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fr] édité le 1er mai 2018 Enoncés 1

Probabilités (b) Même question avec


A0 =
\ [
An .

Tribu
p∈N n≥p

Exercice 1 [ 03995 ] [Correction] Exercice 5 [ 04006 ] [Correction]


Soient T une tribu sur un ensemble Ω et Ω0 une partie de Ω. Soit Ω un ensemble inni et (An )n∈N une famille de parties de Ω vériant
Vérier que T 0 = {A ∩ Ω0 | A ∈ T } dénit une tribu sur Ω0 .
n 6= m =⇒ An ∩ Am = ∅ et An = Ω.
[

n∈N
Exercice 2 [ 03997 ] [Correction]
Soient f : Ω → Ω0 une application et T 0 une tribu sur Ω0 . Vérier que On pose ( )

An T ∈ ℘(N) .
[
T = f −1 (A0 ) A0 ∈ T 0 A=

n∈T
dénit une tribu sur Ω. (a) Montrer que A est une tribu de Ω.
(b) On suppose l'ensemble Ω dénombrable.
Exercice 3 [ 03998 ] [Correction] Montrer que toute tribu innie sur Ω est de la forme ci-dessus pour une
certaine famille (An )n∈N .
(a) Soit (Ti )i∈I une famille de tribu sur un même ensemble Ω.
Montrer que (c) Existe-t-il des tribus dénombrables ?
\
T = Ti
i∈I

est une tribu sur Ω. Exercice 6 [ 04007 ] [Correction]


Dans ce sujet dénombrable signie  au plus dénombrable .
(b) Soit S une partie de P(Ω) et (Ti )i∈I la famille de toutes les tribus de Ω Soit Ω un ensemble. On introduit
contenant les éléments de S .
Vérier que T = A ⊂ Ω A ou A est dénombrable .

\
T = Ti
i∈I (a) Vérier que T est une tribu sur Ω.
est une tribu contenant les éléments de S et que c'est la plus petite tribu (au (b) Justier que T est la plus petite tribu (au sens de l'inclusion) contenant les
sens de l'inclusion) vériant cette propriété. singletons {ω} pour ω parcourant Ω.
(c) Vérier que si Ω est dénombrable alors T = ℘(Ω).
Exercice 4 [ 03999 ] [Correction]
Soit (An )n∈N une suite d'évènements de l'espace probabilisable (Ω, T ).
Exercice 7 [ 04008 ] [Correction]
(a) Vérier que [ \ Soit une application f : Ω → Ω0 et l'ensemble
A= An n o
p∈N n≥p T = A ⊂ Ω A = f −1 f (A) .

est un évènement. À quelle condition simple sur la suite d'évènements


(An )n∈N l'évènement A sera-t-il réalisé ? Vérier que T est une tribu sur Ω.

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Dénition d'une probabilité (d) Déterminer le nombre d'essais moyen pour obtenir deux piles consécutifs.

Exercice 8 [ 04002 ] [Correction]


Soit P une probabilité sur (N, ℘(N)).
Montrer que Exercice 12 [ 04110 ] [Correction]
P({n}) −−−−−→ 0. Dans une population, la probabilité qu'une famille ait n enfants est estimée par la
n→+∞ valeur
λn −λ
pn = e avec λ ' 2.
n!
Exercice 9 [ 04016 ] [Correction]
Soit (an )n∈N une suite strictement décroissante de réels positifs de limite nulle. En supposant les sexes équiprobables et l'indépendance des sexes des enfants à
Déterminer λ ∈ R tel qu'il existe une probabilité P sur N, ℘(N) vériant l'intérieur d'une même famille, donner une estimation de la probabilité qu'une
famille ait au moins une lle.
P {n, n + 1, . . .} = λan .


Exercice 10 [ 04009 ] [Correction] Exercice 13 [ 05000 ] [Correction]


Soit (Ω, T , P) un espace probabilisé. Pour A, B ∈ T , on pose On répète successivement et indépendamment une expérience qui a la même
probabilité de réussir que d'échouer. Pour n ≥ 2, on introduit les événements :
d(A, B) = P(A∆B)
An =  On obtient deux succès consécutifs lors des n premières expériences ,
avec A∆B la diérence symétrique de A et B dénie par
Bn =  On obtient le premier couple de succès consécutifs aux rangs n − 1 et n .
A∆B = (A ∪ B) \ (A ∩ B).
Enn, on pose pn = P(Bn ) et p1 = 0.
(a) Vérier
d(A, C) ≤ d(A, B) + d(B, C). (a) Calculer p2 , p3 et p4 .
(b) En déduire (b) Pour n ≥ 2, vérier
P(A) − P(B) ≤ P(A∆B).

n n
!
1
et pn+3 pk .
X X
P(An ) = pk = 1−
Calcul de probabilité d'événements k=1
8
k=1

Exercice 11 [ 04098 ] [Correction] (c) En déduire une relation entre pn+3 , pn+2 et pn valable pour tout n ≥ 1.
On lance une pièce avec la probabilité p de faire  Pile . On note An l'événement (d) Exprimer le terme général de la suite (pn )n≥1 .
 on obtient pour la première fois deux piles consécutifs lors du n-ième lancer 
et l'on désire calculer sa probabilité an .
Exercice 14 [ 05086 ] [Correction]
(a) Déterminer a1 , a2 et a3 . On suppose disposer d'une pièce dont la probabilité p ∈ ]0 ; 1[ de donner `pile'
(b) Exprimer an+2 en fonction de an et an+1 pour n ≥ 1. n'est pas connue. Proposer une expérience employant cette pièce permettant de
(c) Justier qu'il est quasi-certain d'obtenir deux piles consécutifs. dénir un événement de probabilité 1/2.

