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Introduction à

l’étude du droit

Filière : sciences économiques et gestion


Semestre : 4

Préparé par :El Khalil El Mezddghy


Professeur Chercheur en Droit Privé

Année universitaire :
2013-2014
L’objet de ce cours est de familiariser les étudiants de sciences

économiques et de gestion avec le raisonnement juridique en les initiant

aux termes et aux notions fondamentales du droit à la fois objectif et

subjectif. Il vise aussi à les préparer aux autres disciplines ou catégories de

droits qu’ils auront la possibilité d’étudier plus tard dans leur cursus

universitaire.

C’est donc dans cet esprit que le présent cours n’est pas très développé et

se contente, par conséquent, de traiter les principales notions de droit sur

lesquelles viendront se baser les autres matières.

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La matière qui fait l’objet de cet enseignement est intitulée : introduction
à l’étude du droit.

Que faut –il donc entendre par ce mot droit ?

Ce terme ; qui est assez vague a plusieurs sens, pour le moment, nous
retiendrons deux définitions qui sont les plus importantes :

 Dans un premier sens : le mot droit désigne ce qu’on appelle le droit


objectif :‫القانون‬
 Dans un second sens : le même terme désigne les droits
subjectifs :‫الحقوق‬

On remarquera, au passage, que la terminologie arabe utilisée, à juste titre,


des termes spécifiques ‫ الحكوق و القانون‬car il s’agit de deux réalités assez
différentes comme on va constater :

1) Droit objectif :
Ensemble des règles juridiques ou des normes qui régissent la vie des
personnes (physiques ou morales) dans une société donné.

2)Droits subjectifs :

Ensemble des prérogatives qui sont reconnus aux particuliers : droit à la


nationalité , droit d’opinion ,droit de propriété…..

Donc, vous avez constaté que les deux notions présentent des caractères
bien distincts.

Mais, il existe toutefois un lien très étroit entre les deux notions : c’est le droit
objectif qui permet chacun d’entre nous de bénéficier d’un certain nombre de
droits subjectifs.

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Chapitre I : l’objet de la règle du droit
Section 1 : différentes disciplines juridiques
I) Définition :
Le droit objectif est l’ensemble des règles de conduites juridiques qui
gouvernent la vie des personnes en société, et dont l’inobservation est
sanctionnée par les pouvoirs publics.

Le droit n’est pas donc la seule règle de conduite sociale, il existe d’autres règles
à savoir :

La règle religieuse et la règle morale.

II) Différentes disciplines juridiques :


Au niveau de cette matière, on doit se limiter à la classification qui permet de
diviser le droit positif en deux grandes catégories : droit privé et droit public.

Cette distinction est basée sur les critères suivants :

a) La finalité de la règle de droit :


 Le droit privé est au service de l’individu (intérêts privés)
 Le droit public est au service de la société (intérêt général)
b) Les caractères des règles de droit :
 Le droit privé est un droit libéral
 le droit public est un droit impératif
c) les sanctions :
Droit privé :
 le débiteur n’a pas la possibilité de passer directement à l’exécution, il
doit saisir le tribunal compétent.
 l’exécution des jugements peut être assurée par des mesures de
contrainte qu’on appelle les voies d’exécution.
Droit public :
 L’administration a le privilège d’exécution d’office.
 les voies d’exécution sont exclues chaque fois que l’administration est
mise en cause.

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1) Droit privé :
Ensemble des droits qui régissent les rapports entre les personnes (physiques et
morales) dans une société donnée.

a) Droit civil :
 C’est la matière principale de tout le droit privé, il constitue le droit
commun
 Il régit les transactions juridiques à caractères privées : vente, achat,
louage, transport …
b) Droit commercial :

Ensemble des règles qui règlement a profession commerciale qu’elle soit


exercée à titre individuel ou sous forme de société (SA, SARL, SNC …)

c) Droit pénal :

Il comprend les règles générales qui s’appliquent à toutes les infractions et leurs
sanctions.

d) Droit bancaire :

Ensemble des normes qui réglementent l’activité bancaire au niveau de son


organisation, son fonctionnement et ses relations avec ses clients.

e) Droit de la famille :

Il réglemente toutes les questions relatives à la vie familiale (mariage, divorce,


héritage…)

f) Droit de travail :

Ensemble de normes juridiques régissent les relations de travail existant entre


l’employeur et les employés

g) Droit international privé : Ensemble des règles qui régissent les


relations des particuliers lorsque intervienne une dimension
internationale : conditions des étrangers, le mariage mixte, la
nationalité…

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2) Droit public :
Il régit le fonctionnement des institutions et des administrations publiques
dans leurs relations réciproques ou dans celles qui les lient avec les citoyens.

a) Droit constitutionnel :

Ensemble des règles juridiques qui déterminent la forme de l’état et son


organisation politique .Il s’attache aux trois organes :

