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Les étapes clés d’une création

d’entreprise
Publié dans la thématique : Préparer son projet de création d'entreprise - Date de
dernière mise à jour du contenu : 1 décembre 2019

La création d’une entreprise est un projet qui demande de la préparation, des


décisions importantes doivent être prises. Pour mettre en place un projet de création
d’entreprise, il est nécessaire de procéder par étapes mais il n’est pas toujours évident
de savoir comment s’y prendre et par où commencer.

toutes les étapes clés de la création d’entreprise afin que vous puissiez prendre
connaissance du parcours à suivre et avoir un fil conducteur dans vos démarches de
création d’entreprise :

 Je valide mon idée de projet


 Je fais un point complet avant de me décider
 Je m’informe sur la création d’entreprise
 Je prends ma décision et liste les actions à mener
 J’élabore mon business plan
 Je fais le point sur les aides possibles
 Je travaille et je boucle le financement du projet

 Je trouve un lieu pour exercer mon activité


 Je valide le montage de mon projet d’entreprise
 Je rédige le projet de statuts de la société
 Je m’occupe des démarches relatives aux apports
 Je prépare mon dossier de création d’entreprise
 Je transmets mon dossier de création d’entreprise
 Je reçois mon extrait d’immatriculation

1. Je valide mon idée de projet de création


d’entreprise
Le point de départ consiste à trouver une idée de projet de création d’entreprise. Il
existe une multitude d’idées de projet, il peut s’agir d’activités déjà existantes ou de
concepts totalement innovants.

Lorsque l’on souhaite aller un peu plus loin que le stade de l’idée et se projeter dans le
lancement d’une activité, il faut définir précisément son business-model.

L’étude de marché commence souvent à ce stade, elle permet d’affiner son projet, de
se renseigner sur les cibles potentielles et sur la concurrence, et d’obtenir de
nombreuses autres informations.
Nous vous invitons à consulter cet article pour obtenir plus d’informations sur l’étude
de marché : comment réaliser une étude de marché  ?

La motivation d’un porteur de projet est essentiel, le degré d’investissement du


créateur d’entreprise dans son projet est un facteur déterminant pour réussir.

On ne lance pas un projet de création d’entreprise sur un coup de tête, il faut avoir
suffisamment de réflexion sur le projet.

2. Je fais le point sur la compatibilité de ma situation


avec le projet
Lorsque l’on a une idée précise de projet de création d’entreprise et que l’on
ambitionne de se lancer, il est temps de faire le point sur sa situation personnelle.
Votre situation est-elle compatible avec un projet de création d’entreprise. Pour cela,
il faut s’interroger à plusieurs niveaux :

 quelle est votre situation professionnelle actuelle ?


 quelle sont vos compétences et votre personnalité ?
 quelle est votre situation familiale ?
 quelle est votre situation patrimoniale ?

Cette étape vous sert à :

 réfléchir à votre changement de situation. Par exemple, si vous êtes salarié,


comment quitter votre poste actuel ? êtes-vous bloqué par des clauses (non-
concurrence ou exclusivité par exemple) ? êtes-vous capable de cumuler deux
activités (votre poste actuel et votre projet) ?… ;
 prendre conscience que vous serez désormais chef d’entreprise, fonction qui
n’est pas évidente à assurer pour tout le monde ;
 prendre conscience de votre changement de revenu. En quittant votre emploi,
vous risquez de perdre votre revenu principal. De plus, les allocations pôle
emploi que vous percevrez éventuellement sont temporaires et inférieures à
vos revenus salariés actuels ;
 et mesurer l’impact de ce choix sur votre vie de famille. Se lancer dans un
projet de création aura des conséquences au niveau de votre famille, vous
risquez de passer d’avantage de temps au travail, d’avoir des périodes de stress
plus intenses qu’actuellement et d’avoir moins de moyens financiers pendant
le début d’activité. Par ailleurs, les risques qui votre famille encourt doivent
être mesurés (cela dépend notamment de la forme juridique de l’entreprise et
de votre régime matrimonial).

Cette seconde étape est essentielle, les réflexions vous permettront de prendre une
décision mesurée.

Nous souhaitons à travers ces trois points vous informer sur les impacts que peut avoir
un projet de création d’entreprise afin que vous puissiez prendre votre décision en
mesurant correctement les conséquences.
3. Je m’informe sur la création d’entreprise et je
m’entoure
Une fois que vous avez une bonne idée de projet et pris la décision de créer votre
entreprise, il est conseillé de s’informer sur la création d’entreprise.

Des parcours d’informations sont notamment dispensés par les chambres de


commerce et permettent :

 une prise de connaissance globale sur la création d’une création d’entreprise,


 et de commencer à s’informer sur les grandes étapes à suivre (business plan,
les différents statuts juridiques, le financement…).

Les boutiques de gestion proposent également un premier accompagnement.

Enfin, il peut être opportun d’intégrer un ou plusieurs réseaux de porteurs de projet, ce


qui vous permettra d’être en contact avec d’autres personnes dans la même situation
que vous, ou de trouver une personne sur laquelle vous pourrez vous appuyer en cas
de besoin (un ancien chef d’entreprise, un ami qui connait bien la création
d’entreprise…). Le créateur d’entreprise doit savoir s’entourer des bonnes personnes
pour avancer correctement.

4. J’acte ma décision et je liste les actions à mener


Lorsque votre décision de créer votre entreprise est prise, il va falloir mener vos
premières actions concrètes :

 si vous êtes en activité, les choix à opérer par rapport à votre employeur
(prendre un congé création, cumuler les deux activités ou quitter l’entreprise),
 évoquer le projet avec votre employeur et lui indiquer votre souhait de quitter
l’entreprise (idéalement par rupture conventionnelle),
 et commencer à aborder le projet avec votre banquier, les investisseurs
potentiels que connaissez et avec un expert-comptable si possible.

Ensuite, concernant votre projet, il faut réfléchir aux points suivants :

 avec-vous des éléments à protéger : votre idée, votre concept, une idée de
marque ?
 avez-vous toutes les compétences nécessaires au lancement du projet ? faut-il
trouver un associé ?
 est-ce que je démarre de zéro ou ais-je la possibilité, et le cas échéant ais-je
intérêt, d’intégrer un réseau de franchise ?
 l’exercice de l’activité envisagée nécessite-t-elle de respecter certaines
obligations (possession d’un diplôme, inscriptions particulières,
autorisations…) ?

5. J’élabore mon business plan


Bien que vous puissiez avoir déjà commencé votre business plan avant les étapes que
nous avons évoqué ci-dessus, il va désormais falloir le boucler.

Le business plan commence tout d’abord par l’étude du marché qui est à ce stade
normalement terminée.

Il convient ensuite de travailler le prévisionnel, qui consiste à chiffrer votre projet


d’entreprise pour obtenir une visibilité économique et financière.

Pour plus d’informations : le prévisionnel

Le prévisionnel constitue notamment un élément de réponse aux questions suivantes :

 mon projet est-il rentable ?


 quel est le montant du financement nécessaire pour le lancement de mon
projet ?
 quel revenu puis-je espérer de ma future activité si mes premières années
correspondent à mes estimations ?

L’élaboration du prévisionnel se limite encore ici à l’activité proprement dite, c’est-à-


dire aux projections de chiffre d’affaires et aux dépenses nécessaires à l’exercice de
l’activité (investissements, achats, frais généraux, dépenses de personnel…).

A ce stade, vous pouvez également commencer à rechercher vos futurs fournisseurs et


vos futurs prestataires (assureur, expert-comptable, avocat, publicité, téléphonie…).
Les propositions obtenues par ces derniers vous permettront d’affiner le prévisionnel.

Les autres paramètres seront ajustés ultérieurement en fonction du choix de la forme


juridique de l’entreprise, de son régime fiscal et du statut social du dirigeant.

6. Je fais le point sur les aides à la création


d’entreprise
Parallèlement à l’établissement du prévisionnel, il convient de se renseigner sur toutes
les aides dont vous pourrez bénéficier dans le cadre de votre projet :

 plusieurs dispositifs d’aides sont prévus pour les demandeurs d’emplois :


exonération temporaire de charges sociales, maintien des allocations pôle
emploi ou versement d’une partie du reliquat des droits pôle emploi sous
forme de capital,
 des organismes de soutien à la création d’entreprise peuvent vous attribuer des
aides : prêt à taux zéro, accompagnement…
 ensuite, des aides spécifiques peuvent être prévues par la région,
 enfin, vous pouvez également solliciter des aides en fonction de la nature de
votre activité. Les projets innovants peuvent par exemple être subventionnés.

Il existe une multitude d’aides possibles dans le cadre d’un projet de création,
beaucoup d’entrepreneurs passent à côté de plusieurs dispositifs.
La chambre de commerce ou les boutiques de gestion peuvent vous informer sur les
dispositifs existants et les conditions pour en bénéficier.

7. Je  travaille et je boucle le financement du projet de


création d’entreprise
En fonction des résultats de votre prévisionnel et des aides dont vous pouvez
bénéficier, vous obtenez une première idée de l’enveloppe de financement dont vous
aurez besoin pour lancer votre projet.

Il est fortement recommandé de prévoir un budget plus large que le besoin de


financement calculé.

Parfois, certains projets n’ont besoin d’aucun financement mais il y en a d’autres


(notamment ceux pour lesquels des investissements sont à effectuer) qui nécessitent
de réunir des fonds.

Il conviendra alors de reprendre le montant du financement calculé et d’y allouer :

 les apports personnels que vous pouvez effectuer,


 les apports des investisseurs que vous pouvez faire entrer dans le projet,
 les financements que vous pouvez espérer obtenir par les établissements de
crédit,
 les aides financières dont vous pouvez bénéficier…

Pour plus d’informations : les solutions de financement.

8. Je trouve un lieu pour exercer mon activité


Autre étape essentielle de tout projet de création d’entreprise : trouver un lieu pour
exercer son activité.

Si vous créer une entreprise et décidez de travailler de chez vous ou chez vos clients
directement, ce n’est pas très compliqué.

Pour plus d’informations : domicilier son entreprise et installer son entreprise

En revanche, si un local commercial est indispensable, c’est un peu plus compliqué et


cela peut prendre du temps. De plus, il s’agit d’un poste de dépense important pour le
prévisionnel.

