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SAVOIR FAIRE

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Traitement d’air et dépollution


en milieu industriel

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SOMMAIRE

1 - APPROCHE TECHNIQUE .......................................................................................... 4

1. Performance énergétique et performance globale ..................................................... 4


2. Maîtriser le traitement d’air en milieu industriel .......................................................... 4
3. Qualifier le besoin et en découle la solution technique .............................................. 5

2 - FAQ............................................................................................................................. 9

3 - ASPECTS REGLEMENTAIRES ............................................................................... 14

1. RT 2012 ou nouvelle réglementation basse consommation .................................... 14


2. Réglementation chauffage ....................................................................................... 15
3. Réglementation appareils fonctionnant au gaz ........................................................ 16
4. Réglementation ATEX ............................................................................................. 17

4 - REGLES ET OUTILS DE CONCEPTION ET DE REALISATION ............................ 19

1. Conditionnement des ambiances industrielles : synoptique ..................................... 19


2. Conditionnement des ambiances industrielles : chauffage ...................................... 21
3. Conditionnement des ambiances industrielles : climatisation .................................. 27
4. Conditionnement des ambiances industrielles : diffusion ......................................... 31
5. Protection des personnes et des biens : synoptique ................................................ 37
6. Protection des personnes et des biens : dépollution ................................................ 39
7. Protection des personnes et des biens : ventilation ................................................. 47
8. Protection des personnes et des biens : filtration particulaire .................................. 53
9. Le guide technique pour chaque secteur industriel .................................................. 57

5 - PRODUITS RECOMMANDES .................................................................................. 59

1. Rideau d’air chaud grande portée, horizontal ou vertical : Indussy® ....................... 59


2. Aérotherme eau chaude : Kaolyx® .......................................................................... 59
3. Système de déstratification : déstratificateur ATEX ................................................. 60
4. Diffuseur à jet d’air tourbillonnaire, réversible thermostatique LDI Réactil® ............ 60
5. Centrale de traitement d’air très gros débit : Modulys® TA COMPO ....................... 61
6. Gaine de diffusion textile poreuse : Textil’air® P ..................................................... 61

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7. Rafraîchisseur évaporatif : MONTANA®.................................................................. 62
8. Gaine radiante à brûleur gaz extérieur : Evolix® 250 .............................................. 62
9. Pompe à chaleur gaz : Xinoé Pro ............................................................................ 63
10. Récupération d’énergie sur l’air et sur l’eau : Vertigo ........................................... 63

6 - SOLUTIONS PRODUITS DEPOLLUTION ............................................................ 64

1. Tourelle d’extraction pour atmosphère explosive ATEX : XETA .............................. 64


1. Enrouleur d’extraction de gaz d’échappement sur tambour: GAZPAR T ................. 64
2. Hotte de captage des fumées et polluants gazeux : Avaloir .................................... 65
3. Moto-ventilateur polypropylène pour extraction des vapeurs corrosives : IBIZA ...... 65
4. Cabine de peinture avec extracteur Intégré : LAZUR MAXI..................................... 66
5. Caisson de filtration pour vapeurs COV : AIRSTOP COV ....................................... 66
6. Banc d’aspiration avec ventilateur et filtres à poche intégrés : PROTECTYS
OPTIMUM ...................................................................................................................... 67
7. Dépoussiéreur à manches : KOTIBE ....................................................................... 67
8. Diffuseur à déplacement d’air réversible : VAZ/R .................................................... 68
9. Bras d’aspiration rigide pour fumées ou vapeurs : CARAPACE .............................. 68
10. Filtre électrostatique (fumées de soudure / brouillards d’huile) : FEI-V ................ 69
11. Filtration des grosses particules par effet Cyclonique : TITANIUM CYCLONE .... 69
12. Ventilateur centrifuge pour air poussiéreux : OMEGA .......................................... 70
13. Dépoussiéreur à cartouches et décolmatage pneumatique : TITANIUM CC ........ 70

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1 - APPROCHE TECHNIQUE

1. Performance énergétique et performance globale


Les bâtiments industriels ont des objectifs clairs en termes de qualité d'air, de confort
pour les occupants, de maîtrise d'ambiance pour les process industriels. Mais
également en termes d'optimisation, d'efficacité énergétique et de respect de
l'environnement. De plus, la nouvelle réglementation thermique RT 2012 ne laisse pas
de côté les bâtiments industriels, la RT s'applique !

Et les bâtiments industriels doivent désormais se limiter à des seuils « basse


consommation » d'énergie primaire.

2. Maîtriser le traitement d’air en milieu industriel


Exemple de chauffage radiant grande hauteur

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Objectifs de maintien des conditions de confort pour les travailleurs dans des locaux
grande hauteur, avec
le moins de mouvements de poussières - Mode de chauffage silencieux par tubes
radiants gaz.

1. Au cœur de l'environnement, de la santé et de la productivité, la maîtrise de la


qualité d'air en milieu industriel est indispensable

2. Les paramètres à maîtriser sont nombreux : surchauffe de l'ambiance, excès ou


déficit d'humidité atmosphère dangereuse ou polluante, qualité de l'air…

3. De chacune de ces contraintes, naît un besoin, et découle une solution spécifique


:
- en conditionnement d'ambiance : chauffage, climatisation, diffusion, récupération,

- en protection des biens et personnes : dépollution, ventilation, filtration, équipements


ATEX.

3. Qualifier le besoin et en découle la solution technique


Voici une série d'exemples industriels où le besoin a été qualifié en dialogue avec le
client. En découle la solution technique, économique et environnementale.

Usine Couvrot (59), fabriquant de malaxeurs et de centrales à béton

Besoin du client

Chauffer uniformément un atelier de grand volume ayant des entrées d'air intermittentes
non contrôlables. Limiter les opérations de maintenance pour stopper au minimum la
production.

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Solutions

- Installation de gaines radiantes EVOLIX 250 permettant de traiter une grande longueur
(80 mètres) avec un seul brûleur de 300 kW positionné à l'extérieur du bâtiment.

- Chauffage instantané, silencieux et sans brassage des polluants en suspension,


assurant une économie énergétique et financière.

CUDL (59), Communauté Urbaine De Lille

Besoin du client

Garantir l'obtention d'un niveau d'empoussièrement maximal de 1 mg/m³ dans l'atelier


de menuiserie.

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Solutions

Mise en place d'une installation de dépoussiérage de 8 500 m³/h complète avec :


- Captage sur 10 machines à bois,
- Réseau de transport des poussières et copeaux en gaines lisses à bords tombés,
- Ventilateur d'extraction (pertes de charges à combattre de 675 mm CE),
- Dépoussiéreur à manches (71 m² de surface filtrante, 48 manches),
- Introduction d'air neuf de compensation par CTA (avec batterie de chauffage et
caisson de mélange) et gaine textile à fente Ø 630 mm de 15 mètres linéaires.

Biotechna (13), station de traitement de compost

Besoin du client

Extraire un très fort débit d'air d'une zone de traitement de compost pour permettre une
post filtration.

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Solutions

- La fiabilité de l'installation est assurée par la mise en place de deux ventilateurs


industriels de 100 000 m³/h.

Strand Cosmetics Europe (69), fabrication de produits cosmétiques

Besoin du client

Rafraîchir la zone de production des produits de soin (crèmes). Assainir les postes de
travail et améliorer les conditions de confort des opérateurs. Création d'une zone
classée ISO 5 pour le prélèvement des matières premières pulvérulentes (poudres,
pigments).

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Solutions

- La diffusion par déplacement d'air a permis un rafraîchissement des zones chaudes


(proximité des malaxeurs et cuves) avec un débit de 40 % inférieur à celui d'un système
de diffusion classique par mélange.
- La zone de prélèvement a été équipée d'un recycleur pour salle propre et d'un plafond
à flux laminaire de 5 m² constitué de caissons et d'une structure porteuse.

2 - FAQ

Traitement de l'air, captage, épuration, polluants, diffuseur, ...

On entend parler de la pompe à chaleur gaz, est-ce adapté au milieu industriel ?

Cette pompe à chaleur utilise le gaz comme énergie de base et récupère 40% d'énergie
sur l'air ou le sol selon qu'elle fonctionne en mode aérothermie ou géothermie. Le COP
varie ainsi de 1,6 à 1,7. Le cycle est thermochimique avec la technologie à absorption et
de ce fait permet de maintenir un COP quasi-constant même par températures
extérieures basses ou négatives. Ce que ne permet pas la pompe à chaleur électrique
Air/Eau par exemple. De plus, en milieu industriel le gaz naturel ou gaz propane est très
souvent utilisé pour les services généraux voire de process. Cette énergie bénéficie d'un
coefficient de conversion en énergie primaire presque 3 fois supérieur à l'électricité
(coefficient de 2,58 eu égard à la réglementation thermique). Il est ainsi clair qu'en
matière de chauffage un rendement de l'ordre de 170% intéresse bon nombre de
sociétés industrielles.

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Qu'appelle t-on rafraîchissement adiabatique ?

Le rafraîchissement adiabatique ou rafraîchissement évaporatif est un mode de


climatisation douce obtenu simplement à partir de l'évaporation de l'eau au travers
d'échangeurs brassés par de l'air. Ce sont des équipements simples à mettre en œuvre.
Une diminution de 5 °C à 11 °C de la température extérieure est possible au soufflage,
ce qui permet de rafraîchir de quelques degrés des ambiances industrielles en
disposant de type d'équipement en toiture.

La ventilation des sorbonnes de laboratoires ! Quelles précautions majeures sont


à prendre ?

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Assurer la ventilation de sorbonnes est en premier lieu une réponse à la sécurité des
usagers ou laborantins. Ces derniers manipulent des éléments le plus souvent toxiques
pour leur santé. La réglementation impose une vitesse frontale au droit de la vitre de
sorbonnes. Or celle-ci est plus ou moins ouverte. Ce qui implique une gestion des débits
d'air extrait et de compensation d'air neuf, rigoureuse et précise. De plus, les débits
engagés sont loin d'être faibles (env. 1200 m3/h par sorbonne) ce qui nécessite de
travailler en débit variable avec une optimisation énergétique évidente. Seul un système
complet et globalement régulé peut répondre à ces exigences.

