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Université Mohammed V- Rabat

Faculté des sciences juridiques, Economiques et Sociales-Souissi

Master  : finance de marchés et de l’entreprise

THEME :

Le financement désintermédié:
support de fonds:« OPCR-OPCI »

Année universitaire 2018/2019


PLAN :
Introduction
Développement 
Chapitre I : Généralités conceptuelles sur les OPCR

 Définitions et objectifs
 Les aspects fiscaux pour les OPCR
 La différence entre OPCR et CI

Chapitre II : Généralités conceptuelles sur les OPCI

 Définitions et objectifs
 Contrôle des OPCI
 Les aspects fiscaux pour les OPCI

Chapitre III : Aspect juridique

 Les lois cadrent des OPCR au Maroc


 Les lois cadrent des OPCI au Maroc

Chapitre IV : cas pratique

 L’émission des titres par ces deux types d’intermédiaires et leur


impact sur l’économie

Conclusion
Le financement désintermédié désigne celui qu’une entreprise se procure sans
recourir au service d’un intermédiaire (banques, etc.) en levant elle-même des
capitaux, par exemple sur le marché financier

Même si les concours bancaires restent la première source de financement des


entreprises, la part des financements désintermédiés s’est sensiblement accrue
depuis 2008.

Parmi les organismes destinés à ce mode de financement les organismes de


placement collectif en immobilier (opci), et les organismes de placement
collectif en capital (opcc) désignés auparavant organismes de placement
collectif en capital risque (opcr)

Lancement de nouveaux véhicules d’investissement en vue de :

 développer le secteur financier au Maroc,


 mobiliser l'épargne longue;
 diversifier les moyens de financement des entreprises et de
l'immobilier;
 Promouvoir l’investissement étranger dans les activités de capital
investissement.
A ce sillage il convient de poser une problématique pivot à savoir : qui sont ces
deux organismes ? Quels aspects fiscaux ainsi que cadre juridique réglementant
ces organismes ? À quel point leur introduction a pu contribuer à l’évolution du
marché boursier ?

Chapitre I : généralités conceptuelles sur les OPCC :


Définition

En vue de mobiliser l’épargne, booster le développement du secteur financier


et surtout diversifier les placements dans le capital investissement, le Maroc
vient de moderniser le cadre juridique de l’activité de capital investissement, et
ce en instituant les Organismes de Placement Collectif en Capital (OPCC),
remplaçant ainsi les organismes de placement en capital risque

 l’autorité marocaine des marchés de capitaux définie les opcr selon leurs
fonctions en disant qu’un OPCR est ‘’un fonds d’investissement, ayant
pour objet le financement de PME, principalement marocaines et non
cotées, à travers l’acquisition de titres de capital, l’acquisition de titres
de créances (convertibles ou non en titres de capital) et l’octroi
d’avances en compte courant d’associés’’.

 De sa part la loi cadre a définie les Opcr d’une vision typologique en


citant dans la Loi 41-05 Organisme de Placement en Capital Risque »
désigne une entité exerçant l’activité de capital risque telle que définie
par la loi 41-05. Les OPCR comprennent les sociéés de capital-risque
(SCR) et les fonds communs de placement à risque (FCPR).

Types :
Le FCPR est une copropriété de valeurs mobilières, créé à l’initiative : 
d’une société de gestion de portefeuille (banques, entreprises
d’investissements) agréé par l’autorité des marchés financiers (AMF) qui sera
chargée de la détermination du règlement du fond ainsi que de la gestion de
ses affaires.
Le règlement du FCPR doit préciser les modalités de gestion et les droits
attachés aux valeurs mobilières détenues par chaque épargnant, et d’un
dépositaire en l’occurrence un établissement financier chargé de la
conservation des valeurs mobilières du FCPR et du contrôle des décisions de la
société de gestion

Une société à capital risque (SCR) est une société implantée sur le territoire
français qui a pour objectif la prise de participation dans le capital de sociétés
non cotées en bourse. Une SCR peut avoir des statuts juridiques différents : S.A.
(société anonyme), société en commandite simple par actions (SCSA) ou
société par actions simplifiées (SAS). Une société à capital risque bénéficie de
règles fiscales particulièrement avantageuses, à savoir l'exonération totale de
l'impôt sur les sociétés sur les activités qui relèvent des participations à risque,
les autres activités dites annexes sont soumises à l'impôt sur les sociétés. Cette
forme de société permet un effet de levier lors de la revente des participations
détenues.