9. Je valide le montage complet de mon projet


d’entreprise
Lorsque le prévisionnel est terminé et que le financement de votre projet est plus ou
moins défini, l’entrepreneur doit faire face à une étape essentielle de la création
d’entreprise :
 le choix de la forme juridique de l’entreprise (SARL ou EURL, SAS ou
SASU, EIRL, entreprise individuelle…),
 le choix du régime fiscal de l’entreprise : IS ou IR ?,
 le choix du statut social du chef d’entreprise,
 la protection de votre patrimoine personnel,
 le choix de votre dénomination sociale,
 et la construction du financement (ventilation entre les solutions possibles).

Remarque : cette étape est liée à l’élaboration du prévisionnel, les réponses obtenues
permettront de le boucler définitivement.

Il est fortement recommandé, dans cette étape essentielle, de se faire accompagner par
un professionnel (idéalement un expert-comptable pour ses compétences
multidisciplinaires). L’appui d’un avocat est également recommandé pour les projets
qui nécessitent des montages complexes. Ces professionnels justifieront les choix à
adopter et répondront à beaucoup d’autres questions.

Parallèlement à ces réflexions, vous devez continuer à avancer sur le montage du


financement du projet. Certains aspects peuvent avoir un impact sur les choix ci-
dessus, comme le choix de la forme juridique lorsqu’un investisseur entre dans le
projet.

A l’issue de cette étape :

 votre prévisionnel est bouclé,


 votre financement est quasiment bouclé,
 vous savez quelle forme juridique, quel régime fiscal et quel statut social
choisir.

Une fois que vous avez trouvé votre dénomination sociale et votre nom commercial, il
convient de s’assurer de leur disponibilité auprès de l’INPI. Également, il faut penser
à vérifier la disponibilité du nom de domaine associé au nom choisi pour votre
entreprise.

Dans le même temps, si vous exercez une activité réglementée ou soumise à une
autorisation particulière, il convient de faire le nécessaire. Pour cela, vous devez
contacter l’organisme professionnel auquel vous serez lié afin de prendre
connaissance de la marche à suivre.

10. Je rédige le projet de statuts de la société


Si vous choisissez de procéder à la création de société, il va falloir rédiger votre projet
de statuts. Les statuts de votre société doivent comporter toutes les mentions
obligatoires prévues par la loi, ainsi que toutes les autres mentions nécessaires pour
organiser convenablement le fonctionnement de votre future société.

Là-encore, il est recommandé de vous faire accompagner par un professionnel.


L’expert-comptable peut intervenir sur la rédaction de vos statuts uniquement si vous
vous engagez à travailler avec lui sur une mission comptable. Un avocat est également
un partenaire parfait pour vous aider sur la rédaction de vos statuts.

Un projet de statuts peut être demandé afin de procéder au dépôt des apports en
numéraire.

Pour plus d’informations : Rédiger les statuts d’une société.

Si vous lancez un projet de création d’entreprise avec d’autres associés, que vous ne
vous chargez pas de la rédaction des statuts et que vous avez des difficultés à
comprendre la portée des clauses insérées dans les statuts, nous vous conseillons de
vous faire accompagner par un professionnel pour comprendre le contenu de
l’ensemble de l’acte avant de le signer.

11. Je m’occupe des démarches relatives aux apports


Si vous constituez une société, vous devez procéder au dépôt des apports en
numéraire immédiatement libérés lors de la constitution. Ces fonds doivent être
déposés sur un compte bloqué et un certificat du dépositaire des fonds vous sera
remis.

Lorsque des apports en nature sont prévus, vous devrez procéder à leur évaluation. Si
commissaire aux apports doit être nommé, il convient de trouver le professionnel qui
sera chargé d’effectuer le rapport, qui constitue une pièce à fournir dans le dossier de
création.

Pour plus d’informations : les apports en nature

Enfin, si vous créez une EIRL, vous devez rédiger une déclaration d’affectation
précisant l’ensemble des biens que vous mettez à disposition de votre entreprise.

12. Je prépare mon dossier de création d’entreprise


Pour les créations de sociétés, lorsque le projet de statut est terminé et validé par tous
les associés, il est temps de commencer à préparer le dossier de création. Lorsqu’il
s’agit d’une entreprise individuelle, vous n’avez pas besoin de statuts.

Vous pouvez procéder de la manière suivante :

 si vous en avez l’obligation, vous effectuez votre stage obligatoire d’initiation


à la gestion d’entreprise (obligatoire pour les professionnels inscrits à la
chambre des métiers),
 il convient tout d’abord de procéder au dépôt des apports en numéraire à
libérer dès la constitution sur un compte bloqué, dans un établissement de
crédit situé en France à la Caisse des dépôts et consignations, ou chez un
notaire.
 établir les statuts définitifs et les faire signer par tous les associés ou
actionnaires,
 nommer le ou les dirigeants de la société et donner mandat à une personne
pour réaliser les formalités de création de l’entreprise,
 sélectionner un journal d’annonces légales et procéder à la publication d’un
avis de constitution de société ou de création d’activité (pour les entreprises
individuelles),
 récupérer éventuellement un exemplaire du rapport du commissaire aux
apports,
 obtenir éventuellement le justificatif vous permettant d’exercer votre activité
si votre profession l’exige,
 et réunir toutes les pièces nécessaires au montage du dossier de création.

Nous évoquons les formalités à accomplir pour immatriculer une entreprise ici :

 L’immatriculation d’une société commerciale


 L’immatriculation d’une entreprise individuelle
 Le guide des formalités de création d’entreprise

Vous souhaitez créer une entreprise ? Réalisez toutes vos démarches en quelques
clics :

13. Je transmets mon dossier de création d’entreprise


au greffe
Une fois que le dossier de création est constitué, la personne en charge des formalités
peut :

 se rendre physiquement au centre de formalités des entreprises (procédure


recommandée),
 envoyer le dossier complet par courrier au centre de formalités des entreprises,
 ou procéder à l’immatriculation de l’entreprise par internet (https://www.i-
greffes.fr/infogreffe/).

Pour les entrepreneurs individuels notamment, il peut être opportun de se rendre chez
un notaire dès le commencement de l’activité pour effectuer une déclaration
d’insaisissabilité qui permettra de protéger les biens immobiliers autre que la
résidence principale (qui est protégée de plein droit).

Enfin, si vous constituez une société, vous devez obligatoirement déclarer les
bénéficiaires effectifs lors de la demande d’immatriculation au registre du commerce
et des sociétés ou au plus tard dans un délai de 15 jours à compter de la délivrance du
récépissé de dépôt de dossier de création d’entreprise.

14. Je reçois mon extrait d’immatriculation et je


démarre mon activité
Après avoir transmis votre dossier de demande d’immatriculation au centre de
formalités des entreprises, votre entreprise est en cours d’immatriculation. Vous
recevrez très rapidement un récépissé de dépôt de dossier de création d’entreprise.

Lorsque le dossier est complet, l’immatriculation de l’entreprise intervient rapidement


et vous recevrez votre extrait d’immatriculation. En cas d’erreur ou de documents
manquants, un courrier vous sera adressé pour régulariser la situation.

Une fois que l’entreprise est immatriculée, vous pouvez démarrer votre activité.
N’oubliez pas de souscrire une assurance pour couvrir votre activité. De préférence,
vous devez également trouver votre expert-comptable le plus rapidement possible.

Vous avez besoin d'une assurance pro ? Notre partenaire de confiance vous
conseille et vous propose les meilleures assurances au meilleur prix : Assurer
mon entreprise

Conclusion sur le calendrier d’une création d’entreprise :

La création d’une entreprise est une succession de plusieurs étapes nécessitant


souvent de prendre des décisions très importantes.

Les choix du futur chef d’entreprise sont parfois compliqués et l’œil avisé d’un
professionnel est un atout considérable pour se lancer dans de bonnes conditions
et être informé correctement sur les conséquences de chaque décision.

Le choix du statut juridique de


l’entreprise
Publié dans la thématique : Le choix de la forme juridique de l'entreprise - Date de dernière
mise à jour du contenu : 27 novembre 2019

Le coin des entrepreneurs vous propose un dossier pratique qui a pour objectif
de vous aider à trouver le bon statut juridique pour votre future activité.

Il ne s’agit pas d’un outil qui fournit une réponse exacte au choix du statut
juridique mais qui vous oriente vers une ou deux solutions appropriées en
fonction des caractéristiques de votre projet.

Après avoir travaillé les questions abordées dans le deuxième paragraphe, vous
devriez obtenir une idée du statut juridique le plus approprié pour votre
entreprise. Il conviendra ensuite de faire valider votre choix par un
professionnel.

Problématiques liées au choix du statut juridique


Le choix du statut juridique constitue l’étape la plus compliquée d’un projet de
création d’entreprise car il doit être effectué en tenant compte de plusieurs
paramètres :

 compatibilité avec le régime fiscal le plus approprié,


 compatibilité avec le statut social le plus approprié pour le dirigeant,
 compatibilité avec les caractéristiques inhérentes au projet : nombre d’associés,
nature de l’activité…
 compatibilité avec les perspectives d’avenir prévues (entrée de nouveaux associés
ou d’investisseurs par exemple)…

Il s’agit donc d’un choix important et conditionné par beaucoup d’éléments.

Nous allons dans le paragraphe ci-dessous vous informer sur les grandes
problématiques à aborder pour s’orienter correctement dans le cadre du choix du
statut juridique de l’entreprise.

Points essentiels du choix du statut juridique


Rappels préalables sur quelques statuts juridiques

Avant toute chose, voici quelques dossiers que nous vous recommandons pour bien
vous informer sur le fonctionnement des principaux statuts juridiques :

 le guide pratique de l’entreprise individuelle


 le guide de la SARL et l’EURL
 le guide de la SAS et la SASU
 Pourquoi créer une SASU ?
 Pourquoi créer une SARL ?
 Pourquoi créer une EIRL ?

A combien vous lancez-vous dans le projet ?

Cette première question est très importante pour choisir le statut juridique de votre
future entreprise.