Faut-il toujours capter les polluants près de la source ?

Captage de gaz d'échappement

Oui c'est une règle de base chaque fois que l'on a un


objectif de dépollution. Il faut capter les polluants, les
poussières, voire la chaleur, au plus près de la source.
Les débits mis en œuvre doivent être calculés avec
soin. S'ils sont sous-dimensionnés, alors les polluants
seront dégagés dans l'ambiance et risquent d'être
soumis aux usagers.

D'un autre côté un surdimensionnement, entraînera des


appels d'air neuf importants qu'il faudra réchauffer,
filtrer, …, d'où des dépenses énergétiques en
conséquences.

Pour un captage d'air efficace, quelles sont les précautions ?

Lorsqu'une ventilation localisée pour captage de polluants est mise en œuvre, il faudra
prendre les précautions suivantes :

 Capter au plus près de la source de pollution.


 Placer le dispositif de captage de façon à ce que l'opérateur ne soit pas entre la
source de pollution et le système de captage.
 Utiliser le mouvement naturel des polluants.
 Induire une vitesse d'air suffisante.

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Captage et épuration sur poste de travail

Comment un diffuseur peut-il de lui-même réorienter les flux d'air dans


l'ambiance?

Dans des locaux de grande hauteur, pour assurer confort de l'ambiance et économies
d'énergie, le mode de diffusion en chaud et en froid a tout intérêt à être différent. En
mode chauffage le jet doit être étroit de manière à propulser l'air le plus rapidement
possible vers le bas en évitant toute stratification vers le haut. En mode
rafraîchissement, le jet d'air doit être large pour éviter une chute trop rapide de cet air
plus lourd que l'air ambiant.
Pour cela, il est recommandé d'employer des diffuseurs jet d'air tourbillonnaire munis
d'un réglage thermostatique (référence LDI Réactil de chez France Air).

Modification du jet d'air en mode chauffage et en rafraîchissement

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La récupération d'énergie, oui, mais existe-t-il des solutions toutes faites ?

Le souci d'économiser l'énergie en milieu industriel est plus que jamais présent. Des
solutions existent désormais comme celle de récupérer la chaleur via des échangeurs
Air/eau (système Vertigo de France Air ci-dessous). Cette solution est particulièrement
appréciée et mise en œuvre dans les industries engendrant de forts dégagements de
chaleur : agroalimentaire, fromagerie, cuisson, papeterie, industries lourdes, … L'eau
chaude ainsi récupérée est réinjectée dans le réseau de chauffage ou de préparation
d'eau chaude sanitaire.

Récupération d'énergie sur air extrait

D'autres solutions toutes faites existent :


- La pompe à chaleur avec échangeur cyclonique pour le préchauffage d'eau chaude
(solution Lago)
- Le récupérateur d'énergie air/air Koos, pour applications industrielles. Cet équipement
est équipé d'un système de nettoyage de l'échangeur par procédé biotechnologique.

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3 - ASPECTS REGLEMENTAIRES

1. RT 2012 ou nouvelle réglementation basse


consommation

La Réglementation Thermique 2012 (RT 2012), qui


découle de la Loi Grenelle de l'Environnement
s'inscrit dans la lignée des précédentes
réglementations thermiques. Elle impose des
caractéristiques précises aux bâtiments neufs en
termes de consommation énergétique.

Une certaine interprétation des modalités d'application de la RT l'a longtemps rendue


très peu appliquée dans le secteur industriel. Mais la "Fiche d'Application" du 1er avril
2009, éditée par l'ADEME, le CSTB et le Ministère de l'Environnement, décrit désormais
sans ambiguïté son cadre d'application. Ainsi, pour tout bâtiment industriel neuf dont le
chauffage ou la climatisation ont été conçus pour assurer le confort des opérateurs, la
RT s'applique.

Les précédentes Réglementations Thermiques (RT 2000, 2005) fixaient des seuils de
performances pour une série de composants (système de ventilation, chauffage).
Aujourd'hui, la RT 2012 est plus contraignante et comporte des exigences relatives aux
performances globales des bâtiments en matière de consommation d'énergie et de
moyens mis en œuvre. Pour limiter l'impact environnemental de ces bâtiments, la RT
2012 impose des mesures relatives à différents postes énergétiques, et notamment la
ventilation, le chauffage et la climatisation, et exige une valeur de consommation
énergétique moyenne de 50 kWh(ep)/m²/an.

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2. Réglementation chauffage

Opérateur au travail avec chauffage radiant localisé

Les responsables d'établissement ont la charge d'appliquer l'ensemble des textes


réglementaires concernant le chauffage de leurs locaux.

DTU
- DTU 61 -1: installation gaz
- DTU 24 - 1: travaux de fumisterie

Norme NF X 35-203 (ISO/10/7730)

Type d'activité Température de la pièce en °C


Activité légère, position assise 20-22
Activité debout 17-19
Activité physique soutenue 14-16

Code du Travail
- Article R 4223-13
"Les locaux fermés affectés au travail sont chauffés pendant la saison froide. Le
chauffage fonctionne de manière
à maintenir une température convenable et à ne donner lieu à aucune émanation
délétère."
- Article R 4213-7
L'article précise qu'il faut adapter la température en fonction des méthodes de travail et
des contraintes physiques supportées par les travailleurs.

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Arrêté du 5 août 2002 rubrique 1510
Cet arrêté traite du cas particulier des entrepôts couverts soumis à autorisation : "Le
chauffage des entrepôts et de leurs annexes ne peut être réalisé que par eau chaude
(...)
Les systèmes de chauffage par aérotherme à gaz ne sont pas autorisés dans les
cellules de stockage."

Le Recueil de Sécurité Incendie


Le livret n° 5 "chauffage - ventilation - installations au gaz", présente une série de
dispositions applicables aux ERP.
- CH 1 à 4 : généralités.
- CH 5 à 12 : implantation des appareils.
- CH 13 à 17 : stockage des combustibles.
- CH 28 à 40 : traitement d'air et ventilation.
- CH 44 à 56 : appareils indépendants de production et d'émission de chaleur, dont
l'article CH 53 relatif aux aérothermes, tubes rayonnants et panneaux radiants à gaz.
- CH 57 à 58 : entretien et vérification.
- Les fiches 5.12 à 5.14 présentent les types de chauffage autorisés selon les types
d'ERP.
- La fiche 5.19 (GZ20 à GZ25) traite de l'aération et de la ventilation des locaux.
- La fiche 5.20 exige le marquage CE des appareils à gaz.

3. Réglementation appareils fonctionnant au gaz

Pompe à chaleur gaz (Cop constant quelque soit la T extérieure)

Les normes et DTU et en particulier les DTU


DTU 61 - 1: installation gaz.
DTU 24 - 1: travaux de fumisterie.

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Applicable aux ERP, les règlements :
Aérothermes gaz : CH1 à 58 & GZ1 à GZ30.
Tube radiant gaz : CH44 & CH46 à 55.

Code hygiène et sécurité


Article R 232 - 12 - 8/Article R : R 232 - 12 - 10/Article R 232 - 12 - 12
Article R 232 - 12 - 14/Article R 232 - 4 - 10/Article R 232 - 4 - 11.
Article R 4227-15 / Art R 4227-18 / Art R 4227-19 / Art R 4227-20
Art R 4227-22 / Art R 4227-23 / Art R 4225-5.

4. Réglementation ATEX

Deux directives européennes


- La Directive 94/9/CE (transposée en droit français par le
décret 96-1010) : pour les constructeurs. Elle définit des
exigences techniques essentielles pour les matériels et les
moyens (évaluation des appareils par un organisme agréé,
contrôle et suivi de la fabrication…) permettant de prouver leur
conformité.

- La Directive 99/92/CE (transposée par les décrets 2002-1553 et 2002-1554) : pour les
utilisateurs. Elle impose à l'employeur d'évaluer, en classant ses locaux en différentes
zones, les risques de présence d'atmosphères explosives et d'utiliser des catégories de
matériels ATEX adaptées à ces zones.

Depuis quand ?
L'application des directives 94/9/CE et 99/92/CE est obligatoire pour tous matériels
neufs concernés depuis le 1er juillet 2003.

Qu'est-ce qu'une atmosphère explosive ?

Une atmosphère explosive est définie comme un mélange :


- de substances inflammables sous forme de gaz, vapeurs, brouillards ou poussières,
- avec de l'air,
- dans les conditions atmosphériques,
- dans lequel, après inflammation, la combustion se propage à l'ensemble du mélange
non brûlé. Si un des points de cette définition n'est pas satisfait les produits ne sont pas
soumis à la directive 94/9/CE.
Dans quelles conditions le risque d'explosion existe-t-il ?

3 conditions doivent être réunies :

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- Condition 1
La concentration dans l'air de la substance dangereuse est comprise entre une valeur
minimale (limite inférieure d'explosivité) et maximale (limite supérieure d'explosivité).

- Condition 2
Il existe une source potentielle d'inflammation du mélange explosif qui possède une
énergie suffisante (énergie minimale d'inflammation) ou une température suffisamment
élevée (supérieure à la température d'auto-inflammation du mélange).

- Condition 3
Le mélange explosif se trouve dans un volume confiné.

Comment s'assurer de la conformité du matériel ATEX ?

- La déclaration CE de conformité
Elle est établie par le fabricant et doit accompagner chaque produit ou lot de produits
identiques.

- Le marquage du matériel
Il est obligatoire et doit figurer sur chaque matériel de manière lisible et indélébile. Il
précise le type de matériel ATEX et dans quelles conditions il peut être employé.

Quel matériel ATEX, pour quelle zone ?

