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B.T.S.

Bâtiment Laboratoire Préparation 2° série 1/ 8

Deuxième série d’essais :

Réception et classification des


granulats (sable - gravier) entrant dans
la composition d’un béton

Cette seconde série est consacrée essentiellement à la caractérisation des granulats


entrant dans la conception d’un béton. La détermination des masses volumiques est
importante car elle constitue une donnée capitale pour déterminer la composition pondérale
d’un béton. De plus, plusieurs méthodes de composition de béton font référence, à l’étude du
mélange granulaire de DREUX.
Les essais qui constituent cette série sont effectués en Laboratoire, sur des
échantillons prélevés dans les stocks en place.

1 – MASSES VOLUMIQUES
1 –1 Masse volumique apparente d’un sol en place

1-1.1 Objectifs

L’objectif est de vérifier la masse volumique apparente sèche d’un sol après compactage et de la
comparer avec ρd max (cf. cours sur Proctor) afin de vérifier le compactage et l’utilisation du sol en
remblai ou en couche de forme.

1 – 1.2 Principe
Pour déterminer la masse volumique d’un sol en place, il existe trois essais in-situ :
- Méthode au gamma densitomètre à pointe,
- Méthode au densitomètre à membrane,
- Méthode au sable.
Les 2 derniers essais consistent à creuser une cavité, à recueillir et peser la totalité du matériau
extrait, puis à mesurer le volume de la cavité soit à l’aide du densitomètre à membrane, soit avec
la méthode au sable.

1 – 1.3 Le densitomètre à menbrane

C'est un cylindre dans lequel coulisse un piston.


A sa base on adapte une membrane en caoutchouc (donc dilatable). Le piston est actionné par un
tube qui le traverse, et qui est terminé par un bouchon purgeur et une poignée.
Une graduation à vernier permet de mesurer avec précision le déplacement du piston.
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Dimensions usuelles :

* Surface de la section: 100 cm2,


* Vernier au 1/10 de millimètre,
* Précision de 1 cm3,

Voir le paragraphe 6.2 de la norme NF P 94-061-2 pour la réalisation de l’essai.

Exemple :

Déterminer la masse vol. sèche d’un échantillon à partir des valeurs suivantes :

Vt = 1026 cm3 V0 = 363 cm3 mh = 1284 g. w = 4,65 %

1 – 1.4 Méthode au sable (non effectuée cette année)

Le principe est le même que pour le densitomètre à membrane, sauf que le volume de la cavité est
déterminer en la remplissant d’un sable sec de masse volumique connue.

Voir le paragraphe 6.2 de la norme NF P 94-061-3 pour la réalisation de l’essai.

Exemple :
Déterminer la masse vol. sèche d’un échantillon à partir des valeurs suivantes :

Sol : mh = 38950 g w = 4,65 %


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Sable : Mvol app sable 0/2 = 1530 g/dm mS0 = 1082 g mSt = 32444 g
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1 – 2 Masse volumique apparente

Procédure d’essai :

• Mesurer le volume V.
• Remplir la mesure de matériau (Placer les 2
mains à 10 cm environ au-dessus de la mesure
et laisser tomber le matériau ni trop vite, ni trop
lentement), araser celle-ci.
• Peser l’ensemble, en déduire la masse du
matériau m.

V m

Etalonnage avec de l’eau Araser

m
La masse volumique apparente est alors : ρapp = V

1 - 3 Masse volumique absolue

1 – 3.1 Méthode de l’éprouvette graduée :

Cette méthode est très simple et très rapide et elle utilise du matériel très courant de laboratoire.
Toutefois sa précision est faible.

Procédure d’essai :

Remplir une éprouvette graduée avec un volume V1 d’eau.


Peser un échantillon sec m de granulats (environ 300 g) et
l’introduire dans l’éprouvette en prenant soin d’éliminer toutes les
bulles d’air.
Le liquide monte dans l’éprouvette. Lire le nouveau volume V2.

m
La masse volumique absolue est alors : ρabs = V2 − V1

Remarque : La lecture des volumes V1 et V2 se fait dans le bas du


ménisque.