Si vous êtes plusieurs (à partir de 2 personnes) à prendre part au projet de création


d’entreprise, vous devez obligatoirement vous orienter vers la création d’une société :
SARL et SAS généralement pour les activités commerciales, société civile pour les
activités immobilières ou libérales. Il est également possible de créer une SA ou une
SNC mais ceux sont des solutions rarement retenues en pratique.

Si vous êtes seul sur le projet de création d’entreprise, vous aller pouvoir opter pour
toutes les formes d’entreprises individuelles (entreprise individuelle, EIRL, option
pour le régime auto-entrepreneur) ou pour la création d’une société unipersonnelle
(EURL et SASU).

Avez-vous un patrimoine privé à protéger ?

Lorsque vous disposez d’un patrimoine personnel à protéger, il est préférable de


s’orienter vers un statut juridique qui vous permet de limiter votre responsabilité. Ce
critère est d’autant plus important si votre activité n’est pas sans risque.

Les principales formes juridiques qui vous permettent de limiter votre responsabilité
sont les SARL (et EURL), les SAS (et SASU), l’EIRL et la SA.

Votre activité limite-t-elle le choix de votre statut ?

Pour l’exercice de certaines activités, la loi peut vous imposer un choix restreint de
statut juridique. Il convient donc de vérifier, en fonction de votre activité, qu’aucune
règlementation ne vous oblige à opter pour un statut juridique bien précis.

C’est par exemple le cas pour l’activité bar-tabac qui ne peut être exercée qu’en
entreprise individuelle ou en SNC.

Un montage spécifique est-il prévu ?

Dans le cadre de certains projets, des montages financiers, juridiques, fiscaux ou


autres peuvent limiter le choix du statut juridique de l’entreprise.

Voici un exemple :

Lorsqu’il est opportun de réaliser tout ou partie de l’opération en créant un holding,


l’entreprise opérationnelle ne pourra être qu’une société.

L’éventuel montage prévu sur votre projet de création d’entreprise peut limiter le
choix de votre statut juridique.
Quel est le schéma de sortie des revenus ?

Pour réfléchir au choix du statut juridique de l’entreprise, il convient de définir le


schéma de sortie des revenus de l’entreprise :

 Allez-vous plutôt prendre une rémunération via l’entreprise ?


 Ou allez-vous plutôt opter pour une sortie des revenus sous forme de dividendes ?

La sortie des revenus sous forme de dividendes est une solution notamment utilisée
par les entrepreneurs qui disposent déjà d’un revenu régulier et d’une protection
sociale, comme par exemple :

 quelqu’un qui est déjà chef d’entreprise rémunéré ou salarié d’une entreprise,
 un entrepreneur qui peut bénéficier du maintien de l’ARE, jusqu’à 3 ans
d’allocations à taux plein pour les créateurs âgés de 50 ans et plus.

Dans un schéma orienté sur la sortie des revenus sous forme de dividendes, il faut
privilégier un statut juridique qui permet :

1. la distribution de dividendes (donc une imposition des bénéfices à l’impôt sur les
sociétés),
2. et idéalement d’éviter de payer des charges sociales sur les dividendes.

Dans cette hypothèse, les solutions les plus appropriées sont : la SAS (et SASU), la
SARL à gérance égalitaire ou minoritaire, l’EURL avec un gérant non associé ou la
SA.

Comment fonctionnera la future entreprise ?

Les modalités de direction et de contrôle de la future entreprise sont importantes au


niveau du choix du statut juridique. Ce paramètre est à prendre en compte pour les
projets de création réunissant plusieurs personnes.

Sur ce point, il est possible de séparer deux grands groupes d’entités :

 il y a tout d’abord les sociétés dont le fonctionnement est assez verrouillé, comme
les SARL et les SNC,
 et ensuite les sociétés où vous disposerez de plusieurs solutions pour prévoir le
fonctionnement de la société, comme les SAS (où il est possible de prévoir
quasiment tout ce que l’on veut) et les SA (où plusieurs organes sont prévus).

En pratique, ce critère oppose souvent la SARL à la SAS (les deux types de société
retenus majoritairement) :

 les SAS ont l’avantage (ou l’inconvénient) d’offrir une grande liberté aux fondateurs
pour organiser le fonctionnement de la société,
 les SARL ont l’avantage (ou l’inconvénient) d’être très encadrées par la loi et de
laisser peu de marge de manœuvre aux fondateurs pour en organiser librement le
fonctionnement.
L’impact du choix sur le statut social du dirigeant

Le choix du statut juridique de l’entreprise a un impact sur le statut social du dirigeant


d’entreprise.

En fonction de l’option retenue et éventuellement de son pourcentage au capital, un


statut social lui est attribué :

 les entrepreneurs individuels (EIRL compris), les gérants majoritaires de SARL, les
gérants associés uniques d’EURL et les gérants associés de SNC sont TNS ;
 les présidents de SAS, les dirigeants de SA, les gérant minoritaires ou égalitaires de
SARL et les gérants non associés d’EURL sont assimilés salariés.

Si vous souhaitez à tout prix être TNS ou être assimilé salarié, le choix du statut
juridique de votre entreprise est donc limité.

L’impact du choix sur le régime fiscal

En plus de ce que nous venons d’évoquer ci-dessus, le choix du statut juridique de


l’entreprise a un impact sur le régime fiscal de l’entreprise.

Voici les différents cas possibles :

 les bénéfices réalisés par les entreprises individuelles (hors EIRL) sont
obligatoirement imposés à l’impôt sur le revenu,
 les bénéfices réalisés par une EURL, une EIRL, une SNC ou une SARL de famille
peuvent être imposés à l’impôt sur les sociétés ou directement entre les mains des
associés,
 les bénéfices réalisés par une SARL, par une SAS (et SASU) ou par une SA sont
imposés à l’impôt sur les sociétés ou éventuelle directement entre les mains des
associés mais pendant une durée de 5 ans maximum.

Le régime d’imposition des bénéfices constitue donc encore un paramètre qui restreint
votre choix.

Choix du statut juridique : comparaison des solutions


possibles
Voici un tableau comparatif qui pourra vous être utile dans le cadre du choix de
votre statut juridique. Il comporte les principaux statuts juridiques utilisés
aujourd’hui par les entrepreneurs et les points de comparaison importants pour
prendre une décision.

EI EIRL SARL/EURL SAS/SASU

Nombre de
1 1 1 à 100 1 à illimité
participants

Responsabilité illimitée limitée au patrimoine limitée aux limitée aux


de
affecté apports apports
l’entrepreneur

Statuts à
non Non oui oui
rédiger

Capital social obligatoire, aucun obligatoire,aucun


sans objet sans objet
et montant minimum minimum

apports en apports en
Apports en
sans objet sans objet numéraire et en numéraire et en
capital social
nature nature

confondu avec
Patrimoine de patrimoine propre patrimoine propre
le patrimoine patrimoine d’affectation
l’entreprise à la société à la société
personnel

pouvoirs répartis pouvoirs répartis


l’entrepreneur
Prise de l’entrepreneur individuel entre le (ou les) entre les
individuel a tous
décisions a tous les pouvoirs gérant(s) et les dirigeants et les
les pouvoirs
associés associés

gérant, président + autres


obligatoirement organes possibles,
Mode de entrepreneur
entrepreneur individuel personne personne physique
direction individuel
physique associée ou morale
ou non associée ou non

président
obligatoire +
personne
personne autres organes
personne physique physique
Dirigeant physique possibles,
obligatoirement obligatoirement,
obligatoirement personne physique
associée ou non
ou morale,
associée ou non

ACCRE,
versement en ACCRE, versement ACCRE, versement
Aides à la ACCRE, versement en
capital en capital (ARCE) en capital (ARCE)
création pour capital (ARCE) ou
(ARCE) ou ou maintien de ou maintien de
l’entrepreneur maintien de l’ARE
maintien de l’ARE l’ARE
l’ARE

Maintien des possible, calcul possible, calcul en possible, calcul en possible, calcul en
ARE en fonction du fonction du bénéfice fonction du fonction des
bénéfice réalisé réalisé si EIRL à l’IR ou bénéfice réalisé si rémunérations
des rémunérations si SARL à l’IR ou des versées.
EIRL à l’IS rémunérations Incertitude dans le
versées si SARL à cas de la SAS à l’IR
l’IS (1), maintien (2), maintien
intégral possible si intégral possible si
option pour l’IS et
dirigeant non
dirigeant non
rémunéré
rémunéré

TNS si gérance
Statut social majoritaire,
TNS TNS Assimilé salarié
du dirigeant assimilé salarié
dans les autres cas

sur les bénéfices


(IR avec gérance
majoritaire), sur
les rémunérations
sur les bénéfices (EIRL à + une partie des
Calcul des
l’IR) ou sur les dividendes (4) (IS
charges sur les sur les
rémunérations + une avec gérance
sociales du bénéfices rémunérations
partie des dividendes (3) majoritaire), sur
dirigeant
(EIRL à l’IS) les rémunérations
(gérance non
associée,
minoritaire ou
égalitaire)

IS, IR possible
pendant 5
exercices ou sans IS ou IR possible
Imposition des
IR IR ou IS limitation de pendant 5
bénéfices
durée pour les exercices
EURL et SARL de
famille

possible si
possible sous l’associé unique
Régime micro- possible sous conditions
conditions de personne impossible
entreprise de seuils
seuils physique est
gérant

franchise, réel franchise, réel franchise, réel


franchise, réel simplifié
TVA simplifié ou réel simplifié ou réel simplifié ou réel
ou réel normal
normal normal normal

uniquement si
uniquement si option imposition à l’IS. uniquement si
pour l’IS. Charges Charges sociales imposition à l’IS.
Dividendes sans objet
sociales sur une partie sur une partie Pas de charges
(3) pour les gérants sociales
majoritaires (4)

Approbation sans objet uniquement si option obligatoire, par les obligatoire, par les
des comptes pour l’IS associés associés
et affectation
du résultat

obligatoire en cas
obligatoire en cas de franchissement
Commissaire
non Non de franchissement de seuils ou de
aux comptes
de seuils (5) situation de
contrôle (6)

(1) Il y a une incertitude concernant l’impact sur les allocations de la quote-part des
dividendes du gérant majoritaire qui est assujettie aux cotisations sociales. Nous
pensons de notre côté que les dividendes, en tant que revenus de capitaux mobiliers,
ne sont pas pris en considération pour l’appréciation du maintien. Nous avons obtenu
des confirmations en ce sens mais vous invitons à apprécier cela avec votre
organisme.
(2) Il y a également une incertitude concernant l’impact sur les allocations de la
quote-bart des bénéfices perçue par l’intermédiaire d’une SAS à l’IR. Nous pensons
que ce montant est pris en considération par pôle emploi pour le calcul du maintien
des allocations, comme c’est le cas en SARL à l’IR.
(3) La partie des dividendes excédent 10% du montant du patrimoine affecté est
assujettie aux cotisations sociales du régime TNS
(4) La partie des dividendes excédent 10% du total suivant : (capital social + apports
en compte courant d’associé + primes d’émission) est assujettie aux cotisations
sociales du régime TNS
(5) Franchissement de 2 des 3 seuils suivants : 3,1 millions d’euros de CAHT, 1,55
millions d’euros de total bilan, 50 salariés
(6) Franchissement de 2 des 3 seuils suivants : 2 millions d’euros de CAHT, 1
millions d’euros de total bilan, 20 salariés, ou si la société contrôle ou est contrôlée
par une ou plusieurs autres sociétés

Conclusion sur le choix du statut juridique de


l’entreprise
En étudiant correctement les différents paramètres que nous avons abordé dans cet
article, vous devriez normalement obtenir une liste très réduite d’option possible
(voire une seule option).

