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30/03/2020 Mort de Patrick Devedjian : lire le portrait de Faits & Documents - Egalite et Réconciliation

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Egalité et Réconciliation
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Mort de Patrick Devedjian : lire le portrait de Faits & Documents

Publié le : lundi 30 mars


Mots-clés : Arménie; Bilderberg; Club Le Siècle;
Communautés; Faits & Documents; Franc-maçonnerie;
France; Israël; Justice & Droit; Libéralisme; LRPS; Mariage
homosexuel; Nationalisme; Politique; Sionisme; Union
européenne
Commentaires : 34
Nombre de vues : 10 337

Source : E&R et F&D

Devedjian Patrick

Il est né Patrick Roland Karekin Devedjian.

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Il est le fils d’un réfugié arménien (en fait installé de longue date à Constantinople, puisqu’il était fonctionnaire ottoman),
Roland Devedjian, ingénieur (qui passe pour avoir inventé la « cocotte-minute », en vendant le brevet à Seb) arrivé en France
en 1919, jamais naturalisé français, quoique marié à une Française : il n’avait pas apprécié que ses deux frères, qui s’étaient
engagés dans l’armée française, n’aient pas été automatiquement naturalisés, ce qui fit qu’il demeura jusqu’à sa mort avec sa
carte de l’Office français de protection des réfugiés et des apatrides (OFPRA), qui accorde le statut de « réfugié politique ». Ses
nom et prénom (homonyme ?) apparaissent dans la liste des personnes recherchées à la libération pour collaboration.

La nationalité française de sa mère, Monique Wallois (décédée lorsqu’il avait six ans), permit quand même au petit Patrick
d’obtenir la nationalité française, tout en effectuant sa scolarité au collège arménien Samuel Moorat (en partie grâce aux
bienfaits du milliardaire Gallouste Gulbenkian). Il serait également, selon Le Figaro (10 novembre 1999), le filleul de l’acteur
Erich von Stroheim.

Il a épousé, en 1969, Sophie Vanbremeersch, dont le père, ancien déporté à Buchenwald, fut chef d’État-Major particulier à
l’Élysée, sous le règne du général De Gaulle.

Dans sa prime jeunesse, on le retrouve dans l’ultra droite, comme l’un des principaux activistes et animateurs du mouvement
Occident, avec Alain Madelin et Gérard Longuet (il est d’ailleurs le parrain de l’un de ses enfants). Son nom apparaît en
1967, dans ce qui fut sans doute l’une des plus violentes attaques d’Occident : l’attaque de la faculté des lettres de Rouen, le 12
janvier 1967 (cf. Génération Occident, Frédéric Charpier, Seuil, 2005). C’est lui qui avait loué la camionnette qui transporta le
commando d’Occident de Paris à Rouen pour « casser » les militants gauchistes du Comité Vietnam de Base (CVB). Comme il
n’en faisait pas mystère il y a quelques années (cf. Le Monde, 4 septembre 1983), on rappellera l’affaire plus en détail : une
camionnette venue de Paris transporta un groupe de matraqueurs venus « casser » des militants gauchistes qui distribuaient
des tracts en faveur de la paix au Vietnam à coups de manches de pioche. Les blessés furent multiples. Un futur journaliste de
Paris-Normandie, Serge Bolloch, eut le crâne fracturé et dut être trépané. La liste des prévenus jugés dans le prétoire du
Palais de justice de Rouen, le 11 juillet 1967, est un vrai futur annuaire du pouvoir. On se contentera de citer les noms d’Alain
Robert, responsable pasquaïen dans les Hauts-de-Seine et secrétaire général du Mouvement national des élus locaux (ancien
secrétaire général d’Ordre nouveau puis du Parti des forces nouvelles), Patrice Gélinet, lui aussi « gaulliste », aujourd’hui à la
tête de France Culture, Gérard Longuet et Alain Madelin de Démocratie libérale, etc. Sans compter Patrick Devedjian, qui eut
la chance d’être sauvé par la copie d’une feuille d’émargement à l’École des langues orientales. Il fut toutefois déclaré complice
de l’agression pour avoir loué le véhicule, ce qui lui valut quelques déboires judiciaires qu’il est aujourd’hui interdit de citer
(mais il suffit de se reporter à la presse de l’époque). On pourra également se reporter aux pages 303 à 306 du tome I du livre
de Roland Gaucher, Les Nationalistes en France (ou à un tract largement diffusé, coupures de journaux à l’appui, par
l’hebdomadaire communiste Antony-Hebdo, avant les élections municipales de 1983), où il est question, à l’été 1965, de
« jeunes dévoyés en vacances » qui avaient « essoufflé » la police dans une course-poursuite sur la Côte d’Azur, avec vol de
voitures, vol de moteurs, siphonnage d’essence, fausses plaques d’immatriculation, vol de cartes d’identité, etc. Parmi les
protagonistes de cette pochade, figurent plusieurs ministres en exercice ou non.

