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CONTEXTE D’UTILISATION DE LA

MOYENNE HARMONIQUE

Par :
Alain LUKOJI TSHIBANGU
Assistant
CONTEXTE D’APPLICATION DE LA MOYENNE HARMONIQUE

Résumé

La moyenne harmonique est très connue seulement par sa formule mathématique et le


contexte de son utilisation n'est pas connu par la majorité des scientifiques. D’autre part,
pour beaucoup, trouver une moyenne c’est calculer la moyenne arithmétique. Dans cet
article nous allons éclairer le vrai sens de la moyenne, préciser le contexte d'utilisation de la
moyenne harmonique. Nous donnerons la condition nécessaire pour son application et
reformulerons une définition qui exprime son sens physique.

Abstract

The harmonic mean is well known only by its mathematical formula and the context of its
use is not known by the majority of scientists. On the other hand, for many, finding an
average is calculating the arithmetic mean. In this article we will illuminate the true meaning
of the mean, specify the context of use of the harmonic mean. We will give the necessary
condition for its application and reformulate a definition that expresses its physical meaning.

1. Introduction

La moyenne est souvent définie par sa formule, valeur mathématique et non physique.
Plusieurs ouvrages de statistique descriptive parlent de différents types de moyenne sans en
éclairer les contextes d’utilisation. C’est ainsi que la moyenne arithmétique prend le dessus
et est souvent utilisée, même à tort.

Si pour beaucoup, calculer la moyenne c’est calculer la moyenne arithmétique, nous allons
dans cet article éclairer son utilisation, et plus particulièrement les conditions d’utilisation de
la moyenne harmonique.

Dans cet article, nous exposerons uniquement la moyenne harmonique et ses conditions
d’utilisation, pensons qu’elle est différente de la moyenne arithmétique et est utilisée dans
des conditions particulières. Les démarches mathématiques, nous permettront de
démontrer les conditions de son utilisation et de mettre en évidence sa différence avec la
moyenne arithmétique.

L’article est organisé de la manière suivante :

- La deuxième section donne les préliminaires,


- La troisième section introduit la moyenne harmonique,
- La quatrième présente l’usage de la moyenne arithmétique et de la moyenne
harmonique,
- Et la conclusion le sanctionne.

1
2. Préliminaires
2.1. Notion de moyenne

La moyenne est la caractéristique de tendance centrale la plus réputée et n’est définie que
pour des variables statistiques quantitatives.

Plusieurs ouvrages la présentent comme une valeur mathématique et non physique, ils la
définissent par sa formule :
- La moyenne arithmétique est définie comme étant la somme des valeurs observées
divisée par le nombre d’observations
- La moyenne harmonique est définie comme étant l’inverse de la moyenne
arithmétique des inverses des observations
- La moyenne géométrique est définie comme étant la racine nième des produits des n
observations
- La moyenne quadratique comme étant la racine carrée de la moyenne arithmétique
des carrés des observations.

Sur Wikipédia, nous lisons : « La moyenne est une mesure statistique caractérisant les
éléments d'un ensemble de quantités : elle exprime la grandeur qu'aurait chacun des
membres de l'ensemble s'ils étaient tous identiques sans changer la dimension globale de
l'ensemble ».

Et le site www.techno-sciences.net/onglet=glossaires éclaire la définition :

« La moyenne est la valeur unique que devraient avoir tous les individus d'une population
(ou d'un échantillon) pour que leur total soit inchangé ».

Ainsi si le total formé par les individus d'une population est la somme de leurs valeurs, la
moyenne est alors la moyenne arithmétique ; ce qui est souvent le cas.

Si nous introduisons la notion de valeur physique que représentent les valeurs observées, le
total ne sera nécessairement pas la somme de ces valeurs. C’est le cas des vitesses utilisées
pour parcourir un trajet dans deux sens, aller et retour :

2.2. Illustration :

Soit un engin parcourant un trajet E avec la vitesse V1 = 40Km/h en aller et au retour avec la
vitesse V2 = 60Km/h. Sa vitesse moyenne ne sera pas la moyenne arithmétique des deux
vitesses V1 et V2.

