Vous êtes sur la page 1sur 18

Mathématiques des assurances L3

Introduction
L'assurance est une opération par laquelle une personne (l'assureur) s'engage à réaliser une
prestation, dans le cadre d'un contrat d'assurance, au profit d’un individu lors de la survenance
d'un risque. En contrepartie de cette prestation, l'assuré verse une prime ou une cotisation à
l'assureur. Cette somme correspond au coût du risque et aux frais de fonctionnement de
l'assureur.
Le risque constitue l'objet de l'assurance. Un assuré contracte une assurance pour se prémunir
contre des événements dommageables (maladie, incendie, vol, décès...) ou contre les risques
liés à certains objets qu'il possède (automobile, habitation...).
En cas de survenance d'un risque, l'assureur s'oblige à verser une prestation sous forme d'argent
soit à l'assuré, soit à un tiers, soit au bénéficiaire dans le cadre d'une assurance-vie.
L’assurance sur la vie objet de ce cours, est la branche d’assurance où l’assureur prend des
engagements financiers aléatoires à très long terme et liés à la durée de la vie humaine. De ce
fait, son fonctionnement technique est essentiellement basé sur des notions assez complexes de
probabilité viagère et de mathématique financière dont la compréhension est fondamentale pour
une bonne exploitation de la branche vie.
Ce cours comprend cinq parties :
 Modèle de survie : cette première partie donne une introduction à la notion des
probabilités viagères, de la mortalité et des notations actuarielles des probabilités.

 Modélisation des contrats d’assurance vie classique ou traditionnelle : cette partie traite
de la modélisation mathématique et de la notation actuarielle des contrats d’assurance en
cas de vie, en cas de décès, ou les deux.

 Annuités en assurance vie : Ce chapitre traite des différentes annuités en assurance vie
et de leur évaluation actuarielle.
 Calcul des primes et confections des tarifs : il s’agit de décrire et d’appliquer le principe
de calcul des primes des contrats d’assurance vie

 Le provisionnement en assurance : traite de l’évaluation actuarielle des provisions dites


provisions mathématiques.

 Cas pratique
Chapitre I : Introduction au modèle de survie
Les opérations d’assurance vie étant liées à la durée de la vie humaine, leur mise en œuvre
nécessite absolument le calcul des probabilités de décès ou de survie. Ces probabilités liées
à la durée de la vie humaine sont dites probabilités viagères.
Par ailleurs, pour les contrat décès l’assureur s’engage à payer au bénéficiaire de l’assuré,
un somme d’argent (appelée bénéfice) au décès de celui-ci. La date de décès de l’assuré
n’étant pas connu à l’avance, l’assureur ne connait pas exactement la date du payement.
Ainsi afin d’estimer cette date, l’assureur a besoin d’un modèle de survie de l’homme
pouvant lui permettre de déterminer les probabilités de survie et de décès. Ce chapitre donne
une introduction au modèle de survie. On représente la durée de vie d’un individu par une
variable aléatoire, puis on définit les probabilités de décès et de survie, ainsi que la force de
mortalité. Ensuite, l’on introduit les notations actuarielles et la table de mortalité.

1. Notations
Dans toute la suite du cours, on désigne par :
 (𝑥), un individus d’âge 𝑥 pour tout 𝑥 ≥ 0,
 𝑇𝑥 la variable aléatoire égale à la durée de vie restante à l’âge 𝑥,
 𝑥 + 𝑇𝑥 , l’âge de (𝑥) au moment du décès,
 𝑇0 la durée de vie restante à la naissance.
Illustration (Faire un graphe pour illustrer la variable aléatoire)

2. Définitions

2.1. Distribution de la durée de vie de (𝒙)


On appelle distribution de la durée de vie restante à l’âge 𝑥, la fonction de répartition de la
variable aléatoire continue 𝑇𝑥 notée 𝐹𝑥 et définie par :
𝐹𝑥 (𝑡 ) = 𝑃[𝑇𝑥 ≤ 𝑡 ], 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑡𝑜𝑢𝑡 𝑥 ≥ 0

𝐹𝑥 (𝑡) représente la probabilité que (𝑥) ne vive pas plus de 𝑥 + 𝑡 années, ou encore la
probabilité qu’à l’âge 𝑥, il vive encore au plus 𝑡 années après : c’est la probabilité de
décéder entre l’âge 𝑥 et 𝑥 + 𝑡.

2.2. La fonction densité de probabilité de 𝑻𝒙

Par définition, la fonction de densité de probabilité de 𝑇𝑥 est définie par :

𝑑
𝑓𝑥 (𝑡 ) = 𝐹 (𝑡)
𝑑𝑡 𝑥
2.3. La fonction de survie
On appelle fonction de survie de (𝑥), la fonction noté 𝑆𝑥 et définie par :

𝑆𝑥 (𝑡 ) = 1 − 𝐹𝑥 (𝑡 ) = 𝑃[𝑇𝑥 > 𝑡 ], 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑡𝑜𝑢𝑡 𝑡 ≥ 0.

𝑆𝑥 (𝑡) désigne la probabilité que (𝑥) survive au moins 𝑡 années : c’est la probabilité de
survivre au moins entre l’âge 𝑥 et 𝑥 + 𝑡.