 Le pouvoir législatif
 Le pouvoir exécutif
 L’autorité judiciaire

b) Droit administratif :

Ensemble des règles juridiques ayant pour objet principal : l’organisation et le


fonctionnement des administrations, des personnes morales, administratives(les
communes, les provinces, les préfectures, les régions..)

c) Droit fiscal :

Il s’occupe de la gestion des finances de l’Etat et des administrations : recettes,


impôts, dépenses, budget…

d) Droit des libertés publiques :

Les droits de l’individu dans la société et s’efforcent d’assurer leur sauvegarde :


liberté d’opinion, de réunion, de presse…

e) Droit international public :

Ensemble des règles qui s’attachent à la réglementation des rapports


entre les états. Il s’intéresse également à tout ce qui est en relation
avec les organisations internationales et régionales comme la ligue
arabe, U.M.A, U.E ….

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Section 2 : Les caractères de la règle de droit :
Dans l’opinion dominante, la règle de droit présente deux caractères essentiels :
caractère obligatoire et caractère coercitif :

I) Caractère obligatoire :
La règle de droit ne consiste pas à faire des recommandations ou à donner des
conseils. Il s’agit plutôt de véritables commandements.

Cependant, il existe dans ce caractère obligatoire des degrés, à ce niveau on


distingue entre : règles impératives et règles supplétives :

1) Règles impératives : ‫انمىاػذ اآليرج‬

Appelées aussi : règles d’ordre public c’est –à- dire qui assure la sécurité et la
stabilité de la société. Elles s’imposent de façon absolue à tous. Les particuliers
comme les tribunaux ne peuvent écarter une règle impérative.

On les trouve en général en droit public et en droit pénal.

2) Règles supplétives : ‫انمىاػذ انًكًهح‬

Elles ne s’imposent pas de façon impérative : les particuliers peuvent les écarter
.Elles ont un caractère obligatoire léger c’est- à-dire que leur application est
laissée à la volonté des particuliers.

On les trouve en général en droit des obligations et des contrats.

II) Caractère coercitif :


C’est la puissance publique qui est habilitée à faire respecter ces règles de
conduite que sont les règles de droit.

Il existe toute une série de sanctions qui sont destinées à assurer le règne du
droit. On distingue trois types de sanctions :

1) Les sanctions civiles : ‫انؼمىتاخ انًذَيح‬

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On peut les répartir en deux grandes catégories selon l’effet recherché : la
réparation ou la contrainte.

A) Celles destinées à réparer le préjudice :


a) La nullité :

Est une sanction civile qui frappe l’acte juridique qui n’est pas conforme aux
conditions de forme ou de fond.

Un acte juridique frappé de nullité serait considéré comme n’ayant jamais existé.

Exemple : annulation d’un contrat de vente, d’allocation…

b) Dommages et intérêts :

Toute personne qui occasionne par son comportement ou par son fait un
dommage à autrui engage sa responsabilité.

La réparation du préjudice subi par la victime consiste à lui attribuer une somme
d’argent ou des dommages et intérêts.

Exemple :

 paiement des dommages et intérêts pour un remboursement.


 Paiement des dommages et intérêts en faveur d’une victime d’un
accident de circulation.
B) Celles produisant une contrainte :
a) Contrainte directe :

Certaines sanctions civiles exercent une contrainte directe sur la personne elle-
même .Ainsi la personne qui occupe un local sans pouvoir justifier d’un contrat
de location risque de faire l’objet d’une mesure d’expulsion.

b) Contrainte indirecte :

Dans cette hypothèse, la sanction s’exerce, non contre la personne elle-même,


mais contre ces biens (saisir son compte bancaire, ces biens immobiliers, ces
biens mobiliers …)

2) Les sanctions pénales : ‫انؼمىتاخ انجُائيح‬

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La législation pénale détermine tous les comportements qui troublent la société
A cet égard, le code pénal distingue selon la gravité des sanctions trois grandes
catégories d’infractions :

A) Les crimes ‫انجُاياخ‬

Ce sont les infractions les plus graves .Ils sont sanctionnés par : dégradation
civique, peine de mort, réclusion perpétuelle, réclusion à temps….

B) Les délits :‫الجنح‬

Ces infractions de gravité moyenne sont de deux sortes :

B-1) Les délits correctionnels : ‫الجنح التأديبية‬

Ils font appel à des peines d’emprisonnement dont la durée est comprise entre 2
et 5 ans.

Exemple : enlèvement d’une femme mariée et puni d’un an à 5ans et d’une


amende.

B-2) Les délits de police: ‫انجُح انضثطيح‬

Elles se situent entre les délits correctionnels et les contraventions.

Exemple : outrage public à la pudeur et puni d’un emprisonnement de 1 mois à


2 ans +amende.

C) Les contraventions : ‫انًخانفاخ‬

Il s’agit des infractions les moins graves qui donnent lieu à des sanctions assez
légères : une amende de 30 à 1200 DH et (ou) une courte détention.