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Probabilités composées (a) Déterminer la valeur de a.


On suppose qu'il est équiprobable qu'un enfant soit une lle ou garçon.
Exercice 15 [ 03996 ] [Correction] (b) Calculer la probabilité qu'une famille ait au moins un garçon.
Une urne contient une boule blanche et une boule rouge.
On tire dans cette urne une boule, on note sa couleur et on la remet dans l'urne (c) On suppose qu'une famille a exactement un garçon. Quelle est la probabilité
accompagnée de deux autres boules de la même couleur puis on répète l'opération. que la famille comporte deux enfants ?
(a) Quelle est la probabilité que n premières boules tirées soient rouges ?
(b) Quelle est la probabilité de tirer indéniment des boules rouges ? Événements Indépendants
(c) Le résultat précédent reste-t-il vrai si on remet la boule accompagnée de trois
autres boules de la même couleur ? Exercice 19 [ 04013 ] [Correction]
(a) Soit (A1 , . . . , An ) une famille d'évènements mutuellement indépendants. Pour
Probabilités conditionnelles chaque i ∈ {1, . . . , n}, on pose A fi = Ai ou Ai . Vérier la famille (A
f1 , . . . , A
fn )
est constituée d'évènements mutuellement indépendant.
Exercice 16 [ 04014 ] [Correction] (b) Etendre le résultat au cas d'une famille (Ai )i∈I .
Chaque jour du lundi au vendredi, le professeur Zinzin a la probabilité p ∈ ]0 ; 1[
d'oublier ses notes de cours en classe. Peu lui importe car il improvise à chaque
cours, mais ce vendredi soir il ne les retrouve plus et ça le contrarie. Il est
cependant certain de les avoir eu en sa possession lundi matin. Exercice 20 [ 04081 ] [Correction]
Soit (An )n∈N une suite d'évènements mutuellement indépendants.
(a) Quelle est probabilité que le professeur Zinzin ait perdu ses notes de cours
Montrer que la probabilité qu'aucun des An ne soit réalisé est inférieure à
dans la journée de Lundi ?
(b) Quel est le jour le plus probable où eu lieu cette perte ? +∞
!
P(An ) .
X
exp −
n=0
Exercice 17 [ 04015 ] [Correction]
Deux entreprises asiatiques produisent des  langues de belle-mère  en
proportion égale. Cependant certaines sont défectueuses, dans la proportion p1 Exercice 21 [ 04109 ] [Correction]
pour la première entreprise, dans la proportion p2 pour la seconde. Un client Soient (Ω, T , P) un espace probabilisé et (An )n∈N une suite d'événements
achète un sachet contenant n articles. Il soue dans une première et celle-ci mutuellement indépendants.
fonctionne : le voilà prêt pour fêter le nouvel an !
(a) Démontrer
(a) Quelle est la probabilité pour qu'une seconde langue de belle-mère choisie !
+∞ n
dans le même sachet fonctionne ? P
[
An = 1 − lim
Y
P(Ak ).
(b) Quelle est la probabilité que le sachet comporte k articles fonctionnels (y n=0
n→+∞
k=0
compris le premier extrait) ?
(b) On suppose P(An ) 6= 1 pour tout n ∈ N. Démontrer que les assertions
suivantes
S sont équivalentes :
Exercice 18 [ 04147 ] [Correction] (i) P +∞ ;

A = 1
P n=0 n 
Dans une population, la probabilité pn qu'une famille ait n enfants est donnée par (ii) Pln P(An ) diverge ;
la formule (iii) P(An ) diverge.
2n
pn = a avec a > 0.
n!

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Exercice 22 [ 04947 ] [Correction]


Soit P l'ensemble des nombres premiers et, pour s > 1,
+∞
n−s .
X
ζ(s) =
n=1

(a) Pour quels λ ∈ R, la famille λn n∈N∗ dénit-elle une loi de probabilité sur
−s


N∗ ?
(b) Pour p nombre premiers, on pose Ap = pN∗ . Montrer que les Ap pour p
parcourant P sont mutuellement indépendants pour la loi de probabilité
précédente.
(c) Prouver
1
.
Y
ζ(s) =
1 − p−s
p∈P

(d) La famille (1/p)p∈P est-elle sommable ?

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[http://mp.cpgedupuydelome.fr] édité le 1er mai 2018 Corrections 5

Corrections (a) Ω appartient à toutes les tribus Ti donc aussi à T .


