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I.

LA LOI DU 21 AVRIL 1967 :

La seconde étape importante de la mise en place et de la consolidation du système bancaire


marocain a débuté avec la promulgation du décret royal n° 1-67-66 du 21 avril 1967 portant
loi relatif à la profession bancaire et au crédit, dont les principaux apports consistent en une
définition plus précise de l'activité des banques, la délimitation des attributions des autorités
de tutelle et de surveillance et l'institution d'une réglementation plus appropriée.

1. DEFINITION DE L’ACTIVITE DES BANQUES :

La loi de 1967 a apporté une définition plus précise de l’activité des banques au Maroc. En
effet, selon cette loi, est considérée comme banque toute entreprise qui fait profession
habituelle de recevoir du public, à titrer de dépôt ou autrement, des fonds qu'elle emploie, soit
pour son propre compte, soit pour le compte de ses clients ou de tiers désignés par ceux-ci, en
opérations financières, de crédit, de bourse ou de change.

Constituent des fonds reçus du public au sens de l'article premier ci-dessus, les fonds qu'une
entreprise (ou personne) reçoit sous une forme quelconque, de tiers ou pour le compte de
tiers, à charge de les restituer, à l'exception :

 Des fonds destinés à constituer ou à augmenter le capital de l'entreprise ;


 Des sommes laissées en compte dans une société par des administrateurs, gérants,
associés en nom ou commanditaires et, dans les sociétés anonymes, par les
actionnaires détenant 10% au moins du capital social ;
 Des dépôts du personnel lorsqu'ils ne dépassent pas 10 % du capital social ;

 Des fonds provenant de crédits bancaires.

1.1. L’autorisation :

Aucune entreprise considérée comme banque au sens de l'article premier ci-dessus ne peut
exercer son activité sur le territoire du Royaume du Maroc sans y avoir été préalablement
autorisée.

L'autorisation est donnée par arrêté du ministre des finances après instruction de la demande
par la Banque du Maroc et avis de la commission restreinte du comité du crédit et du marché
financier.
L'arrêté portant autorisation ou la décision de refus est notifié au demandeur, à la Banque du
Maroc, au comité du crédit et du marché financier et au groupement professionnel des
banques.

Le retrait d'autorisation entraîne radiation de la liste des banques. Il est prononcé par arrêté du
ministre des finances, soit sur la demande de l'intéressé, soit à titre de sanction disciplinaire
en application de l'article 30 de la présente loi, soit en cas de non-usage de l'autorisation après
mise en demeure non suivie d'effet.

L'arrêté ministériel portant retrait d'autorisation est notifié, dans les mêmes conditions que
l'autorisation. Il fixe les conditions et délais de la liquidation ainsi que la date à partir de
laquelle doivent cesser toutes opérations bancaires.

Il n'est susceptible de recours que pour excès de pouvoir.

1.2. Les dépôts (fonds) :

Seules les entreprises inscrites sur la liste des banques sont autorisées à recevoir du public des
dépôts à vue ou d'un terme inférieur à deux ans.

Sont considérés comme fonds reçus sous forme de dépôts, quelle que soit leur dénomination,
tous fonds que toute entreprise (ou personne) reçoit, à charge d'en restituer le montant avec
ou sans stipulation d'intérêts, sur sa sollicitation ou à la demande du déposant, avec la faculté
d'en disposer pour les besoins de son activité propre.

Sont assimilés aux fonds reçus en dépôt :

 Les fonds déposés en compte courant avec ou sans préavis même si le solde du
compte peut devenir débiteur ;
 Les fonds dont le remboursement est subordonné à un préavis ou à un terme ;
 Les fonds versés par un déposant avec stipulation d'une affectation spéciale si
l'entreprise qui a reçu le dépôt ne le conserve pas en l'état ;

 Les fonds dont la réception donne lieu à la délivrance, par le dépositaire, d'un billet ou
d'un bon de caisse portant intérêt ou non.

1.3. Les règlements juridiques des banques :

Les banques ayant leur siège social dans le Royaume du Maroc ne peuvent être constituées
que sous la forme de sociétés anonymes à capital fixe.
Toute banque doit justifier à son bilan d'un capital minimum dont le montant est fixé par
arrêté du ministre des finances, après avis de la Banque du Maroc et du comité du crédit et du
marché financier.