Exemple : stationnement illégales, refus de se présenter à l’autorité…

3) Les sanctions disciplinaires : ‫انؼمىتاخ انتأديثيح‬


Ce sont des sanctions prises par un responsable à l‘encontre de son subordonné
(fonctionnaire ou employé) à l‘occasion d’une faute professionnelle telle que : le
non- respect des ordres de patron, mauvaise exécution de taches…

Exemples : avertissement, blâme, arrêt de salaire, mutation, suspension


provisoire, dégradation….

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Section 3 : la règle de droit et les autres règles de conduite :
En droit comparé, on constate que les législations d’inspiration européenne
distinguent nettement le droit, la morale et la religion.

Le problème se pose dans des termes différents au niveau des législations


comme la nôtre, de tradition islamique.

I) Le droit et la morale :
 les pays occidentaux : séparation entre morale et droit, dans certains
pays, il y’a l’autorisation de mariage entre deux personnes du même sexe.
 Le Maroc : pas de séparation entre les deux règles.

Exemple :
Art 62 du D.O.C : l’acte fondé une cause illicite et considéré comme
inexistant.

II) Le droit et la religion :


 Les pays européens : la règle religieuse se distingue de la règle de droit,
mais elles ont les mêmes caractères déjà cités (obligatoire, coercitif).
 Dans certains états de la tradition religieuse, il y’a une coïncidence entre
le R.R et la R.D c’est-à-dire l’influence de la religion sur le droit.
 Le degré de cette influence varie d’un Etat à l’autre.

Exemples :
Amputation de la main droite de l’auteur de vol (ARABIE SAOUDITE).

Emprisonnement d’un an à 5ans (Maroc le vol est délit correctionnel) .

Flagellation ou lapidation à l’auteur du délit de l’adultère (ARA SAOU).

Emprisonnement d’un mois à 1ans ou à 2ans (Maroc délit de police).

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Chapitre II : les sources de la règle de droit
Nous sommes conduits dans ce chapitre à traiter les trois types de sources de la
règle de droit.

Section 1 : les sources traditionnelles :


I) La religion
Fidèle à sa tradition religieuse, le Maroc a fait de l’Islam sa religion d’Etat.
D’ailleurs, le roi est en même temps le souverain et Amir Al mouminine.

En application de ce principe constitutionnel la Chariaâ(le Coran + la Souna)


constitue une source non négligeable du droit marocain surtout en matière de
statut personnel, familial et successoral et dans le cadre des immeubles non
immatriculées.

II) La coutume
Appelée aussi ORf, peut être définit comme étant une règle de droit qui découle
d’une pratique ancienne, d’habitude, d’usage qui s’était prolongé dans le temps.

La coutume comporte deux éléments :

 Un élément matériel : c’est la pratique prolongée dans le temps.


 Un élément psychologique : c’est le caractère obligatoire de cet usage ou
plus exactement la croyance populaire au caractère obligatoire de cet
usage.
 La coutume a été présentée comme source de droit pendant la période de
protectorat.
 Elle se transmet de façon orale. Elle n’a plus son poids et sa valeur.
 Aujourd’hui, la coutume est reconnue par le législateur au niveau des
 relations entre les commerçants(Art 3 du code de commerce).

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Section 2 : les sources modernes :
I) La loi (droit objectif) :
la création des lois est La fonction principale du parlement (deux chambres :
représentants et conseillers).Mais il y des exceptions :

 Délégation volontaire du pouvoir législatif au gouvernement.


 Délégation de plein droit.
 Référendum du peuple.
 Loi qui émane du souverain (état d’exception).

Procédure de la création d’une loi : projet de loi, le conseil de gouvernement,


les deux chambres du parlement, le secrétariat général, le conseil
constitutionnel, le chef de l’état(le roi),le bulletin officiel .

II) le règlement :
Le règlement est tout texte provenant du pouvoir exécutif, il peut être sous
forme de :

DAHIR (‫( انظهير انًهكي‬: règle juridique émanant du roi : nomination d’un
gouverneur, directeur général de la banque du Maghreb…

DECRET) ‫(انًرسىو‬: règle juridique émanant du premier ministre (aujourd’hui


appelé chef de gouvernement).

ARRETE) ‫(لرار وزاري‬: règle juridique élaborée et signée par les ministres chacun
dans son secteur ministériel.

Section 3 : les sources interprétatives :


I) la doctrine :
 Ce sont les réflexions et les travaux de l’ensemble des juristes (théoriciens
ou praticiens) qui participent à la formation, l’analyse, l’interprétation et à
l’évolution du système juridique.
 Il s’agit d’une source indirecte prise en considération par le parlement au
moment de la création d’une loi.

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II) La jurisprudence :
 Ensemble des décisions de justice relatives à une question juridique, c’est
–à-dire comment on a résolu un problème (litige) : les jugements et les
arrêts prononcés par l’ensemble des juridiques du royaume.
 On les préserve dans l’archive.