Soit A ∈ T . La partie A appartient à toutes les tribus Ti donc A aussi et par
Exercice 1 : [énoncé] conséquent A ∈ T .
Soit
S (An ) ∈ T . Pour tout i ∈ I , (An ) ∈ (Ti ) donc n∈N An ∈ Ti puis
N N
S
Ω0 = Ω ∩ Ω0 avec Ω ∈ T donc Ω0 ∈ T 0 .
Soit B ∈ T 0 . On peut écrire B = A ∩ Ω0 avec A ∈ T et alors Ω0 \ B = A ∩ Ω0 avec n∈N An ∈ T .
A ∈ T . Ainsi le complémentaire de B dans Ω0 est élément de T 0 . Finalement, T s'avère bien un tribu.
Soit (Bn ) une suite d'éléments de T 0 . On peut écrire Bn = An ∩ Ω0 avec An ∈ T (b) Par ce qui précède, on peut déjà armer que T est une tribu.
et alors Pour toute partie A éléments de S , on a A ∈ Ti pour tout i ∈ I et donc
A∈T.
+∞ +∞
! +∞
∩ Ω0 avec An ∈ T .
[ [ [
Bn = An Ainsi, T est une tribu contenant les éléments de S .
n=0 n=0 n=0 Enn, si T 0 est une autre tribu contenant les éléments de S , celle-ci gure
Ainsi dans la famille (Ti )i∈I et donc
+∞
Bn ∈ T 0 .
[
Ti ⊂ T 0 .
\
T =
n=0 i∈I

Exercice 2 : [énoncé] Exercice 4 : [énoncé]


Ω = f −1 (Ω0 ) avec Ω0 ∈ T 0 donc
(a) Pour tout p ∈ N, n≥p An est un évènement car intersection dénombrable
T
Ω∈T. d'évènements. On en déduit que A est un évènement par union dénombrable
Soit A ∈ T . Il existe A0 ∈ T 0 tel que A = f −1 (A0 ). On a alors d'évènements.
L'évènement A sera réalisé si, et seulement si, n≥p An est réalisé pour un
T

A = f −1 A0 avec A0 ∈ T 0 certain p. Cela signie que les évènements de la suite (An ) sont réalisés à

partir d'un certain rang (ou encore que seul un nombre ni de An ne sont pas
donc réalisés).
A ∈ T 0. (b) A0 est un évènement par des arguments analogues aux précédents.
Soit (An )n∈N ∈ T N . Il existe (A0n )n∈N ∈ T 0 N telle que La non réalisation de A0 signie la réalisation de
[ \
∀n ∈ N, An = f −1
(A0n ). A0 = An
p∈N n≥p

Or ! ce qui revient à signier que seul un nombre ni de An sont réalisés.


+∞ +∞ +∞
[
An = f −1
[
A0n avec
[
A0n ∈T 0 Par négation, la réalisation de A0 signie qu'une innité de An sont réalisés.
n=0 n=0 n=0

donc Exercice 5 : [énoncé]


+∞
An ∈ T .
[
(a) Considérons l'application ϕ : Ω → N qui envoie ω sur l'unique n ∈ N tel que
n=0 ω ∈ An .
Pour chaque T ⊂ N, on a ϕ−1 (T ) = n∈T An et donc A se comprend comme
S
l'image réciproque de la tribu ℘(N) par l'application ϕ. C'est donc bien une
Exercice 3 : [énoncé] tribu.

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(b) Soit A une tribu sur l'ensemble dénombrable Ω. On dénit une relation Exercice 6 : [énoncé]
d'équivalence R sur Ω en armant que deux éléments ω et ω 0 sont en
relation si, et seulement si, (a) Ω = ∅ donc Ω est dénombrable et Ω ∈ T .
T est évidemment stable par passage au complémentaire.
∀A ∈ A, ω ∈ A ⇐⇒ ω 0 ∈ A. Soit (An )n∈N une suite d'éléments de T .
Cas 1 : TousSles An sont dénombrables
Les classes d'équivalence de la relation R constituent une partition de Ω et La réunion n∈N An est dénombrable en tant qu'union dénombrable de
puisque l'ensemble Ω est dénombrable, ces classes d'équivalence sont au plus parties dénombrables.
dénombrables. Cas 2 : L'un des An n'est pas dénombrable.
Par construction Posons An0 ce vilain canard. On a nécessairement An0 dénombrable.
∀A ∈ A, ω ∈ A =⇒ Cl(ω) ⊂ A. Or
Aussi, si ω 0 ∈
/ Cl(ω) alors il existe A ∈ A tel que
[ \
An ⊂ An ⊂ An 0
n∈N n∈N
(ω ∈ A et ω ∈
/ A) ou (ω ∈
0
/ A et ω ∈ A).0