3. Corolaire
Pour tout 𝑡 > 0, on a :
𝑃[𝑇𝑥 ≤ 𝑡 ] = 𝑃[𝑇0 ≤ 𝑥 + 𝑡 | 𝑇0 > 𝑥]
Illustration
Plus généralement, pour tout (𝑥 + 𝑡) , avec 𝑇𝑥+𝑡 désignant la variable aléatoire égale à sa
durée de vie future, on a :
𝑃[𝑇𝑥+𝑡 ≤ 𝑢] = 𝑃[𝑇𝑥 ≤ 𝑢 + 𝑡 | 𝑇𝑥 > 𝑡], 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑡𝑜𝑢𝑡 𝑡, 𝑢 > 0
Illustration
4. Propriétés

4.1. Rappel de la formule des probabilités conditionnelles


Soit 𝐴 et 𝐵 deux évènements tels que 𝑃[𝐵] > 0, on a alors :
𝑃[𝐴 ∩ 𝐵]
𝑃[𝐴 | 𝐵] =
𝑃[𝐵]

Illustration
Considérons le diagramme de Venn suivant :

S
B
A

AꓵB

L’évènement B étant réalisé, il ne peut avoir d’autre réalisation en dehors de B. Donc


l’ensemble des réalisations se réduit à l’ensemble B. On en déduit donc que la probabilité
que l’ensemble A se réalise sachant que B s’est réalisé est la proportion de la probabilité de
réalisation simultanée des ensembles A et B par rapport à la probabilité de réalisation de
l’ensemble B. Or la probabilité que les ensemble A et B se réalise est égale à 𝑃[𝐴 ∩ 𝐵]. D’où
le résultat.
4.2. Propriétés

𝑃[𝑥<𝑇0 ≤𝑥+𝑡]
i. 𝑃[𝑇𝑥 ≤ 𝑡] = ,
𝑃[𝑇0 >𝑥]

𝐹0 (𝑥+𝑡)−𝐹0 (𝑥)
ii. 𝐹𝑥 (𝑡) =
𝑆0 (𝑥)

iii. 𝑆0 (𝑥 + 𝑡) = 𝑆0 (𝑥 ). 𝑆𝑥 (𝑡)

iv. 𝑆𝑥 (𝑢 + 𝑡) = 𝑆𝑥 (𝑡). 𝑆𝑥+𝑡 (𝑢)

Preuve
Remarque :
Des propriétés précédentes, on en déduit que, connaissant la probabilité de survie à la
naissance, l’on peut calculer la probabilité de survie à un âge quelconque.

4.3. Propriétés de la fonction de survie

𝑆𝑥 (𝑡) est une fonction de survie d’un individu (𝑥) si et seulement elle satisfait aux
conditions suivantes :

i. 𝑆𝑥 (0) = 1,

ii. lim 𝑆𝑥 (𝑡 ) = 0, pour tout 𝑥 ≥ 0,


𝑡→ +∝

iii. 𝑆𝑥 (𝑡 ) est une fonction de 𝑡 décroissante et continue à droite.

EXERCICE :
On donne :
1
𝑡 6
𝐹𝑜 (𝑡 ) = 1 − (1 − ) , 𝑝𝑜𝑢𝑟 0 ≤ 𝑡 ≤ 120
120

1. Calculer la probabilité qu’un nouveau-né survive au moins 30 ans.


2. Calculer la probabilité qu’un individu âgé de 30 ans, décède avant l’âge de 50 ans.
3. Calculer la probabilité qu’un individus d’âge 40 ans survive au-delà de 65 ans.
5. La force de mortalité
La force de mortalité ou taux instantané de mortalité est un concept fondamental dans la
modélisation de la survie d’un individu.
Considérons un individus de fonction de survie à la naissance 𝑃[𝑇0 ≤ 𝑡 ].

5.1. Définition

On note la force de mortalité d’un individus (𝑥) par 𝜇𝑥 , et on définit 𝜇𝑥 par :

𝑃[𝑇0 ≤ 𝑥 + 𝑑𝑥 |𝑇0 > 𝑥]


𝜇𝑥 = lim+
𝑑𝑥→0 𝑑𝑥

5.2. Propriétés

𝑑 𝑑
On pose 𝑓𝑥 (𝑡 ) = 𝐹 (𝑡 ) =− 𝑆 (𝑡 )
𝑑𝑡 𝑥 𝑑𝑡 𝑥

1−𝑆𝑥 (𝑑𝑥)
i. μ𝑥 = lim+ ,
𝑑𝑥→0 𝑑𝑥

1 𝑑 𝑓0 (𝑡)
ii. μ𝑥 = − . 𝑆 (𝑥 ) = ,
𝑆0 (𝑥) 𝑑𝑥 0 𝑆0 (𝑡)

1 𝑑
iii. μ𝑥+𝑡 = − . 𝑆 (𝑡)
𝑆𝑥 (𝑡) 𝑑𝑡 𝑥

1 𝑑 𝑓𝑥 (𝑡)
iv. μ𝑥 = − . 𝑆 (𝑥 ) = ,
𝑆0 (𝑥) 𝑑𝑥 𝑥 𝑆𝑥 (𝑡)

