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MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION NATIONALE

FRANÇAIS
3e
Livret de corrigés
Rédaction
Blandine Bihorel
Amandine Lasnon
Frédéric Nottebaert
Fabienne Frérot

Coordination
Élise Bozec-Baret

Expertise pédagogique
François Didier (IA-IPR de lettres)

Enregistrement
Mallorie Villain
Elizabeth Masse
Didier Douet
Marie Lescure
René Defossez

Relecture
Amandine Jacquot

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c
c Séquence 1

SÉQUENCE 1

Séance 1
A - Dire la poésie
1- Cet extrait de « Le Vallon » est composé de cinq quatrains. Dans chacun, les rimes sont
croisées. Les vers sont des alexandrins puisqu’ils possèdent chacun douze syllabes. Ils
apportent de la musicalité au texte.
2- a) Complète le schéma ci-dessous :
Voici l’étroit sentier // de l’obscure vallée
1er hémistiche 2e hémistiche
â
césure

B - Comprendre le texte
1- Ce poème est rédigé à la première personne. Il s’agit du « je » du poète.
2- a)
1ère strophe • • l’apaisement du poète
2e strophe • • la vivacité des ruisseaux
3e strophe • • la nostalgie du poète
4e strophe • • la prière du poète à la Nature
5e strophe • • un lieu protecteur
b) La Nature réconforte le poète.
« Mon âme s’assoupit au murmure des eaux. » (v.20)
3- a) Dans la première strophe, « espérance » rime avec « enfance » et « sort » rime avec
« mort ».
b) Les mots « sort » et « mort » sont associés car le poète n’a plus d’espoir. Il se prépare à
mourir. « L’espérance » appartient en effet au passé, au monde de son « enfance ».
4- « La source de mes jours comme eux s’est écoulée ;
Elle a passé sans bruit, sans nom et sans retour » (v.13-14)
a) Ces vers signifient que la vie du poète arrive à son terme.
b) Le poète est donc nostalgique.
5- a) Dans les deux derniers vers de la 5e strophe, nous trouvons une allitération en /m/ :
Comme un enfant bercé par un chant monotone,
Mon âme s’assoupit au murmure des eaux.
b) Par cette sonorité, on met en valeur la quiétude du poète.

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devient maternelle.

6- a) Le vers 9 se poursuit au vers 10.

b) On appelle cette construction un enjambement.


c
Séquence 1

c) Dans ces vers, on trouve une métaphore. Le poète se compare à un enfant et la Nature
c

c) Grâce à cette construction, le poète met en valeur le mouvement, la vivacité des


ruisseaux.

7- Dans ces vers, on met surtout en valeur l’eau. Cet élément rappelle la vie.

8- a) Le poète personnifie la Nature comme le prouve le vers suivant :

« Mon âme s’assoupit au murmure des eaux. » Les ruisseaux semblent parler.

b) Pour le poète, la Nature est un refuge. Au sein de celle-ci, il trouve du réconfort.

C - Promenade picturale : bilan d’écriture


2- Plusieurs points communs apparaissent entre ce tableau et le poème.

D’abord, on découvre une nature accueillante, lumineuse ; la végétation est riche.

Ensuite, l’eau est présente. Dedans, se reflètent les arbres.

Enfin, une femme est assise au pied d’un peuplier. Elle semble chercher dans ce lieu un
asile comme le poète.

3- Voici un exemple de quatrain écrit en alexandrins avec des rimes croisées.

À l’ombre des peupliers, seule, je rêvais.

Là, la Nature m’offrait de pures merveilles.

Les légers clapotis du ruisseau me berçaient.

Gai, le chant des oiseaux me tenait en éveil.

Séance 2
A - Observer pour comprendre
1- L’on parle de l’endroit où l’eau sort de terre dans le premier vers.

2- On pourrait remplacer le mot « source » dans le deuxième vers par le mot « origine ».

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c
c Séquence 1

B - Appliquer

Ces deux parties boisées


rappellent des poumons.

Cette partie non boisée


peut faire penser à une
maladie. Le poumon est
malade.