donc n∈N An est dénombrable car inclus dans une partie qui l'est.
S
Quitte à considérer A, on peut supposer ω ∈ A et ω ∈
/ A et l'on note A
0
ω0 cet Dans les deux cas, l'union des (An )n∈N est élément de T .
ensemble.
On a alors (b) T est une tribu contenant tous les {ω} pour ω parcourant Ω.
Aω0 ∈ A. Soit A une tribu contenant tous les {ω} pour ω parcourant Ω.
\
Cl(ω) =
ω 0 ∈Cl(ω)
/ Les parties dénombrables de Ω peuvent se percevoir comme réunion
dénombrable de leurs éléments et sont donc éléments de la tribu A.
En eet : Les partie dont le complémentaire est dénombrables sont alors aussi éléments
 l'intersection est élément de A car il s'agit d'une intersection au plus
de la tribu A.
dénombrable ;
On en déduit que T ⊂ A.
 la classe est incluse dans l'intersection car ω est élément de cette
intersection ; (c) Si Ω est dénombrable alors toute partie de Ω peut s'écrire comme réunion
 si un élément ω 0 n'est par dans la classe, il n'est pas non plus dans dénombrable de parties {ω} et est donc élément de T . On en déduit
l'ensemble Aω0 gurant dans l'intersection. ℘(Ω) = T .
De plus, les éléments A de la tribu A se décrivent sous la forme

Cl(ω).
[
A=
ω∈A Exercice 7 : [énoncé]
On a Ω = f −1 (f (Ω)) donc Ω ∈ T .
S'il n'y a qu'un nombre ni de classe d'équivalence, la tribu A est de cardinal  
ni ce que les hypothèses excluent. Les classes d'équivalences sont donc en Soit A ∈ T . Vérions A ∈ T i.e. A = f −1 f A .
nombre dénombrables, on peut les décrire par une suite (An )n∈N vériant les
 
L'inclusion directe est toujours vraie. Inversement, soit x ∈ f −1 f A . Il existe
hypothèses du sujet et les éléments de la tribu A apparaissent comme ceux de
y ∈ A tel que f (x) = f (y). Si par l'absurde alors −1
= A. Ceci

la forme  x ∈ A y ∈ f f (A)

An avec T ∈ ℘(N). étant exclu, x ∈ A et donc f f A ⊂ A puis égal.
[
−1

n∈T Soit (An )n∈N une suite d'éléments de T .


(c) L'ensemble ℘(N) n'étant pas dénombrable, ce qui précède assure l'inexistence On a
de tribus dénombrables. +∞
! +∞
[ [
f An = f (An )
n=0 n=0

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puis  et alors, par continuité croissante


+∞
! +∞ +∞
+∞
An .
[ [ [
f −1 f f −1 f (An ) = an

An  = .
X
P({n, n + 1, . . .}) = pk =
n=0 n=0 n=0 a0
k=n
On peut donc conclure
+∞
[
An ∈ T . Exercice 10 : [énoncé]
n=0 (a) On vérie par les éléments l'inclusion
A∆C ⊂ (A∆B) ∪ (B∆C)
Exercice 8 : [énoncé] S et donc
On a P(N) = 1 et N = n∈N {n}. Par σ -additivité d'une probabilité P(A∆C) ≤ P(A∆B) + P(B∆C).
+∞ (b) On a
P({n}) = 1.
X
P(A) = P(A∆∅) ≤ P(A∆B) + P(B∆∅) = P(A∆B) + P(B)
n=0

Puisque cette série converge, son terme général tend vers 0. donc
Par considération de reste de série convergente, on a aussi P(A) − P(B) ≤ P(A∆B).
Un raisonnement symétrique fournit aussi
P({k} | k ≥ n) −−−−−→ 0.
n→+∞ P(B) − P(A) ≤ P(A∆B).

Exercice 9 : [énoncé] Exercice 11 : [énoncé]


Analyse : Si P est solution alors P(N) = 1 et donc λa0 = 1. On en déduit (a) a1 = 0 et a2 = p2 et a3 = (1 − p)p2 .
λ = 1/a0 .
(b) Considérons les résultats des deux premiers lancers :
De plus,
P P, P F, F P et F F
an − an+1
P({n}) = P({n, n + 1, . . .}) − P({n + 1, n + 2, . . .}) =
a0 et le système complet d'événements
ce qui détermine P . P P, P F et F = F P ∪ F F .
Synthèse : Posons
an − an+1 Par translation du problème
pn = .
a0 P(An+2 | P F ) = P(An ) et P(An+2 | F ) = P(An+1 )
Les pn sont des réels positifs car la suite (an )n∈N est décroissante. De plus et
+∞ +∞ P(An+2 | P P ) = 0.
X 1 X
pn =
a0 n=0
(an − an+1 ) = 1 Par la formule des probabilités totales
n=0
an+2 = 0 × p2 + an × p(1 − p) + an+1 (1 − p)
car la suite (an )n∈N est de limite nulle. Il existe donc une probabilité P sur N
vériant soit encore
P({n}) = pn an+2 = (1 − p)an+1 + p(1 − p)an .

