Vous êtes sur la page 1sur 8

Journées Nationales de Géotechnique et de Géologie de l’Ingénieur JNGG2012–Bordeaux 4-6 juillet 2012

COMPORTEMENT A LONG TERME D’UN SOL ARGILEUX


GONFLANT TRAITE A LA CHAUX SOUMIS A DES CYCLES
D’HUMIDIFICATION / SECHAGE

LONG TERM BEHAVIOUR OF A LIME-TREATED EXPANSIVE SOIL SUBJECTED


TO WETTING AND DRYING CYCLES

Guillaume STOLTZ1,2, Olivier CUISINIER1, Farimah MASROURI1,

1 LAEGO, Université de Lorraine, F-54501 Vandoeuvre-lès-Nancy.


2 Adresse actuelle : IRSTEA, Unité HBAN, F-92761 Antony.

RÉSUMÉ — Cette étude vise à caractériser l’impact de cycles d’humidification /


séchage sur le comportement en gonflement / retrait d’un sol argileux gonflant traité
à la chaux. Plusieurs dosages en chaux (0%, 2% et 5% CaO) et plusieurs temps de
cure (0, 28 et 180 jours) ont été étudiés. Il est montré que le traitement à la chaux est
efficace pour diminuer le gonflement du sol, mais qu’il ne modifie pas le retrait. Les
cycles hydriques successifs conduisent à une diminution des performances
mécaniques du matériau d’autant plus importante que le dosage en chaux est faible.

ABSTRACT — This study depicts the impact of wetting / drying cycles on the
swelling / shrinkage behaviour of a lime-treated expansive clayey soil. Several lime
contents (0%, 2% et 5% CaO) and several curing times (0, 28 et 180 days) were
considered. It was shown that lime treatment was efficient to prevent the swelling but
not the shrinkage. Successive wetting / drying cycles led to a decrease of the
mechanical properties that is directly related to the amount of lime.

1. Introduction
Le traitement à la chaux est une pratique courante d’amélioration des sols fins
notamment dans les projets de terrassement. En effet, l’ajout de chaux induit des
réactions physico-chimiques immédiates (hydratation, échange cationiques, etc.) qui
vont diminuer la teneur en eau du sol, faire floculer les particules argileuses, ce qui
se traduit par une réduction de sa plasticité, d’où une mise en œuvre facilitée. A long
terme, les réactions pouzzolaniques induisent la formation de composés cimentaires
liant les particules de sol entre elles. L’ensemble de ces processus induit une
augmentation des performances mécaniques du sol ainsi qu’une réduction de son
potentiel de gonflement. Ces deux propriétés pourraient être utilisées pour exploiter
des matériaux très argileux en les rendant insensibles aux fluctuations de teneur en
eau, ce qui permettrait d’étendre le champ de réemploi des matériaux de sites pour
respecter le concept « zéro emprunt – zéro déchet » du développement durable. Il
est cependant indispensable d’évaluer la pérennité des effets du traitement lorsque
le sol gonflant traité est soumis à une succession de cycles hydriques, ce qui est
l’objet principal de cette étude.

- 297 -
Journées Nationales de Géotechnique et de Géologie de l’Ingénieur JNGG2012–Bordeaux 4-6 juillet 2012

Peu d’études de cas se sont intéressées à évaluer les performances de remblais


traités à la chaux quelques années après la réalisation de l’infrastructure (par ex.
Kelley, 1988 ; Cuisisnier et al., 2012). D’après ces quelques études, il apparaît que
l’alternance de périodes sèches et humides pourrait induire une baisse des effets du
traitement.
Quelques études en laboratoires (Guney et al., 2007 ; Khattab, 2002) ont montré que
le potentiel de gonflement d’un sol argileux compacté traité à la chaux était réduit
significativement après traitement mais tendait à ré-augmenter suite à l’imposition de
cycles hydriques successifs. Cependant, les cycles hydriques de ces études ont été
réalisés entre la saturation (imposition d’une succion nulle) et de très faibles
humidités relatives (succion de plusieurs centaines de MPa) ce qui est plutôt sévère
par rapport aux variations de succion auxquelles peuvent être soumis le cœur des
ouvrages en terre (quelques MPa). Néanmoins, peu d’auteurs (Cuisinier et Deneele,
2008 ; Tang et al., 2011) ont étudié l’effet de cycles hydriques à amplitude de teneur
en eau contrôlée, plus proche de ce qui peut être observé in-situ. Par ailleurs, même
si ces études montrent que les cycles ont un effet sur les propriétés mécaniques du
matériau, elles n’examinent pas l’effet du dosage en chaux et du temps de cure qui
peuvent influencer la « quantité » de liens cimentaires issus des réactions
pouzzolaniques.
Dans ce contexte, une étude expérimentale a été réalisée pour évaluer l’efficacité à
long terme d’un traitement à la chaux appliqué sur un sol argileux gonflant lorsqu’il
est soumis à une succession de cycles hydriques d’amplitude contrôlée. Des
œdomètres à succion contrôlée, par la méthode osmotique, ont été utilisés pour
déterminer l’évolution des variations volumiques du sol (retrait / gonflement) au cours
des cycles. En fin de cycles, les performances mécaniques de ces échantillons
traités ont été déterminées et comparées à celles d’échantillons non soumis à des
cycles hydriques. Les effets du dosage et du temps de cure ont été considérés.

