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ROYAUME DU MAROC

MINISTERE DE L’EQUIPEMENT ET DU TRANSPORT


DIRECTION DES ROUTES ET DE LA CIRCULATION
ROUTIERE

SYSTEME DE GESTION DES OUVRAGES D'ART


MAROCAIN

INSTRUCTION POUR LA SURVEILLANCE

ET

L’ENTRETIEN DES OUVRAGES D’ART

Instruction pour la surveillance et l’entretien des ouvrages d’art. 1


CHAPITRE 1 : Objectif, champs d’application et intervenants.

CHAPITRE 2 : Surveillance et documents associés.

CHAPITRE 3 : Exploitation des actions de surveillance.

CHAPITRE 4 : Entretien et réparation.

CHAPITRE 5 : Connaissance du patrimoine.

Instruction pour la surveillance et l’entretien des ouvrages d’art. 2


CHAPITRE 1

Objectif, champs d’application,


Intervenants et documents associés.

Instruction pour la surveillance et l’entretien des ouvrages d’art. 3


1-1. Objectifs de la surveillance et de l’entretien :

L’état de service d’un ouvrage est l’état qui lui permet d’offrir un niveau de
service donné pour son exploitation dans des conditions d’utilisation conformes à sa
destination.

La surveillance consiste à:

- suivre l’évolution d’un ouvrage d’art à partir d’un état de référence et à donner à
tout moment une juste idée de son état,
- le classement d'état des ouvrages d'art afin de provoquer et de programmer les
actions et de juger de l'état global du patrimoine des ouvrages d'art.

Si l’état de service d'un ouvrage d'art est normal, les opérations d’entretien doivent le
maintenir. Si l’état de service est anormal ou risque de le devenir, des mesures doivent
être prises pour assurer la sécurité des usages et des tiers et rétablir le niveau de service
initial.

1-2. Champs d’application :

La présente instruction s’applique aux ouvrages d’art du réseau routier classé à


la charge de l’état et qui sont définis ci-dessous :

¨ ouvrages de franchissement provisoires ou définitifs :

- viaducs et ponts d’une longueur entre culées supérieure ou égale à 2 m.


- Seuils et radiers submersibles d’une longueur supérieure ou égale à 10 m.

¨ Murs de soutènement assurant la sécurité et la protection d’une voie dont la hauteur


par endroit est supérieure ou égale à 2 m,

¨ Autres ouvrages spéciaux : tunnels et tranchées couvertes.

Il est précisé, que doivent être considérés comme faisant partie intégrante d’un
ouvrage d’art, les éléments souvent pris comme annexes, tels que les terrains situés
derrière les culées, murs de soutènement, dalle de transition et abords des ouvrages
dans lesquels peuvent se produire des actions nuisibles à la stabilité de la structure.

1-3 . Intervenants :

La surveillance et l’entretien des ouvrages d’art s’effectuent à plusieurs niveaux. On


distingue trois niveaux :

1-3-1 : Niveau provincial :

Instruction pour la surveillance et l’entretien des ouvrages d’art. 4


La Direction Provinciale est responsable de la surveillance et de l’entretien de
tous les ouvrages d’art situés sur son territoire. Le Directeur Provincial établit à son
niveau les directives nécessaire à la bonne exécution des opérations.

La Direction Provinciale est chargée donc de :

¨ la connaissance du patrimoine d’ouvrages d’art de la province,

¨ la programmation et l’exécution des différentes actions liées à la surveillance et


à l’entretien des ouvrages d’art de la province,

¨ la gestion de la base de données informatisée et des dossiers des ouvrages


concernés,

¨ la communication à la D.R.C.R de toutes les informations nécessaires à la mise


à jour de la base de données informatisée nationale,

¨ susciter les actions d’encadrement et de soutien technique auprès de la


Direction Régionale et de la D.R.C.R pour les missions délicates et les actions
particulières.

Le Directeur Provincial, dans la cadre de ses missions , nomme un responsable qui le


représente et qui aura pour attributions :

- Préparation des programmes des différentes actions nécessaires à la


surveillance et à l’entretien des ouvrages,

- Déclenchement des actions et leur suivi,

- Préparation des consultations et la gestion des marchés des sous-traitances


externes à l’administration,

- Vérification et approbation des comptes rendus et des rapports de visite et


d’inspection des ouvrages,

- Exploitation des documents en question et proposition des actions et des


mesures à prendre,

- Veiller à ce que toutes les actions prévues soient réalisées conformément


aux programmes, procédures, guides, et aux documents préétablis,

- Mettre ou faire mettre à jours et validation des mises à jour de la bas de


données informatisée provinciale,

- Coordonner les opérations avec la DRCR et la Direction Régionale dans les


conditions définies ci après.

