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Filière Génie Civil

GC2 2018-2019

Mécanique des sols

Chapitre 7
Consolidation et fluage d'un sol

Khamlichi Abdellatif

1
Plan

• Consolidation d’un sol


• Courbe de consolidation
• Procédure de l’essai de consolidation
• Théorie de la consolidation unidimensionnelle
• Courbe intrinsèque de la consolidation
• Détermination du coefficient de consolidation à l’œdomètre
• Cas d’un sol composé de plusieurs strates
• Calcul du coefficient de perméabilité
• Réduction du temps de consolidation
• Essai de fluage
• Courbe de tassement en fonction du temps
• Indice de fluage
• Détermination des coefficients de perméabilité et de consolidation corrigés
• Calcul du tassement
• Tassement admissible et précautions à adopter

2
16 Consolidation d’un sol

 En supposant que la surcharge soit appliquée instantanément, la surpression


initiale ∆u est égale à ∆σ appliqué.

3
16 Consolidation d’un sol

 La surpression interstitielle générée entraîne d’une part, le départ d’une partie de


l’eau du sol, et d’autre part une réduction de l’indice des vides qui est fonction de la
déformabilité du squelette solide du sol.

4
17 Courbe de consolidation

 Il s’agit d’un phénomène couplé où les tassements du sol et la pression


interstitielle évoluent simultanément dans le temps.

 On peut étudier ce phénomène expérimentalement. Il s’agit alors de suivre les


tassements d’une éprouvette de sol soumise à un supplément de contrainte totale
en fonction du temps. On peut également, suivant le dispositif expérimental dont on
dispose, suivre la dissipation de la pression interstitielle.

∆H

5
18 Procédure de l’essai de consolidation

 Pour un palier de chargement donné:


- Application d'une contrainte verticale uniforme sur l'échantillon.
- Mesure du tassement correspondant au cours du temps.

∆H
∆σ = cste
∆H p

6
19 Théorie de la consolidation unidimensionnelle

 Pour décrire le phénomène de la consolidation et pouvoir calculer les vitesses de


tassement et les tassements du sol, une théorie adaptée a été développée par
Terzaghi. Cette théorie s’appuie sur les hypothèses suivantes:

- les déformations et les écoulements sont unidimensionnels (uniquement


verticaux);

- la loi de Darcy est valide;

- la perméabilité k et le coefficient de compressibilité volumétrique mv sont constants


dans un intervalle de charge donné;

- les grains du sol et l’eau sont incompressibles;

- l’absence de consolidation (compression) secondaire;

- la surcharge est appliquée instantanément et sur toute l’épaisseur de la couche


de sol.

7
19 Théorie de la consolidation unidimensionnelle

 Terzaghi a considéré un petit élément de sol et a calculé pour cet élément infinitésimal
le volume d’eau sortant du sol. Ce volume est fonction à la fois de la perméabilité
du sol et des charges appliquées qui sont différentes à l’entrée et à la sortie de
l’élément. La surpression interstitielle d’entrée est u, celle de sortie (u + du) et les
charges respectivement h et (h + dh). La vitesse de sortie (v + dv) est supérieure
à la vitesse d’entrée v.
z
v + dv
u 0 + u + du
u 0 + u + du h + dh =
γw
dz
u0 + u u0 + u
h=
γw
v
Surpression interstitielle

u 0 : pression interstitielle (stationnaire) fonction linéaire de z

Certaines références notent la suppression interstitielle ∆u, 8


elle sera notée ici u.
19 Théorie de la consolidation unidimensionnelle

Dans l’élément de sol d’épaisseur dz,

- le gradient hydraulique est:

∂h (1)
i=−
∂z

- la loi de Darcy s’écrit:

∂h (2)
v = ki = − k
∂z

- la loi de Bernoulli (ou la définition de la charge hydraulique) permet d’écrire:

1
h= ( u0 + u ) (3)
γw

9
19 Théorie de la consolidation unidimensionnelle

- la conservation de la masse de l’eau dans le sol impose:

∂ (ρ w n) 
+ div(ρ w v) = 0 mais ρw = cste
∂t

d’où ∂v ∂n
=− (4)
∂z ∂t

- la définition du coefficient de compressibilité permet d’écrire:

∂n
mv = − (5)
∂σ′

- la contrainte totale est constante, d’où:

