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République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

UNIVERSITE de TLEMCEN
Faculté des Sciences de la Nature et de la Vie et Sciences de la Terre et de l’Univers

Département Ecologie et Environnement


Laboratoire d’écologie et gestion des écosystèmes naturels

MEMOIRE
Présenté par

BILLAMI NABIL

En vue de l’obtention du
Diplôme de MASTER
En ECOLOGIE

Thème

Gestion socio-écologique des organismes de traitement et


valorisation des déchets urbains et leurs impacts sur
l’environnement

Soutenu le 27 septembre 2016, devant le jury composé de :

Président Mr MESLI LOTFI Professeur Université Tlemcen


Encadreur Mr MERZOUK ABDESSAMAD Professeur Université Tlemcen
Examinateur Mr BOUKLI HACENE AHMED SOUFIANE MCA Université Tlemcen

Année universitaire 2015-2016

1
.‫ إدارة االجتماعية والبيئية وكاالت العالج و تقيم النفايات الحضرية وآثاره البيئية‬:‫عنوان‬
‫ملخص‬
‫ يوما من شهر‬20 ‫ إحياء (عدل بودغن و كرز ) اجرية حملة توعية في‬3 ‫وقادت الدراسة االجتماعية والبيئية في مدينة تلمسان على‬
‫ وكدلك المشاركة في‬، ‫ القيام بحملة تنظيف حي الكرز‬، ‫أغسطس حيث تم بعملية الفرز االنتقائي وإبالغ والمواطن على أهميته‬
.‫الراديو لتمرير المعلومات إلى المواطن حول أهمية الفرز االنتقائي وإبالغهم عن اإلحياء المعني باألمر‬

‫ في حملة توعية الغرض منه إدارة وتثمين‬06/01/2016 ‫ إلى‬2016/04 ‫باإلضافة إلى المشاركة في المناسبات الوطنية والدولية‬
،‫ وزجاجة الكحول‬،‫ احياء في منطقة مستوى بودغن يستشهد انخفاض حصة (أكياس القمامة‬3 ‫النفايات في العمل والفرز على‬
‫ يوما بعد عيد األضحى في‬16 ‫ بعد‬.‫ السكن المثالي‬52 ‫ بعض عيب ولكن يجب أن تتبع حي عدل‬:‫) ومنطقة الكرز‬.. ‫ومنتجات العناية‬
.‫سبتمبر احترام الفرز القمامة‬
.‫ والموارد‬،‫ مركز إعادة التدوير‬،‫ البيئة والنفايات وطمر النفايات‬: ‫الكلمات المفتاحية‬
Titre : Gestion socio-écologique des organismes de traitement et valorisation des déchets
urbains et leurs impacts sur l’environnement
Résume
L’étude socio-écologique est mène dans la ville de Tlemcen sur 3 quartier pilots (Cerisiers-
Boudghene et -52 logements AADL) des actions de sensibilisations déroules sur 20 jour
pendant le moins d’Aout sur le tri sélectif et d’informe le citoyenne sur son importance et qui
va se réaliser après cette actions, ainsi action de nettoyage des cartiers pilots, en plus
participation à des émissions de la radio pour passer l’information au citoyenne.

En plus des participations à des événements national et internationales de 04/2016 jusqu'à


1/06/2016 dans le but de sensibilisation sur la gestion et la valorisation des déchets les
résultats de l’action de tri sélectif sur les 3 quartier pilots au niveau de cite Boudghene une
faible action (sacs ordures, bouteille d'alcool, produit de soin ..) et quartier cerisiers: pas
mal quelque défaut mais il faut un suivi dernier quartier 52 logements parfait. Après 16 jours
d’après la fête de l'Aid el kbir le 12 septembre les habitants ont respecté le tri à deux sacs de
poubelles.
Mot clé : environnement, déchets, décharge, déchèterie, ressource.

Title: Socio-ecological management of organisms for the treatment and valorization of


urban waste and their impact on the environment.
abstract
The socio-ecological study is carried out in the town of Tlemcen on 3 pilot districts
(Cerisiers-Boudghene and -52 AADL housing) awareness-raising actions on 20 days during
the less Aout on selective sorting and informs the Citizen on its importance and which will be
realized after this actions, thus cleaning up the pilots, plus participation in radio programs to
pass the information to the citizen.

In addition to participating in national and international events from 04/2016 to 1/06/2016


with the aim of raising awareness on the management and recovery of waste the results of the
selective sorting action on the 3 pilots Boudghene cité a little action (rubbish bags, bottle of
alcohol, skincare product ..) and district cherry trees: not bad some fault but it needs a follow
up last district 52 units perfect. After 16 days after the feast of Aid el kbir on 12 September the
inhabitants respected the sorting with two sacks of garbage.
Keyword: environment, waste, dump, dump, resource

2
Remerciement

Ce travail n’aurait pu être réalisé sans le soutien indéfectible mon


encadreur Mr MERZOUK Abdessamad professeur à l’université
ABOU BEKR BELKAID Tlemcen. Qu’il trouve ici l’expression de ma
profonde gratitude.

J’exprime aussi, toute ma reconnaissance a notre cellule pédagogique


du département « écologie et environnement ».

la réussite de mon projet est due essentiellement à la disponibilité et a


l’implication assidue de toute l’équipe de la Direction de
l’Environnement Tlemcen, je site Mr BAHA Mourad directeur de
l’environnement, Mme LABBAS Karima chef de service à la
Direction de l’Environnement pour son engagement et ses efforts
consacrés à ce travail et aussi Mr OMAR BELKHIR Salim
responsable du commissariat national du littoral. Il faut qu’ils sachent
que j’apprécie au plus haut point leurs dévouements dans notre
domaine.

Enfin je remercie chaleureusement toute personne ayant participés de


loin ou de prêt a la réalisation de ce modeste travail.

3
Dédicaces

Je dédie ce modeste travail à tous les chercheurs qui œuvrent afin d’avoir un
environnement sain et un avenir sur.

Et aussi à toutes personnes qui se donnent pour améliorer et développer


notre cher pays.

Sans oublier nos martyres qui ont donné leurs vies pour que nous puissions
être libres.

4
Tableau 1: histoire de la gestion des déchets ........................................................................... 17

Tableau 2 : avantage de la valorisation .................................................................................... 24

Tableau 3 : les avantages et les inconvénients du compostage (LOUAI, 2009) ...................... 27

Tableau 4 : Tableau 6:les avantages et les inconvénients de l'incinération (LOUAI, 2009) ... 32

5
Figure 1 : les types de déchets .................................................................................................. 15

Figure 2 : déchets dangereux Figure 3 : le déchet chimique .......................................... 16

Figure 4 : les déchets non dangereux et les déchets inertes ..................................................... 16

Figure 5 : la classification des déchets (HAMZAOUI, 2011) .................................................. 18

Figure 6 : décharge non contrôle .............................................................................................. 19

Figure 7 : la dure de vie des déchets


Source :https://www.agglopoleprovence.fr/agglopole_provence/menu_principal/vivre/gestion
_des_dechets/pourquoi_et_comment_reduire_nos_dechets/l_impact_des_dechets_abandonnes
_dans_la_nature ........................................................................................................................ 20

Figure 8 : le cycle d'un déchet :http://fr.slideshare.net/mlti/déchets ........................................ 21

Figure 9 : la politique de zéro déchet. ...................................................................................... 22

Figure 10 : les étapes de la gestion du solide ........................................................................... 23

Figure 11 : les étapes de la gestion des déchets ....................................................................... 23

Figure 12 : compostage en bac ou en silo. ............................................................................... 25

Figure 13 : prossecus de compostage. ...................................................................................... 26

Figure 14 : compostage industriel ............................................................................................ 26

Figure 15: le principe de méthanisation ................................................................................... 28

Figure 16 : résidus sortant de l'incinération ............................................................................. 30

Figure 17 : l'impact de l'incinération. pieryjean- ...................................................................... 31

Figure 18 : une usine d'incinération ......................................................................................... 33

Figure 19 : la classification des C.E.T. (OUADJENIA, 2004) ................................................ 34

Figure 20 : coupe schématique d'un C.E.T............................................................................... 34

Figure 21 : coupe schématique d'un C.E.T.............................................................................. 35

Figure 22 : carte d'Algérie et de répartition d'aire d'étude ....................................................... 37

1
Figure 23 : Diagramme Ombrothermique de la zone Nord (Blida). ........................................ 38

Figure 24 : diagramme ombrothermique de la zone semi aride (Bordj Bouarreridj). .............. 39

Figure 25 : diagramme ombrothermique de la zone aride (Biskra). ........................................ 40

Figure 26 : Fumées (à gauche) et lixiviats (à droit) produit par décharges brules. .................. 41

Figure 27 : chiffre clé de déchet de l'Algérie. .......................................................................... 42

Figure 28 : des photos de différent CET de l’Algérie. ............................................................. 43

Figure 29 : évolution de la production des DMA en Algérie (GILLET, 1983 et TAHRAOUI,


2000 et EURL TAD CONSULT, 2007 et KAHILA 2010) .................................................... 45

Figure 30 : table de tri des DMA et utilisation. ........................................................................ 46

Figure 31 : schéma de la table de tri avec plateaux cribles et un plateau récepteur. ................ 48

Figure 32 : composition moyenne annuelle des DMA à Corso (zone nord en 2014). ............. 49

Figure 33 : composition moyenne annuelle des DMA à Bordj Bou Arrriridj (zone semi aride
en 2014). ................................................................................................................................... 49

Figure 34 : composition moyenne annuelle des DMA à Biskra (zone aride en 2014). ........... 50

Figure 35 : composition moyenne nationale en 2014 .............................................................. 50

Figure 37 : evolution de la composition des DMA entre 2010 et 2014. .................................. 51

2
Photo 1: géomembrane (PINEL-RAFFAITIN, 2006 et DIXONA et JONES, 2005). ............ 35

Photo 2 : géotextile (PINEL-RAFFAITIN, 2006 et DIXONA et JONES, 2005). .................. 35

photo 3 : participation à la journée sans voiture le 11/04/2016 (BILLAMI, 2016) ................ 57

Photo 4 : participation à la journée nationale Port Bleu Ghazaouet le 07/05/2016 (BILLAMI,


2016)......................................................................................................................................... 58

photo 5: participation à la journée international de la biodiversité le 21/05/2016 (BILLAMI,


2016)......................................................................................................................................... 58

photo 6 : attestation de participation à la journée internationale de la biodiversité avec


l’association El wissal et aussi nettoyage de la plage MARSA BEN M’HIDI ........................ 59

photo 7 : journée de sensibilisation au Radio de Tlemcen avec Madame LABBAS Karima et


Monsieur SALIM et Monsieur BOUDIA Mustapha (BILLAMI, 2016 ................................... 60

photo 8 : participation à l’Emission « oxygène » en directe radio Tlemcen Le 25/05/2016


(BILLAMI, 2016). .................................................................................................................... 60

photo 9 : participation au Salon national de l’emploi SALAM Tlemcen19/05/2016


(BILLAMI, 2016). .................................................................................................................... 61

photo 10 : le Stand pour la participation au Salon national de l’emploi SALAM


Tlemcen19/05/2016 (BILLAMI, 2016) ................................................................................... 62

photo 12: le cadeau de meilleur micro entreprise innovante 2016 dans la wilaya Tlemcen
22/05/2016 (BILLAMI, 2016). ................................................................................................ 63

photo 11 : attestation de meilleur entreprise innovante dans par Monsieur le secrétaire


générale de la Willaya de Tlemcen (BILLAMI, 2016) ............................................................ 63

photo 13: participation à la journée nationale de l’ouverture de la saison estival 01/06/2016