© WWF/TBWA

b) À travers cette image, le créateur rappelle que la forêt représente les poumons de la
terre ; grâce à eux, elle respire. La partie malade représente la déforestation qui est une
menace pour la planète.

2-

Mot Dénotation Connotation


mer milieu naturel aquatique immensité / infini
pluie perturbation météorologique tristesse
blanc couleur pureté
soleil astre chaleur
printemps saison (re)naissance
lys fleur royauté
rouge couleur passion, sang

3-

a) Les expressions en gras connotent l’enfance et des lieux protecteurs.

b) Ces connotations mettent en évidence la nostalgie du poète.

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A - Compréhension du texte
Séance 3

1- L’observateur de ce paysage se trouve au bord de la mer comme le confirme le titre : « Au


bord de la mer ». Plus précisément, il est dans une « plaine » (v.5)
c
Séquence 1 c

2- La description du paysage est organisée. Le poète énumère les différents éléments qui
constituent ce paysage en adoptant une vision plutôt panoramique. Il évoque d’abord la
Nature en commençant par la plaine et en poursuivant avec la mer. Il parle ensuite de la
montagne au vers 11 ; la ville apparaît au vers 14. Puis, la description s’élargit au vers 26
avec les « horizons ».
3- a) Dans ce poème, il est question de la mer comme le prouve le champ lexical suivant :
« golfe » (v.6), « rocs » (v.8), « marées » (v.10), « lames » (v.18), « grève » (v.18).
b) Dans ces vers, on trouve une campagne riche :
« Cette montagne, au front de nuages couvert,
Qui dans un de ses plis porte un beau vallon vert, » (v.11-12)
Le poète évoque aussi la ville :
« La ville que la brume à demi nous dérobe,
Avec ses mille toits bourdonnants et pressés ; » (v.14-15)
4- a) Ces deux vers présentent un parallélisme. Les deux parties de chaque vers sont
construites de la même façon.
« Cet oiseau qui voyage / et cet oiseau qui joue ;
Ici cette charrue, et là-bas cette proue. » (v.21-22)
b) Cette construction permet de rapprocher différents éléments du paysage, proches et
lointains. Le poète met ainsi en valeur l’harmonie de ce paysage.
5- a) Le déterminant fréquemment employé dans le poème est le déterminant démonstratif :
« Ces blés » (v.3), « Cette montagne » (v.11), « Cet oiseau » (v.21)
b) Le sentiment du poète ainsi exprimé est l’émerveillement.
6- « Ces antres à fleur d’eau qui boivent les marées ;... » (v.10)
« Cette montagne, au front de nuage couvert,... » (v.11)
a) Dans ces deux vers, la Nature est personnifiée grâce aux mots « boivent » et « front ».
b) Par cette personnification, le poète met en valeur le caractère vivant et grandiose de la
Nature.
7- Au sein de ce paysage, l’homme n’est pas important.
D’abord, on constate qu’il est peu présent dans les vers. Le « nous » est cité quatre fois
(v.2, 5, 14, 27) ; l’homme s’évanouit au sein de la Nature.
De plus, le rôle de l’homme est limité. Il n’est qu’un observateur :
« Tout ce que nous voyons... » (v.27)

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c


Séquence 1

Et sa vue est parfois limitée :


« La ville que la brume à demi nous dérobe, » (v.14)

B - Promenade picturale
2- Ce tableau rappelle les vers de Victor Hugo.
D’abord, on remarque la richesse de ce paysage constitué de montagnes, de sommets
boisés et de nuages. Comme dans le poème, la brume est présente.
De plus, cette œuvre de Friedrich présente une certaine profondeur qui rappelle les
« horizons » de Victor Hugo.
Enfin, même si le personnage est au centre du tableau, il semble réduit à l’état
d’observateur. Il est de dos et il se fond avec le rocher sur lequel il se tient.
3- Écriture
Voici un exemple de ce que tu pouvais écrire :
Seul, je franchis les hautes crêtes escarpées ;
Debout, je contemplai l’océan de nuages.
De la brume sortaient les montagnes boisées.
L’horizon m’invitait à un divin voyage.

