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COURS DE PHARMACOGNOSIE

CHAPITRE IV :
ESSAIS ET CONTRÔLE DES PLANTES
MÉDICINALES

Seid Abakar Bechir


MSC. Medical Pharmacognosy

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Eléments de base :
 La standardisation
• Elle consiste à garantir une qualité pharmaceutique constante pour
un médicament à base de plantes ;
• Standardiser consiste donc à uniformiser les procédures de
qualité à toutes les étapes de fabrication, depuis la drogue de
départ jusqu’à l’extrait, afin d’aboutir à un standard spécifié.
• Tous les paramètres influant sur la qualité du produit (extrait,
produit fini) doivent être définis et respectés et concernent la
drogue de départ (son origine, ses procédés de culture, la partie
de la plante, son identité, sa pureté, sa teneur en principe
actif), mais aussi la nature et la concentration du solvant
d'extraction, ainsi que le procédé de fabrication
(macération/percolation, température, durée, pression lors de la
fabrication, procédé de séchage, contrôles en cours de
fabrication). 2
 La normalisation
• Si l'ensemble des constituants participant à l'activité
thérapeutique est connu, la standardisation peut être renforcée
d'une normalisation.

• Normaliser consiste à créer une norme déterminée dans le cas


d'une drogue ou d'un extrait, en précisant à la fois une teneur
minimale, mais aussi une teneur maximale, rapportée à la
substance ou à un groupe de substances déterminant pour
l'activité.

• L'étiquetage d'un médicament renfermant un extrait normalisé


doit se présenter également d’une certaine manière et indiquer
des informations précises.
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Contexte d’essais et contrôles des Plantes
Médicinales

• Contrôles rigoureux:
 de la matière première
- Examen Botanique
- Profil chimique
 Des Extraits
 Respect de la dose

Recherche de la plante ou une partie de plantes:


• Dont les effets indésirable potentiels sont supérieurs au
bénéfice thérapeutique attendu ;
• Utilisées traditionnellement et considérées comme des plantes
médicinales à vise thérapeutique.
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CONTRÔLE

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A- Contrôle d’identification
• Le but de l’identification de la drogue consiste à s’assurer qu’il
n’y a pas d’erreur commise ou de falsification de la plante,
involontaire ou non.
Majoritairement:
Circonstances:
- Substitution frauduleuse en raison d’une pénurie de production ;
- Substitution par défaut d’identification botanique rigoureuse ;
- Mauvaise dispensation ;
- Mauvaise orientation (vente sur le site-web).

On distingue deux types d'examen pour la diagnose botanique :


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I. Contrôle botanique (méthodes d’identification botanique)
a) L’examen organoleptique
• Il s’effectue à l’échelle humaine principalement à l’aide de
certains sens dont est doté l’être humain : la vue, l’odorat, le
goût et le toucher. Il permet de repérer les éléments
d'identification immédiats comme la morphologie, la couleur,
la saveur mais aussi:
• le degré de pureté : moisissures, éléments étrangers ;
• les altérations : humidité, traces d'utilisation de solvants ;
• falsifications.

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• Certaines plantes présentent de fortes ressemblances
morphologiques. Il est donc possible de ramener,
principalement lors de la cueillette, un individu présentant
des propriétés complètement différentes de celles
recherchées, voire même parfois toxique.
• Ce risque s’accentue lorsque les sujets vivent dans le même
biotope, qu’aucune fleur ne s’est encore développée, lors du
ramassage d’une quantité importante d’une plante, ou encore
lorsqu’un cueilleur n’est pas assez expérimenté.
• Le contrôle microscopique peut être pratiqué sur des
coupes d'organes ou sur une drogue pulvérisée.

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Par exemple:
• Racines, rhizomes, écorces : l'examen s'oriente plus
spécifiquement sur :
 l'aspect général (cannelle de Ceylan) ;
 l'aspect de la tranche pour les racines épaisses (colombo) ;
 la cassure plus ou moins fibreuse (réglisse) ;
 l'aspect extérieur de l'écorce (lenticelles de la bourdaine).

