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L’ETABLISSEMENT DES RELATIONS

DIPLOMATIQUES
MASTER DE RECHERCHE : ETUDES
INTERNATIONALES ET DROIT INTERNATIONAL

Préparé par :

ELKHALFI Khawla

KILANI Amina

Soumis à l’appréciation de :

ELCADI Latifa

Année universitaire : 2019/2020


PLAN
INTRODUCTION

CHAPITRE PREMIER : Le statut juridique des relations diplomatiques


bilatérales

Section 1 : Le consentement mutuel

Section 2 : L’envoi de mission diplomatique

CHAPITRE 2 : L’établissement de la diplomatie multilatérale

Section 1 : La diplomatie multilatérale : ses instruments et s’importance


dans la politique étrangère

Section 2 : Autres concepts de la diplomatie multilatérale

CONCLUSION
INTRODUCTION 

La diplomatie est la science et la pratique des relations entre Etats. Le


LAROUSSE définit la diplomatie comme étant la science des rapports
internationaux.
Bien que le ROBERT la consacre comme une branche de la politique qui
concerne les relations entre Etats, un art de représentation des intérêts des
gouvernements à l’étranger ; de l’administration des affaires internationales, de
la direction et de l’exécution des négociations entre Etats. Cette dernière
définition parait ici lus globale et en même temps plus spécifique. Et donc on
peut définir la diplomatie comme l’ensemble des moyens et activités spécifiques
qu’un Etat consacre au service de sa politique étrangère, mais on ne peut pas
parler de la diplomatie sans passer même brièvement sur son historique.

La diplomatie trouve ses origines qui remontent de l’antiquité, ainsi durant cette
période trois empires sont considérés comme les précurseurs de la diplomatie.

 La Grèce Antique: Des débats de la pratique diplomatique sont apparus


avec les accords et les réconciliations entre les cités, les trêves ou divers
types d’arrangements : les traités, les alliances et l’établissement des
consulats

 L’Empire Romain: Des pratiques telles que la remise des otages


garantissant ainsi l’exécution d’un traité.

 L’Empire Byzantin: La diplomatie a adopté une forme de plus en plus


moderne mais qui ne tardera à sombrer dans les méandres de la corruption
et des intérêts privées.

Donc cette notion puise sa source dans le droit international et a pour but la
tranquillité, la sureté, et la quiétude des nations, c’est pour cela, les Etats ont
tendance à établir des relations diplomatiques qui vont leur permettre à
renforcer leurs alliances entre eux.

L’importance théorique de ce travail consiste dans le fait de savoir les


conditions ainsi que la procédure et les règles à suivre par les Etats et les
gouvernements lors de l’envoi d’une mission diplomatique à l’étranger.
L’intérêt pratique est que les relations diplomatiques jouent un rôle très
important dans les relations internationales actuelles et constitue ainsi la suite
logique dans l’appropriation des nouvelles formes de mondialisation. En
effet, la pratique diplomatique permette les Etats à avoir des liens amicaux.

Le principal souci que posent les relations diplomatiques est lié à l'existence
de divers sujets du droit International. C'est le cas d'un Etat de siège, d'une
organisation internationale qui est obligée (même s'il ne les reconnaît pas)
d'admettre sur son territoire les missions diplomatiques accréditées auprès de
cette organisation par d'autres Etats, d'autres organisations Internationales ou
même par des mouvements de libération nationale.

Cette situation nous pousse d’interroger sur le rejet de toute conception


absolue de souveraineté, en effet concilié, controverser les exigences des
relations internationales et le principe de la souveraineté territoriale devient
source de problèmes. Néanmoins le droit international réglemente de plus en
plus le domaine des relations diplomatiques aussi bien sur le plan bilatéral que
multilatéral. C’est pour cela plusieurs questions se posent sur le plan
international par les acteurs internationaux pour savoir est ce que la diplomatie a
encore cette force probante à surmonter les défis qui leur fait face.