Dans Le Parisien (6 mai 1998), Patrick Devedjian assure avoir viré sa cuti avant mai 68 et courtisé sa future épouse en ignorant
tout de la révolte étudiante, alors même que d’autres évoquent son appartenance au service d’ordre d’Occident à Sciences-Po.
Plusieurs photos le représentent d’ailleurs lors d’une attaque, à Nanterre, durant l’année 1968 (cf. notamment Rouge, octobre
1983). Le même périodique affirme qu’« après la dissolution d’Occident, Devedjian participa à la fondation d’Ordre nouveau »
(ce qui paraît inexact). Sans doute échaudé, Devedjian rejoindra alors les rangs gaullistes, sous l’influence notamment de
l’ancien responsable du SAC Charles Pasqua.

Dans ses biographies, il est généralement présenté (cf. le Who’s Who ou les fiches biographiques du Bulletin Quotidien), comme
titulaire d’une maîtrise en droit et diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris. Curieusement, son nom ne figure pourtant
pas dans l’annuaire des anciens élèves (qui recense exclusivement les diplômés), à la différence de son épouse, signalée sous le
nom de Sophie van Bremeersch (le Who’s Who donne Vanbremeersch) et de son fils Thomas Devedjian également
énarque.

Il passe pour avoir été l’un des rédacteurs des statuts du RPR à la suite de la dissolution de l’UDR en 1976. Chargé de mission
du RPR pour la Côte d’Azur en 1976, Devedjian, qui s’associera par la suite avec l’ancien militant d’Occident et du Bétar, Serge
Woliner, aujourd’hui installé en Israël où il gère un important cabinet de conseils en défiscalisation pour les entreprises
françaises souhaitant ouvrir des antennes en Israël (cf. notamment, National Hebdo, 29 mai 1997), se retrouvera à la
commission nationale des conflits, avant de ravir, largement grâce à l’appui de la droite nationale, qui lui fournira les bras et les
énergies, la mairie d’Antony au Parti communiste en 1983. Appartenaient alors à son équipe, le maire adjoint à la Culture Jean-
Yves Le Gallou, qu’on retrouvera ensuite au Front national (il sera suspendu dès son adhésion) puis au MNR, Thierry Baudier
du GUD, Philippe Serin de l’UNI, etc. Un témoignage rapporté par les journaux de l’époque : lors de la victoire de la droite à
Antony, les manifestants communistes scandaient « Le fascisme ne passera pas ». D’en face, protégé par des cordons de
policiers, les partisans de Devedjian criaient : « Connard, il est passé ». Se piquant de culture, Devedjian dirige dans le même
temps la revue aronienne Contrepoint, dont le rédacteur en chef était alors l’anticommuniste Ricardo Paseyro, collaborateur
régulier de Minute. Aujourd’hui, il rappelle plus volontiers que ce genre de collaboration la figure tutélaire de Raymond Aron,
qui avait accordé son patronage. Le Figaro (16 octobre 2002) n’hésite pas à le présenter comme un « disciple de Raymond
Aron », alors qu’il n’a pourtant jamais fait d’études de philosophie.