Selon la valeur physique de la vitesse, la vitesse moyenne sera la distance totale parcourue
divisée par le temps de parcours et non la moyenne arithmétique des deux vitesses comme
suit :

40+60
=50 Km /h
2

2
En effet,

La distance totale sera : E+ E=2 E c.-à-d. aller + retour

E E
Les temps T 1= pour l’aller et T 2= pour le retour ; la formule de l’espace étant :
40 60

E=V 1∗T 1

E E 5E
Le temps total sera : T =T 1+T 2= + =
40 60 120

2 E 240
V= = =48 Km /h
La vitesse moyenne sera : 5E 5
120

Nous aurons comme vitesse moyenne 48Km/h et non 50Km/h qu’on aurait par la moyenne
arithmétique des vitesses.

3. Moyenne harmonique
3.1. Définition
La moyenne harmonique est couramment définie comme étant l’inverse de la moyenne
arithmétique des inverses, sa formule se présente comme suit :
n
H= n
∑ x1
i=1 i

(1)

n
H= k
n
∑ xi
i=1 i

3.2. Moyenne harmonique et vitesse

Plusieurs Auteurs montrent que le calcul de la moyenne harmonique convient pour les
vitesses ; Dr DAKHMOUCHE, Freddy NTUNU, Yves Tillé, Lucien Leboucher & Marie-José
Voisin, www.wikipedia.org, pour ne citer que ceux-ci ; donnent les exemples des vitesses
réalisées dans un trajet en aller et au retour.
C’est ainsi que nous partons de la vitesse moyenne pour vérifier l’affirmation.

Soient vi la vitesse parcourue au temps ti dans un espace ei, on a :

e i=v i t i (2)

n n
L’espace total E et le temps total T parcouru par l’engin seront : E=∑ e i et T =∑ t i
i i

3
n
Ceci donne conformément à la relation (2) : E=∑ e i
i

La vitesse moyenne v selon les notions de physique sera :


n

∑ ei (3)
E i
v= = n
T
∑ ti
i

Posons que ei = ej = e Ɐi et j (c’est-à-dire que les différentes fractions de distances


parcourues aux différentes vitesses vi et temps ti sont constantes) ;

Nous aurons :

e=v i t i ; ∀ i

Et la relation (3) devient :


n n

E
∑ ei ∑e
i i
v= = n
= n
T
∑ ti ∑ t i
i i

ei
Or selon (2) nous avons : t i= ; ce qui entraine que la vitesse moyenne devient :
vi
n

∑ ei
i
v= n
e
∑ vi
i i

∑e ne n
i
Or ei = e ; ce qui donne : v= n
= n
= n

∑ ve e∑
1
vi
∑ v1
i i i i i

Donc la vitesse moyenne parcourue en différents temps dans des fractions d’espaces
égaux sera :

n 1
v= n
= n

∑ v1 1
∑ 1
n i vi
i i

C’est la moyenne harmonique de différentes vitesses vi parcourues dans n fractions


d’espace e. Nous la noterons vh dans le cadre de cet article.

4
3.3. Moyenne harmonique pondérée

Si pour certaines fractions d’espace i et j, nous avons vi = vj  (c’est-à-dire à chaque vi


correspond une pondération ni, nombre de fois que la vitesse vi est observée) ; nous
aurons la moyenne harmonique pondérée :

n 1
v h= k
= k
n 1 ni
∑ vi ∑
n i vi
i i

Nous pouvons alors dire que la vitesse moyenne est calculée en recourant à la moyenne
harmonique si et seulement si les fractions d’espaces parcourues avec différentes
vitesses sont constantes.

Ceci nous conduit à la généralisation suivante

3.4. Généralisation

c
Si pour une variable xi, on a : x i= y  ; c étant une constante et yi une variable
i

dépendante de xi, la moyenne qui convient pour la variable xi est la moyenne


harmonique.

Ou si c = xi*yi, alors la moyenne de xi sera la moyenne harmonique. D’où la condition


nécessaire ci-après.

Condition nécessaire

c alors pour xi c’est la moyenne harmonique qui est


Si x i= ou c = xi*yi Ɐ i 
yi appropriée.
Cette condition nécessaire vient expliciter la règle des taux moyens de la forme x par d
qui dit : « La moyenne harmonique est utilisée lorsque les taux sont exprimés sous la
forme x par d et x est constante, ou lorsqu'ils sont exprimés sous la forme d par x et d est
constante » (G.L. Thirkettle, Business statistics and statistical method, Macdonald and
Evans, London 1981 ; page 104

4. Usage de la moyenne harmonique (écart avec la moyenne arithmétique)

4.1. Vérification de la condition nécessaire

a) La moyenne d’unités vendues par recharge électronique d’unités de communication


et celles vendues par recharge des cartes prépayées pour faire un même chiffre
d‘affaire, étant donné que les prix unitaires des cartes diffèrent selon le type de
recharge, sera de combien ?