Objectif primo :
Comme chacun sait, l’activité du capital-risque s’assimile à une forme
d’intermédiation financière spécifique de fonds propres ou quasi-fonds
propres. Schématiquement, il fonctionne de la façon suivante : les fonds de
capital-risque collectent les capitaux auprès des investisseurs qui peuvent être
publics (caisses de retraite, collectivités locales, mutuelles) ou privés (banques
personnes physiques) pour les allouer à des PME sélectionnées.

Le premier acquis pour les OPCR qui permet d’accompagner donc les
entreprises en leur assurant une capitalisation à la hauteur de leurs ambitions,
est de couvrir l’ensemble des volets de cette activité qui se décline en capital
risque, capital développement et capital retournement. Et ce, pour offrir ainsi
aux entreprises un accompagnement dans leurs différentes étapes d’évolution.
Car ces fonds, dits « capital risqueurs », interviennent certes pour la création
ou la restructuration des entreprises par un capital naturellement risqué, mais
accompagnent aussi les entreprises dans leur développement sur un laps de
temps suffisant pour les installer sur un marché avant de les introduire les
entreprises concernées en bourse. C’est à l’issue de cette étape que les
« capital risqueurs » peuvent sortir de l’entreprise ainsi mise à niveau. Et
surtout, le capital-retournement intervient pour financer le redressement des
entreprises qui sont bien souvent PME.

L’investisseur en capital-risque recherche les meilleures affaires non seulement


dans l’entreprise en bonne santé, mais aussi dans le financement de
redressement des entreprises en difficulté financière et qui sont délaissées par
les banques.

Cible :
les difficultés de financement dont souffrent les PME sont multiples, peuvent
être de nature, administrative, lois et réglementations, coûts de financement
élevés. Toutefois, même si ces obstacles peuvent être surmontés, il peut y avoir
toujours un coût à supporter.

Le financement par le capital-risque dans la région MENA est encore peu


développé. Il constitue une source de financement à long terme pour le projets
à risques jugés élèves, mais avec des taux de rentabilité probablement élevés,
est un complément de financement bancaire, il a pour objectif de renforcer les
ressources propres des PME.est un outil de financement récent au Maroc , a
été introduit par la banque européenne d’Investissement (BEI) en 1989, et
devenu opérationnel en 1993 avec la création de la société Moussahama, et
l’Etat a créé un cadre législatif (loi n°41-05) relatif aux organismes de
placement en capital risque (OPCR). A la fin de 2012 en compte plus de
34 fonds d’investissement.

En effet, parmi les principales difficultés qui entravent la survie des PME,
est de trouver un financement adéquat à leur besoin lors des premières
étapes de leurs créations.

Depuis l’introduction du capital investissement au Maroc, les intervenants


ciblent le stade de « développement », avec une part de 69% entre 2000 et
2005, ensuite nous remarquons une légère diminution au profit du capital
retournement et amorçage de 9 % entre 2006 et 2010, pour se situe à 60 %.
Et 64 % à partir de 2011 jusqu’à 2013. Cependant l’activité de
transmission reste encore faible et ne représente que 27 % à partir de
2011contre 25 % entre 2006 et 2010, et seulement 22 % entre 2000 et 2005.
Cette activité est en progression depuis 2000. Les activités de création et
d’amorçage restent marginales avec une part de 2 % depuis 2006

Principales conditions à remplir par les OPCR et les sociétés de gestion


d’OPCR dans le cadre de la Loi n° 41-05

La principale nouveauté réside dans l’élargissement du champ d’action


des OPCR rebaptisé OPCC (organisme de placement collectif en capital). En
effet, une des principales contraintes de la loi n°41-05 qui imposait aux OPCR
de détenir un portefeuille constitué d’au moins 50% de titres représentatifs de
fonds et de quasi-fonds propres d’entreprises ayant la qualité de PME (définie
principalement comme une société réalisant un chiffre d’affaires inférieur à 175
MDH) est remplacée par la «seule» obligation pour un OPCR de détenir 50% de
titres représentatifs de fonds et de quasi-fonds propres de sociétés non cotées.

