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RÉPUBLIQUE DU CAMEROUN

MINISTÈRE DE L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR

INSTITUT SUPÉRIEUR DES TECHNIQUES INDUSTRIELLES


ET COMMERCIALES - BANGANGTÉ, MADJA

ÉLÉMENTS DE CORRECTION DE L’EPREUVE DE DROIT DU TRAVAIL ET CREATION


D’ENTREPRISE

Cycle : Master professionnel Année : 2018 /2019 Semestre : 1


Filière : Génie Civil Niveau : 5 Durée (h) : 2
Enseignant : Dr TANKEU Maurice Code UE :
Remarque : Aucun document

Première partie : questions de cours


I – Définir les termes et expressions 4 pts
- Législation du travail : l’ensemble des règles d’origine législative, réglementaire, jurisprudentielle et
conventionnelle qui régissent les relations individuelles et collectives de travail entre employeurs et
employés
- Licenciement pour motif économique : est tout licenciement individuel ou collectif effectué par
l’employeur et motivé par une difficulté économique ou une réorganisation intérieure.
- Préavis : c’est l’espace de temps qui sépare la notification de l’intention de rompre le contrat de
travail et l’abandon effectif du poste de travail
- Chômage technique : c’est la suspension du contrat de travail par l’employeur du fait de la baisse
d’activités au sein de l’entreprise
II – questions de cours
1-Le licenciement du délégué du personnel sans l’autorisation de l’inspecteur du travail est nul et de nul
effet et la sanction normale est la réintégration du DP à son poste de travail où à défaut le versement des
indemnités des dommages et intérêts.
2-La durée d’engagement à l’essai pour un travailleur de la catégorie 8 est de 3 (trois) mois.
3- Quelle est la procédure de règlement d’un conflit collectif de travail. 1pt
• La conciliation : elle se fait devant l’inspecteur du travail qui, après avoir convoqué et entendu les
deux parties, peut délivrer un procès-verbal de règlement définitif ou un procès-verbal de non règlement qui
ouvre la voie à la procédure d’arbitrage
• L’arbitrage : il est assuré par un conseil d’Arbitrage institué au niveau de chaque cour d’appel
4- Citer quatre causes de suspension du contrat de travail 4x0.5pt
Le contrat est suspendu:
• Pendant la durée du congé de maternité
• Pendant la période de mise à pied prononcée

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• Pendant la durée du congé d'éducation ouvrière
• Pendant la période de la garde à vue ou la détention préventive du travailleur ;
Deuxième partie : cas pratique
Premier cas : Un employeur de propose de créer un entreprise à Douala, il vient vous consulter sur les
points suivants :
a) En dehors du contrat de travail à durée indéterminé, les autres contrats relatifs au travail
doivent être nécessairement écrit pour garder leur nature intrinsèque sinon ils se transforment
en contrat à durée indéterminé.
Dans le cas d’espèce un employeur veut conclure un contrat de travail à durée indéterminée, un contrat
d’engagement à l’essai et un contrat d’apprentissage. Au regard de la règle précitée, il doit les faire les
deux derniers de façon écrite. Par conséquent, il ne peut pas valablement tous les conclure
verbalement. Seul le CDI peut l’être verbalement.
b)Le salaire est un élément substantiel du contrat, à défaut d’avoir été fixé par la loi, il doit être
négocié entre l’employeur. À cet effet, on peut dire que l’employeur ne peut pas unilatéralement fixer
le salaire
c) avertissement, blâme, rétrogradation, mutation, mise à pied, licenciement, abaissement d’échelon
Deuxième cas : Monsieur DURAND est salarié dans une entreprise depuis 45 mois. Il décide de
quitter l’entreprise.
a) Lorsque l’employé décide de quitter une entreprise par sa propre volonté, cette rupture est appelée
démission.
Dans le cas d’espèce, c’est Durand qui a décidé de quitter l’entreprise, on peut donc qualifier son acte
de démission
Les droits auxquels il peut s’attendre sont : délivrance d’un certificat de travail, délivrance du reçu du
solde de tout compte, paiement des salaires échus et la liquidation de ses droits.
b) Lorsque par des manœuvres, lorsqu’un employeur pousse un employé à démissionner contre sa
volonté, il y a licenciement déguisé au regard de du droit. Le juge peut requalifier la rupture en
licenciement lorsque les faits sont établis.
Dans le cas d’espèce, Ce sont des mauvais traitements infligés par l’employeur au salarié qui l’ont
poussé à partir. Ces mauvais traitements peuvent être interprétés comme des manœuvres de
l’employeur visant à pousser son salarié à la démission., on peut par conséquent qualifier cette rupture
de licenciement déguisé.
Les droits supplémentaires auxquels Durand peut prétendre sont : l’indemnité de licenciement et les
dommages et intérêts s’il a subi de ce fait un préjudice.