Signification du marquage

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4 - REGLES ET OUTILS DE CONCEPTION ET DE
REALISATION

1. Conditionnement des ambiances industrielles :


synoptique
Synoptique général de conditionnement d'air

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1 - Indussy® 2 - Kaolyx®
Rideau d'air chaud grande portée, Aérotherme eau chaude 3
horizontal ou vertical

5 - Modulys® TA Compo
4 - LDI Réactil® Centrale de traitement d'air
Diffuseur à jet d'air tourbillonnaire, très gros débit
réversible thermostatique.

6 - Texil'air® P 8 - Evolix® 250


Gaine de diffusion textile poreuse 7 - Montana® Gaine radiante à brûleur
(froid uniquement) Rafraîchisseur évaporatif gaz extérieur

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2. Conditionnement des ambiances industrielles :
chauffage
Chauffage des locaux industriels

Principes généraux

Méthodes de chauffage des locaux. Il existe trois méthodes pour émettre de la chaleur :

 la convection: la chaleur est transportée par un corps fluide (ex : air) qui se
déplace d'un point à un autre,
 le rayonnement : échange entre différents corps solides, il traverse l'air sans le
chauffer,
 la conduction : la chaleur passe d'un corps à un autre, par contact.

Pour le chauffage des locaux industriels, on utilise principalement les techniques par
rayonnement ou par air chaud.

Définitions

Air chaud

L'air extérieur ou intérieur est réchauffé à travers un échangeur (gaz, électrique ou eau
chaude) puis est soufflé dans le local.

Rayonnement

Ne chauffe pas l'air mais directement les objets exposés (personnes, sol, machines).
Comme le soleil, il chauffe immédiatement sans inertie. Le chauffage radiant est efficace
quelle que soit la température ambiante. Selon l'activité de la personne visée et la
vitesse de l'air, la sensation de confort peut être obtenue avec de l'air de 0 à 18° C.

Gamme rayonnement

Température
Produit France Air
d'émission
1. Haute et moyenne intensité Plus de 815 °C Evolix 850
2. Basse intensité 260 °C à 815 °C Evolix 450 et 250
3. Basse température 48 °C à 260 °C Evolix EC et 250

Bloc de détente

Ensemble d'appareils (filtre, robinet, détendeur, etc.) ayant pour fonction essentielle de
détendre un gaz d'une pression amont variable à une pression aval, réglée à une valeur
déterminée.

Chaleur sensible

On appelle chaleur sensible la quantité de chaleur qui est échangée, sans changement
de phase physique, entre deux corps formant un système isolé.

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Chaleur latente

La chaleur latente est la quantité de chaleur nécessaire au changement d'état d'un


corps de 1kg ; cette transformation ayant lieu à température et pression constantes.

Déperdition thermique

C'est la quantité de chaleur traversant les parois extérieures (toiture, murs, fenêtres, sol)
et celle sortant sous l'influence du renouvellement d'air. Plus le bâtiment est isolé, moins
les déperditions thermiques sont importantes.

Gaz naturel

Gaz extrait du sous-sol et composé essentiellement de méthane (CH4). Son pouvoir


calorifique et sa densité varient selon son origine. Il est incolore, inodore (à l'origine) et
plus léger que l'air.

Pour le gaz naturel, on distingue :


- les gaz "type B" (ou "type L") distribués dans le nord de la France. Ils ont un pouvoir
calorifique supérieur compris entre 9,5 et 10,5 kWh/m³(n). C'est essentiellement le cas
du gaz de Groningue (en provenance des Pays-Bas).
Ce gaz se distingue par sa teneur élevée en azote.
- les gaz "type H" distribués sur le reste du territoire français. Ils ont un pouvoir
calorifique supérieur compris entre 10,7 et 12,8 kWh/m³(n).

PCI

Pouvoir Calorifique Inférieur : quantité de chaleur obtenue par la combustion d'un mètre
cube de gaz, (la chaleur que l'on aurait pu récupérer par condensation de la vapeur
d'eau n'étant pas prise en compte).

PCS

Pouvoir Calorifique Supérieur : quantité de chaleur obtenue par la combustion d'un


mètre cube de gaz et par la récupération de l'énergie contenue dans la vapeur d'eau,
par condensation de celle-ci.
PCS = PCI + Chaleur latente d'évaporation
Pour le gaz naturel le rapport PCI/PCS est d'environ 0,90.

Produits de combustion

Gaz brûlés dus à la combustion du gaz naturel.


Ils contiennent essentiellement du dioxyde de carbone (CO2) et de la vapeur d'eau
(H2O).

Propane (C3H8)
Gaz de pétrole liquéfié (GPL) distribué en bouteille ou en citerne.

Critères de choix des techniques de chauffage

Les critères principaux pour le choix de la technique de chauffage


- La hauteur du bâtiment.
- L'isolation du bâtiment.
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- L'énergie disponible (gaz, eau chaude, électricité).

Choix en fonction du type de bâtiment


- Bâtiment isolé de moins de 5 mètres de hauteur :
le chauffage par air chaud est plus économique à l'installation.
- Bâtiment faiblement isolé de plus de 5 mètres de hauteur : pour les bâtiments de
grandes hauteurs, le rayonnement est très adapté car il évite de chauffer les grands
volumes d'air en agissant directement sur les personnes et les surfaces.
- Zoning, zone réduite dans un local : le rayonnement est particulièrement
recommandé pour chauffer des surfaces réduites au sein d'un grand local (sans
chauffer l'ensemble du local).
- Isolation : plus elle est faible, plus le rayonnement est recommandé

Représentation graphique du choix des techniques


en fonction de la hauteur du bâtiment et de l'isolation

Chauffage par rayonnement - Sélection de radiant

Principes généraux

Confort
- Chaque personne est sensible à la température résultante. Cette température est la
moyenne entre la température ambiante et la température de parois.

Le sol et les parois d'un local chauffé avec des tubes rayonnants ont des températures
de surface plus élevées qu'avec de l'air pulsé. Il est donc possible de diminuer la
température ambiante en conservant le même niveau de confort.

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Économie d'énergie

La température ambiante pouvant être abaissée de 3 °C sans modifier le confort des


personnes, le chauffage par rayonnement permet une économie d'énergie pouvant aller
jusqu'a 30 % par rapport au système tout air.

Dimensionnement

Les critères principaux pour le choix du matériel sont :


- la puissance à installer, - le nombre et la position des appareils de manière à assurer
une couverture totale de la surface au sol en fonction de la hauteur d'installation et de
l'éclairement de chaque appareil, - la puissance unitaire de chaque appareil. La
puissance calorifique à installer devra prendre en compte les déperditions du bâtiment
(déperditions statiques) et le renouvellement d'air (déperditions dynamiques), calculées
conformément à la NF EN 12831. Usuellement, et selon l'isolation du bâtiment, les
valeurs de puissances à installer varient entre 50 et 250 W/m². Mais il convient
d'effectuer un bilan thermique pour chaque projet afin d'optimiser l'installation.

Choix du matériel : détermination du nombre d'appareils

- Le pourcentage de rayonnement qui atteint le sol diminue de part et d'autre du


panneau.
- Les fiches techniques des produits indiquent l'intervalle nécessaire entre chaque
appareil. Elles sont disponibles sur www.france-air.com
- On peut donc calculer le nombre et la disposition des panneaux de manière à obtenir
une répartition homogène au sol.

Vérification de la puissance

Vérifier que la puissance total des N radiants est supérieure à la puissance nécessaire.
Sinon, utiliser des modèles de radiant avec des puissances supérieures.
N.B. : cette approche budgétaire simplifiée doit être validée techniquement.

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Chauffage par air chaud - Sélection rapide d'aérothermes et de déstratificateurs

Principes généraux

- Les aérothermes peuvent être décentralisés (hélicoïdes) ou


centralisés (centrifuges).
- En gainant des aérothermes centrifuges, on peut y adapter
des diffuseurs techniques de grande hauteur (LDI...) permettant
un contrôle précis des vitesses d'air dans la zone d'occupation
(zone de travail).

Dimensionnement

Critères de choix du matériel Les principaux critères pour le choix du matériel sont : - la
puissance à installer, - la portée des appareils qui va définir le nombre et la position des
aérothermes de manière à assurer une couverture totale du bâtiment, - le taux de
brassage.

Détermination de la puissance à installer (se référer à la norme NF EN 12831).

1 Calcul des déperditions calorifiques

Déperditions calorifiques = Déper. statiques * + Déper. dynamiques **


*pertes aux parois, toit...
** pertes dues aux infiltrations ou extractions spécifiques

Déperditions statiques = Ht x (T°ambiance – T°extérieure)

Ht = coefficient de déperdition par transmission (en W/K) prenant en compte l'ensemble


des déperditions surfaciques et linéiques (méthodes Th-U)
N.B. : le Code du Travail impose un apport d'air neuf de 60 m³/h/personne dans les
ateliers plus la compensation des extractions spécifiques

Déperditions dynamiques = 0,34 x (Q inf + Q air neuf + Q spec) x (T°ambiance -


T°extérieure)

Avec :
Q spéc : débit des extractions spécifiques (hottes, tourrelles…).
Q inf : infiltrations d'air par les fuites du bâtiment.
- Q inf = 0,75 à 1 volume du bâtiment pour bâtiment de volume < 1000 m³.
- Q inf = 0,35 à 0,5 volume du bâtiment pour bâtiment de volume > 1000 m³.
- Q air neuf = air neuf introduit dans le local.

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2 Calcul de la puissance à installer

Puissance à installer = Déperdition calorifique x Coefficient de surpuissance

Avec le coefficient de surpuissance suivant :

Mise en régime Mise en régime Hauteur du local


rapide normale >5m

1,3 1 1,05

Choix du matériel : détermination du nombre d'appareils

Choisir le nombre d'appareils en fonction de :


- la géométrie du local,
- la zone d'influence des aérothermes (portée des jets d'air),
- les obstacles à la diffusion,
- la puissance unitaire de chaque appareil

Vérification du taux de brassage

Après avoir choisi le nombre d'aérothermes et leur portée, il faut vérifier que le taux de
brassage soit suffisant pour obtenir une bonne homogénéité des températures d'air
dans le bâtiment.
Si le taux de brassage est trop faible, des sensations d'inconfort se feront sentir.