Toutefois, devant l’importance de cette étape sur votre projet et des conséquences
indirectes sur d’autres éléments (statut social, fiscalité, options juridiques…), nous
vous conseillons de faire valider le choix de votre statut juridique pour votre future
activité par un professionnel.

Un accompagnement par un professionnel est souvent nécessaire pour valider le choix


d’un statut juridique.
La publication d’une annonce légale est obligatoire en cas de constitution d’une
société commerciale, même unipersonnelle. En effet, la loi vous oblige, dans ce cas
de figure, à diffuser un avis de création dans un journal spécialisé. Il s’agit d’un
journal d’annonces légales (JAL).

Dans ce dossier, Le Coin des Entrepreneurs vous propose différents modèles


d’annonces légales nécessaire à la création de votre entreprise. Les études sont
effectuées statut par statut : SARL, SAS, EURL, SASU, SCI, SA…

Chaque article vous rappelle les mentions obligations de l’annonce légale de


constitution de la forme juridique concernée. De plus, il vous fournit un exemple
d’avis de création. Une fiche séparée vous explique, quant à elle, comment publier
votre annonce légale.

En cas de besoin, nous vous proposons un service en ligne qui vous permet de
publier vous-même vos annonces légales. Vous recevez immédiatement votre
attestation. Notre outil vous propose les prix les plus bas possibles : Publier une
annonce légale de constitution en ligne

Comment publier une annonce légale de création de


société ?
Publié le 13 juin 2019 dans la thématique Les annonces légales de création d'entreprise -
Dernière mise à jour le 27 novembre 2019

Pour constituer une société, un entrepreneur doit publier une annonce légale de
création de société devant mentionner plusieurs informations obligatoires. Cette
annonce légale de création de société peut être publiée dans un journal imprimé ou
dans un service de presse en ligne (nouveauté introduite par la loi PACTE) habilité à
cette fin. Ce dossier vous explique comment publier une annonce légale de création de
société : Quand faut-il publier son annonce légale de création de société ? Comment
faut-il publier son annonce légale de création de société ? Quelles sont les
informations à indiquer dans l’annonce légale de création de société ? Publier une
annonce légale de création de société sur internet Quand faut-il publier son annonce
légale de création […]

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L’annonce légale de constitution d’une SCI de


construction vente (SCCV)
Publié le 15 septembre 2016 dans la thématique Les annonces légales de création
d'entreprise - Dernière mise à jour le 27 novembre 2019

La constitution d’une SCI de construction vente (SCCV) nécessite obligatoirement la


publication d’un avis de constitution dans un journal habilité à recevoir des annonces
légales. Le coin des entrepreneurs vous informe sur les informations obligatoires à
faire figurer dans l’avis de constitution d’une SCI de construction vente et
vous modèle d’avis d’annonce légale. Quand et comment publier l’avis de création
d’une SCI de construction vente ? L’avis de constitution de la SCI de construction
vente doit être publié dans un journal habilité à diffuser des annonces légales après la
signature des statuts de la SCI. Lorsque la formalité est effectuée, le journal transmet
une attestation de parution de l’avis de constitution de la SCI de construction vente.
Ce document est demandé par le centre de formalités des […]

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L’annonce légale de déclaration d’insaisissabilité


Publié le 19 mai 2016 dans la thématique Les annonces légales de création d'entreprise -
Dernière mise à jour le 27 novembre 2019

Pour un entrepreneur individuel, la déclaration d’insaisissabilité permet de protéger


les biens immobiliers non affectés à l’exercice de l’activité professionnelle. Etablie
par un notaire, la déclaration d’insaisissabilité doit également faire l’objet d’une
publication dans un journal habilité à recevoir des annonces légales. Rappels
concernant la déclaration d’insaisissabilité En exerçant en nom propre, l’entrepreneur
expose son patrimoine personnel à des risques importants en cas d’action des
créanciers professionnels. En effet, le patrimoine personnel et le patrimoine
professionnel de l’entrepreneur sont confondus. La déclaration d’insaisissabilité,
obligatoirement rédigée par un notaire, permet à l’entrepreneur de protéger ses biens
immobiliers. Ainsi, ces derniers ne pourront être saisis en cas d’action des créanciers
professionnels. La déclaration peut porter sur les biens immobiliers non affectés à
[…]

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L’avis de constitution d’une société anonyme (SA)
Publié le 14 mars 2016 dans la thématique Les annonces légales de création d'entreprise -
Dernière mise à jour le 27 novembre 2019

La constitution d’une société anonyme (SA) nécessite de procéder à la publication


d’un avis de constitution dans un journal habilité à recevoir des annonces légales. Cet
avis de constitution doit contenir un certain nombre d’informations obligatoires, dont
une partie dépend du mode de gouvernance adopté (SA à conseil d’administration ou
SA à directoire et conseil de surveillance). Avis de constitution d’une SA à conseil
d’administration Voici la liste des éléments devant figurer dans l’avis de constitution
d’une SA à conseil d’administration : La manière dont ont été rédigés les statuts : acte
sous seing privé ou acte notarié, ainsi que la date de signature ; La forme de la
société : SA à conseil d’administration La dénomination sociale ; Le sigle […]

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Comment choisir un journal d’annonces légales ?


Publié le 24 novembre 2015 dans la thématique Les annonces légales de création
d'entreprise - Dernière mise à jour le 27 novembre 2019

A l’occasion de la constitution d’une société, de modifications statutaires, ou d’autres


changements impliquant la publication d’une annonce légale, vous allez devoir choisir
un journal du département du siège social habilité à publier des annonces légales pour
diffuser vos avis. L’obligation de procéder à la publication d’une annonce légale La
législation impose aux sociétés, civiles et commerciales, de procéder à des formalités
de publicité pour tous les actes qui concernent la vie d’une société, qu’elle soit de
nature civile ou commerciale : constitution, modification statutaire, changement de
gérant ou changement de président, nomination d’un commissaire aux comptes…
jusqu’à la dissolution et la clôture de liquidation. L’obligation de publication est
prévue par la loi du 4 janvier 1955 portant sur les annonces légales […]

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L’annonce légale de constitution d’une SARL


Publié le 4 novembre 2015 dans la thématique Les annonces légales de création
d'entreprise - Dernière mise à jour le 27 novembre 2019
La création d’une SARL implique de réaliser plusieurs formalités, dont la publication
d’un avis de constitution de SARL dans un journal d’annonces légales. Le coin des
entrepreneurs vous indique quelles sont les informations obligatoires à indiquer dans
votre annonce légale de constitution d’une SARL et vous propose également un
modèle d’avis d’annonce légale. Informations à renseigner dans l’avis de constitution
d’une SARL La publication d’un avis de constitution dans un journal d’annonces
légales est nécessaire dans le cadre de l’immatriculation d’une SARL. La publicité
diffusée doit fournir plusieurs informations obligatoires. Voici la liste des éléments
que vous devez renseigner dans l’avis de constitution de SARL que vous enverrez au
journal d’annonces légales : La manière dont ont été rédigés les statuts : acte sous
seing […]

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L’annonce légale de constitution d’une SAS


Publié le 3 septembre 2015 dans la thématique Les annonces légales de création
d'entreprise - Dernière mise à jour le 27 novembre 2019

La création d’une SAS implique de réaliser plusieurs formalités, parmi lesquelles


figure la publication d’un avis de constitution de société dans un journal d’annonces
légales. Le coin des entrepreneurs vous explique quand et comment publier votre avis
de constitution d’une SAS, quelles sont les informations obligatoires à indiquer dans
votre annonce légale puis vous propose un modèle d’avis d’annonce légale de création
de SAS. Quand et comment publier votre annonce légale de création de SAS ? L’avis
de constitution de votre SAS doit être publié dans un journal d’annonces légales après
la signature des statuts. Pour cela, la solution la plus simple consiste à passer par un
prestataire sérieux en ligne qui vous permet de réaliser vos annonces légales. Cela
vous permettra de disposer […]

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L’annonce légale de création d’une EARL


Publié le 3 avril 2015 dans la thématique Les annonces légales de création d'entreprise -
Dernière mise à jour le 27 novembre 2019

La création d’une EARL, Exploitation Agricole à Responsabilité Limitée, nécessite de


publier un avis de constitution dans un journal d’annonces légales. Voici les
informations obligatoires à y mentionner ainsi qu’un modèle d’avis d’annonce légale
pour créer une EARL. Avis de constitution de l’EARL : les informations obligatoires
Les éléments devant obligatoirement figurer dans l’avis de constitution de votre
EARL publié au journal d’annonces légales sont les suivants : la manière dont ont été
rédigés les statuts : acte sous seing privé ou acte notarié, la date de signature des
statuts, la forme juridique : EARL ou Entreprise agricole à responsabilité limitée, la
dénomination sociale de l’EARL, le nom commercial de l’EARL, le sigle
éventuel (uniquement si il est mentionné dans les statuts), l’adresse du siège social, la
ville […]