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1-3- 2 . Niveau Régional :

La Direction Régionale à une fonction d’assistance technique et de conseil


auprès des Directions Provinciales de la région. Elle est assistée par le CERET.

1-3- 3 : Niveau de la Direction des Routes et de la Circulation Routière :

En matière de surveillance et d’entretien des ouvrages d’art, la D.R.C.R a une


fonction de contrôle, de normalisation et de réglementation. Elle gère la base de
données informatisée nationale et s’attache notamment à :

¨ Promouvoir des méthodes appropriées de contrôle, d’évaluation de l’état du


comportement, de surveillance et d’entretien des ouvrages d’art en service,

¨ Recueillir et analyser toutes les données et informations relatives aux


difficultés, incidents, désordres et accident sur les ouvrages en vu de développer
la connaissance de la pathologie des ouvrages d’une part et d’apporter des
améliorations au système de gestion SGOAM d’autre part,

¨ Programmer et réaliser les actions de nature à améliorer la connaissance des


agents chargés de la surveillance et de l'entretien des ouvrages d’art,

¨ Gérer et tenir à jour le répertoire national des ouvrages d’art et de la base de


données informatisée nationale,

¨ Assister les Directions Provinciales et Régionales dans l’exécution des missions


de surveillance et d’entretien des ouvrages en service,

Prendre toutes les décisions et assurer toute autre mission utiles à la gestion correcte
des ouvrages d’art à l’échelle nationale.

1-4. Documents associés

Les documents définis ci après viennent compléter les dispositions arrêtées par la
présente instruction technique et sont, de ce fait considérés comme faisant partie
intégrante de celle ci :

¨ Généralité sur la surveillance,

¨ Guide pour la surveillance des ponts métalliques,

¨ Guide pour la surveillance des ponts en maçonnerie,

¨ Guide pour la surveillance des ponts en béton armé,

¨ Guide pour la surveillance des ponts en béton précontraint,

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¨ Guide pour la surveillance des équipements d’ouvrages,

¨ Guide de dossiers d’ouvrage,

¨ Guide à l’usage des techniciens,

¨ Rapports types de visite et d’inspection :

§ Premières inspections spéciales:

- Ouvrages en béton armé, béton précontraint et profilés enrobés: PIS/BA/01,


- Ouvrages métalliques : PIS/ME/01,
- Ouvrages en maçonnerie: PTS/MA/01,
- Seuils et ouvrages hydrauliques: PIS/OH/01,
- Murs des soutènement : PIS/MU/01,
- Ouvrages spéciaux: PIS/OS/01.

§ Visites annuelles

- Ouvrages en béton armé, béton précontraint et profilés enrobés: VA/BA/01,


- Ouvrages métalliques : VA/ME/01,
- Ouvrages en maçonnerie: VA/MA/01,
- Seuils et ouvrages hydrauliques: VA/OH/01,

§ Inspections détaillées périodiques

- Ouvrages en béton armé, béton précontraint et profilés enrobés: IDP/BA/01,


- Ouvrages métalliques : IDP/ME/01,
- Ouvrages en maçonnerie: IDP/MA/01,
- Seuils et ouvrages hydrauliques: IDP/OH/01,

¨ Critères de classement d'état des ouvrages d'art.

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CHAPITRE 2

Surveillance

Instruction pour la surveillance et l’entretien des ouvrages d’art. 9


La surveillance est destinée à tenir à jour une connaissance de l’état des
ouvrages en service, suffisante pour permettre d’effectuer en temps opportun les
opérations d’entretien ou de remise en état nécessaires et, le cas échéant , de prendre
les mesures de sécurité pour prévenir tout accident résultant de la dégradation des
ouvrages, ou de phénomènes accidentels (crues, chocs de véhicules , etc).

La surveillance des ouvrages d’art s’exerce :

- de façon continue (surveillance continue)

- de façon périodique (visites annuelles et inspections détaillées périodiques),

- de façon ponctuelle (inspections spéciales ou exceptionnelles).

2-1 : La surveillance continue :

¨ Ouvrages concernés :

La surveillance continue doit s’exercer sur tous les ouvrages d’art définis au
chapitre I.

¨ Objectif :

La surveillance continue doit permettre de :

- donner l’alerte en cas d’inquiétudes relatives à la sécurité et au besoin,


prendre les mesures préventives nécessaires,

- suivre dans le temps les actions subies par les ouvrages et leur
environnement :

- évolution des lits des cours d’eau,

- forte augmentation de la circulation des poids lourds,

- passage de convois exceptionnels,

- crue, glissement de terrain, vent violent,

- accident ou incident grave.

- guetter l’apparition éventuelle d’anomalies dans le comportement des


ouvrages sous l’effet d’actions continues ou exceptionnelles.