• Tiges : il faut s'attarder sur:


 la forme : cannelée (Apiacées) ou carrée (Lamiacées) ;
 la couleur (rouge pour la menthe poivrée) ;
 la présence ou l'absence de poils ;
 l'implantation des feuilles de type alterne ou opposé ;
 la présence ou l'absence de moelle (Poacées) ou de nœuds
(Caryophyllacées).

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• Feuilles : l'examen porte sur :
 la couleur : brunâtre ou même noirâtre en cas de mauvais
séchage
 la forme générale
 les nervures plus ou moins marquées
 le bord du limbe
 la présence ou l'absence de duvet
 la présence de pétioles
• Inflorescences et fleurs : examen des bractées, sépales,
pétales ;
• Fruits et graines : la forme, la taille et la couleur constituent
les éléments déterminants.

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b) Examen Microscopique

• C'est un examen utile pour dissiper un doute ou confirmer une


diagnose ;
• Il peut être pratiqué sur des coupes d'organes ou sur une
drogue pulvérisée ;

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II. Contrôle chimique (méthodes d’identification chimique)
• Il permet de définir l'activité de la plante.
• L'identification d'une drogue végétale repose généralement
sur la mise en évidence de certaines classes
chimiques(alcaloïdes, flavonoïdes, coumarines,...) ;
• Ces derniers, exempts d’activité thérapeutique, sont le reflet
de la composition chimique de la plante ;
• Plusieurs possibilités de contrôle sont envisageables ;
• Les premières sont les réactions chimiques d’identité.
Elles se réalisent facilement et rapidement sur des
constituants présents en quantité importante.

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• Leur but est, à l’aide de produits chimiques, de faire
apparaître une coloration ou une précipitation qui sera
alors spécifique de certaines classes de substances chimiques
• L’ interprétation des résultats doit toutefois se faire avec
une certaine précaution.

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Les analyses chromatographiques
• Les pharmacopées exigent le recours à diverses techniques
chromatographiques afin de garantir l'identité et la qualité
pharmaceutique d'une drogue.
• Ces méthodes reposent sur un principe constant : les substances
présentes en mélange sont séparées à l'aide d'un support solide
(plaque ou colonne) et d'un éluant (solvants organiques, gaz).
• Les méthodes existantes sont de plusieurs ordres : la
chromatographie sur couche mince (C.C.M.), la chromatographie
en phase gazeuse (C.P.G.), la chromatographie liquide à haute
performance (C.L.H.P.).
• La chromatographie sur couche mince représente la méthode de
choix des laboratoires de contrôle.

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1. La chromatographie sur couche mince
• La chromatographie est une méthode physique de séparation de
mélanges en leurs constituants; elle est basée sur les différences
d’affinité des substances à l’égard de deux phases, l’une
stationnaire ou fixe, l’autre mobile.
• La chromatographie sur couche mince, ou sur plaque (CCM), est
effectuée surtout en vue d’une analyse d’un mélange.
• La phase stationnaire solide est fixée sur une plaque, et la phase
mobile liquide, nommée éluant, est un solvant ou un mélange de
solvants.
• On dépose sur la phase fixe une petite quantité du mélange à
séparer et on met cette phase au contact de la phase mobile.
• La phase mobile migre de bas en haut, par capillarité, le long de la
phase fixe en entraînant les constituants du mélange. C’est le
phénomène d’élution, qui permet la séparation des constituants du
mélange à analyser. 20
• Chaque constituant migre d’une certaine hauteur, caractéristique
de la substance, que l’on appelle rapport frontal ou rétention
frontal (RF) ;
• Chaque tache correspond à un constituant et on l’identifie par
comparaison du Rf avec un témoin (une même substance migre à
la même hauteur dans des conditions opératoires identiques;
même Rf).

