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SITE 1

1 ère photo
 En haut à gauche de la photo une armoire de brassage.
 En haut à droite un serveur (sur une étagère !) mais aussi un modem ADSL.
 Au milieu à gauche, deux moniteurs et leurs claviers.
 Sur le plan de travail deux systèmes de sauvegarde à bande, l’un entre deux moniteurs, l’autre vers la droite.
 Sur le plan de travail à droite un onduleur.
 Sur le plan de travail à l’extrême droite (peu visibles) deux imprimantes .
 Par terre, à gauche, un serveur IBM, à droite un onduleur.
2 ème photo

 Même côté photographié mais tourné plus vers la gauche.


 En haut la même armoire de brassage.
 Au milieu, les trois moniteurs des trois serveurs.
 Sur la gauche des étagères chargées (entre autres de classeurs de documentation).
 Par terre, deux serveurs (celui de droite était déjà visible sur la photo précédente).
3 ème photo

 Détail s de l’armoire de brassage. On y distingue :


 En haut 4 baies de brassage en rack (connexions entre l’arrivée des prises et les éléments actifs).
 En bas cinq « switche s » (ou hubs?) de 24 (ou 18 ?) ports.
 On peut penser que le réseau local compte de 50 à 120 utilisateurs.
4 ème photo

 Détail s sur le serveur posé sur une étagère.


 On peut douter de la solidité de l’étagère !

Le serveur est tourné avec la façade vers la droite, de sorte qu’il est très difficile d’insérer un CD ou une disquette dans les
d’appuyer sur le bouton marche-arrêt, etc. !
lecteurs,

Cette disposition a été prise parce que le serveur ne pouvait pas être tourné la face vers l’avant en raison de l’étroitesse de
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l’étagère.

On ne le voit pas mais on peut le deviner : il n’y a aucune porte ; elle a été purement et simplement supprimée ! Il n’existe donc
aucune protection contre l’intrusion.

Pire, le petit local abrite également plusieurs imprimantes : les utilisateurs ont donc l’habitude de fréquenter le local pour venir
.
chercher leurs papiers (sur la deuxième photo on voit même des ramettes de papier à gauche)

Le câblage, d’une manière générale, est négligé, il y a des fils partout, sauf dans l’armoire de brassage où les câbles semblent
bien tressés
 Tous les serveurs devraient être par terre, de même que les onduleurs (particulièrement lourds) .
 On ne voit pas (et il n’existe pas) de système ni de simple aération, ni de climatisation.
Préconisations par degré d’urgence

 Limiter l’accès physique, mettre une porte et un système de contrôle (au minimum des clés, au mieux des badges).
 Retirer les imprimantes.
 Retirer la documentation, les papiers et tout matériel étranger aux services informatiques centraux.
 Installer correctement les serveurs.
 Revoir tout le câblage.
 Installer le modem ADSL dans l’armoire .
 Installer des systèmes d’aération ou de climatisation
 Installer un système anti-incendie.

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Photo n°1

 Une armoire vitrée, fermée à clé dans un local exigu .


 Sur la droite des cartons d’archive et un destructeur de documents.
 Sur la gauche une grosse photocopieuse.
Photo n°2

 La porte vitrée est maintenant ouverte, on distingue :



En haut de l’armoire des baies de brassage : il est difficile de le voir mais l’équipement combine le brassage des prises
.
informatiques et le brassage des prises téléphoniques
 En dessous, deux « switche s » de 24 ports.
 En dessous, un moniteur.
 En dessous un serveur.
 En dessous un onduleur et une barre d’alimentation électrique.
Photo n°3

 La troisième photo détaille la partie centrale :


 Le moniteur est posé sur le serveur.
 Est posé aussi en équilibre plus qu’instable sur le serveur le clavier (comment utilise-t-on la souris ?).
 Est posé aussi sur le serveur un routeur.
 Est posé aussi sur le serveur le modem ADSL !
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 Au départ, l’installation est bien fondée : l’ensemble est installé dans une armoire « rackable
» tout à fait adaptée à des petits
locaux. L’armoire fermée à clef est largement suffisante pour un réseau local d’au maximum 48 utilisateurs (en fait une trentaine). Il n’y a
.
pas de défaut sur la protection physique contre l’intrusion

En revanche, il a été commis une grosse erreur, visible sur la photo n°1, en mettant des cartons d’archive au-dessus de l’armoire
: l’extracteur installé en standard ne peut plus évacuer l’air chaud des machines en dessous.
 Deuxième point faible, le serveur qui a été acheté n’était pas « rackable »
: en conséquence, on l’a posé à la verticale sur le
.
support du bas. Dès ce moment, il n’était plus possible de mettre clavier, moniteur et autres appareils sur des étagères
Normalement,
 Troisième
les câbles
point
quifaible
relient
: le
baie
câblage
de brassage aux « switches » ne font pas plus de 40cm de
long (il s’agit de simples bretelles). Ici,
l’installateur n’avait rien d’autre que des câbles rouges de 2m ! C’est la raison pour laquelle pendouillent ces fils innombrables de part et
.
d’autre de l’armoire

Préconisations par degré d’urgence

 Retirer tous les objets posés au-dessus de l’armoire.