Ainsi que les titres des PME concernées restent pris en compte pour le calcul de
l'affectation minimale pendant une durée maximale de 3 ans à compter de la
date de perte de la qualité de PME.

Attendu depuis la transformation du CDVM en autorité autonome (en février


2016), l’organigramme de l’AMMC a été validé par un conseil d’administration
tenu le jeudi 24 mai à Rabat. En tant qu’autorité de régulation du marché des
capitaux, l’AMMC a été instituée par le Dahir n° 1-13-21 portant loi n° 43-12 et
a pour mission de :
 S’assurer de la protection de l’épargne investie en instruments financiers

 Veiller à l’égalité de traitement des épargnants, à la transparence et à


l’intégrité du marché des capitaux et à l’information des investisseurs;

 S’assurer du bon fonctionnement du marché des capitaux et veiller à


l’application des dispositions législatives et réglementaires ;

 Assurer le contrôle de l’activité des différents organismes et personnes


soumis à son contrôle;

 Assurer le respect de la législation et de la réglementation en vigueur


relatives à la lutte contre le blanchiment des capitaux, par les personnes
et les organismes placés sous son contrôle;

Les OPCC sont ainsi soumis au Droit de regard du Ministère de l’Économie et


des Finances sur les conditions de constitution des OPCR.

Aspect fiscal
Le fond commun de placement à risque (FCPR) constitue une enveloppe fiscale
avantageuse pour les investisseurs. Néanmoins, certaines conditions sont
notamment requises pour bénéficier des avantages fiscaux liés au FCPR.

Conditions requises pour bénéficier des avantages fiscaux

Les personnes physiques souscrivant à des valeurs mobilières du fond commun


de placement à risque, bénéficient d’un avantage fiscal au titre des revenus et
des plus-values réalisées dans le cadre du dit fond dans le cas où elles
respectent les conditions ci-après :

Les investisseurs doivent s’engager à conserver les valeurs mobilières acquises


pendant une période minimale de 5 ans à compter de leurs souscriptions.
 
Les sommes épargnées et les revenus des fonds doivent être immédiatement
réinvestis dans le FCPR et demeurer indisponibles jusqu’à l’expiration de la
période de 5 ans.
 
Chaque investisseur ne doit pas posséder de manière directe ou indirecte avec
son conjoint, ses ascendants ou ses descendants, plus de 25% des parts dans
les bénéfices des sociétés dont les titres font partie des actifs du FCPR.
 
Les avantages fiscaux sont réservés aux souscriptions de nouveaux titres et non
pas à l’acquisition de parts des FCPR.

Régime fiscal des revenus du FCPR

Si les conditions d’éligibilité sont respectées, les personnes physiques


bénéficient d’une exonération au titre de l’impôt sur les revenus (IR) au titre
des produits relatifs aux parts du FCPR auxquelles elles ont souscrit et ce,
pendant toute la période d’indisponibilité des sommes versées de 5 ans. Au-
delà de cette période, les revenus générés sont soumis à l’IR dans les
conditions du droit commun.
 
Elles restent néanmoins assujetties au titre des revenus du FCPR à la
contribution sociale généralisée (CGS) et à la contribution au remboursement
de la dette sociale (CRDS).
 
Si au cours des 5 premières années de conservation des parts du FCPR, une des
conditions d’exigibilité n’est plus respectée, une réintégration des revenus,
objets de l’exonération, doit être réalisée au revenu imposable de chaque
investisseur sauf dans les cas prévus par la loi (départ à la retraite,
licenciement, invalidité...).
Régime fiscal des plus-values générées par le FCPR

Les plus-values générées par la cession ou le rachat des titres du FCPR


bénéficient d’une exonération au titre de l’impôt sur les revenus (IR) dans le cas
où : 
les conditions d’éligibilité aux avantages fiscaux liés au fond sont toujours
respectées par les investisseurs.
la cession ou le rachat ont eu lieu après l’expiration de la période
d’indisponibilité de 5 ans.
 
Ces plus-values sont soumises à la CGS et à la CRDS.