Séance 4
A - Comprendre le poème
1- a)

« […] en un soir chaud d’automne, » • • le goût


« Je vois se dérouler des rivages heureux » • • le toucher
« Des arbres et des fruits savoureux ; » • • la vue
« Guidé par ton odeur vers de charmants climats, » • • l’ouïe
« Se mêle dans mon âme au chant des mariniers. » • • l’odorat
b) Dans ce poème, le sens qui domine est l’odorat : « l’odeur de ton sein chaleureux »
(v.2), « le parfum des verts tamariniers » (v.12). On peut aussi citer le titre du poème :
« Parfum exotique ».
Ce sens domine parce que le poète voyage grâce aux parfums de la femme.
c) Le paysage décrit par le poète n’est pas réel. Le parfum de la femme l’emporte en rêve
vers un paysage paradisiaque. Il précise d’ailleurs qu’il a les « deux yeux fermés. » (v.1)
2- Le titre du poème est « Parfum exotique ».
a) L’adjectif qualificatif « exotique » désigne ce qui est lointain et original de par sa
localisation.
b) Dans ce poème, il montre que le poète, grâce à la femme, découvre un lieu particulier.
Le paysage qu’il découvre est nouveau pour lui, très différent de ce qu’il connaît :
«... où la nature donne
Des arbres singuliers...» (v.5-6)

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3- La découverte de ce paysage rend le poète heureux. Il emploie donc un vocabulaire
appréciatif : « heureux » (v.3), « éblouissent » (v.4), « savoureux » (v.6), « charmants »
(v.9). De plus, il exprime sa satisfaction par une allitération en [m] dans la dernière
strophe :
« Se mêle dans mon âme au chant des mariniers » (v.14)
4- Finalement, la femme a un rôle essentiel dans ce poème. Grâce à son parfum, elle propose
c
Séquence 1 c

au poète un voyage imaginaire dans une contrée lointaine paradisiaque, accueillante. Elle
lui offre un moment de plaisir, d’émerveillement. Elle lui permet de s’évader.
5- b) Ce paysage peint par Gauguin pourrait parfaitement correspondre à la vision du poète.
On découvre un lieu agréable, ensoleillé. Le peintre, par le choix de ses couleurs,
sollicite nos sens. On peut ressentir la chaleur ; on imagine les odeurs ; nos yeux sont
éblouis par la diversité des tons éclatants.
De même que la femme fait voyager le poète grâce à son parfum, le peintre nous emmène
dans ces contrées lointaines grâce à sa palette.

B - Écriture
Voici un exemple de strophe que tu aurais pu écrire.
Enchanté par ta douce voix mélodieuse,
Je découvre une plage charmante, divine,
Où les vagues déversent leurs eaux cristallines
Sur le sable doré à la tiédeur soyeuse.

Séance 5
A - J’observe
1- J’aime beaucoup ce poète talentueux. Je trouve ces recueils passionnants.
C.O.D C.O.D
2- Je l’aime beaucoup. Je les trouve passionnants.
3- La transformation en pronoms des C.O.D. permet de confirmer que, dans la première
phrase, l’adjectif « talentueux » fait partie du C.O.D. alors que, dans la deuxième,
« passionnants » n’en fait pas partie.

B - J’applique
1-
Arthur Rimbaud est un poète français. Ses trois principaux recueils sont Poésies, Une saison
en enfer et Illuminations. Il est considéré comme un adolescent révolté. Cependant son
écriture passe pour son occupation préférée. Il trouve la poésie trop figée et la renouvelle.
On le prend pour un fou. Ses contemporains jugent ses textes dérangeants.
2-
a) Le journaliste donne ce jeune poète gagnant.
b) Il sait le jury exigeant.
c) Je pense qu’il a raison.
d) Le jury nommera le lauréat poète de l’année.
e) Chaque lecteur imagine la joie du futur lauréat.

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c Séquence 1

3- Exemples de bonnes réponses :


a) Je trouve ce tableau de Gauguin admirable.