∂σ ∂σ′ ∂ (u 0 + u) ∂σ′ ∂u
= + =0 ⇒ =− (6)
∂t ∂t ∂t ∂t ∂t
10
19 Théorie de la consolidation unidimensionnelle

Les équations (4), (5) et (6) permettent d’écrire:

∂v ∂n ∂σ′ ∂u
=− = mv = −m v (7)
∂z ∂t ∂t ∂t

En dérivant (2) par rapport à z, il vient:

∂v ∂2h
= −k 2 (8)
∂z ∂z

En substituant (3) dans (8) et en constatant que u0 est linéaire en fonction de z,


on obtient:

∂v k ∂ 2 (u 0 + u) k ∂ 2u
=− 2
=− (9)
∂z γw ∂z γ w ∂z 2

11
19 Théorie de la consolidation unidimensionnelle

En substituant (9) dans (7), il vient finalement:

k ∂ 2u ∂u
= m v (10)
γ w ∂z 2 ∂t

Ce qui donne l’équation de consolidation selon la théorie de Terzaghi et Fröhlich


sous la forme suivante:
∂u k ∂ 2u
= (11)
∂t γ w m v ∂z 2
Cette équation qui est une équation de diffusion (semblable à l’équation de la
chaleur) peut se réécrire sous la forme:

∂u ∂ 2u
= cv 2 (12)
∂t ∂z

avec le coefficient de consolidation qui est défini par:


k kE
cv = = oed m2/s (13)
γ w mv γw 12
19 Théorie de la consolidation unidimensionnelle

 Dans le cas d’un milieu homogène et isotrope, l’équation de consolidation


s’écrit:
∂u
= c v ∆u (14)
∂t

 La résolution de cette équation peut se faire par une méthode analytique ou


numérique (différences finies, éléments finis,…).
Il est préférable d’introduire des paramètres adimensionnels pour exprimer
la solution sous une forme intrinsèque:

cv t  u(t)  (15)
Tv = 2
, U z (t) = 100 1 − 
H  u(t = 0) 

Facteur de temps
Degré de consolidation

13
19 Théorie de la consolidation unidimensionnelle

La hauteur H dans l’expression du facteur de temps est définie en fonction des


conditions aux limites:

cv t
Tv =
H2

Perméable Perméable
u(t) = 0 u(t) = 0

H 2H
∂u u(t) = 0
=0
∂z Imperméable Perméable

14
19 Théorie de la consolidation unidimensionnelle

 Le tassement élémentaire à l’instant t d’un élément de sol d’épaisseur dz est


donné par:
σ′(z, t)
ds = − dz (z est orienté vers le bas)
E oed

 Sous l’effet d’une surcharge ∆σ , le tassement d’une couche d’épaisseur 2H0


à l’instant t est donc égal à:
2H0 2H0 σ′(z, t) 2H0 σ0 + ∆σ − u 0 − u(z, t) − σ′0
s(t) = ∫ ds = ∫ − dz = ∫ − dz
0 0 E oed 0 E oed
2H0 ∆σ − u(z, t) 1 2H0 1 2H0
=∫ ∫0 E oed ∫0
− dz = − ∆σdz + u(z, t)dz
0 E oed E oed

s(t)  1 2 H0 
U z (t) = 100 ×
s∞
= 100 ×  1 −
 s∞ E oed
∫0 u(z, t)dz 

Degré de consolidation moyen
15
19 Théorie de la consolidation unidimensionnelle
Or
1 2H0 2H 0 ∆σ
s∞ = −
E oed ∫0 ∆σdz = −
E oed

d’où
 1 2 H0 
U z (t) = 100 ×  1 −
 2H 0 ∆σ
∫0
u(z, t)dz 

La déformation est alors:

s(t) ∆e ∆σ
εz (t) = = =− U z (t)
2H 0 1 + e0 100 × E oed

16
19 Théorie de la consolidation unidimensionnelle

17
20 Courbe intrinsèque de la consolidation

L’évolution de la consolidation U en fonction du temps traduit la dissipation


des surpressions interstitielles:
2H 0

Uz

= 1− 0
u(z, t)dz
2H 0 ∆σ

18
20 Courbe intrinsèque de la consolidation

La résolution de l’équation de consolidation avec les conditions aux limites et


initiales suivantes:
u(0, t) = 0
u(2H 0 , t) = 0
u(z, 0) = ∆σ

donne la solution:

8
1  n 2 π2Tv 

U = U(Tv ) = 1 − 2 ∑ exp  −  (16)
π n =1 n  4 

Sous forme adimensionnelle, la solution ne dépend que de Tv. Il s’agit donc


d’une fonction indépendante et unique que l’on peut tabuler ou programmer.