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¨ Intervenants :

Cette surveillance est à la charge de la Direction Provinciale qui veille à ce que


ses agents qui circulent sur le réseau et à n’importe quelle occasion, surveillent avec
attention l’état des ouvrages et de leur voisinage immédiat.

Elle doit pouvoir être effectuée par tous les agents de la Direction, donc par des agents
n’ayant pas nécessairement une formation spécialisée en ouvrages d’art.

¨ Exploitation :

Elle doit s’effectuer avec le moins de formalisme possible. Elle fait l’objet
d’entretiens verbaux entre les agents qui effectuent la surveillance et le Directeur
Provincial ou son représentant. Ce dernier, peut demander aux agents en question de
procéder à certaines constatations datées, de prendre des photographies ou de faire des
croquis permettant d’illustrer les constatations et de suivre les ouvrages.

Toute anomalie ou dégradation observée au cours de la surveillance continue doit se


traduire par une constatation datée , reportée par écrit et classée dans le dossier de
l’ouvrage.

2-2. Surveillance périodique :

la surveillance périodique comprend les visites annuelles et les inspections détaillées


périodiques.

2-2-1. Visites annuelles :

¨ Ouvrages concernés :

Tous les ouvrages définis au chapitre I doivent faire l’objet, chaque année
d’une visite annuelle s’ils ne font pas la même année l’objet d’une inspection
détaillée.

¨ Objectif :

L’objectif d’une visite annuelle est de :

- déceler toute évolution manifeste de désordres soulevés lors des précédentes


actions de surveillance,

- constater la présence de désordres graves ou de menaces de désordres graves,

- classer les ouvrages selon leur état et comparer ce classement par rapport aux
précédents,

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- relever la nature des travaux d’entretien courant ou de maintenance à réaliser,

¨ Consistance :

La visite annuelle consiste à examiner rapidement les parties d’ouvrages


accessibles sans moyens particuliers ainsi que la zone d’influence de l’ouvrage.

Le visiteur établit un constat indiquant :

- les désordres et anomalies graves ou non,

- une qualification des désordres en affectant un classement d’état fonction de


la partie d’ouvrage concernée et de la gravité de désordres,

- l’évolution de l’état de l’ouvrage par rapport aux états précédentes,

- les travaux et actions proposés tout en indiquant leur caractère d'urgence ou


non ,

- éventuellement, un album photographique ou croquis pour illustration.

La programmation des visites annuelles doit tenir compte des périodes propices à une
meilleure accessibilité et visibilité des ouvrages, notamment, des périodes d’étiage des
cours d’eaux, fin des périodes des crues,…..etc.

¨ Intervenants :

Le Directeur Provincial est chargé de la programmation, de l’organisation et de


la réalisation des visites annuelles et veille à ce que ces visites soient réalisées
conformément au programme préétabli.

Les visites annuelles doivent être effectuées par des agents qualifiés et ayant reçu au
moins une formation dans le domaine des ouvrages d’art.

Toute fois, si la Direction Provinciale, pour des raisons de plan de charge ou autre,
n’arrive pas à assurer ces visites et par ses propres moyens et par ceux de la DRCR et
de la Direction Régionale, elle peut sous traiter ces actions à des organismes qualifiés
dans le domaine.

¨ Exploitation :

A l’issue de la visite, le Directeur Provincial ou son représentant:


- examine et valide les constatations et conclusions du rapport de la visite et
définit les actions à entreprendre,
- valider le nouveau classement d'état de chaque ouvrage,

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- donner un jugement sur l'évolution de l'état de chaque ouvrage par rapport à
son état de référence et par rapport à la précédente évaluation..

Si la visite annuelle a décelé des anomalies graves, les mesures de sauvegarde doivent
être prises rapidement par le Directeur Provincial.

Eventuellement, si la réalisation des mesures et actions préconisées requièrent


beaucoup de temps, une restriction d’exploitation provisoire peut être instaurée pour
l’ouvrage en cas de risque pour les usagers de la route.

Il sera tenu compte des résultats de la visite annuelle pour préconiser la date et les
disposition à prendre pour la prochaine action de surveillance ( visite et inspection
détaillée).

En cas d’inquiétude sur le comportement ou sur l‘état d’ouvrage, le Directeur


Provincial peut demander avis à la Direction Régionale ou à la DRCR et
éventuellement prescrire une inspection détaillée exceptionnelle.

2-2-2. Les inspections détaillées périodiques :

¨ Ouvrages concernés :

Le Directeur Provincial décide des ouvrages soumis à l’inspection détaillée


périodique avec la périodicité et ce :
- En fonction de l'importance de l'ouvrage,
- Sur la base des rapports des visites de surveillance précédentes,
- De l'évolution de l'indice de classement de chaque ouvrage.

Une inspection détaillée périodique est, en principe quinquennale. Toutefois, et en


fonction de l’état de chaque ouvrage, cette période peut être réduite à 2 ou 3 ans.