L’analyse de cette problématique soulève plusieurs interrogations sur les


étapes d’établissement des relations diplomatiques entre deux Etats ou plus
lorsqu’on parle d’une diplomatie multilatérale, et le processus de l’envoi des
missions diplomatiques ainsi que les exceptions qui portent sur les relations
extérieures des Etats fédérés dans l’Etat fédéral, surtout que les relations
diplomatiques peuvent être aussi un instrument de pression d’un Etat fort à un
Etat faible dont les deux sont des Etats souverains.

L’objectif de ce travail est donc d’apporter quelques éléments de réponse sur


les conditions d’envoyer des missions diplomatiques dans un Etat par un autre
Etat.

A cet effet plusieurs questions se posent, à savoir le processus de nomination des


ambassadeurs et les différentes étapes que nécessite l’échange des missions
diplomatiques entre deux pays ou plus dans le cadre d’une diplomatie
multilatérale. Alors quelles sont les conditions pour envoyer des missions
diplomatiques qu’elles soient normales ou spéciale, bilatérale ou multilatérale ?
Cette étude comprend ainsi deux chapitres : le premier traite d’une part le
statut juridique des relations diplomatiques bilatérales, et le deuxième chapitre
va aborder les relations diplomatiques multilatérales.
CHAPITRE PREMIER : LE STATUT JURIDIQUE
DES RELATIONS DIPLOMATIQUES
BILATERALES

Toute société doit bénéficier d’un pouvoir et d’un corps pour débattre des
problèmes qui la touchent à l’échelle internationale, c’est à la diplomatie
qu'incombe ce rôle. Pour s’exercer cette diplomatie a besoin de ses propres
agents; Puisque tant que les gouvernements des divers pays auront des rapports
entre eux, il leur faudra des agents pour les représenter, les renseigner et les
informer. Mais avant tout il y un processus à suivre de désignation de ces
agents.

SECTION 1 : LE CONSETEMENT MUTUEL


C’est un compromis rationnel, conforme au principe selon lequel toute
limitation des compétences souveraines d'un Etat dépend de son acceptation, (le
texte implique la reconnaissance de ce droit en faveur de tout Etat.). En effet le
droit de légation n'est pas un droit parfait (c'est une compétence qui appartient à
l’Etat) il n’y a pas d'obligation de légation passive c.-à-d. qu'un Etat n'est pas en
droit d'exiger qu'un autre Etat reçoive ses représentants. Par ailleurs il y a un lien
évident entre l'établissement de la relation diplomatique avec un Etat et la
reconnaissance de cet Etat et de son gouvernement. Comme en droit positif
général il n’y a aucune obligation juridique de reconnaître un Etat quelconque. Il
n'y a non plus obligation à ce qu'un Etat reçoive des représentants d'un Etat ou
d'un gouvernement auquel cet Etat a le droit de refuser la reconnaissance. C'est
le cas de la Chine et du Japon qui pendant des siècles n'ont eu aucune relation
avec les pays étrangers ; ou de la Chine populaire avec les Etats qui
reconnaissent le gouvernement de Taiwan, ou encore le Maroc avec les Etats qui
ont reconnu la "RASD" les pays arabes avec Israël, ou à un moment la RFA
avec les pays reconnaissant la RDA (jusqu'à l'Ostpolitik du Chancelier Willy-
Brandt). Cependant si aucun Etat n'a l'obligation d'entretenir de relation
diplomatique ou consulaire avec un autre Etat" dès lors qu'il le fait, il ne saurait
manquer de reconnaître les obligations impératives qu'elles comportent et qui
sont codifiées dans la Convention de Vienne de 1961 et 63"(CIJ ordonnance du
15 Décembre 1979, personnel diplomatique et consulaire des Etats-Unis à
Téhéran. Recueil 1979 Page 20).