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Méthode :
L'appareillage est constitué :
• Une plaques préfabriquées ;
• D'une cuve à chromatographie ;
• De micropipettes, de microseringues ou de capillaires calibrés
jetables ;
• D'un dispositif de détection de fluorescence (lampe UV) ;
• des réactifs de visualisation aptes à révéler les taches séparées
correspondant aux substances présentes, soit par pulvérisation, soit
par exposition aux vapeurs ou immersion (H2SO4) ;
• D’un récipient à fermeture hermétique pour le séchage « étuve » ;
• L'identification repose sur l'estimation visuelle de la migration,
après vérification du pouvoir de séparation et recherche des
substances apparentées.

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• Cette méthode, simple, peu onéreuse et nécessitant des prises d'essai peu
importantes, est adaptée pour un contrôle rapide des drogues végétales.

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CHROMATOGRAPHIE SUR COLONNE

 Elle sont utilisée pour la séparation de mélanges en leurs


constituants.
 Les deux techniques chromatographiques utilisées au cours de
cette manipulation sont :
 la chromatographie sur colonne, qui permet de séparer un
mélange en vue d’isoler de petites quantités de chacun des
constituants séparés de ce mélange.
 la chromatographie sur couche mince (CCM), qui est
destinée surtout à la séparation en vue d’analyse d’un
mélange.
 La séparation s’effectue par chromatographie sur colonne et
l’analyse par chromatographie sur couche mince.
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La chromatographie en phase gazeuse (CPG)

• C’est une technique de séparation chromatographique reposant


sur la distribution différentielle des espèces entre deux phases
non miscibles, une phase stationnaire contenue dans une
colonne et un gaz vecteur, comme phase mobile, qui traverse
cette phase stationnaire. Elle est applicable aux substances, ou
dérivés de substances, qui se volatilisent dans les conditions de
température utilisées.

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• Plusieurs techniques s’utilisent afin de s’assurer que le produit
soit délivré dans les meilleures conditions.
• Dans le cadre officinal, les plantes en vrac délivrées par un
établissement pharmaceutique sont accompagnées d’un
bulletin de contrôle.
• Malheureusement, les plantes présentant le meilleur aspect
ne sont pas forcément délivrées par ce type
d’établissements... Et la conformité à la Pharmacopée est
obligatoire pour garantir qualité et sécurité.

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B- Contrôle de qualité
• Afin de tirer le meilleur parti des plantes médicinales, il
convient de veiller à ce que les herbes et leurs dérivés soient
d’excellente qualité et purs.
• Cela exige qu’elles soient cultivées dans de bonnes
conditions, correctement séchées, bien conservées, et que leur
date limite de conservation soit respectée.
• Un produit d’une qualité optimale aura forcément une
efficacité maximale.
• Plusieurs raisons peuvent se trouver à l’origine d’un produit de
qualité amoindrie : la récolte de la plante peut avoir été
mal réalisée, la drogue pas suffisamment séchée ou
stockée non convenablement, ou enfin des herbes âgées ou
détériorées ont été employées.
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C- Le contrôle de stabilité
• La composition chimique des drogues peut se modifier au cours
du temps, en dépit des précautions prises pour le stockage ;
• Pour juger de la stabilité d'une drogue à huile essentielle, la
teneur en essence est le critère de choix ;
• En effet, les plantes aromatiques perdent naturellement leur huile
essentielle au fil du temps, par évaporation, et ce d'autant plus
rapidement qu'elles sont finement divisées ;
• Outre ces modifications d'ordre quantitatif, une altération de la
qualité même de la drogue est également à craindre ;
• Il est à noter que la dégradation partielle de constituants
"primaires" est parfois souhaitable et recherchée afin
d'accroître l'efficacité ou la sécurité d'emploi de drogues
végétales.
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• Il en va ainsi pour les écorces de bourdaine et de cascara qui
doivent être conservées pendant au moins un an avant leur
utilisation afin de permettre l'oxydation des anthrones
purgatives en anthraquinones laxatives, d'action moins
drastique ;
• Enfin, les préparations à base de drogue végétale ou les
médicaments qui en sont issus doivent garantir la stabilité de
leurs constituants au fil du temps ;
• Les médicaments présentés sous forme de solution (teintures
alcooliques, sirop...) ont des durées de stabilité inférieures à
celles des extraits secs ou des poudres.