𝑡
v. 𝑆0 (𝑡) = exp(− ∫0 𝜇𝑥 𝑑𝑥 )

𝑡
vi. 𝑆𝑥 (𝑡 ) = exp(− ∫0 𝜇𝑥+𝑠 𝑑𝑠)

Preuves
6. Notations actuarielles
L’Association des Actuaires Internationales a été créée à Brussels en 1985 à l’occasion du
premier Congrès International des Actuaires.
Au cours du deuxième congrès tenu à London, une notation actuariel standard a été adopté
unanimement. La notation actuarielle est une méthode qui permet aux actuaires, de définir
les formules mathématiques, fonction du taux d’intérêt et des taux de mortalités.
6.1. Notations

i. Probabilité de survivre au moins entre l’âge 𝑥 et 𝑥 + 𝑡

𝑡𝑝𝑥 = 𝑃[𝑇𝑥 > 𝑡 ] = 𝑆𝑥 (𝑡)


ii. Probabilité de décès entre l’âge 𝑥 et 𝑥 + 𝑡

𝑡𝑞𝑥 = 𝑃[𝑇𝑥 ≤ 𝑡 ] = 𝐹𝑥 (𝑡)

iii. Probabilité différée

𝑢|𝑡 𝑞𝑥 = 𝑃[𝑢 < 𝑇𝑥 ≤ 𝑢 + 𝑡 ] = 𝑆𝑥 (𝑢) − 𝑆𝑥 (𝑢 + 𝑡 )

Remarque : 𝑢|𝑡𝑞𝑥 est la probabilité qu’un individus d’âge 𝑥 survie 𝑢 années, puis décède
dans les 𝑡 années suivantes, c’est dire que le décès survient entre l’âge 𝑥 + 𝑢 et 𝑥 + 𝑢 + 𝑡.
On dit que c’est une probabilité différée car c’est la probabilité que le décès survient dans
un intervalle suivant une période différée.

iv. Notations simplifiée


 𝑝𝑥 = 1𝑝𝑥 , est la probabilité de survie à l’âge 𝑥, ou probabilité de survivre entre
l’âge 𝑥 et l’âge 𝑥 + 1
 𝑞𝑥 = 1𝑞𝑥 , est la probabilité de décès à l’âge 𝑥
 𝑢|𝑞𝑥 = 𝑢|1𝑞𝑥 , est la probabilité que le décès survienne entre l’âge
𝑥 + 𝑢 et 𝑥 + 𝑢 + 1

6.2. Propriétés

Pour tout 𝑥, 𝑡 > 0, on a :

i. 𝑡𝑝𝑥 + 𝑡𝑞𝑥 = 1,

ii. 𝑢+𝑡 𝑝𝑥 = 𝑡𝑝𝑥 × 𝑢𝑝𝑥+𝑡 ,

iii. 𝑛𝑝𝑥 = 𝑝𝑥 × 𝑝𝑥+1 × ⋯ × 𝑝𝑛−1 ,

iv. 𝑢|𝑡 𝑞𝑥 = 𝑢𝑝𝑥 − 𝑢+𝑡𝑝𝑥 = 𝑢𝑝𝑥 × 𝑡𝑞𝑥+𝑢

𝑑
v. 𝜇𝑥+𝑡 = − 𝑡𝑝𝑥 𝑝
𝑑𝑡 𝑡 𝑥

vi. 𝑓𝑥 (𝑡 ) = 𝑡𝑝𝑥 . 𝜇𝑥+𝑡

𝑡
vii. 𝑡𝑝𝑥 = exp(− ∫0 𝜇𝑥+𝑠 𝑑𝑠)

𝑡
viii. 𝑡𝑞𝑥 = exp(− ∫0 𝑠𝑝𝑥 𝜇𝑥+𝑠 𝑑𝑠)

Illustrer le dernier point par un graphique


7. Cas discret
Dans toute la suite du cours, on considère la variable aléatoire 𝐾𝑥 définie par :
𝐾𝑥 = ⌊𝑇𝑥 ⌋ (la partie entière de 𝑇𝑥 ).
𝐾𝑥 est la variable aléatoire égale au nombre d’année de vie (en entier) entre l’âge 𝑥 et le décès.

7.1. Définition

𝑃[𝐾𝑥 = 𝑘 ] = 𝑘𝑝𝑥 . 𝑞𝑥+𝑘 , 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑡𝑜𝑢𝑡 𝑘 > 0

7.2. Espérance de vie de (𝒙)

𝑬[𝑲𝒙 ] = ∑ 𝑘𝑝𝑥
𝒌=𝟏
8. Table de mortalité
En assurance vie, l’actuaire doit être en mesure d’estimer le nombre de décès ou de survie d’un
groupe d’individu sur une période donnée. Pour cela, il s’appuie sur des statistiques de mortalité
présentées sous forme de table dite « table de mortalité ».

Les tables de mortalité constituent donc des éléments essentiels qui se trouve au centre de toutes
les activités d’une compagnie d’assurance vie car elles permettent à l’assureur d’estimer les
probabilités de décès ou de survie des assurés pour la détermination des tarifs et des provisions.