Chaque année, cette liste est mise à jour de manière à :

- Ajouter les ouvrages construits ou venant d’être reconnus dans l’année,

- Augmenter la périodicité des inspections pour les ouvrages réparés dans


l’année,

- Réduire la périodicité pour les ouvrages qui sont jugés menaçant où dont
l’état présente un risque d’aggravation rapide.

Cette liste comprend obligatoirement :

- Les ponts provisoires,

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- Les murs de soutènement dont la hauteur est, localement, supérieure ou
égale à 5 m,

- Les tunnels et les tranchées couvertes,

- Les ouvrages disposant d’une limitation de charge .

La liste comprend, en outre, parmi les autres ouvrages, ceux pour lesquels la
surveillance continue à relever un comportement anormal ou une dégradation
inquiétante.

¨ Objectif :

L’inspection détaillée a pour objet de produire un « bilan de santé le plus


complet possible» de l’ouvrage.

¨ Consistance :

Une inspection détaillée est plus complète sur le plan technique qu’une visite
annuelle.

Sa consistance est fonction de la nature et de l’importance de l’ouvrage.

De la même manière qu’une visite annuelle, une inspection détaillée est à programmer
pour des périodes propices à une meilleure accessibilité et visibilité des parties
d’ouvrages.

¨ Intervenants :

Le Directeur Provincial est chargé d’établir chaque année la liste des ouvrages
concernés, de programmer et de réaliser les inspections en question.

Il peut éventuellement, demander assistance pour certaines inspections auprès de la


Direction Régionale ou de la D.R.C.R ou procéder à leur sous-traitance auprès
d’organismes compétents en la matière.

Les inspections détaillées périodiques doivent être effectuées par un ingénieur


spécialisé dans le domaine des ouvrages d’art.

¨ Exploitation :

Une inspection détaillée périodique donne lieu à un rapport d’inspection


détaillée. Ce rapport est transmis au Directeur Provincial ou à son représentant pour
en faire l’exploitation.

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Cette exploitation consiste à :

- produire un jugement sur l’état de l’ouvrage, de ses différentes parties et de


son voisinage,

- établir le classement d'état de l'ouvrage et le comparer au précèdent


classement,

- définir les mesures de sauvegarde éventuelles à appliquer comprenant,


éventuellement les restrictions d’exploitation,

- proposer une surveillance renforcée ou une haute surveillance si nécessaire,

- en cas de difficultés d’établir un jugement fiable sur l’état de l’ouvrage,


définir les investigations complémentaires à réaliser (sondages,
instrumentation,…….etc):

- soit pour compléter ou approfondir le diagnostic,

- soit pour les besoins de l’étude des solutions de remise en état.

- Dans le cas où le diagnostic fait est suffisant, proposer des travaux à mettre
en œuvre sur l’ouvrage :

- entretien courant ou spécialisé,

- réparation, …..etc.,

- Fixer l’échéance de chaque action proposée en fonction de son envergure et


des estimations faites des budgets.

2-3 . Surveillance ponctuelle

En dehors du régime de la surveillance continue et périodique, une surveillance


ponctuelle doit être effectuée dans les conditions définies ci dessous :

2-3-1 . Première inspection spéciale

¨ Ouvrages concernés

Tous les ouvrages définis au chapitre 1, doivent faire l’objet de la première inspection
spéciale. Elle s’effectue :

- A l’achèvement des travaux ou le plutôt possible après la mise en service


d’un ouvrage neuf,

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- A l’achèvement des travaux majeurs de remise en état ou de transformation
d’ouvrages anciens (renforcement, élargissement,…etc),

-A la reconnaissance d’un ouvrage en service non encore répertorié dans la


base de données informatisée.
¨ Objectif

La première inspection spéciale a pour but :

- de définir l’état de référence d’un ouvrage , auquel les visites et les


inspections ultérieures doivent se reporter,

- de permettre l’initialisation de la base de données informatisée.

¨ Consistance

La première inspection spéciale doit étire effectuée de préférence avant la mise en


service des ouvrages neufs ou réparés, ou le plutôt possible après.

Elle est différente des examens prévus dans le cadre des essais de réception des
ouvrages.

Les conclusions de cette inspection, peuvent éventuellement être utilisées pour


procéder à la réception de l’ouvrage.

En aucun cas, les actions de contrôle ou de surveillance de travaux exercés par le


maître d’ouvrage pendant les travaux ne peuvent être réduites sous prétexte de
l’existence de la première inspection spéciale. De même que cette dernière ne peut être
substituée ni diminuée de consistance ou d’importance par ces actions de contrôle.

Elle doit être précédée d’un examen détaillé du dossier d’ouvrage ou à défaut des
archives disponibles.