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L’annonce légale de création d’une SCI


Publié le 11 septembre 2014 dans la thématique Les annonces légales de création
d'entreprise - Dernière mise à jour le 27 novembre 2019

La création d’une SCI, société civile immobilière, nécessite de publier un avis de


constitution dans un journal d’annonces légales. Voici les informations obligatoires à
y mentionner et un modèle d’avis d’annonce légale pour créer une SCI. Quand et
comment publier l’annonce légale de création d’une SCI ? L’annonce légale liée à la
constitution d’une SCI doit être publiée après la signature des statuts. Une fois la
publication effectuée, vous disposerez du justificatif lié à votre demande d’insertion
de l’avis de constitution de la SCI dans un journal d’annonces légales. Cette pièce doit
être obligatoirement fourni lors du dépôt du dossier de création de la SCI. Pour
publier un avis de publicité dans le cadre de la constitution d’une SCI, vous devez
sélectionner un journal d’annonces légales […]

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L’annonce légale de création d’une SASU


Publié le 14 mai 2014 dans la thématique Les annonces légales de création d'entreprise -
Dernière mise à jour le 27 novembre 2019

La création d’une SASU impose de publier obligatoirement un avis de constitution


dans un journal d’annonces légales. Dans ce dossier, nous vous informons à propos
des informations obligatoires à mentionner dans l’avis de constitution d’une SASU,
nous vous expliquons comment publier votre annonce et nous vous fournissons un
modèle d’avis d’annonce légale pour créer une SASU. Quand faut-il publier
l’annonce légale de création d’une SASU ? Comment publier un avis de constitution
de SASU ? Informations à mentionner dans l’avis de constitution d’une SASU
Modèle d’annonce légale pour la constitution d’une SASU   Quand faut-il publier
l’annonce légale de création de la SASU ? La publication de l’annonce légale pour la
constitution de votre SASU doit être demandée après la signature des statuts. […]

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L’annonce légale de création d’une EURL


Publié le 14 mai 2014 dans la thématique Les annonces légales de création d'entreprise -
Dernière mise à jour le 27 novembre 2019
La création d’une EURL nécessite d’accomplir plusieurs démarches, dont la
publication d’un avis de constitution dans un journal d’annonces légales. Le coin des
entrepreneurs vous explique quand est-ce que vous allez devoir publier votre annonce
légale et comment rédiger votre avis de constitution d’une EURL. En cas de besoin,
nous vous proposons également un service en ligne simple et rapide pour diffuser
l’annonce légale de création de votre EURL. Quand faut-il établir l’annonce légale de
création de l’EURL ? La publication de l’annonce légale pour la constitution de votre
EURL doit être demandée après la signature des statuts. Vous disposerez ainsi du
justificatif lié à votre demande d’insertion de l’avis de constitution de l’EURL à un
journal d’annonces légales, qui sera nécessaire […]

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SARL et SAS, l’annonce légale de création


Publié le 19 mars 2014 dans la thématique Les annonces légales de création d'entreprise -
Dernière mise à jour le 27 novembre 2019

La constitution d’une société nécessite obligatoirement de réaliser une annonce légale


de constitution de société. Voici les règles applicables pour la réalisation de l’annonce
légale liée à la constitution d’une SARL et d’une SAS, et l’intérêt des solutions en
ligne pour réaliser son annonce légale de constitution. Dans tous les cas, l’annonce
légale doit être effectuée après la signature des statuts de la société. Enfin, il vaut
veiller à ce que le journal d’annonces légales sélectionné soit habilité à distribuer les
avis dans la zone du siège social de la future société. L’annonce légale de constitution
d’une SARL ou d’une EURL Pour la constitution d’une SARL, il convient de publier
une annonce légale qui contient obligatoirement les éléments suivants : […]

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L’annonce légale pour une constitution de société


Publié le 28 septembre 2013 dans la thématique Les annonces légales de création
d'entreprise - Dernière mise à jour le 27 novembre 2019

L’annonce légale est une formalité obligatoire dans le cadre d’une constitution de
société. En fonction de la forme juridique de la future société (SARL, SAS, SCI…),
les mentions obligatoires à indiquer sur l’annonce légale seront différentes. Nous vous
expliquons comment faire pour rédiger et publier une annonce légale pour une
constitution de société. Faire une annonce légale pour une constitution de société
L’annonce légale pour la constitution d’une société doit être effectuée avant le dépôt
du dossier de création au greffe. Il convient de l’établir juste après la signature des
statuts. Il s’agit de l’une des formalités obligatoires à effectuer juste avant de déposer
la demande d’immatriculation de la société. Comment faire une annonce légale ? Il y
a plusieurs possibilités […]
Ce dossier vous explique simplement comment immatriculer votre société
commerciale au RCS (Registre du Commerce et des Sociétés) et vous informe sur
toutes les formalités à accomplir en fonction de la forme juridique de votre société
commerciale :

1. Les démarches pour immatriculer une société commerciale


2. La rédaction des statuts de la société commerciale
3. La réalisation des apports en capital social
4. La signature des statuts et la nomination des dirigeants
5. La publication d’un avis de constitution au journal des annonces légales
6. Le formulaire M0 pour demander l’immatriculation de la société
7. Le dépôt de la demande d’immatriculation d’une société commerciale
8. La déclaration des bénéficiaires effectifs
9. L’immatriculation de la société commerciale et l’obtention de l’extrait K-Bis

Nous ne nous intéresserons ici qu’aux formes juridiques les plus couramment
utilisées dans le cadre d’un projet de création d’entreprise, à savoir : l’EURL et la
SARL, la SASU et la SAS.

Immatriculer une société commerciale au RCS : les


démarches
Pour immatriculer votre société commerciale au RCS, voici les démarches à
accomplir par ordre chronologique :

1. Rédiger les statuts de la société commerciale ;


2. Réaliser les apports en capital social, c’est-à-dire déposer les apports en numéraire
libérés dès la constitution et évaluer les apports en nature (en faisant intervenir, le
cas échéant, un commissaire aux apports) ;
3. Signer les statuts et nommer les dirigeants ;
4. Publier un avis de constitution au journal des annonces légales ;
5. Compléter un formulaire M0 pour demander l’immatriculation de la société ;
6. Déposer la demande d’immatriculation d’une société commerciale au centre de
formalités des entreprises avec tous les justificatifs nécessaires ;
7. Effectuer la déclaration des bénéficiaires effectifs, au plus tard 15 jours à compter de
la délivrance du récépissé de dépôt de dossier de création d’entreprise.

Lorsque le projet de création d’entreprise réunit plusieurs associés fondateurs, il est


préférable de rédiger une procuration à travers laquelle les fondateurs mandatent l’un
des associés pour accomplir les formalités nécessaires à l’immatriculation de la
société. Si les démarches sont sous-traitées à un expert-comptable ou un avocat, une
lettre de mission encadrera juridiquement l’intervention.

Rédiger les statuts de la société commerciale


La rédaction des statuts de votre future société commerciale est la démarche la plus
importante. Les statuts définissent l’organisation et le fonctionnement d’une société,
ils doivent comporter plusieurs mentions obligatoires. La loi prévoit plusieurs
mentions obligatoires communes à toutes les sociétés, puis des mentions spécifiques
par type de société.

Les mentions obligatoires dans les statuts de tout société

L’article L 210-2 du Code de commerce précise que les statuts de toute société
doivent obligatoirement déterminer :

 la forme juridique,
 la durée de la société,
 la dénomination sociale,
 le siège social,
 l’objet social,
 et le montant du capital social.

Les mentions obligatoires spécifiques aux SARL et EURL

Le Code de commerce prévoit que les statuts de SARL et d’EURL doivent également
déterminer :

 la répartition des parts sociales entre les associés ;


 la libération des parts sociales ;
 en cas d’apport en numéraire, les mentions de la libération des parts sociales et du
dépôt des fonds ;
 en cas d’apport en nature, l’évaluation de chaque apport en nature ;
 en cas d’apport en industrie, les modalités selon lesquelles les parts sociales en
industrie peuvent être souscrites.

Ensuite, en plus des mentions obligatoires prévues par la loi, il est nécessaire
d’incorporer plusieurs autres clauses dans les statuts pour organiser correctement le
fonctionnement de la société. Il s’agit par exemple d’y déterminer : les dates
d’ouverture et de clôture de l’exercice social, les modalités de désignation du gérant,
les pouvoirs du gérant… et d’y préciser toutes les autres dispositions particulières,
comme par exemple l’adaptation de la procédure d’agrément, des règles de quorum et
de majorité spécifiques…

Nous développons ce point en détail dans ce dossier : les mentions obligatoires des
statuts de SARL et de EURL.

Les mentions obligatoires spécifiques aux SAS et SASU

Le Code de commerce prévoit que les statuts de SAS et de SASU doivent également
déterminer :

 les modalités dans lesquelles la société est dirigée ;


 pour chaque catégorie d’actions émises, le nombre d’actions et la nature des droits
particuliers attachés à celles-ci et, selon le cas, la part de capital social qu’elle
représente ou la valeur nominale des actions qui la composent ;
 la forme, soit exclusivement nominative, soit nominative ou au porteur, des actions ;
 en cas de restriction à la libre négociation ou cession des actions, les conditions
particulières auxquelles est soumis l’agrément des cessionnaires ;
 en cas d’apport en nature : l’identité des apporteurs en nature, l’évaluation de
l’apport effectué par chacun de ceux-ci et le nombre d’actions remises en
contrepartie de l’apport.
 l’identité des bénéficiaires d’avantages particuliers et la nature de ceux-ci ;
 les stipulations relatives à la composition, au fonctionnement et aux pouvoirs des
organes de la société ;
 les dispositions relatives à la répartition du résultat, à la constitution de réserves et à
la répartition du boni de liquidation ;
 les décisions devant être prises collectivement par les associés, ainsi que les règles
de forme et les conditions de ces décisions ;
 le cas échéant, l’identité des premiers commissaires aux comptes ;
 l’identité de toutes personnes physiques ou morales qui ont signé ou au nom de qui
ont été signés les statuts ou le projet de statuts ;
 l’organe social auprès duquel les délégués du comité d’entreprise exercent leurs
droits prévus par le Code du travail.