Le capital minimum doit être entièrement libéré et, à tout moment, l'actif doit excéder
effectivement, d'un montant égal au capital minimum, le passif dont la banque est tenue
envers les tiers sans que les versements des actionnaires puissent être compensés par des prêts
ou avances d'un terme supérieur à trois mois, compte tenu des renouvellements susceptibles
d'intervenir pendant cette période.

Nul ne peut, sans avoir été préalablement inscrit sur la liste des banques, faire figurer les
termes de « banque », « banquiers » ou « bancaire », dans quelque langue que ce soit, dans sa
dénomination ou sa raison sociale, ni les utiliser d'une manière quelconque dans son activité.

Nul ne peut, dans un écrit rendu public, qualifier de banque une entreprise non inscrite sur la
liste prévue à l'article 5 ci-dessus ou, dans les mêmes conditions, qualifier de banquier toute
personne qui n'exploite pas une entreprise inscrite sur ladite liste.

Nul ne peut contrôler, diriger, administrer où gérer à un titre quelconque une banque ou une
succursale ou agence d'une banque, ou encore signer pour une banque en vertu d'un mandat
permanent :

S'il a été condamné irrévocablement :

 Pour crime ;
 A une peine d'emprisonnement supérieure à trois mois, sans sursis, pour délit, à
l'exclusion des délits non intentionnels. Toutefois, si cette condamnation n'a pas été
encourue pour un délit contre les biens, une dérogation pourra être accordée par le
ministre des finances, après avis du gouverneur de la Banque du Maroc ; S'il a fait
l'objet, ou si la banque ou l'entreprise qu'il administrait a fait l'objet, au Maroc ou à
l'étranger, d'un jugement déclaratif de faillite et qu'il n'a pas été réhabilité par la suite.

Il est interdit aux banques, sauf dérogation particulière accordée par le ministre des finances,
de pratiquer habituellement une industrie ou un commerce étranger aux opérations
caractérisant la profession bancaire.
2. COMITE DU CREDIT ET DU MARCHE FINANCIER :

Il est institué un comité consultatif dénommé comité du crédit et du marché financier, placé
sous, la présidence du ministre des finances, ou, en cas d'absence ou d'empêchement de ce
dernier, du gouverneur de la Banque du Maroc, vice-président de droit.

Le comité du crédit et du marché financier est composé, indépendamment du président et du


vice-président, des membres permanents ci-après :

 Le vice-gouverneur ou le directeur général de la Banque du Maroc ;


 Le directeur du Trésor et des finances extérieures au ministère des finances ;
 Le commissaire du Gouvernement près la Banque du Maroc ;
 Le directeur du plan ;
 Les directeurs généraux de la Banque centrale populaire, de la Banque nationale pour
le développement économique, de la Caisse nationale de crédit agricole, de la Caisse
de prêts immobiliers du Maroc et de la Caisse de dépôt et de gestion ;

Quatre banquiers choisis pour deux ans par le groupement professionnel des banques prévu à
l'article 17, parmi les présidents ou administrateurs délégués ou les directeurs généraux des
établissements inscrits sur la liste des banques.

Outre les membres permanents mentionnés ci-dessus, peut être appelée à participer aux
réunions et travaux du comité toute personne dont ledit comité juge utile la collaboration à
raison soit de sa compétence, soit de ses responsabilités dans l'administration ou la vie
économique du pays.

Le secrétariat du comité est confié à la Banque du Maroc.

La compétence du comité du crédit et du marché financier s'étend à toute question


intéressante, directement ou indirectement, le crédit et sa distribution, la monnaie, l'épargne,
le taux de l'intérêt, le marché financier, le financement des investissements et le
développement de la production et des échanges.

Le comité mène toutes études qui lui sont confiées par le ministre des finances, répond à
toutes demandes d'avis qui lui sont adressées par celui-ci et peut formuler des propositions ou
suggestions sur les questions qui entrent dans sa compétence.

Il est réuni au moins une fois par trimestre sur convocation de son président, à l'effet
d'examiner la situation du crédit et les problèmes s'y rapportant. Il formule ses avis à la
majorité des voix des membres présents, la voix du président de séance étant prépondérante
dans le cas de partage.