Taux de brassage recommandé pour les aérothermes :

Hauteur du local Volume du local Taux de brassage


(m) (m³) conseillé (vol/h)
<5m tous volumes 3,5 à 4
>5m moins de 5000 3 à 3,5
>5m 20 000 à 5000 2,5 à 3
>5m plus de 20 000 2 à 2,5

Si le taux de brassage est insuffisant il faut :


- soit ajouter des aérothermes (ce qui peut impliquer une surpuissance qui ne sera pas
utilisée),
- soit mettre en place des déstratificateurs.

Déstratificateur

Afin d'économiser de l'énergie, les déstratificateurs sont vivement conseillés pour les
hauteurs supérieures à 6 m. Le tableau suivant montre l'importance de la stratification
au dessus d'un aérotherme soufflant horizontalement :

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Température de soufflage Gradient de température au
de l'aérotherme dessus des aérothermes : (°C/m)
50 °C 2à3
40 °C 1à2
30 °C 0,5 à 1
< 30 °C ,5

Avec déstratificateur Sans déstratificateur

Taux de brassage recommandé pour les déstratificateurs :

Volume du local Taux de brassage (vol/h)


V < 500 m³ 12
500 < V < 2000 m³ 8
V > 2000 m³ 6

3. Conditionnement des ambiances industrielles :


climatisation
Rafraîchissement évaporatif (adiabatique) : une technique à découvrir

Définition

Un rafraîchisseur adiabatique est constitué d'un caisson comprenant :


- un système de panneaux de cellulose plissé sur lesquels l'eau ruisselle,
- une pompe à eau,
- un ventilateur.

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1. Toit en inox (sortie type S)
2. Base (réservoir d'eau)
3. Sortie avant (type M)
4. Poteau central Inox
5. Poteau de coin en inox
6. Ensemble module humidificateur
7. Ventilateur centrifuge
8. Moteur électrique
9. Ensemble de transmission
10. Robinet à flotteur
11. Pompe à eau et circuit
d'alimentation et de déconcentration
12. Anneau de distribution d'eau

Principe de fonctionnement

- L'air est aspiré par un ventilateur.


- L'air extérieur passe à travers un média : ce média est
imprégné d'eau.
- L'air chaud échauffe et provoque l'évaporation de l'eau,
beaucoup d'énergie est transférée de l'air sur l'eau pour
favoriser son évaporation (chaleur latente de l'eau).
- L'air se refroidit (transmission de calories à l'eau) et
s'humidifie.

Principe théorique

En s'évaporant au contact de l'air, l'eau prend de la chaleur (sensible) à l'air.


L'air se refroidit (chaleur sensible diminue) et s'humidifie (chaleur latente augmente).
L'échange de chaleur sur l'air se produit de manière adiabatique : la chaleur totale
(sensible + latente) reste identique avant et après le process de
rafraîchissement/humidification.

Dimensionnement simplifié du rafraîchissement évaporatif (adiabatique)

Le débit pour un rafraîchissement de 5 °C à 8 °C est fonction de conditions d'humidité


extérieures :
- En général de 10 volumes / heure à 15 volumes / heure (suivant les régions
géographiques voir Montana p. 194).
Tout air introduit doit être extrait pour éviter tout accroissement d'hygrométrie. On ne

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recycle pas l'air du bâtiment ce qui rend le système particulièrement adapté à la
diffusion par déplacement d'air.

NB : on installe généralement des tourelles d'extraction en toiture (modèle Axalia).

Efficacité du système

Un abaissement de 5 °C à 11 °C de la température extérieure est possible au


soufflage.

Tableau des températures de soufflage en fonctions des conditions extérieures de


températures et d'hygrométrie.

Consommation d'eau

Le débit d'eau nécessaire est faible.


En moyenne : on constate un débit de 4,2 gr/kg d'air sec.
En réalité : il dépend des conditions extérieures de températures et d'hygrométrie

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Consommation d'eau ( en l/h) pour un débit d'air de 10 000 m³/h

Climatisation eau glacée

Principes et définitions

Centrale de traitement d'air : CTA


Système constitué d'éléments assemblés en série :
- caisson de mélange, de filtration, d'humidification,
- caisson de chauffage, de refroidissement, de déshumidification…

Groupe froid :
Système thermodynamique permettant de fournir de l'eau glacée (froide) ou de l'eau
chaude pour alimenter les batteries des CTA (groupe réversible).

Dimensionnement - Calcul du débit d'air dans le local

- Soit P (Watts) : l'apport calorifique à l'intérieur du local (personne + machine + apports


extérieurs + éclairage...).
- Si on souhaite avoir 24 °C dans le local.
- Si la température de soufflage est Ts. Alors, le débit à mettre en œuvre pour obtenir
une température intérieure de T ambiante (24 °C par ex.) sera :

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Calcul de la puissance frigorifique nésessaire pour refroidir l'air dans la CTA

Débit d'air à refroidir

- Conditions d'entrée d'air :


T = 28 °C - 52 % Hr / Enthalpie = 16,8 Wh/kg - Pour obtenir une température de
soufflage de 15 °C, le choix de la CTA donne au soufflage : T soufflage = 15 °C - 90 %
Hr / Enthalpie = 11,2 Wh/kg

- D'où une puissance frigorifique nécessaire :


P (kWatts) = Q air (m³/h) x ρ (kg/m³) x (H enthalpieEntrée - H enthalpieSoufflage) = 40 000 x
1,22 x (16,8 - 11,2) / 1000 = 273 kW

Remarques et commentaires

Ne pas confondre apport calorifique à combattre dans le bâtiment et puissance


frigorifique de la CTA.
NB :
Dans notre cas, pour combattre des apports de 122 kW dans le bâtiment, il faut une
puissance frigorifique de 273 kW.

4. Conditionnement des ambiances industrielles : diffusion


Principes généraux

La diffusion d'air conditionne la réussite de l'installation :

- Elle influence la perception de l'occupant sur son confort et sa sensation de chaud ou


de froid.

- Elle permet, lorsqu'elle est bien conçue, d'évacuer les polluants et de contribuer à
l'élaboration d'un environnement sain pour l'occupant.

- Elle influence la consommation d'énergie du bâtiment.

Définitions

Confort

- Le confort de diffusion dans la zone d'occupation est caractérisé par les critères
suivants :

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- une homogénéité des températures dans la zone d'occupation,

- une bonne qualité de l'air intérieur,


- une absence de courants d'air pour les occupants.

Local Vitesse résiduelle


Locaux de réunion
0,15 m/s
Bureaux
Ateliers 0,17 m/s à 0,25 m/s
Bâtiments de stockage 0,25
Locaux industriels m/s à 0,3 m/s

Zone d'occupation

- C'est la zone du local dans laquelle la diffusion d'air doit être confortable.
- C'est dans cette zone que travaille l'occupant.

Air primaire : air soufflé par la grille ou le diffuseur


Air secondaire : air dans la zone d'occupation
Vitesse résiduelle : vitesse d'air moyenne dans la zone d'occupation

Induction externe

- Le taux d'induction d'une grille ou d'un diffuseur est le rapport entre le débit d'air
mélangé et le débit d'air primaire :

Ce rapport permet de mesurer la capacité du diffuseur à brasser l'air ambiant du local.


Un taux d'induction important permet de mieux mélanger l'air neuf avec l'air ambiant du
local et d'améliorer le confort.

Portée :

- Elle correspond à la distance mesurée entre l'unité terminale de diffusion et un point du


local où le jet d'air atteint une vitesse terminale prédéterminée.

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- Elle dépend de la forme du jet d'air (radiale, conique, plate), de la configuration du
local, de l'emplacement du diffuseur et des conditions de température.

Diffusion par mélange

Principe

La diffusion d'air par mélange est le type de diffusion utilisé le plus couramment, surtout
dans les locaux à faible hauteur sous plafond.
- L'air est introduit à une vitesse suffisante dans le local pour se mélanger avec l'air
ambiant et atteindre la zone d'occupation, avec une vitesse résiduelle et un niveau
sonore confortable.
- Avec cette méthode, la température et la concentration des polluants sont uniformes
dans le local.
- Dimensionnement : débit à introduire en diffusion par mélange

Techniques existantes

Diffusion par grilles murales

En rafraîchissement, il faut éviter que la veine d'air


chute prématurément dans la zone d'occupation et
génère de l'inconfort par des vitesses d'air et une
différence de température entre la veine d'air et l'air
ambiant trop importantes.

Diffusion tourbillonnaire

La diffusion par flux tourbillonnaire peut être appliquée à tous types de locaux mais elle
est particulièrement utilisée dans les cas suivants :
- chauffage de locaux de grande hauteur,
- rafraîchissement de locaux avec des ΔT importants ou des obstacles dans la veine
d'air.

Le jet tourbillonnaire, combiné à une vitesse d'éjection d'air importante, créé un


phénomène d'induction : l'air soufflé entraîne l'air ambiant et ils se mélangent. La
différence de température entre l'air ambiant et l'air soufflé décroît alors rapidement.

Pour les locaux de grande hauteur, la diffusion tourbillonnaire permet d'augmenter la

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portée (diminution des forces ascensionnelles par l'induction) en mode chauffage.
D'autre part, le phénomène d'induction permet d'homogénéiser les températures dans le
local et d'éviter un risque de stratification d'air en partie haute.

Les diffuseurs à pales orientables permettent d'adapter la diffusion au mode de


fonctionnement (mode chauffage ou mode rafraîchissement). Ce système permet ainsi
d'assurer un bon confort de diffusion, en contrôlant les vitesses d'air résiduelles dans la
zone d'occupation, quelle que soit la saison.