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LES ESSAIS

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Les essais

• La réalisation de certains essais permet de garantir la qualité


intrinsèque de la drogue.
Différents types d’essais:
i. Taux de cendres
ii. Teneur en eau et perte à la dessiccation
iii. Nature et taux des éléments étrangers
iv. Résidus de produits phytosanitaires et pesticides
v. Contamination microbiologique
vi. Contamination par les métaux lourds
vii. Contamination par les aflatoxines
viii. Contamination par les substances radioactives
ix. Contamination par les solvants
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I. Taux de cendres

• La totalité des matières organiques de la drogue est éliminée par


carbonisation et la pesée du résidu, uniquement constitué de
matières minérales ;
• Cela, permet d'évaluer le degré de propreté de la plante (une
addition, volontaire ou non, de terre ou de sable au moment de
la récolte, ou un lavage insuffisant de la matière première,
augmentant le taux de cendres), ainsi que de déterminer les
agents de fertilisation utilisés durant la culture.
• Il est à noter que certaines plantes, riches en minéraux (oxalate
de calcium pour certaines Solanacées) présentent un taux de
cendres naturellement élevé.

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II. Teneur en eau et perte à la dessiccation
• Selon la Pharmacopée européenne, la perte à la dessiccation est la
perte de masse exprimée en pourcentage m/m.
• Le mode opératoire est précisé dans chaque monographie de plante.
• La dessiccation peut s'effectuer jusqu'à masse constante ou pendant
une durée déterminée, soit dans un dessiccateur en présence de
pentoxyde de diphosphore, soit sous vide avec indication d'un
intervalle de température, à l'étuve ou sous vide poussé.
• Dans le cas des drogues à huile essentielle, un essai de teneur en eau
est réalisé.
• Il est à noter qu'un pourcentage d'eau trop élevé permet à un certain
nombre de réactions enzymatiques de se développer, entraînant des
conséquences néfastes sur l'aspect des drogues, leurs caractères
organoleptiques, leurs propriétés thérapeutiques.
En outre, une humidité résiduelle favorise le développement de
microorganismes (bactéries, levures, moisissures). 36
III. Nature et taux des éléments étrangers
Les éléments étrangers sont séparés en deux catégories par la
Pharmacopée européenne :
- les parties étrangères : éléments provenant de la plante-mère,
mais ne constituant pas la drogue ;
- les matières étrangères : éléments étrangers à la plante-mère,
d'origine végétale ou minérale.
- La recherche se fait par l'examen macroscopique de la drogue au
cours duquel on recherche la présence de matières étrangères
(petits graviers, coquilles d'escargots...) mais aussi de parties
étrangères (fragments de tiges accompagnant des feuilles
mondées...). La pharmacopée tolère en général un taux maximal
de 2 % d'éléments étrangers.

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IV. Résidus de produits phytosanitaires et pesticides

• Est considérée comme pesticide toute substance ou association de


substances destinée à repousser, détruire ou combattre les ravageurs
et les espèces indésirables de plantes et d'animaux, causant des
dommages ou se montrant autrement nuisibles durant la production,
la transformation, le stockage ou la mise sur le marché de
substances médicinales d'origine végétale.
• Ce terme comprend les substances destinée à être utilisées comme
régulateurs de croissance des plantes, comme défoliants, comme
agents de dessiccation, ainsi que les substances appliquées sur les
cultures, soit avant, soit après la récolte, pour protéger les produits
contre la détérioration durant l'entreposage ou le transport.

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• Les analyses, reposent sur des méthodes spécifiques de dosage
par chromatographie en phase gazeuse, la Pharmacopée
européenne donnant des valeurs limites de tolérance (en mg/kg)
pour 34 pesticides.
• Les tolérances applicables aux pesticides ne figurant pas dans
cette monographie sont calculées à partir de la dose journalière
admissible par La FAO/OMS et sont fonction de la masse
corporelle et de la consommation journalière de la drogue, et ce
sur un schéma analogue à celui employé pour la législation des
produits alimentaires.