Le comité adresse tous les six mois au ministre des finances un rapport sur la situation
générale du crédit et du marché financier.

Le comité du crédit et du marché financier peut créer dans son sein des commissions
permanentes spécialisées pour l'assister dans ses travaux.

Pour les avis relatifs à des questions de caractère individuel donnés en application de la
présente loi, et qui concernent notamment les inscriptions et les radiations sur la liste des
banques, les ouvertures de succursales, bureaux ou guichets, les sanctions disciplinaires, la
nomination d'administrateurs provisoires, il est institué une commission restreinte du comité
du crédit et du marché financier composée comme il est indiqué ci-après :

 Le gouverneur de la Banque du Maroc, président ;


 Le directeur du Trésor et des finances extérieures ;
 Le commissaire du gouvernement près la Banque du Maroc ;
 Deux des représentants des banques, membres du comité, désignés par le groupement
professionnel des banques.

La commission restreinte du comité du crédit et du marché financier ne peut délibérer


valablement que si trois de ses membres au moins sont présents. Elle formule ses avis à la
majorité des voix des membres présents, la voix du président étant prépondérante dans le cas
de partage égal.

Il est rendu compte au comité des délibérations de la commission restreinte.

3. L’ADHESION AU GROUPEMENT PROFESSIONNEL :

Les banques sont tenues d'adhérer à un groupement professionnel constitué sous la forme
d'une association régie par le dahir du 3 joumada I 1378 (15 novembre 1958) réglementant le
droit d'association.

Les statuts de ce groupement doivent être approuvés par le ministre des finances.

Le groupement professionnel des banques veille à l'application par ses membres des arrêtés et
décisions du ministre des finances et des directives de la Banque du Maroc.

Il sert d'intermédiaire entre ses membres, d'une part, et les pouvoirs publics d'autre part, à
l'exclusion de tout autre groupement, association ou syndicat.
Il étudie les questions intéressant l'exercice de la profession :

 Amélioration des techniques bancaires ;


 Création de services communs ;
 Formation du personnel ;
 Réglementation de la concurrence ;
 Relations avec les employés notamment.

Il peut soumettre des propositions au ministre des finances et au comité du crédit et du


marché financier. Ainsi Il peut être consulté par le ministre des finances et par ledit comité.

Il est habilité à agir ou à intervenir en justice toutes les fois qu'il estime que les intérêts
généraux de la profession sont en jeu et notamment lorsqu'une banque est en cause.

4. LE CONTROLE DES BANQUES :

En vue d'assurer le développement de l'économie, la défense de la monnaie et la protection


des déposants, le ministre des finances peut, par arrêtés pris après avis du comité du crédit et
du marché financier :

 Instituer des rapports minimums ou maximums devant être maintenus entre deux ou


plusieurs des divers éléments de l'actif et du passif de chaque banque ;
 Instaurer des pourcentages de couverture des exigibilités des banques en effets publics
à court terme et en dépôts indisponibles à la Banque du Maroc ;
 Fixer des conditions maximums ou minimums en ce qui concerne la durée, le volume
de taux d'intérêt, et autres modalités d'octroi des crédits ou de certaines catégories de
crédits ;
 Fixer des conditions maximums ou minimums pour les modalités de collecte et la
rémunération des fonds reçus du public.

La Banque du Maroc est chargée de faire appliquer la réglementation relative à l'exercice de


la profession bancaire et de signaler au ministre des finances les manquements qu'elle
constate.

La Banque du Maroc détermine, par voie d'instructions ou de directives générales ou


individuelles données aux banques, les conditions d'application des arrêtés pris par le ministre
des finances en exécution de la présente loi.
A la clôture de l'exercice social, dont la date sera fixée par décision du ministre des finances,
toutes les banques doivent établir des comptes annuels comprenant un bilan, un compte
d'exploitation et un compte de profits et pertes dans les délais fixés par la Banque du Maroc
et selon des formules-types établies par elle.

Ces comptes annuels doivent être certifiés conformes aux écritures par un commissaire aux
comptes choisi sur la liste, publiée au Bulletin officiel, des experts comptables agréés près les
tribunaux.

