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Etape 1 : Validation du modèle numérique « tronçon en té » 

1- Voir les modèles numériques existants déjà dans la littérature : il existe deux méthodes pour les
éléments en contraintes planes, le tronçon en té pourra être modélisé soit dans le plan (X-Y), c’est-à-
dire toutes les dimensions géométriques réelles sont prises en compte dans le plan étudié.
L’épaisseur des éléments est choisisse égale soit à la longueur réelle dans la direction transversale,
soit en utilisant la même longueur dans la troisième direction en considérant différents modules de
Young pour chaque élément de façon à trouver une épaisseur spécifique équivalente à l’épaisseur
réelle.
 Modèle N°1 : bidimensionnel [Colson 1984]
- Découper l’assemblage dans la zone d’attache.
- Etudier le comportement de chaque tronçon en 2D.
- Assemblage de tous les tronçons pour étudier le comportement global.
- Les boulons non précontraints sont présentés par des ressorts élastiques.
- considérer une fissure dans la zone du contact âme du tronçon platine d’extrémité pour prendre en
compte la non interpénétration des cordons de soudures.
- Efforts extérieurs appliqués à l’extrémité de l’âme du tronçon en té comme une charge uniforme
 Résultats :
La fissure a peu d’influence sur la raideur initiale de l’assemblage, donc elle est indépendante des
conditions de fabrication.

 Modèle N°2 : [Gebbeken 1994]


- Supposer la platine d’extrémite comme une fondation rigide de la semelle du poteau.
- Liaison parfaite et contact non frottant entre la tête du boulon et la semelle.
- Le chargement est modélisé par des forces nodales équivalentes à une charge de traction distribuée
uniformément sur l’âme.
- Des forces nodales appliquées à l’extrémité de la tige des boulons comme des forces de
précontraintes constantes.
 Résultat :

La prise en compte du contact entre la tête du boulon et la semelle ne modifie pas les résultats de façon
significative.

 Modèle N°3 : [Mistakidis 1996]


- Deux tronçons en té symétriques tirés d’un IPE 300, et reliés entre eux par quatre boulons M12.
- Utilisation d’éléments en contraintes planes.
- Inclure dans les options de calcul la plasticité et les grands déplacements.
- Tenir compte du contact non frottant entre le boulon et la semelle.
 Résultat :
Les courbes force- déplacement montrent un saut imprévu pour un certain niveau de charge en phase
ultime, ceci est expliqué par la grande déformation des éléments dans la zone ou la tige du boulon touche la
semelle dans la zone des trous, et par l’absence des rondelles entre la tête et la semelle.

La courbe numérique montre une raideur initiale plus importante que la courbe expérimentale.

 Modèle N°4 : [Mistakidis 1997] [Baniotopoulos 1999]


- Même modèle précédent, même hypothèses précédentes.
- Ajouter une rondelle entre la tête du boulon et la semelle du tronçon.
- Le contact est pris en compte entre la tête du boulon et la rondelle et entre celle-ci et la semelle.
 Résultats :

Les courbes force- déplacement obtenues n’ont pas montré de différence remarquable. Par contre, une
différence entre les courbes numériques et expérimentales a été observée, en particulier dans la phase ultime,
ceci est expliqué par l’écart entre les limites ultimes réelles et nominales.

 Modèle N°5 : [Masika 1993] [Masika 1995]


- Modèle bidimensionnel en contraintes planes.
- Linéarité géométrique et matérielle sont prises en compte..
- Considération d’un mode de ruine par la définition d’une limite supérieure de la déformation
plastique.
 Résultat :

Pas de comparaison entre les résultats numériques et expérimentaux.

 Modèle N°6 : [Swanson 1999] :


- Modèle 2D en contraintes planes de longueur unitaire.
- Tenir compte du contact frottant et des propriétés non linéaires du tronçon en té.
- Modélisation des boulons par des ressorts élastiques situés à l’intérieur des tiges des boulons.
- Présentation des efforts de levier par des forces ponctuelles en modélisant des appuis aux extrémités
de la semelle.
- e(max) ≤ 1.25m (eurocode 3)
 Résultat :

Les résultats numériques donnés par des courbes force – déplacement étaient satisfaisants en comparaison
avec les données expérimentales.