Ensuite, comme pour les SARL, il est nécessaire d’incorporer plusieurs autres clauses
dans les statuts pour organiser correctement le fonctionnement de la société.

Nous développons ce point en détail dans ce dossier : les mentions obligatoires des
statuts de SAS et de SASU.

La réalisation des apports en capital social


Le dépôt des apports en numéraire

Les apports en numéraire, qui correspondent aux apports de sommes d’argent,


effectués à l’occasion de la constitution de votre société commerciale doivent être
libérés à hauteur :

 d’au moins la moitié de leur montant pour les constitutions de SAS et de SASU,
 d’au moins un cinquième de leur montant pour les constitutions de SARL et d’EURL.
En cas de libération partielle des apports en numéraire à la constitution, le solde devra
être libéré en une ou plusieurs fois dans les cinq ans suivants l’immatriculation de la
société.

Dans les 8 jours de leur réception, les sommes doivent être déposées pour le compte
de la société en formation :

 soit dans une banque,


 soit à la Caisse des dépôts et consignations,
 soit chez un notaire.

L’établissement auprès duquel sont versés les fonds correspondants délivre un


certificat de dépositaire pour attester le versement. La mention du dépôt des fonds doit
figurer dans les statuts de la société commerciale en précisant l’identité et l’adresse de
l’établissement.

L’évaluation des apports en nature

Les apports en nature correspondent à des apports de biens autres que des apports en
numéraire. En présence de tels apports dans votre projet de constitution, il faut
procéder à leur évaluation. Nous rappelons que l’évaluation de chaque apport en
nature doit figurer dans les statuts ou dans un traité d’apport annexé aux statuts.

En principe, un commissaire aux apports doit être nommé par le président du tribunal
de commerce pour établir un rapport sur la valorisation des apports en nature.
Toutefois, les associés fondateurs peuvent, en cas d’accord unanime, désigner eux-
mêmes le commissaire aux apports ou décider de ne pas nommer de commissaire aux
apports lorsque les conditions cumulatives suivantes sont satisfaites :

1. les apports en nature ne représentent pas plus de la moitié du capital social,


2. et aucun des apports en nature effectués n’a une valeur supérieure à 30 000 euros.

Les démarches relatives aux apports de biens communs

Si un associé fondateur utilise des biens communs pour réaliser ses apports en capital
social à l’occasion de la constitution d’une SARL ou d’une EURL, il doit
obligatoirement informer son conjoint. Cette information doit être justifiée dans l’acte
d’apport (les statuts ou l’acte d’apport annexé aux statuts). Pour certains biens, tels
qu’un fonds de commerce ou un immeuble, le consentement préalable du conjoint est
requis.

Enfin, nous vous rappelons que lorsque des biens communs sont employés dans le
cadre de la constitution d’une SARL ou d’une EURL, le conjoint peut revendiquer à
tout moment la moitié des parts sociales, sauf s’il y renonce définitivement.

Pour les constitutions de SAS et de SASU, l’information préalable du conjoint n’est


pas demandée en cas d’apport de biens communs. Également, le conjoint ne dispose
d’aucun droit de revendication.
La signature des statuts et la nomination des
dirigeants
La signature des statuts de la société

Après avoir complété les dernières informations manquantes dans les statuts de la
société commerciale, vous allez pouvoir les finaliser, transmettre un exemplaire à
chaque associé fondateur et procéder à leur signature. La signature des statuts
manifeste le consentement de tous les associés à la création de la société.

Lorsque les dirigeants de la société sont nommés directement dans les statuts, ils
doivent également signer les statuts en précédant leur signature de la mention suivante
: « bon pour acceptation des fonctions de (préciser l’intitulé du poste) ».

Suivant les cas, il ne faut pas oublier d’annexer certains document aux statuts : le
rapport du commissaire aux apports ou la décision de ne pas recourir à l’évaluation
des apports en nature par un commissaire aux apports, l’état des actes accomplis pour
le compte de la société en formation…

La nomination des dirigeants sociaux

Si les dirigeants de votre société commerciale sont nommés directement dans les
statuts, vous pouvez ignorer cette étape.

Par contre, si les statuts prévoient un mode de désignation autre que dans les statuts de
la société, il va falloir désigner les dirigeants sociaux dans les délais les plus brefs
après avoir signé les statuts de votre société en suivant la procédure qui y est indiquée.

Un exemplaire de la décision de nomination des dirigeants de la société doit être


communiqué lors de la demande d’immatriculation de la société commerciale.

La publication d’un avis de constitution d’une société


commerciale
Lorsque les statuts de la société ont été signés, il faut publier un avis de constitution
dans un journal d’annonces légales. Le contenu de l’avis de constitution dépend de la
forme juridique de la société commerciale. Nous vous indiquons ci-dessous les
informations à mentionner dans l’avis.

Dans tous les cas (constitution d’une EURL, SARL, SASU ou SAS) :

 La façon dont les statuts ont été rédigés : par acte sous seing privé ou par acte
notarié, ainsi que la date de signature ;
 La dénomination sociale et, lorsque cela est mentionné dans les statuts : le sigle et le
nom commercial ;
 La forme juridique ;
 L’adresse du siège social ;
 L’objet social ;
 La durée de vie de la société ;
 Le montant du capital social ;
 En cas de capital variable : le montant du capital minimum ;
 Pour chaque dirigeant personne physique : le nom, le prénom et l’adresse ;
 La ville du greffe dont dépend le siège social de la future société ;
 Si un commissaire aux comptes titulaire et un suppléant sont nommés : civilité, nom,
prénom et adresse de chacun.

Puis, pour les constitutions de SAS et de SASU uniquement :

 Pour chaque dirigeant personne morale : la dénomination sociale, le montant du


capital social, le numéro d’inscription au RCS et la ville du greffe, le siège social, le
nom et le prénom du représentant personne physique ;
 Les conditions d’admission aux assemblées et d’exercice du droit de vote ;
 Le cas échéant, la mention de l’existence d’une clause d’agrément et l’indication de
l’organe habilité à statuer sur les demandes d’agrément.

En cas de besoin, nous vous proposons un service en ligne simple et rapide pour
publier votre avis de constitution :

Le formulaire M0 pour demander l’immatriculation


Le formulaire à utiliser dépend de la forme juridique de votre société commerciale :

 pour demander l’immatriculation d’une SAS ou d’une SASU, il faut utiliser le


formulaire CERFA n°13959*04,
 pour demander l’immatriculation d’une SARL ou d’une EURL, il faut utiliser le
formulaire CERFA n°11680*03

Le dépôt de la demande d’immatriculation


Le dépôt de la demande d’immatriculation au centre de formalités des
entreprises (CFE) constitue la dernière démarche à accomplir pour demander
l’immatriculation de votre société commerciale.

Les solutions possibles pour déposer une demande


d’immatriculation

Le dépôt de la demande d’immatriculation au centre de formalités des entreprises peut


être effectuée :

 en ligne sur le site guichet-entreprises.fr,


 en se rendant directement sur place,
 ou en transmettant le dossier complet par courrier.

Si vous mandatez une personne en vue de réaliser les formalités d’immatriculation de


votre société commerciale et de déposer la demande d’immatriculation, vous devez
établir une procuration par écrit. Le document doit préciser clairement l’objet du
mandat.
Les documents à fournir pour immatriculer une société commerciale

Ensuite, d’autres documents peuvent être demandés dans des situations spécifiques.

Nous vous invitons à consulter le guide qui vous concerne afin d’obtenir davantage de
précisions :

 Formalités d’immatriculation d’une SARL / Formalités d’immatriculation d’une EURL


 Formalités d’immatriculation d’une SAS / Formalités d’immatriculation d’une SASU

La déclaration des bénéficiaires effectifs


Depuis le 1er août 2017, nous vous rappelons que vous devez obligatoirement déclarer
les bénéficiaires effectifs lorsque vous constituez une société commerciale. Cette
obligation vise également d’autres entités, telles que les sociétés civiles et les GIE par
exemple.

La déclaration des bénéficiaires effectifs doit être effectuée lors de la demande


d’immatriculation au registre du commerce et des sociétés ou au plus tard dans un
délai de 15 jours à compter de la délivrance du récépissé de dépôt de dossier de
création d’entreprise. Les informations déclarées ne sont pas accessibles au public.

Cette déclaration peut être effectuée très simplement sur internet sur le site
infogreffe.fr. Pour cela, vous devrez créer un compte et suivre la procédure qui vous
est proposée.

La formalité est payante. En cas de dépôt du document relatif au bénéficiaire effectif


lors d’une demande d’immatriculation d’une société commerciale, vous allez devoir
payer 24,80 euros.

L’obtention de l’extrait K-Bis


Après avoir transmis votre dossier de demande d’immatriculation au centre de
formalités des entreprises, votre société est en cours d’immatriculation. Vous recevrez
très rapidement un récépissé de dépôt de dossier de création d’entreprise.

Lorsque le dossier est complet, l’immatriculation de la société commerciale intervient


rapidement et vous recevrez votre extrait K-Bis. Cet extrait représente la véritable
carte d’identité de votre société commerciale immatriculée au Registre du Commerce
et des Sociétés.

Si votre dossier n’est pas complet ou s’il comporte des erreurs, vous serez averti par
courrier et devrez procéder à la rectification des remarques formulées par le greffe du
tribunal de commerce.

Selon R. Papin, « être entrepreneur c'est avant tout une réalisation de projet ;
quelqu'un qui, dans la société, perçoit une opportunité et imagine une façon de
répondre à ce besoin avant qu'un autre ne le fasse. C'est une personne qui, fasse à une
situation problématique, développe un projet, une vision qui transforme ce projet en
une opportunité d'affaire ».

En effet, créer une entreprise c'est savoir être visionnaire, déceler les moindres
opportunités afin de s'y engouffrer et s'y développer.

La créativité est également une qualité essentielle au bon déroulement d'une création
d'entreprise car en partant d'idées nouvelles, l'entrepreneur doit pouvoir mettre en
adéquation son projet avec ses différents savoirs mais également avec les opportunités
du marché.