Etant donnée un modèle de survie, avec pour probabilités de survie 𝑡𝑝𝑥 l’on peut construire une
table de mortalité pour le modèle à partir d’un âge initial 𝑥0 et d’un âge limite 𝜔. Elle donne
pour chaque âge 𝑥.et cela jusqu’à l’âge limite 𝜔.:

- le nombre de survivants à l’âge 𝑥 noté 𝑙𝑥


- le nombre de décès constatés à l’âge 𝑥 noté 𝑑𝑥

L’âge limite 𝜔 étant l’âge au-delà duquel il n’y a plus de survivants.

8.1. Définition

Considérons un modèle de survie, de probabilité de survie 𝑡𝑝𝑥 et 𝑙𝑥0 le nombre survivants d’âge
𝑥0 appelé radix.

Pour tout 𝑡, tel que 0 ≤ 𝑡 ≤ 𝜔 − 𝑥0 , on définit :

i. le nombre le nombre de survivant à l’âge 𝑥0 + 𝑡 par :

𝑙𝑥0 +𝑡 = 𝑙𝑥0 . 𝑡𝑝𝑥0


ii. le nombre de décès entre l’âge 𝑥0 et 𝑥0 + 𝑡 par :

𝑑𝑥0+𝑡 = 𝑙𝑥0 − 𝑙𝑥0 +𝑡

8.2. Corolaire

Pour 𝑥 ≥ 𝑥0 , on a :

𝑙𝑥 +𝑡 = 𝑙𝑥 . 𝑡𝑝𝑥 𝑒𝑡 𝑑𝑥+𝑡 = 𝑙𝑥 − 𝑙𝑥 +𝑡

8.3. Probabilité de survie en fonction de 𝑙𝑥

Pour 𝑡 ≥ 0, on a :

𝑙𝑥 +𝑡
𝑡𝑝𝑥 =
𝑙𝑥
8.4. Nombre de décès entre l’âge de décès à l’âge 𝑥, en fonction de 𝑙𝑥 et 𝑑𝑥

𝑑𝑥
𝑞𝑥 =
𝑙𝑥

8.5. Présentation des tables mortalité utilisée dans la zone CIMA

Conformément aux résolutions des états généraux de l’assurance vie, le Comité de Suivi a
engagé en juillet 2009 un processus de construction de nouvelles tables de mortalité propres à
la zone CIMA. Les tables de mortalité utilisées jusqu’alors étaient les tables « TD CIMA » pour
les assurances en cas de décès et « TV CIMA » pour les assurances en cas de vie (art.338 et
334-4 du Code des Assurances CIMA). A l’issu de ces travaux, deux nouvelles tables basées
sur l’expérience de la mortalité de la zone CIMA ont été mises en places :
 La table « CIMA H » pour les assurances en cas de décès
 La table « CIMA F » pour les assurances en cas de vie
Ces deux nouvelles tables sont rentrées en vigueur depuis (…)

8.6. Probabilité de survie pour les âges fractionnés

Les table de mortalité permettent de calculer les probabilités de survie et de décès à des âges
entiers. Cependant, en pratique, il nécessite parfois le calcul des probabilités à des âges non
entiers, comme par exemple 0,75𝑝30,5 . Des hypothèses additionnelles sont donc nécessaires
pour calculer les probabilités à des âges non entiers. Dans cette partie, nous introduisons,
l’hypothèse de la distribution uniforme des décès qui est l’hypothèse la plus familière.
Pour tout entier 𝑥 et pour tout 0 ≤ 𝑠 < 1, on adopte l’hypothèse que :

i. 𝑠𝑞𝑥 = 𝑠 𝑞𝑥 ,

ii. 𝑙𝑥+𝑠 = 𝑙𝑥 − 𝑠. 𝑑𝑥

EXERCICE

On donne la table de mortalité suivante :

Calculer :

1. 𝑙40
2. 10𝑝30
3. 𝑞35
4. 5𝑞30
5. La probabilité qu’un individu âgé de 30 ans décède entre 35 ans et 36 ans.
6. Calculer 0.4𝑞30.6

Exemple 3.8 P 77
Chapitre II : Modélisation des contrats d’assurance vie classique
Dans le chapitre précédent, nous avons introduit le modèle de survie et les notations actuarielles
des probabilités de survie et de décès. Dans ce chapitre, on s’intéresse à la modélisation des
contrats d’assurance vie classiques. En combinant la valeur temporelle de la monnaie et des
probabilités viagères, nous évaluerons les valeurs actuelles probables (les payements
contingents) de l’engagement de l’assureur relatif à un contrat d’assurance vie classique. Nous
considérons particulièrement, les contrats en cas de décès vie entière, temporaire décès, les
contrats en cas de vie et les contrats d’assurance mixte, dont la compréhension est fondamentale
pour développer les différents modèles de l’assurance vie moderne.
Nous déterminons la valeurs actuelle probable de l’engagement de l’assureur, dans le cas
continu en utilisant la variable aléatoire 𝑇𝑥 et dans le cas discret avec la variable aléatoire 𝐾𝑥 .
(𝑚)
Nous introduisons de nouvelle notations et la variable 𝐾𝑥 , qui servira à évaluer les payements
contingents dans le cas périodique.
1. Hypothèses et notations

1.1. Hypothèses dans le cas continu


 Les payements contingents liés au décès ont lieu au moment de la survenance du
décès (à l’instant exact du décès)
 Les payements en annuités ont lieu à un intervalle de temps infinitésimal (𝑡, 𝑡 +
𝑑𝑡). 1 F par année est payé par unité infinitésimale de 1𝑑𝑡 dans chaque intervalle
(𝑡, 𝑡 + 𝑑𝑡).