(BILLAMI, 2016). .................................................................................................................... 64

photo 14 : Première réunion de coordination au niveau du CET Tlemcen pour la mise en place
du tri sélectif au niveau de 3 quartiers pilotes le 01/08/2016 (BILLAMI, 2016). ................... 65

photo 15 : : Opération de sensibilisation « porte à porte » au niveau de quartier Boudghene le


18/08/2016 (BILLAMI, 2016). ................................................................................................ 66

photo 16: affichage pour forme le citoyenne de quartier de Cerisier de déposer les bacs
spéciale pour le tri sélectif (BILLAMI, 2016). ........................................................................ 68

3
photo 17 : quartier Cerisiers avant le nettoyage (BILLAMI, 2016). ........................................ 68

photo 18 : quartiers de Cerisiers après le nettoyage (BILLAMI, 2016). ................................. 69

photo 19: Figure 19 : mise en place les bacs au niveau de quartiers AADL (BILLAMI, 2016).
.................................................................................................................................................. 70

photo 20 : les bacs spéciaux de tri sélectif (BILLAMI, 2016). ................................................ 70

photo 21 : Figure 21 : mise en place des bacs au niveau de quartiers Boudghene (BILLAMI,
2016)......................................................................................................................................... 71

photo 22: Mise en place des bacs de tri sélectif au niveau de quartier Cerisiers (BILLAMI,
2016)......................................................................................................................................... 71

photo 23 : résultats de suivie de quartier de Cerisiers bacs spéciales de carton (BILLAMI,


2016)......................................................................................................................................... 72

photo 24: résultats de suivie de quartier de Cerisiers bacs spéciales de plastique (BILLAMI,
2016)......................................................................................................................................... 73

photo 25 : Opération de sensibilisation au niveau du quartier Ain Nedjar Tlemcen le 10


septembre 2016 (BILLAMI, 2016). ......................................................................................... 74

4
Sommaire

1. Définitions sémantiques des concepts .............................................................................. 12

2. Déchet ................................................................................................................................... 14

2. Définitions et identification des différents types de déchets ............................................ 15

3. Principe de gestion des déchets ........................................................................................ 17

3.1. Histoire de la gestion des déchets ................................................................................. 17

4. Classification des déchets................................................................................................. 18

5. Impacts des déchets et leurs valorisations ........................................................................ 18

6. Définition fonctionnelle des déchets ................................................................................ 21

7. Approche théorique de la gestion des déchets : les principes de la gestion durable ou


« hiérarchie » de la gestion intégrée des déchets...................................................................... 21

8. Les étapes de la gestion des déchets solides .................................................................... 23

8.1. Traitement des déchets .................................................................................................. 23

8.2. Valorisation des déchets ................................................................................................ 24

8.3. Techniques de compostage............................................................................................ 25

9. La règlementation ............................................................................................................. 29

10. Valorisation énergétique ............................................................................................... 30

11. L’incinération ................................................................................................................ 30

11.1. Elimination des déchets : Centre d’enfouissement technique (décharge contrôlée) . 33

11.2. Formes des CET ........................................................................................................ 35

Les modes et techniques d’enfouissement ............................................................................... 35

chapitre 2 : synthèse bibliographie

1. territoire & population .......................................................................................................... 37

2. principaux traits du climat de l’algérie ................................................................................. 38

Zone Nord ................................................................................................................................ 38

5
Zone semi-aride ........................................................................................................................ 39

Zone aride ................................................................................................................................. 39

3. gestion des dma en algérie ................................................................................................... 40

4. cadre politique, légal & institutionnel .................................................................................. 44

5. stratégie, plans d’action & priorités ..................................................................................... 45

6. évolution de la composition des dma ................................................................................... 45

7. méthode et déroulement de l’opération de 2014 .................................................................. 46

7.1. Méthode ............................................................................................................................. 46

7.2. Équipement........................................................................................................................ 47

7.3. Procédure de tri ................................................................................................................. 48

8. Résultats et discussions ........................................................................................................ 48

Zone Nord : CET de Corso ...................................................................................................... 48

Zone semi-aride : CET de Bordj Bou Arreridj ......................................................................... 49

Zone aride : CET de Biskra ...................................................................................................... 50

1.1. Composition moyenne annuelle pour 2014 ................................................................... 50

Constat :............................................................................................................................ 50

Constat :............................................................................................................................ 50

Comparaison avec les résultats de la campagne de caractérisation de 2010 ............................ 51

9. caractéristiques physiques .................................................................................................... 52

Masse volumique...................................................................................................................... 52

Humidité ................................................................................................................................... 52

MVS (perte au feu) ................................................................................................................... 53

 Cendre (%) ............................................................................................................. 53

 Carbone (%) ........................................................................................................... 54

Conclusion ................................................................................................................................ 54

6
chapitre 03 : Résultats

1. Programme de sensibilisation........................................................................................... 57

1/ Journée sans voiture le 11/04/2016 ...................................................................................... 57

02/ Journée national Port Bleu Ghazaouet le 07/05/2016 ........................................................ 57

3/journée international de la biodiversité le 21/05/2016 .......................................................... 58

4/ Emission « oxygène » en directe radio Tlemcen Le 25/05/2016 ......................................... 59

5/ Salon national de l’emploi SALAM Tlemcen19/05/2016 ................................................... 61

6/ meilleur micro entreprise innovante 2016 dans la wilaya Tlemcen 22/05/2016.................. 62

5/ Eboueurs de la mer Marsa Ben M’hidi le 27/05/2016 ......................................................... 64

6/ Journée national de l’ouverture de la saison estival 01/06/2016 .......................................... 64

7/ Première réunion de coordination au niveau du CET Tlemcen pour la mise en place du tri
sélectif au niveau de 3 quartiers pilotes le 01/08/2016 ............................................................ 65

8/ Participation à une émission radio en direct pour sensibiliser les habitants des 3 quartiers
concernés par le tri sélectif avec tous les intervenants/ le 11/08/2016 ..................................... 66

9/ Opération de sensibilisation « porte à porte » au niveau des 3 quartiers concernés du


15/08/2016 au 25 Aout 2016 .................................................................................................... 66

10/Campagne de nettoyage du quartier des cerisiers avant la mise en place des bacs de tri le
26/08/2016 ................................................................................................................................ 67

11/ Mise en place des bacs de tri sélectif au niveau des 3 quartiers le 31/08/2016 ................. 69

12/ Suivi, contrôle et évaluation quotidienne de cette opération et l’exploitation des résultats
du processus du 1/9/2016 à nos jours ....................................................................................... 72

13/ Opération de sensibilisation au niveau du quartier Ain Nedjar Tlemcen le 10 septembre


2016 .......................................................................................................................................... 73

7
8
Les déchets solides sont les produits de notre consommation quotidienne et leur augmentation
suit l’évolution de la population. Or le siècle passé s’est caractérisé par une explosion
démographique sans précédent avec pour conséquence une augmentation exponentielle des
déchets produits. Mais, ces déchets ne représentent un fléau que si leur gestion n’est pas
maitrisée (collecte, transport, traitement, recyclage, enfouissement ….). Alors, dans ce cas,
les conséquences se répercutent sur beaucoup de secteurs notamment celui de
l’environnement, l’économie et surtout sur la société elle-même. Et, en raison des dégâts qu’a
subis ce dernier (pollution de l’air, du sol et de l’eau induisant la dégradation des ressources
naturelles et l’apparition des maladies), la vie de l’homme est menacée.

De même d’ailleurs que celle du cadre de vie qui subit aussi de plein fouet les conséquences
de la mauvaise gestion des déchets solides.

Pour démontrer comment se manifeste l’impact des déchets sur le paysage et sur citoyen nous
avons pris comme exemple la ville de Tlemcen ; classée cinquième ville d’Algérie. Son
histoire n’est pas récente, mais depuis sa fondation, beaucoup de changements sont intervenus
dans cette agglomération, comme l’urbanisation rapide induite par une augmentation
galopante de la population.

Ce dernier phénomène auquel est liée l’augmentation des déchets solides, n’est
malheureusement pas sans séquelles sur la vie du citoyen.

Dès lors, le but a été de déterminer les facteurs qui entrent en cause dans la prolifération des
déchets et montrer la part de responsabilité des gestes quotidiens du citoyen. En plus ce travail
présent un intérêt écologique et aussi économique et sociologique

Les déchets solides constituent un problème majeur pour l’environnement de cette ville. Les
effets néfastes de cette pollution se répercutent sur la santé de l’homme par la prolifération de
régression des niveaux de vie de l’individu. Pour cela quelle sont les méthodes implique pour
la meilleur gestion, et on utilise quelle moyenne ? Le problème posé dans cette étude est ce
que le citoyenne va réagir pour changer la situation de notre environnement et fait la premier
initiative pour le changement et accepte la gestion de déchets? .

9
L’enjeu environnement du développement durable a pour objectif de mettre en œuvre des
actions au quotidien pour réduire le gaspillage et amélioration le cadre social.

L’objectif de notre concept principal qui est les trois R (réduire, réutiliser, recycler) est
d’arriver un jour à mettre au point gestion qui aboutira à concevoir des villes « zéro déchet ».

Le document est structure de trois chapitres :

 Premier chapitre définis le système fonctionnel de gestion de déchets et leur impact


sur l’eau, sol, l’air,
 Deuxième chapitre présente la gestion de déchets dans différent climats, en prenant en
compte le nombre de population et la croissance démographique,
 Troisième chapitre est un travail purement socio-écologique qui consiste à étudier et à
développer notre recherche a sein de la société elle- même afin de changer leur point
de vue surtout leurs habitudes qui vise à améliore notre concept de gestion.

10
11
Tout au long de ce chapitre, nous avons tenté de mettre en lumière quelques définitions
des déchets et de tout ce qui s’y rapporte afin d’essayer de lever le voile sur cette notion un
peu ambigüe, et ainsi pouvoir plus tard déterminer comment se manifeste l’impact des déchets
sur le paysage. Nous avons aussi donné des définitions à d’autres concepts. Le paysage est le
fruit de la perception d’une réalité tangible. La perception est subjective et dépend de la
société dont l’individu est issu, de sa culture et de son background cognitif, ces derniers
influencent la représentation mentale que nous faisons de l’objet perçue, en l’occurrence dans
le cas de notre étude les déchets.

Nous espérons, au terme de ce chapitre, avoir fait le tour des concepts fondamentaux ce
qui permettra de mieux comprendre par la suite l’impact des déchets solides et l’impact des
organismes de traitement et valorisation (réglages, etc…)

1. Définitions sémantiques des concepts

Le mot « Environnement », d’origine anglaise, employé dès le XVIe siècle pour


signifier ce qui environne, ce qui est autour de. Ce mot s’est substitué peu à peu au mot «
milieu » vers la fin du XIXe siècle. Aujourd’hui, il est considéré (dans sa définition générale)
comme un ensemble des caractéristiques physiques, chimiques et biologiques des
écosystèmes plus ou moins modifiées par l’action de l’homme. Plusieurs définitions ont été
proposées pour le mot «Environnement».

L’Environnement est : « Un ensemble des conditions physiques, chimiques et


biologiques ainsi que des facteurs sociaux qui régissent la vie de l’homme» (SYLVAIN,
1990).

QUIRION et BOURDEAU ont défini l’Environnement comme: « Un ensemble, dans le


temps et dans l’espace, des facteurs biotiques et abiotiques susceptibles d’avoir des
conséquences directs ou indirects, immédiates ou à long terme, et d’exercer des pressions de
sélections sur les organismes vivants ».