SOUS SECTION : L’ETAT FEDERE DE L’ETAT FEDERAL

Le droit international ne donne aucune précision en ce qui concerne le droit de


légation des Etats membres de l'Etat fédéral, le principe est lié à celui de la
conclusion des traités. L'Etat membre ne possède pas ipso facto le droit de
légation (active ou passive) mais il peut entretenir des relations avec des Etats
souverains, ou des organisations internationales, si l'Etat fédéral dont il est
membre l'admet ou le tolère. Devant le laconisme de l'article 2 de la convention
on peut dire que le droit International et le droit interne sont concurremment
compétents pour désigner les Etats habilités à avoir des relations externes. Dés
lors il faut préciser qu'il ne s'agit pas à proprement parler de "relations
diplomatiques" car les privilèges et immunité reconnus (au cas par cas par des
décisions ou des accords spéciaux) aux représentants des Etats membres des
Etats fédéraux auprès d'Etats tiers, ressemblent plus à ceux d’agents consulaires
plus tôt qu'aux agents diplomatiques. L'exemple parfait dans ce domaine est
celui du Québec (Etat fédéré du Canada). A la suite d'un compromis entre le
Québec, Ottawa et les Etats d'accueil ; un statut spécial a été retenu aux «
délégations » du Québec à New York, à Paris et à Londres depuis 1962. Le
Québec participe aux activités de l'Agence de coopération culturelle et technique
(ACCT) quoique formellement seul le Canada en soit membre ; il participe
également aux conférences multilatérales ce qui soulève des problèmes non
résolus. Voir Torelli "les relations extérieures du Québec AFDI 1970 (p. 275-
330

SECTION 2 : L’ENVOI DE MISSION DIPLOMATIQUE

Le droit international classique reconnaissait aux Etats souverains le "Droit de


légation" légation active (envoyer des représentants) légation passive (recevoir
des représentants). Les représentants devant être accrédités par les Etats : L'Etat
accréditant est celui qui envoie ses représentants, alors que l'Etat accréditaire est
celui qui reçoit les représentants diplomatiques accrédités auprès de lui.

Une mission diplomatique est une représentation politique d’un Etat à


l’étranger, c’est un service public de l’Etat installé en permanence sur le
territoire d’un autre Etat et bénéficiant de plusieurs privilèges et immunités qui
se trouvent énumérés dans la Convention de Vienne de 1961. L'envoi de mission
diplomatique se fait aussi par consentement mutuel. Elle comprend un ensemble
de personnes présidées par un Chef hiérarchique qui est appelé Chef de la
mission ou ambassadeur. Ce dernier a pour mission d’entretenir les relations de
son pays sur le plan diplomatique et politique, et de promouvoir les relations
internationales u niveau économique, culturel et scientifique avec les pays
d’accréditation.

Dans le cas du Maroc la nomination des ambassadeurs se fait par proposition


émanant du ministre des affaires étrangères et une liste d’ambassadeurs est
transmise au cabinet royal et qui sera révisé dans un conseil des ministres
présidé par le Roi.

L’étape suivante consiste à introduire une demande d’agrément auprès des


autorités de l’Etat accréditaire à travers l’ambassade du pays accréditant, un ou
deux jours après la saisine de l’ambassade du pays concerné, elle remit les
lettres de créances (document qui investit officiellement un ambassadeur de ses
fonctions et qu’il indique l’identité de l’ambassadeur et toutes les informations
nécessaires).

Les autres membres de la mission diplomatique sont désignés unilatéralement


par leur propre gouvernement ; une notification doit être adressée au
gouvernement de l'Etat accréditaire. La déclaration de persona non grata et
demande de son rappel par l'Etat accréditaire met fin à la mission diplomatique
de tout membre de cette mission. L'Etat accréditant peut rappeler le membre en
question ; Par contre le rappel du chef de la mission diplomatique par son
gouvernement suppose en générale un climat de tension politique entre les deux
Etats : c'est un acte grave.

SOUS SECTION : LES MISSIONS DIPLOMATIQUES SPECIALES

Dans les relations entre Etats les missions spéciales jouent un rôle très
important, leur utilité est indéniable, la conférence de Vienne de 1961 a reconnu
cette importance sous forme de déclaration générale dans sa résolution
internationale (votée le 10 Avril 1961).

C'est la convention sur les Missions Spéciales adoptées le 8/12/69 par


l'Assemblée Générale des Nations Unies qui fixera les modalités de leurs
régimes. En effet l'article 1 de cette convention donne cette définition
"l'expression « mission spéciale »" s'entend d'une mission temporaire, ayant un
caractère représentatif de l'Etat, envoyée par un Etat auprès d'un autre Etat, avec
le consentement de ce dernier pour traiter avec lui de questions déterminées ou
pour accomplir auprès de lui une tâche déterminée".