19
20 Courbe intrinsèque de la consolidation

On peut approcher la fonction U(Tv) sous la forme suivante:


1/ 6
 Tv3 
U= 3 (Relation de Brinch-Hansen)
 T + 0.5 
 v  20
19 Théorie de la consolidation unidimensionnelle

Le tassement de consolidation à l'instant t est donné par:

2H 0 ∆σ U (t) U(Tv )
s(t) = − U z (t) = s∞ z = s∞
100 × E oed 100 100

 Cc  ∆σ′ 

 0 H log 1 +  si σ′v 0 > σ′p
2H 0 ∆σ  1 + e0  σ′v 0 
s∞ = − =
E oed − H Cs log  σ′p  − H Cc log  σ′v 0 + ∆σ′  si σ′ < σ′
 0 1+ e   0 
 
 v0 p
σ′
 v0  1 + e  σ′ 
 0 0 p

8 1∞ n 2 π2Tv   Tv3 


1/ 6
U = U(Tv ) = 1 − 2 ∑ exp  −  U = U(Tv ) =  3
 T + 0.5 
ou
π n =1 n  4
   v 
cv t
Tv =
H2
21
21 Détermination du coefficient de consolidation à l’œdomètre
Méthode de Casagrande

Temps nécessaire pour atteindre 50% de la consolidation primaire:

U = 50% ⇒ Tv = t50 = 0.197

Consolidation primaire Consolidation secondaire:


H0 la phase pendant laquelle le sol
tasse en raison du fluage du
squelette des grains solides
H50

H100

t 50 t100 log(t)

22
21 Détermination du coefficient de consolidation à l’œdomètre
Méthode de Casagrande

On a:
Tv H 2 et Tv50 = 0.197
cv =
t

En utilisant la lecture t50, il vient l’estimation du coefficient cv selon la méthode


de Casagrande:

0.197H 2
cv = (17)
t50

Ordre de grandeur:
Kaolinites 2.10-7<cv<4.10-7
Illites 10-7<cv<2.10-7
Montmorillonites 2.10-8<cv<10-7
Argiles sableuses de l’ordre de 10-7
Limons de l’ordre de 5.10-6
23
22 Détermination du coefficient de consolidation à l’œdomètre
Méthode de Taylor
On trace pour chaque palier de chargement le degré de consolidation obtenu à
partir du tassement en fonction de la racine carrée du temps:

t 90
T90 = 0.848 = c v
H2

H2 (20)
c v = 0.848
t 90

Cette méthode est plus précise


que la méthode de Casagrande

t
t 90
24
23 Cas d’un sol composé de plusieurs strates

 Dans ce cas on applique le même raisonnement à une couche équivalente


(d’épaisseur Ht) à l’ensemble des couches formant le sol. Le coefficient cve est
calculé comme suit:
2
 
 ∑ Hi 
(Relation de Absi) c ve =  i 
2
(21)
 H 
 ∑ i 
 i c vi 
z

H1 , k1 , E oed1

Hi , k i , E oedi
Ht

H n , k n , E oedn

25
24 Calcul du coefficient de perméabilité

 Pour l’incrément de charge σ’n à σ’n+1, le coefficient de perméabilité kvn est donné
par la relation:

k vn = c vn m vn γ w (22)

cvn: coefficient de consolidation déterminé pour l’incrément σ’n à σ’n+1


1 e n +1 − e n
m vn = − coefficient de compressibilité
1 + e mn σ′n +1 − σ′n

en +1 + en indice des vides moyen e n = e ( σ′n )


emn =
2

 On peut donc utiliser l’œdomètre comme un perméamètre.