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(c) Posons S = an . En sommant les relations précédentes, on obtient On obtient alors


P+∞
n=1 +∞
(λ/2)n −λ
e = e−λ/2 .
X
S − (a1 + a2 ) = (1 − p)(S − a1 ) + p(1 − p)S . P(C) =
n=0
n!
On en tire S = 1 et donc il est quasi-certain que deux piles consécutifs On conclut
apparaissent. P(B) = 1 − e−λ/2 ' 0, 632.
(d) Il s'agit de calculer (sous réserve de convergence)
+∞
nan . Exercice 13 : [énoncé]
X
µ=
n=1 (a) Notons Sn l'événement  L'expérience au rang n est un succès . On sait
On exploite la relation 1
P(Sn ) = P(Sn ) = .
(n + 2)an+2 = (1 − p)(n + 2)an+1 + p(1 − p)(n + 2)an 2

et on somme On peut exprimer simplement 1 B2 , B3 et B4 en fonctions des événements


Sn :
µ − 2a2 − a1 = (1 − p) (µ − a1 ) + (S − a1 ) + p(1 − p)(µ + 2S). B2 = S1 ∩ S2 , B3 = S1 ∩ S2 ∩ S3 et B4 = S2 ∩ S3 ∩ S4 .


On en tire Par indépendance des résultats des diérentes expériences


1+p
µ= . 1 1 1
p2 p2 = , p3 = et p4 = .
4 8 8
Il ne reste plus qu'à établir la convergence de la série dénissant µ. Puisque
(an ) est une suite récurrente linéaire double, son terme général est (b) L'événement An est la réunion des Bk pour k allant de 2 à n et ces derniers
combinaison linéaire de suite géométrique de limite nulle car an → 0. La série sont deux à deux incompatibles. Par additivité, on a donc
des nan est alors convergente par argument de croissance comparée. !
n n n
car p1 = 0.
[ X X
P(An ) = P Bk = P(Bk ) = pk
Exercice 12 : [énoncé] k=2 k=2 k=1

Notons An l'événement de probabilité pn :


Étudions ensuite P(Bn+3 ).
 la famille a n enfants .
On exprime Bn+3 comme intersection d'événements indépendants.

Les événements An constituent un système complet. L'événement Bn+3 signie que deux succès consécutifs sont rencontrés aux
On veut ici calculer la probabilité de l'événement B :  la famille a au moins 1 rangs n + 2 et n + 3 et que cette situation n'a pas été rencontrée
lle  On peut plus facilement calculer la probabilité de l'événement contraire précédemment :
C = B :  la famille n'a que des garçons  Par la formule des probabilités totales Bn+3 = Sn+2 ∩ Sn+3 ∩ An+2 .
+∞
Cependant, si l'expérience a réussi au rang n + 2 mais qu'on n'a pas
PAn (C)P(An ).
X
P(C) =
rencontré deux succès consécutifs avant ce rang, c'est qu'elle a échoué au rang
n=0
n + 1. Ainsi, Sn+2 ∩ An+2 ⊂ Sn+1 et donc
Or PAn (C) est la probabilité qu'une famille à n enfants n'a que des garçons et
donc Sn+2 ∩ An+2 = Sn+1 ∩ Sn+2 ∩ An+2 .
1
PAn (C) = n . 1. L'expression de B5 est plus complexe : B5 = S3 ∩ S4 ∩ S5 ∩ S1 ∩ S2 .
2
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Aussi, sachant que l'expérience a échoué au rang n + 1, armer qu'il n'y a de racines distinctes :
pas eu deux succès consécutifs avant le rang n + 2 revient à signier qu'on n'a √ √
pas rencontré deux succès consécutifs avant le rang n : 1 1+ 5 1− 5
α= , β= et γ = .
2 4 4
Sn+1 ∩ An+2 = Sn+1 ∩ An . Pour λ valeur propre
 de A, l'espace propre associé est engendré par la
colonne t 1 λ λ2 et on peut donc écrire
Ainsi, on a l'égalité
   
1 1 1 α 0 0
Bn+3 = Sn+1 ∩ Sn+2 ∩ Sn+3 ∩ An . A = P DP −1 avec P =α β γ  et D =  0 β 0 .
α2 β2 γ2 0 0 γ
Enn, les diérentes expériences étant indépendantes et l'événement An
n'étant que fonctions des événements S1 , . . . , Sn , les événements de Après calculs, on obtient
l'intersection précédentes sont indépendants ce qui donne  
βγ(γ − β) −(β + γ)(γ − β) γ − β
1
P −1
n
!
1 = −αγ(γ − α) (α + γ)(γ − α) γ − α
pk . (β − α)(γ − α)(γ − β)
X
pn+3 = P(Bn+3 ) = P(Sn+1 )P(Sn+2 )P(Sn+3 )P(An ) = 1− βα(β − α) −(β + α)(β − α) β − α
8
k=1
soit  
(c) L'égalité précédente démontrée pour n ≥ 2 est aussi vraie pour n = 1. Pour 1 2 −4
n ≥ 2, on peut alors écrire à la fois  1 √1 − 1 √2 + 2 
P −1 = − √5 5 5 .
√1 − √15 − 1 − √25 + 2
5
n
! n−1
!
1 1
et pn+2 = pk .
X X
pn+3 =
8
1− pk
8
1− Enn, l'égalité An−1 = P Dn−1 P −1 permet de conclure :
k=1 k=1
 √ n−1  √ n−1 !
1 1+ 5 1− 5
Par diérence, on obtient pn+3 − pn+2 = − 81 pn et cette égalité est encore pn = √ − pour tout n ≥ 1.
2 5 4 4
vraie pour n = 1.

