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1.

En matière de diagnostic, il faut établir trois types d’indicateurs : indicateurs de croissance,


indicateurs de rentabilité et indicateurs d’équilibre. Expliquer.
La mise en place et le suivi de ces indicateurs est indispensable car ils permettent de mesurer la
qualité de fonctionnement de l’entreprise et pour le dirigeant c’est un véritable outil d’aide à la
décision et de formation à travers l’analyse de l’indicateur de croissance qui permet de mesurer
l'évolution de l'entreprise d'une année par rapport à une autre par l'analyse des grandeurs tels
chiffre d'affaires, volume d'affaires, etc , et l’indicateur de rentabilité qui permet à l’entreprise de
calculer le rapport entre les revenus d'une société et les sommes qu'elle a mobilisées pour les obtenir et de
savoir est ce qu’ elle a intérêt à s’endetter ou pas, Le calcul de l’indicateur de l'équilibre sert à évaluer le
patrimoine de l'entreprise que ce soit par l’approche fonctionnelle ( dégager les grandes masses, leurs rôles,
leur fonctions, leurs dimensions économiques) ou l’approches financière (étudier la solvabilité de
l’entreprise)
2. Quelles sont les grandes lignes du diagnostic financier ?
Le diagnostic financier a pour objectif de répondre aux interrogations essentielles du chef de
l’entreprise à travers : 1) appréciation de la solvabilité 2) mesurer les performances de l’entreprise 3)
mesurer la croissance de son activité 4) apprécier les risques courus par l’entreprise
3. Présenter et expliquer les différents types d’offres publiques.
Une offre publique  est une opération lancée par une entreprise ou un groupe d’investisseurs dans
l’optique de prendre le contrôle d’une autre entreprise pour gagner des parts de marché, réduire ses
charges en réalisant des économies d’échelle ou trouver de nouveaux relais de croissance. En effet, si
l’offre d’acquisition de l’ensemble des actions cotées en bourse de l’entreprise cible est en espèce,
on parler d’offre Publique d’Achat (OPA). L’offre peut également se réaliser par titre, c’est-à-dire que
l’initiateur de l’acquisition paiera avec ses propres actions. Il réalise alors généralement une
augmentation de capital qui permettra de créer ces actions. On parle alors d’offre publique
d’échange (OPE) car l’actionnaire de l’entreprise cible va alors pouvoir échanger ses actions contre
un nombre d’actions déterminé de l’entreprise initiatrice selon une parité d’échange.
4. En quoi consiste le diagnostic économique ?

Le diagnostic économique repose sur la mise en œuvre de méthodes d'analyses qui varient en
fonction de l'information disponible et du contexte, il permet d'apprécier la croissance de l'entreprise
et d'appréhender sa capacité à générer durablement des bénéfices, il s’agit de faire une analyse
stratégique de l’entreprise (produits/services, les moyens de production, le marché, la concurrence,
les perspectives d'évolution) afin de détecter les atouts et les faiblesses de l’entreprise ainsi les
opportunités et les menaces.
5. Expliquer les différentes étapes d’une introduction en bourse.
L'opération d'introduction en bourse s'articule autour 7 étapes :
 L’étape préliminaire consiste par l'acceptation de projet de l'introduction par les
actionnaires
 Le choix des intermédiaires obligatoires cette phase consiste à sélectionner les
intermédiaires financiers (banques, société de bourse...) avec lesquels l'entreprise va
déclencher le processus et se réorganiser sur le plan juridique, financier, statutaire, ainsi la
détermination de l'opération et la fixation de la modalité d'introduction, cette phase dure 6
mois a une année.
 Le dépôt officiel du dossier : 2 mois avant la date prévue de l’introduction, le dossier doit
être déposé au Conseil déontologique des valeurs mobilières et doit être avisée par bourse
de Casablanca
 La décision d’admission : Trois à quatre semaines en moyenne avant la date prévue
d’introduction, la Bourse de Casablanca s’assure du respect des conditions d’admission à
l’un des 3 marchés actions conformément aux dispositions réglementaires, vérifie les
modalités d’introduction et le calendrier de l’opération et donne son avis d’approbation.
Sauf opposition, le Conseil déontologique des valeurs mobilières donne son visa sur la note
d’information.
 L’information du marché : Dès obtention du visa du AMMC (CDVM avant), la Bourse de
Casablanca procède à la publication au bulletin de la cote de l’avis relatif à l’opération
d’introduction en Bourse.
 La centralisation des souscriptions : Après clôture de la période de souscription, la Bourse
de Casablanca reçoit, centralise et consolide les souscriptions. Elle établit ensuite un listing
des souscriptions qu’elle remet à l’émetteur et aux membres du syndicat de placement.
 La première cotation : Le jour de la première cotation, la Bourse de Casablanca publie par
avis au bulletin de la cote les résultats techniques de l’opération d’introduction.
6. Quelles sont les techniques de montage des holdings ?