26
25 Détermination des coefficients de perméabilité et de consolidation
corrigés
 On reporte sur un diagramme semi-logarithmique l’indice des vides emn en fonction
du logarithme de la perméabilité kvn . On fait passer une droite par les points
représentés en excluant ceux de la plage (σ’v0, σ’p) fréquemment dispersés. On
obtient ainsi les coefficients α et β de l’équation:

e = α + β log ( k v )

 On prolonge la droite obtenue jusqu’à e=e0. On obtient ainsi un diagramme de


variation de la perméabilité en fonction de l’indice des vides.
 Connaissant les variations de e en fonction de la charge σ’ (courbe de compressibilité),
on peut en déduire la loi expérimentale des variations de la perméabilité kv en fonction
de la charge.
 Cette loi permet de calculer les valeurs du coefficient de consolidation cvn corrigé, au
moyen des relations:

 k v (1 + e)
 0.454C γ σ′ pour σ′v0 < σ′ < σ′p e = e(σ′)
 s w
cv = 
 k v (1 + e) σ′ pour σ′ < σ′ kv est pris sur la droite
p
 0.434Cc γ w
27
26 Réduction du temps de consolidation

 Pour accélérer la consolidation, il existe principalement deux méthodes :


- la méthode des drains;
- la méthode des surcharges.
Comme
Tv H 2
t= (23)
cv

pour réduire la durée de consolidation t, il faut augmenter cv. Ce qui revient à


diminuer k, ou bien en d’autres termes favoriser le drainage de la couche
compressible.

 On a recours donc aux forages verticaux perméables qui traversent la couche


compressible ou à la méthode qui consiste à rajouter des charges au sol.

28
26 Réduction du temps de consolidation
Méthode des drains

Remblai

Drains

Couches
incompressibles
Substratum imperméable

 La théorie de la consolidation de Terzaghi en 3D permet d’exprimer l’indice de


consolidation sous la forme (Carillo 1942):

1 − U = (1 − U v ) (1 − U r )
c vv c vr
U v → Tv = t U r → Tr = 2
t
H2 D
Diamètre de la zone d’influence des drains
29
26 Réduction du temps de consolidation
Méthode des drains
Coefficient de consolidation radiale:
kh c vr
c vr = c vv ∈ [1;5]
kv c vv

Le diamètre de la zone d’influence des drains


dépend de leur configuration:
L

Zone d’influence
de diamètre D

Drains
dw

D = 1.05L D = 1.13L

30
26 Réduction du temps de consolidation
Méthode des drains

c vr D Diamètre équivalent
Tr = t n=
dw
D2 du puits de drain (well)

n 2 ln(n) 3n 2 − 1 Facteur de Barron (1947)


F(n) = 2
− 2
n −1 4n
Perturbation; facteur tenant compte
de l’influence de la zone perturbée
F = F(n) + Fs + Fr Capacité de décharge; facteur
qui tient compte de la résistance
du puits de drainage

 8T 
U r = 1 − exp  − r  (24)
 F 

Formule de Hansbo (1979)


31
26 Réduction du temps de consolidation
Méthode des drains

Diamètre équivalent

Estimation de dw
32
26 Réduction du temps de consolidation
Méthode des drains

 Le facteur de perturbation qui tient compte de l’influence de la zone


perturbée est donné par:

k  d  (25)
Fs =  h − 1 ln  s 
 ks   dw 

ds: zone perturbée autour du drain

ks: perméabilité horizontale de la zone perturbée

kh: perméabilité horizontale de la zone non perturbée

33
26 Réduction du temps de consolidation
Méthode des drains

 Le facteur d’influence de la capacité de décharge dépend de la position


considérée le long du drain. Il est donné par:

kh
Fr = πz ( L − z ) (26)
qw

Drainage d’une seule extrémité du drain: L=2xlongueur du drain


Drainage des deux extrémités du drain: L=longueur du drain
qw: capacité de décharge du drain au gradient hydraulique égal à 1
distance de drainage à partir de l’extrémité supérieure du drain: z

z
Drain

34
26 Réduction du temps de consolidation
Abaque de Barron

En pratique, le dimensionnement des réseaux de drains verticaux est


généralement effectué à l’aide de l’abaque de Barron:

Abaque de Barron (1948) 35


26 Réduction du temps de consolidation
Dimensionnement d’un réseau de drains verticaux

Abaque de dimensionnement d’un réseau de drains verticaux;


36
Barron (1948)
26 Réduction du temps de consolidation
Application d’une surcharge

2H 0
H ∫
U = 1− 0
u(z, t)dz
2H 0 ∆σ

H1
H2
∆σ1

∆σ2

t t100 log(t)

∆σ2 > ∆σ1 ⇒ U 2 > U1

37
27 Essai de fluage

 L’essai de fluage peut être exécuté avec l’un quelconque des modèles d’œdomètres
disponibles sur le marché.

 L’essai consiste à mesurer le tassement de l’éprouvette pendant une période de


durée au moins égale à 7 jours sous plusieurs charges appliquées successivement.

