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Sommaire :

Introduction.

Première partie  : LES BREVETS D’INVENTION

Chapitre 1 : LES BREVETS D’INVENTION AU  MAROC

SECTION 1 : DISPOSITIONS

SECTION 2 : SANCTIONS

Chapitre 2  : LES BREVETS D’INVENTION EN CHINE

SECTION 1 : DISPOSITIONS

SECTION 2 : SANCTIONS

Seconde partie  : LES  MARQUES

Chapitre 1  : LES MARQUES AU MAROC

SECTION 1  : CONTENU

SECTION 2  : OPPOSITION

Chapitre 2 : LES  MARQUES EN CHINE

SECTION 1  : CONTENU

SECTION 2  : OPPOSITION

CONCLUSION
Première partie  : LES BREVETS D’INVENTION

Chapitre 2  : LES BREVETS D’INVENTION EN CHINE

La république populaire de la chine tel qu’elle est aujourd’hui est le fruit d’un
processus historique spécifique, ayant une identité composé de tous ce qui
forme les « valeurs asiatique »1.

Depuis le lancement des réformes d’ouverture au tournant des années 1970 et


1980 et plus encore depuis son accession a l’OMC en 2001, la Chine s’intègre au
commerce mondial et de ce fait, intègre en son sein un modèle de
fonctionnement sociétal propre au capitalisme. Ce capitalisme global
s’orientant lui-même vers une économie de la connaissance(2),qui est préciser
par l’économiste français Dominique Foray comme la connaissance qui
englobe la recherche, l’Éducation et leurs liens avec la croissance ainsi que
toutes les questions relatives a l’apprentissage et a la maitrise des compétences
technologiques au sein d’une Économie donnée. C’est une Économie ou les
populations sont formés et ou l’intangible, la connaissance, reçoit
nécessairement un certain degré de protection juridique, seul même d’en
garantir une valeur Économique.

Afin de s’orienter avec succès dans cette nouvelle Économie internationale, la


chine a commencé par la construction d’un régime juridique : les droits de la
propriété intellectuelle (DPI) ,qui recouvrent deux réalités distinctes. Il existe
d’une part les droits liés, d’une manière générale a la création artistique, tels
que les droits d’auteur qui correspondent plus ou moins au copyright  anglo-
saxon . Il existe d’autre part des droits de la propriété industrielle constitués
des brevets, des marques de commerce, des dessins et modèles industriels et des
secrets commerciaux. D’où l’apparition d’un défit d’application et du respect
de ces droits au sein d’une société capitaliste dans laquelle la place de l’individu
et de la propriété privé n’est pas assurée, c’était une période de renouveau
juridique pour réformer le pays efficacement et de le mettre sur le chemin de la
modernité ,

1 : Mises en avant   notamment par Lee kuan Yeu  (1923-2015), ancien premier ministre de Singapour (1959-1990)
2: DRUCKER Peter F., The Age of Discontinuity; Guidelines to Our changing Society , New York:
Harper and Row, 1969 et DRUCKER Peter F., Post-Capitalist Society
, Oxford: Butterworth Heinemann, 1993
au début des années 1980 répondait prioritairement a une volonté politique de
légaliser l’action du gouvernement pour procéder a
un gouvernement par la loi (法治 fazhi) et d’attirer les investissements
étrangers pour moderniser l’économie chinoise.

La législation chinoise relative aux droits de la propriété industrielle comprend


différents régimes répartis en deux lois principales. La loi sur les marques de
commerces adopté le 23 aout 1982 présidé aux droits relatifs aux marques de
commerce tels que le nom commercial ,l’enseigne, le logo, etc.et , la loi sur les
brevets adoptée le 12 mars 1984 reconnait trois types de brevets en Chine : le
brevet d’invention, les modèles d’utilité et les dessins et modèles industriels.
Ces lois, associés ˆ l’Établissement d’un appareil administratif chargé de
l’enregistrement et de la reconnaissance des différents DPI constituent un
ensemble juridique et institutionnel complet, comparable ˆ ceux que l'on trouve
dans les pays développés.
Les dirigeants chinois décidèrent alors de passer du renzhi (人治, le gouvernement par
l’homme typique des décennies maoïstes) au fazhi (法治 le gouvernement par le droit
matérialisé par le concept de la légalité socialiste ) en lançant la période de réforme et
d’ouverture (改 革 开 放  gaige  kaifang ). Ils firent entrer la Chine dans une période de
renouveau juridique pour réformer le pays efficacement et de le mettre sur le chemin de la
modernité
La première loi chinoise moderne sur les brevets, adoptés le 12 mars 1984 (ref), a été réformé
successivement en 1992 (ref), 2000(ref) et 2008(144). Une quatrième réforme est en cours
de préparation, la phase de consultations publiques ayant été menée au printemps 2015.
Amendée a plusieurs reprises pour répondre tout d’abord aux pressions internationales puis
aux besoins nationaux, la loi sur les brevets de la RPC n’offre que peu de spécificité
chinoises . Le 1er  amendement de 1992 a été adopté suite a l’accession de la Chine a la
Convention de Paris en décembre 1984. Si les modifications apportées a l’époque ont visé a
rendre compatible le droit chinois et la Convention de Paris, il n’en reste pas moins que, selon
les observateurs de l’époque, le droit chinois des brevets servait tout d’abord de
Base  juridique aux transferts de technologies avant de chercher à soutenir l’éclosion du 
progrès technologique endogène

1 : Mises en avant   notamment par Lee kuan Yeu  (1923-2015), ancien premier ministre de Singapour (1959-1990)
2: DRUCKER Peter F., The Age of Discontinuity; Guidelines to Our changing Society , New York:
Harper and Row, 1969 et DRUCKER Peter F., Post-Capitalist Society
, Oxford: Butterworth Heinemann, 1993