Après avoir été délégué national aux professions libérales, il se fait élire député RPR des Hauts-de-Seine le 16 mars 1986 sur la
liste pasquaïenne, et, ayant bétonné sa mairie, sera réélu dès lors sans interruption à la mairie et dans la circonscription. Il a

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obtenu, en 1993, dans la 13e circonscription, 59,24 % face au socialiste Jean-François Merle, maire de Châtenay-Malabry. En
janvier 1990, il quitte son mentor et protecteur, Charles Pasqua, lorsque celui-ci s’oppose à Jacques Chirac, et rallie ce
dernier. Président de la commission des conflits du RPR de 1982 à 1986, il appartiendra au comité politique du RPR à partir de
1998 et sera vice-président du groupe RPR à l’Assemblée nationale à partir de 1999. Il a également été délégué national aux
professions libérales (1984-1986), secrétaire national aux fédérations (1986-1988), secrétaire national aux questions sociales
(1998-1999), secrétaire national et porte-parole du RPR d’août à septembre 1999. En 1994-1995, il se brouillera un temps avec
Jacques Chirac, ayant opté pour Édouard Balladur lors de l’élection présidentielle de 1995. À l’époque, il déclare à son
propos : « C’est comme le Beaujolais, il y en a un nouveau chaque année ». En 1999, à la suite de la démission de Philippe
Séguin, il tente sa chance en présentant sa candidature à la présidence du RPR (8,92 %), puis épaule, au second tour, face à
Jean-Paul Delevoye (soutenu par l’Élysée), Michèle Alliot-Marie, laquelle en fera son porte-parole (décembre 1999-avril
2001), tout en étant délégué général en charge de l’action politique de décembre 1999 à novembre 2000, puis son conseiller
politique. Il est également secrétaire départemental du RPR des Hauts-de-Seine à partir de 2000.

Dans le même temps, il se donne une image de plus en plus libérale en adhérant au fameux cénacle d’influence réunissant
gauche et droite molles sous la houlette de Simone et Antoine Veil, le Club Vauban. Il rejoindra également La Force unie de
Michel Noir et François Léotard, allant jusqu’à appuyer la candidature dissidente de Michèle Barzach en janvier 1991. Par
ailleurs, il apporte son soutien à SOS Racisme, dénonce en 1983 l’alliance RPR-FN à Dreux, se prononce en faveur du droit de
vote des immigrés européens (Radio Judaïques FM, 12 décembre 1991), allant à l’encontre des positions (alors officielles) du
RPR. En 1987, il conduit une campagne afin de tenter d’interdire à Jean-Marie Le Pen de se présenter, contactant les maires
et élus en leur demandant de ne pas signer en faveur du candidat national. À nouveau dans Le Monde du 27 septembre 1996, il
affirme, à la suite des propos du président du Front national sur l’inégalité des races : « Nous pouvons désormais, sans risque
d’être condamné, accoler systématiquement à son nom l’épithète de raciste. » Dans Ouest-France (25 mars 1998), il déclare :
« Je considère que le Front national n’est pas un parti républicain, et je souhaite son interdiction pure et simple [...] Nous
n’avons pas la majorité sans lui. Nous ne l’aurons jamais avec lui. Il n’y a pas d’autres solutions que d’avoir sa peau. »

Favorable à l’abolition de la peine de mort et à la suppression de la Cour de sûreté de l’État, il sera l’un des rares responsables
de droite à juger que Robert Badinter était un excellent ministre de la Justice, appuyant son bilan « à 80 % ». Par la suite,
sous Lionel Jospin, il lui arrivera de voter, avec les socialistes, le budget de la Justice. Ces changements sont sans doute
partiellement liés à son initiation maçonnique. Longtemps demeurée secrète ou discrète, elle apparaît dans Les Francs-Maçons
sous François Mitterrand, mais ne fut révélée au grand public qu’en octobre 1992 lors de l’émission Le Droit de savoir où il
évoqua directement son appartenance à la Grande Loge nationale française.