MARCEL et PARE, (1993) de leur côté, définissent L’Environnement comme : « Un


ensemble d’agents physiques, chimiques et biologiques et des facteurs sociaux susceptibles

12
d’avoir un effet direct ou indirect, immédiat ou à long terme sur les êtres vivants et les
activités humaines ».

Une autre définition a été proposée par le Bureau d’Audiences Publiques sur
l’Environnement (BAPE, 1998) : « Une notion élargie. Il ne s’agit plus seulement de
considérer la dimension biophysique de l’environnement, mais d’intégrer également l’aspect
socioculturel ».

Dans le domaine de l’architecture et de l’urbanisme, pour JEAN GODIN (1972) le Mot


environnement procure un sens différent : « L’environnement ne se résume plus seulement au
milieu géographique ettypographique d’une construction mais, bien au contraire, débouche
sur tous les éléments sociologiques, humains, économiques et artistiques impliqués dans une
construction ; bref, sur tous les champs d’action des sciences humaines qui ont un rapport plus
au moins étroits avec l’art de bâtir ».

 Définition de l’écosystème

Selon la Convention pour la Diversité Biologique, c’est : «le complexe dynamique formé de
communautés de plantes, d'animaux et de microorganismes et de leur environnement non
vivant qui, par leur interaction, forment une unité fonctionnelle».

«Système dynamique de plantes, d’animaux et d’autres organismes ainsi que des


éléments abiotiques du milieu fonctionnant comme une unité indépendante ».

L’écosystème est ainsi une : «Unité fonctionnelle de base en écologie, association


dynamique de deux composantes en constante interaction : un environnement physico -
chimique, géologique et climatique (le biotope) et un ensemble d'êtres vivants caractéristiques
(la biocénose) ».

J. PELT, Président de l'Institut Européen d'Ecologie (IEE), accorde à la ville une


approche éco systémique : «La ville est en effet un écosystème. Quand vous intervenez sur un
endroit, c'est l'ensemble qui se déséquilibre. L'habitat est liéau commerce, lui-même lié aux
transports. C'est un fonctionnement très éco-systémique. A nous de ne pas le perturber».

13
2. Déchet

 Le déchet un problème de société riche qui dilapide ses ressources naturelles


sans se soucier de son environnement, ni de son avenir…

« La planète produit aujourd’hui en moins de deux semaines l’équivalent de la production


matérielle de toute l’année 1900 ».

« Les décharges représentent les coulisses du développement, là où tous ses excès, ses
violences, ses gaspillages de ressources naturelles se révèlent dans le aspect le plus cru et le
plus dérisoire ».

La protection de l'environnement devient de plus en plus une préoccupation collective. La


question des déchets est quotidienne et touche chaque être humain tant sur le plan
professionnel que familial. En qualité de consommateur, producteur, usager du ramassage des
ordures et trieur de déchets recyclables, citoyen ou contribuable, chacun peut et doit être
acteur d'une meilleure gestion des déchets, donc comment se fait la gestion et tri des déchets
et quel est son utilité ?.

 Définitions des déchets

 Le Grand Larousse Universel englobe sous le vocal déchet « les matériaux qui sont,
soit rejetés comme n’ayant pas une valeur immédiate, soit laissés comme résidus d’un
processus ou d’une opération »

 L’article 3 de La Loi N°01-19 du 12 décembre 2001 relative à la gestion, au contrôle


et à l’élimination des déchets définit les déchets comme « tout résidu d’un processus
de production, de transformation ou d’utilisation et plus généralement toute substance,
ou produit et tout bien meuble dont le propriétaire ou le détenteur se défait, projette de
se défaire, ou dont il a l’obligation de se défaire ou de l’éliminer »

Selon le code de l’environnement

Tout résidu d'un processus de production, de transformation ou d'utilisation, toute substance,


matériau, produit ou plus généralement tout bien, meuble abandonné ou que son détenteur
destine à l'abandon.et qui sont de nature µa produire des effets nocifs sur le sol, la flore et la
faune, a dégrader les sites ou les paysages, à polluer l'air ou les eaux, a engendrer des bruits

14
ou des odeurs, et d'une façon générale, à porter atteinte à la sante de l'homme et a
l'environnement «Cette définition est valable quelle que soit la nature physico-chimique des
déchets.

 Définitions de la gestion des déchets

Des opérations de prévention, de pré collecte, de collecte, de transport et toute opération de


récupération, de tri, de valorisation et de traitement, jusqu'au stockage des résidus, y compris
la surveillance de ces opérations et celle des sites après leur fermeture

La gestion des déchets désigne l'ensemble des opérations et moyens mis en œuvre pour
limiter, recycler, valoriser ou éliminer les déchets, c'est-à-dire des opérations de prévention,
de pré-collecte, collecte, et transport et toute opération de tri, de traitement, jusqu'au stockage
(GERARD, 1999 FENWEI et GANG, 2006).

Figure 1 : les types de déchets

2. Définitions et identification des différents types de déchets

 Les déchets dangereux

Ensemble des déchets chimiques présentant un fort pouvoir de pollution toxique et ceux de
l’industrie nucléaire par leur toxicité et leur nocivité, ces déchets peuvent avoir des
répercussions sur l’environnement et la santé des personnes (ils peuvent être explosifs, nocifs,
cancérogènes…). Exemples: Déchets chimiques, Déchets explosifs, Déchets Radioactifs,

15
DTQD: déchets toxiques DEEE: déchets des équipements électroniques et électriques Autres
déchets dangereux (BALLESTER, 1992 GERARD, 1999)

Attention : ils doivent être éliminés dans des filières spécialisées

Figure 2 : déchets dangereux Figure 3 : le déchet chimique

 Les déchets non dangereux

Ce sont les déchets "banals" des entreprises, souvent assimilés aux ordures ménagères car ils
présentent les mêmes composants et ont des modes de traitement ou des conditions
d’élimination similaires (BALLESTER, 1992 GERARD, 1999).

Par exemple : matières plastiques (PVC, PE, polystyrène, ...), bois non traités, métaux, films
plastiques, palettes, cartons, emballages non souillés, .Ils peuvent être éliminés dans des
filières spécialisées, ou valorisés dans des filières de valorisation matière ou énergie Exemple
: cartons, emballages métalliques ou plastiques non souillés, bidons, palettes …
(BALLESTER, 1992 GERARD, 1999).

Figure 4 : les déchets non dangereux et les déchets inertes

 Les déchets inertes

Ce sont tous les déchets qui ne subissent aucune modification physique, chimique ou
biologique importante, qui ne se décompose pas, ne brûle pas, ne produisent aucune réaction
physique ou chimique, ne sont pas biodégradable et n’ont pas d’effet sur l’environnement ou
la santé de l’homme. Ils peuvent être stockés directement sur le sol sans prescriptions
particulières ou en centre de stockage. Exemple : Les bétons, les tuiles et céramiques, les

16
briques, les déchets de verre, les terres non polluées et sans mélange (BALLESTER, 1992
GERARD, 1999)

3. Principe de gestion des déchets

Il y a plusieurs principes qui guident la gestion des déchets dont l'usage varie selon les pays
ou les régions. La hiérarchie des stratégies (règle des trois R) :

• Réduire / Recycler / Réutiliser (FENWEI et GANG, 2006)

3.1. Histoire de la gestion des déchets


Tableau 1: histoire de la gestion des déchets

1- Dans l’antiquité 2- Au moyen âge et à la renaissance

Les déchets étaient pratiquement tous organiques Durant cette période, beaucoup de personnes quittaient
dans la mesure où il n’y avait pas d’emballage à la campagne pour la ville où les règles élémentaires
l’époque. Toutefois quelques grandes villes, telle d'hygiène n’existaient pas encore. Les habitants
que Rome qui comptait déjà à cette époque un jetaient leurs déchets ainsi qu’excréments dans les rues
million d’habitants, connaissaient un certain nombreet les cours d’eau les plus proches, ce qui rendit les
de problèmes dus à la grande quantité de déchets villes sales et malodorantes. Cela favorisa fatalement
produites. Ainsi, dans le but de répondre aux l’apparition d’épidémies telles que le choléra. Malgré
besoins de la population, les autorités de l’époque les tentatives des autorités pour améliorer la situation
avaient fait installer des fosses qui faisaient en créant des puits où chacun devait déverser ses
déchets, les gens ne respectaient pas ces règles.
office de décharges publiques qui étaient les Evidemment, les gens étaient beaucoup plus
premières dans leur type. Elles étaient déposées en préoccupés par leur survie que par la gestion des
dehors des villes pour éviter les émanations des déchets
mauvaises odeurs.

3- Au XVIIème siècle 4- Au XVIIIème siècle

Le traitement des déchets devint une action naturelle L’augmentation de l’exode rurale et, par conséquent,
des populations. Cela grâce à l’apparition du métier l’augmentation des déchets, rendit les villes
de chiffonnier. Ainsi les résidus d’artisanat étaient préindustrielles de véritables gisements de matières
récupérés et les métaux refondus, les vieux chiffons premières. Ce phénomène s’accentua après la
et papiers transformés en pâte à papier : c’était là les révolution industrielle entrainant l’apparition d’un
prémices du recyclage. En ce qui concerne les autre métier, en plus de celui de chiffonnier, à savoir
résidus organiques, ils étaient envoyés en celui de vidangeur. Ce dernier s’occupait de la
compagne, où les agriculteurs les utilisaient comme récupération des matières organiques pour les
engrais ou comme nourriture pour leurs animaux. revendre aux paysans et agriculteurs. Il se chargeait
aussi de vidanger les fosses destinées aux excréments
humains une fois pleines et transportait leurs contenus
vers les décharges qui se situaient en dehors des villes.

5- Fin du XIXÈME siècle 6- Au XXÈME siècle

Cette période marque un tournant dans l'histoire des Dans certains pays, l’incinération s’est développée à

17
déchets car les autorités commencèrent à intervenir cause des difficultés à trouver des sites de décharge.
davantage dans la gestion des déchets. En 1883, le L’incinération est capable de traiter des quantités
Préfet de Paris, Eugène Poubelle (1831-1907), importantes de déchets. Cependant, ce traitement a de
obligea tous les propriétaires d'immeubles à avoir nombreuses conséquences environnementales à cause
des récipients spéciaux pour y déposer leurs ordures des émanations de gaz toxiques qui étaient produits
ménagères avant que celles-ci ne soient ramassées lors de l’opération d’incinération. Dans d’autre pays,
par les services qui s’occupaient de la collecte. Paris on préféra la création de lieux d'enfouissements
mis en place un centre de traitement des déchets très sanitaires comme mode d’élimination en
performant. Les déchets y étaient amenés dans des remplacement des décharges publiques. D’autres pays
voitures qui étaient chargées de la collecte, puis cependant virent en les déchets, une source à exploiter
vidés dans une fosse où une autre équipe s’occupait au lieu de leur élimination traditionnelle. Cela
de les trier (papiers et chiffons, tôles et ferrailles, le nécessitait évidemment le recours à plusieurs procédés
reste étant broyé et transformé en engrais) innovants

4. Classification des déchets Déchets solides


Déchets liquides
Déchets gazeux
Selon leur nature

Selon le mode de Déchets inertes


traitementet Déchets banals
d’élimination Déchets spéciaux
Classification des Déchets ultimes
déchets
Selon le comportement Déchets inertes
et les effets sur Déchets fermentescibles
l’environnement Déchets toxiques

Déchets industriels
Selon leur origine Déchets urbains
Déchets hospitaliers
Déchets d’agriculture
Figure 5 : la classification des déchets (HAMZAOUI, 2011).

