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L' Art décoratif pour tous

Source gallica.bnf.fr / Ville de Paris / Bibliothèque Forney


L' Art décoratif pour tous. 1902.

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SCHWARZÉPITEUR- Léon RUFFE.
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ÉCORATIF : qui sert à décorer, énonce Littré, c'est-à-dire à « orner », et, en dernière analyse,
à « pourvoir de ce qui embellit ». L'Académie ne consacre que les arts industriels, et sans déter-

le grand art, quand il s'applique, tombe en minorité :


miner si c'est la mécanique ou le mercantilisme qui les différencient. Aux yeux de tel scholastique,
car, ajoute un physicien, il a pour principe la représen-
tation des objets réels, tandis que le décoratif se propose surtout de parer les surfaces. Mais de quelle œuvre
d'art ne peut-on assurer qu'elle vise à orner? Comment spécifier l'Entrée des Croisés de Delacroix et comment
la
le sarcophage de M. Bartholomé? Dans le fatras des Salons, une toile sera « décorative » si l'Etat maroufle,
et, selon les hasards des crédits, des intrigues, du nécrologe, cette ronde-bosse affolera un square ou enseignera
les pendules. Y propose-t-on l'énigme du « beau », le problème devient insoluble. C'est affaire d'espèce que

:
de discerner, si l'on peut, la part de l'intelligence, celles de lamain, de l'outil, de l'instinct créateur et du motif
intéressé ne comptons pas sur l'Institut pour établir un débat si compromettant. Et ne discuterait-on plus,

:
comme on y tend, théoriquement du moins, touchant la hiérarchie des arts, resterait à s'entendre sur leur
principe l'imitation ou le caractère essentiel ou le sentiment.
Ne nous tourmentons donc pas de définir. L'Art décoratif pour tous accueillera l'artiste soucieux d'expri-
mer son temps et de le servir. Si c'est là, comme on peut croire, tout l'Art, qui se plaindrait d'un programme
trop large? Et si quelque ouvrage de « bel art » s'en trouve écarté pour avoir renié cet office, si quelque
« objet d'art » en est exclu, faute d'avoir su l'accomplir, il paraîtra qu'il y a là quelque chose comme une
méthode et nécessaire.
Puvis, Carrière, Besnard, Rodin, Meunier, Gallé, la même loi discipline le génie de chacun de ces
initiateurs, condense leur œuvre collective et nous dicte un devoir commun. Voilà des murs seulement, des
marbres et des vases, mais ce sont toutes nos joies, nos inquiétudes, notre douleur, les fragments du temple
illimité que les hommes consacrent à la certitude obscure de la vie. Trop nombreux, sans doute, sont encore
ceux qui font à la matière, à l'effort fraternel des carriers, des mineurs, des bûcherons, l'injure de « bibelots»
conçus sans vérité, réalisés sans amour. Partout cependant se lèvent les gestes créateurs du palais pour la cité,
des maisons pour la famille. A cette revue de coordonner leurs efforts, d'enseigner l'artisan, l'artiste, selon la

aux portes des ateliers. Gravons-y :


nature et l'un par l'autre. « Ici, les malheureux trouvent des yeux qui les pleurent », souhaitait lire Diderot
« Ici, les hommes cherchent des joies qui les servent ». Le foyer, on
n'entend pas l'enchanter uniquement en captivant les loisirs de la femme, par qui tout naît et s'ordonne. 1]