L’attention doit être attirée sur la nécessité d’examiner en détail les parties d’ouvrages
ayant donné lieu à des incidents ou à des défauts de qualité pendant l’exécution des
travaux ou pendant la vie de l’ouvrage.

¨ Intervenants

C’est la Direction Provinciale qui est en charge de réaliser les premières inspections
spéciales sur les ouvrages concernés et situés sur son territoire.

¨ Exploitation

Le rapport de la première inspection spéciale doit être utilisée pour :

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- initialiser et mettre à jours la base de données informatisée,

- servir, éventuellement de base pour la réception d’ouvrage,

- définir l’état de référence de l’ouvrage nécessaire à l'exploitation des actions


de surveillance ultérieures.

2-3-2 . Inspection détaillée exceptionnelle

¨ Ouvrages concernés

Les ouvrages pour lesquels la surveillance a décelé une anomalie grave, peuvent faire
rapidement l‘objet d’une inspection détaillée dite exceptionnelle car non inscrite dans
la surveillance normale des ouvrages.

¨ Objectif

Les inspections exceptionnelles permettent de s’assurer que l’ouvrage n’a pas été
endommagé suite à des phénomènes particuliers ( crues, passage de convoies
exceptionnels, augmentation de trafic, chocs de véhicule, incendie, …Etc).

Lorsque la surveillance a permis de déceler une anomalie grave, l’inspection détaillée


exceptionnelle permet:

- d’évaluer avec plus de précision l’état de l’ouvrage,

- décider s'il le faut l'exécution d’investigations complémentaires pour compléter le


diagnostic.

¨ Consistance

Une inspection détaillée exceptionnelle consiste à observer les parties d’ouvrage qui
pourraient être endommagées à la suite d’un événement exceptionnel.

Elle est conforme à une inspection détaillée périodique . Elle est plus orientée vers la
recherche d’indices expliquant l’anomalie grave observée.

¨ Intervenants

C’est la Direction Provinciale qui est en charge de réaliser les inspections détaillée
exceptionnelles. Elle peut demander assistance auprès de la DRCR ou de la Direction
Régionale concernée et éventuellement, faire appel à un organisme extérieur à
l’administration pour effectuer les dites inspections.

¨ Exploitation

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Les rapports des inspections détaillées exceptionnelles sont remis au Directeur
Provincial qui en fait l’exploitation dans les mêmes conditions que pour les inspections
détaillées périodiques.

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CHAPITRE 3

EXPLOITATION DES ACTIONS DE SURVEILLANCE

Instruction pour la surveillance et l’entretien des ouvrages d’art. 19


3-1. Exploitation des actions de surveillance :

Les constatations d’anomalies ou de dégradations faites lors des opérations de


surveillance sont exploitées de façon aussi complète que possible par le Directeur
Provincial. Les interventions courantes, peu coûteuses, qu’appellent ces anomalies ou
désordres sont réalisées dans le cadre de l’entretien courant défini au chapitre 4.

En cas de complexité des problèmes techniques posés ou si les dépenses en jeu


deviennent trop importantes, le Directeur Provincial, peut demander avis et assistance
auprès de la Direction Régionale et de la DRCR. Pour un ouvrage normalement
entretenu, ces cas doivent déboucher sur des opérations d’entretien spécialisé, de
protection de structure, de réparations ou d'aménagement définies au chapitre 4.

De même que les données et informations obtenues et produites lors les actions
de surveillance et de maintenance des ouvrages doivent faire l’objet le plus rapidement
possible, d’une saisie ou d’une mise à jours au niveau de la base de données
informatisée de la Province, des bases de données informatisées nationales et
Régionales.

3-2. Enseignements à tirer de la surveillance :

Les observations effectuées au cours de la surveillance et de l’entretien des


ouvrages permettant de :

¨ déterminer les élément ou dispositions constructives des ouvrages susceptibles


d’entraîner des difficultés d’entretien, pour qu’il en soit tenu compte lors de la
conception et de la construction de nouveaux ouvrages,

¨ identifier et de classer les défauts repérés sur un certain nombre d’ouvrages afin
d’orienter la surveillance de manière plus efficace,

¨ recueillir et analyser les difficultés posées dans l’application des actions de la


surveillance et de l’entretien afin de déclencher les opérations d’améliorations
et de mise à niveau du système de gestion des ouvrages d’art,

¨ mettre sur pied des programmes à l'échelle nationale, régionale ou provinciale


pour la mise à niveau des ouvrages d'art.

Chaque année, la Direction Provinciale adresse à la DRCR et à la Direction Régionale


le bilan des actions de surveillance des ouvrages d’art accompagné des problèmes
posés dans la pratique et les enseignements à en tirer.