Du côté de la communauté juive, il a donné suffisamment de gages pour être considéré comme « un véritable ami » : voyages
en Israël, discours devant le B’naï B’rith, appartenance à la LICRA (il participe par exemple à son congrès de janvier 2001),
actionnariat de la revue communautaire juive Passages. Il a également jumelé sa commune avec une localité israélienne, mais
pas n’importe laquelle : l’enclave coloniale israélienne dans la bande de Gaza, Sderot, au beau milieu des camps de réfugiés
palestiniens. Lors de la guerre de l’Irak, il demandera que le drapeau israélien flotte sur la mairie d’Antony lorsque le premier
missile scud irakien touchera le sol de l’État hébreu. Il est rare qu’il manque une grande cérémonie politique pro-israélienne :
c’est ainsi qu’on le retrouve, par exemple, au dîner annuel de gala du CRIF le 4 novembre 2000, ou au Yom Hatsmaout (fête de
la création d’Israël), invité par le B’naï B’rith, le 14 mai 1998, où, il expliquera : « Israël est un rêve millénaire devenu prospère
mais [...] reste un État fragile qui a besoin de la vigilance du monde entier. Assurer la paix en Israël, c’est assurer la pérennité
de chaque communauté juive dans le monde ». Le 28 juin 2001, recevant l’ambassadeur d’Israël, il déclare : « Nos valeurs,
notre démocratie sont entièrement issues du judaïsme et de la Grèce [...] Nous sommes tous attachés à Jérusalem, que pas un
de ses cheveux ne doit être touché » (Actualité juive, 5 juillet 2001). Il soutiendra évidemment l’intervention américano-
européenne contre l’Irak en 1991, signant une tribune libre dans Le Figaro (10 septembre 1990), Avec nos alliés américains, il
faut aller chercher Hussein et le juger : « Saddam Hussein doit être jugé en application de la jurisprudence du tribunal de
Nuremberg. Il faut aller le chercher avec nos alliés de toujours. »

D’origine arménienne, il a joué un rôle important dans les réseaux de soutien à la libération de l’Arménie, dont les thuriféraires
paraissent avoir disparu à la suite de la chute du communisme. Il a notamment appartenu à l’Association de solidarité franco-
arménienne et au Mouvement national arménien, qui appellera d’ailleurs à voter pour lui (et pour le communiste Guy
Ducoloné). Ayant participé à de multiples meetings, comme orateur, en faveur de la libération de l’Arménie, un thème alors
très cher au Parti communiste français, il se fera remarquer par les services officiels turcs pour n’avoir pas condamné les
attaques de sièges de sociétés et de bâtiments officiels turcs en raison du « génocide arménien » et avoir assuré régulièrement
la défense des terroristes arméniens, responsables de multiples attentats meurtriers en Europe, et notamment en France avec
l’Asala. Défenseur depuis des lustres du « génocide arménien » (pour lui, la Turquie est un « État crapule », dixit Libération, 19
février 2001), il se retrouve automatiquement défenseur de la loi scélérate Fabius-Gayssot afin d’assimiler juridiquement
anti-judaïsme et politique turque en Arménie. Cela transparaît notamment dans un entretien-débat sur les rapports entre
l’histoire et la justice, Quand l’histoire envahit les prétoires (Valeurs actuelles, 27 décembre 1997) : « Je vous répète que Papon
savait très bien que ces gens allaient à la mort [...] Sans la catégorie juridique, on ne pourrait juger Papon, les faits seraient
prescrits. [...] Je suis de ceux qui pensent qu’en n’ayant pas jugé le génocide arménien, on a indirectement permis à la Turquie
d’agir comme elle le fait avec sa minorité kurde. » À propos des terroristes arméniens, il parle plutôt de militants mis en cause
dans « des actes violents contre le négationnisme d’État de la Turquie » (Le Point, 28 avril 2005). Ne trouvant pas assez dure la
loi Gayssot, il a déposé avec François Rochebloine, les 27 mars et 23 juillet 1997, deux propositions de loi visant à modifier la
loi sur la liberté de la presse « de façon à interdire la contestation de la réalité de tous génocides et crimes contre l’humanité »,
pour l’étendre en dehors de la Seconde Guerre mondiale. À propos de Maurice Papon, il s’est, à plusieurs reprises, prononcé