Pour les sociétés elles-mêmes, elles sont exonérées d'impôt sur les sociétés sur
l'ensemble des revenus et des plus-values de leur portefeuille de titres cotés ou
non cotés. 
Pour les associés, les dividendes distribués, mais prélevés sur des produits et
des plus-values provenant du portefeuille exonéré de l'impôt sur les sociétés,
bénéficient à cet égard d'un régime fiscal favorable :
- une exonération d'impôt sur le revenu, si ces revenus sont réinvestis
immédiatement dans la SCR, mais à la condition également que le contribuable
conserve les titres de la SCR pendant au moins 5 ans et que son groupe familial
ne détienne pas plus de 25% du capital d'une société du portefeuille de la SCR
- si ces conditions ne sont pas respectées, il y aura imposition des dividendes
et des plus-values à l'impôt sur le revenu dans les conditions normales ;
- pour la fraction des dividendes prélevée sur les autres revenus de
portefeuille, c'est l'imposition au taux de droit commun qui s'applique.

Différence entre OPCR et CI

La principale différence entre le capital-risque et le capital


investissement réside sur le moment où ils interviennent dans le besoin des
entreprises. Si le capital-risque intervient pour financer le démarrage, la
recherche et l'élaboration de modèles et de prototypes, l'autre intervient tout
au long de la vie de l'entreprise, en fonction des besoins de l'entreprise dans la
réalisation d'un projet.

Le capital-risque et le capital investissement permettent de financer le


démarrage d'un projet dans une entreprise sauf que le capital-risque ne prend
en compte que la recherche et la phase de création. Comme l'a dit Cyrille
VERNES, il faut accompagner l'entreprise tout le long de la réalisation de son
projet pour faire profit.

Par ailleurs, le capital est une branche du capital investissement, donc tout
capital-risque est un capital investissement, mais tout capital investissement
n'est pas capital-risque. Le capital investissement subvient aux besoins en
fonds propres à l'entreprise, mais aussi crée des emplois et la richesse au
niveau des entreprises qu'ils soutiennent.
Chapitre II : généralités conceptuelles sur les OPCI :

Organisme De Placement Collectif en Immobilier

Les OPCI (ORGANISME DE PLACEMENT COLLECTIF EN IMMOBILER)

Dans le but de diversifier les instruments de mobilisation de l’épargne longue et


de dynamiser le marché de l’immobilier de l’entreprise, les opérateurs misent
sur ce nouveaux véhicule d’investissement pour faire de l’immobilier une classe
d’actifs à part entière.

Selon la loi 70-14 qui régit un OPCI peut être définit comme étant :

Un véhicule d’investissement réglementé :

Les OPCI sont classés en catégorie fixés par voie réglementaire. Toute création
doit être agrée par l’autorité marocaine des marché des capitaux (AMMC) et
publiée dans un bulletin officiel

Avec un cadre juridique particulier :

Inspiré des autres organismes en l’occurrence les OPCC (Organisme de


placement collectif en capital), les OPCT (organisme de placement collectif en
titrisation), et les OPCVM (organisme de placement collectif en valeur
mobilières)

Dans l’objet principal est l’acquisition ou la construction d’immeuble en vue de


leur location exclusivement :

Les OPCI investissent dans des immeubles qu’ils donnent en location ou qu’ils
font construire exclusivement en vue de leurs location qu’ils détiennent
directement ou indirectement y compris en états futur d’achèvement toutes
opération nécessaire à leur usage ou à leur revente

Les formes des OPCI :

La législation marocaine définit deux formes d’OPCI :

FPI : Fonds de Spi : société de


placement placement immobilier
immobilier

Les OPCI peuvent prendre la forme soit de sociétés de placement immobilier


( SPI) , sociétés ou les investisseurs sont actionnaires et qui ont la personnalité

morale , soit de fonds de placement immobilier (FPI) , des copropriétés d’actifs,


gérées par une société de gestion agréée, et ou l’investisseur n’a pas de droit de
contrôle de décision ou d’intervention sur la gestion .

Société de placement immobilier :

 Société anonyme à capital variable


 Les titres peuvent être libellés en devise ou
régis par une législation étrangère
 Le capital minimum initial de 5 million de
dirhams
 La SPI offre la possibilité de cotation en bourse
 Nombre d’actionnaire minimum égale à trois
 Gouvernance flexible : aucun Quorum* requis
pour l’AGO et l’AGE
 Possibilité pour une personne morale d’occuper
la présidence et la direction générale.

*Quorum : est un nombre de présence minimal parmi les membres d’une


assemblée sans lequel une délibération au sein de celle-ci ne peut être valide.