2. Matériel et Méthode
2.1. Caractéristiques des matériaux

Le matériau étudié est un sol argileux gonflant prélevé dans l’Est de la France
(Haute-Saône). Le Tableau 1 récapitule ses principales caractéristiques
géotechniques. Une analyse de sa fraction argileuse par diffraction des rayons X
indique qu’elle est principalement composée de smectite et de muscovite, ainsi que
d’une faible quantité de chlorite.

Tableau 1 . Caractéristiques géotechniques du sol étudié

Propriété Valeur
Passant à 80 μm (%) 90
Fraction argileuse (2 μm) (%) 70
Densité des grains, Gs (-) 2,675
Limite de liquidité (%) 71
Limite de plasticité (%) 29
Indice de plasticité (%) 42

- 298 -
Journées Nationales de Géotechnique et de Géologie de l’Ingénieur JNGG2012–Bordeaux 4-6 juillet 2012

2.2. Préparation des échantillons

Afin de préparer les échantillons, le sol a été porté à une teneur en eau proche de la
teneur en eau optimale de compactage qui dépend du dosage en chaux (Tableau 2).
Après une période de 24 heures destinée à homogénéiser la teneur en eau du sol,
celui-ci a été malaxé avec la chaux. Après une heure, le mélange a été compacté
statiquement à la masse volumique désirée avec les caractéristiques de l’optimum
Proctor normal du sol (Tableau 2), directement dans le corps d’une cellule
œdométrique. Lorsqu’une période de cure était nécessaire, l’échantillon et la cellule
œdométrique ont été emballés sous cellophane, de manière à éviter les pertes d’eau,
et conservées à 20 ± 1,5°C jusqu’au début de l’essai.

Tableau 2 . Caractéristiques de compactage du sol en fonction du dosage en chaux

Dosage en chaux (% CaO du poids sec) 0,0% 0,5% 1,0% 1,5% 2,0% 5,0%
Masse volumique sèche maximale (Mg.m-3) 1,45 1,43 1,40 1,37 1,34 1,20
Teneur en eau optimale wOPN (%) 26,5 27,0 28,0 30,0 32,0 37,0

2.3. Œdomètre à succion contrôlée

Le principe de la méthode est de mettre en contact une éprouvette de sol et une


solution de macromolécules en insérant entre les deux une membrane semi-
perméable. Celle-ci empêche le passage des macromolécules de la solution vers
l’éprouvette mais elle permet les échanges d’eau. Les mouvements d’eau, et donc la
succion, sont contrôlés par le phénomène d’osmose : plus la concentration en
macromolécules est élevée, plus la succion imposée est forte. La macromolécule
utilisée classiquement est le polyéthylène glycol (PEG) avec différents poids
moléculaires. La base de l’œdomètre permet de faire circuler la solution de PEG au
contact de l’éprouvette. La relation entre la concentration en macromolécules et la
succion a été caractérisée par différents auteurs (par ex. Cuisinier et Masrouri,
2004) :
s  11 c 2 (1)

Avec s la succion imposée au sol et c la concentration de la solution de PEG


exprimée en g de PEG par g d’eau. La température ayant une influence sur la
relation (1), la température de la solution de PEG a été maintenue à 20,0 ± 1,5°C.
Dans cette étude, les phases de séchage/humidification ont été appliquées aux
éprouvettes en alternant les succions de 8 à 0 MPa et sous une contrainte verticale
de 7 kPa de manière à assurer un bon contact entre la base de l’éprouvette et la
membrane semi-perméable. La durée d’une phase d’imposition de la succion a été
de sept jours de manière à atteindre un équilibre hydrique et en déformation. La
hauteur initiale des éprouvettes était H0 = 10 ± 1 mm et leur diamètre de 70 mm. Tout
au long de l’essai, la variation de la hauteur de l’éprouvette ΔH a été enregistrée.
Après imposition des cycles hydriques, les éprouvettes ont été chargées
mécaniquement par paliers de la même manière qu’un essai œdométrique classique.