(d) (pn )n≥1 est une suite récurrente linéaire d'ordre 3 : l'expression de son
terme général se déduit du calcul des puissances d'une matrice Exercice 14 : [énoncé]
traduisant la relation de récurrence.
Les séquences `pile-face' et `face-pile' sont équiprobables.

Pour n ≥ 1, introduisons Xn la colonne de coecients pn , pn+1 et pn+2 . On a On lance deux fois de suite la pièce ce que l'on appellera un bilancer. Si l'on
obtient deux fois le même résultat, on procède à un nouveau bilancer. Sinon,
l'expérience s'arrête 2 et l'on dit que l'événement A est réalisé lorsque l'on vient
 
0 1 0
Xn+1 = AXn avec A =  0 0 1 . d'obtenir `pile' et `face' dans cet ordre. Pour i ∈ N∗ , introduisons les événements
− 18 0 1
Pi =  On a obtenu `pile' lors du i-ème lancer  et Fi = Pi .
Par récurrence, on obtient Xn = An−1 X1 pour tout n ≥ 1. An de calculer la
puissance de A, on étudie la réduction de cette matrice. Son polynôme L'événement A est la réunion des événements incompatibles
caractéristique est An = (P1 P2 ∪ F1 F2 ) ∩ . . . ∩ (P2n−1 P2n ∪ F2n−1 F2n ) ∩ P2n+1 F2n+2 pour 3 n ∈ N.
  
1 1 1 1 2. Il est presque sûr que l'expérience s'arrête car la probabilité qu'un bilancer soit constitué de
χA = X 3 − X 2 + = X− X2 − X − p2 + (1 − p)2 1.
8 2 2 4 deux résultats identiques vaut ce qui est strictement inférieur à

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Par l'indépendance des diérents lancers, (b) En vertu de la formule de Stirling


1
n
!
P(P2i−1 P2i ∪ F2i−1 F2i ) P(P2n+1 )P(F2n+2 ). P(An ) ∼ √ −−−−−→ 0.
 Y
P An = n→+∞ πn n→+∞
i=1
Par continuité décroissante
Par incompatibilité puis indépendance, !
+∞
= 0.
\
P(P2i−1 P2i ∪ F2i−1 F2i ) = P(P2i−1 P2i ) + P(F2i−1 F2i ) P An
n=0
= P(P2i−1 )P(P2i ) + P(F2i−1 )P(F2i )
= p2 + (1 − p)2 (c) Dans ce nouveau modèle
n
et donc Y 3k − 2
2 n P(An ) =
2
p(1 − p).

P(An ) = p + (1 − p) 3k − 1
k=1
Enn, par incompatibilité des événements An ,
et donc n  
+∞ +∞
X 1
n ln P(An ) = ln 1 − −−−−−→ −∞
p(1 − p).
X X
P(A) = P(An ) = p2 + (1 − p)2 k=1
3k − 1 n→+∞
n=0 n=0
car ln(1 − 1/(3k − 1)) est une série à termes négatifs divergente. À
P
Ceci conduit au calcul d'une somme géométrique de raison p2 + (1 − p)2 et donc nouveau l'on obtient !
+∞
= 0.
\
p(1 − p) p(1 − p) 1 P An
P(A) = = = . n=0
1 − p2 + (1 − p)2 2p − 2p2 2

Ainsi, A détermine un événement de probabilité 1/2.


Exercice 16 : [énoncé]
(a) Notons Lu, M a, M e, Je, V e les évènements correspondant à la perte des notes
Exercice 15 : [énoncé] de cours les jours correspondants. On a
(a) Notons An l'évènement P(Lu) = p, P(M a | Lu) = p, P(M e | Lu ∩ M a) = p, . . .
 les n premieres boules tirées sont rouges . et donc
P(M a ∩ Lu) = P(M a | Lu)P(Lu) = p(1 − p).
On a P(A0 ) = 1 et
2n − 1 Puisque Lu ∪ M a est la réunion disjointes de Lu et M a ∩ Lu, on a
P(An | An−1 ) =
2n
P(Lu ∪ M a) = p + p(1 − p).
car si An−1 a lieu, l'urne est composée d'une boule blanche et de 2n − 1
boules rouges lors du n-ième tirage. Aussi
Par probabilités composées P(M e ∩ Lu ∩ M a) = P(M e | Lu ∩ M a)P(Lu ∩ M a)
n
2k − 1 (2n)! avec
.
Y
P(An ) = = 2n
2k 2 (n!)2
k=1 P(Lu ∩ M a) = 1 − P(Lu ∪ M a) = 1 − p − p(1 − p) = (1 − p)2