Fonds de placement immobilier :

 Pas de personnalité morale 5 copropriété


d’actifs)
 Les titres peuvent être libellés en devise
ou régis par une législation étrangère
 Capital minimum initial de 5 millions de
dirhams
 Géré par une société de gestion agréée
 Constitué par l’émission d’au moins d’au
part représentant les actifs

Les types d’un OPCI :

Il a deux grands types qui peuvent être pris par un OPCI :

 OPCI grand public (RETAIL) : c’est la catégorie des OPCI destiné à des
investisseurs non professionnelle
 OPCI à règle de fonctionnements allégés (OPCI RFA) : est la catégorie
des OPCI qui s'adresse à des investisseurs institutionnels.
Le contrôle d’un OPCI

L’autorité Marocaine des marchés des capitaux :

 L’ensembles des OPCI doivent obtenir un agrément délivré par AMMC


 L’AMMC contrôle les documents destinés à l’information du public
 Les sociétés de gestion et les évaluateurs immobiliers d’OPCI sont
également agréées par l’AMMC

La société de gestion :
 La société de gestions est seule habilitée à gérer l’OPCI et à mettre en
œuvre sa politique d’investissement .Elle est garante du respect des
conditions de gestions de l’OPCI dans l’intérêt prioritaire et exclusif des
porteurs
 Elle est agréée et contrôlé par l’AMMC qui veille au respect des
obligations professionnelles auxquelles sont astreintes ses sociétés

Le Dépositaire :

 Il a pour mission principale la conservation des actifs, C’est-à-dire la


vérification de la propriété des immeubles ainsi que la conservation dans
ses livres, des titres de participations détenus par la société
 L’exécution des décisions de la société de gestion relatives aux
acquisitions et cessions de titres

Les évaluateurs immobiliers :

 La réglementation de l’OPCI exige le travail conjoint de deux experts


immobiliers distincts afin de réaliser l’évaluation des actifs
immobiliers
 Cette évaluation est réalisée au moins une fois par semestre
 Les experts immobiliers sont désignés pour un mandat d’une durée de
quatre ans
 Les évaluateurs immobiliers d’OPCI sont agréés par l’AMMC

Le commissaire aux comptes :


 Le commissaire aux comptes est nommé par la société de gestions
après accord de l’AMMC, pour un mandat d’une durée de trois
exercices consécutifs. Le commissaire aux comptes doit certifier que
les comptes annuels sont réguliers et sincères et qu’ils donnent une
image fidèle des opérations de l’exercice écoulé.

Les avantages liés à l’investissement dans un OPCI :

 Une fiscalité attractives : dans la mesure où les OPCI bénéficient des


avantages fiscaux trop important
 Rendement stable et élevé 
 Diversification du patrimoine immobilier
 Liquidité accrue
 Gardes fous solide

Quelles est la réalité des risques liés à l’investissement en OPCI ?

Comme tout placement financier, l’investissement en OPCI possède sa part de


risques. Avant d’investir il convient donc bien entendu se livrer à une véritable
analyse se sa situations personnelles, patrimoniale et fiscal, les risques
dépendent cependant de chaque OPCI ou stratégie d’investissement. Parmi les
principaux :
 Le risque de perte de capital : l'OPCI n’offre aucune garantie ou
protection en capital et de retour sur investissement. L’investisseur est
averti que la performance de l’OPCI peut ne pas être certain vis-à-vis
de ses objectifs, et que le capital investi peut ne pas lui être restitué
intégralement en cas mauvaise performance ou risque lié au marché.

 Le risque de liquidité : la faible liquidité du marché immobilier. La


vente des biens immobiliers nécessite un délai très important et qui
peut être augmenté en période de tension sur le marché ou dans une
période où beaucoup d’investisseurs au sein de l’OPCI voudraient
retirer des parts.  