1.2. Hypothèses dans le cas discret


 Les payements contingents liés au décès, sont payés à la fin de la période de décès
 Les annuités sont payées en début ou en fin de période.

1.3. Hypothèse techniques


On appelle hypothèses techniques, un ensemble d’hypothèses utilisées en assurance vie ou
en pension. Dans ce chapitre, on considère les hypothèses techniques pédagogiques
suivantes :
 Le modèle standard de survie: 𝜇𝑥 = 0.00022 + 2.7 × 10−6 × 1.124𝑥
 Le taux d’intérêt est constant

1.4. Hypothèses financières


On note et défini par :
 𝑖 : le taux d’intérêt annuel
 𝑖 (𝑝) le taux d’intérêt nominal (capitalisé 𝑝 fois dans l’année)

𝑝
𝑖 (𝑝)
(1 + ) =1+𝑖
𝑝

 𝛿 : le taux d’intérêt continue


𝑒𝛿 = 1 + 𝑖
 𝑣 : le facteur d’actualisation annuelle :

1
𝑣= = 𝑒 −𝛿
1+𝑖

1.5. Notations des cash-flow


On notera par :
 (𝑐, 𝑡 ) un cash-flow de montant 𝑐 payable à la date 𝑡.
 (𝛼𝑐, 𝑡 ) un cash-flow de montant 𝛼𝑐 payable à la date 𝑡 .
 Le cash-flow (𝛼𝑐, 𝑡 ) se note aussi 𝛼(𝑐, 𝑡 )
𝛼, 𝑐 et 𝑡 désigne des valeurs déterministes ou aléatoires. Dans ce cours, ils représentent des
valeurs déterministes.

2. Détermination de la valeur actuelle probable de l’engagement de l’assureur

2.1. Contrats à capital garanti constant

2.1.1. Cas d’un contrat en cas de décès vie entière immédiate


Dans un contrat vie entière immédiate, l’assureur s’engage à verser un capital au décès de
l’assuré, quelle que soit sa date de survenance.
i. Cas continu
Activité 1
On considère un contrat d’assurance souscrit par (𝑥) à la date 𝑡 = 0 et garantissant le
payement de 1 à la date 𝑇𝑥 .
(a) Donner la notation de ce cash-flow
(b) On note par 𝑍 la valeur actuelle probable de la garantie. Exprimer 𝑍 en fonction de 𝛿 et
𝑇𝑥 .
(c) Exprimer l’espérance mathématique de 𝑍 en fonction de 𝛿, 𝑡𝑝𝑥 et 𝜇𝑥+𝑡
Solutions
(a) (1, 𝑇𝑥 )

(b) 𝑍 = 𝑣 𝑇𝑥 = 𝑒 −𝛿𝑇𝑥


(c) 𝐸 (𝑍) = 𝐸(𝑒 −𝛿𝑇𝑥 ) = ∫0 𝑒 −𝛿𝑡 𝑡𝑝𝑥 𝜇𝑥+𝑡 𝑑𝑡 .

𝐸 (𝑍) est aussi appelée valeur actuarielle ou Valeur Actuelle Probable (VAP) de
l’engagement de l’assureur.
Remarque : Faire une illustration graphique
Notation actuarielle : 𝐸 (𝑍) = 𝐴̅𝑥
ii. Cas discret (annuel)
Activité 2
On considère un contrat d’assurance souscrit par (𝑥) à la date 𝑡 = 0 et garantissant le
payement de 1 à la date 𝐾𝑥 + 1.
(a) Donner la notation de ce cash-flow
(b) On note par 𝑍 la valeur actuelle probable de la garantie. Exprimer 𝑍 en fonction de 𝑣 et
𝐾𝑥 .
(c) Exprimer l’espérance mathématique de 𝑍 en fonction de 𝑣, 𝑘| 𝑞𝑥 , puis en fonction de
𝑣, 𝑘𝑝𝑥 et 𝑞𝑥 +𝑘 pour 𝑘 ≥ 0.