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V. Contamination microbiologique
• Les drogues végétales sont généralement sujettes à la
contamination par les microorganismes présents dans le sol, le
fumier, les poussières.
• Le degré de contamination est variable d'une drogue à une autre et
est généralement compris entre 102 et 108 germes par gramme de
plante.
• Cependant, la quantité de germes présents n'a en réalité que peu
d'importance face à l'impératif de ne présenter aucun germe
pathogène, notamment en ce qui concerne les entérobactéries.
• Les opérations susceptibles de limiter la présence des germes dans
les drogues sont malheureusement également capable de
dégrader les constituants présents :
- la pasteurisation ou l'autoclavage des drogues n'est pas utilisable.
- la chaleur sèche est envisageable dans de rares cas.
- les vapeurs d'oxyde d'éthylène, longtemps utilisées pour la
réduction simultanée du nombre de germes mais aussi d'insectes ;
• La pharmacopée européenne propose des spécifications
concernant la qualité microbiologique des préparations
pharmaceutiques.
• Les médicaments à base de plantes présentent des normes
distinctes, selon que l'eau bouillante est utilisée ou non, la
quantité de germes présents décroissant au cours de la
préparation d'une infusion.
• Les principaux germes recherchés sont les germes aérobies, les
moisissures, les levures, les entérobactéries et certaines autres
bactéries gram-négatives, Pseudomonas aeruginosa,
Staphylococcus aureus, Escherichia coli, les salmonelles.

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VI. Contamination par les métaux lourds
• Les métaux lourds incriminés sont le cadmium, le cuivre, le fer, le
nickel, le plomb, le zinc, l'arsenic et le mercure.
En Allemagne, le Ministère Fédéral de la Santé a édité un projet nommé
"Recommandations en matière de contaminants et de métaux lourds" destiné aux
plantes, parties de plantes, huiles végétales, matières grasses, cires et produits qui en
dérivent...".
• Des exceptions à ces normes sont prévues pour les drogues dont
les matières premières sont connues pour accumuler du cadmium
en grande quantité.
• Les teneurs limites maximales prévues sont, hors exceptions, de 5
mg/kg pour le plomb, de 0.2 mg/kg pour le Cadmium et de 0.1
mg/kg en ce qui concerne le mercure.

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VII. Contamination par les aflatoxines

Il est d'usage d'utiliser les valeurs limites suivantes, issues de l'industrie


alimentaire :
• Aflatoxines B1 : max 2 mg/kg
• Somme totale des aflatoxines B1, B2, G1, G2 : max 4 mg/kg

Aflatoxine:
• Un mycotoxine Découverte 1960 en Agnleterre ;
• Produite par des champignons proliférant sur des graines conservées
en atmosphère chaude et humide ;
• Nuisible chez l’homme et l’animal ;
• Possède un pouvoir cancérigène.

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VIII. Contamination par les substances radioactives

• La norme officielle adoptée par la communauté européenne


pour les produits d'origine alimentaire, se situe à un maximum
de 600 Bq/kg. Il n'existe à l'heure actuelle aucune méthode
pharmaceutique officielle.

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IX. Contamination par les solvants
• Les médicaments à base de plantes sont préparés à partir d'un nombre
limité de solvants parmi lesquels on trouve l'alcool, le méthanol, plus
rarement l'acétone, l'acétate d'éthyle, le n-butanol, l'hexane et
l'heptane.
On distingue trois catégories de solvants selon leurs risques potentiels :
 classe 1 : solvants ne devant pas être utilisés : benzène, tétrachlorure
de carbone.
 classe 2 : solvants présentant des limites d'utilisation : chloroforme,
cyclohexane, éthylène glycol, hexane, méthanol, pyridine, toluène,
xylène
 classe 3 : solvants à faible potentialité toxique : acétone, acide
acétique, butanol, éthanol, éther éthylique, méthyléthylcétone, 1-
propanol et 2-propanol.

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