C.O.D. att. du C.O.D.
(adjectif qual.)
b) Ces poèmes exposés rendent les visiteurs rêveurs.
C.O.D. att. du C.O.D.
(adjectif qual.)
c) Ils élisent ce tableau cubiste le plus beau du musée.
C.O.D. att. du C.O.D. (Groupe adjectival)
d) Les critiques estiment cette toile comme le chef-d’œuvre du peintre.
C.O.D. att. du C.O.D. (G.N.)
e) Grâce à son œuvre, on a nommé ce peintre le chef de file du Romantisme.
C.O.D. att. du C.O.D. (G.N.)

Séance 6
1- a) Dans ce poème, les vers sont :
 des alexandrins
 des octosyllabes
ý des heptasyllabes
b) La répétition de « C’est » rappelle :
ý des mots d’enfant
 une définition
 une démonstration
c) Dans ces vers la Nature est :
ý p  ersonnifiée (mots à souligner) : « l’extase », « la fatigue », « les frissons »,
« l’étreinte », « le choeur des petites voix », « cri », « expire », « âme »
 menaçante
 secrète
d) Le sens le plus présent est :
ý l’ouïe (mots à surligner) : « voix », « murmure », « gazouille », « susurre », « cri », etc.
 l’odorat
 le toucher
2- On pourrait, par exemple, intituler ce poème « Harmonie amoureuse ». Ce titre met
en valeur la musicalité de la Nature et son rapprochement avec le poète et son amie. Il
rappelle aussi que les sons sont doux et expressifs. L’amour est perceptible.
3- a) Le titre du poème rappelle :
ý un tableau  un champ  un événement
b) Les mots en gras correspondent au champ lexical :
 du ciel ý de la mer  de l’armée
c) L’autre champ lexical est celui de :
(mots à surligner : « souche », « forêt », « fûts »)
 le ciel ý la forêt  la lumière
d) Ces deux champs lexicaux
 se succèdent
ý sont mêlés
4- Ce poème étonne, dérange. En associant la mer et la forêt, il nous invite à imaginer un
paysage particulier. Le lecteur n’est plus un simple observateur ; il doit recréer ce lieu
qu’on lui propose. Il participe à la création du poète.

8 — © Cned, Français 3e
B - Écriture
1- Voici deux exemples de poèmes que tu pouvais écrire :
Ô le doux et gai soupir !
Cela murmure et expire,
c
Séquence 1 c

Cela rappelle les airs


Que la mer calme chantonne...
Tu dirais, quand vient l’automne ,
Les chants discrets du pic-vert.

2- Ciel urbain

Le ciel bleu et moutonneux


Répand ses nuages
Sur la ville large et peuplée
Qui développe ses cités dortoirs
Les rues du firmament
Et les étendues du trottoir
Nous entraînent vers l’azur,
Vers le zénith de la cité,
Vers les zones des nuées,
Dont les formes sont marquées
Par les éclairs du tonnerre.

Séance 7
A - Observer
Les roses de Saâdi
J’ai voulu, ce matin, te rapporter des roses ;
Mais j’en avais tant pris dans mes ceintures closes
Que les nœuds trop serrés n’ont pu les contenir.
Les nœuds ont éclaté. Les roses envolées
Dans le vent, à la mer s’en sont toutes allées.
Elles ont suivi l’eau pour ne plus revenir.
La vague en a paru rouge et comme enflammée.
Ce soir ma robe encore en est toute embaumée…
Respires-en sur moi l’odorant souvenir…
Marceline Desbordes-Valmore, Poésies inédites, 1860.

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c
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1-
Séquence 1

Participe passé avec avoir

- voulu (« ai »)
- pris (« avais »)
Participe passé avec être
ou un verbe d’état
- allées (« s’en sont »)
- enflammée (« a paru »)
Participe passé employé
comme adjectif, avec un nom.
- closes (« ceintures »)
- serrés (« nœuds »)
- éclaté (« ont ») - embaumée (« est ») - envolées (« roses »)
- suivi (« ont ») - enflamée (« vague »)
- paru (« a »)
- pu (« ont »)