Instruction pour la surveillance et l’entretien des ouvrages d’art. 20


CHAPITRE 4

ENTRETIEN ET REPARATION

Instruction pour la surveillance et l’entretien des ouvrages d’art. 21


4-1. Notion d’entretien :

Toute opération ayant pour but de maintenir un ouvrage dans son état de
service relève de l’entretien. L’entretien a essentiellement un caractère préventif. Tous
les ouvrages d’art doivent être entretenus. On distingue plusieurs actions relevant de
l’entretien:

- entretien courant,
- entretien spécialisé,
- protection de structure

Ces travaux comportent des opérations systématiques et des opérations à la demande


précisées dans les documents et guides annexés.

4-1-1. L’entretien courant :

L’entretien courant est celui qui, demandant peu de moyens et peu de technicité,
doit être réalisé de façon régulière en étroite liaison avec la surveillance continue. Il
comprend essentiellement :

- le nettoyage des dispositifs d’écoulement des eaux (gargouilles, barbacanes,


fossés, caniveaux, drains, etc),

- l’enlèvement de débris (troncs d’arbres, branchages, blocs,…..) formant


obstacle aux écoulements des eaux,

- l’enlèvement des amas de corps flottants à l’amont des piles,

- le maintien en état des protections : remplacement des gabions, réparation de


perrés, rechargement de pierres sèches ou de petits enrochements :

- le nettoyage de la chaussée, enlèvement des dépôts qui se créent sur les rives
de cette chaussée,

- le curage des dalots,

- le nettoyage des joints de chaussée et de leurs accessoires, des joints


divers,……,

- le nettoyage des trottoirs, notamment ceux comportant des dallettes


amovibles,

- le maintien en état des dispositifs de retenue, des accès de visite,

- le graissage des appareils d’appui mobiles des tabliers,

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- le nettoyage des sommiers d’appui, etc.

Il comprend en outre l’élimination de toute végétation nuisible sur l’ensemble et aux


abords des ouvrages. Cet entretien, à la charge de la Direction Provinciale, doit être
exécuté systématiquement pour l’ensemble des ouvrages par les agents de la brigade
polyvalente en fonction des observations recueillies au cours de la surveillance
continue.

4-1-2. L’entretien spécialisé :

L’entretien spécialisé touche essentiellement les équipements et les protections


est celui qui concerne des opérations soit relevant des techniques spécialisées, soit
nécessitant des moyens particuliers. Ces opérations sont normalement prévisibles et
doivent donc faire l’objet de programme éventuellement pluriannuel.

Une fois les opérations décidées après des études conduites par la Direction
Provinciale assistée, éventuellement par la Direction Régionale ou la DRCR, selon le
niveau des compétences dans le cadre de la déconcentration de l’approbation des
dossiers d’études, il est recommandé d’utiliser pour la dévolution des travaux , la
procédure de l’appel d’offres restreint qui permet de ne consulter que des entreprises
compétentes spécialisées dans l’entretien ou la réparation des ouvrages d’art.

Les travaux doivent être préparés et exécutés avec beaucoup de soin et doivent être
surveillés avec beaucoup d’attention. L’expérience enseigne en effet que des travaux
simples (comme le rejointoiement de maçonneries, la réfection d’un talutage, la
réfection partielle d’une peinture anticorrosion d’ouvrage métallique, etc) sont plus
complexes qu’il ne paraît à première vue et peuvent donner lieu à déboires, voire
accident, s’ils ne sont pas précédés d’une étude, même sommaire, par un spécialiste
averti.

Les opérations d’entretien spécialisé effectuées sur un ouvrage font l’objet d’un sous
dossier qui est inséré dans le dossier d’ouvrage. Pour l’exécution correcte de ces
travaux, la Directions Provinciale peut demander l’assistance des services spécialisés
en matière de moyens de contrôle.

4-1-3. Protection de structure:

Ces travaux qui concerne les structures d'ouvrages ont pour objet de protéger la
partie d'ouvrage concernée. Ils sont réalisés dans les mêmes conditions que celles de
l'entretien spécialisé pour les équipements et éléments de protection.

4-2. La réparation :

Toute opération consistant à remettre partiellement ou totalement un ouvrage


dans son état de service initial constitue une réparation. Toute réparation d’un ouvrage
doit être précédée :

Instruction pour la surveillance et l’entretien des ouvrages d’art. 23


- d’une inspection détaillée ou d’une expertise approfondie de l’ouvrage afin de
déterminer les causes des désordres apparents et d’y remédier avant même toute
réparation,

- d’une étude de la réparation et de ses modalités d’exécution :

- d’une étude approfondie des différents états prévus pour l’ouvrage, pendant et
après réparation, tenant compte des conditions d’exploitation de l’ouvrage et
servant à définir les conditions de réception et de contrôle de l’efficacité de la
réparation dans le temps.