Les missions spéciales sont provisoires, bilatérales, consensuelles et limitées. On


appelle Etat d'envoi le premier Etat et Etat de réception le second, le
consentement de ce dernier peut être obtenu par la voie diplomatique normale ou
par toute autre voie convenue ou mutuellement « acceptable » (article 2), d'après
l'article 7 de la même convention « l'existence de relations diplomatiques ou
consulaires n'est pas nécessaire pour l'envoi ou la réception d'une mission
spéciale ». Peuvent conduire personnellement une mission spéciale soit le chef
de l'Etat, le chef du gouvernement, le Ministre des affaires étrangères ou autres
personnalités (article 21). Ils bénéficient alors des règles de la courtoisie et du
droit international, relatives à leurs statuts c'est à dire tout ce qui a trait aux
honneurs, aux privilèges, immunités. En principe toute la convention de 1969
s'aligne sur celle de 61 pour ce qui concerne l'organisation de la mission
spéciale, statut de ses membres.
CHAPITRE 2 : L’ETABLISSEMENT DE LA
DIPLOMATIE MULTILATERALE
La diplomatie a d’abord été un échange entre deux États, d’où le nom de
diplomatie bilatérale. Mais à partir du XXe siècle et notamment à partir de la
Seconde Guerre mondiale, avec le développement des organisations
internationales, un nouveau type d’ambassadeur est apparu, l’ambassadeur
multilatéral, qui représente son pays auprès de telle ou telle organisation
internationale (ONU, OTAN, OCDE par ex.) et auprès des institutions
Ces organisations ont soit une spécialisation très technique et pointue, soit une
vocation générale incluant de multiples segments des politiques publiques, et
travaillent alors en continu par le biais de négociations parallèles et permanentes
La diplomatie multilatérale aborde aujourd’hui tous les enjeux internationaux :
guerre et paix, les crises internationales droits humains, commerce,
environnement, etc. Stricto sensu, la diplomatie multilatérale met en relation un
minimum de trois États.
Le chapitre est présenté en deux sections, dans un premier temps, nous allons
étudier la diplomatie multilatérale ses instruments et s’importance dans la
politique étrangère (section 1), et celui d’autres concepts de la diplomatie
multilatérale (section 2).

Section 1 : la diplomatie multilatérale : ses instruments et s’importance


dans la politique étrangère

La diplomatie multilatérale s’agit d’examiner la manière dont les États


s’adaptent à une diplomatie non seulement multipartite (par rapport à une
diplomatie bilatérale consacrant le face-à-face), mais également permanente
(qu’elle soit institutionnalisée ou informelle), le plus souvent publique et
abondamment médiatisée. La diplomatie multilatérale se caractérise en outre par
sa forte interdépendance, puisque les États sont de plus en plus insérés dans des
structures de négociation multilatérale où ils retrouvent les mêmes protagonistes
d’une conférence internationale à une autre.
La diplomatie multilatérale et la politique étrangère doivent être distinguées
l’une de l’autre. Elles sont complémentaires car la politique étrangère ne peut
exister sans l’action de la diplomatie pour la faire comprendre, de même que la
diplomatie a besoin d’être guidée par une politique étrangère. Par respecte de
ses mission
La diplomatie multilatérale constitue la vocation naturelle de toute mission, qu’il
s’agisse de missions permanentes ou de missions d’observation (sous-section1).
Elle considère un élément très important de la politique étrangère. (Sous-section
2)
Sous-Section 1 Les fonctions des missions permanentes et de missions
d’observation d’Etats membres :

