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Simulation des performances des antennes intelligentes par approches


analytiques

Article · September 2015

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2 authors:

Emmanuel Tonye Simon Kepchabe


University of Yaounde I University of Yaounde I
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Simulation des performances des antennes intelligentes par approches
analytiques
Emmanuel Tonye1, Simon Kepchabe2
1
Département des génies électriques et des télécommunications, Ecole Nationale Polytechnique, Université de Yaoundé I.
2
Département de Physique, Faculté des Sciences, Université de Yaoundé I.
1
tonyee@hotmail.com, 2kepchabe@yahoo.fr
Voir version anglaise http://www.ijemr.net/DOC/PerformanceAnalysisOfAnalyticalApproachesToSmartAntennasModeling%28320-331%29.pdf

ABSTRACT principales d’antennes planaires adaptatives, dans la


Cet article présente les résultats de simulation sous section 3, nous passons en revue les principales méthodes
MATLAB de diverses approches analytiques en vue de la classiques d’implémentation, dans la section 4, nous
modélisation des antennes planaires adaptatives. Ces présentons l’outil de simulation et des résultats obtenus ;
dernières, qui se présentent sous forme de réseaux linéaire, résultats que nous validons avec ceux des articles [3], [4]
carré ou circulaire, sont souvent implémentées en deux étapes et [5] avant d’extrapoler.
successives : la détermination des directions d’arrivées, suivie
de la formation de faisceaux dans ces directions. Dans la
littérature, divers laboratoires ont implémenté l’une ou II. MODELISATION
l’autre de ces étapes en s’appuyant sur l’une ou l’autre de ces
configurations. Pour notre part, nous présentons les résultats Pour chaque configuration, nous faisons les
aussi bien de la première étape que de la deuxième, sur tous hypothèses suivantes :
ces trois types de configurations. En plus, nous implémentons Tous les signaux incidents au réseau d’antennes
toute une pléiade de méthodes afin de déterminer celle qui ne sont constitués que d’ondes planes.
sied le mieux à chaque réseau d’antennes. Ceci nous a L’émetteur et les objets causant le multi-trajet
conduits à développer un outil de simulation de performances sont tous situés dans la région de champ lointain.
des antennes intelligentes par approches analytiques. Le couplage mutuel entre les divers éléments
d’antennes est négligeable.
Keywords—Antennes intelligentes, antenne planaire
La distance inter-éléments est très petite si bien
adaptative, approches analytiques, directions d’arrivées,
que les amplitudes des signaux reçus restent
formation de faisceaux.
constantes.
Cette distance est fixée à λ/2 mais modifiable sur
I. INTRODUCTION
l’outil de simulation.
Une antenne intelligente est un système constitué Chaque élément d’antenne possède le même
d’une série linéaire, planaire, circulaire ou volumique diagramme de rayonnement et la même
d’antennes élémentaires et d’un processeur numérique de polarisation.
signaux dans lequel sont implémentés des algorithmes
adaptatifs permettant de piloter en temps réels leurs 2.1. Réseau linéaire
diagrammes de rayonnement. Ceci est réalisé en deux Considérons M antennes uniformément espacés
phases successives : la détermination des directions de d sur lesquels arrivent L signaux (Fig.1).
y
d’arrivées, suivie de la focalisation du rayonnement dans
-(m-1)dcosφ
ces directions. L’implémentation de ces algorithmes
demeure un défi majeur.
φ φ
Les approches analytiques, dites aussi
constructives, qui regroupent des méthodes d’estimation et .z O
d
x

d’optimisation sans contraintes reposant sur un formalisme W1 W2 Wm WM


déjà établi [1], sont souvent employées en premier pour
simuler sur ordinateur le modèle mathématique développé. ∑

Une étude approfondie des résultats et de l’influence des Y(t)

différents paramètres caractéristiques permettra alors de Figure 1 : Réseau linéaire uniforme de M antennes
valider l’utilité du modèle [2], qui pourrait servir pour une
éventuelle optimisation, prédiction, voire caractérisation. L’origine est en O, premier élément du réseau. Les
Pour l’estimation des directions d’arrivées, nous coordonnées de l’antenne de rang m sont (xm,ym,zm). Le
implémentons les algorithmes Bartlett, Prony, MVDR, déphasage entre le signal reçu à l’origine et celui reçu par
MEM, MMSE, MUSIC et MIN-NORM. Pour la formation l’élément de rang m est d’après [6] :
de faisceaux, nous implémentons le conformateur ∆γm = γm(t) – γ1(t)
conventionnel, celui à annulation de lobes, MVDR, DMI, = − kxmcosϕsinθ − kymsinϕsinθ − kzmcosϕ (1)
LMS, RLS et CMA. où k = 2π/λ est le nombre d’onde et ϕ l’angle entre la
Cet article est organisé comme suit : dans la direction des signaux incidents et l’axe du réseau (Ox).
section 2, nous modélisons les trois configurations
On a xm = (m−1)d et ym = zm = 0. D’autre part, θ = π/2 car lesquels arrivent L signaux en provenance de L sources
les éléments sont tous suivant (Ox). Dès lors : (Fig. 2).
∆γm = − kd(m−1)cosϕ (2) z