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contre toute grâce. Ayant été l’un des seuls cinq députés RPR à voter, dès la première lecture, en faveur des Accords de
Maastricht, il se montrera tellement favorable aux accords de vassalisation américaine à propos du GATT que son rapport
parlementaire sera, fait rarissime, rejeté par la commission des Finances de l’Assemblée nationale. Lorsque le Danemark votera
contre, il publiera un communiqué fleurant bon le racisme anti-nordique : « Ce ne sont tout de même pas ceux qui n’ont laissé
en Europe que les traces dévastatrices des Vikings et les petits contes de M. Andersen qui vont arrêter une aussi grandiose
aventure que celle de la Communauté européenne. » (Le Monde, 5 juin 1992). Rien de très étonnant puisque ce membre du
Siècle est l’un des seuls Français à cumuler l’appartenance à la Commission Trilatérale et au groupe de Bilderberg (il est
également vice-président du Mouvement européen depuis 1997). Dans son essai Penser la droite (Plon, 1999), on retrouve tous
ces thèmes et il se définit d’ailleurs comme un « farouche partisan de la mondialisation » selon Libération (2 novembre 1999).
D’où des positions aujourd’hui très libérales en matière d’immigration : lorsque près d’un millier de Kurdes s’échouèrent sur la
Côte-d’Azur en février 2001, il déclare que « nous n’avons pas d’autre choix que de soutenir leur misère et de les accueillir
naturellement. Vous ne voulez-pas les rejeter à la mer ? » (Le Parisien, 19 février 2001). En février 2000, il devait également se
féliciter de l’attitude de la France vis-à-vis de l’Autriche, jugeant que Jacques Chirac et Lionel Jospin étaient tous deux des
« antifascistes ».

Par la suite, il sera l’un des principaux « ténors » de l’opposition à la loi sur le Pacs, tout en adoptant des positions
particulièrement iconoclastes, citant volontiers « les amours de l’empereur Adrien et d’Antinoüs » ou « les corps musclés que
Michel Ange découvrait dans son lit » (mensuel homosexuel Têtu, décembre 1998), soutenant un texte spécifique, mais pas
similaire au mariage, pour les couples homosexuels, s’opposant aux incitations à la natalité par la fiscalité. Lors de la deuxième
présentation du texte, il assura qu’il ne fallait pas « se laisser contaminer » par Christine Boutin. Par la suite, il refusera de
signer la « pétition Muselier » contre l’adoption d’enfants par des « couples homosexuels » : « Il faut alors se dire que ces
enfants seront plus heureux avec des parents homosexuels qu’en institution et que des couples hétérosexuels sont incapables
d’élever des enfants ! » (Le Monde, 24 décembre 2000).