Afin de concrétiser son projet, l'entrepreneur dispose d'un outil indispensable à sa


réalisation ; le business plan.
Il va lui permettre de se poser les bonnes questions et de voir si son projet est viable et
pertinent. Ce document établira un état des lieux et exposera le projet de
l'entrepreneur avec précision. Il sera également un outil de gestion et de décision pour
celui-ci.

Quel est son intérêt ? Le business plan est tout d'abord un outil de projection et de
planification ; il doit confirmer ou non la viabilité d'un projet.
Il est doit être également viable et réaliste ; il s'appuie sur des chiffres, des sources
abordables et des données crédibles.

Notre but est de créer une entreprise et nous avons choisi de créer une entreprise de
création d'émaux d'art, c'est-à-dire une entreprise artisanale.
La création d'une entreprise nécessite quelques étapes et c'est pourquoi nous vous
présenterons tout d'abord l'analyse stratégique du marché de notre entreprise, puis les
opportunités d'affaires de celle-ci, et enfin nous étudierons les opportunités liées à la
future entreprise.

Sommaire
1. Analyse stratégique
1. Concept de l'entreprise
2. Opportunités et menaces de l'entreprise.
2. Opportunités d'affaires
1. Etude de marché
2. Analyse du mix marketing
3. Opportunités de l'entreprise
1. Analyse financière
2. Statut juridique de l'entreprise

L'idée nous vient d'une expérience personnelle d'un des membres du groupe qui, étant
enfant, passait des journées dans un centre de loisirs accès sur l'éveil des petits à la musique
et aux arts. Ce centre de « garderie » était composé de plusieurs salles à thèmes ludique et
éducatif afin de faire découvrir même aux plus petits le domaine musical et artistique. La
difficulté venait de l'âge des enfants: comment adapter des activités à un enfant de 3 ans
afin de lui apprendre quelque chose et qu'il en ressorte content, qu'il ait envie de continuer?
Pour l'art, il s'agissait de choses toutes simples comme patauger dans la peinture ou peindre
avec ses mains, taper sur un xylophone… L'idée est alors venue de partir du même principe
en adaptant des activités de jardinage et de bricolage: faire pousser du cresson ou des radis
(c'est facile et rapide), découvrir différentes textures de terres, du sable, de la mousse etc.
Tout d'abord, il s'agissait de choisir une idée parmi toutes celles évoquées. Nous avons
procédé par vote et par élimination, en se concentrant sur la probabilité de réussite, sur les
difficultés que nous allions rencontrer pour chacune. Une fois l'idée sélectionnée, nous
l'avons travaillée à partir de deux méthodes: le brainstorming et le PMI, en étalant les
avantages et inconvénients, les opportunités et risques.
En ce qui concerne la protection de cette idée, elle n'existe pas du fait qu'il s'agisse d'un
service.
L'idée a rencontré une opportunité d'affaires en raison de son originalité et de critères
génériques favorables à son développement, avec notamment l'épanouissement des
enfants, la présence d'un côté instructif ainsi que l'apport de l'éveil et de la curiosité pour
ces derniers, et également la possibilité pour les parents d'avoir un moment de détente.
Le cible du marché serait constitué d'enfants de 3 à 8 ans venant de Bordeaux et ses
alentours. Le chiffre d'affaires potentiel s'élèverait à 20 000€ par mois, si l'on considère une
moyenne de 30 enfants par jour payant chacun 23€ environ. (25€ étant le prix d'une demi
journée, équivalente à 4 heures, et sachant que l'enfant, bien évidemment par
l'intermédiaire de ses parents, paiera différemment selon la durée qu'il passera dans le
local : 1 heure = 8€, une demi-journée (4 heures) = 25€, une journée (8 heures) = 40€). Les
objectifs principaux de Jardi'kidz seraient de faire passer de bons moments aux enfants, et
de se faire connaître le plus rapidement possible afin de faire du profit.
La clientèle visée serait donc les enfants de Bordeaux et ses environs dont l'âge est compris
entre 3 et 8 ans, sachant qu'une division des enfants en deux groupes (3 à 5 ans et 6 à 8 ans)
est prévue.
Les enfants seront approchés par l'intermédiaire d'écoles maternelles et primaires au sein
de la CUB, où nous proposerons une initiation gratuite. D'après la pyramide des âges de la
Direction de Santé publique, il y aurait environ 50 000 enfants dont l'âge est compris entre 3
et 8 ans dans la CUB.
Au sujet des Facteurs Clés de Succès (FCS), nous pouvons constater l'emplacement du local
au centre de Bordeaux, la diversité des activités, l'ouverture durant les vacances, un prix
préférentiel par rapport à nos concurrents (garderie, baby-sitting …).
Quant aux Facteurs Stratégiques de Risque (FSR), nous pouvons penser à la limite de 60
enfants, le risque de journées peu fructueuses au cours de la semaine, ainsi que le risque de
débordement par l'hyperactivité des enfants.
Nous avons pris connaissance de ce secteur d'activité par l'intermédiaire d'expériences
personnelles, de relations, ou encore de recherches : Fnac (copains du jardin), Jardiland,
Internet, etc…).
En ce qui concerne les parties prenantes, il s'agit des parents d'un membre de nos groupes,
de la banque, de fournisseurs, ainsi que des futurs clients. Ces derniers seront donc
approchés par l'intermédiaire d'écoles maternelles et primaires, alors que nous choisirons
nos fournisseurs à l'aide de recherches personnelles ainsi que de conseils de proches et de
professionnels.
Pour créer une société, il faut procéder par étape et avec méthodologie. En adoptant
une telle démarche, cela vous permet de mettre en place votre société dans de bonnes
conditions et d’éviter de commettre des erreurs. Les principales étapes pour créer une
société sont : le choix de la forme juridique de la société, la détermination des
principales caractéristiques de la société, la rédaction des statuts, la réalisation des
apports et les démarches d’immatriculation. Le coin des entrepreneurs vous informe
sur les étapes à accomplir pour créer une société, par ordre chronologique, et vous
donne plusieurs conseils pour vous aider dans ces démarches : le choix de la forme
juridique pour créer une société la détermination des principales caractéristiques de la
société […]

Les aides financières à la création d’entreprise


Publié le 17 février 2020, dans la thématique Préparer son financement

Un créateur d’entreprise peut bénéficier de nombreuses aides financières dans le cadre


de son projet. Pour obtenir ces aides financières, le créateur d’entreprise doit
obligatoirement avoir réalisé son business plan. Ce dossier vous informe à propos des
principales aides financières dont un créateur d’entreprise peut bénéficier dans le
cadre de son projet : Récapitulatif des principales aides financières à la création
d’entreprise L’aide financière Pôle emploi pour les créateurs d’entreprises Les prêts à
la création d’entreprise Les aides financières de nature fiscale Les aides financières
gagnées dans les concours Récapitulatif des principales aides financières à la création
d’entreprise Les aides financières à la création d’entreprise peuvent prendre
différentes formes. Il peut s’agir d’un dispositif purement financier, ou d’un avantage
fiscal […

Les aides financières à la création d’entreprise


Publié le 17 février 2020, dans la thématique Préparer son financement

Un créateur d’entreprise peut bénéficier de nombreuses aides financières dans le cadre


de son projet. Pour obtenir ces aides financières, le créateur d’entreprise doit
obligatoirement avoir réalisé son business plan. Ce dossier vous informe à propos des
principales aides financières dont un créateur d’entreprise peut bénéficier dans le
cadre de son projet : Récapitulatif des principales aides financières à la création
d’entreprise L’aide financière Pôle emploi pour les créateurs d’entreprises Les prêts à
la création d’entreprise Les aides financières de nature fiscale Les aides financières
gagnées dans les concours Récapitulatif des principales aides financières à la création
d’entreprise Les aides financières à la création d’entreprise peuvent prendre
différentes formes. Il peut s’agir d’un dispositif purement financier, ou d’un avantage
fiscal […]

Création et reprise d’entreprise : comment trouver


des fonds propres ?
Publié le 17 février 2020, dans la thématique Le financement par fonds propres

Une entreprise a besoin d’argent pour fonctionner. Lors de sa constitution, ces fonds
sont apportés, à titre personnel, par le(s) fondateur(s). Mais leur origine n’est pas
seulement interne. En effet, bien que leur apport résulte de l’entrepreneur, ce dernier a
la possibilité de se les procurer auprès d’autres personnes. Alors, comment trouver des
fonds propres pour créer ou reprendre une entreprise ? Voici tous les moyens dont
vous disposez pour injecter de l’argent dans votre entreprise. Nature et origine des
fonds propres apportés à une entreprise En apportant des fonds propres, le(s)
fondateur(s) met(tent) à la disposition de l’entreprise une somme d’argent, détenue à
titre personnel. Autrement dit, il(s) verse(nt) des fonds privés. Pour cela, il effectue un
virement ou […]
Qu’est-ce qu’une analyse SWOT ? En quoi peut-elle
m’aider ?
Publié le 16 février 2020, dans la thématique Stratégie d'entreprise

Le SWOT est un outil marketing utilisé pour identifier la ou les stratégies


commerciales possibles pour créer ou développer une entreprise. Sa simplicité ne doit
pas masquer sa pertinence et son efficacité lorsqu’il est correctement mis en œuvre.
Dans cet article, le coin des entrepreneurs vous présente ce qu’est le SWOT, à quoi il
sert et comment le mettre en œuvre. Le SWOT : définition Pourquoi faire une analyse
SWOT ? La matrice SWOT Qui doit participer à l’analyse SWOT ? Comment
effectuer une analyse SWOT ? Le SWOT : Définition Le SWOT pour Strengths,
Weaknesses, Opportunities et Threats ou FFPM en français pour Forces, Faiblesses,
Possibilités et Menaces est un outil d’analyse stratégique. Il permet de mettre en
évidence les […]

Comment obtenir son financement professionnel ?