Remarquons que ∆γ1 = 0. Le signal arrivant sur le 1er


r
élément en provenance d’une source ℓ en absence de bruit Ondes incidentes θ
est : Sℓ(t) = mℓ(t)ej2πf0t (3) O 1
2

mℓ(t) est la fonction de modulation de la ℓième source et f0 3


2 3
4

la fréquence d’utilisation. Ce signal au niveau du mième 4


ymp
ϕ xmp M
élément, en présence de bruit, devient : y

xm(t) = mℓ(t) ej(2πf0t+∆γm) + bm(t) = Sℓ(t)am(ϕℓ) + bm(t) (4) M

où am(ϕℓ) = ej∆γm = e-jkd(m-1)cos(ϕℓ) (5) x (m,p)

et bm(t), la mième composante du bruit aléatoire constitué du ϕ


bruit de fond et du bruit électronique généré dans le canal
m. il est supposé blanc, à moyenne nulle et à variance
égale à σn2. Figure 2 : Réseau carré uniforme de MxM éléments
Dès lors, le vecteur déphasage du signal provenant d’une
source ℓ sur les différents éléments du réseau est : L’élément de référence est l’un des sommets, origine du
a(ϕℓ) = [1, a2(ϕℓ), …, am(ϕℓ), …, aM(ϕℓ)]T (6) repère (O, x, y, z).
où T est l’opérateur « transposée ». Les coordonnées d’un élément de rangs respectifs m
Si nous considérons toutes les sources simultanément, le suivant x et p suivant y seront notées (xmp, ymp, zmp).
signal reçu au mième élément est : En reprenant l’équation (1) et en considérant que zmp = 0,
L
X m (t ) = ∑  ml (t ) e j (2π f0t +∆γ m )  + bm (t ) xmp = (m-1)d, ymp = (p-1)d et θ = π/2, on obtient :
l =1 ∆γmp = γmp(t) − γ1(t)
L = − kxmpcosϕsinθ − kympsinϕsinθ − kzmpcosϕ
= ∑  Sl (t ) am (φl )] + bm (t ) (7) = − kd[(m−1)cos(ϕ) + (p−1)sin(ϕ)] (18)
l =1
Le signal reçu sur le capteur en (m, p) et en provenance
On peut alors définir le vecteur signal du réseau par : d’une source ℓ est :
X(t) = [X1(t), X2(t), …, Xm(t), …, XM(t)]T (8) xmp(t) = mℓ(t)ej(2πf0t+∆γmp) +bmp(t) (19)
et le vecteur signal incident par : Où Sℓ(t) = mℓ(t)ej(2πf0t) est le signal incident reçu sur le
S(t) = [S1(t), S2(t), …, Sℓ(t), …, SL(t)]T (9) capteur de référence et bmp(t) le bruit additif sur le capteur
Le vecteur bruit est : en (m, p). Dès lors :
b(t) = [b1(t), b2(t),…, bm(t),…, bM(t)]T. (10) Xmp(t) = Sℓ(t)ej∆γmp + bmp(t)
La matrice déphasage (MxL) du réseau est donnée par : = Sℓ(t)amp(ϕℓ) + bmp(t) (20)
A = [a(ϕ1), a(ϕ2), …, a(ϕℓ), …, a(ϕL)]. (11) Où amp(ϕℓ) = ej∆γmp = e-jkd[(m-1)cos(ϕℓ) + (p-1)sin(ϕℓ)] (21)
On peut donc écrire sous forme matricielle : En considérant toutes les sources ensemble, le signal
X(t) = AS(t) + b(t) (12) incident sur le capteur en (m, p) est :
En appelant W, le vecteur « pondérations » du réseau. On L
peut écrire : X mp (t ) = ∑  Sl (t ) amp (φl )  + bmp (t ) (22)
W = [w1, w2, …, wm, …, wM]T (13) l =1

La sortie du réseau d’antennes est alors obtenue par : Dès lors, le vecteur signal du réseau devient une matrice:
M
 x1 1 x1 2 ... x1 p ... x1 M 
Y (t ) = ∑ wm* xm (t ) = WHX(t) (14)  
m =1
 x 21 x 2 2 ... x 2 p ... x 2 M 
où H est l’opérateur « transposée du conjugué complexe ». X (t ) =  
(23)
Si les composantes de X(t) peuvent être x x m 2 ... x m p ... x m M
 m1 
modélisées par des processus stationnaires à moyennes  x M 1 x M 2 ... x M p ... x M M 
nulles, la puissance moyenne de sortie du réseau est :
P = E[Y(t)Y*(t)] = WHRxxW (15)
où E[.] est l’opérateur « espérance mathématique » et Rxx On peut aussi définir la matrice déphasage du signal
la matrice de corrélation du réseau. On a : provenant d’une source ℓ sur les différents éléments par :
Rxx = E[X(t)XH(t)] (16) 1 a12 ...a1 p ...a1 M 
En remplaçant X(t) par (12) et en développant, on obtient :  
Rxx = ASAH + σn2I (17)  a 21 a 22 ...a 2 p ...a 2 M 
Al = ( a m p (φ l )) =  
(24)
où I est la matrice identité d’ordre M. a a ...a ...a mM
 m 1 m 2 mp 
2.2. Réseau planaire  a M 1 a M 2 a M p ...a MM 
Considérons un réseau carré (par nécessité La matrice déphasage, produite par toutes les L sources,
d’inversion de matrices), comprenant MxM antennes sera une matrice à M lignes et MxL colonnes :
uniformément espacés de d = λ/2, supposés ponctuels, sur
1 a12...a1M   Si nous considérons toutes les sources simultanément, le
  signal reçu au mième élément est :

 a21 a22...a2M 
( A )( A ) ...( AL )
L
A=  (25) X m (t ) = ∑ ml (t ) e j (2π f0t +∆γ m )  + bm (t )
am1 am2...amM  2 3 l =1
   L

aM1 aM2...aMM   = ∑  Sl (t ) am (ϕm , φl )] + bm (t ) (33)


l =1
Les équations (8), (9) et (10) restent les mêmes. La matrice
A déphasage (MxL) est alors donnée par :
Comme dans le cas linéaire, le vecteur signal incident sera A = [a(φm,ϕ1), a(φm,ϕ2), …, a(φm,ϕℓ), …, a(φm,ϕL)] (34)
toujours S(t) = [S1(t), S2(t), …, Sℓ(t), …, SL(t)]T. Les équations (12) à (17) restent les mêmes.
Le bruit sur l’ensemble du réseau devient une matrice B(t).
Dès lors sous forme matricielle, nous avons :
X(t) = AS(t) + B(t) (26) III. METHODOLOGY
D’autre part, le vecteur poids permettant la formation de
faisceaux devient une matrice MxM: Une approche analytique, à la base, consiste à
diviser un problème en différents sous-problèmes afin de
 w11 w 1 2 ...w 1 p ...w 1 M  les résoudre plus facilement ; à la fin, une solution globale
  est déduite [1]. Elle peut aussi être vue comme le fait de
 w 21 w 22 ...w 2 p ...w 2 M 
W =  
(27) résoudre à la main, grâce à une feuille et un crayon, un
w w 2 ...w ...w problème modélisé par des équations mathématiques dont
 m1 m mp mM