Solution
(a) (1, 𝐾𝑥 + 1)

(b) 𝑍 = 𝑣 𝐾𝑥+1

(c) 𝐸 (𝑍) = 𝐸 (𝑣 𝐾𝑥+1 ) = ∑∞


𝑘=0 𝑣
𝑘+1
𝑘| 𝑞𝑥

Notation actuarielle : 𝐸 (𝑍) = 𝐴𝑥


Remarque : Faire une illustration graphique
Formule récursive
𝐴𝑥 = 𝑣 𝑞𝑥 + 𝑣 𝑝𝑥 𝐴𝑥+1
Preuve : Faire un graphique
Activité 3
On considère un contrat d’assurance souscrit par (𝑥) à la date 𝑡 = 0 et garantissant le
payement de 𝑆 à la date 𝐾𝑥 + 1.
Donner la notation du cash-flow correspondant, puis déterminer la valeur actuelle probable
de l’engagement de l’assureur en fonction de 𝐸 (𝑍).
2.1.2. Cas d’un contrat temporaire décès.
Par un contrat temporaire décès, l’assureur garantit le paiement d’un capital fixé à l’avance
à un bénéficiaire désigné, si l’assuré décède avant la date du terme du contrat. Si l’assuré
est vivant au terme, l’assureur ne paye rien.
Il existe deux formes de contrats temporaires décès :
 Temporaires décès à capital constant : le capital garanti est constant quel que soit
la date de survenance du décès.
 Temporaires décès à capital variable : Le capital est fonction de la date de
survenance du décès. Les contrats les plus commercialisés de cette forme sont les
contrats à capital dégressif, qui servent à garantir les prêts : on parle alors de
temporaire décès en couverture de prêt ou de contrat crédits bancaires ou de
contrat décès emprunteur.

i. Cas continu

Activité 4
On considère un contrat d’assurance souscrit par (𝑥) à la date 𝑡 = 0 et garantissant le
payement de 1 à la date 𝑇𝑥 si 𝑇𝑥 ≤ 𝑛.
(a) Donner la notation de ce cash-flow
(b) On note par 𝑍 la valeur actuelle probable de la garantie. Exprimer 𝑍 en fonction de 𝛿,
𝑇𝑥 , et 𝑛.
(c) Exprimer l’espérance mathématique de 𝑍 en fonction de 𝛿, 𝑡𝑝𝑥 , 𝜇𝑥+𝑡 et 𝑛.

Solution
(a) (1{𝑇𝑥≤𝑛} , 𝑇𝑥 )

(b) 𝑍 = 𝑒 −𝛿𝑇𝑥 1{𝑇𝑥≤𝑛}

𝑛
(c) 𝐸 (𝑍) = ∫0 𝑒 −𝛿𝑡 𝑡𝑝𝑥 𝜇𝑥+𝑡 𝑑𝑡

Remarque : Faire une illustration graphique


Notation actuarielle : 𝐸 (𝑍) = 𝐴1̅𝑥:𝑛|
̅̅̅

ii. Cas discret


Activité 5
On considère un contrat d’assurance souscrit par (𝑥) à la date 𝑡 = 0 et garantissant le
payement de 1 à la date 𝐾𝑥 + 1 si 𝐾𝑥 + 1 ≤ 𝑛
(a) Donner la notation de ce cash-flow
(b) On note par 𝑍 la valeur actuelle probable de cette garantie. Exprimer 𝑍 en fonction de 𝑣
et 𝐾𝑥 .
(c) Exprimer l’espérance mathématique de 𝑍 en fonction de 𝑣, 𝑘| 𝑞𝑥 , puis en fonction de
𝑣, 𝑘𝑝𝑥 et 𝑞𝑥 +𝑘 pour 𝑘 ≥ 0.
Solution
(d) (1{𝐾𝑥+1≤𝑛} , 𝐾𝑥 + 1)

(a) 𝑍 = 𝑣 𝐾𝑥+1 1{𝐾𝑥+1≤𝑛}

(b) 𝐸 (𝑍) = 𝐴1𝑥:𝑛|


̅̅̅ = 𝐸(𝑣
𝐾𝑥 +1
1{𝐾𝑥+1≤𝑛} ) = ∑𝑛−1
𝑘=0 𝑣
𝑘+1
𝑘| 𝑞𝑥

Remarque : Faire une illustration graphique


Notation actuarielle : 𝐸 (𝑍) = 𝐴1𝑥:𝑛|
̅̅̅
Activité 5
On considère un contrat d’assurance souscrit par (𝑥) à la date 𝑡 = 0 et garantissant le
payement de 𝑆 à la date 𝐾𝑥 + 1 si 𝐾𝑥 + 1 ≤ 𝑛
Donner la notation du cash-flow correspondant, puis déterminer la valeur actuelle probable
de l’engagement de l’assureur en fonction de 𝐸 (𝑍).
2.1.3. Contrat en cas de vie : capital différé sans contre assurance (pure endowment)
C’est un contrat d’assurance vie qui par lequel l’assureur garanti le payement d’un capital
à un bénéficiaire désigné ou à l’assuré lui-même, si l’assuré est vivant à une date fixée à
l’avance. En cas de décès de l’assuré avant la date fixée, l’assureur ne paye rien et les primes
payées lui restent acquises.
Activité 7
On considère un contrat d’assurance souscrit par (𝑥) à la date 𝑡 = 0 et garantissant le
payement d’un montant de 1 à la date 𝑛, à condition que 𝑇𝑥 > 𝑛.
(a) Donner la notation de ce cash-flow
(b) On note par 𝑍 la valeur actuelle probable de la garantie. Exprimer 𝑍 en fonction de 𝑣,
𝑇𝑥 , et 𝑛.
(c) Exprimer l’espérance mathématique de 𝑍 en fonction de 𝑣, 𝑛𝑝𝑥 , et 𝑛.