5. Impacts des déchets et leurs valorisations

 Impacts sur l’environnement

Les déchets constituent un risque grave de contamination des eaux de surfaces et des
eaux souterraines par infiltration des lixiviats ou par rejet des eaux de recyclage.

18
Les déchets fermentescibles se mélangent avec de l’eau de pluie et cette réaction
produit un carbone organique qui peut provoquer les pluies acides. Par suite ces pluies acides
polluent les différentes sources de l’eau comme les rivières, fleuves, océans.

Pollution des espaces naturels périphériques en raison du rejet des produits toxiques non
assimilables, les déchets industriels rejetés dans les lacs, rivières, mers, qui ne sont pas
éliminés de façon judicieuse peuvent engendrés la pollution de ces cours d’eau et par
conséquent la contamination de l’eau potable et la prolifération d’algues causant des dégâts à
la flore et à la vie animale.

Le brûlage anarchique des déchets tels que les pneus, les ordures ménagères et des
déchets de toutes sortes, constituent des facteurs polluants de l'air.

Dégagement de fumées, de gaz nocifs et des odeurs nauséabondes

Gêne par les poussières et les éléments légers facilement transportés par le vent ce qui
provoque une mauvaise visibilité

Très grand risque d’incendie dû à la présence de gaz inflammables.

Destruction du paysage

Figure 6 : décharge non contrôle

 Impacts sur la santé

19
Les ordures attirent les insectes et les animaux, ce qui favorise la diffusion de maladies graves
telles que la rage, …

La pollution des cours d’eau rendent les communautés vulnérables aux maladies hydriques
telles que la fièvre typhoïde, la dysenterie ainsi qu’aux infections dues aux substances
toxiques pouvant se trouver dans les décharges tel que le mercure…

Les substances toxiques rejetées dans l’atmosphère contribuent à la pollution de l’air et à


l’incidence accrue des maladies respiratoires chez les gens, en particulier dans les zones
urbaines.

De plus, les objets tels que le verre peuvent présenter un danger à la sécurité des gens et des
animaux

 Impacts sur l’économie


 La contamination des sols peut réduire leur viabilité pour les besoins de la production
alimentaire,
 la réduction du potentiel touristique,
 La baisse de rendement dans les champs agricoles environnant.

Figure 7 : la dure de vie des déchets


Source :https://www.agglopoleprovence.fr/agglopole_provence/menu_principal/vivre/ge
stion_des_dechets/pourquoi_et_comment_reduire_nos_dechets/l_impact_des_dechets_a
bandonnes_dans_la_nature

20
6. Définition fonctionnelle des déchets

Le déchet est considéré comme un flux de matière issu d'une unité fonctionnelle, celle-ci
représentant une activité ou un ensemble d'activité.

Figure 8 : le cycle d'un déchet :http://fr.slideshare.net/mlti/déchets

Les résidus sont eux composés des résultats non recherchés issus de l’activité. Parmi ces
résultats non désirés, on retrouve les éléments du milieu naturel transformés par l'activité (des
effluents, des nuisances (bruit), de l'énergie (pertes énergétiques) et des déchets) qui
correspondent à l'ensemble des éléments matériels non assimilables directement avec les
éléments du milieu naturel.

3) En entrée de l'unité fonctionnelle, on peut identifier plusieurs flux : matières premières,


énergie et éléments de l'environnement : eau, air, sol.

Les produits correspondent, de la manière la plus générale au résultat recherché dans le cadre
de l'unité fonctionnelle. Il peut s'agir d'un résultat matériel (objet, matière, énergie) ou
immatériel (déplacement, information, alimentation, loisir...).

7. Approche théorique de la gestion des déchets : les principes de la


gestion durable ou « hiérarchie » de la gestion intégrée des déchets

 Réduction des sources consommées moins pour réduire le volume des déchets que
nous créons.

21
 Réutilisation réemployer un matériau ou une production vouée à devenir un déchet (au
moins temporairement), en utilisant à nouveau ce produit à son usage initial ou en
trouvant un usage différent (cela implique que les produits soient conçus pour être
réutilisés et dépourvus de substances dangereuses)
 Recyclage récupérer : Collecte, traitement, marché et réfabrication matières déjà dans
le circuit des déchets. Composter : Processus biologique naturel pour convertir les
déchets en matière organique utile appelée humus.
 Elimination finale Convertir en énergie : Incinération des déchets solides pour générer
de la chaleur (vapeur) ou de l’électricité. Incinérer : Incinération des déchets solides
dans des conditions où la température et les rejets gazeux (émissions dans l’air) sont
contrôlés.

Mettre en décharge: Elimination contrôlée dans laquelle les déchets sont compactés et
recouverts d’un sol, les lixiviats retraités et les nappes phréatiques et les sols protégé
(FENWEI et GANG, 2006 et ALOUEIMINE, 2005.)

Figure 9 : la politique de zéro déchet.

Source : http://www.feve-vendee.org/articles/gestes_quotidiero-dechet.htm (FENWEI et


GANG, 2006 et ALOUEIMINE, 2005.)

22
8. Les étapes de la gestion des déchets solides

Figure 10 : les étapes de la gestion du solide

(http://fr.slideshare.net/dechets)

8.1. Traitement des déchets


ETAPES DE LA GESTION DES DÉCHETS

Pré collecte

Collecte

Traitement Traitement biologique Valorisation


thermique
• Compostage • Valorisation matière
• Incinération • Méthanisation • Valorisation
• Pyrolyse énergétique

Mise en décharge
Contrôlée ou centre
d’enfouissement technique

Figure 11 : les étapes de la gestion des déchets

23
8.2. Valorisation des déchets

 La valorisation est un ensemble de procédés visant à obtenir, à partir de déchets, des


matériaux réutilisables ou de l'énergie Selon la loi 01-19 la valorisation des déchets est
toutes les opérations de réutilisation, de recyclage ou de compostage des déchets
 Valorisation de la matière La valorisation de la matière consiste à introduire en
entier ou en partie de la matière déjà existante dans un nouveau processus de
production. La valorisation de la matière ne concerne pas seulement les déchets
provenant de collecte sélective. Les métaux issus de l’incinération, les déchets
provenant des déchetteries ainsi que les encombrants font également l’objet d’un
traitement en valorisation de la matière.
 Avantage de la valorisation de la matière

Tableau 2 : avantage de la valorisation

Sur le plan économique Sur le plan écologique

Réduire l’exploitation des matières Diminuer les quantités de déchets à stocker


premières
Sauvegarder l’environnement et réduire les
Créer de nouveaux secteurs d’économie risques sanitaires
offrant des emplois
-Réduire le volume des déchets.
S’en servir comme source d’énergie
renouvelable -Augmenter la durée de vie des décharges
Contrôlées.
Diminuer l’épuisement et l’importation des
Ressources naturelles par l’utilisation des -Amendement des terres agricoles (compos).
Déchets comme matière première
secondaire -Eviter la contamination des eaux

-Diminuer les coûts de transformation de la -Eviter la pollution du sol.


Matière première en produit fini
-La baisse du taux des maladies
-Créer des emplois et baisser le taux de

Chômage (exemple : usine de compostage)

-Produire de la chaleur et de l’électricité

Source : conception auteur information prise MEDAFER Fatima , KHEMISSI


Redouaneop. citpp31

24
 Valorisation organique

La valorisation organique permet la récupération de la matière organique en vue de la


valoriser comme amendement organique (compost) similaire à l’humus pour les sols. la
valorisation organique peut mettre en œuvre deux procédés :

 Le compostage

 La méthanisation

-Le compostage : Le compostage est un processus biologique dans lequel les déchets
organiques, en présence d’eau et d’oxygène, sont transformés par les micro-organismes du sol
en un produit stabilisé et hygiénique appelé compost (HUANG et LIU, 2007).

Ce procédé produit aussi du gaz carbonique et de la chaleur, On distingue :

 Le compostage individuel réalisé par les ménages

 Le compostage de proximité dans des installations simples

 le compostage industriel dans des installations de moyenne ou grande capacité


(MAZZARINO et LAOS, 2007)

Figure 12 : compostage en bac ou en silo.

8.3. Techniques de compostage

 Compostage en tas,
 Compostage en bac ou en silo,
 Compostage de surface ou mulching,

25
 Lombricompostage (vermicompostage) (BELAÏB, 2012).

Figure 13 : prossecus de compostage.

 Compostage industriel

1°étape : Réception des matières organiques et stockage

2° étape : Préparation des déchets (tri, broyage)

3° étape : Fermentation

4° étape : Criblage (BELAÏB, 2012).

5° étape: Maturation et stockage (LOUAI, 2009).

Figure 14 : compostage industriel

Source :http://www.bioalaune.com/fr/actualite-bio/8580/faire-son-compost-soi-
memehttp://www.google.dz/url?sa=i&rct=j&q=&esrc=s&source=images&cd=&docid=5e7AEDbGosIiM&tbnid=8xE
wgEpE8y57M:&ved=0CAcQjRw&url=http%3A%2F%2Fcompost.compredrechoisir.com%2Fcomprendre%2Flomb
ricompostage&ei=iQcvVO2AFMzYPIeSgXg&psig=AFQjCNHjeJuse_In60-
Khcyrxt6p_BZ0JQ&ust=1412453818176570

26
Tableau 3 : les avantages et les inconvénients du compostage (LOUAI, 2009)

Avantages

Le compostage est défini comme la transformation des matières organiques par leur décomposition en
compost (excellent engrais) qui peut améliorer la texture et la fertilité du sol. Ce produit stimule
l'activité microbienne, apporte aux plantes les éléments nécessaires µa leur croissance et facilite la
circulation de l'eau et de l'air dans le sol. L'engrais organique peut être employé au lieu des engrais
chimiques, il facilite le sol pour cultiver. Outre l'intérêt agronomique de compostage, cette technique
est un moyen efficace pour la gestion des déchets puisqu'elle réduit de moitié la quantité des déchets
ménagers destines actuellement µa l'enfouissement, environ 40 à 70% du taux total de déchets solides
peuvent être compostes. Alors il permet la réduction de la quantité et de la nocivité des déchets à
éliminer, et par la suite le prolongement de la durée de vie des sites des décharges publiques. Alors
avec le compost, nourris la terre, ne nourris pas la décharge.

Inconvénients

L'intérêt du compost est parfois critique par certains spécialistes qui contestent sa faible valeur
nutritive minérale (teneur en azote, acide phosphorique et potasse) par rapport aux engrais chimiques.
De même, les effets du compost, agissant sur la structure des sols, et par sa fertilité, sont perceptibles
sur le moyen et le long terme seulement, contrairement aux engrais chimiques qui agissent sur le court
terme (l'année de la récolte).

Sur le plan commercial, le compost est ainsi souvent pénalise par rapport aux engrais, et a une valeur
marchande plus faible. Par ailleurs, le compost urbain source du discrédit cause par la
commercialisation de produits de mauvaises qualités (défaillance du système de contrôle du processus
de compostage, absence d'un système efficace de tri des déchets, présence de débris de matières non
organiques, etc.).

Une autre critique réside dans le risque de contamination par des substances toxiques (métaux lourds)
en cas de mauvais contrôle des conditions et des paramètres de compostage. Le risque augmente alors
considérablement en cas d'utilisation du compost pour l'amendement d'un sol à pH acide (risque de
solubilisation et par la suite de migration des métaux lourds vers la partie aérienne des plantes).