Soient Q1, la quantité d’unités vendues par recharge électronique au prix unitaire P1 ;

5
Q2, la quantité d’unités vendues par carte électronique au prix unitaire P2 ;

CA, le chiffre d’affaire à réaliser par vente de chaque type d’unités.

Alors CA = Q1*P1 = Q2*P2 ; la condition nécessaire est donc vérifiée.

2
Q h=
La quantité moyenne vendue sera la moyenne harmonique 1 1
+
Q1 Q2
Q 1 +Q 2
et non la moyenne arithmétique Q a=
2

Si Q1 = 120 et Q2 = 100 ; on aura :

2
Q h= =109,09 120+100
1 1 et Q a= =110
+ 2
120 100

La différence des deux moyennes s’explique par le fait que la moyenne


harmonique tient compte de la relation de dépendance des quantités et prix par
rapport au Chiffre d’affaire tandis que la moyenne arithmétique ne tient compte que
des quantités sans se soucier de cette relation de dépendance, qui pourtant est
réelle et incontournable.

b) Un consommateur décide de dépenser le même montant par mois pour la


consommation d’unités pour les trois réseaux de communication (Vodacom, Orange
et Airtel). Chaque réseau a son prix de vente. Calculer la quantité moyenne d’unités
à consommer par réseau.

Comme la dépense mensuelle par réseau est D = Qi*Pi Ɐ i = 1,2,3 ; la condition


nécessaire est vérifiée, alors la quantité moyenne sera harmonique :

3
Q h=
1 1 1
+ +
Q1 Q2 Q3

c) Un spéculateur a consacré pendant 4 années la même somme S à l’achat de lingots


de cuivre aux prix respectifs : 5400 ; 5500 ; 5800 et 6400 $ usd le kg. Le prix moyen
d’achat du kilogramme de cuivre par le spéculateur n’est pas la moyenne
arithmétique.

En effet, la dépense annuelle effectuée par le spéculateur est :

S=5400 q1=5500 q 2=5800 q3=6400 q4  ; (1)

Les qi représentent les quantités de lingots achetés par année chacune au prix pi
correspondant.

6
Conformément à la condition 1, le prix moyen de lingot acheté par an sera la
moyenne harmonique :

En effet, le total d’achat pour les quatre années est : 4 S

S S
Conformément à la relation (1) on a : pi= et q i=
qi pi

La quantité totale achetée est :

S S S S
q 1+ q2 +q 3+ q4 = + + +
5400 5500 5800 6400

Le prix moyen sera :

4S
p=
S S S S
+ + +
5400 5500 5800 6400

4
p= =5750,60
1 1 1 1
+ + +
5400 5500 5800 6400

C’est la moyenne harmonique et non arithmétique qui exprime le vrai sens de la moyenne
dans ce cas, la condition nécessaire S=pi*qi étant vérifiée.
d) Une entreprise de transport possède 10 camions qui font la rotation entre un
endroit A et un endroit B. Au cours d’une de ces rotations le trajet AB (distance D) a
été couvert par ces véhicules aux vitesses moyennes suivantes :

Vitesse Moyenne (Km/h) : 40 60 70

Nombre de camions : 3 5 2

N° 1 2 3 TOTAL
Vitesse Moy (Km/h) xi 40 60 70
Nombre de camions ni 3 5 2 10

3 5 2
ni/ xi 0,1869
40 60 70

10
La moyenne sera =53,5km/h
0,1869

Observation :
Jusque-là, nous ne considérons que les cas où le produit des deux variables dépendantes est
constant.

7
4.2. Cas du produit des deux variables dépendantes non constant (variable) : condition
nécessaire non vérifiée

Considérons les différents espaces ei parcourus aux vitesses vi par un engin, la vitesse
moyenne v sera :
n n

E
∑ ei ∑ e i
i i
v= = n
= n
t e
∑ ti ∑ v i
i i i

Ici, nous avons ei ≠ ej pour certain i et j,

Dans ce cas, essayons de calculer la moyenne des espaces, qui est la valeur unique que prendraient
toutes les fractions d’espaces de sorte que l’espace total soit inchangé.
Nous aurons :
n
1
e= ∑e (1*)
n i=1 i

e e
Ce qui entraine que Ɐ i, on a : t i= ou vi = ; avec e l’espace moyen. Ceci se ramène
vi ti
à la condition nécessaire pour l’application de la moyenne harmonique.