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puis Par la formule des probabilités totales


P(M e ∩ Lu ∩ M a) = p(1 − p)2 et P(Lu ∪ M a ∪ M e) = p + p(1 − p) + p(1 − p)2 . P(B1 ∩ B2 ) = P(B1 ∩ B2 | A1 )P(A1 ) + P(B1 ∩ B2 | A2 )P(A2 ).
Etc On peut supposer l'indépendance des défectuosités à l'intérieur d'une même
Finalement usine et l'on obtient
P(Lu ∪ . . . ∪ V e) = p + p(1 − p) + · · · + p(1 − p)4 = 1 − (1 − p)5 (1 − p1 )2 + (1 − p2 )2
P(B1 ∩ B2 ) = .
2
et p
P(Lu | Lu ∪ . . . ∪ V e) = . On en déduit
1 − (1 − p)5 (1 − p1 )2 + (1 − p2 )2
P(B2 | B1 ) = .
(b) On a aussi (1 − p1 ) + (1 − p2 )

p(1 − p) (b) Pour 0 ≤ k ≤ n, notons Ck l'évènement


P(M a | Lu ∪ . . . ∪ V e) = ,
1 − (1 − p)5  le sachet contient k articles fonctionnels .
p(1 − p)2
P(M e | Lu ∪ . . . ∪ V e) = ,... On veut mesurer
1 − (1 − p)5
P(Ck ∩ B1 )
P(Ck | B1 ) = .
Le jour le plus probable où la perte eu lieu est le premier jour de la semaine. P(B1 )
Pour k = 0, cette probabilité est nulle car C0 ∩ B1 = ∅.
Pour k ∈ J1 ; n − 1K
Exercice 17 : [énoncé]
Ck ∩ B1 = B1 ∩ Dk−1
(a) Notons Ai l'évènement
avec Dk−1 l'évènement
 le sachet est produit dans l'entreprise d'indice i .
Notons B1 l'évènement  en dehors du premier article, le sachet contient k − 1 articles fonctionnels .
 la première langue de belle-mère choisie dans le sachet est fonctionnelle  On peut mesurer la probabilité de ces évènements dès que l'on connaît l'usine
Puisque les entreprises produisent en proportion égale de production
 
n−1
P(A1 ) = P(A2 ) = 1/2 P(B1 ∩ Dk−1 | Ai ) = (1 − pi ) (1 − pi )k−1 pin−k .
k−1
et par la formule des probabilités totales
Par probabilités totales
p1 + p2
P(B1 ) = P(B1 | A1 )P(A1 ) + P(B1 | A2 )P(A2 ) =  
2 1 n−1
(1 − p1 )k pn−k + (1 − p2 )k p2n−k

P(B1 ∩ Dk−1 ) = 1
puis 2 k−1
(1 − p1 ) + (1 − p2 )
P(B1 ) = . et enn
2 n−1
(1 − p1 )k p1n−k + (1 − p2 )k pn−k
 
Notons B2 l'évènement  la deuxième langue de belle-mère choisie dans le P(Ck | B1 ) = k−1 2
.
(1 − p1 ) + (1 − p2 )
sachet est fonctionnelle  On veut calculer
P(B1 ∩ B2 )
P(B2 | B1 ) = . Exercice 18 : [énoncé]
P(B1 )

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(a) La somme des pn pour n ∈ N doit valoir 1. On en déduit a = e−2 . (b) C'est immédiat puisque l'indépendance mutuelle d'une famille innie se
(b) Par événement contraire, il sut de calculer la probabilité que la famille soit ramène à celle des sous-familles nies.
uniquement constituée de lles. On introduit les événements
An =  La famille comporte n enfants  Exercice 20 : [énoncé]
B =  La famille ne comporte que des lles . On étudie ! !
+∞ N
An .
\ \
La famille (An )n∈N constitue un système complet d'événements. Par la P An = lim P
N →+∞
formule des probabilités totales n=0 n=0

+∞
Par indépendances des An , on a
1 1
p = .
X X
P(B) = P(B | An )P(An ) = n n
N
! N
2 e
1 − P(An ) .
\ Y 
n∈N n=0 P An =
On en déduit la probabilité demandée n=0 n=0