 Le nombre des paliers de chargement sera normalement de trois, pour les charges:
σ′v0 , σ′p et σ′vf

avec cette dernière qui représente la contrainte effective finale sous l’ouvrage
terminé.

 Les lectures seront faites avec la même périodicité que pour l’essai de compressibilité
par paliers, puis une fois par jour, au moins jusqu’à 7 jours.

 On calculera l’indice des vides comme dans le cas de l’essai de compressibilité.

38
28 Courbe de tassement en fonction du temps

 Pour chacun des paliers de chargement, on trace dans un diagramme semi-


logarithmique la courbe de tassement ∆H (en mm/100) en fonction du temps
exprimé en minutes.

Temps
(min)

∆H1
∆H 2
Tassement
(1/100 m m)
39
29 Indice de fluage

 La partie finale de la courbe est généralement linéaire (zone de consolidation


secondaire ou fluage). On choisit sur cette partie de la courbe deux points qui
permettent de définir le taux de compression secondaire par la relation:

∆H 2 − ∆H1 1
Cα =
H0 log(t 2 / t1 )

 L’indice de fluage est égal pour sa part à:

∆e
C αe = = (1 + e0 )Cα (27)
∆ (log(t))

e0 étant l’indice des vides initial.

40
30 Calcul du tassement

On a:

s= si + sp + ss (28)
  
instantanée primaire secondaire

∆e
s = ∆H = H0
1 + e0

H0 hauteur initiale.

e0 indice des vides initial.

41
30 Calcul du tassement
Tassement instantané

 Le tassement instantané au voisinage d’une semelle uniformément chargée est


donné par:

1 − ν2 (29)
si = qBI
Eu

Dans laquelle I est le coefficient d’influence, B la dimension caractéristique de la


semelle et on prendra ν = 0.5 qui correspond à un sol incompressible.
Le module œdométrique est déterminé dans des conditions non drainés.
Il s’obtient lorsque le chargement se fait à partir de l’état (e,σ) sous la forme:

1+ e ∆σ
Eu = (30)
Ccu  ∆σ 
log  1 + 
 σ 

L’indice u est pour non drainé (undrained en anglais).


42
30 Calcul du tassement
Tassement instantané

 Le coefficient d’influence dépend de la forme de la semelle. Le tableau suivant donne


quelques valeurs de ce coefficient dans le cas des semelles flexibles.

43
30 Calcul du tassement
Tassement de consolidation primaire

 On utilisera selon le cas l'une des deux formules suivantes:

Cc  ∆σ′  (31)
si + s p∞ = −H 0 log  1 + 
1 + e0  σ′v0 

Cs  σ′p  Cc  σ′v0 + ∆σ′ 


s i + s p∞ = −H0 log   − H0 log   (32)
1 + e0 ′
 σ v0  1 + e0  σp′ 
 

dans lesquelles Cc ou Cs sont déterminés lors d’un essai drainé est consolidé.

H 0 hauteur initiale

e0 indice des vides initial


44
30 Calcul du tassement
Tassement de consolidation secondaire

 Ce tassement est déterminé à partir de l’état atteint à la fin du tassement de


consolidation primaire. On utilise pour l’évaluer le taux de compression
obtenu par l’essai œdométrique de fluage, d’où:

∆e C ∆ ( log t )
ss = Hp = α Hp (33)
1 + ep 1 + ep

avec

H p = H 0 − s i − s p∞

45
30 Calcul du tassement
Sol multicouches

 Dans le cas d’un sol multicouches, le tassement total sera la somme


des tassements de chaque couche:

n
s = ∑sj (34)
j=1

avec

s j = s ji + s jp + s js

46
31 Tassement admissible et précautions à adopter

 Les tassements uniformes ne sont pas en général préjudiciables. Par contre,


les tassement différentiels peuvent provoquer des désordres graves: dislocations
de maçonnerie, fissures dans les bétons, rotation d’ensemble...

 Pour les constructions courantes on limite les tassements différentiels sd aux


valeurs suivantes:

 L
 600 pour la maçonnerie
sd ≤  (35)
 L pour le béton armé
1000

L étant la distance séparant deux appuis pour lesquels, on effectue le calcul.

47
31 Tassement admissible et précautions à adopter

 Les précautions à adopter visent à minimiser autant que possible les tassements
tout en prenant garde des sols gonflants. De point de vue réglementaire, il existe
des normes précisant les valeurs limites des tassements.

Tassement admissible
48

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