2014
Applications industrielle

2-115
M. Meyers, K. Chawla, Mechanical Behavior of Materials, Cambridge, 2009,

SYS862b-A2014
Applications industrielle

2-116

58
SYS862b-A2014
Applications industrielle

Série Principaux Durcisse


éléments ment
d’alliage structural

1000 Al > 99% Non


2000 Al-Cu Oui
3000 Al-Mn Non
4000 Al-Si Non
5000 Al-Mg Non
6000 Al-Mg-Si Oui
7000 Al-Zn Oui

2-117

Identification de l’état d’un


SYS862b-A2014
matériau

2-118

59
SYS862b-A2014

Durcissement par
transformation de phase
Transformation
martensitique

2-119

Diagramme de transformation
SYS862b-A2014
isotherme

2-120

60
SYS862b-A2014
Transformation Martensitique
A A3
Refroidissement rapide =>
transformation de l’austénite en
martensite (transformation
martensitique)
Au final
Échantillon => 100% de
martensite ayant une dureté de
64HRC
Remarque
Formation d’aiguilles de
martensite (ferrite sursaturé en
carbone), se forme si %C > 0.6%

100 %
martensite

2-121

SYS862b-A2014
Transformation Perlitique
A 600ºC (droite isotherme)
A t = 2s => début de la
transformation
A t = 6s => 50% de γ et 50% de
perlite
A t = 12 s => 100% de perlite
Au final
Échantillon => 100% de perlite
fine (α + Fe3C) ayant une dureté
de 40 HRC
Remarque
Plus Tº est élevée et plus la perlite
sera grossière
100 %
perlite

2-122

61
SYS862b-A2014 Transformation Bainitique
A 360ºC (droite isotherme)
A t = 10s => début de la
transformation
A t = 300 s => 100% de bainite
Au final
Échantillon => 100% de bainite
(α + Fe3C) ayant une dureté de
50HRC
Remarque
Quand T < 500ºC => Fe3C ne
peut plus croitre sous forme de
lamelles => fins précipités.

100 %
bainite

2-123

SYS862b-A2014

2-124

62
120
SYS862b-A2014
#016

Change in Length
100

80

60

40

20

0
0 100 200 300 400 500 600 700 800 900 1000

149,484848 Temperature (°C)


-20
304,729958

Test :,016_4340 1°Cs to 870°C 105min hold -50°Cs to 100°C, -0.4°Cs to RT


-40

2-125

SYS862b-A2014 Courbes dilatomètrique

F+P

2-126

63
SYS862b-A2014

V= 0,003 sec
V=0,01 sec
V= 0,003
sec 900 V= 0,03 sec 900
V=0,01 V=0,1
sec
CSM2 SF2000
V=0,3 sec
V= 0,03 800 800
V=1sec
sec
B1
V=0,1
700 P+F B2 700
A P+F
V=0,3 A B3
sec
B6

Température (°C)
600
Température (°C)

V=1sec 600
B7
B8
M1
500 B9 500
M2 V=3sec
400 V=5sec
400
M3
B10
B+Ar Poly. (V= 0,003 sec)
M4 300 P+B+Ar (14%)
Poly. (V=0,01 sec) 300
M6 B+Ar Poly. (V= 0,03 sec) B+Ar (19%)
200 Poly. (V=0,1) 200 B+Ar(2%)
M7 B+Ar
Poly. (V=0,3 sec) B+Ar(4%)
B+M+Ar B+M+Ar(6%)
M Poly. (V=1sec) M
V=3 100
Poly. (V=3sec)
100
Cooling Rate ( C/sec) 5 3 1 0,3 0,1 0,03 0,01 0,003 5 3 0,3 0,003
Cooling Rate ( C/sec) 1 0,1 0,03 0,01
Poly. (V=5sec)
0
0
1 10 100 1000 10000 100000 1000000
1 10 100 1000 10000 100000 1000000
Temps (sec)
Temps (sec)

2-127

SYS862b-A2014
à retenir

• Il est possible de modifier/améliorer les propriétés


mécaniques des métaux en bloquant ou
ralentissant le mouvement des dislocations
• La densité et la mobilité des dislocations peut être
augmenté par un ensemble de mesures
– Écrouissage
– Insertion/ substitution d’atomes
– Diminution de la taille des grains
– La précipitation d’une second phase
• On peut aussi durcir un alliage par transformation
de phase

2-128

64