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Monsieur le Président de la République française,

Notre usine de Plaintel fabrique des masques respiratoires jetables depuis 44 ans. Elle a
grandement participé à la fourniture de masques pour la pandémie de 2006 à 2010. C’est donc
une entreprise d’utilité publique.
En 2010, notre site a été racheté par Honeywell. Pendant 8 ans Le groupe américain n’a pas
investi pour moderniser les produits et les installations. De ce fait, aujourd’hui, les masques
produits à Plaintel sont vieillissants, donc peu attractifs pour les clients éventuels.
De plus, les états-uniens ont imposé de leur vendre tous les masques produits à un prix dérisoire,
à la limite, voir en dessous de notre prix de revient. Ce prix ne représente qu’à peine le quart du
prix de vente public, auquel Honeywell écoule les masques dans ses filiales. De plus, ils nous
prélèvent des contributions de management à hauteur de 25 % de notre chiffre d’affaire. De ce
fait, il est facile pour le groupe de présenter notre usine avec un bilan financier largement
déficitaire.
Par ailleurs, pendant toutes ces années, Honeywell a absorbé massivement les deniers publics,
par l’utilisation de dizaines de milliers d’heures de chômage partiel.
Dans la même période, les profits du groupe ont doublé, passant de 2.2 à 5.5 milliards de dollars.
Le groupe a décidé de fermer notre site fin septembre 2018. Mais il profite de la faiblesse de
notre effectif pour octroyer aux salariés de Plaintel des indemnités de licenciement dont le niveau
se situe très largement au deçà de ce qui se pratique habituellement chez Honeywell, en Europe
de l’Ouest. Cela constitue une injustice flagrante. Par ailleurs, nous avons remarqué que le
groupe Honeywell est sensible aux recommandations de l’administration et de l’état français,
c’est pourquoi, M. Macron, nous sollicitons votre aide pour intercéder en notre faveur auprès des
dirigeants du groupe, comme son directeur général pour qu’ils satisfassent les demandes des élus
du personnel. Celles-ci sont tout à fait raisonnable puisqu’elles se situent sensiblement en
dessous des pratiques européennes du groupe.
Par ailleurs, nous vous informons qu’Honeywell a annoncé qu’il avait planifié la fermeture de la
moitié de ses sites dans le monde. En France, pays à haut coût, qui compte 40 sites et 2650
salariés, nous vous invitons à vous informer du nombre de poste supprimés.
Je vous prie d'agréer, Monsieur le Président de la République, l'expression de ma très haute
considération.
Les élus représentants des salariés de Honeywell Safety Products Armor de Plaintel

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