B - Appliquer
1- J’accorde les participes passés dans les phrases suivantes.
a) Elle aime chaque arbre de son jardin. Elle les a vus grandir.
b) Les poèmes que les élèves ont étudiés sont tous romantiques.
c) Le professeur a présenté à ses élèves une biographie de Verlaine.
d) Comme chaque année, le musée a exposé des toiles de maîtres.
2- a) La forêt, les étangs et les plaines fécondes
Ont plus touché mes yeux que les regards humains,[…]
Et j’ai tenu l’odeur des saisons dans mes mains.
à Dans ces deux cas, comme l’auxiliaire est « avoir » et que le COD est après le verbe, on
ne fait aucun accord.
b) Je les ai vus partir comme trois hirondelles
à Le COD est le pronom « les » ; il est placé avant le verbe ; le participe passé s’accorde
donc avec celui-ci.
c) Tout est transi, tout tremble et tout a peur ;
à L’auxiliaire « être » oblige à accorder « transi » avec « tout » qui est au masculin
singulier.
d) J’ai cueilli cette fleur pour toi, ma bien-aimée.
à Dans ce cas, comme l’auxiliaire est « avoir » et que le COD est après le verbe, on ne
fait aucun accord.
Elle est pâle et n’a pas de corolle embaumée,
à Le participe passé est employé comme un adjectif qualificatif donc « embaumée »
s’accorde avec « corolle ».
3-
Les étoiles aux cieux ont brillé une à une,
Les feuillages mouvants ont tremblé doucement
Les vagues de la mer sont apparues sous la lune.
La plainte des oiseaux a éclaté par moments...

10 — © Cned, Français 3e
A - Lecture poétique
Séance 8

1- Ces trois poèmes ont des formes différentes. L’un se présente comme un texte en prose.
Le second rappelle une forme fixe mais avec une grande liberté dans la versification. Quant
au troisième, il présente plusieurs strophes courtes sans rimes.
c
Séquence 1 c

2- Chaque poème est écrit à la première personne. Pour mettre en valeur le rôle du poète, on
pourrait proposer un autre titre à chaque poème :
« Poème de la lune » • • une expérience nocturne et personnelle
« L’Orée du bois » • • un observateur admiratif
« Icebergs » • • une communion à l’aube
3- Chaque poème fait appel à des procédés stylistiques :
« Poème de la lune » • • une métaphore
« L’Orée du bois » • • une anaphore
« Icebergs » • • une personnification
4- Voici un exemple de réponse possible :
Le paysage de Max Jacob est celui qui m’étonne le plus. Plusieurs caractéristiques le
rapprochent d’une écriture enfantine. Le « il y a » est une expression très utilisée par
les enfants pour décrire. Certains mots sont puérils comme « champignons », « petits
hommes » ou encore l’emploi du « c’est ». Le poète semble aborder ce paysage en
privilégiant la vision d’un enfant.
B - Écriture
1-  Ce tableau offre une image subjective
a) 
de la réalité. Les maisons, les arbres ont
des formes géométriques. Les maisons
sont construites à l’aide de prismes : des
pyramides pour le toit et des cubes pour
la base. L’arbre situé à l’avant-plan a lui
aussi sa part de figures géométriques.
En effet, lorsque deux de ses branches
principales se croisent, il y a formation
d’un triangle.
b) Le peintre donne l’impression de tourner
tout autour des maisons.
c) Le peintre ne laisse aucun espace libre sur
sa toile. Le paysage déborde du tableau. Il
met ainsi en valeur la richesse de ce lieu.
2- Comme les poèmes étudiés au cours de cette
séance, l’artiste présente dans ce tableau
une vision personnelle du paysage. À travers
Georges Braque, Maison à l’Estaque, 1908 sa peinture, il nous montre comment il
© Georges Braque / ADAGP / akg-images perçoit ce paysage qui s’offre à lui.
3- Voici un exemple de strophe en vers libres :
L’Estaque, sans barrière, sans clôture, où des oiseaux fatigués et des êtres solitaires viennent
se réfugier à l’ombre de tes arbres.
L’Estaque, l’Estaque, site du soleil méditerranéen, paradis du promeneur. Lieu de
villégiature ouvert aux sensations.