 w M 1 w M 2 ...w M p ...w M M
 il existe un formalisme reconnu de résolution. Cette
dernière approche est celle que nous considérons à la seule
Le signal obtenu en sortie du réseau est alors : différence qu’ici, ces équations ne sont plus résolues à la
M
 M  = WH X (t) main mais plutôt au moyen de l’ordinateur [2]. La
Y(t) =
∑  ∑ W mp X mp 
m =1  p =1
* (28)
modélisation des antennes intelligentes passe par deux

Comme pour le réseau linéaire, les équations (15), (16) et étapes successives : la détermination des directions
(17) permettront de calculer la puissance moyenne de d’arrivées et la formation conséquente de faisceaux.
sortie du réseau et d’évaluer la matrice de corrélation.
3.1. Les algorithmes classiques d’estimation de
directions d’arrivées (Directions Of Arrivals : DOA)
2.3. Réseau circulaire
On les regroupe en deux grandes catégories (Fig. 4) :
Considérons un réseau circulaire de rayon a Les méthodes d’estimation spectrale ;
(Fig.3), comprenant M éléments uniformément espacés, Les méthodes structurelles à valeurs propres (ou
contenu dans le plan (x,O,y). méthodes des sous espaces).
z
3.1.1. Les méthodes d’estimation spectrale [7],[8].
Ondes incidentes
d 3.1.1.1. La méthode de base : La transformée de
r Fourier spatiale
ϕ
Développée par BARTLETT, elle est l’une des premières
θ
ym
méthodes utilisées pour détecter les angles d'arrivées. Son
O
a
y principe est de réaliser la transformée de Fourier dans

xm M l'espace des signaux reçus. Si on trace cette fonction pour
M m
1
2 3
une onde donnée, on obtient un pic d'énergie pour la

