Vous êtes sur la page 1sur 2

« Una breve incursión en el XIX, demostrativa de la pervivencia de estas concepciones coloniales,

puede mostrarlo. Bastante antes de los conocidos análisis de Max Weber sobre la burocracia, que
desde luego no conocieron, los escritores latinoamericanos del XIX y el XX fueron extraorinariamente
perceptivos acerca de esta capacidad de agruparse e institucionalizarse que revelaron los burócratas
del sistema administrativo del Estado. En el caso de México donde este problema ha seguido siendo
central hasta nuestros días, durante la modernización porfirista arrecian las críticas añl sector
funcionarial que es definido como ‘parásito’”

P. 36 la ciudad letrada

Ces réseaux caractérisent le système de production du savoir en Amérique latine. La constitution


d’un système bureaucratique et littéraire d’intellectuels permet la diffusion des savoirs. Si ce
problème ne concerne pas globalement notre enquête, il est néanmoins nécessaire d’y voir le
bouillon de culture de l’hellénisme mexicain, de même que l’une des sources du développement des
sciences du langage et de la philologie, en Colombie et au Chili. Le rôle joué par les villes dans le cas
latinoaméricain est remarquable, comme l’a souligné Rama. En Amérique latine, la prépondérance
de la ville, fondée, paradoxalement, au moment de la conquête et de l’expansion coloniale, avant
l’existence-même d’un hinterland agricole, et présupposant par sa création l’émergence de ce
dernier (selon un modèle que Rama fait dériver d’un rationalisme utopique qui impose la suprématie
du signe au réel), cette prépondérance, disions-nous, fait appel à des réseaux d’intellectuels,
capables de former les esprits des citoyens et des citadins. L’éducation, dans ce cas précis, est
l’analogue culturel de l’urbanisme à visées économiques, et de la subordination politique, d’abord au
gouvernement central, puis à l’économie-monde dont le centre est la métropole coloniale. Les
lettrés, de l’âge baroque au XIXe siècle, permet de diffuser auprès du « large nombre », l’idéologie
politique et la justification d’une hégémonie politique. Ainsi, en Nouvelle Espagne (Mexique), c’est
aux principaux lettrés du XVIIe siècle, Sor Juana Inés de la Cruz et Carlos Sigüenza y Góngora,
qu’incombe la tâche d’exalter le pouvoir dans la figure du vice-roi. Pour Rama, cette suprématie du
monde lettré s’explique, en grande partie, par le caractère généralisé de l’illétrisme : « su supremacía
se debió a la paradoja de que sus miembros fueron los únicos ejercitantes de la letra en un medio
desguarnecido de letras, los dueños de la escritura en una sociedad analfabeta y porque
coherentemente procedieron a sacralizarla dentro de la tendencia gramatológica constituyente de la
cultura europea.” 37 Prenant la place de l’évangélisation, puis du système éducatif jésuitique,
l’aventure des lettrés en Amérique latine en assume la mission après le XIXe siècle. Cette tâche, est
celle de donner une suprématie à l’idéal de cité qui se construit, d’abord dans les rêves du
rationalisme, nourris par l’esprit de domination politique baroque, puis par le rêve culturel, qui
impose cette domination commune hégémonie de transculturation coloniale, réhaussée dans son
mépris pour la société dans sa grande majorité, et reposant sur l’écriture et l’abstraction :

“Este es obra de la ciudad letrada. Sólo ella es capaz de concebir, como pura especulación, la ciudad
ideal, proyectarla antes de su existencia, conservarla más allá de su ejecución material, hacerla
pervivir aun en pugna con las modificaciones sensibles que introduce sin cesar el hombre común.” 40

« Las ciudades despliegan suntuosamente un lenguaje mediante dos redes diferentes y


superpuestas: la física que el visitante común recorre hasta perderse en su multiplicidad y
fragmentación, y la simbólica que la ordena e interpreta, aunque sólo para aquellos espíritus afines
capaces de leer como significaciones los que no son nada más que significantes sensibles para los
demás y, merced a esta lectura, reconstruir el orden. Hay un laberinto de las calles que sólo la
aventura personal puede penetrar y un laberinto de los signos que sólo la inteligencia razonante
puede descifrar, encontrando su orden.
Este es obra de la ciudad letrada. Sólo ella es capaz de concebir, como pura especulación, la ciudad
idela, proyectarla antes de su existencia, conservarla más allá de su ejecución material, hacerla
pervivir aun en pugna con las modificaciones sensibles que introduce sin cesar el hombre común.” 40