© Cned, Français 3e — 11
c
c Séquence 1

A - Observer
Séance 9

1- Dans le poème d’Henri Michaux intitulé Icebergs, ces groupes nominaux servent à désigner
les icebergs : « cathédrales sans religion de l’hiver éternel », « dos du nord Atlantique »,
« augustes Bouddhas gelés sur des mers incontemplées », « Phares scintillants de la Mort
sans issue... », « Solitaires sans besoin... »

2- Ces groupes nominaux mettent en valeur la richesse des impressions que les icebergs créent
sur le lecteur. Ils montrent leur puissance aussi bien matérielle que mentale.

B - Appliquer

1- a) J’ai fini la lecture de Poésies, d’Arthur Rimbaud. Ce recueil m’a beaucoup émue.

b) Demain, Paul récitera le poème qu’il a écrit. Le collégien, très timide, devra être
courageux.

c) Le professeur a décidé d’emmener ses élèves au musée afin qu’ils découvrent Le Semeur,
un tableau de Vincent Van Gogh.

d)
Clémenceau était l’ami de Claude Monet. La peinture passionnait le Père la Victoire.

2- a) Les cigognes blanches migrent vers l’Afrique en hiver car elles ne supportent pas les
conditions climatiques difficiles.

b) Mathieu cherche une maison ; celle-ci doit être spacieuse et lumineuse.

c) L’été, les touristes se rendent dans les musées parisiens ; ils évitent la foule.

d) Mon roman est plus intéressant que le tien.

3- a) Tous ces arbres sont en bonne santé mais tous doivent être taillés.

b) Ce recueil est le plus célèbre du poète. Cet ouvrage a été traduit dans le monde entier.

c) Anne et Thomas sont allés à Paris, la Ville lumière.

d) « Le Vallon » a été écrit par Lamartine. Dans ce poème, la Nature est glorifiée.

12 — © Cned, Français 3e
Je connais
 La poésie lyrique
Séance 10

Je suis capable de
 Surligner la strophe extraite d’un poème
lyrique de Victor Hugo :
c
Séquence 1 c

Elle est écrite à la première personne.


• Où vont tous ces enfants dont pas un seul
Dans ses vers, le poète exprime ses
ne rit ?
émotions, ses sensations. On trouve
Ces doux êtres pensifs que la fièvre
des thèmes comme la mélancolie, la
maigrit ?
nostalgie. Le lyrisme célèbre la beauté
Ces filles de huit ans qu’on voit cheminer
de la Nature.
seules ?
Ils s’en vont travailler quinze heures sous
des meules ;
Ils vont, de l’aube au soir, faire
éternellement
Dans la même prison le même mouvement.
• Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la
campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends.
J’irai par la forêt, j’irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus
longtemps.
 La versification  Souligner dans chaque vers les e muets
Le e muet se prononce devant une qui se prononcent et de mettre entre
consonne ; mais il ne se prononce parenthèses ceux qui ne se prononcent pas.
jamais devant une voyelle ou en fin de Ayant poussé la port(e) étroite qui
vers. chancell(e),
Je me suis promené dans le petit jardin
Qu’éclairait doucement le soleil du matin,
Pailletant chaque fleur d’un(e) humid(e)
étincell(e).
 La connotation et la dénotation  Définir la dénotation et la connotation
La dénotation est le sens premier d’un du mot colombe en l’employant dans deux
mot ou d’une expression. phrases différentes.
La connotation d’un mot est le sens Dénotation : La colombe se pose sur l’arbre
qu’on lui donne. mort.
connotation : La colombe symbolise la
paix.
 Le Romantisme  Résoudre un test sur le Romantisme :
Mouvement littéraire et artistique du - Parmi ces thèmes, lequel est romantique ?
XIXe siècle. Les Romantiques fuient la ¨ Le progrès ý la nature sauvage
société pour s’évader dans la Nature, ¨ la ville
dans le passé, dans l’amour. Le poète - Quel mot manque à ce vers ?
s’exprime au nom de tous les hommes. « Vois, ce spectacle est beau. - Ce paysage
Dans les tableaux romantiques, ................... »
l’homme ne maîtrise plus la Nature. ¨ étrange ý immense ¨ aride
- Parmi ces peintres, lequel est romantique ?
¨ Sisley ¨ Van Gogh
ý Friedrich