Les banques doivent, en outre, dresser en cours d'année des situations périodiques de leur
actif et de leur passif aux dates et dans les délais fixés par la Banque du Maroc et selon des
formules-types établies par ladite Banque.

La Banque du Maroc exerce son contrôle sur les banques au vu notamment des bilans et des
situations périodiques qui lui sont remis. Les banques doivent lui fournir, à toute réquisition,
tous renseignements, éclaircissements et justifications utiles pour l'exercice de cette mission.

La Banque du Maroc peut, en outre, faire procéder sur place, a toute vérification ou contrôle
sur pièces des opérations et comptes des banques par des agents qu'elle commissionne à cette
fin.
II. LA LOI DU 06 JUILLET 1993 :

A partir de juillet 1993, une importante réforme, relative à l'exercice de l'activité des
établissements de crédit et leur contrôle, a introduit un nouveau concept, largement inspiré de
l’expérience internationale à savoir celui de la banque universelle. En vertu de cette loi, les
banques peuvent exercer et commercialiser l’ensemble des produits et services bancaires.
Cette notion annule la spécialisation établie jusque-là entre les banques commerciales et les
organismes financiers spécialisés.

Cette loi a institué un dispositif juridique unifié applicable à l’ensemble des établissements de
crédit, ainsi que le cadre d’une plus large concertation entre les autorités monétaires et la
profession. Ses dispositions visent également à assurer une meilleure protection des
déposants et des emprunteurs.

1. LA REDEFINITION DES ETABLISSEMENTS DE CREDITS :

La loi bancaire a vu son champ d’action s’étendre à des établissements de crédit qui n’étaient
pas régis par le décret royal portant loi du 21 avril 1967 et relatif à la profession bancaire et
au crédit, par l’introduction de la notion de « établissement de crédit » qui englobe, en plus
des établissements agréés en tant que banques, ceux agréés en tant que sociétés de
financement.

Aux termes de cette loi, ils sont considérés comme établissements de crédit les personnes
morales effectuant, à titre de profession habituelle, l’une des opérations suivantes :

 La réception de fonds du public ;


 La distribution de crédit ;
 La mise à disposition de la clientèle de tous moyens de paiement et de gestion.

La loi assimile, en outre, aux opérations de crédit, le crédit-bail, les opérations de vente avec
faculté de rachat d’effets et de valeurs mobilières et les opérations d’affacturage.

Les établissements de crédit ont également été autorisés à effectuer certaines opérations
connexes à leur activité.

Les banques sont des établissements à vocation universelle, étant donné la gamme des
opérations qu’elles peuvent effectuer puisqu’ils sont les seules capables de collecter des
dépôts à vue ou d’un terme inférieur ou égal à deux ans tandis que les sociétés de
financement n’interviennent que dans les activités de crédits.

2.  LA REGLEMENTATION DES ETABLISSEMENTS DE CREDIT :

L’un des principaux apports de la loi bancaire de 1993 a été le renforcement des pouvoirs de
réglementation, de supervision et de sanction accordés aux autorités de tutelle, ainsi que
l’extension de leur contrôle à l’ensemble des établissements de crédit et de leurs filiales. Ils
assurent également la présidence des organes de coordination.

Les autorités de tutelle, appelées communément « autorités monétaires », sont constituées du


Ministre des Finances et du Gouverneur de Bank Al Maghreb.

Cette loi a également réservé une large place à la coordination entre la profession et les
opérateurs économiques à travers la création d’organes consultatifs suivants :

 Le Conseil National de la Monnaie et de l’Epargne (CNME)

Qui est consulté sur toute question intéressant les orientations de la politique monétaire et du
crédit et les moyens de sa mise en œuvre. Il donne également son avis sur les conditions
générales de fonctionnement des établissements de crédit.

 Le Comité des Etablissements de Crédit (CEC)

Il donne son avis conforme au ministre des finances sur les questions intéressant l’activité des
établissements de crédit, notamment celles relatives à l’octroi et le retrait d’agrément; à
l’exercice à titre habituel, par un établissement de crédit d’une activité autre que celles déjà
précisé; au montant du capital ou de la dotation minimum exigible d’un établissement de
crédit; aux conditions de prise de participation des établissements de crédit dans le capital des
entreprises; aux modalités d’intervention et de fonctionnement du Fonds collectif de garantie
de dépôts.