Chapitre 3 : l’organisation judiciaire au Maroc


Section 1 : Principes généraux du système judiciaire
marocaine :
1) Le principe d’égalité :
 Seul l’Etat peut rendre la justice qui est la même pour tous selon les
mêmes règles de procédures.
 Tout justiciable peut librement soumettre sa prétention à la juridiction
compétente, cette dernière doit statuer sur la demande dont elle est
saisie.
2) Le principe du double degré de juridiction :
Le litige doit être examiné à deux degré, devant le tribunal de première
instance et devant la cour d’appel.

Exceptions :

 Jugements des tribunaux communaux et d’arrondissement.


 Jugement des T.P.I dont la valeur de l’affaire est inférieur à 3000 DHS.
3) Le principe de gratuité de la justice :
Les juges ne sont pas payés par les plaideurs mais par l’État. Les justiciables
payent seulement la taxe judiciaire et les frais de représentation, ils peuvent
bénéficier de l’assistance judiciaire.

4) le principe de collégialité :
La décision doit être rendue par un collège de magistrats et cela garantie
l’objectivité

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5) Le principe de l’indépendance de la justice :
La constitution garantit cette indépendance dans les articles 107 et 108 pour
conserver la confiance du public à l’égard du système judiciaire.

6) Le principe contradictoire de la procédure :


Le justiciable doit avoir été mis en mesure de se défendre et d’être entendu par
le juge. Ce principe est renforcé par le principe de la publicité des audiences.

Section 2 : les juridictions de droit commun :


I) Les tribunaux communaux et arrondissement :
1) L’organisation :
 Il est composé d’un juge unique assisté d’un greffier ou d’un secrétaire, ce
juge peut être soit un magistrat soit un simple citoyen qui doit être
assisté de deux suppléants, ces derniers sont choisis par un collège
électorale de 100 personnes remplissant certaines conditions fixées par le
DAHIR Du 15 Juillet 1974
2) les attributions :

Elles se réduisent aux affaires mineures en matière civile et pénale. Ces


tribunaux ne peuvent toutefois connaître des litiges relatifs aux affaires
immobilières et au statut personnel.

II) Les tribunaux de première instance :


1) L’organisation :
 Les magistrats du siège : président juges (vice- président), juges
suppléants
 Les magistrats du parquet : procureur du roi, un ou plusieurs substituts
 Le personnel administratif : greffe, secrétariat du parquet,

On trouve aussi : juge d’instruction, caisse, bureau d’ordre, expertises, casier


judiciaire

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2) Les attributions :

Compétence générale : toutes les affaires civiles, immobilières, pénales,…

 En matière civile : ils statuent en premier et dernier ressort lorsque le


montant du litige est égal ou inférieur à 3000 DHS
 En matière pénale : ils connaissent seulement les délits et les
contraventions .

Des sections de la famille ont été créées au sein des T.P.I

III) Les cours d’appel :


1) L’organisation :
 Le président, les conseillers, procureur général du roi, substituts généraux,
magistrats de l’instruction, magistrats des mineurs, un greffe et un
secrétariat du parquet général…
 Plusieurs chambres : criminelle, statut personnel, sociale, pénale …
 En toute matière, l’audience est tenue et les arrêts rendus par un collège
de trois conseillers assistés d’un greffier
2) Les attributions :
 La cours d’appel connaît les appels des jugements rendus par les T.P.I,
ainsi que des appels des ordonnances redues par leurs présidents.
 Chambre criminelle est compétente pour juger des crimes en premier et
ne second degré.les arrêts de cette chambre sont tenus par cinq
magistrats.
IV) La cour suprême :
 Créée au lendemain de l’indépendance par le DAHIR 27 septembre 1957
 Placée au sommet de la hiérarchie judiciaire et coiffe toutes les
juridictions de fond du royaume.
1) L’organisation :
 Premier président, présidents des chambres et des conseillers, procureur
général du roi, assisté des avocats généraux, un greffe, un secrétariat du
parquet général.
 Six chambres : civile, statut personnel, et successorale, social,
administrative, commerciale et pénale.
 Chambre constitutionnelle détachée d’elle : le conseil constitutionnel.

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2) les attributions :
 Les audiences sont tenues et les arrêts sont rendus par cinq
magistrats.
 La présence du ministère public est obligatoire dans toutes les
audiences.
 Chargée de contrôler l’application de la loi par toutes les juridictions
du royaume.
 Attributions de l’article 353 du code de la procédure civile.

