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CONCLUSIONS ADDITIONNELLES

POUR : MADAME DIEYNABA BINETA BA

APPELANTE SCP SOW-SECK-DIAGNE


& ASSOCIES

CONTRE LA SOCIETE SENTEL GSM

INTIMEE MAITRE OUMOU SOW


LOUM

PLAISE A LA COUR

Juste pour un rappel des faits :

Premier point

Conformément à l’article L 217 du code du travail


en vigueur, le réintégration est d’ordre public et le
délégué du personnel ainsi licencié n’est pas laissé à
l’appréciation des parties parce qu’étant d’ordre
public .

Cette réintégration doit se faire 15 jours après la


notification de la décision du Ministre (arrêté ministériel
n°00421 du 10 février 2004). A cet effet le délégué du
personnel est réintégré d’office et en application de cette
mesure, le licenciement étant nul et de nul effet (rendu
par la cour de cassation arrêt n° 28 du 14/05/2008), Ceci
ouvre droit à la réintégration avec paiement des salaires
échus du jour du licenciement le 07 octobre 2003
jusqu’à la réintégration effective.

Il s’est bien écoulé 4 ans entre 07/10/2003 et le


07/10/2007 et 7 mois entre octobre 2007 le mai 2008
date à laquelle la cour de cassation a rendu sa décision
d’où le fondement de réclamer la somme de 773 862
FCFA (salaire net) * 55 mois = 42 562 241 FCFA.
Et de mai 2008 à juillet 2009 14 mois soit
14*773862=10 834 068 soit un montant global relatif
aux salaires de 53 396 309 FCFA

SENTEL ayant toujours payé le 13ème mois


(vérification faite en juin 2009),la DAME FAYE
réclame aussi son paiement de 2003 à 2008 soit 5 ans
* 773 862 =3 869 310 FCFA

LA DAME FAYE réclame aussi conformément aux


dispositions de la loi : réintégration avec paiement
des salaires échus et accessoires de salaire les
indemnités de téléphone de 21 600 000 FCFA ( en
appliquant le montant mensuel* par 55 mois) et les
indemnités de carburant de 30 326 400 FCFA ( en
appliquant le meme principe pour les 55 mois)
Comment la partie adverse peut incorrectement
qualifier de pure fantaisie ces demandes. Ce
dilatoire est sérieusement inacceptable. En droit, un
droit acquis de par la loi subsiste de par son principe
et reste dans tous les cas indépendamment de toute
évolution ultérieure du litige.
Dans aucun pays du monde vous trouverez un
Directeur service client qui n’a pas d’indemnité de
crédit téléphone et de carburant de surcroît chez un
opérateur téléphone.

Le préjudice ainsi subi n’est pas qualifiable dans la


mesure ou la DAME FAYE a été bien débauchée d’une
société aussi prospère que la SONATEL qu’elle a quitté
le 30/11/1998(plus de dix ans de service, chef de service
analyse de gestion et contrat plan avant d’être affectée à
SONATEL ALIZE pour mettre en place toutes les
procédures pour démarrer le GSM au SENEGAL de la
commande jusqu’à la livraison du produit tant pour le
postpaiement TERANGA que pour le prépaid
DIAMONO) et embauchée comme MANAGER
CUSTOMER SERVICE (DIRECTEUR SERVICE
CLIENT) le 01/12/1998 alors que SENTEL a démarré
ses activités en avril 1999.
Ceci prouve bien que du choix du local, des
recrutements de son staff pour la mise en place du call
center le 677 et de trois autres chefs de service qu’elle a
fait venir de SONATEL ALIZE en début février 19999
pour aider SENTEL à démarrer, de la formation des
agents jusqu’au démarrage des activités LA SENTEL ne
peut être que son bébé qu’il a mis au monde et aidé à
grandir malgré une couverture faible du réseau limité à
DAKAR EN JUIN 1999. Il n’y avait que 2 opérateurs
téléphoniques au SENEGAL et avec ce licenciement
LA DAME FAYE ne pouvait bien entendu pas
retourner à la SONATEL .SENTEL de nos jours a
plus 2 500 000 abonnés et fait un chiffre d’affaires
mensuel de plus de 2 milliards cinq cent mille FCFA.

Outre ce phénomène, le délégué du personnel a subi un


énorme préjudice tant matériel que moral étant privée
durant plus de 6 ans de son minimum vital et de la prise
en charge de ses frais médicaux par le fait de
l’employeur et a droit une compensation minimale de
100 000 000 FCFA.