 Faire installer des étagères pour supporter séparément moniteur, clavier-souris et autres appareils.
 Refaire le câblage avec des bretelles standard s
 Installer un système de climatisation
 Installer un système de détection d’intrusion
 Installer un système de détection d’incendie .

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Photo n°1

 Vers le bas, une grosse armoire qui ferme à clé .


 Au dessus un moniteur et un clavier, sur la droite une unité de sauvegarde à bande et des cartouches au-dessus.
Photo n°2

 La porte est ouverte, on distingue :


 Vers le haut une unité centrale en rack.
 Au milieu un banc de disques durs (certainement en RAID) .
 En bas un onduleur.
Photos n°3 et 4
 Le système d’unité centrale en rack (sur roulettes) est tiré vers l’avant.
 On voit très bien qu’on peut atteindre très facilement tous les organes de la machine .
Photo n°5

 Un routeur et un modem ADSL sont négligemment posés par terre, sous un bureau quelconque, sans aucune précaution.
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 On n’a vu aucun équipement relatif à la connectivité ; et pour cause ! Ce serveur n’est utilisé que par peu de personnes.
 Il s’agit pourtant d’une machine très haut de gamme, installée dans des bureaux luxueux et plus que … rentables.
 La Direction a acheté ce qui se faisait de mieux au moment de l’acquisition, ne serait-ce que… pour l’image de marque.
 Il n’y a rien à dire sur l’accès physique puisque l’armoire est fermée à clef.
 Encore faudrait-il être sûr que le clavier du serveur, installé hors de l’armoire est correctement verrouillé logiquement.
 Une hérésie est commise en plaçant les bandes de sauvegarde au-dessus de l’unité de sauvegarde elle-même.
 Rien à dire sur les aspects de climatisation : un telle machine, unique, n’a pas besoin de moyens supplémentaires d’aération.
Préconisations par degré d’urgence

 Acheter un coffre et y ranger les bandes de sauvegarde.


 Installer les appareils de connectique externe dans des locaux adéquats .
 S’assurer de la sécurité logique du serveur
SITE 4  Protection anti-incendie.
Photo n°1

 Dans un local relativement petit, doté d’une porte, une forte concentration d’équipements .
 En commençant par le bas à gauche :
 Deux très gros onduleurs l’un au dessus de l’autre.
 Plus à droite deux serveurs.
 Plus à droite un coffre de stockage de supports magnétiques.
 Sur une table (ou support solide):
 Niveau inférieur à l’extrême gauche un serveur type RISC 6000 UNIX .
 Niveau inférieur plus à droite, 4 serveurs type PC Windows.
 Niveau inférieur plus à droite un gros serveur type RISC/UNIX.
 Niveau supérieur à gauche 6 serveurs type PC.
 Niveau supérieur à droite (coupé) un lecteur de bandes de sauvegarde .
Photo n°2

 La photo est prise du même endroit mais tournée plus vers la gauche.
 On distingue bien cette fois un serveur UNIX HP tout de suite avant l’armoire de connectique, relativement vide.
Photo n°3

 Même angle de prise de vue, mais de plus loin. On voit bien un extincteur avant la porte, à droite.
Photo n°4
 Prise de face. On voit :
 En bas à gauche le coffre.
 En bas à droite un serveur .
 Au-dessus le gros serveur UNIX.
 Au fond en haut un tableau d’alimentation électrique.
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 Ce qui frappe tout d’abord, est l’absence totale d’écrans et de claviers.



Dans les faits, l’ingénieur système de ce site manipule toutes les machines depuis la salle d’à côté avec un seul moniteur et un
pa ss
seul clavier : grâce à un système de distribution multiposte, il peut « er » d’une machine à l’autre, ce qui est très pratique en terme
.
d’économies de place et d’énergie
 Il est très difficile ici de deviner le nombre d’utilisateurs du réseau.
 Dans les faits, il y a environ 600 utilisateurs répartis sur 4 sites géographiques différents.
 La majorité des serveurs photographiés (hormis les deux UNIX) sont des serveurs Windows : ce sont les
stations à distance qui
.
font travailler les unités centrales à raison d’une trentaine d’utilisateurs par serveur
 On compte en sus un serveur de Messagerie et un serveur dédié aux sauvegardes.

Rien à dire sur l’accès physique : la porte est dûment fermée à clé quand l’ingénieur système n’est pas là. Les locaux sont au
.
premier étage et séparés des autres locaux dédiés à la fabrication (nous sommes en usine et non dans des bureaux)

Difficile également de voir que l’installation électrique et « connectique » est commode : il est possible, dans ce petit local, de
faire le tour de ce « mur » de machines et opérer les branchements nécessaires par derrière
 En revanche, il existe un vrai problème, reconnu par l’ingénieur système, avec la chaleur.
 En effet, en période de haute température
, il peut faire une chaleur d’enfer dans le local : on ouvre nécessairement la porte
.
sans que la température ne baisse notablement
 Autre problème non visible : les deux gros onduleurs ne sont pas connectés à aucune machine.