Gaines à fentes Gaines à induction


Diffusion par gaines textiles
Elles sont fabriquées avec Des perforations sur le tissu
Gaines poreuses Elles sont
du tissu étanche. Des étanche créent le phénomène
fabriquées avec du tissu
fentes latérales, sur toute d'induction. L'air soufflé à
poreux. La perméabilité du
la longueur, permettent de haute vitesse induit une
tissu est définie d'après le débit
diffuser l'air. Elles sont partie de l'air ambiant,
et la longueur. Les gaines
utilisées pour le entraînant ainsi une bonne
poreuses diffusent l'air à très
rafraîchissement et le homogénéisation des
faible vitesse. Elles sont donc
chauffage dans des locaux températures. Le risque de
utilisées uniquement pour le
de faible hauteur (< 5 m). stratification est évité. Elles
rafraîchissement et elles
La largeur des fentes et sont utilisées pour le
permettent d'obtenir une
l'angle permettent de rafraîchissement et le
diffusion d'air homogène dans
maîtriser la portée et la chauffage dans des locaux
tout le local, sans courants
vitesse résiduelle. de grande hauteur, avec de
d'air.
forts ΔT.

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Diffusion par déplacement d'air

Principe

Le système de diffusion par déplacement d'air repose sur la loi suivante (simple) : "l'air
chaud, plus léger que l'air froid (ou ambiant) à tendance à s'élever". L'air frais (ou
rafraîchi) est diffusé à hauteur du sol, dans la zone d'occupation.
- Au contact de sources chaudes (personnes, machines), il se réchauffe et monte en
partie haute du local. La diffusion d'air est effectuée directement dans la zone à traiter :
- à faible vitesse (0,2 à 0,4 m/s),
- à une température légèrement inférieure à la température dans la zone d'occupation.

La diffusion par déplacement d'air est, de loin, la solution idéale pour le


rafraîchissement des locaux de grande hauteur, soumis à d'importantes charges
thermiques.

Seuls les apports thermiques dans la zone d'occupation (0 à 2 m) sont à considérer, ce


qui permet de réduire le débit et la puissance froide à mettre en œuvre pour la
climatisation d'un local par rapport à une solution traditionnelle. La période de free-
cooling est d'autant rallongée.

- Le confort de ce système est très important : la faible vitesse de sortie d'air permet
d'obtenir une faible vitesse d'air résiduelle et un faible niveau acoustique dans la zone
d'occupation. Aucune sensation de courant d'air n'est présente.

- La diffusion par déplacement d'air permet d'obtenir une meilleure qualité d'air et de
dépolluer plus facilement une zone que par une méthode traditionnelle. Les polluants
sont évacués en partie haute du local et ne traversent qu'une seule fois la zone
d'occupation avant d'être rejetés vers l'extérieur.

Dimensionnement : débits à introduire

- Calcul des apports thermiques


L'air étant apporté en partie basse du local par des diffuseurs spécifiques, le débit d'air
permet de combattre uniquement les apports par convection et rayonnement présents
dans la zone d'occupation.
Les sources chaudes qui n'ont pas d'impact dans la zone d'occupation (apports
sensibles comme latents) ne sont donc pas à considérer dans le calcul de la charge à
combattre. On définit ainsi dans les cas spécifiques du déplacement d'air, une
puissance nette dans la zone d'occupation.

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- Calcul des débits à introduire
Le calcul du débit s'effectue en fonction de cette puissance nette. Plusieurs méthodes
issues d'essais en laboratoires existent. Cette méthode permet pour tous les
équipements (CTA, Rafraîchissement…) de réduire le débit d'environ 30 % ou plus.

Comparatif des solutions : mélange et déplacement d'air

Le tableau suivant permet une comparaison des débits à introduire suivant les
méthodes de diffusion utilisées :

Situation
- Usine de 650 m² - Hauteur de 7 m.
- Besoin de rafraîchissement : 100 kW d'apport calorifique total (70 kW dans la zone
d'occupation).
- Température ambiante exigée : 25 °C.

Diffusion par Diffusion par


mélange déplacement
Apports nets à considérer 100 kW 70 kW
T° soufflage 15 °C 20 °C
Position reprise au sol en toiture
T° reprise 25 °C 31 °C
Débit calculé 29 000 m3/h 19 000 m3/h
Puissance batterie froide 130 kW 77,5 kW

Commentaires

On observe :

1. Un débit inférieur de 30 % en déplacement d'air par rapport au mélange


Ce qui implique :
- une taille de la CTA réduite,
- un réseau de gaines de section réduites,
- une puissance électrique raccordée plus faible.

2. Une puissance froide à installer inférieure de 40 % à celle nécessaire en


mélange
Ce qui implique :
- des tailles de groupes froids, de pompes et de réseaux hydrauliques réduites,
- un régime de température d'eau glacée moins bas par rapport au mélange.

3. Une période de "free cooling" (frigories gratuites) plus importante


Ce qui implique :
- des économies d'énergie très importantes en automne et au printemps.

Ajouter à cela un confort pour les occupants largement accru : pas de courants d'air ni
de bruits aérauliques

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5. Protection des personnes et des biens : synoptique

Système de dépollution des locaux industriels

1 - XETA 2 - Gazpar T
3 - Avaloir 4 - Ibiza
Tourelle d'extraction Enrouleur
Hotte de captage Motoventilateur
pour atmosphère d'extraction
des fumées, polypropylène,
explosive ATEX de gaz
polluants gazeux extraction des
(zones 1 et 2 avec gaz d'échappement
sur tambour vapeurs corrosives
inflammable)

7 - Protectys
5 - Lazur Maxi 6 - Airstop COV Optimum 8 - Kotibé
Cabine de peinture Caisson de filtration Banc d'aspiration Dépoussiéreur
avec extracteur pour vapeurs COV avec ventilateur et à manches
intégré
filtre à poche intégrés

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11 - FEI-V
9 - VAZ/R 10 - Carapace Filtre électrostatique
Diffuseur à déplacement Bras d'aspiration rigide (fumées de
d'air réversible pour fumées ou vapeurs. soudure / brouillards
d'huile)

12 - Titanium Cyclone 13 - Titanium C


14 - Omega
Filtration des grosses Dépoussiéreur à cartouches
Ventilateur centrifuge
particules et décolmatage
pour air poussiéreux
par effet cyclonique pneumatique

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6. Protection des personnes et des biens : dépollution
L'installation de ventilation a pour objectif de lutter contre la pollution dans les
ateliers en réduisant à un niveau le plus faible possible les polluants néfastes
pour l'homme et le process.

Principes généraux

Conception

La conception d'une telle installation nécessite une analyse :


- du poste de travail (type d'activité, zones de travail...),
- de la nature des polluants (type, concentration).

Objectifs à atteindre/recommandations

- Éviter au maximum les émissions de polluants chaque fois que les techniques de
production le permettent.
- Assurer le captage à la source des polluants.
- Transporter et traiter l'air avant rejet ou recyclage.
- Assurer par la ventilation générale l'évacuation des polluants résiduels.
- Amener de l'air neuf de compensation réchauffé l'hiver.

Recyclage de l'air

Le recyclage de l'air est possible s'il existe un dispositif de by pass de sécurité en cas de
panne de l'épurateur.

Réglementation

Valeurs limites réglementaires à l'intérieur des bâtiments :


- La législation indique des valeurs limites réglementaires (données par décret) à ne pas
dépasser pour certains polluants et des valeurs limites indicatives (Ministre du Travail)
pour d'autres.
- On définit la VLE (Valeur Limite d'Exposition à court terme) comme la concentration
mesurée au poste de travail sur une durée maximale de 15 minutes.
- On définit la VME (Valeur Moyenne d'Exposition) comme la concentration moyenne
mesurée au poste de travail pour une journée de 8 h. La VME peut être dépassée sur
une courte période, à condition de ne pas dépasser la VLE lorsqu'elle existe.

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Valeurs limites réglementaires pour les rejets polluants dans l'environnement
extérieur au bâtiment :

Polluants Valeur limite Texte officiel


100 mg/m³ si le flux horaire
est inférieur à 1 kg/h Journal Officiel,
Poussières totales
40 mg/m³ si le flux horaire arrêté du 2 février 1998
est supérieur à 1 kg/h

Principes généraux de dimensionnement

Le but est de capter les polluants au plus près des sources d'émission afin d'obtenir une
protection maximale de l'opérateur avec des débits d'air faibles.

L'installation se présente en 4 parties :


- le captage,
- le transport de polluants,
- la filtration,
- la compensation d'air.

Le captage des polluants

Les principes de base :


- capter au plus près des sources de pollution,
- placer le dispositif d'aspiration de manière à ce que l'opérateur ne soit pas situé entre
la source de pollution et le dispositif de captage,
- utiliser le mouvement naturel des polluants :

Vapeurs Fumées Polluants émis à grande Solvants,


Poussières lourdes
légères vitesse bains
Hotte placée à la
Captage en partie Captage dans le sens Captage
verticale
basse d'émission des polluants latéral
de la source d'émission

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Bras d'aspiration Carapace Cabine de peinture Lazur Maxi

Induire une vitesse d'air suffisante

Vitesse de
Émissions des polluants Exemples
captage (m/s)
Sans vitesse initiale Fumées de soudage, vapeurs, dégraissage 0,25 à 0,5
À faible vitesse en air Soudage, décapage, brasage à l'argent,
0,5 - 1
modérément calme traitement de surface
Remplissage de fûts en continu, ensachage
Active en zone agitée 1 - 2,5
de sable pulvérisé, métallisation
Grande vitesse dans Meulage, décapage à l'abrasif, machine à
2,5 - 10
zones très agitées surfacer le granit

Le transport des polluants

Vitesse d'air dans les gaines

Afin d'éviter les dépôts de poussières dans le réseau de gaine, les vitesses d'air sont
très supérieures aux vitesses utilisées dans les installations de climatisation. Ces
vitesses varient en fonction du type de polluants à transporter.