- 299 -
Journées Nationales de Géotechnique et de Géologie de l’Ingénieur JNGG2012–Bordeaux 4-6 juillet 2012

2.4. Programme expérimental

Dans une première étape, des échantillons de sol traités ont été préparés avec des
dosages compris entre 0 % et 5 % de chaux (par g de sol sec). Le potentiel de
gonflement et la limite élastique de ces échantillons ont été déterminés après un
temps de cure de 28 jours par des essais œdométriques classiques. Les résultats de
ces essais ont permis de sélectionner deux dosages en chaux pour réaliser la
seconde étape du programme. Dans cette dernière, cinq cycles hydriques sur les
matériaux traités avec les deux dosages sélectionnés ont été appliqués après les
temps de cure de 0, 28 et 180 jours. Après les cycles, un chargement œdométrique a
été réalisé pour déterminer la limite élastique de chaque échantillon.

3. Effet du dosage en chaux sur le comportement hydromécanique du sol


L’impact du traitement sur le potentiel de gonflement a été considéré en premier lieu.
Le potentiel de gonflement correspond au rapport entre la variation de hauteur d’une
éprouvette lors de son humidification et sa hauteur initiale. Les résultats obtenus
(Figure 1) montrent que le potentiel de gonflement varie de 14% pour le matériau non
traité à 0% pour le matériau traité avec 1% de chaux (temps de cure de 28 jours).
Après la phase de saturation pour estimer leur potentiel de gonflement, les
éprouvettes ont été chargées mécaniquement afin de déterminer leur limite élastique
σ’y (Figure 2). Il est noté que, dans le cas des matériaux traités qui comprennent des
liens cimentaires issus des réactions pouzzolaniques, la limite élastique σ’y dépend,
non seulement de « l’histoire » mécanique du matériau (contrainte de consolidation),
mais aussi de l’effet des cimentations. Les résultats montrent que l’ajout de chaux
permet une augmentation significative de la contrainte σ’y qui passe d’environ 35 kPa
pour le matériau non traité à environ 1000 kPa pour le matériau traité à 2% de chaux.
Cette contrainte augmente lorsque le dosage passe de 0% à 2% puis se stabilise
entre 2% et 5% de chaux. En conclusion, le dosage de 2% de chaux est nécessaire
pour à la fois permettre une suppression du potentiel de gonflement et pour obtenir le
maximum des performances mécaniques après 28 jours de cure. Ce dosage est
ainsi sélectionné avec le dosage de 5% qui permettra d’évaluer le rôle d’un dosage
en chaux plus important vis-à-vis des cycles hydriques.
Potentiel de gonflement

15
matériaux traités avec 28 jours de cure

10
(%)

0
0 1 2 3 4 5
Dosage en chaux (%)

Figure 1 . Potentiel de gonflement du sol argileux traité à différents dosages en


chaux avec un temps de cure de 28 jours

- 300 -
Journées Nationales de Géotechnique et de Géologie de l’Ingénieur JNGG2012–Bordeaux 4-6 juillet 2012

10000
matériaux traités avec 28 jours de cure

σ'y [kPa]
1000

100

10
0 1 2 3 4 5
Dosage en chaux (%)

Figure 2 . Limite élastique σ’y du sol traité à différents dosages en chaux avec un
temps de cure de 28 jours