Tous les dossiers de réparation d’ouvrages doivent être soumis à l’approbation


de la D.R.C.R. Les réparations les plus courantes qui peuvent être réalisées sont
indiquées dans les fascicules et guides annexes.

Toutes les réparations effectuées sur un ouvrage font l’objet d’un sous dossier
qui est inséré dans le dossier d’ouvrage.

Instruction pour la surveillance et l’entretien des ouvrages d’art. 24


CHAPITRE 5

CONNAISSANCE DU PATRIMOINE ET DE SON ETAT

Instruction pour la surveillance et l’entretien des ouvrages d’art. 25


Aucune des actions de surveillance, d’entretien ou de réparation exposées dans
les chapitres précédents ne peut être programmée, entreprise et suivie sans
connaissance à jour du patrimoine d’ouvrages d’art et de son état. Cette connaissance
s’appuiera sur :

· Un répertoire des ouvrages d’art établi pour chaque niveau de gestion :


- provincial,
- régional,
- national,

· Un dossier d’ouvrage, complet ou simplifié, suivant les circonstances et


suivant leur niveau,

· Les fichiers informatisés provinciaux, régionaux et national, d’ouvrages


d’art.

5-1. Répertoire d’ouvrages :

Le répertoire d’ouvrages a pour objet de dresser un inventaire exhaustif et à jour


des ouvrages dont chaque niveau de gestion à la responsabilité. Sa consistance est
indiquée dans les documents guides.

Suivant le niveau de gestion considéré, sa tenue à jour est de la responsabilité :

- de la Direction Provinciale,
- de la Direction Régionale,
- de la DRCR.

5-2. Dossier d’ouvrage :

5-2-1. Objet du dossier d’ouvrage :

La gestion de chacun des ouvrages définis au chapitre 1 concerne de nombreux


domaines :

· Technique : Plans, surveillance, entretien, réparation, vérification de


l’aptitude à recevoir des charges non prévues initialement, amélioration,
exploitation de la route,…..etc.

- Administratif : Coordination avec les autres gestionnaires intéressés par


l’ouvrage,

- Culturel : Monuments historiques.

Pour que cette gestion soit efficace, de nombreux renseignements doivent être tenus à
la disposition des intéressés. Leur réunion constitue le dossier d’ouvrage.

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5-2-2. Composition du dossier d’ouvrage :

Il convient dans tous les cas de réunir, sans rien détruire tous les documents
utiles à la connaissance de l’ouvrage, établis à l’occasion de sa conception , de sa
construction ou de sa gestion. Dans tous les cas un dossier d’ouvrage contient
l’identification de l’ouvrage qui est sa « carte d’identité » commun à tous les fichiers.

· Un dossier complet est constitué de trois sous-dossiers qui réunissent


séparément :

- sous-dossier 1 : Les informations relatives à la conception et à la


construction de l’ouvrage, les informations relatives aux transformations
et constatations postérieures à sa construction et antérieures à la date de
références en vigueur.

- Sous-dossier 2 : La définition de l’état de référence de l’ouvrage, c’est-


à-dire de l’état auquel on se réfère pour apprécier l’évolution de
l’ouvrage. Ce sous-dossier comprend le dossier des plans et dessins
conformes à l’exécution et tout document définissant l’état de référence
(procès verbal de la première inspection détaillée, levé topographique ou
résultats des mesures pouvant servir de référence).

- Sous-dossier 3 : Les informations relatives à la vie de l’ouvrage, c’est-à-


dire à toutes les constations effectuées et à toutes les opérations réalisées
depuis la date de l’état de référence dans le cadre de la surveillance et de
l’entretien.

Un dossier simplifié est constitué au minimum des pièces suivantes :

- Document signalétique de l’ouvrage,


- L’ensemble des procès-verbaux de visites et d’inspection,
- La liste et le (ou les) lieu (x) d’archivage de l’ensemble des documents
connus ayant trait à l’ouvrage.

5-2-3. Gestion du dossier d’ouvrage :

Le dossier complet doit être établi dans les conditions définies ci-dessus pour
les ouvrages soumis à la surveillance périodique. Pour les ouvrages existants et
figurant sur cette liste, la composition du dossier dépendra des documents disponibles,
de leurs conditions d’archivage et de leur état de conservation.

La Direction Provinciale fixe le lieu et les conditions d’archivage du dossier complet


d’ouvrage et désigne l’agent chargé de sa tenue à jour. Le dossier simplifié doit être
établi dans les conditions définies ci-dessus pour tous les ouvrages entrant dans le
champ d’application de la présente instruction).

Instruction pour la surveillance et l’entretien des ouvrages d’art. 27


La tenue à jour du dossier simplifié d’ouvrage est de la responsabilité de la Direction
Provincial. Une copie du dossier simplifié d’ouvrage est transmis à la DRCR et à la
Direction Régionale.