direction dans laquelle se situe la source. Son pseudo
x
ϕ m = m .( ) spectre d’énergie est donné par :
M
Figure 3 : Réseau circulaire uniforme de M éléments 1 H
P= A Rxx A (35)
Les coordonnées d’un élément de rang m sont (xm, ym, zm). M2
On a θ = π/2 ; xm = acos(φm) ; ym = asin(φm) et zm = 0. En 3.1.1.2. La Méthode de prédiction linéaire
les intégrant dans l’équation (1), on obtient : Elle a été développée par PRONY en 1795. Son
∆γm = γm(t) − γ1(t) principe est de minimiser l'erreur de prédiction sur la
= − kxmcos(ϕ) − kymsin(ϕ) réponse d’un élément quelconque du réseau. La recherche
= − ka[cos(φm)cos(ϕ) − sin(φm)sin(ϕ)] (29) des coefficients de pondération qui vont minimiser la
Le signal reçu au niveau du mième élément est donné par : valeur moyenne de cette erreur conduit au pseudo spectre :
xm(t) = mℓ(t)ej(2πf0t+∆γm) + bm(t) u mH Rxx−1u m
= Sℓ(t)am(φm,ϕℓ) + bm(t) (30) P= (36)
| u mH Rxx−1 A |2
où am(φm,ϕℓ) = ej∆γm = e−jka[cos(φm)cos(ϕℓ) − sin(φm)sin(ϕℓ)] (31)
et bm(t), la mième composante du bruit aléatoire. Où um est la mième colonne de la matrice identité IM.
Le déphasage sur un signal provenant d’une source ℓ est :
a(φm,ϕℓ) = [1, a2(φm,ϕℓ), …, am(φm,ϕℓ), …, aM(φm,ϕℓ)]T (32)
3.1.1.3. Les Méthodes de maximum de Vraisemblance 3.1.2.2. La méthode de norme minimale
(Maximum Likelihood Methods : MLM) Développée par REDDI, KUMARESAN et TUFS, cette
Elles sont développées suivant plusieurs critères : méthode optimise le vecteur de pondération par la
La maximisation du Rapport Signal à Interférence résolution du système d’équations :
plus Bruit (RSIB) : Développée par CAPON en min(W H W ) ; E SH W = 0 ; W .e1 = 1 . (46)
1969, elle est basée sur une estimation sans biais et à La solution conduit au pseudo spectre :
variance minimale (MVDR : Minimum Variance 1
P= (47)
Distorsionless Response). Son pseudo spectre est : | A H E b E bH e1 |2
1 3.1.2.3. La méthode MUSIC (Multiple Signal
P = H −1 (37) Classification) [9]
A R xx A
La version de base a été proposée par SCHMIDT :
La minimisation de l’erreur quadratique : On
généralement, évaluer Rxx par l’expression (17) n’est pas
considère le problème comme un problème inverse, en aisé. On utilise plutôt son estimée, toujours notée Rxx :
minimisant un critère aux moindres carrés : 1 N
mcr =|| X − AS ||2 (38) Rxx = ∑ X (t ) X H (t ) (48)
N t =1
L’objectif est de trouver pour quelle valeur de ϕ, mcr où N est le nombre d’échantillons de l’expérience. En
est minimal. Pour cela, on fait : calculant les valeurs propres de Rxx ainsi estimée (classés
d (mcr ) par ordre décroissant), on obtient M vecteurs propres, dont
= −2 AH X + 2 AH AS = 0 (39) les L premiers correspondent au sous espace signal Es, et
dS les (M-L) derniers, au sous espace bruit Eb.
On trouve : S = ( A H A −1 ) A H X (40) Donc, Es = [e1 e2 … eL] et Eb = [eL+1 eL+2 … eM].
(40) dans (38) permet d’obtenir : On va ensuite tracer la fonction coût, qui réalise une
projection de l'espace bruit sur l'espace signal ; donc qui
mcr = || X − A ( A H A ) − 1 A H X ||2 (41)
cherche en fait pour quelles valeurs de ϕ l'espace bruit est
On minimise alors mcr, qui ne contient comme seule orthogonal à l'espace signal, ce qui correspond aux
inconnue que le vecteur ϕ recherché, contenu dans A. directions d’arrivées recherchées. Cette fonction est le
La minimisation d’une fonction coût f(ϕ) : Par pseudo spectre de MUSIC, donné par :
exemple dans [8], 1
P= H (49)
| A Eb EbH A |
f (φ) = ln det( APAH + qIM ) (42)
De même que la méthode de Capon, cette version de base
P=(AHA)−1 AHRxxA(AHA)−1 −
1
M−L
{ }
( HA)−1AH Rxx (AHA)−1 (43)
trace IM −AA
marche exclusivement pour des sources décorrélées. Des
variantes ont été développées dans [10] pour faire face à
3.1.1.4. La méthode de maximum d’entropie des insuffisances afin de répondre à certaines conditions
(Maximum Entropie Method : MEM) particulières. On peut citer : Root-MUSIC qui a pour
objectif de décorréler les signaux ; Unitary-MUSIC qui a
Développé par BURG, on recherche les directions qui
pour objectif d’accélérer les calculs en réduisant la
1
maximisent le pseudo spectre : P = H (44) complexité de ceux-ci par des transformations sur les
A C m C mH A matrices de corrélation ; Smoothing-MUSIC qui a pour
Où Cm est la mième colonne de l’inverse de la matrice de objectif de décorréler les signaux par rehaussement de
corrélation Rxx. l’ordre de la matrice d’autocorrélation lorsque le nombre
d’échantillons est relativement faible ; Cyclic-MUSIC qui
3.1.2. Les méthodes des sous espaces [7],[8]. permet par prise en compte de phénomènes de cyclo-
Elles font suite historiquement à la méthode de stationnarité contenues dans le signal, d’augmenter le
CAPON et s'appuient sur une décomposition de l'espace en nombre de DOA détectables de (M-1) à (2M-1).
un espace signal (Es) et un espace bruit (Eb) par recherche
de valeurs propres. 3.1.2.4. ESPRIT (Estimation of Signal Parameters via
3.1.2.1. La décomposition harmonique de Rotationnal Invariance Techniques) [7]
PISARENKO (MMSE : Minimum Mean La version de base décompose le réseau
Square Error) d’antennes en deux sous-réseaux X et Y décalés de ∆. Le
signal reçu sur le second sous-réseau est alors déphasé par
Son but est de minimiser l'erreur quadratique moyenne en
rapport au premier. Au lieu de calculer les valeurs propres
sortie du réseau sous la contrainte que la norme du vecteur
d’une seule matrice d’autocorrélation puis parcourir un
poids soit égale à unité. Le vecteur propre de la matrice de
spectre comme c’est le cas avec MUSIC, on le fait pour les
corrélation correspondante est celui associé à la valeur
deux matrices RX et RY respectivement, puis on cherche la
propre la plus petite. Son pseudo spectre est :
matrice Ψ permettant de passer de l’une à l’autre. On en
1
P= H
(45) déduit alors les angles d'arrivées par l’équation (50) :
| A e1 | θn = arcos[arg(λ1) / 2π∆] (50)
où e1 est le vecteur propre associé à λ1. où ℓ= 1 … L et λℓ les valeurs propres de Ψ.
Les mêmes améliorations apportées à MUSIC sont souvent 3.2.1.2. Le conformateur à annulation de lobes (« Null-
appliquées à ESPRIT. steering beamformer ») [6]
Nous résumons sur la Fig. 4, les principaux algorithmes Il est utilisé pour annuler une onde plane en provenance
d’estimation de DOA. d’une direction connue en annulant le diagramme de
rayonnement suivant cette direction. Les poids sont
déterminés tels que :
WHA=e1T où e1 = (1,0,0…0)T (54)
Si toutes les sous-matrices a(θℓ,ϕℓ) de A sont linéairement
indépendantes et A une matrice carrée, alors on peut
l’inverser et calculer la matrice poids W par :
W = WHA = e1T.A-1 (55)
Bien qu’annulant les signaux des interférents, ce
conformateur ne prend pas en compte les signaux utiles.

