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INTRODUCTION :

Le sol est probablement le plus important de tous les matériaux de


construction, et certainement l’un des plus intéressants, puisqu’il est le matériau
de base de génie civile : il se trouve sous la plupart des ouvrages et
infrastructures que l’on construit. C’est luis qui permet d’améliorer l’apparence
du paysage aux abords des ouvrages, c’est luis qui supporte la plupart des
chaussées, des aéroports, et c’est avec luis qu’on constitue les petits et les grands
remblais.

Mais, malheureusement le sol présente parfois des problèmes sur le


chantier lorsqu’il fait humide ou lorsqu’on veut faire sortir les eaux existantes
dans les vides et sur la superficie des granulats (sécher le sol ) ‘à l’aide d’une
pompe à extrait ’.

Et pour cela il est souvent nécessaire d’améliorer la qualité du sol c’est à


dire la stabilité du sol.

Il existe plusieurs méthodes pour éviter le risque de gonflement due aux


eaux et aux caractères physiques du sol (les argiles gonflantes). et l’une de ces
méthodes, on a le compactage qui peut s’effectuer en surface ou en profondeur,
en diminuant le volume des vides.

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Le but de l’essai :

L’essai proctor à pour but de déterminer la teneur en eau à quelle on doit


compacter le sol pour obtenir la densité sèche maximum, par un compactage
d’intensité donnée.

Définitions :

Le compactage :
Le compactage est l’ensemble des opérations mécanique qui conduisent à
augmente la densité d’un sol en réduisent son indice des vides. Cette action
augmente la compacité du sol, donc réduit les possibilités de déformation du
terrain et améliore sa capacité portante.
L’optimum proctor :
L’optimum proctor est le poids volumique du sol sec maximum
(d max.), correspondant à une teneur en eau optimale (opt) par une énergie de
compactage donné.
La teneur en eau :
La teneur en eau indique la quantité d’eau qui contient le sol, c’est le
rapport du poids de l’eau au poids de la matière sèche.

Principe de l’essai :
L’essai consiste à mesurer le poids volumique sec d’un sol disposer en
trois couches dans un moule de volume connu, dans chaque couches étant
compacter avec la dame proctor, l’essai est répété plusieurs fois et on varie à
chaque fois la teneur en eau de l’échantillon et on fixe l’énergie de compactage,
puis on trace la courbe qui représente la densité sèche en fonction de la teneur en
eau.
La courbe à un maximum dont l’abscisses est la teneur en eau optimale (opt),
et l’ordonnées représente la densité sèche maximum ( d max)

Appareillage :

 Moule proctor : Constituée d’un tube cylindrique métallique pourvu


d’un fond d’une hausse (callet) métallique amovible de dimension
 =10.15 cm, h= 11.7 cm.
 Dame proctor : Constituée par un mouton de 2.49 Kg dont la hauteur
de chute est 30.5 cm.

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 Règle à raser.
 Truelle pour le malaxage.
 Maillets, burin, un couteau, pour le démoulage d’un appareil à
démouler.
 Balance sensible au gramme prêt d’un porté =20 Kg au moins.
 Eprouvette graduée.
 Etuve.
 Balance sensible à 5 Kg au moins.

EXPLOITATION DES ESSAI-CALCULS :


Pour chaque compactage, on porte sur la feuille d’essai :
1. Poids de l’eau ajouté au matériau.
2. poids total du moule rempli et arasé Pth.
3. poids du moule vide sans son collier, mais avec son disque d’espacement
s’il y a lieu :Pt.
4. volume du moule :Va.
5. poids des échantillons prélevés sur les deux faces de l’échantillon
compacté.
Poids humides : Pth (pesées faites immédiatement après le
prélèvement).
Poids sec : Pts ( pesées faites après séchage à l’étuve ).
Poids cristallisoirs : Pt 
Calcul de la teneur en eau :

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Poids du sol sec Ps = Pts – Pt .
Poids d’eau Pe = Pth – Pts .
P
  e 100
Teneur en eau des échantillons prélevés
Ps
 
 1 2
Teneur en eau de l’échantillon compacté 2
Calcul de densité sèche :
Poids humide de l’échantillon compacté est : Ph = Pth – Pt .
100Ph
Poids sec : Ps 
100
La densité sèche : ds
Ps
Va

MODE OPERATOIRE :