Ayant été l’un des députés les plus favorables à la dissolution d’avril 1997, il fut toutefois réélu avec 55,85 %, toujours face à
Jean-François Merle. Pour lui, il fallait « vider l’abcès » et « clarifier l’attitude des Français à l’égard de la politique menée ». De
ce point de vue, il fut clairement entendu. Attaquant inlassablement l’instrumentalisation des affaires de corruption et
financières par la gauche contre Jacques Chirac, il sera l’avocat personnel de ce dernier jusqu’au milieu des années 90, ainsi que
de diverses personnalités impliquées dans les affaires de la mairie de Paris. Il sera aussi l’avocat de François Léotard dans ses
déboires fréjusiens. Il « passe du prétoire au cabinet noir de l’Élysée, indique Libération (8 mai 2002). Avec Dominique de
Villepin, le secrétaire général, il mène la contre-attaque pour protéger le chef de l’État menacé par les affaires. » C’est
d’ailleurs lui qui interpellera le Premier ministre Lionel Jospin sur un éventuel emploi fictif. Dans Le Temps des juges
(Flammarion, 1996), il a dénoncé la puissance des juges, en faisant un rappel historique de la justice. Dès la victoire de Jacques
Chirac, il participe au premier gouvernement Raffarin, puis au deuxième (ministre délégué aux libertés locales), après avoir été
aisément réélu député avec 57,70 %, en juin 2002, face à la socialiste Pascale Le Néouannic, conseillère municipale d’Antony
(il cède alors son siège à son suppléant RPF Georges Siffredi). Il est promu ministre délégué à l’Industrie dans le troisième
gouvernement Raffarin en mars 2004. Membre du bureau politique de l’UMP, il est secrétaire départemental de ce parti dans les
Hauts-de-Seine depuis avril 2003. En mars 2004, il est devenu conseiller général de Bourg-la-Reine (le sortant UDF Jean-Noël
Chevreau s’est retiré à l’issue du premier tour) et vice-président du conseil général des Hauts-de-Seine.

En 2005, il a été hué à l’Assemblée nationale pour avoir fait supprimer la mention « République française » sur les timbres,
cette mention n’ayant disparu dans le passé que deux fois (durant Vichy puis entre 1976 et 1981). Pour justifier la disparition
des initiales « RF », le ministre expliqua alors qu’on pouvait confondre avec « République finlandaise ».

N’ayant pas résisté à la reprise en main du pôle Économie par les chiraquiens, sous la houlette de Thierry Breton, le ministre
délégué à l’Industrie est éliminé du gouvernement de Dominique de Villepin. Ce proche de Nicolas Sarközy, qui revendiquait le
« ministère de la parole » après son départ du gouvernement, devient presque aussitôt conseiller politique du président de
l’UMP.

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#2422057
Le 30 mars à 18:26 par Phiddipidès
Mort de Patrick Devedjian : lire le portrait de Faits & (...)

Bon, ben, comme pour Chirac, j’ai repris deux fois des moules !

#2422073
Le 30 mars à 18:41 par summam Identitatem
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Dans le peuple, avec l’expérience, l’évolution politique se fait plutôt de la gauche vers la droite.
Dans le marigot politique comme par hasard on fait le chemin inverse.

#2422085
Le 30 mars à 18:58 par nicolas
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Traite intégral à la France mais.... aussi à l’Arménie. Quant on sait qui est responsable du génocide arménien, on voit que ce gugusse
en avait rien à foutre aussi des arméniens.

#2422101
Le 30 mars à 19:13 par kawaikenji
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Patrick Devedjian n’a en effet jamais obtenu son diplôme de Sciences Po (comme Sarko)

#2422124
Le 30 mars à 19:40 par Rémi Pierre
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Dans le cas particulier de Monsieur Devedjian,


je puis attester que vu de près, il semblait un gros travailleur et tout à fait sympathique.

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Paix à son âme.

Plutôt que de mal juger tout le monde, il faut simplement accepter que les différentes générations ne voient pas les problèmes de la
même manière.

La génération de Monsieur Devejdvan est celle qui grandi dans les années 60 et qui a vu l’URSS s’effondrer. Notre génération est celle
qui a grandi avec internet et vu la Chine et la Russie triompher. Cela amène à réfléchir différemment.

Le respect envers les morts, surtout quand il ne s’agit pas de pédophiles.

#2422134
Le 30 mars à 19:49 par Vaevictis80
Mort de Patrick Devedjian : lire le portrait de Faits & (...)