3.2.2. Les conformateurs adaptatifs


Ils dépendent des données d’utilisateurs et sont donc
indiqués pour les antennes adaptatives.
3.2.2.1. Le conformateur optimal [11]
Il permet de remédier à deux des principales limitations du
« Null-steering beamformer » :
Il ne requiert pas d’informations sur les directions
Figure 4 : Principaux algorithmes de DOA
des interférents.
3.2. Les algorithmes de BEAMFORMING Il maximise le rapport signal sur interférence plus
Les modèles d’antennes réseaux développés au bruit en sortie du réseau (MVDR).
paragraphe 2 permettent d’obtenir en absence de bruit : Les pondérations sont données par :
X(t) = A(θ, ϕ)S. En remplaçant dans Y = WHX(t), on W=µ 0 Rxx-1A(θ0,ϕ0) (56)
obtient Y = WHA(θ, ϕ)S. On pose : où µ 0 est une constante donnée par :
FR = WHA(θ,ϕ) (51) µ0 = 1/[AH(θ0,ϕ0)RxxA(θ0,ϕ0)] (57)
FR représente le facteur de réseau. Il permet de calculer le En remplaçant (57) dans (56), on obtient :
diagramme de rayonnement lorsque les poids des R xx− 1 A (θ 0 , φ 0 )
W = H (58)
différents éléments d’antennes sont connus. Conformer le A (θ 0 , φ 0 ) R xx A (θ 0 , φ 0 )
rayonnement suivant des directions privilégiées revient Ces poids minimisent la puissance moyenne de sortie tout
alors à ajuster les différents poids. Sa valeur normalisée en maintenant une réponse unité dans la direction de
est : l’utilisateur. Ainsi le processus minimise le bruit total
FR (θ , φ )
FRN = (52) comprenant les interférences et les bruits de corrélation. La
max( FR ) valeur de Rxx n’étant pas disponible, on utilise son estimé :
On recense principalement deux types de conformateurs : nR xx [ n ] + X [ n + 1] X H
[ n + 1]
R xx [ n + 1] = (59)
les conformateurs fixes et ceux adaptatifs (Fig. 5). n +1
3.2.1. Les conformateurs fixes Le rayonnement du « beamformer » optimal tend à avoir
de longs lobes et une mauvaise annulation des
Ils sont indépendants des données d’utilisateurs
interférences ; ceci est causé d’une part par la
3.2.1.1. Le conformateur conventionnel [6] maximisation du SINR et d’autre part par le bruit
Il est le plus simple à réaliser et est aussi connu thermique, qui ne devrait pas être corrélé d’un élément
sous le nom de « sum-and-delay beamformer ». d’antenne à l’autre mais qui, pour un nombre fini
Généralement, on l’utilise en combinaison avec MUSIC d’échantillons, paraît l’être. Pour y remédier, on ajoute à
pour pointer le lobe principal suivant une direction fixe Rxx, un bruit idéal thermique artificiel puisque la matrice de
souhaitée. Tous ses poids ont la même valeur : covariance d’un bruit thermique idéal est une matrice
1 diagonale. Dans [6], cette matrice de « surcharge » atténue
W = A(θ 0 , φ0 ) (53)
M considérablement les effets des corrélations du bruit et
Le réseau possèdera alors une réponse unité dans la réduit le nombre d’échantillons requis pour obtenir de bons
direction d’observation. Ce type de « beamformer » ne résultats. Nous la notons D_cst dans nos codes.
requiert aucune information sur le signal incident à
l’exception de la position de l’utilisateur ; c’est pourquoi il 3.2.2.2. Les conformateurs à séquence d’apprentissage
n’est pas influencé par le bruit thermique des éléments La séquence d’apprentissage est une partie
d’antennes. La seule source d’erreur est une éventuelle d’information envoyée connue du récepteur lui permettant
erreur sur la direction d’observation désirée. Le de déduire de l’état d’arrivée des bits la fonction de
désavantage de cette technique est qu’il n’est pas possible transfert du canal. On a ainsi un signal de référence avec
d’agir sur les niveaux des lobes secondaires.
lequel l’antenne confronte le signal en sortie du réseau. 3.2.2.3. Un conformateur aveugle : CMA (Constant
Les algorithmes les plus utilisés sont : Modulus Amplitude)
• MMSE Sa configuration est la même que celle du système SMI à
• DMI (Direct Matrix Inversion, aussi appelé SMI : la seule différence qu’ici un signal de référence n’est pas
Sampled Matrix Inversion) requis [4]. C’est un algorithme de gradient qui travaille
• LMS (Least Mean Square) selon la théorie que, l’existence d’interférences entraîne
généralement des variations d’amplitude du signal
• RLS (Recursive Least Square)
transmis, qui néanmoins possède une enveloppe constante.
L’actualisation des poids est obtenue par minimisation de
L’algorithme des moindres carrés moyens (LMS)
la moyenne positive de la fonction coût Jn définie par :
Il est dit de gradient stochastique et est la version Jn = (½) E [(|y(n)|² - yo²)²] (67)
récurrente du filtre de Wiener [8]. Cet algorithme permet Les poids sont donnés par :
de calculer les pondérations selon l’équation : W(n+1) = W(n) – µ.g(W(n)) (68)
W(n+1) = W(n) + µX(n)[d*(n) - XH (n)W(n)] (60) où y(n) est la sortie du réseau après la nième itération ; yo
où W(n+1) représente le poids à la (n+1)e itération et µ le l’amplitude de l’enveloppe du signal désiré en absence
gain constant qui contrôle le degré d’adaptation, c’est-à- d’interférence ; g(w(n)) une estimation de la fonction coût
dire à quelle vitesse et à quel point, les poids estimés sont et µ le coefficient d’adaptation.
proches des poids optimaux. Dans nos codes, nous Nous résumons sur la Fig. 5, les principaux
l’appelons mu_cst. algorithmes de formation de faisceaux.
L’algorithme des moindres carrés récursifs (RLS)
La convergence de LMS dépend des valeurs propres de Rxx.
Si Rxx possède un très large spectre, LMS devient assez
lent. Ce problème peut être résolu en remplaçant le gain µ
précédent par une matrice Rxx-1(n) à la nième itération. On a
alors d’après [12] :
W(n) = W(n-1) – Rxx-1(n)X(n) ε*(W(n-1)) (61)
où ε*(W(n-1)) = [d*(n-1) - XH (n-1)W(n-1)] (62)
Rxx(n) = δo Rxx(n-1) + X(n)XH(n)
n
= ∑δ
k =0
n−k
0 X (k ) X H (k ) (63)