:
plaît aux éditeurs de le parer avec elle, de préciser le caractère social, démocratique de leur entreprise, en
publiant des modèles, des patrons à J'aide de ces instruments, chacun pourra tenter d'embellir son intimité.
L'initiative d'une telle coopération, où sont conviés les lecteurs de l'Art décoratif pour tous, contribuera sans
doute à régénérer à la fois l'ouvrier de ce décor, l'art même dont il est un élément et l'existence tout entière
que ce décor accompagne et inspire.
Au foyer, cette œuvre pénètre ainsi la source humaine et affirme que le devoir esthétique se confond
avec l'ordre moral, qui est de propager la vie, puisque la Beauté en exalte les forces et les perpétue.
JULES RAIS.
COSSARD: Les Hortensias (vitrail pour imposte).
'EFFORT récent qui, de la décoration purement de Toulouse-Lautrec, de de Feure, de Mmes Thaulow,
artiste et superficielle, tend à pénétrer toute Valgren, de tant d'autres, à ce renouveau qui, de la reliure
production, s'est manifesté dès le début, dans intellectualisée, s'étend à la maroquinerie tout entière, au
l'art du cuir. Vers 1091, Victor Prouvé, Camille Martin,
René Wiener, donnent, à Nancy, la première formule de
meuble lui-même ? Tant d'efforts, cependant, semblent
n'avoir guère influé sur l'art du livre, dont on ne voit pas que
J'Ecole de reliure lorraine, la décadence s'arrête.
pyrogravant, teintant le D'autres cartons seraient
cuir. Puis la composition nécessaires, d'exécution
se fragmente en mosaïque moins dispendieuse. Mais
de peaux que sertissent les c'est la vieille querelle de
traits de feu noirs et roux. la beauté utiie et de l'objet
Des émaux, de libres poin- d'art. Nul doute sur le
çonnages d'or, l'enrichis- parti que l'on choisit ici.
sent. Mais, bientôt, on Du moins, qu'on nous fasse
abandonne la pyrogravure un peu crédit pour déve-
d'accent sauvage, qui jaillit lopper notre programme et
trop prompte du thermo- le servir. Une fâcheuse ten-
cautère et, brutalement, dance à traiter ces travaux
parmi les caresses des pa- dans le goût mièvre des
tines, brûle la matière. Les « ouvrages de dames » ne
relieurs lorrains lui substi- doitpas, du moins, aveugler
tuent la ciselure, le gau- LISEUSE, PAR RIBE-ROY aux innovations quoti-
frage des maroquins, tandis diennes d'un Prouvé, d'un
que les maîtres parisiens, à la suite de Marius Michel, Benedictus, franches, libres et précieuses. Ils enseignent toutes
appliquent très timidement ces innovations à des tra- les ressources du cuir et les matières dont on peut le parer, la
vaux plus parfaitement conditionnés. Est-il besoin de main ferme, l'ac-
rappeler la fortune de ces techniques, un chef-d'œuvre cent, la sobriété des
de ciselure, comme LA MER, de Lepère, les dernières reliefs qu'il y faut.
mélancolies rustiques de Martin, les ardeurs épanouies
de Prouvé, l'apport successif de Grasset, d'Auriol, SF?

Les modèles de
MM. Ribe-Roy,
Folley, que nous
offrons, procèdent
de moyens naturel-
lement plus accessi-
bles que ceux que
mirent récemment
en œuvre ces ingé-
nieux créateurs. La
liseuse, le buvard
et la reliure doivent
être pyrogravés, ci-
selés et teintés.
BUVARD, PAR RIBE-ROY RELIURE, PAR POLEY
FRISE DÉCORATIVE POUR SALLE DE BAINS, HARMONIE EN VERT PAPIER DE BUREAU
FOND VERT CLAIR ET DÉCOR VERT FONCH, REFLETS BLANCS HARMONIE PLUME DE PAON, VERT ETBLEU FONCÉ
COL EN BRODERIE RICHELIEU: FleursdeLilasstylisées. COMPOSITION DE FOLEY.

OL très élégant en broderie Richelieu. Le croquis reprendre, dans la toilette féminine, la place importante
représente des fleurs de lilas stylisées; la com- qu'elle avait autrefois. Ce réveil ne peut qu'être encouragé
position est de Foley. par les artistes, car il permettra à la femme de prendre part,
Bien que la broderie de Richelieu soit faite
d'un peint très simple, ce col, par la ifnesse et la ténuité
dans un domaine déjà connu d'elle
- et où seront appré-
ciables son imagination artistique, son respect des condi-
de son dessin aux innombrables découpures, exige pour
être bien exécuté une réelle habileté.
Très délaissée pendant des années, la broderie tend à
tions techniques, son sens de l'ornementation
-
au mouve-
ment de rénovation décorative moderne auquel, jusqu'à
présent, elle a trop peu collaboré.
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