4. Influence de cycles d’humidification / séchage


4.1. Impact sur le comportement en retrait / gonflement

Dans un premier temps, l’analyse des résultats est portée sur le suivi de la hauteur
des éprouvettes au cours des cycles (n) par rapport à leur hauteur initiale H0 (Fig. 3).
Le premier cycle a débuté par une phase de dessiccation avec l’imposition d’une
succion de 8 MPa (cycle n=½). Les résultats obtenus au cours de cette première
dessiccation ont permis d’évaluer l’effet du traitement sur le retrait des matériaux
étudiés. Que ce soit pour le sol non traité ou pour le sol traité à la chaux, l’amplitude
du retrait est du même ordre de grandeur, avec (ΔH/H0) compris entre -4% et -6%,
quel que soit le temps de cure pour les matériaux traités. L’ajout de chaux ne permet
donc pas de supprimer le retrait provoqué par l’imposition de la succion 8 MPa. Cette
observation est similaire à celle obtenue par Stoltz et al. (2012) qui ont montré des
changements significatifs de la microstructure suite à l’imposition d’une dessiccation
sur le même sol étudié et traité à la chaux.
La fin du premier cycle (n=1) correspond à une humidification avec l’imposition d’une
succion nulle. Elle se traduit par un gonflement significatif du sol non traité avec
ΔH/H0 environ égal à 3,5%.
Pour les sols traités, un retrait irréversible de l’ordre de 1% apparait pour le dosage
de 2% de chaux, et de l’ordre de 3% pour le dosage de 5% de chaux. A la différence
du sol non traité, l’humidification n’entraine qu’un gonflement limité du sol traité. Les
cycles hydriques successifs conduisent à un comportement similaire à celui observé
lors du premier cycle pour chacun des matériaux. Le temps de cure n’a pas d’effet
significatif sur le potentiel de retrait / gonflement des matériaux traités.
En conclusion, même si le traitement à la chaux ne permet pas de limiter le retrait
induit par une dessiccation, il permet de limiter l’amplitude du gonflement suivant. De
plus ces effets ne sont pas altérés par l’accumulation des cycles hydriques.

- 301 -
Journées Nationales de Géotechnique et de Géologie de l’Ingénieur JNGG2012–Bordeaux 4-6 juillet 2012

n (cycle de succion contrôlée)


0 1 2 3 4 5 6
6
4

∆H/H0 [%]
2
0
-2
-4
-6
0% CaO
(a)
n (cycle de succion contrôlée)
0 1 2 3 4 5 6
0

-2
∆H/H0 [%]

-4

-6

-8 2% CaO-0j
2% CaO-28j
(b) 2% CaO-180j
n (cycle de succion contrôlée)
0 1 2 3 4 5 6
0

-2
∆H/H0 [%]

-4

-6

-8 5% CaO-0j
5% CaO-28j
(c) 5% CaO-180j

Figure 3 . Variations volumiques des sols traités à la chaux (a) 0%CaO, (b) 2%CaO,
(c) 5%CaO en fonction des cycles hydriques (0-8 MPa) successifs

4.2. Impact sur le comportement mécanique

Après l’imposition des cycles hydriques, un chargement œdométrique a été appliqué


sur les échantillons (Figure 4). Ces courbes œdométriques sont comparées à la
courbe intrinsèque du sol non traité, préparé à 1,5 fois la limite de liquidité.
Pour les échantillons traités à 2% de chaux non soumis aux cycles hydriques, la
limite élastique σ’y est d’environ 1000 kPa pour les deux temps de cure 28 et
180 jours. La limite élastique diminue significativement après imposition des cycles
jusqu’à des valeurs comprises entre 200 kPa et 300 kPa. A ces niveaux de
contrainte, les courbes œdométriques rejoignent la courbe intrinsèque du sol. Pour
ce dosage en chaux, les cycles hydriques conduisent donc à une altération des
effets du traitement qui se traduit par une baisse des performances mécaniques du
matériau.

- 302 -
Journées Nationales de Géotechnique et de Géologie de l’Ingénieur JNGG2012–Bordeaux 4-6 juillet 2012

1,3 0%CaO 1,5wL


2%CaO-28j-n=0
1,1 2%CaO-180j-n=0
2%CaO-0j-n=5
0,9
2%CaO-28j-n=5
e

2%CaO-180j-n=5
0,7
(1n=14j)
0,5

0,3
1 10 100 1000 10000
(a) σ' [kPa]

1,5 0%CaO 1,5wL


5%CaO-28j-n=0
1,3 5%CaO-180j-n=0
5%CaO-0j-n=5
5%CaO-28j-n=5
1,1
5%CaO-180j-n=5
e

(1n=14j)
0,9

0,7

0,5
1 10 100 1000 10000
(b) σ' [kPa]