On prend le matériau tamisé, et séché à l’étuve à 105°C, où on effectue


dans le moule proctor (petit moule) 2,5kg de matériau de granulométrie < 5mm
et dans le moule CBR (grand moule) 5,5kg pour la granulométrie > 5mm et
< 20 mm, (si l’échantillon contient des éléments > 20mm on élimine ces
éléments par un tamis de 20mm et on remplace par un poids égale d’éléments
de dimension entre 5 et 20mm. Après la préparation du matériau, elle vient la
détermination de la teneur en eau, et là on fait l’essai à travers des valeurs de 
déférentes qui sont proches l’une du l’autre (la déférence entre deux ‘2’ qui se
suit ne dépasse 2 points ‘1 point = une teneur en eau de 1%’.
Et puis on passe au compactage où on pèse le moule muni de sa base et
éventuellement de son disque d’espacement puis on place la hausse sur le
moule, et on malaxe longuement à la truelle le matériau et la quantité d’eau
indiquée à l’aide d’une éprouvette jusqu’on atteint à une humidification aussi

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uniforme que possible de la masse. Pour obtenir un bon compactage on le fait
par couches successives d’épaisseur égale et sur toute la surface de la couche par
les coups de la dame pour avoir un compactage aussi uniforme que possible la
dernière couche doit effleurer dans le collier légèrement au-dessus du niveau
supérieur du moule.
Une fois le compactage termine, on élève la hausse et on arase l’échantillon au
niveau supérieur du moule avec la règle à rasé ;après avoir nettoyé les parois du
moule, on pèse l’ensemble au gramme prés, on prélève alors à la spatule deux
(2) petits échantillons de 50 à 100g chacun, le premier dans la partie supérieure
de l’éprouvette, et le second dans la partie inférieure, après avoir retourné le
moule et enlevé la base, et le disque d’espacement s’il y a lieu.
On met les prélèvements dans des cristallisoirs à 105°C jusqu'à poids constant.
On effectue toutes ces opérations 5 fois successives en augmentant chaque fois
la teneur en eau du matériau de 2 point avec les même opérations précédentes.
ANALYSE DU GRAPHE ET COMONTAIRE :
On remarque que la courbe se compose de trois (3) parties
 La première partie représente le versant sec où les teneurs en eau
sont inférieurs à la teneur en eau optimale, sur ce versant l’eau agit
comme un lubrifiant, elle mouille les particules qui glissent les unes
sur les autres et adoptent une structure plus serrées. Donc si le sol est
remblayé dans une tranchée dans les conditions indiquées par le point
‘A’ sur la courbe on peut le compacter afin d’en faire une masse dense
et dure laquelle cependant contiendra un volume considérable des
vides sous forme de pluie ou autrement.
 La deuxième partie est la partie descendent de la courbe qui
présente le versant mouillé, dans ce versant l’eau occupe une
grande partie des vides du sol, étant incompressible, elle absorbe
une portion importante de l’énergie de compactage, ce qui empêche
les particules du sol d’adopter une structure plus dense, d’un autre

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coté en ajoutant de l’eau une fois que tous les vides sont remplis on
ne fera qu’inciter les particules du sol à se sépare ce qui réduira le
poids à sec effectif.
 La troisième partie représente la sommet de la courbe ; c’est à dire
le point ‘C’ c’est dans cette partie que le sol à des conditions
d’humidité optimum et s’il est compacte l’eau ne pourra plus y
entrer étant donne que presque tous les vides initiaux seront déjà
remplis par de petites particules de sol, de plus les caractéristiques
de ce sol ne changeront pas avec le temps.
D’après la courbe on tire :

opt= d max =
Remarque: les autres calculs sont dans le tableau.

CONCLUSION GENERALE :
1. D’après ce T.P. on peut dire que l’essai proctor a une
grande importance, parce que il nous permet de connaître
les conditions les plus favorables pour exécuter un
compactage.
2. Ce dernier nous permet d’augmenter la stabilité des sols et
leurs capacités, a porter les charges, mais modifier en
même temps certaines de leurs propriétés ( la structure du
sol, la perméabilité, la compressibilité et la résistance aux
cisaillements).,,,,,,,,,,,
3. Comme on a constaté qu’il n’y a pas mal de facteurs qui
influences sur le poids volumique du sol sec (densité sec )
comme la teneur en eau, l’énergie de compactage et la
granulométrie.

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4. par conséquent le secret d’un bon remblayage est de
remplacer dans les tranchées ou autour d’un bâtiment un sol
dont le contenu en humidité sera aussi proche de son
contenu optimum que possible et compacter de telle façon
qu’il aura sa densité maximum par cette teneur en eau
maximum.

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