Solution
(a) (1{𝑇>𝑛} , 𝑛)

(b) 𝑍 = 𝑣 𝑛 1{𝑇𝑥>𝑛}

(c) 𝐸 (𝑍) = 𝑣 𝑛 𝑛𝑝𝑥 ,

Notation actuarielle : 𝐸 (𝑍) = 𝑛𝐸𝑥

2.1.4. Contrat d’assurance mixte


C’est un contrat par lequel, l’assureur s’engage à verser un capital au bénéficiaire désigné
lors du décès de l’assuré, s’il se produit au cours de la durée du contrat, ou au terme du
contrat, si l’assuré est toujours en vie à ce moment.
La mixte correspond en fait à la juxtaposition d’une temporaire décès et d’un capital différé.
En général, le capital prévu en cas de décès est identique au capital prévu en cas de vie.
Dans ce cas, on parle de contrat Mixte proprement dit.
Cependant, il se peut qu’on veuille privilégier soit la composante décès, soit la composante
vie en proposant une formule où la garantie décès est plus ou moins élevée par rapport à la
garantie vie. Dans ce cas, on parle de contrat Mixte combiné.
i. Cas continu
Activité 8
On considère un contrat d’assurance souscrit par (𝑥) à la date 𝑡 = 0 et garantissant le
payement d’un montant de 1 à la date 𝑇𝑥 𝑇𝑥 ≤ 𝑛 et d’un montant 1 à la date 𝑛 si 𝑇𝑥 > 𝑛
(a) Donner la notation de ce cash-flow
(b) On note par 𝑍 la valeur actuelle probable de la garantie. Exprimer 𝑍 en fonction de 𝑣,
𝑇𝑥 , et 𝑛.
(c) Donner l’expression de la valeur actuarielle de cet engagement.
Solution
(d) (1{𝑇𝑥≤𝑛} , 𝑇𝑥 ) + (1{𝑇𝑥>𝑛} , 𝑛)

(a) 𝑍 = 𝑣 min(𝑇𝑥, 𝑛)

(b) 𝐸 (𝑍) = 𝐴1̅𝑥:𝑛|


̅̅̅ + 𝑛𝐸𝑥

ii. Cas discret


Activité 9
On considère un contrat d’assurance souscrit par (𝑥) à la date 𝑡 = 0 et garantissant le
payement d’un montant de 1 à la date 𝐾𝑥 + 1 𝐾𝑥 + 1 ≤ 𝑛 et d’un montant 1 à la date 𝑛 si
𝐾𝑥 + 1 > 𝑛.
(a) Donner la notation de ce cash-flow
(b) On note par 𝑍 la valeur actuelle probable de la garantie. Exprimer 𝑍 en fonction de 𝑣,
𝐾𝑥 , et 𝑛.
(c) Donner l’expression de la valeur actuarielle de cet engagement.
Solution
(a) (1{𝐾𝑥+1≤𝑛} , 𝐾𝑥 + 1) + (1{𝐾𝑥+1>𝑛} , 𝑛)

(b) 𝑍 = 𝑣 min(𝐾𝑥+1, 𝑛)

(c) 𝐸 (𝑍) = 𝐴1𝑥:𝑛|


̅̅̅ + 𝑛𝐸𝑥

Notation actuarielle : 𝐸 (𝑍) = 𝐴𝑥:𝑛|


̅̅̅

2.1.5. Cas d’un contrat en cas de décès vie entière différée


Dans un contrat vie entière différée, l’assureur s’engage à verser un capital au décès de
l’assuré quelle que soit sa date de survenance au-delà d’une période donnée dite différée. Si
le décès survient pendant la période différée, l’assureur ne paye rien.
i. Cas continu

Activité 10
On considère un contrat d’assurance souscrit par (𝑥) à la date 𝑡 = 0 et garantissant le
payement d’un montant de 1 à la date 𝑇𝑥 si 𝑢 < 𝑇𝑥 ≤ 𝑢 + 𝑛
(a) Donner la notation de ce cash-flow
(b) On note par 𝑍 la valeur actuelle probable de la garantie. Exprimer 𝑍 en fonction de 𝑣,
𝑇𝑥 , et 𝑛.
(c) Donner l’expression de la valeur actuarielle de cet engagement.
Solution
(a) (1{𝑢<𝑇𝑥≤𝑢+𝑛} , 𝑇𝑥 )

(b) 𝑍 = 𝑒 −𝛿𝑇𝑥 1{𝑢<𝑇𝑥≤𝑢+𝑛}

1 𝑛
(c) 𝐸 (𝑍) = ̅ ̅̅̅
𝑢|𝐴𝑥:𝑛| = ∫𝑢 𝑒 −𝛿𝑡 𝑡𝑝𝑥 𝜇𝑥+𝑡 𝑑𝑡

ii. Cas discret

Activité 11
On considère un contrat d’assurance souscrit par (𝑥) à la date 𝑡 = 0 et garantissant le
payement d’un montant de 1 à la date 𝐾𝑥 + 1 si 𝑢 < 𝐾𝑥 + 1 ≤ 𝑢 + 𝑛
(a) Donner la notation de ce cash-flow
(b) On note par 𝑍 la valeur actuelle probable de la garantie. Exprimer 𝑍 en fonction de 𝑣,
𝐾𝑥 , et 𝑛.
(c) Donner l’expression de la valeur actuarielle de cet engagement.
Solution
(a) (1{𝑢<𝐾𝑥+1≤𝑢+𝑛} , 𝐾𝑥 + 1)