 Les risques liés au marché immobilier : l’investissement réalisé par


l’OPCI dans l’immobilier est soumis directement ou indirectement
aux risques, à la détention et à la gestion d’actifs immobiliers de la
société. Dans ce cadre, la performance du capital investi est exposée
aux risques liés à l’évolution de cette classe d’actifs et de l’économie.
De nombreux facteurs peuvent avoir un impact négatif sur le prix des
actifs.
 Le risque de contrepartie : l’OPCI est exposé à un risque de
contrepartie : sur le marché immobilier, et sur les marchés financiers,
dans le cas où une contrepartie avec laquelle un accord a été conclu et
ne tiendrait pas ses engagements. Un manque d’engagement de l’un
de partie peut être une réelle source de risque pour un OPCI.
 Le risque lié à l’endettement : l’OPCI peut avoir recours à
l’endettement, dans le cadre du financement de ses acquisitions et
autres travaux. Dans ce cas, les fluctuations du marché immobilier
peuvent réduire de manière importante la capacité de remboursement
de la dette, et les fluctuations du marché du crédit peuvent réduire les
sources de financement et augmenter de façon considérable le coût de
ce financement.

Aspect fiscale des OPCI

Sur le plan fiscal, les OPCI bénéficient d’un régime de transparence fiscale
permettant d’éviter la double imposition des revenus qu’ils perçoivent.

En effet, l’OPCI procède à la distribution des revenus qu’il perçoit au profit des
porteurs des titres OPCI et le régime de transparence fiscale permet
d’appréhender lesdits revenus au niveau des porteurs desdits titres.

Cette transparence fiscale se matérialise par l’octroi d’exonérations prévues par


l’Article 6 du Code Général des Impôts (CGI) comme suit :

o Une exonération permanente de l’impôt sur les sociétés, au titre des


activités et opérations réalisées par l’OPCI conformément aux dispositions de
la loi n°70-14 ;
o Une exonération permanente de l’impôt retenu à la source sur les
dividendes perçus par les OPCI ;
o Une exonération permanente de l’impôt retenu à la source sur les sommes
distribuées provenant des prélèvements sur les bénéfices pour le rachat
d’actions ou de parts sociales des OPCI ;
o Une exonération permanente de l’impôt retenu à la source sur les intérêts
et autres produits similaires servis aux OPCI ;
o Une exonération permanente de l’impôt retenu à la source sur les revenus
des certificats de SUKUK servis aux OPCI ;

Le bénéfice des exonérations susmentionnées est subordonné au respect des


conditions ci-après :

 Evaluation des éléments apportés à l’OPCI par un commissaire aux


apports choisi parmi les personnes habilitées à exercer les fonctions de
commissaire aux comptes ;
 Conservation des éléments apportés à l’OPCI pour une durée d’au moins
10 ans à compter de la date de l’apport ;
 Distribution :
 d’au moins 85% du résultat de l’exercice afférent à la location des
immeubles construits à usage professionnel ;

 de 100% des dividendes et parts sociales perçus ;

 de 100% des produits de placements à revenu fixe perçus ;

 d’au moins 60% de la plus-value réalisée au titre de la cession des


valeurs mobilières.

Antérieurement à la Loi de Finances 2018, les dividendes distribués par les


OPCI aux sociétés soumises ou exonérées de l’IS étaient soumis au régime de
droit commun, et pouvaient à ce titre, bénéficier de l’abattement de 100% au
titre de l’impôt sur les sociétés. Ce traitement impliquait une double exonération
de ces dividendes.

La Loi de Finances 2018 a stipulé que les dividendes distribués par les OPCI ne
pouvaient bénéficier de l’abattement de 100% au niveau de l’actionnaire, et ce, à
compter du 1er Janvier 2018.
A cet égard, les dividendes distribués par les OPCI sont imposés comme suit :

 Pour les actionnaires personnes physiques

Les dividendes distribués aux actionnaires personnes physiques demeurent


soumis à la retenue à la source de l’IR et ce, au taux de 15%.

 Pour les entreprises soumises à l’IR au titre du revenu professionnel déterminé


selon les régimes du RNR et du RNS

Les dividendes distribués aux entreprises susmentionnées sont à inclure dans le


résultat de l’entreprise et à soumettre au barème progressif de l’IR.

 Pour les sociétés soumises à l’IS

Les dividendes distribués aux actionnaires sociétés soumises ou exonérées de


l’IS, sont à inclure dans le résultat fiscal de la société et ne bénéficient pas de
l’abattement de 100% prévu pour les dividendes.

Chapitre III : les lois cadrent des OPCR(OPCC) et des OPCI.

1- Les lois cadrent des OPCI.