avec δo=(1-1/N) devant être inférieur mais proche de 1 et


N le nombre d’itérations et :
I (64)
R −1 (0 ) = M
xx
δ0
où IM est la matrice identité d’ordre M avec M le nombre
d’éléments du réseau d’antennes. Bien que l’algorithme
converge environ 10 fois plus vite que LMS, le nombre Fig. 5: Algorithmes de formation de faisceaux
d’itérations N doit être maintenu élevé afin d’obtenir δo
proche de 1, ce qui constitue sa principale limitation. IV. RESULTATS ET DISCUSSION
L’algorithme d’inversion de matrice (DMI ou SMI) Nous avons développé un outil sous MATLAB 7.0 avec un
Les pondérations sont choisies de façon à ordinateur portable HP(300Go, 1.8GHz, 2GB, Windows7).
minimiser l’erreur quadratique entre le signal de sortie du
réseau d’antennes et le signal de référence. D’après [8], 4.1. Résultats d’estimation de directions d’arrivées
cette erreur est donnée par : La Fig.6 présente la page d’accueil du détecteur de DOA.
E [{r(t)-WHX(t)}²] = E [{r²(t)] - 2WHRr+WHRmW (65)
où X(t) est la sortie du réseau au temps t et r(t) le signal de
référence.
Rm = E [X(t)XH(t)] est la matrice d’autocorrélation du
signal ou matrice de covariance. Rr = E [r(t)XH(t)] est la
matrice d’inter-corrélation entre le signal de référence et le
signal de sortie du réseau. Le vecteur poids pour lequel
l’équation (65) admet un minimum est obtenu en annulant
son vecteur gradient par rapport à W. C’est-à-dire :
ur
∇ w {E[{r(t)- W X(t)}²]} = - 2 Rr + 2RmW = 0. On tire :
H
-1
Wopt = Rm Rr (66)
Ainsi, les poids optimaux peuvent aisément être obtenus
par une inversion directe de la matrice de covariance. Figure 6 : Page d’accueil pour l’estimateur de DOA
En cliquant sur « Guide d’utilisation » en bleu au bas
gauche de la page d’accueil de la Fig. 6, on a un rappel sur
les antennes intelligentes et la procédure de simulation. En
faisant varier les différents paramètres d’antennes ou de
signaux, on peut étudier leurs influences sur la précision
des résultats.

4.1.1. Spectres de rayonnement


Les Fig. 7 et 8 présentent les spectres de détection d’une
direction ϕ=180° au moyen d’un réseau circulaire de
M=16 éléments, N = 1000 et SNR = 0 (a) ou -15dB (b)
obtenus respectivement dans [14] et avec notre outil.

Figure 10 : Spectres d’estimateurs de DOA sur réseau


carré de M = 9x9 éléments, N=100, d=0.5λ, f=1.8GHz,
SNR=30dB, 3 directions à détecter (50°,80°,120°)

Figure 7 : résultats de détection obtenus dans [14]

Figure 11 : Spectres d’estimateurs sur réseau carré de M =


9x9 éléments, N=100, d=0.5λ, f=1.8GHz, SNR=30dB, 3
directions statiques détecter (50°, 80°, 120°)

Figure 8 : résultas obtenus avec notre outil.


Les Fig. 9 à 11 permettent de généraliser.

Figure 12 : Spectre de puissance de MUSIC sur réseau


carré de M = 9x9 éléments, N=100, d=0.5λ, f=1.8GHz,
SNR=30dB, 3 directions à détecter (50°, 80°, 120°)

4.1.2. Temps écoulés


L’autre paramètre auquel nous nous sommes
intéressés est le temps de calcul des algorithmes. Nous
l’évaluons avec la fonction « Tic Toc » de MATLAB. Les
Figure 9 : Divers spectres d’estimateurs de DOA sur résultats sont présentés sur les tableaux I, II et III.
réseau linéaire de M=8 éléments, f=1.8GHz, d=0.5λ,
SNR=30dB, 3 directions à détecter (50°,80°,120°)
TABLEAU I
TEMPS ECOULES DES DIFFERENTS ALGORITHMES
CLASSIQUES D’ESTIMATION DE DOA SUR RESEAU
LINEAIRE EN SECONDES
Estimateurs de Réseau linéaire
DOA 1Lobe 2Lobes 3Lobes 4Lobes
Bartlett 0.187 0.266 0.202 0.218
Prony 0.234 0.250 0.218 0.203
Capon 0.156 0.203 0.187 0.187
MEM 0.171 0.172 0.156 0.172
MMSE 0.188 0.172 0.171 0.172
MUSIC 0.359 0.218 0.234 0.250
MIN-NORM 0.156 0.172 0.203 0.156

TABLEAU II
TEMPS ECOULES DES DIFFERENTS ALGORITHMES
CLASSIQUES D’ESTIMATION DE DOA SUR RESEAU (a) (b)
PLANAIRE EN SECONDES
Figure 14 : Résultats en coordonnées cartésiennes de RLS
Estimateurs de Réseau planaire
DOA 1Lobe 2Lobes 3Lobes 4Lobes
sur réseau linéaire de M = 8 éléments, N=100, δ=0.9,
Bartlett 0.109 0.125 0.125 0.125 utilisateur à couvrir en 60° et interférent à 40°, f=1.8GHz
Prony 2.850 2.880 2.917 2.918 et SNR= 30dB pour différentes valeurs de d,
Capon 1.529 1.513 1.513 1.545 (a) dans [3], (b) avec notre outil
MEM 0.11 0.125 0.109 0.125
MMSE 0.125 0.125 0.109 0.172
MUSIC 0.781 0.343 0.265 0.250 Les Fig. 15 et 16 comparent des résultats de LMS et CMA
MIN-NORM 0.125 0.156 0.156 0.156 à ceux de l’article [4] publié en Juin 2015.
TABLEAU III
TEMPS ECOULES DES DIFFERENTS ALGORITHMES
CLASSIQUES D’ESTIMATION DE DOA SUR RESEAU
CIRCULAIRE EN SECONDES
Estimateurs de Réseau circulaire
DOA 1Lobe 2Lobes 3Lobes 4Lobes
Bartlett 0.156 0.218 0.202 0.218
Prony 0.218 0.202 0.187 0.202
Capon 0.187 0.203 0.203 0.203
MEM 0.187 0.187 0.172 0.156
MMSE 0.234 0.171 0.188 0.187
MUSIC 0.156 0.172 0.156 0.172
MIN-NORM 0.219 0.234 0.172 0.203

4.2. Résultats de formation de faisceaux (Beamforming) (a) (b)


La page d’accueil pour la conformation de Figure 15 : Résultats en coordonnées cartésiennes de LMS
faisceaux est présentée sur la fig.13. sur réseau linéaire avec N=200, µ=0.008, d = 0.5λ,
utilisateur à couvrir en 30° et interférent à 60°, f=0.4GHz
et SNR= 30dB pour différentes valeurs de N,
(a) dans [4], (b) avec notre outil.