 La méthanisation

C’est un traitement biologique anaérobie des déchets fermentescibles au sein d’une cuve
appelée « digesteur ». Il conduit à la production d’un digestat qui peut être utilisé comme
amendement organique et d’un gaz, le biogaz, qui peut être valorisé sous forme d’énergie
(chaleur, électricité,…) (PINEL-RAFFAITIN, 2006 et MOLETTA, 2005 et JOHN et
ROBERT, 2001)

27
Figure 15: le principe de méthanisation

28
Tableau 4 : les avantages et les inconvénients du méthanisation (LOUAI, 2009)

Avantages inconvénients

 C’est un processus naturel qui nécessite moins Le biogaz est explosif, corrosif et toxique,
d'espace que le compostage aérobie ou l'enfouissement ces risques d'intoxication se rapportent
surtout à la présence d'hydrogène sulfuré
 Réduit considérablement le volume et le poids des qui peut exister en quantité importante
déchets à enfouir

 Réduit les émissions de gaz à effet de serre et la


pollution atmosphérique La digestion anaérobie coûte plus cher que
l'enfouissement, l'incinération ou le
 Élimine les odeurs compostage

 Produit un compost propre et riche en matières


nutritives utilisables en agriculture

 Permet un temps de séjour de 20 jours, contre


plusieurs mois pour la technique du compostage

 Traitent efficacement les déchets organiques


graisseux ou très humides, non composables en
l'état

 Permet une économie de l'énergie d'origine fossile


et peut servir à la production d'électricité, la
production de chaleur éventuellement utilisable
pour le chauffage

9. La règlementation

• La méthanisation permet de répondre aux objectifs de valorisation et de réduction de


la nativité des déchets imposent par la règlementation

• -la directive 1999/31/ce de l’avril 1999:précise qu’au plus tard en 2017 « la quantité
de déchets municipaux biodégradables mis en décharge doit être réduite de 35% en
poids de la totalité des déchets municipaux biodégradables produite en 1995 »

• -la circulaire du 28 juin 2001: relative à la gestion des déchets organiques introduit les
principes qui fondent une valorisation biologique sure et durable des déchets
organiques « intégration dans un systèmes durable de gestion des déchets, qualité
irréprochable des amendements et des fertilisants organique issus de composts et de

29
digeste, reconversion ou réhabilitation des installations de tri-compostage sur fraction
résiduelle des ordures ménagers

10.Valorisation énergétique

La valorisation énergétique consiste à exploiter le potentiel énergétique des déchets sous


forme de chaleur ou d'électricité ou les deux simultanément (cogénération) C’est une source
d’énergie.“Renouvelable” tant que nous produirons des déchets, C’est une énergie dont le
coût est faible, C’est une source d’énergie qui contribue à la réduction de l’effet de serre

11.L’incinération

L'incinération est un mode de traitement thermique des déchets solides qui consiste à la
combustion de ces déchets dans des fours spécifiques. Ce mode de destruction par le feu
permet de réduire fortement le volume et le poids de résidu en les transformant en gaz, en
chaleur et en matériaux inertes (cendres et mâchefers). (Vandecasteele et Gerven, 2002)

On distingue trois types d’usine d’incinération

•Incinérateurs à lit fluidisé ou à grille sont grands et sont conçus pour valoriser l’énergie
produite lors de la combustion

• Les incinérateurs modulaires sont plus petits et brûlent tous les déchets, ils sont assemblés
dans une usine et coûtent moins cher à construire

•Les incinérateurs à combustible dérivé des déchets, seule la fraction combustible des déchets
est brûlée.

Figure 16 : résidus sortant de l'incinération

30
-Le problème de l’incinération : la production de rejets hautement toxiques Lorsqu'on
incinère 1 tonne de déchets, on obtient :

• Des cendres sous chaudière hautement toxiques. Elles sont dirigées vers une décharge
spéciale classe I pour produits hautement toxiques

• 280 à 350 kg de mâchefers toxiques. Ils devront être placés en décharge de classe II, les
mêmes que celles des déchets ménagers classiques ;

• Plusieurs centaines de kilogrammes de gaz chargés de divers polluants, qui sont


normalement filtrés par le système (mais pas toujours comme en témoignent de
nombreux exemples récents)

• L’incinération génère trois types de production :


• -De la chaleur et de la vapeur
• -Des mâchefers, résidus solides de la combustion des déchets, restant en sortie basse de
four

-Des poussières, cendres volantes et résidus de traitement des gaz, récupérés en sortie
haute de four (on les appelle les REFIOM : résidus de l'épuration des fumées de
l'incinération des ordures ménagères). Ils sont évacués vers les centres d’enfouissement
technique de classe I

Figure 17 : l'impact de l'incinération. pieryjean-

http://fr.slideshare.net/mi/dechets 3

31
Tableau 4 : Tableau 6:les avantages et les inconvénients de l'incinération (LOUAI, 2009)

Avantages

Permettre une forte réduction du volume des déchets solides qui doivent être mis en décharge
Prévenir ou réduire les effets des déchets dangereux sur l'environnement et les risques qui en résultent
pour la sante publique et éviter la contamination microbienne ; Elle constitue ainsi un mode de
valorisation énergétique non négligeable et contribue ainsi µa minimiser les consommations de
ressources énergétiques ; La chaleur produite par l'incinérateur peut être utilisée pour chauffer les
industriels voisins ou pour le chauffage urbain ou même produire de l'électricité pour alimenter les
systèmes électriques de l'installation et dans certains cas, peut alimenter des maisons ou des bâtiments.

Inconvénients

L'incinération des déchets solides a été considérée pendant longtemps comme une solution miracle.
Aujourd'hui, on sait que cette option de gestion comporte plusieurs inconvénients.

Si l'incinération fait disparaitre les déchets, la matière n'est pas pour autant détruite elle a juste change
de forme, ce qui peut être parfois beaucoup plus toxique que les matériaux initiaux. En effet, les
déchets contiennent divers matériaux naturels ou synthétiques organiques (papier, plastiques, textiles,
déchets de cuisine, déchets de jardin et autres) et inorganiques (verre, métaux et divers autres
composants). Chacun de ces différents composants contient une quantité de métaux lourds qui est
toxique a certaines concentrations tels que le plomb, le cadmium, le chrome, etc.

En dehors des métaux lourds, le processus d'incinération est accompagné des rejets d'une grande
variété de polluants dans les cendres volantes et les mâchefers et dans les rejets gazeux (dioxines,
furanes, oxyde d'azote et de soufre, etc.) qui représentent un risque réel pour la sante publique et
l'environnement.

Il est désormais démontre que la dioxine est responsable de cancers, on trouve les cancers aussi bien
chez les enfants que chez les adultes, des maladies du cœur, des perturbations du système immunitaire,
des allergies emplies et des impacts nocifs sur le système respiratoire. Apres absorption par le système
respiratoire, le manganèse est transporté par le sang directement au cerveau, sans passer par le foie qui
permettrait une première épuration ; ce passage direct dans le cerveau est une des raisons de la
différence de toxicité entre le manganèse ingère et inhale.

La combustion des déchets rejette aussi du dioxyde de carbone. Ce gaz à effet de serre contribue au
réchauffement de la terre. Alors l'incinération est elle-même source de pollution et elle n'est pas
recommandée comme une option viable de gestion des déchets solides.

32
Figure 18 : une usine d'incinération

source :http://www.smictompm.fr/c/379/p/5ea82009e1fd549de31c5e1d7c05a22d/Comment-
ca-marche-une-usine-d-incineration-la-fosse-le-four-la-production-d-energie-le-traitement-
des-polluants-les-valorisa.htm

11.1. Elimination des déchets : Centre d’enfouissement technique


(décharge contrôlée)

C’est une méthode d’élimination dont le principe repose sur l’enfouissement des déchets
effectués de façon sécuritaire en minimisant les impacts sur l’environnement Il est implanté sur
un site approprié après autorisation de l’administration, cette autorisation n’étant accordée
qu’après une étude d’impact sur l’environnement et enquête publique Un CET devrait pouvoir
rester en exploitation au moins 20 ans.

33
Classification des CET

Les CET de classe I Les CET de classe III

Les CET de classe II

Déchets industriels spéciaux


Déchets inertes

Déchets ménagers et assimilés

Figure 19 : la classification des C.E.T. (OUADJENIA, 2004)

Figure 20 : coupe schématique d'un C.E.T

Source ;IDEM

34
11.2. Formes des CET
La décharge en tas

La décharge en pente

La décharge en fosse

Figure 21 : coupe schématique d'un C.E.T

Les modes et techniques d’enfouissement

Deux modes d’enfouissement :

• Enfouissement de surface,

• Enfouissement en tranché.

Gestion des gaz issus de la putréfaction des déchets Il va s’agir également de gérer la
production des gaz de décharge (CH4 et CO2) Le CH4 est 60 fois plus polluant vis à vis de
l’effet de serre que le CO2. Sa collecte et transformation en chaleur sont donc des mesures
prioritaires de protection contre le réchauffement planétaire

Photo 1: géomembrane (PINEL- Photo 2 : géotextile (PINEL-


RAFFAITIN, 2006 et DIXONA et RAFFAITIN, 2006 et DIXONA
JONES, 2005). et JONES, 2005).

35
36
1. territoire & population

L’Algérie est un grand pays situé au Nord du continent africain entre le Maroc et la Tunisie.
Son vaste territoire dépassant 2 381 000 km2 est réparti en trois ensembles distincts ; le Sahara
(zone aride), les hauts plateaux (zone semi-aride) et l’ensemble Tellien au nord (voir la figure
22).

Selon l'Office national des statistiques (ONS), le nombre d’habitants est estimé au 1er janvier
2015 à 39,5 millions et un taux de croissance démographique supérieur à 1,5 %. La
population est majoritairement concentrée dans le Nord, avec environ 65 % de la population
globale d’où un très fort taux d’urbanisation dans cette région et une densité d’occupation
dépassant 270 h/km2. Selon le dernier découpage de 1986 (J.O. n°6 du 7 février 1986),
l’organisation territoriale du pays a fixé à 68, le nombre de wilayas et 1 561 communes parmi
lesquelles, 26 grandes villes (chefs-lieux de wilayas) sont de plus de 100 000 habitants et
environ 300 chefs-lieux de communes de plus de 20 000 habitants.

Le PIB par habitant a été évalué pour l’année 2016 à 7 536 USD et un taux de croissance
d’environ 3,3 % (Banque Mondiale, 16 janvier 2015).

Figure 22 :
carte d'Algérie et
de répartition
d'aire d'étude

37
2. principaux traits du climat de l’algérie

Le climat de l'Algérie est varié à cause de la grande superficie du pays. La partie Nord
possède un climat méditerranéen, alors que le reste du pays possède en majorité un climat
désertique. Entre ces deux grands types de climats, existent des climats de transition,
notamment le climat semi-aride qui correspond à un climat méditerranéen avec une
sécheresse ne se limitant plus uniquement à la saison estivale mais à une bonne partie de
l'année. L’Algérie est située dans la zone subtropicale où le climat dominant est chaud et sec.

NB : Les facteurs climatiques intervenant dans les processus de transformation


(biodégradation) des matières organiques sont essentiellement la pluie et la chaleur.

Zone Nord

Le Nord du pays se situe dans l'étage bioclimatique du sub-humide. La pluviométrie est


généralement plus importante dans les montagnes que dans la plaine, elle se situe en moyenne
entre 700 et 900 mm.

Le diagramme ombrothermique distingue deux périodes essentielles (figure 23) :

• la première, allant de novembre à avril et même jusqu’à mi-mai, fraîche avec des données
thermiques oscillant entre 9 °C et 1U °C ;

• la seconde, de mai à octobre, plutôt sèche, avec un pic en juillet et en août.