1 – 3.2 Méthode du pycnomètre (dite du ballon) :

Cette méthode de détermination des masses volumiques est plus précise à condition de
prendre un certain nombre de précautions.
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Procédure d’essai :

Déterminer avec précision la masse m1 du ballon rempli


d’eau.
Déterminer avec précision la masse m2 d’un échantillon
de matériau sec (environ 500 g).
Introduire la totalité du matériau dans le ballon, remplir
d’eau. Vérifier qu’il n’y a aucune bulle d’air. Peser alors
avec précision le ballon, soit m3. M1 M2 M3

La masse volumique absolue est alors :

ρabs = m2
(m1+ m2 ) −m3

Nous avons : m3 = (m1 + m2) - me Ö me = masse d’eau chassée


Or : ρw = me Ö me = Ve ρw
Ve
avec ρw = 1 g/cm3 Ö me = Ve
Il vient donc : m3 = (m1 + m2) - Ve
Or le volume d’eau chassée Ve est : Ve = m2
ρabs
Il vient : m3 = (m1 + m2) − m2
ρabs
m2
d’où la formule ci-dessus : ρabs =
(m1+ m2 ) −m3

1 – 4 Indice des vides


i = Vv
L’indice des vides (i) est le rapport du volume des vides (Vv) sur le volume de solide (Vs). Vs

Avec : Vs Ö pouvant être déterminer à partir de la masse volumique absolue du matériau (ρads).
V = Vs + Vv Ö pouvant être déterminer à partir de la masse volumique apparente (ρapp).

V − Vs V
D’où l’expression ci-dessus peut s’écrire : i = = −1
Vs Vs

2 – ANALYSE GRANULOMETRIQUE PAR TAMISAGE


2 – 1 Définition

L'analyse granulométrique consiste à déterminer la distribution dimensionnelle des grains


constituants un granulat dont les dimensions sont comprises entre 0,063 et 125mm.
On appelle :
o REFUS sur un tamis : quantité de matériau qui est retenue sur le tamis.
o TAMISAT (ou passant) : quantité de matériau qui passe à travers le tamis.
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2 – 2 Principe de l’essai

L'essai consiste à fractionner au moyen d'une série de tamis un matériau en plusieurs classes
granulaires de tailles décroissantes.
Les masses des différents refus et tamisats sont rapportées à la masse initiales de matériau. Les
pourcentages ainsi obtenus sont exploités sous forme numérique et sous forme graphique.

2 – 3 Matériel utilisé

Dimensions des tamis utilisés pour la classification des granulats : EN 933 - 2


Les dimensions de mailles et le nombre de tamis sont choisis en fonction de la nature de
l'échantillon et de la précision attendue.

2 – 4 Tamisage de l’échantillon

o Verser le matériau lavé et séché dans la colonne de tamis. Cette colonne est constituée
par l'emboîtement des tamis, en les classant de haut en bas dans l'ordre de mailles
décroissantes, et en ajoutant un fond plein et un couvercle.
o Agiter manuellement ou mécaniquement cette colonne, puis reprendre un à un les tamis en
adaptant un fond et un couvercle. Agiter chaque tamis.
o Verser le tamisat recueilli sur le fond sur le tamis immédiatement inférieur

2 – 5 Résultats

- Peser le refus du tamis ayant la plus grande maille : soit R1 la masse de ce refus.
- Ajouter le refus obtenu sur le tamis immédiatement inférieur. Soit R2 la masse du refus
cumulé.
- Poursuivre la même opération avec tous les tamis de la colonne pour obtenir les
masses des différents refus cumulés …
- Peser le tamisat sur le fond . Soit P sa masse.
- Les masses des différents refus cumulés Ri sont rapportées à la masse totale de
l'échantillon pour essai sec M1.
- Les pourcentages de refus cumulés ainsi obtenus, sont inscrits sur la feuille d'essai.
- Validité de l'analyse : La somme des masses Ri et P ne doit pas différer de plus de 1 %
de la masse M2.
- Tracé de la courbe granulométrique :
o Il suffit de porter les divers pourcentages des tamisats ou des différents refus
cumulés sur une feuille semi-logarithmique :
ƒ en abscisse : les dimensions des mailles, échelle logarithmique
ƒ en ordonnée : les pourcentages sur une échelle arithmétique.
o La courbe doit être tracée de manière continue et peut ne pas passer par tous les
points