Section 3 : les juridictions spécialisées :


I) Les juridictions administratives:
1) Les tribunaux administratifs :
a) Organisation :
 Ils sont régis par la loi 41-90 promulguée par le DAHIR du
10septembre1993
 Leurs magistrats font l’objet d’un recrutement et d’une formation adaptés
à la fonction.
 La juridiction est collégiale, les jugements sont rendus par trois magistrats
 Le président désigne parmi les magistrats un ou plusieurs commissaires
royaux de la loi et du droit qui présentent à l’audience des conclusions
sur chaque affaire, des analyses objectives et équilibrées
correspondantes…
b) Les attributions :
 Les actions relatives aux contrats administratifs.
 Les recours en annulation pour excès du pouvoir formés contre les
décisions des autorités administratives.
 Les actions en réparation de dommages causés par les actes ou les
activités de personnes publiques.
 Les contentieux fiscaux – les litiges électoraux.
 La légalité des actes administratifs.

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2) Les cours d’appel administratives:
1) L’organisation :
 Un premier président –présidents de chambre, des conseillers, un greffe.
 Il désigne parmi les conseillers un ou plusieurs commissaires royaux de la
loi et du droit.
 Les audiences sont tenues par : trois conseillers+un greffe+ C.R.L.D
2) Les attributions :
 Connaître en appel les jugements rendus par les T.A et les ordonnances de
leurs présidents.
 Délai d’appel de 30 jours
 Appel présenté au greffe du tribunal administratif par une requête écrite
et signée par un avocat.
 Les décisions rendues par ces cours sont susceptibles de pourvoi en
cassation devant la cour suprême.
II) Les juridictions commerciales :
 Les juridictions commerciales ont été créées par la loi n°53-95 du 6 janvier
1997, promulguée par le DAHIR n° 1.97.65 du 12 février 1997.
 Elles fonctionnent depuis mai 1998, elles comprennent :
1) Les tribunaux de commerce :
a) L’organisation :
 Un président, des vice- président et des magistrats.
 Un procureur du roi et un ou plusieurs substituts.
 Un greffe et un secrétariat du parquet.
 Ils peuvent être divisés en chambre selon la nature des affaires.
 Le président désigne sur proposition de l’assemblée générale un juge pour
l’application des jugements et des ordonnances.
 Le président est aussi juge des référés : prendre des mesures
conservatoires, prévenir un dommage, faire cesser un trouble illicite.
b) Les attributions :

Actions relatives aux contrats commerciaux, actions entre commerçants à


l’occasion de leurs activités commerciales, actions relatives aux effets de
commerce, différends entre associés d’une société commerciale, différends
relatifs aux fonds de commerce.

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2) Les cours d’appel de commerce :
a) L’organisation :
 Un premier président, présidents des chambres et des conseillers.
 Procureur général du roi et des substituts généraux.
 Un greffe et un secrétariat du parquet
b) Compétence :

Elles connaissent les appels interjetés contre les décisions rendues en premier
ressort seulement par les tribunaux commerciaux.

L e demandeur ou le défendeur ont le droit de se pourvoir en cassation devant la


cour suprême.

3) La cour des comptes et les cours régionales des comptes :


 La cour des comptes : instituée par la loi N° 12-79, est une juridiction
comptable supérieure chargée des missions suivantes :
 Assurer le contrôle supérieur de l’exécution des lois de finances.
 S’assurer de la régularité des opérations de recettes et de dépenses des
organismes soumis à son contrôle.
 Elle rend compte au roi de l’ensemble de ses activités.
 Les cours régionales des comptes : sont chargées d’assurer les contrôles
des comptes et de la gestion des collectivités locales et de leurs
groupements.

Section 4 : les juridictions d’exception :


I) Le tribunal permanent des forces armées :
a) L’organisation :

Il est composé des juges militaires choisis en fonction de grade de l’accusé et


selon la gravité de l’infraction, la présidence de ce tribunal est confiée à un juge
civil.

Il siège à Rabat, il peut siéger en tout autre lieu sur décision du ministère de la
défense nationale(le cas du mutins de skhirat qui ont été jugés à Kenitra)

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b) Compétence :
 Juger toutes les infractions commises par les militaires et les cadres de
l’armée quelles soit :
 Infractions spécifiques : désertion, rébellion…
 Infractions de droit commun : meurtre, vol…
II) La haute cour :
a) L‘organisation :

Elle est composée par part égales, de membres élus au sein de la chambre des
représentants et au sein de la chambre des conseillers.

Son président est nommé par DAHIR

b) Compétence :

Elle connaît les crimes et les délits commis par les membres du gouvernement
dans l’exercice de leurs fonctions.

La mise en accusation est décidée par les deux chambres. Cette juridiction n’a
jamais été constituée .

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Chapitre1 : classification des droits subjectifs
Section 1 : droit subjectifs extrapatrimoniaux :
I) Définition :
Ensemble des droits qui ne font pas partie du patrimoine, comme ils ne sont pas
évaluables en argent. Ces droits ne peuvent pas faire l’objet d’une
transaction : vente, location, échange, donation….