38
Figure 23 : Diagramme Ombrothermique de la zone Nord (Blida).
Zone semi-aride

La région des hauts plateaux appartient à l'étage bioclimatique semi-aride inférieur de type
méditerranéen avec des températures froides à très froides en hiver et chaudes en été. La
pluviométrie annuelle se situe entre 300 à 600 mm.

Le diagramme ombrothermique (figure 24) présente aussi deux périodes distinctes :

• la première, allant de novembre à avril voire mai, pluvieuse avec des données thermiques
oscillant entre 8 °C et 13 °C ;

• et la seconde, de mai à octobre, sèche, avec des pics enregistrés aux mois de juillet et août.

Figure 24 : diagramme ombrothermique de la zone semi aride (Bordj Bouarreridj).

Zone aride

Le Sahara représente environ 87 % de la superficie totale de l’Algérie. C’est une région


désertique peu peuplée, appartenant à l'étage bioclimatique aride. Dans cette zone,
l’évaporation atteint des proportions considérables (entre 3 000 et 5 000 mm/an), alors que la
pluviométrie reste très faible (< 200 mm). Cette région reçoit, cependant, une très forte
quantité de lumière solaire avec plus de 3 000 h/an.

39
Le diagramme ombrothermique (figure 25), montre clairement que la période sèche de la zone
aride (cas de Biskra) s’étale sur toute l’année.

Figure 25 : diagramme ombrothermique de la zone aride (Biskra).

3. gestion des dma en algérie

La croissance démographique, le développement des activités socio-économiques et les


mutations du mode de vie et de consommation, favorisent grandement la production des
déchets en milieu urbain. La source semble intarissable. En 2014, la production de déchets
ménagers et assimilés ont avoisiné 11 millions de tonnes. Ce qui nécessite beaucoup d'efforts
pour leur prise en charge en matière de traitement et d’élimination finale.

A ce jour, la mise en décharge est la destination finale la plus privilégiée pour l’élimination
des déchets ménagers et assimilés du fait, de son faible coût par rapport aux autres filières
comme l’incinération ou le compostage. Cet état de fait a provoqué la saturation des
décharges existantes et a engendré des problèmes d’hygiène et de salubrité publique (odeurs
nauséabondes, problèmes respiratoires, allergie...). Ajouter à cela, le potentiel risque que
constituent les lixiviats pour les nappes phréatiques ainsi que les émissions des gaz à effet de
serre (figure 5).

Selon les services du Ministère des ressources en eau et de l’environnement (MREE), pour la
seule année 2000, les décharges ont émis environ 7 542 000 Teq.Co2 (Kehila, 2014)

40
Figure 26 : Fumées (à gauche) et lixiviats (à droit) produit par décharges brules.

41
Figure 27 : chiffre clé de déchet de l'Algérie.

42
Figure 28 : des photos de différent CET de l’Algérie.

43
4. cadre politique, légal & institutionnel

Conformément aux dispositions de ta Loi n°01-19 relative à ta gestion, au contrôle et à


['élimination des déchets, deux ministères sont directement impliqués dans la gestion des
déchets ménagers et assimilés :

• Le Ministère des ressources en eau et de l'environnement (MREE) à travers ses


différents instruments en particulier, l'Agence nationale des déchets (AND) et les
Directions de l'environnement de wilayas (DEW) ;

• Le Ministère de l'intérieur et des collectivités locales (MICL) pour tout l’aspect


opérationnel lié à la gestion des DMA à travers les outils de financement et de gestion
(EPIC de collecte et gestion des CET).

Le Ministère en charge de l’environnement, en collaboration avec les différents secteurs


concernés, est responsable de la mise en application du Programme national de gestion des
déchets municipaux (PROGDEM). Ce dernier, constitue le prolongement de la Loi n°01-19 et
le point de départ et le cadre de référence de la nouvelle politique en matière de gestion des
déchets. Il vise à éradiquer les pratiques de décharges sauvages, à organiser la collecte, le
transport et l’élimination des déchets dans des conditions garantissant l'innocuité de
l'environnement et la préservation de l’hygiène du milieu.

Les objectifs de ce programme sont :

• la préservation de l'hygiène publique et la propreté des agglomérations ;

• l'amélioration du cadre de vie du citoyen et la protection de sa santé ;

• l’élimination saine et écologiquement rationnelle des déchets ;

• la valorisation des déchets recyclables et la création d'emplois verts.

Le Ministère de l'intérieur et des collectivités locales (MICL) assure l'appui financier et


logistique des Assemblées populaires communales (APC) par l’octroi de subventions
annuelles. Le montant réservé à la gestion des déchets urbains est assez appréciable et peut
représenter jusqu’au quart du budget global.

L’Agence nationale des déchets (AND) a une mission de service public en tant qu’agence

44
exécutive sous tutelle du Ministère en charge de l’environnement pour appuyer la mise en
œuvre des dispositions réglementaires sur les déchets ainsi que celles inscrites dans les
différents programmes ci-dessous :

• Programme national de gestion intégrée des déchets municipaux(PROGDEM).

• Plan national de gestion des déchets spéciaux (PNAGDES).

5. stratégie, plans d’action & priorités

L’Algérie est passée de la décharge sauvage à la décharge contrôlée et au centre


d'enfouissement technique, traduisant ainsi une réelle prise de conscience pour la protection
de l'environnement et la nécessité d’une gestion intégrée des déchets solides urbains. Le
programme en cours de réalisation est ambitieux et devrait se concrétiser à terme par la
réalisation de 146 décharges contrôlées, 126 CET de classe II, 54 CET classe III, 32
déchetteries, 29 centres de tri, et la réhabilitation des décharges sauvages.

A l’horizon 2018, on prévoit la réhabilitation des plus importantes décharges à travers le


territoire (Alger, Oran, Annaba, etc.), tandis que le nombre de CET de classe II et décharges
contrôlées dépassera 300 et contribuera, ainsi, à prendre en charge plus de 75% des déchets
ménagers et assimilés (KEHILA, 2010 et 2014).

6. évolution de la composition des dma

Aujourd'hui, force est de constater une mutation profonde du mode de vie et de


consommation des ménages à l’échelle nationale. La matière organique enregistre en effet,
depuis 1980, une baisse substantielle au profit d'autres produits d’emballages comme les
papiers et cartons, les plastiques et l'apparition de textiles sanitaires, (Figure 29).

Figure 29 : évolution de la production des DMA en Algérie (GILLET, 1983 et TAHRAOUI,


2000 et EURL TAD CONSULT, 2007 et KAHILA 2010
45
7. méthode et déroulement de l’opération de 2014

7.1. Méthode

Le travail a concerné l’évaluation de la composition des DMA des trois zones représentatives
du territoire de l’Algérie, à savoir : pour le Nord du pays (le CET classe II de Corso - Wilaya
de Boumerdès), pour la zone semi- aride (le CET classe II de Bordj Bou Arreridj) et pour la
zone aride (le CET classe II de Biskra).

La méthode est inspirée de celle de MODECOM développée en France par l'ADEME en 1993
et validée au niveau européen. Elle est basée sur la détermination de la composition des
échantillons de déchets prélevés dans des bennes de collecte. La campagne consiste à :

 Recueil d’informations nécessaires à l'organisation de la campagne enquête


préalable sur les caractéristiques générales des zones d’étude, la production d’ordures
ménagères, organisation de la collecte et détermination du caractère saisonnier ou non
;

 Organisation de la campagne : découpage de la zone d’étude, choix des périodes


d’échantillonnage, détermination du nombre d’échantillons à prélever et choix des
bennes de collecte à échantillonner ;

 Constitution de l'échantillon à trier : prélever au hasard un poids unitaire de 100 kg


environ par benne de collecte et constituer un échantillon à trier de une tonne environ ;

 Tri des échantillons : effectué sur place dans un local couvert et propre (bétonné) ;

 Utilisation d’une table de tri : permettant l’agencement de deux cribles plans à


mailles rondes (de 100 mm et 30 mm) et d'un bac de récupération des éléments fins.
Le tri est ainsi réalisé en deux étapes (figure 14) : tri des éléments grossiers (>100
mm) et tri des éléments moyens (éléments compris entre 30 et 100 mm) (AFNOR,
1996).

46

Figure 30 : table de tri des DMA et utilisation.


La méthode de tri des types de déchets a été faite selon les dix catégories de suivantes :

7.2. Équipement

Les outils utilisés sont composés de :

 deux plateaux cribles à mailles rondes de 0=100 mm et 0=30 mm ;

 un crible simple à 0=10 mm ,

 un plateau récepteur plein.

Les dimensions des plateaux sont de 200 cm de longueur, 80 cm de largeur et 40 cm de


hauteur. La table utilisée dans le cadre de cette étude est fabriquée en tôle galvanisée. Elle
peut aussi être en tôle, aluminium ou polyéthylène haute densité (PEHD).

47
Figure 31 : schéma de la table de tri avec plateaux cribles et un plateau
récepteur.

7.3. Procédure de tri

Constat :
8. Résultats et discussions
• Matières putrescibles:-55%

Zone Nord : CET de Corso • Papier-carton :-10,7 %

Le site est situé dans la wilaya de Boumerdès, à la • Textiles et textiles sanitaires : -12
limite de la wilaya d’Alger. La quantité de DMA • Plastique (tous types) : 16,5 %
réceptionnée par jour se situe entre 1 000 et 1 200

48
tonnes. Le CET reçoit les DMA des deux wilayas de Boumerdès et d'Alger (15 communes
chacune). La composition est donnée par la figure 32.

Figure 32 : composition moyenne annuelle des DMA à Corso (zone nord en 2014).

Zone semi-aride : CET de Bordj Bou Arreridj

Le site est situé dans la wilaya de Bordj Bou Arreridj, dans le


chef-lieu de la commune de Bordj Bou Arreridj. Il reçoit les Constat :
DMA de 9 communes sur 36 que compte la wilaya, soit environ • Matières putrescibles : 56,5 %
200 tonnes/jour. La composition des DMA est donnée par la
• Papier-carton : -9 %
figure 33.
• Textiles et textiles sanitaires : -13

• Plastique (tous types) : 15,6 %

Figure 33 : composition moyenne annuelle des DMA à Bordj Bou Arrriridj (zone semi
aride en 2014).

49
Zone aride : CET de Biskra

Constat :
Le site est situé dans la commune d’El Outaya, wilaya
• Matières putrescibles : ~52 %
de Biskra. Il reçoit les DMA de deux communes de la
• Papier-carton :-10 %
wilaya, à savoir Biskra et El Outaya. La quantité
• Textiles
enfouis dans le CET ne dépasse pas 150 tonnes/jour. La composition des DMAet textiles sanitaires
est donnée par : -13 %
la figure 34. • Plastique (tous types) : 18,6%

Figure
1.1. 34 : composition
Composition moyennemoyenne
annuelleannuelle
pour 2014des DMA à Biskra (zone aride en 2014).
Constat :
Il s'agit dans ce contexte d’une moyenne statistique par
• Matières putrescibles: 54,40%
rapport aux trois zones représentant le territoire
• Papier-carton :-10 %
national (voir la figure 35).
• Textiles et textiles sanitaires : -13 %

• Plastique (tous types):-17%

Figure 35 : composition moyenne nationale en 2014

50
Comparaison avec les résultats de la campagne de caractérisation de 2010

Le mode de consommation est en plein mutation. Les produits d’emballage sont en nette
progression et les putrescibles en diminution, mais, reste la fraction la plus importante sur
l’ensemble des trois sites (figure 36). On y trouve très peu de métaux et de ferrailles. Ces
derniers sont récupérés à la source. Des interactions entre climat et régime alimentaire sont
avérées, notamment dans la zone aride. La consommation de légumes secs et pâtes est plus
importante dans les régions du Sud.

