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Lecture et Écriture I du

Français
Prof. Celeste González

CohéSION et
CohéRANCE
TEXTUELLES
Le paragraphe
Graphiquement, Le paragraphe délimite une suite de
phrases qu’il présente comme un ensemble thématique
plus ou moins clos : en ce sens, il favorise une plus
grande lisibilité du texte.

Il contribue pour une part importante à la construction


de la cohérence textuelle. Il fait ressortir les
articulations du texte, marque les étapes de
l’argumentation, du raisonnement, de l’explication.
Le paragraphe
Le paragraphe obéit en fait à une double contrainte :
- Il comporte obligatoirement une unité sémantique : il développe
une idée, un thème principal facilement identifiable (on devrait pouvoir
facilement le résumer dans une formule), on veillera donc soigneusement à
ne pas changer de thème en cours de paragraphe !
- Il s’inscrit dans une continuité textuelle : chaque paragraphe se situe
dans enchaînement d’idées, de raisonnements ; il participe à une dynamique
du texte.
Sont bien sûr exemptés de ces règles les « paragraphes de transition »,
naturellement plus courts, qui annoncent une nouvelle orientation de la
réflexion, qui signalent le passage d’une partie à une autre…
Les termes clé
de la textualité
Cohésion et cohérance
Propriétés respectives du texte et du discours, la cohésion et
la cohérence sont fondées sur la distinction entre les
relations internes à l’énoncé (le contenu) et les relations
externes de l’énoncé avec la situation (la convenance ou la
pertinence).

La cohésion caractérise la bonne formation architecturale du


texte, assurée par les relations sémantiques entre ses parties
constitutives ; la cohérence caractérise la formation
interprétative et communicative du discours.
COHÉSION (niveau micro)

« Ensemble de ressources sémantiques


servant à lier une phrase avec ce qui la
précède » (Halliday et Hassan, 1976 p.10).
Selon ces auteurs, la cohésion se manifeste
explicitement par la présence de liens, de
type grammatical ou de liens de type
lexical, entre les phrases d’un texte.
COHÉSION (niveau micro)
Liens de type grammatical (référence):
Exemple :
« Marie est venue me voir hier soir; elle m´a dit qu’elle quitterait le pays. Ses
parents l’attendent en France »
« Marie m’a annoncé son départ. Elle me l’a dit hier soir ».

Liens cohésifs de type lexical:


Exemple :
« Marie est venue m’annoncer son départ du pays; ce départ va perturber le
fonctionnement de la compagnie où elle travaille. La boîte compte
beaucoup sur elle ».
« Marie a annoncé qu’elle quitterait le pays. Je ne sais pas comment son
fiancé va pouvoir vivre sans son rayon de soleil ».
COHÉSION (niveau micro)

Il y a un troisième type de lien cohésif qui peut


relever du grammatical ou du lexical: les
conjonctions, celles-ci peuvent être de nature
additive, adversative, causale ou temporelle
Exemple :
« Le chef de Marie est très bouleversé par son
départ. Donc, il a décidé de lui offrir une
augmentation de salaire pour la garder. »
COHÉSION (niveau micro)
Questions qu’on peut se poser pour évaluer la cohésion :

1. Utilise-je les éléments linguistiques adéquats, tels que les


articulateurs logiques et les indicateurs temporels pour enchaîner mes
phrases ?
2. Mes phrases respectent-elles l’ordre syntaxique correspondant ?
3. Y a-t-il une concordance entre le sujet et le verbe et entre les
déterminants et le sujet de chaque phrase ?
4. Est-ce que j’emploie correctement les temps verbaux, les adverbes
et les pronoms ?
5. Les verbes sont-ils bien conjugués ?
6. Emploie-je correctement différents éléments linguistiques, tels que
les pronoms et la nominalisation pour éviter les répétitions inutiles ?
COHÉSION (niveau micro)

Attention!
Halliday et Hassan(1976) avertissent que la
seule présence de liens cohésifs ne garantit
pas la cohérence d’un texte; c’est-à-dire le fait
qu’un texte soit cohésif ne veut pas dire qu’il
soit cohérent.
COHÉRENCE (niveau micro et macro)

La cohérence est représentée par les liens qui ne se


manifestent pas explicitement à travers des éléments
linguistiques (tels que les pronoms, les articles, les
ellipses, etc.), mais grâce à des relations sémantiques
sous entendues et qui sont inférées par le lecteur.

Pour Gagnon (1998), ainsi que pour Charolles (1978), la


cohérence textuelle est un phénomène global et local;
c’est-à- dire elle se joue à un niveau macro (entre les
diverses séquences du texte) et à un niveau micro (entre
les énoncés d’une même phrase).
COHÉRENCE (niveau micro et macro)

Règles de cohérence :

1.Répétition :
La redondance assure l’efficacité de la communication.
Plus une idée est importante, plus souvent elle doit
apparaître dans le cours du texte. Le lecteur, est
nécessairement plus attentif à une information donnée
à plusieurs reprises. La règle « ne répétez pas le même
mot dans la même page » n’a aucun sens.
COHÉRENCE (niveau micro et macro)

2. Progression thématique :

De phrase en phrase, le texte doit constamment apporter


des informations nouvelles pour ne pas rester immobile.
On peut dire qu’un texte est une suite de séquences, mais,
du point de vue global, tout texte peut être définie comme
un développement progressif et cohérent de l’information
communiquée à partir d’un sujet donné. Ce sujet est la
base du point de départ connu. On parle de « thème »
pour le groupe qui porte l’information déjà acquise et de
« rhème » pour le groupe qui porte l’information nouvelle.
COHÉRENCE (niveau micro et macro)

3. Compatibilité :

Le texte ne doit pas se contredire au niveau du


sens. La contradiction peut disqualifier le texte à
plusieurs niveaux : incompatibilité entre plusieurs
informations mais aussi, variation injustifiée du
mode d’énonciation.
COHÉRENCE (niveau micro et macro)

Questions qu’on peut se poser pour évaluer la cohérence :


1. Le texte répète-t-il suffisamment les idées essentielles?
2. À l’intérieur de chaque paragraphe, présente-je mes
idées en suivant un ordre ou une continuité logique ?
3. Évite-je toute ambiguïté dans mon texte ?
4. Mon texte, entretient-il une relation de pertinence par
rapport à son moment d’énonciation (à son moment de
communication)?
Analyse de quelques
défauts de cohésion
/cohérance
Paul est un enfant timide. C’est
avec assurance qu’il a récité son
poème.
Extraits choisis des productions des camarades:

« Le Venezuela possède une population à majorité


jeune et aussi beaucoup de manque d’éducation,
deux éléments importants pour le progrès de la
nation (éducation et bonnes valeurs), donc, les
valeurs familiales sont toutes les bonnes habitudes
ou coutumes que les parents inculquent à leurs
enfants pendant le processus de développement. »
« La Ville de Mérida est située dans
les Andes vénézuéliens. Le problème
de pollution de l’air à la ville provoque
une émergence régionale”