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4) Exemple de calcul de la charge sismique avec PORTIQUE AUTOSTABL :

Les portiques auto stables sont conçus pour résister aux charges latérales et verticales. Les
charges latérales sont reprises essentiellement par les actions de flexion et de cisaillement
des poutres et poteaux, la rigidité latérale est assurée par la rigidité de flexion de ces deux
éléments. Bien que la flexibilité des assemblages poutre-poteau est souvent ignorée dans les
structures métalliques, n’empêche que celles-ci joues un rôle non négligeable dans la
résistance des portiques auto stables vis-à-vis des actions sismiques. Ces assemblages qui
sont le lien entre la jonction des poutres et des poteaux influente de manière très sensible
sur la ductilité des portiques auto stables.

La force sismique horizontale totale à la base de la structure V est exprimée


selon le code RPA99/2003 par la formule suivante :

Avec
A : coefficient d’accélération de zone
R : coefficient de comportement de la structure
D : facteur d’amplification dynamique

Q : facteur de qualité
W : poids total de la structure
Les valeurs de A ,D , Q et Wt ne changent pas seule la valeur de R qui change.

•Facteur de comportement R :
La valeur du coefficient est donné suivant le système de contreventement. Donnée par
RPA99 ;2003
L'exemple :

Dans notre cas le contreventement est assurée par portique autostable dans les deux sens
(transversal, longitudinal ). Donc R = 6
On à :
Wtotal = 420 tf A = 0.25 D =2.5 Q = 1.05
Donc : V= [(0,25 *1,05*2.5)/6]* 420

V = 45,937 tf

5 ) Stabilité globale des bâtiments :

La stabilité d’une construction : résulte des dispositions prise par le concepteur pour éviter
la ruine de celle-ci au cours de sa durée de vie. En effet, les constructions
(ponts, bâtiments, charpentes, barrages, etc.) doivent résister à un certain nombre de
sollicitations ou charges dans des conditions habituelles (charge de service, neige,…) ou
même exceptionnelles (accident, séisme,…) sans endommagement et sans mettre en danger
les occupants.
La stabilité : est assurée quand en chaque point de la construction les efforts provenant
des charges extérieures ne dépassent pas la capacité de résistance du matériau.
La stabilité des constructions est le domaine d'étude d'une branche de l'ingénierie et plus
particulièrement du génie civil, l'ingénierie des structures.
5_1/ Introduction :

Les bâtiments simple ou de grande hauteur sont toujours soumis à des efforts et
perturbations extérieurs. Ces actions peuvent être directes ou indirectes. Á chacune de ces
sollicitations existent des solutions qui mèneront à des modifications de la structure du point
de vue de sa composition ou bien du choix des matériaux utilisés.

5_2/ définition de ruine :


On considère que la ruine d'une construction est atteinte, non seulement lorsqu'il y a
effondrement ou renversement de l'ensemble, mais encore lorsque le déplacement ou la
déformation irréversible d'un élément sont suffisamment importants pour compromettre la
conservation de l'édifice ou la poursuite de son exploitation.

5_3/ Degré de sécurité :


La conception, le dimensionnement et la réalisation d'une ossature métallique ou mixte
doivent être menés de telle sorte que la probabilité de ruine de l'ossature soit acceptable en
fonction des services demandés et des conséquences de la ruine. Cette probabilité de ruine
caractérise le degré de sécurité de l'ossature métallique. Pour obtenir celui-ci, on se réfère
d'une part à un critère de ruine conventionnel et d'autre part, on introduit des coefficients
de pondération.
5_4/ Coefficients de pondération :
Dans les calculs de vérification de la stabilité (stabilité d'ensemble aussi bien que résistance
des éléments), les effets à prendre en compte doivent être envisagés de façon à obtenir les
combinaisons les plus défavorables, leurs valeurs étant multipliées par des coefficients de
pondération suivants:
- G soit 4/3 soit 1 suivant ce qui est le plus défavorable
- surcharges variables (Qe, S, W): 3/2 c'est le plus défavorable
5_5/ Effets pris en compte dans les calcul :

Les charges ou sollicitations sont des forces ou des pressions appliquées à la construction.
Nous distinguons :
- G : charges permanentes (poids morts et influence du mode de construction).
- S ,Qe : surcharges d'exploitation(d'occupation) ou d'essai.
- W, Qw : surcharges climatiques(neige et vent).
- E : éventuellement, séismes.
Les actions directes :
• charges permanentes.
• charges d’exploitation.
• charges climatiques :Les charges climatiques sont des sollicitations dues à l'action du vent
et de la neige. il faut distinguer :
_ a) Les surcharges normales qui considèrent à la fois un niveau d’agression pour le
comportement normal en ELS de l’ouvrage et un autre, plus sévère et statistiquement peu
probable durant la vie de l’ouvrage (état limite ultime ou ELU)
_ b) Action du vent : Le vent agit de façon complexe sur les bâtiments. Le vent peut avoir des
effets statiques et dynamiques sur un bâtiment.
5_6/ Les critères de stabilité :
La stabilité d’une bâtiment est assurée si les sollicitations sont inférieures aux
résistances soit :

S ≤ R ---> Où S représente les sollicitations, et R représente les résistances. Si S = R, on dit


que l’état limite ultime ou service est atteint. Si S > R, la construction dépasse la ruine et
subit des endommagements.