Vous êtes sur la page 1sur 2

11.

Amour ha pouvoir sur les dieus


Adrian le Roy: Cinqiesme Livre de Gviterre, 1554
Arcadelt

2
&2 ˙ ˙ ˙ ˙ ˙ œ œ ˙™ œ ˙ ˙
Voix
œ œ ˙ w ˙ ˙
˙™
Œ̇ ˙ ™ œ
A - mour ha pou - voir sur les dieus, Mais il ne peult rien sur for - tu - ne,
˙ ˙
œ œ Œ̇ ˙ œ œœ œ̇ ™ œ ˙ œ ˙˙˙
˙˙ ˙˙˙ œœ œœ
Gviterre

&2 ˙
œ œœ ˙
œ ˙
˙˙ ˙˙
œ
˙˙

œ œ ˙™
9

& ˙ œ ˙ ˙ œ ˙
œ ˙ ˙ ˙ w ˙ w w
Voix

Que de ses faits in - ju - rieus, Tous jours l'of - fen - se est im - por - tu - ne:

˙ œ ˙ ˙ ˙œ ™ ˙ œ n w
w œ œ œœ œœ
œ œ nœ w Œ̇ ˙ œ œ œ
œ w œ œœœœ œ̇ œ œ̇ œ Œ œ
œœ ˙ ˙ w œœ
Gviterre & ˙ œ œœ ˙ ˙ bœ œ ˙ ˙

œ œ ˙™
18

Voix & ˙ œ ˙ ˙ ˙ ˙ ˙ œ œ ˙ ˙ ˙ ˙ w w

˙˙ ™™ œ ˙™
œ œ œœ #˙œ̇ œ ˙œ̇ œ œ ˙˙ ™™ œ
Las ou - tre sa fa - çon com - mu - ne, Elle es preu - ve en moy sa ri - gueur:

˙˙ œœ œœ ˙™ œ ˙˙ #˙˙˙ ˙˙ œ̇œ œœ ˙
œ œ ˙˙ ˙˙ Œ̇ œ œ ˙ œ˙ ˙
Gviterre & ˙ ˙ œ ˙ œ
2 27

& ˙ œ œ ˙ ˙ ˙ ˙ ˙ ˙ ˙ œ œ ˙ ˙ ˙ ˙ w w
Voix

Au mon - de il n'en fut ja - mais une Vi - van - te en pa - rei - lle lan - gueur.

˙˙ œœ œœ œ̇ ˙ ˙ œ ˙œ̇ ˙˙ ˙˙ œœ œœ œ œœ œœ œ œœ œ œ n œ̇˙ œ œ̇˙ œ Œ œ ˙


& ˙ œ œ ˙ ˙ œ™ œ œ ˙œ̇ œ ˙˙ ˙™ œ œw œ œ bœ œœ ˙ ˙ ˙™ œ
Gviterre
J
36

& ˙ œ œ ˙ ˙ ˙ ˙ ˙ ˙ ˙ œ œ ˙ ˙ ˙ ˙ w w w
Voix
rei - lle lan gueur.
Au mon - de il n'en fut ja - mais une Vi - van- te en pa -

˙˙˙ œœœ œœ œ̇ ˙ ˙ œ ˙œ̇ œ™ ˙˙ w Œ˙™ œ œœ œœ œœ œœ œœ œœ œœ œœ œ œ n œ̇ œ œ̇ œ œ ˙ w


œ ˙ ˙ w
œœ œ œ œ œ bœ œ ˙ ˙ Œ˙™ œ w
w
Gviterre & J œ w ˙ ˙
I III V
Amour ha pouvoir sur les dieus, Si esperer il m'est permis Je le voy bien souvent en songe,
Mais il ne peult rien sur fortune, En dieu est toute mon attente, Mais brief & faus est ce plaisir,
Que de ses faits injurieus, Et au prince em qui seul est mis Soudain me fuyt ceste mensonge,
Tous jours l'offense est importune: Ce qui me peult rendre contente. Et tourne mon juste desir:
Las outre sa façon commune, Mais sans fin me semble l'attendre, Puis le vray dueil me vient saisir,
Elle espreuve en moy sa rigueur: Et jamais n'y pense avenir, Elongnant toute fiction,
Au monde il n'en fut jamais une Tant je trouve tardiue & lente Qui treue à mon affliction.
Vivante en pareille langueur. L'heure de mon bien avenir.
VI
II IV Deformais suis sans esperance
A peine pourrois-je porter Tout espoir est entrelassé Ormis de peine & de douleur,
Le tourment d'une brieve absence, D'une foible & douteuse crainte, Et de voir la perseverance
Lors que souvent reconforter Et souvent il est effacé De mon trop obstiné malheur,
Me souloit l'aimée presence: Par elle & sa dure contrainte: Mon oeil triste & palle couleur,
Or voy par dure experience Helas je sens en moy estainte Sont au monde assez manifeste,
Tout mon bien & ioy e asservie, La force de mon esperer, Que serve voyant sa valeur,
Loing d'espoir d'aucune alegence, La peur me reste au coeur emprainte, Rien qu'ennuy mortel ne me reste.
Pensez que peult estre ma vie. Por sans cesse me martyrer.