L’OPCI est aujourd’hui régi par les lois et décrets suivants :

Loi n° 70-14 relative aux organismes de placement collectif immobilier :

Selon cette loi les OPCI ont pour objet principal la construction ou l’acquisition
d’immeubles exlusivement en vue de leur location, qu’ils detiennent directement
ou indirectement, y compris en l’etat futur d’achèvement ainsi que toutes les
opérations nécessaires à leur usage ou leur revente.

Les OPCI peuvent réaliser dans ces immeubles les travaux de toutes natures,
notamment les opérations afferentes à leur construction, leur rénovation et leur
réabilitation en vue de leur location et, à titre accessoire, les OPCI peuvent gérer
des instrument financiers.

L’actif d’un OPCI est constitué par des biens immeubles, droit réel, certificats
de sukuk, droits, créances ou titres de créances (billets de trésorerie et
obligations).

Ainsi les titres émis par les OPCI peuvent être inscrits à la cote de la bourse des
valeurs, mais jusqu’à présent ils n’ont fait pas aucune émission. Ces titres
peuvent être libellés en devises et régis par une législation étrangère, dans le
respect de la législation et la réglementation des changes.

La constitution de tout OPCI doit être agréée par l’AMMC

Loi n° 17-95 relative aux sociétés anonymes telle qu’amendée :


Le Décret n° 2-16-1011 du 1er rabii 1438 (31 décembre 2016) introduit
l’ensemble des dispositions fiscales relatives aux OPCI :

Ce décret prévoit l’exonération permanente des OPCI en ce qui concerne les


bénéfices correspondant aux produits provenant de la location d’immeuble
construits à usage professionnels.

Cette exonération porte également sur les sommes distribuées provenant des
prélèvements sur les bénéfices pour le rachat d’actions ou de parts sociales des
OPCI.

Sont exonérés de l’impôt sur les sociétés retenu à la source les dividendes perçus
par les OPCI ainsi les intérêts et autres produits similaires qui sont servis à ces
derniers.
Les actes relatifs aux variations du capital et aux modifications des statuts ou
des règlements de gestion des OPCI sont exonérés des droits d’enregistrement.

Loi n° 44-12 relative à l’appel public à l’épargne et aux informations


exigées des personnes morales et des organismes faisant appel public à
l’épargne :
2- Les lois cadrent des OPCR(OPCC).

Des amendements ont été apportés à la loi n°41-05 relative aux organismes de
placement en capital risque (OPCR). Cet amendement a été préparé en
concertation avec le Conseil déontologique des Valeurs Mobilières et
l'Association Marocaine des Investisseurs en Capital.

Les principales nouveautés apportées par le projet n 18-14 relative aux


(OPCR):

 élargissement du champ d'application de la loi pour couvrir toute


l'activité de capital d'investissement :

L’objectif à ce titre est de créer un cadre juridique qui englobe l’ensemble de


l’activité du capital investissement et ses différentes catégories (capital
risque, capital développement, capital retournement) afin de compléter l’offre
de financement au profit des entreprises et accompagner l’évolution
importante de l’activité de capital investissement au Maroc.

Il est prévu à ce titre de lever une des principales contraintes de la loi n° 41-
05 susvisé qui impose aux OPCC de détenir un portefeuille constitue d’au
moins 50% de titres représentatifs de fonds et de quasi-fonds propres
d’entreprises ayant la qualité légale de PME et de la remplacer par
l’obligation de détenir 50% de titres représentatifs de fonds et de quasi-fonds
propres de sociétés cotées, et ce à l’instar des meilleurs pratiques
internationales.
 sécurisation du dispositif et le renforcement de la protection des
investisseurs :

A ce titre, en vue de permettre le renforcement de la protection des porteurs


de parts, le projet de loi modificatif prévoit, d’une part, de renforcer le rôle et
les prérogatives de l’AMMC en matière de contrôle en amont et en aval des
OPCC et de leur société de gestion, et d’autre part, d’introduire l’obligation
de recourir à un établissement dépositaire, distinct de la société de gestion,
ayant pour mission d’assurer la conservation des actifs des fonds, d’exécuter
les ordres de la société de gestion et d’établir et certifier l’inventaire des
actifs.

 amélioration des techniques financières utilisées et leur


standardisation avec les pratiques internationales :

L’objectif à ce titre est la clarification et l’amélioration des dispositions


régissant le fonctionnement de l’activité de capital investissement et leur
harmonisation avec, d’une part, les dispositions régissant les autres
organismes de placement collectif (OPCVM et FPCT) et, d’autre part, les
standards internationaux en la matière. Plusieurs amendements ont été
apportés à ce titre dont notamment :