2 – 6 Interprétation des courbes

La forme de la courbe granulométrique obtenue apporte les renseignements suivants :


- Les dimensions d et D du granulat,
- La plus ou moins grande proportion d'éléments fins,
- La continuité ou la discontinuité de la granularité.
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c Sable à majorité de grains fins e Sable normal


d Sable plutôt grossier f Gravillon 5 / 10 à granulométrie continue
g Gravillon 8 / 25 à granulométrie discontinue
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3 – EQUIVALENT SABLE

3 – 1 But de l’essai

Essai utilisé de manière courante pour évaluer la propreté des sables entrant dans la
composition des bétons. Il consiste à séparer les particules fines contenues dans les éléments
sableux plus grossiers. Une procédure normalisée permet de déterminer un coefficient
d’équivalence de sable qui quantifie la propreté de celui-ci.

3 – 2 Principe de l’essai

L’essai est effectué sur la fraction 0/5 mm du matériau à étudier. Le tamisage se fait par
voie humide afin de ne pas perdre d’éléments fins.
On lave l’échantillon, selon un processus normalisé. Pour cela on utilise une solution dite
« lavante », elle permet de séparer les éléments fins argileux et provoque la floculation. Après
décantation, on mesure la hauteur des fines floculées (sable propre + éléments fins = h1) et la
hauteur de sable propre (h2 si c’est au piston ou h’2 si c’est au réglet.

3 – 3 Procédure de l’essai

1. Remplissage de la solution lavante jusqu’au premier trait.


2. Masse du matériau mh = 120 (1 + w) est introduite dans l’éprouvette.
3. Imbibition du sable pendant 10 min dans la solution lavante.
4. Eprouvette secouée (60 cycles en 30 s), lavage du sable avec la solution lavante, et
remplissage jusqu’au deuxième trait.
5. Début de la décantation, durée 20 min.
6. Mesure de la hauteur de sable h1 de l ‘ensemble sable plus floculat.
7. Mesure de la hauteur du sable h2 au piston.

Expression des résultats :

On calcule, pour chaque éprouvette, SE avec une précision décimale et on retient les
moyennes arithmétiques, arrondies chacunes à l’entier le plus proche.

h2
Valeur de l’équivalent sable: SE = 100
h1
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4 – COEFFICIENT D’APLATISSEMENT DES GRANULATS


- La mesure du coefficient d’aplatissement (CA) caractérise le forme plus ou moins massive des
granulats.
- Le CA s’obtient en faisant une double analyse granulométrique, en utilisant successivement, et
pour le même échantillon de granulats :
- une série de tamis normalisés à mailles carrées
- une série de tamis à fentes de largeurs normalisées

- Procédure d’essai :

L’essai consiste en un double tamisage :


1. Tamisage classique sur une colonne de tamis à mailles carrées, afin d’isoler les classes
granulaires di/Di .
2. Les différentes classes granulaires di/Di ainsi isolées sont tamisées une à une sur les grilles
à fentes parallèles d’écartement E = Di/2 (ex : D = 20 il vient E = 20 / 2 = 10).
On peut donc associer à chaque classe granulaire di/Di un tamis à fente correspondant de
largeur E (ex : 20/25 correspond à une grille 12,5), ce qui permet de déterminer des coefficients
d’aplatissement Ai partiels. Il est possible de définir un coefficient d’aplatissement global.

Méthodologie :

- Tamiser l’échantillon sur les tamis spécifié au paragraphe 5.1 de la norme 933-3
- Peser et éliminer tous les grains passant au tamis de 4 mm et retenus sur celui de 80
- Peser et retenir séparément tous les grains de fraction di/Di comprise entre 4 mm et 80
mm est pesé.
- Puis le refus de chaque classe granulaire est tamisé sur le tamis à fente d’écartement E
correspondant. Le passant à travers chaque grille est pesé.

Expression du coefficient d’aplatissement :

Pour un classe granulaire di/Di donnée, on peut définir un coefficient d’aplatissement


partiel :
mi
Ai = x 100
Ri

avec Ri = masse de chaque classe granulaire di/Di.


mi = masse passant à travers le tamis à fente d’écartement E

Le coefficient d’aplatissement global A s’exprime en intégrant les valeurs partielles


déterminées sur chaque classe granulaire :

M2
A= x 100
M1