Donc nous aurons :


n 1
v= n
= n

∑ v1 1
∑ 1
n i vi
i i

Et pour la moyenne harmonique pondérée (plusieurs vitesses vi observées dans des fractions


d’espace ei différentes) :
n
v= k
n
∑ vi
i i

Ce raisonnement n’est pas correct dans ce sens que la moyenne arithmétique e des
différentes fractions d’espaces ei ne tient pas compte des vitesses vi et des temps ti y relatifs.
n n
1 1
e= ∑ ei = ∑ v i t i
n i n i

4.3. Illustrations chiffrées

a) Un cycliste parcourt 4 étapes de 100km. Les vitesses respectives pour ces étapes sont de
10km/h, 30 km/h, 40 km/h, 20 km/h. Quelle a été sa vitesse moyenne?

8
Un raisonnement simple nous dit qu’il a parcouru la première étape en 10h, la deuxième en
3h20 la troisième en 2h30 et la quatrième en 5h.
Il a donc parcouru le total des 400km en 20h50 (20,8334h)
400
La vitesse moyenne sera : v= =19,2km/h
20,833
Application de la moyenne harmonique

- Vérification de la condition nécessaire  e=100=v i t i


4 4
v h= = =19,2 km/h
- La moyenne sera alors harmonique : 1 1 1 1 25
+ + +
10 30 40 20 120

b) Un cycliste parcourt 4 étapes de 100km, 90km, 150km et 60km avec les vitesses respectives
de 10 km/h, 30 km/h, 40 km/h et 20 km/h. Quelle a été sa vitesse moyenne ?
n

∑ ei
i
Le raisonnement en physique donnera : v= n

∑ ti
i

Les ti étant respectivement : 10h, 3h, 3h45 et 3h.

Et le temps total et l’espace total étant : 19,75h et 400Km,


400
La vitesse moyenne sera : v r= =20,25 km/h
19,75

Application de la moyenne harmonique :


- Vérification de la condition nécessaire e = vi*ti ; on a 100km ≠ 90km ; donc la condition
nécessaire n’est pas respectée.

- Se référant à la relation (1*), les espaces ei sont remplacés par la moyenne e


4 4
v h= = =19,2 km/h
- La moyenne harmonique donnera : 1 1 1 1 25
+ + +
10 30 40 20 120

Il est évident que la moyenne harmonique vh est différente de la moyenne réelle vr.
Vérification des deux moyennes par rapport à la définition :

Sachant que E = v*T (v la vitesse moyenne et T le temps total : 19,75h), on aura :

 E = vr*T = 20,25*19,75 = 400 ; la moyenne réelle vr vérifie la définition


 E = vh*T = 19,2*19,75 = 379 ; la moyenne harmonique vh ne vérifie pas la
définition (379 ≠ 400), elle n’est donc pas appropriée dans ce cas

Critique par rapport à la moyenne arithmétique

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La moyenne arithmétique pour les illustrations a) et b) donne 25km/h. Cette moyenne
n’est pas appropriée dans ce sens que le total au sens physique E = v*T ne sera pas
respecté (25*19,75 = 493,75 qui est différent de 400, le vrai total). En plus le total
arithmétique des vitesses n’a aucun sens.

c) Quatre facultés de l’université cotisent chacune 100$ pour soutenir la journée porte ouverte
de l’université. Les cotisations individuelles des Enseignants par faculté sont respectivement
de 5$, 10$, 4$ et 12,5$. Calculez la cotisation moyenne par Enseignant.

- Vérification de la condition nécessaire : 100 = 5N1 = 10N2 = 4N3 = 12,5N4 ; les Ni


représentent les nombres d’enseignants par faculté et ci les cotisations par Enseignants.

- La condition nécessaire étant vérifiée, c’est la moyenne harmonique qui convient :

4
H= =6,35 $
1 1 1 1
+ + +
5 10 4 12,5

Donc tous les enseignants mis en ensemble cotiseraient chacun 6,35$

d) Quatre facultés de l’université cotisent respectivement 70$, 90$, 140$ et 100$ pour soutenir
la journée porte ouverte de l’université. Les cotisations individuelles des Enseignants par
faculté sont respectivement de 5$, 10$, 4$ et 12,5$. Calculez la cotisation moyenne par
Enseignant.