L’ingénieur système a fait un calcul rapide des besoins de puissance que la totalité des équipements exigeait et fait une balance
empirique de la charge : quand la diode de surcharge d’un onduleur se met à clignoter, il débranche un serveur d’un onduleur et le bascule
.
sur l’autre
Préconisations par degré d’urgence

 Installer un logiciel de gestion de l’alimentation électrique.


 Envisager l’achat d’un générateur si jugé nécessaire par la Direction
 Installer un système de climatisation puissant, proportionnel à la taille de la pièce et au nombre de machines contenues.
 Installer un système de détection d’incendie et le relier aux systèmes d’information de l’ingénieur système .

SITE 5
Considérations générales
Vous avez compris que nous sommes en présence d’un site d’une toute autre taille que les précédents.

Ici, il est inutile de chercher à savoir le nombre d’utilisateurs : ces derniers sont des internautes qui peuvent accéder au système jour et
nuit depuis n’importe où dans le monde.
Les machines supportent, suivant les heures, 10 à 500 requêtes simultanées. Mais comme il s’agit d’un site d’entreprise, il y a également
des machines de réseau local, des traitements batch, des applications de gestion, etc.

Photo n°1
 La porte d’accès : elle prévient de la présence de système anti-incendie FM200, avec le risque potentiel associé.
 A droite un système de contrôle d’accès à badge.
 Au-dessus, un appareil permettant de couper les fausses alertes.
Photo n°2

 Au dessus de la porte d’entrée, une centrale d’alerte incendie.


Photo n°3

 Une partie de la salle informatique :


 Au plafond un système de climatisation.
 Au fond les bonbonnes de FM200 sous pression.
 A gauche et à droite une petite trentaine de serveurs. Dans le cas présent il s’agit exclusivement d’IBM.
(il s’agit d’une volonté
.
maison)
 On notera qu’aucune machine n’est en rack et que tous les moniteurs sont associés à leur machine.
Photos n° 4 et 5 et 6

 Détail s des serveurs.


 On notera le plancher, qui est à double profondeur, permettant le passage des câbles en « sous-sol ».

On ne verra pas les onduleurs (bien existants et conformes), ni le générateur qui se trouve sur le toit de l’immeuble, deux
étages plus haut.
 Beaucoup de bandes sont rangées à côté des unités de sauvegarde…

Photo n°7


Après les équipements au sol, encore en très grande majorité, le site commence à se doter de machines en rack, moins
encombrantes.
 Bientôt, la moitié de la surface suffira largement…
Photo n°8

 Détail s sur :
 Le détecteur d’incendie au premier plan .
 L’unité de climatisation au plafond, plus loin.
Photo n°9

 Détail s sur les bombonnes de gaz FM200.


Préconisations

 Arrivé à ce stade d’équipement, on devine que le site détient ses propres ingénieurs spécialistes des questions de sécurité.

Le conseil externe portera sur des points précis techniques ou sur des nouveautés qu’il pourrait être judicieux de mettre en
place.

D’un air badin, vous pouvez faire remarquer que des bandes traînent sur les bureaux, mais vous pouvez être sûr(e)s que les
endroit sécurisé.
précédentes sont déjà dans un
Au-delà des beaux sites centraux « individuels »

 Ne croyez pas que ce que vous venez de voir soit le top de la sécurité informatique. Loin de là !
 Nous ne parlons pas des sites du type de celui du Pentagone américain ou de la Nasa : ils n’ont pas d’intérêt industriel.

En revanche, il vous faut savoir qu’il se développe actuellement d’énormes sites centraux qui louent leurs équipements aux
grosses entreprises. Le principe est simple : on investit de très grosses sommes dans ce qui se fait de mieux en sécurité informatique, on se
dote de connexions à internet avec des débits monstrueux et on fait payer (somme toute pas si cher) la location à de grandes entreprises
ines en rack, au mètre linéaire!
qui installent leurs mach

La location de sites centraux

 Impossible de vous montrer des photos de ces sites , elles sont interdites dans la plupart des cas.

Dans ces locaux (des hangars de milliers de mètres carrés), le désert : les machines sont commandées à distance : les
propriétaires ne viennent que très rarement voir leur propre matériel.
 Sécurité d’accès maximum : des vigiles jour et nuit, des caméras partout.
 Sécurité électrique maximum : double ou triple alimentation directement connectée à des centra les d’électricité
. Générateurs
autosuffisance pendant plusieurs mois.
électriques permettant l’
 Sécurité incendie maximum.
 Climatisation omniprésente et surveillée par des équipes entières .
 Sauvegardes des données restant à la charge des locataires.

Conclusion


Pour ce qui concerne les grands sites informatiques, l’utilisation de locaux et sociétés spécialisées dans le domaine de la
est ce qui se fait de mieux maintenant.
sécurité informatique

Les sommes en jeu pour l’équipement, l’exigence permanente de rester dans les normes des technologies les plus récentes
impose aux grandes entreprises de sous-traiter de plus en plus souvent le savoir-faire qu’elles détenaient auparavant en interne.