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Vitesse
Polluants Exemples de polluants
mini (m/s)
Fumées Fumées d'oxyde de zinc et d'aluminium 7 à 10
Poussières très
fines Peluches très fines de coton 10 à 13
et légères
Poussières
Poussières fines de caoutchouc, de bakélite ; peluches
sèches 13 à 18
de jute ; poussières de coton, de savon
et poudres
Abrasif de ponçage à sec : poussières de meulage ;
Poussières
poussières de jute, de granit, coupage de briques ;
industrielles 18 à 20
poussières d'argile, de calcaire ; emballage ou pesage
moyennes
d'amiante dans les industries textiles.
Poussières Poussières de tonneaux de désablage ou de décochage,
20 à 23
lourdes de sablage, d'alésage de fonte
> 23 ou
Poussières
Poussières de ciment humide, de coupage de tuyaux en transport
lourdes
amiante, ciment, de chaux vive pneumatique
et humides
humide

Gaines de ventilation

Compte tenu de la présence de particules, les gaines utilisées en dépoussiérage sont


généralement lisses afin d'éviter les obstacles qui favoriseraient l'accumulation de
poussières dans les conduits. On les choisit "à bords tombés" fixées avec des colliers
de manière à limiter les fuites dues aux très fortes dépressions (1 000 à 3 000 Pa).

Pertes de charges d'un réseau de dépoussiérage

Compte tenu des vitesses mises en jeu, les pertes de charges sont souvent très élevées
(1000 à 4000 Pa).

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Pertes de charges approximées pour pré-sélection de conduits droits.

Pertes de charges approximées pour pré-sélection de pièces de forme (coudes,


dérivation...)

Pertes de charges approximées pour accessoires de filtration et de prise d'air :


• dépoussiéreur à manches : 1000 à 3000 Pa (encrassé),
• dépoussiéreur à cartouches : 1000 à 3000 Pa (encrassé),
• cyclone : 800 à 1500 Pa,
• bouche de soufflage : 50 Pa.

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Choix du ventilateur en fonction du polluant

Les ventilateurs sont préférentiellement placés après le dépoussiéreur ou le filtre de


manière à fonctionner en air propre.
- Le bois est une exception ou l'on trouve souvent le ventilateur en amont du
dépoussiéreur.

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La filtration

Mécanisme de filtration

Plusieurs mécanismes d'épuration sont possibles et peuvent éventuellement être


combinés

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Norme de filtration BIA

L'efficacité des filtres de dépoussièrage est évaluée suivant les tests du BIA
(Berufsgenossenschaftliche Institute für Arbeitssicherheit).

L'efficacité est en lien direct avec les Valeurs Limites d'Exposition (VLE) d'un opérateur
à un polluant (sur 15 min) ou avec les valeurs moyennes d'exposition (VME) (sur 8 h)
données par le Code de Travail (circulaire du 19 juillet 1982 et ses actualisations et
aménagements ayant suivi).
- Test BIA : test allemand régissant les efficacités de filtration en dépoussiérage.
- Description du test (ce test est réalisé suivant les paramètres) :
- poussières de quartz avec une concentration de 200 mg (± 10%),
- granulométrie comprise entre 0,2 et 2 μm,
- vitesse de passage sur le média propre de 0,056 m.s-1.

Il qualifie le filtre avec les lettres USGC en fonction de l'abattement de la masse de


poussière.

Efficacité BIA :
VLE > 1 mg/m³ : Classe U - Efficacité de 95 % (débit maxi sur le filtre ≤ 500 m³/h/m²).
VLE > 0,1 mg/m³ : Classe S - Efficacité de 99 % (débit maxi sur le filtre ≤ 200 m³/h/m²).
VLE : Classe G - Efficacité de 99,5 % (débit maxi sur le filtre ≤ 200 m³/h/m²).
VLE (substance cancérogène des groupes II et III) Classe C - Efficacité de 99,9 % (débit
maxi sur le filtre ≤ 200 m³/h/m²).
VLE (substance cancérogène des groupes I, II et III) Classe K1 - Efficacité de 99,9 %
(débit maxi sur le filtre ≤ 200 m³/h/m²).
VLE (substance virale ou bactérienne) Classe K2 - Efficacité de 99,95 % (débit maxi sur
le filtre ≤ 200 m³/h/m²).

Équivalence aéraulique :
Bien qu'il soit totalement abusif de faire des équivalences entres les différents tests
d'efficacité des filtres (méthodes et aérosols différents). Nous pouvons indiquer que :
- un filtre U est sensiblement équivalent à un filtre F9 (EN 779),
- un filtre USGC est sensiblement équivalent à un filtre H12/13.

L'apport d'air de compensation

La compensation d'air joue un rôle primordial dans une installation de


dépollution.
Elle est souvent négligée. Notons que si l'air n'est pas apporté par une installation de
compensation, il pénètre à température extérieure par les fuites du local ce qui
engendre un inconfort pour les opérateurs et un abaissement des températures du local
en hiver (un réchauffement l'été). Usuellement, il s'agit d'introduire la même quantité
d'air extérieur traité que celle qu'on a extrait. Le traitement thermique de l'air se fait par
une centrale de traitement d'air ou des rafraîchisseurs évaporatifs (froid seul). La
diffusion de l'air de compensation se fait soit par mélange, soit par déplacement d'air.
(Voir règles de l'art).

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La diffusion basse vitesse est Le rafraîchissement évaporatif est très
particulièrement adaptée à la souvent utilisé en compensation pour
ventilation des locaux pollués. rafraîchir l'air introduit à moindre coût

7. Protection des personnes et des biens : ventilation

Définition

Un ventilateur est un générateur de pression capable de contrer les pertes de charges


des réseaux et de mettre l'air en mouvement.

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Nomenclature

Un ventilateur est composé de :

1 - Plots antivibratiles fixés sur le châssis (à prévoir)


2 - Châssis
3 - Glissière moteur permettant un ajustement précis
et rapide des tensions des courroies
4 - Moteur
5 - Carter de protection transmission
6 - Grille de protection aspiration
7 - Manchette souple isolant les vibrations
8 - Contre bride aspiration
9 - Trappe de visite fixée par boulonnage
(suivant la taille du ventilateur)
10 - Contre bride refoulement
11 - Manchette souple refoulement isolant les
vibrations
12 - Grillage refoulement

Familles de ventilateurs

Les ventilateurs à actions (aubes inclinées vers l'avant)


• Ils sont utilisés pour véhiculer de l'air propre dans les réseaux à faibles pertes de
charges.
• Ils ne supportent pas de variations importantes de pression du réseau sans modifier
considérablement le débit. De ce fait, ils ne conviennent pas toujours aux applications
industrielles.

Les ventilateurs à réaction (aubes inclinées vers l'arrière)


• Ils sont utilisés pour véhiculer de l'air propre ou légèrement poussiéreux dans les
réseaux à fortes pertes de charges.
• Ils supportent des variations importantes de pression du réseau (encrassement de
filtres…) sans modification
importante du débit.
• Leur construction est robuste et particulièrement adaptée aux fonctionnements en
continu que l'on retrouve en industrie.

Les ventilateurs à pâles radiales (aubes droites radiales)


• Ils sont utilisés pour véhiculer un air poussiéreux, chargé de fibres, de particules,
colmatantes ou non.
• Ils sont adaptés pour des réseaux à fortes ou très fortes pertes de charges.
• Leur utilisation est semblable aux ventilateurs centrifuges à réaction.

Les ventilateurs axiaux (pâles radiales disposées sur un moyeu)


• Ils sont utilisés pour un air propre à faible température (< 40 °C) si le moteur est situé
dans le flux d'air.
• Il existe une version à moteur déporté (hors du flux d'air) permettant de véhiculer des
fluides
à températures moyennes (jusqu'à 180 °C).

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• Ils ne supportent pas de variations de pression dans le réseau sans conséquences
importantes sur le débit.

Types d'entraînement

L'entraînement poulie-courroie
- Il permet d'ajuster à moindre coût le débit lorsque les pertes de charges sont
incertaines ou que le réseau subit
des modifications.

L'entraînement direct
- Il est utilisé dans les installations pour lesquelles la pression ne varie pas avec le
temps, ou bien, si la précision du débit à véhiculer n'influence pas significativement le
résultat obtenu (extraction en vrac dans les locaux de stockage).

Courbes de sélection d'un ventilateur

Principe de sélection d'un point de fonctionnement d'un ventilateur raccordé au réseau


Le ventilateur choisi doit fournir, à l'intersection des courbes du réseau et du ventilateur,
un débit Q0 et une pression P0.

Si la perte de pression dans le réseau a été mal calculée, le point de fonctionnement ne


coïncide pas avec le point de dimensionnement défini par le constructeur. Dans ce cas,
le ventilateur est susceptible de :
- fournir un débit différent,
- consommer plus d'énergie,
- générer plus de bruit.

Influence de la température et de la pression sur la sélection

Rappel sur l'air et les gaz


L'air
Dans les conditions normales (T° à 0 °C et à la pression atmosphérique), la masse
volumique de l'air est égale à 1,293 kg/m³ Pour une température ou une pression
différente, elle varie selon la loi suivante :

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Les gaz

Pression atmosphérique en fonction de l'altitude :


Dans les conditions 15 °C

Influence de la pression et température sur la sélection d'un ventilateur : il faut


tenir compte de cette variation pour :
• les fluides chauds
• un ventilateur fonctionnant en altitude

Lorsque la densité est moindre, le refroidissement du moteur d'entraînement est moins


efficace et il faut donc souvent le déclasser.

Exemple de sélection

- Besoin : à 2000 mètres d'altitude (81 173 Pa), nous avons besoin d'un ventilateur
assurant 9 000 m³/h sous 300 Pa pour de l'air à 20 °C. La masse volumique de l'air à 2
000 m est 0,965 kg/m³.

- Sélection : dans les conditions normales (0 m, 20 °C), le ventilateur sera sélectionné à


partir des courbes aux conditions normales (0 m, 20 °C) pour les caractéristiques
suivantes :

Débit = 9000 m³/h,


Pression statique équivalent à :

Soit une pression statique de 375 Pascals (supérieure de plus de 20 % à celle à 0


m d'altitude)

Lois de similitude et relations utiles (en cas de changement de vitesse de rotation,


de taille…)

Rendement
Le rendement est le rapport entre l'énergie fournie par le ventilateur au fluide (puissance
aéraulique) et l'énergie dépensée (électrique) :

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Le rendement résulte du rendement du ventilateur (ηv) et de celui de la transmission
(ηtr)

Lois de similitude
En cas de modification des paramètres suivant :
• vitesse de rotation (n),
• taille du ventilateur (représentée par le diamètre D de la roue),
• masse volumique du fluide (ρ).