Selon l’article 6 de la convention de vienne de 1975 Les fonctions de la mission


permanente consistent notamment à :
- Assurer la représentation de l’Etat d’envoi auprès de l’Organisation;
- Maintenir la liaison entre l’Etat d’envoi et l’Organisation;
- Mener des négociations avec l’Organisation et dans le cadre de celle-ci;
- S’informer des activités dans l’Organisation et faire rapport à ce sujet au
gouvernement de l’Etat d’envoi.
- Assurer la participation de l’Etat d’envoi aux activités de l’Organisation; 169
Représentation des Etats
- Protéger les intérêts de l’Etat d’envoi auprès de l’Organisation;
- Promouvoir la réalisation des buts et principes de l’Organisation en coopérant
avec l’Organisation et dans le cadre de celle-ci.
D’une part, toutes les catégories de l’article 6, ne constituent pas des fonctions
véritablement autonomes. Ainsi, les rapports entre les fonctions de liaison et de
représentation ou entre celles de représentation et de protection des intérêts
nationaux ne sont pas d’une indiscutable évidence. De même, la fonction
d’assurer la participation de l’Etat d’envoi aux activités de l’organisation.
D’une autre part, on peut estimer que la disposition relative à la fonction
d’information comporte une certaine lacune, l’article 6 reconnait qu’il incombe
aux missions permanentes de s’informer des activités dans l’organisation et de
faire rapport à ce sujet au gouvernement d’envoi. Il ne précise pas, à l’instar de
la convention de 1961 sur les relations diplomatiques ou la convention de 1963
sur les relations consulaires, que la fonction en question doit être exercée « par
tous moyens licite ». Lors de l’élaboration de la convention de 1975, la
délégation de Venezuela suggéra pourtant l’insertion d’une référence destinée à
préciser que c’est uniquement par tels moyens que les missions permanentes
pourront s’informer des activités de l’organisation.
Par-delà ces remarques, on retiendra surtout que les missions permanentes
d’Etats membre exercent des fonctions diversifiées dont le « noyau du » reste
celles qui ont trait à la liaison, représentation et l’information, soit celles
correspondant aux besoins fondamentaux qui incitèrent les Etats Extra-
européens à établir les premières délégations auprès de la société des nations.
La fonction de négociation n’a pas, à vrai dire, un caractère nouveau, les
missions permanentes établies dans l’entre guerres l’ont couramment pratiqué.
La fonction de promotion des buts et principes de l’organisation par la
coopération avec celle-ci et dans le cadre remarquable en ce qu’elle révèle un
trait assez original par rapport la diplomatie bilatérale.
L’opportunité d’envoi auprès de l’organisation internationale comme une
fonction distincte de la fonction de représentation fut assez controversée au
cours de la rédaction de la Convention de 1975.
Selon l’article 7 de la convention de 1975 Les fonctions de la mission
permanente d’observation consistent notamment à :
- Assurer la représentation de l’Etat d’envoi et sauvegarder ses intérêts auprès de
l’Organisation et maintenir la liaison avec elle;
- S’informer des activités dans l’Organisation et faire rapport à ce sujet au
gouvernement de l’Etat d’envoi;
- Promouvoir la coopération avec l’Organisation et mener des négociations
avec elle.
La Convention de définit la mission permanente d’observation comme ; une
mission de nature permanente, ayant un caractère représentatif de l’Etat non
membre de l’Organisation
Elles ont été manifestement conçues dans une optique identique à celle des
missions permanente d’Etats membres. Les fonctions reconnues à ces dernières
par l’article 6 se retrouvent toutes ici bien évidente de la fonction de
participation aux activités de l’organisation.
L’établissement d’une mission d’observation auprès d’une organisation
internationale universelle est en règle générale un acte positif. Pour les Etats non
membres que l’on pourrait qualifier d’Etats membres en puissances, il constitue
un geste à la fois symbolique et concert préfigurant une demande formelle
d’admission. Pour les pays qui ne veulent ou ne peuvent, pour diverses raisons
internes ou internationales envisager une admission dans un avenir
raisonnablement prévisible, il s’agit d’une mesure aussi plus significative.