Figure 13 : Page d’accueil pour la formation de lobes

4.2.1. Spectres des conformateurs de faisceaux Figure 16 : Résultats en coordonnées logarithmiques de


La Fig. 14 compare pour validation, les résultats CMA sur réseau linéaire avec N=100, µ=0.008, d = 0.5λ,
de RLS (a) obtenus dans [3] et (b) obtenu avec notre outil. utilisateur à couvrir en 60°, f=0.4GHz et SNR= 30dB,
(a) dans [4], (b) avec notre outil.
La Fig. 17 compare nos résultats de DMI à ceux de [5].
(a) (b)
Figure 17 : Résultats en coordonnées cartésiennes de DMI Figure 20 : Divers conformateurs adaptatifs sur réseau
sur réseau linéaire avec N=200, d = 0.5λ, f=1.8GHz, SNR= circulaire de M=16 éléments, SNR = 30dB, N = 100,
30dB, un utilisateur à couvrir en 30° et un interférent à d=0.5λ, a=0.25, f=1.8GHz, 2lobes à former (80°, 120°)
annuler en -60°, (a) dans [4], (b) avec notre outil.

Les Fig. 18 à 20 présentent divers conformateurs que nous 4.2.2. Courbes d’erreurs
Nous présentons sur les figures 21 à 23, les
avons implémentés sur réseaux linéaire, carré et circulaire.
courbes d’erreur de divers conformateurs classiques sur
réseaux linéaires, planaires et circulaires respectivement.

Figure 18 : Divers conformateurs adaptatifs sur réseau


linéaire de M = 8 éléments, N=200, d=0.5λ, SNR = 30dB,
Figure 21 : Diverses courbes d’erreurs de conformateurs,
f=1.8GHz, dans la situation où On a un utilisateur et un
adaptatifs sur réseau linéaire de la Fig.18
interférent (80°, 120°)