Les formules suivantes (lois de similitude) nous donnent les nouvelles valeurs de
:
• débit (ρv),
• pression (p),
• puissance aéraulique (Pu),
• puissance acoustique (Lw).

Grandeurs habituellement utilisées

qv : débit en m³/s
p : élévation de pression en Pascal (1mm CE ≈ 10 Pascals)
Pu : puissance aéraulique utile en Watt
Lw : puissance acoustique en dB
N : vitesse de rotation en tr/min
D : diamètre de la roue du ventilateur en m
ρ : masse volumique de l'air en kg/m³

Ces relations montrent que:

Si la vitesse de rotation est multipliée par 2 :


• le débit est augmenté d'un facteur 2
• la pression est augmentée d'un facteur 4, (varie comme N2),
• la puissance aéraulique est augmentée d'un facteur 8, (varie comme N3)
(attention : cette augmentation de vitesse peut entraîner un dépassement de la capacité
du moteur),
• la puissance acoustique est augmentée de 15 dB.

Si le ventilateur est remplacé par un ventilateur identique de diamètre de roue


deux fois plus grand :
• le débit est multiplié par 8, (varie comme D3),
• l'élévation de pression est augmentée d'un facteur 4, (varie comme D2),

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• la puissance aéraulique est augmentée d'un facteur 32, (varie comme D5),
• la puissance acoustique est augmentée de 21 dB.

Entraînement par moteur 60 Hz

La vitesse de synchronisme d'un moteur électrique est proportionnelle à la fréquence du


courant d'alimentation et dépend de la polarité du moteur. Elle se calcule par la relation
suivante :

avec :
f = fréquence en Hz
p = paire de pôles du moteur
N = tr/min

On obtient les vitesses de synchronisme suivantes :

La vitesse de fonctionnement d'un moteur (vitesse en charge) correspond à la vitesse


de synchronisme diminuée du glissement soit : Ncharge = Nsynchr – G

Lorsque le moteur est alimenté avec une fréquence de 60 Hz, le glissement est
inchangé, soit :

pour 50 Hz : Ncharge = Nsynchr – G

pour 60 Hz : Ncharge = Nsynchr x (60/50) – G

En première approximation, on admet que : N60 Hz = N5O Hz x 1,2

Conséquences :

- Appareils à transmission
Aucune correction n'est nécessaire lors de la sélection du ventilateur, l'ajustement de la
vitesse de rotation s'effectuant par la définition de la transmission.

- Appareils en accouplement direct


D'après la loi des vitesses, les caractéristiques doivent êtres corrigées avant sélection
de l'appareil.
Il est primordial de contrôler la puissance moteur nécessaire ainsi que les possibilités de
montage du moteur électrique.

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Entraînement par poulies et courroies

Moteur Ventilateur
Nm vitesse en charge du moteur Nv vitesse ventilateur
Pm poulie moteur Pv poulie ventilateur

Vitesse ventilateur

Longueur de courroie

Ajustement de la vitesse

Par changement de la poulie ventilateur

Par changement de la poulie moteur

8. Protection des personnes et des biens : filtration


particulaire
Zones à empoussièrement contrôlé Z.E.C.

Terminologie et classe d'empoussièrement Z.E.C.

Zones à l'intérieur desquelles la concentration en particules de l'air ambiant est


maintenue sous contrôle.
Les règles de niveau maximal de contamination particulaire sont fixées par la norme NF
EN ISO 14644-1.

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Principe de réalisation d'une Z.E.C.

Les paramètres aérauliques à maîtriser pour l'élaboration d'une ZEC sont :


La diffusion de l'air
La qualité de l'air mais aussi la capacité d'épuration du système aéraulique en place
dépend du mode de diffusion de l'air.

- La diffusion par flux non unidirectionnel (flux turbulent) : l'air est soufflé à travers
des diffuseurs répartis ponctuellement dans la salle. Il se mélange par effet d'induction
de manière idéale à l'air ambiant d'où une dilution des impuretés de l'air ambiant de la
salle propre.

- La diffusion par flux unidirectionnel (flux laminaire) : la zone à protéger est


totalement balayée par un écoulement d'air propre à vitesse régulière, les filets d'air
étant à peu près parallèles.
Le flux laminaire s'obtient avec une vitesse d'air autour d'environ 0,45 m/s. Les
impuretés libérées par le poste de travail, sont directement refoulées hors de la zone.
On parle aussi "d'effet piston". Idéalement les reprises sont positionnées à l'exact
opposé des plans de soufflage.

Le taux de renouvellement d'air


- C'est le nombre de fois que le volume d'air total de l'enceinte passe par les filtres de
très haute efficacité en une heure. Ce taux doit être suffisant pour éliminer la
contamination particulaire produite dans le local (procédé de fabrication, personnes
travaillant dans l'enceinte...) et doit être en conséquence d'autant plus important que la
classe d'empoussièrement est plus petite.

Exemple de taux de renouvellement et type de flux recommandés en fonction de


la classe d'empoussièrement en Z.E.C.

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La filtration d'air

Avant d'entrer dans l'ambiance de la zone traitée, l'air extérieur doit être débarrassé de
ses contaminants par un système de filtration. Celui-ci comportera au minimum trois
étages de filtres d'efficacité croissante.
Nous recommandons de suivre les spécifications suivantes :

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Taille des particules

Type de filtration

La cascade de pressions

Pour assurer une meilleure étanchéité de


l'enceinte aux contaminants extérieurs, on
maintient dans celle-ci une légère
surpression par rapport aux locaux
adjacents (en général 15 à 20 Pa).
Les pressions sont toujours étagées (+, ++
ou +++) des pièces les plus propres aux
plus contaminées.
Dans certains cas bien spécifiques, on
maintient l'enceinte en dépression par
rapport aux locaux adjacents (laboratoire
de sécurité microbiologique par exemple).
Exemple :

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9. Le guide technique pour chaque secteur industriel

Chaque secteur industriel est particulier !

Chaque secteur industriel présente ses spécificités et


la conception, et la réalisation doit tenir compte d'un
échange d'informations et d'objectif avec le client
Maître d'Ouvrage pour définir le programme et les
solutions techniques qui en découlent.

Par exemple, l'industrie agroalimentaire et agricole


(IAA) est un secteur particulièrement exigeant en
termes de conditionnement d'ambiance. L'ensemble
des paramètres (température, hygrométrie, qualité
microbienne de l'air) doit être parfaitement maîtrisé
afin de garantir une qualité maximale des produits et
prévenir les risques sanitaires.

D'un autre côté, l'industrie automobile intègre un large éventail de métiers et spécialités.
L'intégration verticale permet aux constructeurs de maîtriser l'ensemble des paramètres
de leur process. Sur toute la chaîne de production, les installations de traitement d'air
doivent maintenir une ambiance thermique adaptée à l'activité des travailleurs, tout en
assurant une qualité d'air optimale, malgré un grand nombre de sources de pollution.

La construction d'équipements de transport maritime, ferroviaire ou aérien, intègre un


large éventail de métiers et spécialités. La métallurgie, la plasturgie et le travail des
matériaux composites occupent une place importante dans les processus de production
et les contraintes inhérentes à chacune de ces activités doivent être prises en compte
pour la mise en œuvre d'équipements de traitement d'air adaptés. Idem.., pour l'industrie
du bois, du papier, la plasturgie, la chimie, la pharmacie et autres secteurs spécifiques
comme l'électronique, le textile,….
C'est pourquoi nous recommandons outre l'usage de ce dossier en ligne, le Guide
Industrie 2011 qui comporte plus de 340 pages d'expertises et solutions techniques
adaptées à chaque secteur industriel. Vous pouvez en faire une simple demande ci-
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destiné plus particulièrement aux industriels et aux Bureaux
d'Etudes qui vous accompagnent dans la réalisation de vos
projets. Chaque acteur, quel que soit son secteur d'activité,
trouvera les conseils et les réponses techniques les plus
adaptées à ses préoccupations quotidiennes tant sur le plan
technique qu'économique.
Répertoriées par grand métier (Agro-alimentaire, Plasturgie,
Santé, etc.…) et par type de local ou de process, les solutions
sont élaborées d'après l'expérience métier et les nombreux
échanges avec concepteurs et utilisateurs.

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AGROALIMENTAIRE AUTOMOBILE TRANSPORTS

Viande de boucherie /
volaille
Charcuterie et salaisonnerie Fabrication de pièces
Produits laitiers mécaniques
Construction navale
Boulangerie / Pâtisserie Carrosserie
Construction aéronautique
Confiserie / Chocolaterie Equipements intérieurs
Halls de maintenance
Produits alimentaires Ateliers de montage
élaborés Garages et ateliers de carrosserie
Boissons
Serres agricoles

INDUSTRIE DU BOIS INDUSTRIE DU PAPIER


METTALURGIE

Scieries et ateliers de
Fonderie
transformation
Tôlerie / Chaudronnerie Papeterie
Captage et élimination des
Usinage et mécanique de Espaces de stockage
poussières
précision Imprimerie
Ateliers de seconde
Traitement de surface
transformation

INDUSTRIE DE LA SANTE ENTREPOTS


PLASTURGIE-CHIMIE

Plasturgie Industrie pharmaceutique


Pneumatiques Laboratoires de sécurité Entrepôts à chauffer
Peintures et vernis biologique Zones et locaux spécifiques
Colles et mastics Animaleries

SECTEURS SPECIFIQUES

Travail de la pierre, verre et céramique


Optique
Electronique
Textile / maroquinerie / blanchisserie
SDIS
Stands de tir
Environnement

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5 - PRODUITS RECOMMANDES

1. Rideau d’air chaud grande portée, horizontal ou vertical :


Indussy®
Gamme Indussy composée de 9 rideaux
d'air chaud :

Longueurs : 550, 1500 et 2000 mm


Débits : de 2600 à 10200 m³/h
Portée de 7 m
3 modèles : sans chauffage / électrique /
eau chaude
Puissance modèle électrique : de 6 à 18
kW
Puissance modèle eau chaude : de 13 à
36 kW

Suppression des entrées d'air froid dans


les locaux industriels, halls, hangars,
garages

2. Aérotherme eau chaude : Kaolyx®


Débit d'air : jusqu'à 9 000 m³/h
Plage de puissances : 10 à 120 kW
Application eau surchauffée jusqu'à 9 bars (en
option)
Facilité d'entretien - échangeur thermique
démontable sur le côté.
Finition : enveloppe acier galvanisé soudée
Inducteur d'air secondaire permettant jusqu'à 15%
d'économies d'énergies ( en option)
Conforme aux recommandations APSAD relatives
aux vitesses d'air et aux réseaux de sprinkler (
vitesses d'air inférieures à 5 m/s à 0,5 m du
diffuseur)
Caisson isolé double peau 25 mm de mousse de
polyuréthane (version Kaolyx i)
Maintenance réduite et facile
Régulation complète

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3. Système de déstratification : déstratificateur ATEX

Utilisation en atmosphère explosive (zone1


et 2 ATEX).