Le comité donne, également, son avis au gouverneur de Bank Al-Maghrib, sur les questions
se rapportant aux aspects techniques des instruments de la politique monétaire et des règles
prudentielles.

3. DISPOSITIFS PRUDENTIELS :

En vue d’assurer le développement de l’économie, la défense de la monnaie, la protection des


déposants et des emprunteurs, la loi de (1993) a veillé à la mise en place de quelques
dispositifs prudentiels :
Le ministre des finances a le droit de fixer, pour l’ensemble des établissements de crédit ou
pour une catégorie de ces établissements ; sans préjudice des pouvoirs dévolus à Bank Al-
Maghrib et après avis du « Conseil national de la monnaie et de l’épargne » :

 Les modalités de collecte et les conditions de rémunération de certaines catégories de


fonds reçus du public ;
 Les conditions relatives à la durée, au volume, aux taux d’intérêt et aux autres
modalités d’octroi de crédits ;
 Les rapports minima ou maxima devant être maintenus entre deux ou plusieurs
éléments de l’actif, du passif et des engagements par signature reçus ou donnés par
des établissements de crédit.

Pour exercer leurs activités, les établissements de crédit ainsi que leurs dirigeants doivent
d’un côté satisfaire un certain nombre de conditions et d’exigences nouvelles et respecter un
ensemble de règles, d’un autre côté. Ces conditions et règles sont :

 L’honorabilité des personnes ;


 Le non-cumul de fonctions ;
 L’agrément par le Ministre des Finances ;
 Le respect normes prudentielles (capital minimum, coefficients de liquidité, de
solvabilité, de division des risques et de tout autre ratio prévu par Bank Al Maghrib) ;
 Le respect des règles comptables établies par Bank Al Maghrib ;

 L’adhésion à une organisation professionnelle.

Dans le cas d’une défaillance du système, même avec tous les dispositifs et les précautions
cités ci-dessus, et afin d’assurer et protéger les intérêts des déposants, et de préserver la
réputation de la place, il est institué :

 Un Fonds collectif de garantie des dépôts et ce, sans préjudice des systèmes ayant le
même objet pouvant exister au niveau de certains établissements de crédit.

Le « Fonds collectif de garantie des dépôts » est destiné à ; consentir, d’une part, dans le
cadre d’un plan de redressement, aux établissements de crédit recevant des fonds du public et
se trouvant en difficulté, des concours remboursables, et d’autre part, indemniser les
déposants des établissements de crédit mis en liquidation.

Le financement du fonds se fait par la participation de tous les établissements de crédit


recevant des fonds du public et ce, par le versement d’une cotisation annuelle proportionnelle
aux dépôts, dont le taux est fixé par arrêté du ministre des finances après avis. Le taux de
cette cotisation ne peut dépasser 0,25 % des dépôts.

 Un mécanisme collectif de soutien financier au profit des établissements de


crédit recevant des fonds du public et qui sont en difficulté

La première étape du dispositif susvisé commence par appel aux actionnaires qui détiennent
une participation égale ou supérieure à 5 % du capital et font partie du conseil
d’administration, en vue d’apporter leur appui financier à l’établissement en question. Au cas
où l’apport de ceux-ci s’avère insuffisant, le Gouverneur de Bank Al-Maghrib peut proposer
au Ministre des Finances de désigner un administrateur provisoire qui doit présenter, dans un
délai de trois mois, un plan de redressement dudit établissement.

En cas d’acceptation par le ministre des finances du plan de redressement susvisé, le Fonds
Collectif de Garantie des Dépôts peut consentir à l’établissement de crédit concerné des
facilités remboursables.

Si la contribution du FCGD est jugée insuffisante, le Gouverneur de Bank Al-Maghrib peut


mettre en œuvre la solidarité de la place en invitant les autres établissements de crédit à
apporter leur soutien financier à l’établissement en difficulté, sous forme soit de prise de
participation, soit d’octroi de concours remboursables ou non.

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