2- Modélisation du tronçon en té par des éléments de coque


 Modèle N°1 : [Matteis 1998] et [Matteis 199a]
- Deux tronçons tirés d’un profilé IPE 300 et reliés par des boulons M12.
- Eléments de coques minces ou la semelle du tronçon est modélisé dans le plan X-Z et l’âme du
tronçon est modélisée dans le plan Y-Z.
- La modélisation du contact entre les deux semelles est présentée par des éléments ressorts dans la
zone du tronçon située entre l’axe du boulon et l’extrémité de la semelle, donc la zone du contact est
considérée constante durant le chargement.
- Des caractéristiques matérielles plus importantes que les réelles pour les éléments de coque pour
tenir compte de l’effet de la zone de jonction âme/semelle.
 Résultat

Un bon accord entre les résultats numériques et expérimentaux sur les courbes force- déplacement.

3- Modélisation du tronçon en té par des éléments volumiques : c’est une solution réaliste pour la
modélisation en 3D.
 Modèle N°1 : [Gebbeken 1994] :
- Tronçon en té appartenant à la zone tendue de la platine d’extrémité.
- Eléments volumiques en considérant un seul élément dans l’épaisseur.
- Les boulons sont d’une section carré égale à la section circulaire.
- Considération d’un contact non frottant entre la tête du boulon et la semelle du tronçon.
 Résultat :

Un bon accord pour des platines d’extrémité minces un HEB200 et des boulons M24, entre les résultats
numériques et expérimentaux sur la base de la loi moment- rotation. Par contre, une différence importante
est observée entre les courbes pour des platines épaisses un HEB 240 et des boulons M27, car un seul
élément est considéré dans l’épaisseur de platine.

 Modèle N°2 : [Bursi 1997a] [Bursi 1997b] [Bursi 1998] :


- Analyse numérique d’un tronçon en té par l’utilisation d’éléments finis volumiques pour montrer
l’influence de plusieurs paramètres numériques et physiques sur le comportement global.
 Résultat :

Les courbes force- déplacement de la simulation numérique ne montrent pas une différence lorsque les
éléments de contact entre la semelle et la fondation sont remplacés par des appuis simples sur la partie de la
semelle située entre l’axe du boulon et l’extrémité de la semelle. C’est-à-dire la réponse globale du tronçon
ne dépend que des éléments volumiques.

La réponse globale n’est pas sensible aux conditions de frottement entre la tête du boulon et la semelle du
tronçon.

 Modèle N°3 : [Gebbeken 1998] :


- Eléments volumiques à 8 nœuds.
- Plusieurs éléments utilisés dans l’épaisseur de la semelle.
- Tenir compte de l’influence des défauts initiaux tels que l’excentrement entre le boulon et le trou et
une déformée initiale de la semelle.
 Résultat :

L’utilisation d’un seul élément dans l’épaisseur donne des résultats non acceptables, car le comportement est
piloté par le cisaillement. La raideur initiale et la résistance plastique sont très sensibles aux défauts de
montage.

 Modèle N°4 : [Sherbourne 1996]


- Elément volumique 8 nœuds pour la modélisation du tronçon en té (têtes de boulons, écrous,
semelles et âmes) à l’exception des tiges.
- Les tiges sont modélisées par six éléments de barres reliant entre la tête du boulon et l’écrou.
- Un seul élément est considéré dans l’épaisseur de la semelle qui est supérieure à 17mm.
 Résultat :

Les résultats de la modélisation sont satisfaisants comparés avec aux essais.

 Modèle N°5 : [De Matteis 1998] [De Matteis 2000]


- Modélisation du comportement du tronçon en té déjà testé par Bursi et Jaspart. Pour voir la
possibilité de définir des modèles, basés sur une analyse plastique capables de traduire les aspects
principaux du comportement du tronçon en aluminium.
- Des éléments volumiques de formulations quadratiques ont été utilisés en considérant deux éléments
dans l’épaisseur de la semelle.
 Résultat :

Les résultats de modélisation de courbes force- déplacement sont satisfaisants en comparaison avec les
résultats expérimentaux disponibles pour l’acier.

 Conclusion
- L’utilisation des contraintes planes est limitée (simplifications, les formes réelles, conditions aux
limites).
- Les éléments de coques sont satisfaisants bien qu’ils ne permettent pas de bien respecter l’effet de
levier.
- Les éléments volumiques constituent la solution convenable pour l’étude du tronçon.

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