sous-section2 : La diplomatie multilatérale est un élément très important de


la politique étrangère 

La diplomatie multilatérale est un moyen efficace pour mener à bien les lignes
politiques étrangères de l'indépendance, l'autonomie, le multilatéralisme, la
diversification et l'intégration internationale.
Les institutions multilatérales et les forums sont des tribunes pour le pays pour
protéger et promouvoir les intérêts de sécurité et de développement; conjuguer
ses efforts avec la communauté internationale pour faire face aux défis
mondiaux; et d’édifier des relations de partenariat égales et mutuellement
avantageuses.
L'importance du rôle et de la voix des institutions et forums multilatéraux,
notamment les Nations Unies, l'ASEAN (Association des nations de l’Asie du
Sud-Est), et le Mouvement des non-alignés (MNA), dans l’œuvre de la défense
de la souveraineté nationale.
Dans le cadre d’une politique extérieure traditionnellement active et présente
tant dans toutes les régions du monde que sur tous les thèmes essentiels de la
problématique internationale.
Rappelons d’emblée que la diplomatie multilatérale est celle qui s’exerce par
l’entremise des organisations internationales-universelles, européennes,
régionales, technique, etc… par opposition à la diplomatie bilatérale, plus
ancienne et traditionnelle, qui s’exerce directement d’Etat à Etat. La diplomatie
multilatérale s’est développée depuis le début du XXème siècle, et surtout
depuis la fin de la deuxième guerre mondiale

Section 2 : Autres concepts de la diplomatie multilatérale

La diplomatie sert aux Etats à entretenir des relations pacifiques. La sauvegarde


des intérêts nationaux constitue l’une de ses grands objectifs. Les liens
politiques, économiques, et le maintien de la paix peuvent en outre en relever,
tout comme les efforts collectifs de défense des droits de l’homme ou de
règlement pacifique des différends…
Lorsqu’on parle la diplomatie préventive (Sous-section1) et la diplomatie
économiques (Sous-section) on parle de certaines images de la diplomatie
multilatérale.

Sous-section 1: La diplomatie préventive pour la gestion des crises

La définition du concept de gestion de crise est un exercice complexe, d’une part


en raison de la difficulté à appréhender les composantes du concept.
La fin de la guerre froide a permis à l’ONU de recouvrer ses prérogatives: elle
apparaît comme l’unique organisation capable de légitimer des opérations de
maintien de la paix. L’Agenda pour la paix a redéfini et développé un certain
nombre de concepts, parmi eux la « diplomatie préventive »
On entend par « diplomatie préventive » les mesures diplomatiques prises pour
empêcher les différends de dégénérer en conflits et pour limiter la propagation
des conflits lorsqu’ils éclatent. Bien que les activités qui s’y rapportent soient
menées sous différentes formes et dans diverses instances, tant publiques que
privées, la manifestation la plus fréquente de la diplomatie préventive se
concrétise dans les efforts que déploient les agents diplomatiques envoyés dans
des zones de crise pour encourager le dialogue, l’adoption de compromis et le
règlement pacifique des tensions.
L’Afrique de l’Ouest se positionne comme un modèle de diplomatie préventive
en Afrique. Cette réflexion est de Jeffrey Feltman, le chef du Département des
Affaires politiques de l’ONU.
Face à la presse au siège des Nations unies, M. Feltman a notamment loué les
différentes transitions démocratiques qui se sont opérées dans la région.
Référence faite à la Gambie où une médiation de la Communauté économique
des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a permis d‘éviter un éventuel
conflit face au refus de l’ancien président Yahya Jammeh de céder le pouvoir.
Sous-section 2 : la diplomatie économique multilatérale