Dans le cadre de certains montages juridiques, créer une holding peut présenter de nombreux
avantages, notamment juridiques, fiscaux, financiers et opérationnels, la création d’une holding
intervient dans plusieurs situations (rachat d’entreprise, la création d’une ou de plusieurs filiales,
dans le cadre d’un souci d’optimisation fiscale et/ou patrimoniale), ce montage constitue un
excellent outil de financement qui permet d’augmenter la capacité d’emprunter ( plus vos apports
réalisé à la holding plus vous pouvez emprunter), ainsi ce montage permet de faire entrer plus
d’investisseurs tout en gardant le contrôle de la filiale, Créer une holding présente également des
avantages en matière d’organisation dans les groupes à plusieurs filiales à travers la mutualisation de
la totalité ou d’une partie des fonctions supports nécessaires aux entreprises (paie, comptabilité,
gestion administrative, informatique…), ce qui permet aux filiales de se concentrer exclusivement sur
leur métier et au groupe de réaliser des économies.
7. Décrire les opérations relatives au montage d’un financement par capital-investissement.
Ce type de montage consiste a consacré une partie de ses capitaux propres ou sous gestion par un
investisseur au développement ou rachat d'une société (ou d'une division) ayant des besoins de
croissance, de transmission ou de redressement. Les négociations entre l’entrepreneur et
l’investisseur en capital se déroulent en plusieurs étapes :
 Première rencontre avec l’investisseur pour une présentation succincte du projet ;
 Rencontres avec l’investisseur pour la discussion du business plan ;
 Élaboration d’une proposition de financement : le gestionnaire du fonds va élaborer une
proposition de financement précise qui sera présentée, si elle convient à l’entrepreneur, au
comité d’investissement du fonds ;
 Réalisation des due diligences : l’accord de l’entrepreneur sur la proposition financière
donnera généralement lieu à des travaux de due diligence commandés par le partenaire
financier pour vérifier et confirmer les informations qui lui auront été préalablement
communiquées ;
 Négociation des différents points encadrant l’investissement ;
 Formalisation juridique des négociations.
8. Présenter et expliquer les différentes méthodes d’évaluation des entreprises.

Pour mener une bonne évaluation, l’évaluateur doit adapter sa méthodologie en fonction de
l’entreprise évaluée et au regard de sa propre position. A cet égard, selon Franck Ceddaha, il existe
conceptuellement 3 grandes approches, auxquelles sont regroupées les méthodes de l’évaluation
d’entreprises :
A. Approche Patrimoniale : regroupe l’ensemble des méthodes ayant un caractère historique.
Elle vise à dégager une valeur de marché pour le patrimoine de l’entreprise à partir de ses
comptes annuels. D’où on peut citer :
 Actif net comptable (ANC) : Selon cette méthode la valeur de l’entreprise est égale à son
actif net comptable. Ce dernier se définie comme étant la différence entre le total des actifs
et le total des dettes. Il est calculé sur la base du dernier bilan disponible, dans ce calcul les
actifs et les dettes sont retenus pour leurs valeurs comptables.
 Actif net comptable corrigé : Dans cette méthode c’est le même principe que la méthode
ANC, sauf que l’ANCC intègre quelques corrections à la valeur de l'entreprise pour une image
plus proche de la réalité (la réestimation de l'actif ; la prise en compte de la fiscalité différée ;
le reclassement des provisions pour risques et charges.)
B. Approche actuarielle : La valeur de l’entreprise dans cette approche est égale à la valeur
actualisée des flux monétaires qui seront générés dans le futur, d’où on distingue 3
méthodes :
 La méthode discounted cash flows (DCF): Cette méthode est fondée sur les perspectives de
rentabilité de l’entreprise. Le critère de rentabilité étudiée dans ce cas correspond au
montant des flux de trésorerie futurs
 Actualisation des dividendes futurs : Dans ces méthodes la valeur de l’entreprise est calculée
à partir des flux de dividendes versés aux actionnaires.
C. Approche analogique : Cette approche vise à apprécier la valeur d’une entreprise en la
comparant à celles des sociétés qui évoluent dans des secteurs d’activités comparables – ou
similaires – et présentant des caractéristiques proches.
 Multiples boursières : Cette méthode repose sur une comparaison des données de
l'entreprise à celles d'un échantillon de sociétés comparables en termes d'activité, de taille,
de risque, de croissance. Les multiples sont construits à partir d’un échantillon de sociétés
cotées comparables.
 Multiples de transaction : C’est une méthode d’évaluation employant les multiples observés
sur un échantillon de transactions passées jugées comparables pour évaluer une nouvelle
transaction