Figure 19 : Divers conformateurs adaptatifs sur réseau Figure 22 : Diverses courbes d’erreurs en sortie de
carré de M = 9x9 éléments, SNR=30dB, N = 100, d=0.5λ, conformateurs adaptatifs sur réseau carré de la Fig.19
f=1.8GHz, deux lobes statiques à former (80°, 120°)
4.3. Discussions
Nous observons une mauvaise annulation
d’interférence par CMA sur réseau linéaire (Fig.18) et une
piètre résolution de DMI sur réseau planaire (Fig. 19).
Les algorithmes ayant retenus notre attention sont MUSIC
et Capon pour l’estimation des DOA, LMS et MVDR pour
la formation de faisceaux. Néanmoins tous ces algorithmes
admettent des résultats acceptables en fonction des
paramètres d’étude tels l’espacement d entre les éléments
rayonnants, le nombre d’éléments rayonnants M, le
nombre d’itérations N, le rapport signal sur bruit SNR,
dans une très moindre mesure la fréquence f, le nombre de
sources à détecter ou le nombre de lobes à former en
Figure 23 : Diverses courbes d’erreurs de conformateurs présence ou pas d’interférents, la mobilité et surtout la
adaptatifs sur réseau circulaire de la Fig. 20 configuration du réseau d’antennes. Nous résumons dans
4.2.3. Temps écoulés le tableau VII, une étude comparée des trois configurations
Les tableaux IV à VI résument les différents de réseaux d’antennes planaires adaptatives.
temps écoulés des conformateurs classiques. Les
simulations ont été menées avec N = 100 pour 1 ou 2 lobes TABLEAU VII
et N = 200 pour les cas avec interférents (1L1Z, 1L3Z). COMPARAISON DES TROIS CONFIGURATIONS PRINCIPALES
D’ANTENNES PLANAIRES ADAPTATIVES
Les autres paramètres sont ceux par défaut sur l’outil.
Réseau linéaire Réseau carré Réseau
TABLEAU IV circulaire
TEMPS ECOULES DES DIFFERENTS ALGORITHMES AV -Plus facile à -Lobes plus fins -Indiqué
CLASSIQUES DE FORMATION DE FAISCEAUX SUR AN miniaturiser. -Plus « robuste » car pour la
RESEAU LINEAIRE EN SECONDES TA -Coût matériel ne subit pas trop localisation
Conformateurs Réseau linéaire GES moindre. d’influence de la part aérienne
classiques 1Lobe 1L1Z 1L3Z 2Lobes -Détecte bien des différents -Couvre
Conventionnel 0.390 0.406 0.078 0.065 les DOA. paramètres facilement
Null-steering 0.087 0.06 0.04 0.042 -Meilleur en d’antennes. 360° avec
MVDR 6.895 13.450 13.494 6.90 formation de -Meilleur en détection 01 seul
DMI 7.773 7.716 7.686 4.832 lobes des DOA. réseau.
LMS 7.340 13.510 13.385 6.833 L I -Lobes moins -Coût matériel élevé. -Coût
RLS 7.821 7.876 7.976 4.915 MI fins que pour le - Implémentation matériel
CMA 8.062 13.292 7.657 4.895 T ES réseau carré. numérique plus ardue. moyen
-Subit un peu -Résultats de -Lobes
TABLEAU V plus d’influence formation de lobes presque
TEMPS ECOULES DES DIFFERENTS ALGORITHMES des paramètres parfois laissant à identiques
CLASSIQUES DE FORMATION DE FAISCEAUX SUR d’antennes. désirer. à ceux du
RESEAU PLANAIRE EN SECONDES -Peut nécessiter réseau
Conformateurs Réseau planaire plusieurs pour couvrir linéaire
classiques 360°
1Lobe 1L1Z 1L3Z 2Lobes
Conventionnel 0.437 0.437 0.437 0.094 Quant aux temps de calcul, ceux des estimateurs
Null-steering 0.185 0.115 0.12 0.150
MVDR 11.138 26.523 26.814 12.183
de DOA tournent autour de 0.2s ; ce qui est satisfaisant car
DMI 9.436 16.415 16.384 9.16 pour des applications temps réel, la valeur maximale
LMS 11.357 22.808 22.214 11.170 admissible est de 0.3s. Les temps écoulés des
RLS 10.242 20.237 20.345 10.33 conformateurs par contre, sont de plusieurs secondes (5 à
CMA 9.334 55.722 65.778 26.944
plus de 20s pour certains) et devront donc être améliorés.
TABLEAU VI
TEMPS ECOULES DES DIFFERENTS ALGORITHMES V. CONCLUSION
CLASSIQUES DE FORMATION DE FAISCEAUX SUR
RESEAU CIRCULAIRE EN SECONDES Dans cet article, nous avons modélisé les trois
Conformateurs Réseau circulaire configurations courantes d’antennes planaires adaptatives
classiques 1Lobe 1L1Z 1L3Z 2Lobes
Conventionnel 0.156 0.218 0.202 0.218
(linéaire, carrée et circulaire). Nous avons aussi présenté
Null-steering 0.218 0.202 0.187 0.202 les principales approches analytiques généralement
MVDR 0.187 0.203 0.203 0.203 utilisées pour les implémenter. Par la suite un outil de
DMI 5.432 8.817 8.692 5.354 simulation fut développé et une étude de performances
LMS 7.488 15.147 15.054 7.378
RLS 5.541 8.988 8.942 5.417
menée. Aux termes de ces travaux, nous pouvons
MIN-NORM 5.416 8.755 8.848 5.416 confirmer que les antennes intelligentes permettent une
augmentation importante de qualité de service dans les
réseaux radio mobiles (notamment de portée, de capacité,
de débit, etc.). En fait, l’annulation de certaines directions
permet d’éliminer des émissions parasites qui pourraient [9] Md. Bakhar, R.M.Vani, and P.V. Hunagund,
perturber les communications ou diminuer le débit de Performance analysis of MUSIC and LMS algorithms for
transmission. Ceci évite d'interagir avec d’autres systèmes smart antenna systems, International Journal of Electronics
ou d’endommager certains équipements, "préservant" ainsi Engineering, 2(2), 2010, 271-275.
non seulement la batterie mais aussi et surtout http://csjournals.com/IJEE/PDF%202-2/Article_8.pdf
l’environnement. Toutefois, ces antennes présentent [10] Ivan P. Pokrajae et al., Cyclic MUSIC algorithm for
quelques inconvénients, tels leur structure lourde et le plus DOA estimation of wideband coherent signals in
de matériel nécessité. D’autre part, les temps de calcul des frequency domain, 15th Telecommunications forum
algorithmes de « beamforming » dépassent parfois 20s, TELFOR 2007, Serbia, Belgrade, November 20-22, 2007.
largement supérieurs à la limite admissible de 0,3s. Il nous http://2007.telfor.rs/files/radovi/05_16.pdf
faudra donc rechercher des techniques plus rapides de [11] G.C. Nwalozie, A simple comparative evaluation of
formation de lobes. Une attention particulière se porte adaptive beamforming algorithms, International Journal of
aujourd’hui sur les approches heuristiques dont font partie Engineering and Innovative Technology (IJEIT), 2(7),
les algorithmes génétiques et les réseaux de neurones. January 2013.
http://www.ijeit.com/vol%202/Issue%207/IJEIT14122013
REFERENCES 01_73.pdf
[12] Ch. Santhi Rani et al., LMS and RLS algorithms for
Toutes ont été consultées le 26 Août 2015. smart antennas in W-CDMA mobile communication
[1]http://www.thwink.org/sustain/articles/000_AnalyticalA environment, International Journal of Engineering and
pproach/index.htm Applied Sciences, 4(6), August 2009.
[2] D. Besnard, La simulation comme méthodologie de http://www.arpnjournals.com/jeas/research_papers/rp_200
R&D, CLEFS CEA – N° 47 – Hiver 2002-2003, 9-19. 9/jeas_0809_231.pdf
http://www.google.com/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&sour [13] A. Arunitha et al., Adaptive beamforming algorithms
ce=web&cd=1&ved=0CB4QFjAA&url=http%3A%2F%2 for MIMO antenna, International Journal of Innovative
Fwww.cea.fr%2Fcontent%2Fdownload%2F2947%2F1378 Technology and Exploring Engineering (IJITEE), 4(8),
3%2Ffile%2F009-014_besnard.pdf&ei=La6RVY7eDcqu- January 2015.
QGh0IH4Aw&usg=AFQjCNF76jTMR2JEHrPcHIn22Qq http://www.ijitee.org/attachments/File/v4i8/H1948014815.
OnqS2ow&bvm=bv.96783405,d.cWw pdf
[3] Miss Nayan B. Shambharkar et al., Implementation of [14] Ahmed Badawy et al., A simple angle of arrival
RLS beamforming algorithm for smart antenna system, estimation scheme, arxiv:1409.5744v1[cs.SY], 2014.
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optimal weighting of array elements in smart antennas, heuristiques et intégration sur systèmes embarqués,
des antennes intelligentes. Explore également la
Science International (Lahore), 27(3), 2015, 1899-1902. possibilité d’utiliser ces dernières pour la
http://sci-int.com/pdf/16216725311899- sécurisation de la couche physique des réseaux
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Emmanuel TONYE
Chennakesava reddy, Smart antenna algorithms for Doctorat d’Etat en Sciences (spécialité
WCDMA mobile communication systems, International Electronique) de l’Institut National Polytechnique
Journal of Computer Science and Network Security, 8(7), de Toulouse (France, 1987). Professeur des
Universités. Vice-Recteur chargé de la Recherche,
2008, 182-186. de la Coopération et des Relations avec le Monde
http://paper.ijcsns.org/07_book/200807/20080727.pdf des Entreprises de l’Université de Yaoundé I.
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Direction of arrival Estimation in a Smart antenna, Traitement du Signal du Département des génies
Electriques et des Télécommunications de l’Ecole
Semester project summer 2002-2003, LEMA, Lausanne, Nationale Supérieure Polytechnique de Yaoundé.
Suisse, 2003. Enseignant-Chercheur en Télécommunications,
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