II) Classification :
 Droits de la personnalité : nom et prénom…
 Droits familiaux : droits et devoirs du père et de l’enfant, obligation
alimentaire, garde de l’enfant, pension alimentaire…
 Droits professionnels : congé, représentation syndicale, salaire…
 Droits civiques : vote, liberté de circuler, liberté d’association, propriété,
travail…

Section 2 : droits subjectifs patrimoniaux :


I) Définition :
Ce sont les droits qui ont une valeur pécuniaire, qui peuvent être évalués en
argent. Ils peuvent faire l’objet de toutes sortes de transaction : vente,
hypothèque, saisie…

II) Classification :
1) Droits intellectuels :

Ce sont des droits subjectifs patrimoniaux qui ont un caractère intellectuels .Ils
sont composés de la propriété artistique et littéraire (droits d’auteurs, droits
voisins) ainsi que de la propriété industrielle (marques, brevets) et commerciale
(nom commercial).

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2) Droits personnels : (droits de créance) ‫انحمىق انشخصيح‬

Ce sont des droits qui lient deux personnes, en permettant à l’une d’exiger de
l’autre l’exécution d’une prestation : le remboursement d’un prêt, la livraison
d’une marchandise, la réalisation d’un ouvrage….

3) Droits réels : ‫انحمىق انؼيُيح‬

Le droit réel se définit comme un droit qui porte sur une chose et qui confère à
son titulaire un certain nombre de prérogatives : utilisation, location, donation…

Ce droit comporte : le droit de suite et le droit de préférence.

A) Droits réels principaux :


a) Le droit de propriété : ‫حك انًهكيح‬

C’est un droit qui assure à son titulaire une maîtrise totale de la chose. Ce droit
est composé de :

 Droit d’user la chose : « USUS » ‫االستؼًال‬


 Droit de jouir de la chose : « FRUCTUS » ‫االَتفاع‬
 Droit de disposer de la chose : « ABUSUS » ‫انتصرف‬

b) L’usufruit : ‫حك االَتفاع‬

C’est un droit réel de jouissance sur un immeuble dont la propriété appartient à


autrui. Ce droit s’éteint à la mort de l’usufruitier.

c) L’emphytéose : ‫انكراء انطىيم األيذ‬

C’est un droit réel de jouissance sur un immeuble immatriculé appartenant à


autrui, résultant d’un contrat spécial, d’une durée de plus de 18 ans et ne peut
dépasser 99ans.

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B) Les droits réels accessoires :

Le droit réel se définit comme un droit qui porte sur une chose et qui confère à
son titulaire un certain nombre de prérogatives : l’utilisation, location, donation

Ce droit comporte : le droit de suite et le droit de préférence.

a) L’hypothèque :‫انرهٍ انرسًي‬


 C’est un droit réel immobilier sur les immeubles (maison, usine…) affectés
à l’acquittement d’une obligation.
 Le créancier hypothécaire a l’avantage par rapport aux autres créanciers.
 Le créancier a le droit de suite et le droit de préférence.

b) Le gage :‫انرهٍ انحيازي انًُمىل‬


 Sûreté réelle permettant de garantir une créance par la remise d’un objet
mobilier au créancier gagiste ou à un tiers.
 Contrat par lequel un débiteur remet une chose mobilière (bijou, livre,
voiture…)
 Donc, le créancier doit être payé par préférence aux autres créanciers par
la vente à son profit de la chose remise par le débiteur.

c) Nantissement :

Garantie qu’accorde un débiteur à son créancier et qui se fait sur un bien


incorporel (fonds de commerce, droits d’auteur…)

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Chapitre 2 : les sources des droits subjectifs :
Section 1 : les actes juridiques :‫انتصرفاخ انماَىَيح‬
I) Définition :
L’acte juridique est une manifestation de volontés de la part de leurs auteurs en
vue de produire un effet de droit, à créer en particulier un droit subjectif.

II) Classification des actes juridiques :


On distingue de cet égard :

1) L’acte unilatéral :‫التصرف بإرادة منفردة‬


a) Définition

C’est l’expression d’une seule volonté et qui donne naissance à des effets de
droit. Cet acte peut être modifié ou changer grâce à cette seule volonté.

b) Exemple :
 Le testament : l’acte unilatéral pour lequel une personne disposé, pour la
période qui suivra son décès, d’une partie de ses biens.
 La donation : acte unilatéral par lequel un donateur transfère la propriété
d’un bien au donataire qui l’accepte, sans contrepartie et avec intention
libérale.
2) L’acte bilatéral ou multilatéral :‫انتصرف تاتحاد إرادتيٍ أو أكثر‬
a) Définition :

Il s’agit de l’accord de deux ou plusieurs volontés poursuivant le même but, dans


des conventions et des contrats.

Exemple : contrat de vente (vendeur et acheteur).

Contrat de travail (employé et employeur)

b) Formation de contrat :

La réunion du quatre conditions est indispensable pour la formation du contrat :

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b-1) la capacité :‫األههيح‬

C’est l’aptitude d’une personne à acquérir des droits et à les exercer.