1) La clarification de la composition de l’actif de l’OPCC et l’inclusion de


nouvelles classes d’actifs ;
2) Le renvoi de la limitation de la période d’investissement à la voie
réglementaire pour permettre une plus grande flexibilité et une adaptation
à l’évolution des pratiques de la profession en la matière ;
3) L’exigence de la forme nominative des actions de la société de gestion en
vue de renforcer le contrôle par l’AMMC des dispositions régissant la
qualité et le changement d’actionnariat ;
4) L’agrément de l’OPCC par l’AMMC, au lieu d’un simple avis, et ce dans
le but de soumettre au contrôle de l’AMMC, selon un régime unifié, tout
produit d’épargne collective.
 promouvoir l’investissement étranger dans les activités de capital
investissement :

En permettant la détention des actifs régit par une législation étrangère ou


d’émettre des titres libelles en devises.

Chapitre IV : Cas pratique

Depuis leur création en 2006 les fonds gérés par les organismes de placements
collectifs en capital sont selon l’AMMC en nombre de 6 fonds à savoir
« l’OPCR EF INVEST » qui a pour stratégie, prendre des participations
minoritaires ou majoritaires dans des entreprises de production d’énergies
d’origine éolienne et solaire, dans des entreprises industrielles des technologies
vertes et dans des entreprises agro-industrielles. L’OPCR « infra-Maroc » qui
vise les activités d’infrastructure et le transport. Le nombre des titres est
compris entre 30 et 36 titres et dont les investisseurs sont des investisseurs
privés qualifiés. Le nombre des titres à une tendance stable ou tendance
haussière non remarquable, chose qui nous mène à s’interroger sur le recours à
ce type d’organisme par les PME pour se financer directement au lieu d’un
financement intermédié.

Voilà quelques chiffres concernant l’actif sous gestion des OPCR(OPCC)

Années Actifs sous gestion*(MMDH)


2015 202.7
2016 414.6
2017 708.31
2018 708.31

Source: L’AMMC
* Les actifs sous gestion appelé aussi les fonds sous gestion, mesurent la valeur
totale de tous les actifs financiers que gère une institution financière comme une
banque, un fonds commun de placement, société de capital-risque pour le
compte de ses clients et eux-mêmes.

On constate que le capital sous gestion des OPCC en 2015 s’élève à 202.7
MMDH, 414.6 MMDH en 2016, 708.31MMDH en 2017, 708.31 MMDH en
2018. On voit clairement une évolution du capital risque d’une année à l’autre,
cette évolution corresponde à l’augmentation de nombre de fonds et peut être
par l’accroissement des titres émises par ces derniers.

Le graphe suivant porte une comparaison entre l’évolution du CR et CI au


Maroc.
Selon une étude élaborée par l’AMIC, au niveau des chiffres d’affaire, l’année
2016 n’a pas été une année de levée de fonds, regrette l’association sur son
rapport, avec 305 million de DH de fonds levée seulement. Un chiffre qui est
32% moins important que ce qui a enregistré en 2015. Ce niveau relativement
modeste s’explique par le caractère cyclique du capital investissement selon
l’association.

Le rapport précise, par ailleurs, que depuis 2013, 86% des fonds levés pour le
Maroc sont transrégionaux. Une tendance qui se confirme même sur l’exercice
2016. Car les capitaux levés auprès d’investisseurs étrangers, notamment auprès
d’organisme de développement internationaux représentent 54% des montants
levés.

CONCLUSION

Pour conclure, on peut dire que le financement désintermedie est un choix parmi
les choix aux quels l’entreprise recoure pour se financer directement au marché
via une augmentation de capital et une introduction en bourse ou via l’émission
d’obligations. Et pour encourager les entreprises à investir plus, l’Etat a mis les
organismes de placement collectif en capital au service de l’entreprise, mais sans
résultat sur l’économie et son développement.
Ce qui nous pousse à poser une grande question. Le vrai problème des PME
marocaine est-il vraiment le financement ou l’absence de l’esprit
entrepreneuriale de notre économie ?

Pourquoi le nombre des titres émis par les OPCC reste encore constant et nul
pour les OPCI ?
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