(b) 𝑍 = 𝑣 𝐾𝑥+1 ∗ 1{𝑢<𝐾𝑥+1≤𝑢+𝑛}

1
(c) 𝐸 (𝑍) = 𝑢|𝐴𝑥:𝑛|
̅̅̅ = ∑𝑢+𝑛−1
𝑘=𝑢 𝑘 𝑝𝑥 𝑞𝑥+𝑘
Corolaires
1
̅ ̅̅̅ 1 1 1
i. 𝑢|𝐴𝑥:𝑛| = 𝑛𝐸𝑥 ∗ 𝐴̅𝑥+𝑢:𝑛|
̅̅̅ et 𝑢|𝐴𝑥:𝑛|
̅̅̅ = 𝑛𝐸𝑥 ∗ 𝐴𝑥+𝑢:𝑛|
̅̅̅

1
ii. ̅ ̅̅̅
𝑢|𝐴𝑥:𝑛| = 𝐴1̅𝑥:𝑢+𝑛| 1
̅̅̅̅̅̅̅ − 𝐴̅𝑥:𝑢|
1
̅̅̅ et 𝑢|𝐴𝑥:𝑛|
1
̅̅̅ = 𝐴𝑥:𝑢+𝑛|
1
̅̅̅̅̅̅̅ − 𝐴𝑥:𝑢|
̅̅̅

1
iii. ̅ ̅̅̅
𝑢|𝐴𝑥:𝑛| = ∑𝑛𝑟=𝑢 𝑟|𝐴1̅𝑥:1| 1 𝑛 1
̅̅̅ = ∑𝑟=𝑢 𝑟|𝐴𝑥:1|
̅ et 𝑢|𝐴𝑥:𝑛| ̅

iv. 𝐴1̅𝑥:𝑛| 𝑛−1 1


̅̅̅ = ∑𝑟=0 𝑟|𝐴̅𝑥:1|
1 𝑛−1 1
̅̅̅ = ∑𝑟=0 𝑟|𝐴𝑥:1|
̅ et 𝐴𝑥:𝑛| ̅

1
v. 𝐴̅𝑥 = ∑∞ ̅ ̅
𝑟=0 𝑟|𝐴𝑥:1|

vi. 𝐴1𝑥:𝑛|
̅̅̅ = 𝐴𝑥 − 𝑛|𝐴𝑥 = 𝑛𝐸𝑥 ∗ 𝐴𝑥+𝑛

Preuve : Faire des illustrations graphiques

2.2. Contrats à capital variable

2.2.1. Contrat temporaire décès capital croissant en progression arithmétique


Activité 12
On considère un contrat d’assurance souscrit par (𝑥) à la date 𝑡 = 0 et garantissant le
payement d’un montant de 𝐾𝑥 + 1 à la date 𝐾𝑥 + 1 si 𝐾𝑥 + 1 ≤ 𝑛
(a) Donner la notation de ce cash-flow
(b) On note par 𝑍 la valeur actuelle probable de la garantie. Exprimer 𝑍 en fonction de 𝑣,
𝐾𝑥 , et 𝑛.
(c) Donner l’expression de la valeur actuarielle de cet engagement.
Solution
(a) ((𝐾𝑥 + 1) ∗ 1{𝐾𝑥+1≤𝑛} , 𝐾𝑥 + 1)

(b) (𝐾𝑥 + 1) ∗ 𝑣𝐾𝑥+1 1{𝐾𝑥+1≤𝑛}

(c) 𝐸 (𝑍) = (𝐼𝐴)1𝑥:𝑛| 𝑛−1


̅̅̅ = ∑𝑘=0 (𝑘 + 1)𝑣
𝑘+1
𝑘| 𝑞𝑥

2.2.2. Contrat temporaire décès capital dégressif


Ces types de contrats servent à garantir les prêts, et sont aussi appelé contrat décès
emprunteur.
Activité 13

Considérons un individus d’âge 𝑥 contractant un prêt d’une valeur de 𝐷0 à la date 𝑡 = 0 à un


taux d’intérêt 𝑗 pour une durée de 𝑛 années. Le capital emprunté est donc remboursé sur les
𝑛 années avec des intérêts et un amortissement du capital. On note par 𝐷𝑘 le capital restant à
payer (capital restant dû) à la date 𝑘 = 0, 1, 2, … , 𝑛 avant le remboursement à la date 𝑘.
Exprimer la valeur actuarielle de cet engagement en fonction de 𝐷𝑘 , 𝑣, 𝑘𝑝𝑥 et 𝑞𝑥 +𝑘 et 𝑛.

Solution

EXERCICES