L’âge de la majorité a été fixé à 18 années grégoriennes. Le contrat ne peut


engager la personne que s’il a atteint l’âge requis par la loi :

 De la naissance à 12ans : incapacité totale


 De 12ans à 16ans : deux possibilités :
 Faire des actes dont la validité dépendra de l’accord du tuteur
 Mettre à la disposition du mineur pour les gérer à titre d’expérience
 Entre 16 ans et 18 ans : possibilité de déclaration anticipée de majorité.

Il y’a des majeurs incapables par décision de la justice : le dément et le


prodigue.

b-2) l’objet :‫انهذف‬

L’objet peut être définit comme ce à quoi le débiteur est tenu envers le
créancier : transférer la propriété d’un bien, exercer un travail…

Pour être valable l’objet doit être :

 Certain : précis et déterminé dans l’acte.


 Possible : car à l’impossible, nul n’est tenu.
 Licite : permet par la loi et conforme à l’ordre public et aux bonnes
mœurs.

b-3) la cause :‫انسثة‬

C’est la raison d’être du contrat. Elle doit exister, mais elle doit aussi être licite et
morale. La cause exprimée est présumée vraie jusqu’à preuve contraire.

Dans un contrat synallagmatique, la cause de l’obligation de chaque partie


réside dans l’obligation de l’autre.

b-4) le consentement :‫انرضا‬

Le contrat se forme par un simple échange de volontés ; c’est la rencontre


simultanée d’une offre ‫ اإليجاب‬et d’une acceptation ‫انمثىل‬

25
L’expression du consentement peut être verbale ou écrite ou sous toute autre
forme appropriée.

En matière civile, l’écrit est obligatoire à partir du moment où la valeur de la


transaction dépasse 250DHS

Le consentement doit être exempt des vices pouvant l’entacher :

b-4-1) l’erreur : consiste en une appréciation inexacte de la réalité.

b-4-2) la violence : contrainte exercée sur la volonté de la personne pour le


pousser à s’engager

b-4-3) le dol : utilisation des manœuvres frauduleuses pour induire la personne


en erreur en vue de la décider à conclure le contrat.

b-4-4) la lésion : déséquilibre entre les prestations des parties.

Section 2 : les faits juridiques.‫انىلائغ انماَىَيح‬


I) Définition :
Le fait juridique est un événement sûrement matériel, qui échappe de la volonté
de l’homme et qui est susceptible en particulier de créer ou d’aménager un droit
subjectif.

Exemple : naissance, décès, inondations, tremblement de terre…

II) Classification des faits :


A) Les faits de la nature :( involontaires)

Ce sont des événements qui échappent de la volonté de l’homme. Ils sont de


deux types :

a) Concerne directement l’être humain :


 La naissance : un fait de la nature et va donner lieu à des conséquences
(la filiation, l’autorité parentale, l’obligation alimentaire..)
 Le décès : a des effets juridiques avec la transmission du patrimoine : la
majorité, la capacité…

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b) Circonstances naturelles :

Incendie, tempête…, ces événements empêchent une personne de remplir ses


obligations.

B) Les faits de l’homme :

Ces faits sont voulus par l’individu et qui provoquent des effets de droits,
mais il reste que ces effets n’ont pas été directement recherchés.

Ici on distingue :

a) Les délits et les quasi-délits :(art77,85 du DOC)


 Le délit : le dommage a été causé de façon intentionnelle.
 Le quasi-délit :‫ شثه انجرو‬: le dommage a été causé d’une simple négligence
ou d’une faute d’imprudence.
b) L’enrichissement sans cause(Art66 du DOC): ‫اإلثراء تذوٌ سثة‬

Si une personne se trouve enrichie au dépend d’une autre, sans justification


juridique, elle est obligée de verser à la personne appauvrie une indemnité.

c) Le paiement de l’indu(Art 68 du DOC (‫استرداد غير انًستحك‬

Celui qui, par erreur a payé une dette qu’il ne doit pas, a le droit d’obtenir la
restitution de ce qu’il a versé.

d) La gestion d’affaires :‫انفضانح‬

Une personne(le gérant) accompli un acte dans l’intérêt d’un autre(le maître)
sans en avoir reçu mandat ni pouvoir légal.

27
Chapitre 3 : les titulaires des droits
subjectifs :
Section 1 : les personnes physiques :
I) Notion de la personnalité juridique :
En droit marocain, tous les êtres humains, sans exception (sans distinction de
sexe ou de religion ...) ont la personnalité juridique.

1) Le commencement de la personnalité juridique :

Se manifeste dès la naissance et le législateur fait remonter le point de départ


de la personnalité juridique à la conception, mais à la condition que l’enfant né,
soit né vivant.