La diplomatie économique multilatérale a pris une dimension véritablement


nouvelle avec le développement de la mondialisation.
Selon la définition de Bergeijk : « la diplomatie économique consiste en un
ensemble d’activités visant les méthodes et procédés de la prise internationale de
décision et relatives aux activités économiques transfrontières dans le monde
réel. […] Elle a comme champs d’action le commerce, l’investissement, les
marchés internationaux, les migrations, l’aide, la sécurité économique et les
institutions qui façonnent l’environnement international, et comme instruments
les relations, la négociation, l’influence ». Tous ces champs relèvent aujourd’hui
au moins pour partie de la sphère multilatérale, qui s’est en outre élargie à
d’autres sujets, comme nous le verrons. Sharp [2][2]P. Sharp, “Who Needs
Diplomats? The problem of Diplomatic… explique que la diplomatie actuelle
est désormais « caractérisée par un multilatéralisme institutionnalisé croissant
visant un ordre international plus fort, soit en améliorant la coopération entre
États soit en transcendant ce besoin » (ce que nous comprenons comme créant
un degré ou des procédures supplémentaires pour y répondre).
La limite entre la diplomatie « politique » traditionnelle et la diplomatie
économique est parfois complexe à distinguer si bien qu’il devient difficile de
déterminer l’existence d’une ligne de division pertinente entre les deux. Comme
l’évoquent Lee et Hocking : l’origine de la diplomatie dans beaucoup de pays,
dès le Moyen-âge, est liée à l’entretien de relations cordiales en vue, notamment,
de faciliter le commerce. Une caractéristique ô combien valable aujourd’hui :
pour preuve, ministères des Affaires étrangères et ministères du Commerce ont
été fusionnés dans plusieurs pays à l’instar de l’Australie, du Canada ou de la
Belgique, témoignant du rapprochement des missions de ces deux entités et de
l’effacement de la frontière entre diplomatie traditionnelle et diplomatie
économique.
La diplomatie économique aurait trois fonctions principales : faciliter les
débouchés des entreprises nationales à l’étranger, attirer les investisseurs
extérieurs sur le territoire domestique et infléchir les règles internationales dans
le sens des intérêts domestiques. La diplomatie économique touche à des
domaines divers et variés comme le commerce, l’investissement, les migrations,
l’aide au développement, et utilise comme outils les relations, l’influence et la
négociation.
CON CLUSION :

L’établissement de relations diplomatiques ne peut se faire que sur la base d'un


accord mutuel entre deux États d’où le nom de diplomatie bilatérale ou entre
plusieurs Etat dans le cadre de la diplomatie multilatérale.
La diplomatie est la science et la pratique des relations entre États. Le diplomate
entretient des relations au nom de son pays et représente celui-ci auprès d’une
nation étrangère et dans les négociations internationales.
L’art de la diplomatie est de privilégier bilatéralement ou multilatéralement les
solutions pacifiques dans les conflits. Et présenter un nouveau concept qu’il
s’agit la diplomatie préventive multilatérale. Selon la diplomatie multilatérale a
été menée à autres niveaux, avec plus ou moins de succès, en fonction de la
géographie, des ressources naturelles, des intérêts économiques communs (la
diplomatie économique).
Les Etats établissent au gré de leurs intérêts des relations diplomatiques, ils ont
la pleine liberté de les rompre lorsque les circonstances qui ont présidé à leur
établissement ne sont plus favorable à leur maintien.
Bibliographie
 Ouvrages généraux:
o Emmanuelle Tourme jouannet : Le Droit International
o Le LAROUSSE
o Le ROBERT

 Ouvrages spéciaux:
o Thierry Thardy , Gestion de crise , maintien et consolidation de la paix (édition 2009)

 Thèses, Mémoire et colloques :


o Diane NGALULA TSHIBAMBA
Université de Kinshasa-2007
o Michael S. Lund, article Early Warning and Preventive Diplomacy, in Managing
Global Chaos, Sources and Responses to International Conflict, United States Institute
of Peace Press, Washington D.C., 1996.
o Sato Hideo, Containing Conflict, Cases in Preventive Diplomacy, Japan Centre for
International Exchange

 Textes de Lois :
o La Convention de Vienne sur les relations diplomatiques de 1961
o La Convention de la Havane de 1928
o Agenda pour la Paix, Boutros Boutros-Ghali, Nations Unies, 1992.

 Sources internet :
o http://www.forum-scpo.com/geopolitique/portee-limites-diplomatie-preventive.htm

o https://www.un.org/undpa/fr/diplomacy-mediation

o https://fr.africanews.com/2017/03/07/l-afrique-de-l-ouest-modele-de-diplomatie-
preventive-en-afrique-onu//

o https://unowas.unmissions.org/fr/pr%C3%A9vention-de-conflit-bons-offices-et-
diplomatie-pr%C3%A9ventive

o http://www.federica.unina.it/scienze-politiche/lingua-francese-diplomatica-e-
amministrativa/diplomatie-preventive-et-gestion-des-crises/

o https://www.eda.admin.ch/dam/eda/fr/documents/publications/GlossarezurAussenpolitik/A
BC-Diplomatie_fr.pdf

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