Nos conseils
Publié le 12 février 2020, dans la thématique Les financements bancaires

Pour démarrer une nouvelle activité, ou développer une entreprise, il est parfois
nécessaire d’obtenir un financement professionnel. Pour cela, il faut suivre plusieurs
recommandations afin d’optimiser ses chances d’obtenir une réponse positive par un
ou plusieurs établissements bancaires. Dans ce dossier, nous vous donnons plusieurs
conseils pour réussir à obtenir un financement professionnel : Avoir un apport
personnel d’un montant suffisant Réaliser un business plan avec un expert-comptable
Établir une situation comptable la plus récente possible Passer par un courtier
spécialisé pour trouver son financement Avoir un apport personnel d’un montant
suffisant Tout d’abord, si le financement concerne un démarrage d’activité, il est
indispensable que vous réalisez un apport significatif dans votre entreprise.
L’implication financière du porteur de projet est […]

L’étude de marché du porteur de projet


Publié dans la thématique : L'étude de marché - Date de dernière mise à jour du contenu :
12 février 2020

Une fois que l’entrepreneur dispose d’une idée d’activité pour démarrer une
entreprise, il devra s’assurer que le marché sur lequel il souhaite se lancer
réponde à ses attentes. Pour cela, il est nécessaire de réaliser une étude de
marché.

Cette étape peut être réalisée entièrement par l’entrepreneur lui-même mais il est
également possible de se faire assister, en tout ou partie, par un professionnel
spécialisé en la matière.

Les objectifs de l’étude de marché


Il s’agira ici pour l’entrepreneur de s’assurer que son projet peut être réalisable
commercialement parlant. On s’imagine mal démarrer une entreprise dans un
secteur en déclin, non rentable ou encore hyper-concurrencé par de grosses sociétés.

Le but est d’obtenir le maximum d’informations sur le secteur d’activité concerné


et d’analyser l’offre et la demande.

Une réponse devra être apportée, grâce à l’étude de marché, aux principales questions
suivantes :

Concernant le secteur et sa réglementation

 Quelle est la règlementation applicable à ce secteur d’activité ? Y-a-t-il des


dispositions fiscales spécifiques ?
 Comment se porte le marché et quelles sont ses perspectives d’avenir ?
 Quelles sont les dernières innovations dans ce secteur ?
 Le marché est-il régulier ou existe-t-il des saisonnalités ?
En complément, nous vous conseillons de lire cette publication : l’étude du marché
visé.

Concernant la demande

 Quelles sont les caractéristiques de la clientèle visée ? (zone géographique, habitude


de consommation, revenus, âge de la population…) ;
 Quels sont les besoins de la population et leur motivation pour acheter ?
 Quelles sont leurs préférences ? Que pensent-ils de l’offre proposée par les
concurrents ? Qu’est-ce qui pourrait être amélioré ? (Ces questions sont
importantes car elles peuvent vous permettre de vous démarquer de vos futurs
concurrents) ;

Concernant l’offre 

 Quels sont les produits existants sur le marché ?


 Qui sont mes principaux concurrents ? (taille de l’entreprise, chiffre d’affaires,
implantation géographique…)
 Comment se portent mes principaux concurrents ? (politique commerciale,
organisation de la distribution, clientèle visée…)

Notre partenaire Creatests propose un guide pratique sur l’étude de marché où vous
pourrez obtenir d’avantages d’informations sur la conduite d’une étude de marché :
Le guide de l’étude de marché.

Créer son entreprise - Nos outils pour vous accompagner

Créer son entreprise

Faire son business plan

Choisir son statut juridique

Les différents types d’étude de marché


Deux grandes approches existent pour la réalisation d’une étude de marché :
l’approche quantitative et l’approche qualitative. Nous évoquerons également
l’approche documentaire.

L’étude de marché quantitative

L’étude de marché quantitative est essentiellement basée sur des statistiques, des
chiffres clés, à propos d’un marché, d’une branche d’activité, d’un secteur. Les
informations obtenues seront globales.

Il s’agira, à travers cette technique d’étude de marché, de quantifier et de mesurer des


informations. Le problème est que ce large panel risque de ne pas être suffisamment
précis, contrairement à une étude qualitative.

Pour plus d’informations : l’étude de marché quantitative.


L’étude de marché qualitative

L’étude de marché qualitative est beaucoup plus réduite que l’étude quantitative
mais sera beaucoup plus approfondie.

L’objectif est ici de réduire l’échantillon interrogé mais d’augmenter le nombre


d’informations collectées. On cherchera à en savoir d’avantage sur le comportement
des consommateurs, ce qu’ils recherchent en priorité, ce qu’ils apprécient ou
n’apprécient pas, les améliorations qu’il aimeraient trouver sur tel produit ou
service…

L’étude qualitative peut donc être assimilée à une exploration en profondeur de la


demande qui permettra d’obtenir beaucoup d’informations. En contrepartie,
l’échantillon est relativement faible et donc moins représentatif qu’une étude
quantitative.

En définitive, l’idéal est de coupler une étude quantitative par une étude qualitative,
mais cela nécessitera d’y consacrer plus de temps et/ou plus d’argent.

Pour plus d’informations : l’étude de marché qualitative.

L’étude de marché documentaire

L’étude de marché documentaire se fera uniquement par le biais de recherches de


documents fournissant des informations sur le marché en question. On trouvera
notamment des rapports sur le secteur, des interviews et des articles, de la
documentation dans les organismes professionnels.

Pièges à éviter sur une étude de marché


Une étude de marché bien menée doit permettre d’identifier parfaitement les
besoins des clients appartenant à la zone de chalandise visée, de se renseigner sur les
principaux acteurs du marché recherché et d’analyser les perspectives d’avenir du
secteur recherché.

Ainsi, lors de la réalisation de l’étude de marché, il ne faut surtout pas :

 Négliger l’étape qui consiste à analyser la demande sur le marché visé : une
mauvaise connaissance des besoins et du comportement de vos futurs clients
potentiels est préjudiciable ;
 Ne pas délimiter correctement la future zone de chalandise. Si une étude de
marché est réalisée à l’échelon national et que l’entreprise ne propose en définitive
ses produits ou ses services que dans sa localité, le risque d’échec sera plus élevé car
le comportement d’une population située à un endroit A ne sera pas le même que
celui de la population située à un endroit B ;
 Négliger l’analyse de la concurrence : il faut absolument prendre connaissance de
vos futurs concurrents, des prix pratiqués, des produits et services qu’ils proposent
et de leurs qualités, de leur politique commerciale, de leurs réseaux de distribution…
Sans cela, comment peut-on savoir s’il est possible de se faire une place sur le
marché  et de proposer une offre équivalente ou supérieure aux autres ?
 Faire l’impasse sur la réglementation du secteur : il serait en effet dommage de
monter un projet d’entreprise et de s’apercevoir tardivement que l’on ne répond
pas aux exigences imposées légalement pour agir sur tel ou tel marché.

Les trois piliers de l’étude de marché (l’offre, la demande et l’environnement),


doivent être analysés avec le plus grand soin. On ne peut pas étudier les besoins des
consommateurs en ignorant ce que propose déjà les entreprises existantes, analyser un
marché en ne se souciant pas de la réglementation qui s’y applique…

Outils pour réaliser une étude de marché


En recherchant sur internet, vous risquez de tomber sur une multitude d’offres, qui
iront de la réalisation complète de l’étude de marché (solution la plus coûteuse) à
l’achat de rapport ou de document préétabli.

Deux paramètres devront être pris en compte par l’entrepreneur pour choisir la
solution à adopter pour réaliser son étude de marché :

 Quel budget voulez-vous accorder pour effectuer l’étude de marché ?


 Souhaitez-vous vous impliquer dans la réalisation de l’étude de marché ?

Lorsque cela est possible, l’idéal est de s’impliquer le plus possible personnellement
dans la réalisation de l’étude de marché. Cela vous permettra :

 De faire des économies non négligeables en phase de création d’entreprise ;


 Et surtout, de s’impliquer sur l’étude du marché dans lequel la future entreprise
exercera son activité.

Un des éléments essentiels pour la réussite d’une création d’entreprise réside dans la


connaissance parfaite du secteur d’activité dans lequel on intervient, ce qui n’est
malheureusement pas systématiquement le cas en pratique.

Besoin d'un business plan sur mesure ? Faîtes-vous accompagner : J'ai besoin d'un
business plan !

Conclusions de l’étude de marché


Au terme de la réalisation de l’étude de marché, l’entrepreneur doit être capable de
juger l’opportunité de créer une entreprise qui agira sur le secteur d’activité visé,
avec l’offre de produits ou de services adéquats.

Ce travail doit également, désolé de le répéter une seconde fois, permettre à


l’entrepreneur d’améliorer sa connaissance du marché concerné, de comprendre son
fonctionnement et de percevoir ses perspectives d’avenir.
Choisir le statut juridique de votre entreprise
Avant toute chose, choisir la forme juridique de votre future entreprise est un choix
crucial. Entre une société à responsabilité limitée (SARL), une société anonyme (SA)
ou une entreprise individuelle (EI) par exemple, les responsabilités, le régime social
ou encore l'imposition peuvent changer du tout au tout. Votre décision peut dépendre
de la volonté de vous associer ou non, du choix de séparer votre patrimoine personnel
de votre patrimoine professionnel, des perspectives d'évolution de votre entreprise...

Si le résultat de l’étude de marché s’avère concluant, il faut passer à la réalisation du


business plan, qui constitue la suite logique de l’étude de marché.

A lire également sur le business plan et l’étude de marché :

 Les objectifs de l’étude de marché


 Le bilan prévisionnel
 Le chiffre d’affaires prévisionnel
 La matrice SWOT

La domiciliation de votre entreprise


La domiciliation de l'entreprise correspond à son adresse administrative (siège social).
Il est possible de domicilier votre activité dans votre propre logement. A condition
que votre bail ou votre règlement de copropriété ne s'y oppose pas. Vous devez
prévenir votre propriétaire ou votre syndic avant l’immatriculation. Toutefois, la
domiciliation dans votre logement n'autorise pas forcément l'exercice de l'activité sur
place

Le choix du nom de votre entreprise


La dénomination sociale identifie l’entreprise en tant que personne morale. Le nom
commercial est celui sous lequel l’activité de votre société sera connue du public.
Vous pouvez vérifier que votre choix n’est pas déjà utilisé (sur Infogreffe) ou déposé
comme marque

L'ouverture d'un compte bancaire


Un compte bancaire professionnel est obligatoire pour les entrepreneurs exerçant en
sociétés.

Les créateurs d'entreprises individuelles et les micro-entrepreneurs ont l'obligation


d'ouvrir un compte bancaire dédié à leur activité même s'il ne s'agit pas d'un compte
professionnel.