La comparaison entre les résultats de 2010 et de 2014 se résume essentiellement comme suit:

 Matières putrescibles (à dominance organique) : diminution par rapport à


l’année 2010. 62,12 % en 2010 et à peine 54,4% en 2014,

 Papier-carton : pas de grand changement : -10 %. Les cartons d’emballage de


par leur volume, sont de moins en moins pris en charge par le service de
collecte. La filière de récupération est en train de se mettre en place, d’où
l’absence de cette matière en grande quantité dans les CET,

 Textiles et textiles sanitaires : augmentation par rapport à l'année 2010


(environ 13 % en 2014 et à peine 10% en 2010,

 Plastique (tous types) : forte augmentation en 2014 soit -17 % contre 12 % en


2010 (KEHILA, 2010).

Figure 36 : evolution de la composition des DMA entre 2010 et 2014.

51
9. caractéristiques physiques

Masse volumique

La connaissance de la masse volumique des déchets est très importante, pour le choix, d'une
part des moyens de pré-collecte, collecte ou transport des déchets et d’autre part du type de
traitement à préconiser.

Dans certains pays en développement (PED), la masse volumique des déchets se situe entre
300 et 500 kg/m3, fortement supérieure à celle des pays développés (PD), comprise entre 100
et 200 kg/m3.

En Algérie, le mode de consommation des ménages qui était basé essentiellement sur les
produits frais (légumes et fruits) est en train de changer progressivement avec l’introduction
des plats surgelés, plats précuits et produits de conserves. D’où, une diminution de la matière
organique au bénéfice des emballages.

Les valeurs de la masse volumique des DMA dans certaines régions du pays sont données au
tableau ci-dessous :

On peut dans le contexte algérien, retenir une masse volumique des déchets des villes
algériennes se situant entre 200 et 300 kg/m3.

Humidité

Le taux d’humidité varie selon la nature des déchets (putrescibles, papiers, cartons, etc.), le
lieu de production (zone urbaine ou rurale) et les saisons (pluviale ou sèche).

52
Dans les PED, l’humidité des déchets se situe entre 60 % et 80 %. Elle provient de la forte
proportion de matière organique qui oscille entre 60 % et 85 %.

Le pourcentage de 68,5 % obtenu pour les DMA de Bordj Bou Arreridj se situe beaucoup plus
au bas de l’intervalle des valeurs pour les

PED. Cette baisse est à corréler avec la diminution de la matière organique des déchets
ménagers en Algérie. Cette valeur reste néanmoins supérieure à 50 %. Pour la ville de Blida,
nous avons obtenu un taux de 62,26 %.

Ainsi, selon les résultats obtenus et les travaux de certains chercheurs, on peut considérer un
taux d'humidité des DMA des villes algériennes compris entre 60 et 70 %,c'est-à-dire en
baisse par rapport aux années précédentes ou le taux d’humidité pouvait être supérieur à 80
%.

MVS (perte au feu)

Le taux de la matière volatile a été déterminé par calcination à 550 °C pendant deux heures de
la matière sèche.

Les résultats des analyses sur les différents composants de notre échantillon concernant deux
régions (Nord et semi-aride) ont montré que les matières volatiles varient entre 57,60 % et
80,51 % et représentent en moyenne 67,75 % du poids sec des déchets. Cette moyenne est en
bonne corrélation avec le pourcentage de matière organique des DMA des deux régions.

Dans les PED, les teneurs en matières volatiles représentent 70 à 80 % de la masse sèche des
déchets.

 Cendre (%)

Le pourcentage de cendre est déterminé par la relation 100 - % de MVS. Un taux élevé de
cendre indique, la prédominance de la fraction minérale par rapport à la fraction organique.
Elle est due essentiellement au fait que cette fraction contient plus de matière minérale qui a
traversé les tamis de 10 et de 3 cm. Ainsi, cette fraction peut contenir des argiles, du sable et
même parfois du gravier mélangé à la matière organique.

53
 Carbone (%)

Selon le modèle empirique de calcul utilisé dans notre travail, on remarque que le taux de
carbone du déchet est proportionnel à son taux de matières volatiles.

Ce dernier peut aussi nous renseigner sur l’aptitude des ordures au compostage et sur la
qualité du compost obtenu par le suivi du rapport C/N.

Conclusion

L’enjeu environnemental du développement durable a pour objectif de mettre en œuvre des


actions au quotidien pour réduire le gaspillage, limiter les pollutions et économiser les
ressources. La prévention des déchets permet dans ce sens, de mieux concilier bénéfices
socio-économiques et protection de l'environnement. Les déchets sont considérés de nos
jours, comme une ressource précieuse et intarissable à partir de laquelle, peuvent être extraites
des matières premières et de l’énergie. C’est à ce titre, que les pouvoirs publics s’investissent
dans une politique de collecte différenciée performante et l’instauration des filières de
valorisation des déchets ménagers.

La campagne de caractérisation des DMA que nous avons menés durant toute l’année 201 A,
a concerné les trois zones que représente l’Algérie (zone Nord, zone semi-aride et zone aride).
Cette campagne a permis de montrer que la composition des déchets générés par les ménages
est fonction des saisons et de la spécificité de chaque région. D'une manière générale, on
remarque qu'ils sont relativement humides (taux d’humidité : 60 à 70 %) et présentent une
densité faible (entre 200 et 300 kg/m3), à cause de la présence en quantités importantes de
produits d’emballages. Par rapport à la fraction fermentescible, mise à part la zone aride (Sud)
qui enregistre une légère baisse par rapport aux zones Nord et semi-aride, les autres fractions
sont plus ou moins comparables.

Par rapport à la composition moyenne des déchets générés par les ménages en Algérie, on
peut recommander ce qui suit :

• La fraction putrescible de 54,36 % (première source de nuisances au niveau des CET) : une
valorisation biologique (compostage, méthanisation) ou une stabilisation avant la mise en
décharge comme un premier segment d'une solution pour la gestion des DMA.

54
• La fraction valorisable qui dépasse 30 % (plastique, papier/carton, verre et métaux) : par
valorisation matière pourrait aussi, constituer le second segment dans la gestion des DMA.

La proportion de 17 % (tissus et textiles sanitaires) : pourrait trouver d'autres modes de


valorisation plus adéquates que la mise en décharge, notamment la valorisation énergétique.

55
56
1. Programme de sensibilisation

Ce chapitre s’intéresse au sensibilisation des citoyennes sur l’importance de tri sélectif parce
que c’est une initiative très important pour une meilleur gestions de déchets.

1/ Journée sans voiture le 11/04/2016

Sous le patronage de Monsieur le Wali de la Wilaya de Tlemcen l’évènement « journée sans


voiture » a été organisé par l ASPEWIT en coopération avec plusieurs organismes étatique,
public et privé .ce dernier s’est déroulé dans la grande place Emir Abdelkader Tlemcen au
programme diverses animations, défilés et des stands d’expositions et de sensibilisation. Avec
participation (BILLAMI Industrie) avec la direction de l’environnement et le CET de Tlemcen.
Notre objectif est de présenter notre entreprise et d’expliquer aux citoyens le rôle d’une bonne
gestion de déchets recyclables et de les préparer au tri sélectif en les sensibilisant sur
l’importance de ce dernier.

photo 3 : participation à la journée sans voiture le 11/04/2016 (BILLAMI, 2016)

02/ Journée national Port Bleu Ghazaouet le 07/05/2016

Sous le patronage de son excellence Monsieur le président Abdelaziz BOUTEFLIKA, la journée


national « Port Bleu » est lancé dans tout le littoral Algérien. Cet évènement a pour objectif : le
nettoyage des ports et bien sur la sensibilisation pour une meilleure gestion des ports sans
pollution. Notre rôle est toujours le même : sensibiliser le public pour les bons gestes qui compte
énormément pour l’environnement. Cette fois ci on a eu l’occasion de présenter notre travail a

57
Monsieur le Wali Abdehafid SASSI qui s’est montré très intéressé par notre travail actuel et
surtout par notre projet d’extension qui dans un futur proche pourra satisfaire le besoin incessant
dans plusieurs communes de Tlemcen, et augmenter la capacité des quantités de déchets a
récupéré.

Photo 4 : participation à la journée nationale Port Bleu Ghazaouet le 07/05/2016 (BILLAMI, 2016)

3/journée international de la biodiversité le 21/05/2016


la direction de l’environnement de la wilaya de Tlemcen, association ELWISSAL, monsieur
BILLAMI Nabil et le précieux accueil de Monsieur le président de l APC MARSA BEN
M’HIDI pour mettre au point un programme en honneur a cette inestimable : nettoyage de la
plage MARSA BEN M’HIDI en prenant en compte le tri sélectif qui est toujours notre priorité et
de

58

photo 5: participation à la journée international de la biodiversité le 21/05/2016 (BILLAMI,


2016).
sensibiliser les estivant sur l’importance de la propreté de la plage et de préserver leur
environnement.

photo 6 : attestation de participation à la journée internationale de la biodiversité avec


l’association El wissal et aussi nettoyage de la plage MARSA BEN M’HIDI

4/ Emission « oxygène » en directe radio Tlemcen Le 25/05/2016

Avec la participation de : madame LABBAS Karima (chef de service direction de


l’environnement Tlemcen), monsieur SALIM (commissaire littoral direction de l’environnement
de Tlemcen), BOUDIA Mustapha (président du club vert association El WISSAL) et monsieur
BILLAMI Nabil.

L’émission a pour thème « sensibilisation sur l’importance de la propreté des plages et de


respecter l’environnement tout au long de la saison estival et bien au-delà »

59
photo 7 : journée de sensibilisation au Radio de Tlemcen avec Madame LABBAS
Karima et Monsieur SALIM et Monsieur BOUDIA Mustapha (BILLAMI, 2016

photo 8 : participation à l’Emission « oxygène » en directe radio Tlemcen Le 25/05/2016


(BILLAMI, 2016).

60
5/ Salon national de l’emploi SALAM Tlemcen19/05/2016

Sous le patronage de son excellence Monsieur le président Abdelaziz BOUTEFLIKA, le salon


national de l’emploi dans sa sixième édition s’est tenu au salon des expositions KOUDIA. On a
eu le plaisir d’exposer, de faire connaitre notre concept pour la deuxième fois (Alger 2014 ) et
aussi les perspectives d’offrir un nombre plus conséquent de postes d’emploi dans un avenir
proche. On a eu le l’honneur d’être soutenue encore une fois par monsieur le Wali de Tlemcen,
et aussi l’organisme de l’ ANSEJ qui a subventionné notre projet innovant en 2007 et qui
encadre l’extension et le développement d’une société spécialisée dans la gestion des déchets
recyclables.

photo 9 : participation au Salon national de l’emploi SALAM Tlemcen19/05/2016


(BILLAMI, 2016).

61
photo 10 : le Stand pour la participation au Salon national de l’emploi SALAM
Tlemcen19/05/2016 (BILLAMI, 2016)

6/ meilleur micro entreprise innovante 2016 dans la wilaya Tlemcen


22/05/2016

A la cérémonie de la clôture du salon de l’emploi et avec la présence de monsieur le secrétaire


général de la wilaya de Tlemcen, le recteur de l’université ABOU BEKR BELAKAID et de
différents responsables d’états, notre entreprise a eu le trophée de la meilleure entreprise
innovante de l’année 2016, remis par monsieur le secrétaire générale après une longue
délibération de la commission (responsables de L'ANSEJ, la CNAC, l'ANEM, le CNRC, la
CNAS, la CASNOS les IMPOT… etc).