1 Or 1 − x ≤ e−x pour tout x ∈ R donc


P (B) = 1 − .
e N
! N N
!
P(An ) .
\ Y X
−P(An )
(c) Introduisons l'événement P An ≤ e = exp −
n=0 n=0 n=0
G1 =  La famille comporte un garçon .
À la limite quand N → +∞
On connait +∞
! +∞
!
1 \ X
P(G1 | A2 ) = P An ≤ exp − P(An )
2
n=0 n=0
et
+∞ +∞
n 1 où l'on comprend l'exponentielle nulle si la série des P(An ) diverge.
p = .
X X
P(G1 ) = P(G1 | An )P(An ) = n n
n=0 n=1
2 e
Par la formule de Bayes Exercice 21 : [énoncé]
P(G1 | A2 )P(A2 ) 1 (a) On a
P(A2 | G1 ) = = . +∞ +∞
P(G1 ) e
An .
[ \
An =
n=0 n=0
Exercice 19 : [énoncé] Par continuité décroissante
(a) Un calcul facile fournit +∞
! n
!
Ak .
\ \
P An = lim P
P(A ∩ B) = P(A)P(B) =⇒ P(A ∩ B) = P(A)P(B). n→+∞
n=0 k=0
Il est alors immédiat de vérier que Enn, par mutuelle indépendance
A1 , . . . , An mutuellement indépendants =⇒ A1 , . . . , Ai , . . . , An mutuellement indépendants. n
! n
P Ak .
\ Y 
P Ak =
En enchaînant les négations, on obtiendra k=0 k=0

A1 , . . . , An mutuellement indépendants =⇒ A fn .
f1 , . . . , A La relation demandée est dès lors immédiate.

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(b) (i) =⇒ (ii) Supposons (i). On a Il reste à calculer les probabilités des événements Ap .
n +∞ +∞
λ λ X 1 1
Y 
P Ak −−−−−→ 0 = s.
X
n→+∞ P(Ap ) = =
k=0 (pk)s ps ks p
k=1 k=1

et donc ! L'égalité (p1 . . . pm )s = ps1 . . . psm donne alors immédiatement


n n
−−−−−→ −∞.
X  Y 
ln P(Ak ) = ln P Ak
n→+∞ 1
k=0 k=0 P(Ap1 ∩ . . . ∩ Apm ) = P(Ap1 ...pm ) = = P(Ap1 ) × · · · × P(Apm ).
(p1 . . . pm )s
Ainsi, la série ln P(An ) est divergente.
P 

(ii) =⇒ (i) Inversement, si la série ln P(An ) diverge, puisque les termes On peut conclure que les événements Ap pour p parcourant P sont
P 

sommés sont positifs, ses sommes partielles tendent vers −∞. On peut alors mutuellement indépendants.
suivre la démonstration précédente à rebours et conclure (i). (c) On a
(ii) =⇒ (iii) Supposons (ii). \
{1} = Ap
Si (P(An ))n∈N ne tend pas vers 0 alors la série P(An ) diverge
P
p∈P
grossièrement.
Si en revanche (P(An ))n∈N tend vers 0 alors car tout entier naturel supérieur à 2 est divisible par un nombre premier.
Énumérons les nombres premiers : p1 = 2, p2 = 3, p3 = 5, etc. On peut écrire
par continuité décroissante et indépendance
 
ln P(An ) = ln 1 − P(An ) ∼ −P(An )
n→+∞
N
! N N 
et à nouveau la série P(An ) diverge, cette fois-ci par équivalence de séries
P 
1
.
 \ Y Y
P {1} = lim P Ap k = lim P(Apk ) = lim 1−
à termes de signe constant. N →+∞ N →+∞ N →+∞ psk
(iii) =⇒ (ii) Supposons (iii). k=1 k=1 k=1

Il sut de reprendre le raisonnement précédent en constatant Or P({1}) = λ et donc


ln P(An ) −−−−−→ 0 ⇐⇒ P(An ) −−−−−→ 0.

N  
n→+∞ n→+∞ 1
1− s .
Y
λ= lim
N →+∞ pk
k=1

Exercice 22 : [énoncé] Après passage à l'inverse, ceci fournit la relation demandée sous réserve de
(a) La famille dénit une loi de probabilité si elle est formée de réels positifs, comprendre
qu'elle est sommable et de somme égale à 1. Ceci a lieu si, et seulement si, Y N 
 
1 déf 1
1− s .
Y
λ = 1/ζ(s). 1− s = lim
p N →+∞ pk
p∈P k=1
(b) Soit m ∈ N∗ et p1 , . . . , pm des nombres premiers deux à deux distincts.
(d) Par l'absurde, supposons la famille (1/p)p∈P sommable. On a
Ap1 ∩ . . . ∩ Apm = n ∈ N∗ ∀k ∈ J1 ; mK, pk | n .

N  ! N  
1 1
Les pk étant des nombres premiers deux à deux distincts, on a la propriété .
Y X
ln =− ln 1 −
arithmétique k=1
1 − p−1
k k=1
pk

∀k ∈ J1 ; mK, pk | n ⇐⇒ p1 . . . pm | n
Or
et donc
 
1 1
Ap1 ∩ . . . ∩ Apm = Ap1 ...pm . − ln 1 − ∼
pk k→+∞ pk

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est terme général d'une série convergente et on peut donc introduire


N  
1
.
Y
M= lim
N →+∞
k=1
1 − p−1
k

Aussi, pour tout s > 1,


N   N  
Y 1 Y 1

k=1
1 − p−s
k k=1
1 − p−1
k

et donc, lorsque N tend vers l'inni,


ζ(s) ≤ M .

Ceci est absurde car ζ est de limite +∞ quand s tend vers 1.

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