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1.

Prélèvement :

Le prélèvement a pour but de recueillir un échantillon d’urine aussi identique que possible à l’urine
vésicale. Tout risque de contamination par des cellules ou des bactéries d’une autre origine (vaginale
ou rectale) doit donc être évité.

Les conditions de prélèvement varient avec l’âge et le sexe du malade.

Chez l’homme et le garçon : le prélèvement se fait très simplement. Après désinfection


soigneuse du méat urinaire au liquide de Dakin et après élimination du premier jet, les urines sont
recueillies dans un flacon stérile muni d’un bouchon à vis et disposant d’une assez large ouverture,
sans que le niveau du liquide n’atteigne jamais le système d’obturation du flacon.

Chez la femme et la fillette : la difficulté est plus grande du fait des risques de contamination
d’origine vaginale. La meilleure technique de prélèvement est celle dite du « milieu du jet » : après
nettoyage soigneux du méat urinaire et de l’orifice vaginal au liquide de Dakin et pose d’un coton
stérile vaginal, il est possible de prélever l’urine « au vol » au cours de la miction, après élimination
de la première urine. Le sondage vésical devrait être un geste exceptionnel pour les deux raisons
suivantes :

 Risque important de contamination bactérienne de la vessie, inhérent aux manipulations ;


 Risque d’erreur d’interprétation pour l’appréciation quantitative des cellules éliminées avec
l’urine, du fait du traumatisme local (saignement microscopique…).

S’il devait être pratiqué, la technique d’asepsie serait rigoureuse : toilette périnéale très soigneuse,
pose d’une sonde molle avec des gants stériles, vidanges complète de la vessie avant l’ablation de la
sonde.

Enfin, il faut insister sur la difficulté d’interprétation d’un examen cytobactériologique pratiqué soit
pendant la période menstruelle, soit lors d’une infection vaginale concomitante. Dans ces cas, il
pourrait être nécessaire de répéter l’examen des urines pour affirmer une infection de l’arbre
urinaire.

Chez le nourrisson : il est nécessaire d’utiliser des collecteurs que l’on place après désinfection
correcte de la région intéressée, et qui doivent être changées au bout de 15 à 20 minutes s’il n’y a
pas d’émission d’urine. Malgré ces précautions, les contaminations fécales ne sont pas rares.

Exceptionnellement, l’urine peut être prélevée par sus-pubienne.


2. Conservation :

Les urines prélevées seront acheminées rapidement au laboratoire, si possible dans l’heure qui suit le
prélèvement. Cette précaution est particulièrement indispensable pour la bactériologie quantitative,
la croissance des germes dans l’urine étant variable suivant les espèces. Toutefois, lorsque les
conditions idéales ne peuvent être réalisées, il faut :

 Stocker les urines à 4C, mais il peut se produire souvent une précipitation des urates,
gênante pour la suite des examens, et surtout une altération importantes des cellules  ; par
contre, les bactéries les plus fréquemment rencontrées dans les urines restent viables ;
 Ensemencer directement au lit du malade grâce à un dispositif permettant à la fois le
transport et la culture. Il s’agit habituellement d’une double plaque de gélose sur un support
de matière plastique que l’on trempe dans l’urine recueillie stérilement, et que l’on
achemine au laboratoire dans un flacon stérile sec.

Dans tous les cas, la demande d’examen doit être accompagnée de renseignements cliniques
indiquant en particulier les traitements éventuels suivis par le malade.