5-3. Fichiers informatisés des ouvrages d’art :

Il est créé un fichier informatisé des ouvrages d’art pour chaque Province,
chaque Région ainsi qu’un fichier national. Ces fichiers rassemblent les principaux
renseignements sur les caractéristiques des ouvrage, sur leur état, et sur les actions de
surveillance, d’entretien et de réparations programmées et exécutées.

La tenue à jour du fichier Provincial est de la responsabilité du Directeur Provincial.


La tenue à jour du fichier national est de la responsabilité de la DRCR ; qui déclenche
toutes les initiatives nécessaires pour obtenir des Directions Provinciales les mises à
jour successives. Il transmet à son tour les mises à jours aux Directions Régionales
successives. Les mises à jour doivent être faites nécessairement et le plus rapidement
possible, à la suite de l’un des événements suivants :

- Première inspection d’ouvrages neufs ou réparés,

- modification d’une caractéristique administrative, géométriques ou


technique de l’ouvrage,

- après chaque action de surveillance périodique ou ponctuelle,

- changement de la classe d'état des ouvrages après chaque évaluation,

- programmation d’une intervention sur l’ouvrage : entretien spécialisé,


protection de structure , réparation, aménagement, reconstruction,…

- réalisation d’action de maintenance et de remise en état d’ouvrages.

Instruction pour la surveillance et l’entretien des ouvrages d’art. 28


ANNEXE

TABLEAUX GUIDES POUR LE CLASSEMENT D’ETAT DES


OUVRAGES

Instruction pour la surveillance et l’entretien des ouvrages d’art. 29


CRITERE DE CLASSEMENT D’ETAT DES OUVRAGES D'ART
STRUCTURES D’OUVRAGES

CLASSE * ETAT APPARENT CONCLUSION

1S Bon état apparent et dont l’intervention relève de l’entretien Entretien courant


courant

2S Structure présentant des défauts mineurs et qui nécessite un Traitement de


traitement de surface et de protection sans caractère d’urgence. protection de
structure

Structure présentant des défauts mineurs qui nécessitent un Traitement de


3S traitement de surface et de protection urgent pour se prémunir protection de
contre le risque de faire évoluer l’ouvrage, à court terme, vers les structure urgent
classes 4 S ou 5 S

4S Structure altérée et qui nécessite des travaux de réparation mais sans Réparation
caractère d’urgence.

5S Structure gravement altérée et qui nécessite des travaux de Réparation


réparation urgents liés à : urgente
§ l’insuffisance de capacité portante ou ,
§ la rapidité d'évolution des désordres pouvant amener à cette
insuffisance.

NE Ouvrage non évalué

(*) Ajouter la mention U en cas de risque de mise en danger des usagers de la route.

Exemples :

- trous ou casses dans platelage ou hourdis de tablier ;

- chute de morceaux de béton ou flèches de tirants pour pont type Bow-string ;

- grand affaissement de remblai d’accès à l’ouvrage.

Instruction pour la surveillance et l’entretien des ouvrages d’art. 30


CRITERE DE CLASSEMENT D’ETAT DES OUVRAGES D'ART
EQUIPEMENTS D'OUVRAGES

CLASSE * ETAT APPARENT CONCLUSION

1E Bon état apparent et dont l’intervention relève de l’entretien Entretien courant


courant

Equipements présentant des défauts nécessitant un entretien Entretien spécialisé


2E spécialisé sans caractère d’urgence,

Equipements présentant des défauts et qui nécessitent un Entretien spécialisé


3E entretien spécialisé urgent , pour se prémunir contre le risque urgent
d’apparition de désordres à court terme dans la structure,

NE Non évalué

(*) Ajouter la mention U en cas de risque de mise en danger des usagers de la route.

Exemple :

- pas de gardes corps totalement ou partiellement ;

- absence ou casse de glissière de sécurité à l’entrée immédiate de l’ouvrage avec une


hauteur de remblai assez importante ;

Instruction pour la surveillance et l’entretien des ouvrages d’art. 31


CRITERE DE CLASSEMENT D’ETAT DES OUVRAGES D'ART
PROTECTIONS ET VOISINAGE DES OUVRAGES

CLASSE * ETAT APPARENT CONCLUSION

1P Bon état apparent et dont l’intervention relève de l’entretien Entretien


courant courant

Protection ou voisinage présentant des défauts nécessitant un Entretien


2P entretien spécialisé sans caractère d’urgence, spécialisé

Protection ou voisinage présentant des défauts et qui Entretien


3P nécessitent un entretien spécialisé urgent , pour se prémunir spécialisé urgent
contre le risque d’apparition de désordres à court terme dans
la structure,

NE Non évalué

(*) Ajouter la mention U en cas de risque de mise en danger des usagers de la route.

Instruction pour la surveillance et l’entretien des ouvrages d’art. 32