Dommage qu’il n’y ait plus de moules chez mon poissonnier, j’en aurai bien repris plusieurs fois...

Plus sérieusement, vu la trajectoire plus qu’ambigue de ce type,il y a fort a parier que c’était depuis le départ un infiltré...

#2422142
Le 30 mars à 19:55 par Raoul
Mort de Patrick Devedjian : lire le portrait de Faits & (...)

Bravo pour ce véritable travail journalistique.

#2422144
Le 30 mars à 19:57 par Paul82
Mort de Patrick Devedjian : lire le portrait de Faits & (...)

Passer d’Occident pour finir à Démocratie libérale. Ca laisse songeur....

#2422224
Le 30 mars à 21:16 par lapis lazuli
Mort de Patrick Devedjian : lire le portrait de Faits & (...)

il aurait attendu un peu pour mourir il aurait pu devenir macronnien, dommage.

#2422236
Le 30 mars à 21:27 par listener
Mort de Patrick Devedjian : lire le portrait de Faits & (...)

Phénomène classique : dès son initiation à la FM, il n’a plus rien donné de bon. La mort d’un "modéré", d’un "beudairai". "Du mou du
mou rien que du mou" comme dit Gabin dans "La traversé de Paris"

Pour nous remonter le moral, relisons ce cher Strabon car il parle de nous :

"Tous les peuples appartenant à la race dite gallique ou galatique sont fous de guerre, irritables et prompts à en venir aux mains, du
reste simples et point méchants : à la moindre excitation, ils se rassemblent en foule et courent au combat, mais cela ouvertement et
sans aucune circonspection, de sorte que la ruse et l’habileté militaires viennent aisément à bout de leurs efforts. On n’a qu’à les
provoquer, en effet, quand on veut, où l’on veut et pour le premier prétexte venu, on les trouve toujours prêts à accepter le défi et à
braver le danger, sans autre arme même que leur force et leur audace".

"D’autre part, si on les prend par la persuasion, ils se laissent amener aisément à faire ce qui est utile, témoin l’application qu’ils
montrent aujourd’hui même pour l’étude des lettres et de l’éloquence".

"Cette force dont nous parlions tout à l’heure tient en partie à la nature physique des Gaulois, qui sont tous des hommes de haute taille,
mais elle provient aussi de leur grand nombre".

"Quant à la facilité avec laquelle ils forment ces rassemblements tumultueux, la cause en est dans leur caractère franc et généreux qui
fait qu’ils sentent l’injure de leurs voisins comme la leur propre et s’en indignent avec eux. Aujourd’hui, à vrai dire, que ces peuples,
asservis aux Romains, sont tenus de prendre en tout les ordres de leurs maîtres, ils vivent entre eux dans une paix profonde ; mais
nous pouvons nous représenter ce qu’ils étaient anciennement par ce qu’on raconte des moeurs actuelles des Germains, car,
physiquement et politiquement, les deux peuples se ressemblent et peuvent passer pour frères, sans compter qu’ils habitent des
contrées limitrophes, séparées uniquement par le Rhin et ayant ensemble presque sous tous les rapports une grande analogie, si ce
n’est que la Germanie est plus septentrionale, comme il est facile de le vérifier en comparant ses parties méridionale et septentrionale
respectivement avec les parties méridionale et septentrionale de la Gaule. Les migrations lointaines des Gaulois trouvent leur explication
précisément dans cette tendance à procéder toujours tumultuairement et par levées en masse".

Revenons donc aux fondamentaux.

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30/03/2020 Mort de Patrick Devedjian : lire le portrait de Faits & Documents - Egalite et Réconciliation

#2422273
Le 30 mars à 21:51 par Eric
Mort de Patrick Devedjian : lire le portrait de Faits & (...)

Œuf, jambon, fromage, la complète. Il paraît qu’il ne faut pas dire « bon débarras ! » ou ce genre de truc en pareille circonstance, du
coup on ne le dira pas !

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