© Cned, Français 3e — 13
c
c Séquence 1

 Les paysages intérieurs


Baudelaire invente un autre paysage,
celui qu’il découvre grâce à la femme.
Pour cela, il fait appel à l’univers
sensoriel.
 Surligner les différents sens sollicités par
Baudelaire dans cet extrait du poème : en
bleu la vue, en vert l’odorat, en jaune
l’ouïe
Laisse-moi respirer longtemps, longtemps, l’odeur
de tes cheveux, y plonger tout mon visage, comme
un homme altéré dans l’eau d’une source, et les
agiter avec ma main comme un mouchoir odorant,
pour secouer des souvenirs dans l’air.
Si tu pouvais savoir tout ce que je vois ! tout
ce que je sens ! tout ce que j’entends dans tes
cheveux ! Mon âme voyage sur le parfum comme
l’âme des autres hommes sur la musique.
 L’attribut du C.O.D.  Souligner les attributs du C.O.D. dans une
L’attribut du C.O.D. donne une phrase.
information sur le COD. Il se construit - Le jury pense ce poète capable de
avec un verbe exprimant un jugement, remporter le prix.
une transformation, un choix. - L’écriture a rendu ces hommes plus sages.
- On appelle ce poème un sonnet.

 Le paysage au-delà des apparences  Replacer les mots dans ces vers des deux
Certains poètes comme Verlaine et poètes :
Rimbaud ont choisi de recréer les Les proues d’acier et d’argent,
paysages en jouant sur le langage et la Battent l’écume,
musicalité. Soulèvent les souches des ronces.
Les courants de la lande,
Et les ornières immenses du reflux […]

Ô le frêle et frais murmure !


Cela gazouille et susurre,
Cela ressemble au cri doux
Que l’herbe agitée expire […]

 Les accords du participe passé  Choisir les bons accords :


Je sais qu’avec l’auxiliaire avoir, le Ces manuscrits sont demeurés intacts ;
participe passé ne s’accorde pas sauf si leur couverture n’est pas abîmée ; et les
le C.O.D. est placé avant le verbe. spécialistes les ont facilement déchiffrés.
Je sais qu’avec l’auxiliaire être, le
participe passé s’accorde avec le sujet.

14 — © Cned, Français 3e
 Les paysages revisités
Les poèmes du XXe siècle surprennent.
Ils se caractérisent par une liberté de
l’écriture. Ils proposent une vision
personnelle de la réalité et privilégient
le rêve.
 Identifier et encadrer le poème du XXe siècle
à partir de quelques vers, sans connaître
l’auteur et le siècle de création.
a) Icebergs, Icebergs, dos du Nord-Atlantique,
augustes Bouddhas gelés sur des mers
incontemplées. Phares scintillants de la
c
Séquence 1 c

Mort sans issue, le cri éperdu du silence


dure des siècles.
b) Ô lac ! rochers muets ! grottes ! forêt
obscure !
Vous, que le temps épargne ou qu’il peut
rajeunir,
Gardez de cette nuit, gardez, belle nature,
Au moins le souvenir !
 Les reprises anaphoriques  Surligner de deux couleurs différentes les
Ce sont des noms, des groupes reprises anaphoriques des mots soulignés.
nominaux ou des pronoms qui La lune : est large et pâle et semble se hâter.
désignent des éléments déjà mentionnés On dirait qu’elle a froid dans le grand ciel
dans le texte. Elles permettent austère.
notamment d’éviter les répétitions. De son morne regard elle parcourt la terre,
Et, voyant tout désert, s’empresse à nous
quitter.
Et froids tombent sur nous les rayons
qu’elle darde,
Fantastiques lueurs qu’elle s’en va semant ;
Et la neige s’éclaire au loin, sinistrement,
Aux étranges reflets de la clarté blafarde.
G. de Maupassant, Des vers,
extrait de « Nuit de neige », 1880.

© Cned, Français 3e — 15