La détermination de la personnalité juridique doit tenir compte de la distinction


entre : la capacité d’exercice :‫ أههيح األداء‬et la capacité de jouissance : ‫أههيح انىجىب‬

2) La fin de la personnalité juridique :

C’est le décès qui marque la fin de la personnalité juridique. Il marque


l’ouverture de la liquidation de la succession de défunt. En cas de doute, les
intérêts de l’absent exigent que la liquidation de la succession soit retardée au
maximum.

II) Les attributs de la personnalité juridique :


1) Le nom :

C’est le nom patronymique et le prénom. La loi marocaine insiste que le mon ne


doit pas être un sobriquet, un nom ridicule… (ART 6du DAHIR de 1950).

2) Le domicile :

L’article 519 du C.P.C a défini le domicile comme : le lieu où toute personne


physique a son habitation habituelle et le centre de ses affaires et de ses
intérêts.

28
3) L’état civil :

Le DAHIR du 8 mars 1950 a mis les marocains dans l’obligation de s’inscrire à


l’état civil puis le décret du 4 décembre 1963 a imposé d’y enregistrer
obligatoirement les naissances et les décès à venir.

4) La nationalité :

Lieu de droit entre les personnes et l’état, elle est d’origine acquise à la
naissance par filiation de l’un des deux parents.

5) Le patrimoine :

Le patrimoine est un ensemble de droits et de charges, actuels et futurs, dans


lequel les droits répondent des charges. Il ne comprend pas les droits de valeur
économique.

Section 2 : les personnes morales.


I) Définition :
Ce sont des groupements de personnes ou de biens ou de moyens qui ont
vocation à bénéficier de la personnalité juridique qui leurs permettent d’être
titulaires de droits et des obligations. La personne morale est dotée d’un
patrimoine qui lui est propre et qui se distingue du patrimoine qui appartient à
chacun de ses membres. Le groupement se détermine par un nom (raison
sociale), un domicile (siège social), et même sa nationalité.

II) Classification des personnes morales :


1) Personnes morales de droit privé :

Il s’agit des sociétés, associations et syndicats : les sociétés ont un but lucratif,
c’est-à-dire se proposent de réaliser des bénéfices. Les associations ont un but
désintéressé, et au niveau des syndicats, le but recherché est à la fois
professionnel et désintéressé. Au Maroc, la personnalité morale a été
rapidement reconnue à la société que l’article 982 du DOC. La personnalité
morale profite moyennant quelques formalités aux associations régies par dahir
du 15 novembre 1958 qui est l’accord visant à réaliser un but autre que le partage
des bénéfices entre ses membres.

29
2)- personnes morales de droit public :

Ce sont les collectivités publiques (les collectivités locales, les régions, les
préfectures…) avec à leur tête l’Etat qui apparaît comme une personne morale, un
sujet de droit au niveau interne et international.

G.I.E : groupements d’intérêt économique

SNC : société en nom collectif

SP : société en participation

SCS : société en commandite simple

SCA : société en commandite par action

SAS : société anonyme simple

SA.ACA : société anonyme à conseil d’administration

SA.DCS : société anonyme à directoire et conseil de surveillance

30
Les personnes morales (P.M)

P.M de Droit Privé P.M de Droit Public

P.M à But P.M à But L’Etat Etablissements Collectivités


non lucratif lucratif Pub( ONEP,OCP) territoriales

Syndicats Sociétés civiles

Régions Préfectures Provinces Communes

Fondations Coopératives ‫انؼًاالخ‬ ‫األلانيى‬ ‫انجًاػاخ‬


‫انجهاخ‬

Associations G.I.E

Partis Sociétés
politiques commerciales

Sociétés des personnes Sociétés des capitaux

S.N.C S.C.S S.P S.C.A Société A Société Anonyme


Responsabilité limitée

A Sociétés a plusieurs SA.S SA.ACA SA.SDC


unique associés

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Sommaire
Avant propos

Introduction

Première partie : le droit objectif

Chapitre I : l’objet de la règle de droit

Section 1 : différentes disciplines juridiques

Section 2 : les caractères de la règle de droit

Section 3 : la règle de droit et les autres règles de conduite

Chapitre II: les sources de la règle de droit

Section1 : les sources traditionnelles

Section 2 : les sources modernes

Section 3 : les sources interprétatives

Chapitre III : l’organisation judiciaire au Maroc

Section 1 : principes généraux du système judiciaire marocain

Section 2 : les juridictions des droits communs

Section 3 : les juridictions spécialisées

Section 4 : les juridictions d’exception

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Deuxième partie : les droits subjectifs

Chapitre I : classification des droits subjectifs

Section 1 : droits subjectifs extra-patrimoniaux

Section 2 : droits subjectifs patrimoniaux

Chapitre II : les sources des droits subjectifs

Section 1 : les actes juridiques

Section 2 : les faites juridiques

Chapitre III : les titulaires des droits subjectifs

Section 1 : les personnes physiques

Section 2 : les personnes morales

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