Figure 4 . Effet des cycles hydriques successifs sur la compressibilité des sols traités
(a) 2%CaO, (b) 5%CaO

Pour les échantillons traités à 5% de chaux non soumis aux cycles hydriques, la
limite élastique augmente d’environ 1100 kPa après 28 jours de cure à environ
3500 kPa après 180 jours de cure. Après les cycles, cette contrainte chute à environ
900 kPa pour chaque échantillon, quel que soit le temps de cure. Les cycles
hydriques conduisent donc à une baisse des performances mécaniques du matériau,
qui restent néanmoins supérieures à celles du matériau traité à 2% de chaux et
soumis aux mêmes cycles hydriques. De plus, il est noté que les courbes
œdométriques ne rejoignent pas la courbe intrinsèque du sol ce qui indique qu’une
partie des effets du traitement est conservée même après imposition des cycles
hydriques. Le temps de cure, qui augmente les performances mécaniques du
matériau lorsqu’il passe de 28 à 180 jours, ne permet pas une meilleure tenue vis-à-
vis des cycles hydriques.

- 303 -
Journées Nationales de Géotechnique et de Géologie de l’Ingénieur JNGG2012–Bordeaux 4-6 juillet 2012

5. Discussion et conclusion
L’objectif de cette étude était de caractériser l’impact de cycles d’humidification /
séchage sur le comportement en gonflement / retrait d’un sol argileux gonflant traité
à la chaux. Plusieurs dosages en chaux (0%, 2% et 5% CaO) et plusieurs temps de
cure (0, 28 et 180 jours) ont été étudiés. Cette étude montre les points suivants :
- Le traitement à la chaux permet de supprimer le potentiel de gonflement initial.
- A l’inverse, il ne permet pas de réduire le potentiel de retrait induit par une
dessiccation (8 MPa de succion dans cette étude), quel que soit le dosage et le
temps de cure.
- L’effet du traitement sur la réduction du potentiel de gonflement / retrait du sol
étudié n’est pas altéré par plusieurs cycles hydriques successifs.
- D’un point de vue mécanique, les cycles hydriques successifs conduisent à une
diminution de l’efficacité du traitement comme indiqué par la baisse de la limite
élastique, bien que les performances mécaniques soient mieux conservées dans
le cas d’un plus fort dosage en chaux. Aucun effet du temps de cure avant
imposition des cycles n’a été mis en évidence.
Cette étude montre que les propriétés d’un sol traité à la chaux sont susceptibles
d’évoluer au cours du temps lorsqu’il est soumis à des cycles hydriques.

Remerciements
Ces résultats ont été obtenus dans le cadre de du programme de recherche
« TerDOUEST » financé par l’Agence National de la Recherche.

Références bibliographiques
Cuisinier O., Gandille D., Robinet A., Stoltz G., Mehenni A., Robin V. (2012). Long term behaviour of
treated soils – case study of a lime and cement stabilized backfill. 3rd International Congress on
Earthworks, Berlin, 17th -18th March 2012.
Cuisinier O., Deneele D. (2008). Long-term behaviour of lime-treated expansive soil submitted to
cyclic wetting and drying. First European Conference on Unsaturated Soil, Durham, 327-333.
Cuisinier O., Masrouri F. (2004) Testing the hydromechanical behaviour of a compacted swelling soil,
Geotechnical Testing J. 27, 598–606.
Guney Y., Sari D., Cetin M., Tuncan M. (2007). Impact of cyclic wetting-drying on swelling behaviour
of lime-stabilized soil, Building & Env. 42, 681-688.
Kelley, C.M. (1988) A long range durability study of lime stabilized bases at military posts in the
southwest. Bulletin 328, National Lime Association, Arlington, 2nd edition.
Khattab, A.S. (2002). Comportement mécanique d'une argile gonflante stabilisée à la chaux. Thèse de
doctorat, École Centrale de Paris, 263 p.
Stoltz G., Cuisinier O., Masrouri F. (2012) Multi-scale analysis of the swelling and shrinkage of a lime-
treated expansive clayey soil, Applied Clay Science, doi:10.1016/j.clay.2012.04.001.
Tang, A.M., Vu, M.N.; Cui, Y.J. (2011). Effects of the maximum soil aggregates size and cyclic wetting-
drying on the stiffness of a lime-treated clayey soil, Geotechnique 61, 421-429.

- 304 -