62
photo 11 : attestation de meilleur entreprise innovante dans par Monsieur le
secrétaire générale de la Willaya de Tlemcen (BILLAMI, 2016)

photo 12: le cadeau de meilleur micro entreprise innovante 2016 dans la wilaya Tlemcen
22/05/2016 (BILLAMI, 2016).

63
5/ Eboueurs de la mer Marsa Ben M’hidi le 27/05/2016

En cette occasion un plateau de la radio Tlemcen est en directe de la plage MARSA BEN
M’HIDI pour le même objectif qui n’est autre que la sensibilisation des estivants au respect des
plages. Un débat a été mené par les différents participants notamment madame LABBAS
Karima (chef de service direction de l’environnement Tlemcen), monsieur SALIM (commissaire
littoral direction de l’environnement de Tlemcen), et monsieur BILLAMI Nabil.

6/ Journée national de l’ouverture de la saison estival 01/06/2016

Une cérémonie a été donnée en l’honneur de l’ouverture de la saison estival 2016, Avec la
présence de différents exposants (direction de l’environnement, direction du tourisme et de
l’artisanat, les responsables locaux, protection civil, BILLAMI Industrie …etc.).Le lancement de
la saison estival est donné par monsieur le secrétaire général de la WILAYA de Tlemcen.

photo 13: participation à la journée nationale de l’ouverture de la saison estival


01/06/2016 (BILLAMI, 2016).

64
7/ Première réunion de coordination au niveau du CET Tlemcen pour la
mise en place du tri sélectif au niveau de 3 quartiers pilotes le 01/08/2016

La direction de l'environnement de la wilaya de Tlemcen procèdera dans les prochains jours a la


mise en place du tri sélectif dans trois quartiers :- quartier des Cerisiers- Boudghene et -52
logements AADL , l'association El Wissal Tlemcen ,le syndic des cerisiers et les représentants
des associations sont invités à une formation le août au CET Saf Saf Tlemcen présentée par
monsieur BILLAMI Nabil pour leur permettre de sensibiliser et d’assurer le suivi pour le tri
sélectif au niveau de leur quartiers.
En espérant que les citoyens suivront et assureront cette opération qui sera valorisante pour eux
et pour leur quartier ensuite et pour notre société enfin et je vous remercie d’avance.

comme convenu une réunion de coordination a été faite avec les représentants des 3 quartiers
concernés par l’opération de tri sélectif des déchets, un programme de sensibilisation des
citoyens a été mis en place par monsieur BILLAMI Nabil .Tout notre espoir pour la réussite de
opération repose sur le répondant ,la sensibilité , et la conviction des citoyens pour un meilleur
cadre de vie et une qualité de vie DESCENTE.

photo 14 : Première réunion de coordination au niveau du CET Tlemcen pour la mise en


place du tri sélectif au niveau de 3 quartiers pilotes le 01/08/2016 (BILLAMI, 2016).

65
8/ Participation à une émission radio en direct pour sensibiliser les habitants
des 3 quartiers concernés par le tri sélectif avec tous les intervenants/ le
11/08/2016:

Rendez-vous à 15h sur radio Tlemcen pour une émission de sensibilisation sur le tri sélectif au
niveau de trois quartiers pilotes Boudghene, les Cerisiers et 52 logements AADL Mansourah,
avec la présence de monsieur BENCHLIH (responsable du parc communale de l APC Tlemcen),
madame LABBAS Karima et les responsables des trois quartiers.

9/ Opération de sensibilisation « porte à porte » au niveau des 3 quartiers


concernés du 15/08/2016 au 25 Aout 2016
Participants de ces journée : -la direction de l’environnement Tlemcen, responsables de chaque
quartiers, BILLAMI Nabil

 Quartier des cerisiers le 15/08/2016 et 16/08/2016


Comme convenu, le premier jour de sensibilisation au niveau du quartier des cerisiers, pour le tri
sélectif des déchets.
On rappelle qu’il s'agit de mettre en place en plus des bacs existants deux bacs en plus, l'un pour
le carton et le second pour le plastic .nous nous sommes rapprochés des citoyens (du porte à
porte) afin de leur inculquer les bases du tri sélectif. Nous avons été agréablement surpris par le
redondant et la chaleur avec laquelle les habitants nous ont ouvert leurs portes et surtout
l’engouement a cette initiative sur qui nous avons un grand espoir de la faire réussir.

 Quartiers Boudghene le 18 /08/2016


Campagne de sensibilisation dans le quartier populaire Boudghnea partir de 10H du matin.
mise en place d’un stand à côté du siège de l’association Wissal afin d’informer les citoyens
sur les bases et les principes du tri sélectif.

photo 15 : Opération de sensibilisation « porte à porte » au niveau de quartier Boudghene le


66
18/08/2016 (BILLAMI, 2016).
 Quartier 52logs AADL le 22/08/2016
Comme prévu, nous sommes passés au niveau des 52 logements AADL mansourah, pour une
opération de sensibilisation des citoyens au tri sélectif des déchets ménagers, tous les citoyens et
sans exception au niveau de ce quartier ont apprécié cette initiative ; grands et petits.

Il faut dire que c’est un quartiers résidentiel, propre et bien entretenu (pots de fleurs , dessin
…etc) merci au citoyen avec un gestionnaire immobilier a cheval .

On remercie vivement monsieur Saidi amine, Benchelih, Tchouar Benali du parc communal de
Tlemcen, et monsieur Baroudiazzedine intérim du p/apc de mansourah pour leur
accompagnement, aide et surtout pour leurs disponibilités ces opérations! MERCI

10/Campagne de nettoyage du quartier des cerisiers avant la mise en place


des bacs de tri le 26/08/2016

Nous avons été au rendez-vous. L APC de Tlemcen représentée par monsieur MERAD morad
vice-président et intérimaire du p/APC. L’entreprise BILLAMI Nabil, Association Wissal, la
direction de l l'environnement de Tlemcen.

Synthèse : Une centaine de sachets pleins de déchets, ramassés par une poignée de braves gens
et enfants et 4 femmes (Sentiment d’amertume de désolation à l l'égard du manque de citoyens
et citoyenneté).

La direction de l’environnement a remercié monsieur BILLAMI Nabil pour, sa contribution au


bon déroulement de cette opération, et la logistique.

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photo 16: affichage pour forme le citoyenne de quartier de Cerisier de déposer les bacs
spéciale pour le tri sélectif (BILLAMI, 2016).

photo 17 : quartier Cerisiers avant le nettoyage (BILLAMI, 2016).

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photo 18 : quartiers de Cerisiers après le nettoyage (BILLAMI, 2016).

11/ Mise en place des bacs de tri sélectif au niveau des 3 quartiers le
31/08/2016

Chose promise ! Chose due!


Le 31 AOUT a 15H nous avons mis en place les bacs cite AADL 52Logements, quartiers des
cerisiers, quartier Boudghene .pourvu que les habitants suivent et s’impliquent!

La direction de l’environnement a remercié monsieur BILLAMI Nabil du financement des


autocollants, le transport et pose des bacs.

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photo 19: Figure 19 : mise en place les bacs au niveau de quartiers AADL (BILLAMI,
2016).

photo 20 : les bacs spéciaux de tri sélectif (BILLAMI, 2016).

70
photo 21 : Figure 21 : mise en place des bacs au niveau de quartiers Boudghene (BILLAMI,
2016).

photo 22: Mise en place des bacs de tri sélectif au niveau de quartier Cerisiers
(BILLAMI, 2016).

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12/ Suivi, contrôle et évaluation quotidienne de cette opération et
l’exploitation des résultats du processus du 1/9/2016 à nos jours

Compte rendu du 04/09/2016

* Boudghene faible (sacs ordures, bouteille d'alcool, produit de soin ...)

*cerisiers: pas mal quelque défaut mais il faut un suivi


* 52 logements parfait.

Compte rendu du 16/09/2016


Après 16 jours de la mise en place du tri sélectif dans les 3 quartiers de Tlemcen, et surtout
après la fête de l'Aid el kbir le 12 septembre, nous avions une appréhension que les riverains
allaient mélanger ou ne respecteraient pas le tri sélectif ..........HEUREUSEMENT les choses
ont très bien marché. les habitants ont respecté le tri à deux sacs de poubelles mélangés donc
bravo et nous espérons que ça va continuer car tout le monde est gagnant!!
Maintenant nous voudrions joindre d’autres quartiers dans cette opération.

photo 23 : résultats de suivie de quartier de Cerisiers bacs spéciales de carton


(BILLAMI, 2016).

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photo 24: résultats de suivie de quartier de Cerisiers bacs spéciales de plastique
(BILLAMI, 2016).

13/ Opération de sensibilisation au niveau du quartier Ain Nedjar Tlemcen


le 10 septembre 2016

Cette opération a pour objectif la délocalisation les bacs de déchets ménagers qui affectent le
cadre de vie des riverains. L’association ASPEWIT et les services de la direction de
l’environnement de Tlemcen ont prévus de remplacer les bacs de déchets par des bacs de fleurs
afin de marquer l’esprit du citoyen et bien sûr donner un cadre plus écologique et surtout
agréable au quartier.ma mission est de proposer et de trouver des solutions pour une gestion
social et écologique des déchets d’emballage et sensibiliser les commerçants pour une meilleure

73
photo 25 : Opération de sensibilisation au niveau du quartier Ain Nedjar Tlemcen le 10
septembre 2016 (BILLAMI, 2016).

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75
Devant cette situation de prémices de catastrophe écologique et de civisme et afin d’éviter
une telle situation, on a adopté un plan de gestion conforme a la législation algérienne et au
droit l’environnement d’une part , et une sensibilisation socio écologique pour mettre en
place des bacs de tri sélectif dans trois quartiers pilotes de différentes classes social d’autre
part .

Les résultats constatés en 20 jours de tri sélectif, dans les trois quartiers pilots ; ont montré
qu’on peut avoir une meilleure gestion de déchets si on met sur place une gestion urbaine
durable sans oublier qu’une bonne sensibilisation, plus une application de la loi 01/19 auront
un effet positif sur le bon déroulement processus « une ville zéro déchets ».

Ce travail est qu’une initiative pour la gestion de déchets, reste plusieurs étapes à faire. On
base sur la sensibilisation et le tri sélectif parce-que c’est la base de la gestion de déchets, une
bonne gestion veut dire un meilleur tri et une bonne sensibilisation.

Les trois quartiers sont qu’une initiative ; notre vrai objectif est applique sur touts le territoire
algérien et que sera réussite

Pour une meilleure gestion de déchet en base sur les volets suivants :

 Promouvoir les activités de collecte et la valorisation des déchets recyclables,


 Mise en place de réglementation,
 Concilier les préoccupations de la gestion des déchets solides aux règles d’urbanisme,
 Mise en place d’une taxe sur l’emballage,
 Mise en œuvre le principe de pollueur-payeur,
 Création de plan de communication, d’information et de sensibilisation.

Ce sont que les principaux objectif pour la gestion il reste plusieurs non sites. Pour clôture une
bonne gestion veut dire un bon départ et un suivie et l’accompagnement.

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‫بىفنبرةفبطوـــتتسييز النفبيبث الحضزيت الصلبت و التنويت الوستذاهت في ‪44. Boukanfare. F, 2009. -‬‬
‫قسن ‪,‬كليت علىم األرض‪ ،‬الجغزافيب و التهيئت العوزانيت ق‪-‬الجزائزحبلت هذينت الخزوبجبهعتهنتىري – قسنطينت‬
‫‪ Pp 26-27 2009‬هذكزة هقذهـــت لنيل درجت الوبجستيز في التهيئـــت اإلقليويــــتجىاى‪,‬التهيئــت العوزانيــــت‬

‫‪82‬‬

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