EN CONCLUSION SUR CE POINT NOUS


DEMANDONS L’APPLICATION DE L’ARTCLE
L 216 DU CODE DU TRAVAIL DISANT QUE LE
LICENCIEMENT DE LA DAME FAYE EST NUL
ET DE NUL EFFET ET OUVRE DROIT À LA
REINTEGRATION AVEC LE PAIEMENT DE
TOULES LES DEMANDES PRECITEES.
DEUXIEME POINT

RELATIF AU CONSTAT DU REFUS DE SENTEL


GSM D’ACCEDER A LA DEMANDE DE
REINTEGRATION DU DELEGUE DU
PERSONNEL POUR TIRER LES
CONSEQUENCES DE LA NULLITE DU
LICENCIEMENT

CE REFUS D’ EXECUTER UNE OBLIGATION


DE FAIRE CONFORMEMENT A LA LOI A
ENTRAINE BEL ET BIEN LA RUPTURE DU
CONTRAT DE TRAVAIL IMPUTABLE A L
EMPLOYEUR COMME NOUS L’AVONS
DEMONTRE AVEC TOUTES LES PIECES DU
DOSSIER DANS NOS CONCLUSIONS

* LETTRE DE DEMANDE D’INTEGRATION

* REPONSE DE AMNON AVISSAR DIRECTEUR


GENERAL DISANT QUE MME FAYE N EST PLUS
UN EMPLOYE DE SENTEL ET MENACANT DE
LICENCIER L’ AUTRE DELEGUE DU PERSONNEL
ANSOUMANA COLY QUI EST MORT DURANT
L’EXERCICE DE SES FONCTIONS PAR
ACCIDENT SUR LA ROUTE DE KOLDA-
ZIGUINCHOR.

* REFUS D’INTEGRER LA DAME FAYE MALGRE


LES DECISIONS DU MINISTRE ET DU CONSEIL
D’ETAT

* MISE EN DEMEURE DE L’INSPECTION DU


TRAVAIL

* 2 PROCES VERBAUX D’INFRACTION


CONSTATE PAR UN HUISSIER ET PAR
L’INSPECTION DU TRAVAIL SUR LE REFUS DE
L’ INTEGRATION DE LA DAME FAYE AVEC
TOUTES LES HUMILIATIONS EN LUI
INTERDISANT D’ACCEDER AUX LOCAUX
PENDANT PLUS DE 5 MOIS ET MALGRE LA
DECISION DU MINISTRE ET DU CONSEIL
D’ETAT N’AUTORISANT PAS LE LICENCIEMENT
DE LA DAME FAYE DELEGUEE DU PERSONNEL

* MALGRE LE DERNIER ARRET DE LA COUR DE


CASSATION IL NE DEMANDE PAS A LA DAME
FAYE DE REEINTEGRER ARGUMENTANT QUE
LE NOUVEAU DIRECTEUR GENERAL NE PEUT
PAS PRENDRE CETTE DECISION ET QU’IL EST
NOUVEAU.
*NOUS AVONS PRODUIT DANS LE DOSSIER DE
LA COUR D’APPEL LE DERNIER PROCES
VERBAL D »HUISSIER OU SENTEL GSM REFUSE
CATEGORIQUEMENT LA REINTEGRATION DE
LA DAME FAYE.DONC ILS ONT PREFERE
DEFIER LA COUR DE CASSATION ET LA
DECISION DU CONSEIL D’ETAT.
CECI EST LA RAISON POUR LAQUELLE LA
SENTEL A ETE CONDAMNEE A DEUX REPRISES
PAR LA COUR D’APPEL DE DAKAR

TOUT CECI PROUVE QUE LA SENTEL N A


JAMAIS VOULU REINTEGRER LA DAME FAYE
ET QU’UNE OBLIGATION DE FAIRE NE SE
DISCUTE PAS.

A CET EFFET L’EMPLOYEUR A COMMIS UNE


FAUTE LOURDE S’ANALYSANT COMME UN
LICENCIEMENT ABUSIF SUITE AU REFUS
D’EXECUTER UNE OBLIGATION DE FAIRE

ENTRAINANT LA RUPTURE DU CONTRAT DE


TRAVAIL IMPUTABLE A L’EMPLOYEUR ET
DEMANDONS DES DOMMAGES ET INTERETS
DE UN MILLIARD DE FCFA (1 000 000 000
FCFA) DEJA MOTIVES DANS NOS
CONCLUSIONS. ET SURTOUT SI L’ON SAIT
QUE DE SIMPLES CADRES LICENCIES DE
MANIERE ABUSIVE ONT EU A PERCEVOIR AU
NIVEAU DE LA COUR D’APPEL ENTRE 250
MILLIONS ET 450 OOO OOO FCFA (TOTAL
ENERGIE/KONATE.  ; SENTEL ET AUTRES
CADRES LICENCIES. ALASSANE TALL ET
AUTRES-SAVANA ETC…) .IL EST DONC
LEGITIME QU’UN DIRECTEUR DEBAUCHE DE
LA SOCIETE PUBLIQUE AFRICAINE DE
REFERENCE SONATEL DEVENUE SONATEL
ORANGE PERCOIVE UN MILLIARD DE
DOMMAGE ET INTERET.