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III.

L’avènement de la « société de communication » depuis 1968

manuel pp. 142-143

B. L-a libéralisation des médias depuis1968


• La crise de mai 1968 dénonce la main-mise de l’État sur les médias
1974 : le Président Valéry Giscard d’Estaing divise l’ORTF en 7 sociétés (TF1,
A2,Radio France…)
1981 : Le Président François Mitterand autorise les radios libres (auparavant les radios
non autorisées étaient brouillées = radios pirates)
1984 : Canal+ = première chaîne TV privée
1987 : privatisation de TF1 (achetée par le groupe de BTP Bouygues)

• La TV orchestre la vie politique, elle devient un moyen de communication directe avec


les Français
Cependant, la TV est dans une logique commerciale : recherche d’annonceurs
commerciaux (pubs finançant les programmes), mesure de la popularité avec l’audimat
(audience). Idem pour les radios

• années 1990’ : l’offre médiatique est démultipliée grâce aux satellites+ TNT+internet
années 2000’ : appareils nomades modifient les usages : tablette, netbook, liseuses,
smartphones
déclin de la presse écrite : vieillissement du lectorat => L’État subventionne les titres
pour maintenir la pluralité politique (sinon, ne subsisteraient que les titres liés aux
grands groupes de presse ou proches du pouvoir)
La presse écrite doit s’adapter aux TICE : sites complémentaires aux versions papiers
comme Le Monde, ou bien versions papiers complémentaires aux sites comme
mediapart.fr // concurrence des gratuits (20 minutes) qui reprennent des dépêches AFP
(Agence France Presse).
La radio s’adapte aussi aux TICE avec les podcasts (baladodiffusion)

• L’écriture de l’information évolue avec les TICE, « nous sommes tous journalistes » :
publication aisée de vidéos amateurs (faite avec smartphones), twitter, FB, blog.
Certains sites mettent en avant le journalisme participatif comme mediapart.fr
Internet devient un nouvel espace de débat et de polémiques (fake news) cela créé un
nouveau rapport entre média et opinion publique
=> existe-t-il un « journalisme citoyen » ?

• La multiplication des sondages permet plus ou moins bien de mesurer l’opinion publique
On s’achemine vers une démocratie d’opinion c’est-à-dire un système politique où les
décisions sont fondées sur l’avis majoritaire déterminé par les sondages (avec toutes les
imprecisions que cela entraîne). Par exemple, le Président Nicolas Sarkozy commandait
un sondage par jour lorsqu’il était à l’Élysée.

• Les personnages politiques s’entourent de spécialistes de la communication politique


(chaque intervention d’un personnage politique est calibrée, conçue avec des « éléments
de language ») : L’image devient de plus en plus importante par rapport aux idées
Les médias en général sont en perte de confiance auprès de l’opinion publique. La
recherche d’annonceurs (pubs), l’appartenance à de grands groupes financiers,
l’uniformisation de l’information (reprise des dépêches de l’AFP) font que les gens s’en
méfient.
Conclusion :
(problématique pour rappel : Comment les médias participent-ils à la formation et à l’expression de l’opinion
publique ? Quel est le rôle du contexte politique dans l’évolution des relations entre l’opinion publique et les
médias?)

À la fin du XIXe siècle, le développement de la presse écrite joue un rôle décisif dans la formation
d’une opinion publique. Dans l’entre-deux-guerres, la radio et les actualités cinématographiques
rejoignent la presse. Avec les guerres et notamment l’épisode de Vichy, la liberté d’opinion est
restreinte face à la propagande d’État.
Sous la Ve République, l’avènement de la TV, les relations entre médias et pouvoir (gouvernement)
deviennent flagrantes jusqu’à la fin du monopole sur l’audiovisuel en 1981.
La révolution numérique dans les années 2000 et l’émergence de nouveaux médias multiplient les
espaces de paroles et remettent en cause les journalistes et leur travail.
Les attentats de Charlie Hebdo en 2015 ont démontré l’attachement des Français aux libertés de la
presse et de penser.

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