Débit de 3 200 à 10 000 m³/h.

Hauteur d'installation : 6 à 16 m.

4. Diffuseur à jet d’air tourbillonnaire, réversible


thermostatique LDI Réactil®

Fort taux d'induction

Asservissement possible par commande


électrique ou pneumatique.

LDI-SR : série manuelle, 9 modèles du Ø


125 au Ø 800 mm.

LDI-ER : série électrique, 6 modèles du Ø


250 au Ø 800 mm.

LDI-PR : série pneumatique, 6 modèles du


Ø 250 au Ø 800 mm.

LDI-Réactil : série thermostatique, 7


modèles.

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5. Centrale de traitement d’air très gros débit : Modulys®
TA COMPO

Modularité de la gamme

Large gamme

Débit : de 1 600 à 80 000 m³/h.

Version extérieure

Intégration possible d'un module de


récupération à plaques ou rotatif

6. Gaine de diffusion textile poreuse : Textil’air® P

Légèreté : possibilité de suspension sur


charpentes légères.

Hygiène avec les gaines antibactériennes.

Forme circulaire, demi-circulaire ou quart


de cercle.

Disponibles en plusieurs tissus (M1, non


classé).

Débit : 1 500 m³/h à 50 000 m³/h.

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7. Rafraîchisseur évaporatif : MONTANA®

Rafraîchissement jusqu'à 10°C.

Écologique (pas de gaz frigorigène).

Gamme de débit 4000 à 53000 m³/h

Permet de renouveler l'air des locaux


industriels tout en permettant le
rafraîchissement des ambiances.

8. Gaine radiante à brûleur gaz extérieur : Evolix® 250

Confortable : température gaine 200° C.

5 brûleurs de 35 à 300 kW, longueur du


réseau de gaine jusqu'à 324 m.

Gaine monotube linéaire avec générateur


300 kW.

Locaux de grand volume et jusqu'à 14 m


de hauteur.

Locaux nécessitant un brûleur à l'extérieur


(maintenance, risque d'incendie…).

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9. Pompe à chaleur gaz : Xinoé Pro

Adaptée au chauffage et à la climatisation


pour les utilisateurs commerciaux, les
structures d'accueil, les bureaux et le
tertiaire, en assurant le confort et les
économies d'énergie dans le respect de
l'environnement.

Fonctionnement au gaz valorisé dans les


calculs RT.
Stabilité des performances même en cas
de baisse des températures extérieures.
Production d'eau chaude sanitaire.
Rendement très stable de 140 à 170 %
sur PCI (Pouvoir Calorifique Inférieur) en
fonction des versions.
Nombreuses versions disponibles.
Classe énergétique A.

10. Récupération d’énergie sur l’air et sur l’eau : Vertigo

Echangeur cyclonique axial en acier


inoxydable 304 L.

Batterie de récupération : nappes


concentriques de

serpentins en acier inoxydable 304 L.

Livré avec 3 pieds supports.

Récupération d'énergie jusqu'à 60 % :


échangeur tubulaire air/eau avec coque et
serpentin intégré pour une meilleure
captation des calories.

Conception entièrement en acier


inoxydable 304 L.

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6 - SOLUTIONS PRODUITS DEPOLLUTION

1. Tourelle d’extraction pour atmosphère explosive


ATEX : XETA
Utilisation en atmosphère explosive (zone 1 et 2
ATEX).

Motorisation : 4, 6 ou 8 pôles, 4/8 et 6/12 pôles.

Débit : de 200 à 40 000 m³/h.

Les tourelles ATEX sont conçues pour assurer


l'extraction d'air propre en atmosphère explosive
(air non poussiéreux).

Utilisation en zone 1 et 2 ATEX avec gaz


inflammables. Appartenant au groupe IIA et IIB
possédant une température d'auto-inflammation
supérieure à 135°C.

Température du fluide véhiculé comprise entre -


20 et + 80° C.

1. Enrouleur d’extraction de gaz d’échappement sur


tambour: GAZPAR T
4 diamètres :

- 75 mm destiné aux véhicules légers.


- 100 mm pour véhicules légers et
utilitaires.
- 125 mm pour poids lourds.
- 150 mm pour super lourds.

3 longueurs : 7 m, 10 m et 13 m.

Débits : de 350 à 1 300 m³/h.


Avec ou sans ventilateur intégré.

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2. Hotte de captage des fumées et polluants gazeux :
Avaloir

Pré-filtres à haut rendement

Grande durée de vie des charbons actifs

Assemblage modulaire

3000 m³/h par cellule (type 1 x 1)

3. Moto-ventilateur polypropylène pour extraction des


vapeurs corrosives : IBIZA

Débits : 200 à 8 000 m³/h.

Existe en version ATEX pour zone 2 avec


gaz inflammable appartenant au groupe II
A ou II B et possédant une température
d'auto-inflammation supérieure à 135°C.

1 vitesse : triphasé 230/400 V 50 Hz,


mono 230 V, 50 Hz.

2 vitesses : triphasé 400 V, 50 Hz.

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4. Cabine de peinture avec extracteur Intégré : LAZUR
MAXI

6 largeurs : 1 500, 2 000, 2 500, 3 000, 4


000 et 5 000.

2 hauteurs : 2 180 et 3 120.

Protection des opérateurs contre les


effluents de peinture, vernis.

5. Caisson de filtration pour vapeurs COV : AIRSTOP COV

3 000 m³/h par cellule (type 1 x 1).

10 modèles par assemblage de cellules : 3


000 à 30 000 m³/h.

Imprimerie, local peinture (peinture à


solvants).

Filtration des gaz, vapeur, c.o.v.

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6. Banc d’aspiration avec ventilateur et filtres à poche
intégrés : PROTECTYS OPTIMUM

2 largeurs de table : 1 220 et 2 220 mm.

Profondeur : 875 mm. Hauteur : 840 mm.

Débits de 3 500 à 5 000 m³/h.

Avec ou sans ventilateur.

7. Dépoussiéreur à manches : KOTIBE

Industries du bois : filtration de copeaux et


poussières de ponçage, sciage,
polissage...

Quantité de polluant moyenne.

Fonctionne en surpression (ventilateur en


amont du dépoussiéreur).

Solution économique.

Grande surface de filtration.

Encombrement limité.

Maintenance simple.

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8. Diffuseur à déplacement d’air réversible : VAZ/R

Installation au sol ou en hauteur (jusqu'à 3 m).

Débit : jusqu'à 7 000 m³/h au sol et jusqu'à 10 000 m³/h


suspendu.

2 modèles : au sol et suspendu.

6 diamètres : 250, 315, 355, 450, 560, 630 mm.

Chaque modèle est disponible en 4 versions :


- VAZ-S : standard. Réglage manuel.
- VAZ-C : réglage par câble à distance.
- VAZ-M : réglage par servomoteur.
- VAZ-T : réglage par système thermo-orientable.

Diffuseur en tôle d'acier galvanisé, non peint.

9. Bras d’aspiration rigide pour fumées ou vapeurs :


CARAPACE

Bras avec ou sans ventilateur.

4 longueurs : 2, 3, 4 ou 5 m.

2 tailles de ventilateur (type 075/0,75 kW, type


110/1,1 kW).

Débit de 800 à 1500 m³/h.

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10. Filtre électrostatique (fumées de soudure /
brouillards d’huile) : FEI-V

Filtre avec ventilateur pour réseau de


gaine de ventilation

Série FEI-V : tri 230/400 V-50 Hz

Débits : de 1 400 à 8 840 m³/h.

11. Filtration des grosses particules par effet


Cyclonique : TITANIUM CYCLONE

6 modèles :

- 5 000 : de 3 000 à 5 000 m³/h.


- 6 000 : de 4 000 à 6 000 m³/h.
- 9 000 : de 6 000 à 9 000 m³/h.
- 13 000 : de 9 000 à 13 000 m³/h.
- 22 000 : de 1 3000 à 22 000 m³/h.
- 30 000 : de 22 000 à 30 000 m³/h.

Filtration des grosses particules (> 10 µm)


et préfiltration
des dépoussiéreurs.

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12. Ventilateur centrifuge pour air poussiéreux :
OMEGA

Utilisation pour air légèrement ou


fortement chargé en poussières.

Débit : jusqu'à 45 000 m³/h.

Pression : jusqu'à 4 000 Pa.

Motorisation standard : triphasé 230/400 V


- 50 Hz - IP 55.

Température ambiance : - 20° C à + 40°


C.

Température du fluide véhiculé : 80° C en


continu maximum.

13. Dépoussiéreur à cartouches et décolmatage


pneumatique : TITANIUM CC

Existe en version ATEX.

Débit : 1500 à 2800 m3/h

Cartouches filtrantes

Décolmatage automatique

Industrie mécanique et autre.

Filtration poussière métallique, pierre en


forte concentration.

Fumée de soudure.

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