- Vérification de la condition nécessaire : (70=5N1) ≠ (90=10N2) ≠ (140=4N3) ≠


(100=12,5N4); donc la condition nécessaire n’est pas respectée ;

- S’il faut accepter la relation (1*), la moyenne harmonique sera :

4
C h= =6,35 $
1 1 1 1
+ + +
5 10 4 12,5

Somme des cotisations par faculté S


- La moyenne réelle est par contre : C r= =
Nombre total d ' Enseignant N

S=70+ 90+140+100=400
N=14 +9+35+ 8=66
400
C r= =6,06
66

Donc, indépendamment des facultés, tous les Enseignants mis ensemble, chacun cotiserait
de façon équitable 6,06$.

Vérification des deux moyennes par rapport à la définition :

Sachant que S = c*N (c la cotisation moyenne par Enseignant et N le nombre total


d’Enseignants : 66), on aura :

10
 S = ch*N = 6,35 * 66 = 419 ; la moyenne harmonique ch ne vérifie pas la
définition (419 ≠ 400), elle n’est donc pas appropriée dans ce cas.

 S = cr*N = 6,06 * 66 = 400; la moyenne réelle cr vérifie la définition.

Critique par rapport à la moyenne arithmétique

La moyenne arithmétique pour les illustrations c) et d) donne 7,875$. Cette moyenne


n’est pas appropriée par ce que le total au sens physique S = c*N = 7,875*66=519,75
est différent de 400, le vrai total.

Observation : Dans le cas des variables dépendantes xi et yi tel que xi=ci/yi, la moyenne de xi
sera calculée par la formule :
n n

∑ ci ∑ ci
i i
x m= n
= n
c
∑ yi ∑ xi
i i i

5. Conclusion
Appuyant la définition du site www.techno-sciences.net/onglet=glossaires, selon laquelle « La
moyenne est la valeur unique que devraient avoir tous les individus d'une population (ou
d'un échantillon) pour que leur total soit inchangé », nous pouvons retenir que le calcul de la
moyenne harmonique xh :
n
- tient compte du sens physique du total C=nc=x h ∑ y i , qui n’est pas la somme,
i
donc elle est différente de la moyenne arithmétique
- n’est possible que si la condition nécessaire suivante est respectée

c alors pour xi, c’est la moyenne harmonique qui est


Si x i= ou c = xi*yi Ɐ i 
yi appropriée.

- Convient effectivement aux vitesses, mais pour autant que les fractions d’espaces
parcourus aux différentes vitesses soient identiques.
La moyenne harmonique peut ainsi être définie comme étant la valeur unique que prendraient tous
les individus d’une population pour une variable dépendante pour que son produit par le total de la
somme de la seconde variable soit égal au produit du nombre d’individus observés et des deux
valeurs d’un individu de cette population.

En effet, selon la condition nécessaire : c = x1*y1 = x2*y2 = x3*y3 = … = xi*yi = … = xn*yn


n
… …
Nous avons nc = nx1*y1 = nx2*y2 = nx3*y3 = = nxi*yi = = nxn*yn¿ x h ∑ yi
i

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BIBLIOGRAPHIE

1. Freddy NTUNU MBUMBA Ngoma, Comprendre la statistique descriptive en


sciences de gestion, Galimage, Kinshasa mai 2013
2. Dr DAKHMOUCHE Meghlaoui, Introduction à la statistique descriptive, Année
universitaire 2010/2011
3. http://www.educatim.fr/tq/co/Module_TQ_web/co/moyenne_harmonique.html,
consulté le 26/05/2018 à 16h15
4. G.L. Thirkettle, Business statistics and statistical method, Macdonald and Evans,
London 1981
5. http://histoiredechiffres.free.fr/curiosites/moyennes.htm, consulté le 15/05/2018 à
14h30
6. https://www.ilemaths.net/sujet-moyenne-harmonique-517394.html, consulté le
25/05/2018 à 14h00
7. Lucien Leboucher & Marie-José Voisin, Introduction à la statistique descriptive,
Cépaduès-édition, Toulouse août 2011
8. http://math.univ-lyon1.fr/irem/IMG/pdf/vitesse.pdf
9. www.techno-sciences.net/onglet=glossaires, consulté le 20 novembre 2017 à 15h
10. Yves Tillé, Résume du cours de statistique descriptive, 15 décembre 2010
11. http://villemin.gerard.free.fr/aMaths/Moyenne/MoyIntro.htm, consulté le 26/05/2018 à
14h30
12. https://fr.wikipedia.org/wiki/Moyenne_harmonique, consulté le 10/01/2018
13. https://xavier.hubaut.info/coursmath/sta/moyenne.htm, consulté le 26/05/2018 à 16h30

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