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Giugariu Cristina

Universitatea Vasile Alecsandri


E-F; III

La proposition conditionnelle

I. Définition
La proposition subordonnée de condition ou la proposition adverbiale de
condition établisse des rapports entre deux phénomens, la réalisation d’un phénomen
dépendant de l’autre. La proposition subordonné conditionelle joue dans la phrase, le
même rôle qu'un complément circonstanciel de condition joue dans la proposition. C’est
proposition subordonnée exprimant dans quel cas ou à quelle condition a lieu ce qui est
énoncé par la proposition principale.
J’acheterais cette blouse, si j’avais beaucoup d’argent.

II. Mots de liasion


1. La conjonction dont on se sert le plus souvent pour introduire la conditionelle est si. Le
mode du verbe de la conditionnelle introduite par si est l'indicatif.
Si tu me donnes un coup de main, je finirai mon devoir.
2. Dans la langue litteraire on se sert parfois en tête de la phrase de que si pour introduire
la proposition conditionelle.
Que si donc une déclaration est parfaitmenet coforme à la verite, je consens qu’on la
publie:1
3. En langue familier on peut suprimmer la conjunction et utiliser alors dans la
proposition principale.
Elle est morte, alors on va hériter.
4. Si dans la phrase il y a des proposititions conditionnelles juxtaposées, on répète la
conjonction si.

1
Grevisse, Maurice ; Gosse André, Le bon usage, 13 ème édition, 2004, Hachette, p. 1668
Si je dois me réveiller, si je dois me laver, si je dois prendre le petit dejeuner, ça prendra
beacoup de temps.
5. Si la coordination est réalisée à l’aide des conjonctions commes et , ou, mais au lieu de
répeter si, on utilise la conjonction que si. Il est important de mentionner qu’on utilise
toujours dans la deuxième proposition le subjonctif.
Que si elle regardait et qu’il ne fût pas là, elle en était toute triste.2
Cependant Le bon usage offre aussi des examples construits avec l’indicatif.
Si c’est vrai et que vous êtes venu pour servir ....3
6. Même si on utilise le plus souvent la conjonction si pour introduire une conditionnelle,
elle peut être aussi introduite par autres conjonctions ou locutions que si.
Son verbe se met au subjonctif après : à condition que, à supposer que, à moins que,
pour peu que, pourvu que, en admettant que, supposé que, soit que...soit que, soit
que...ou que.

III. Les modes et les temps de la proposition conditionelle

Les rapports logiques qui s’établissent entre la condition et la conséquence de la


condition implique un emploie très stricte des modes et des temps du verbe. Le choix des
modes et des temps dépend de l’intention du locuteur, de sa façon de comprendre la
condition possible ou pas. On fait ainsi la difference entre une condition réelle, qui
exprime le fait que l’action est possible, une condition irréelle présente et une condition
irréelle passé ; qui annule l’action.
III.a. Propositions introduites par si
Le mode du verbe de la conditionnelle introduite par si est l' indicatif. Il est
important de mentionner quand même qu’il est interdit d’utiliser le futur, le conditionnel
présent ou passé dans la proposition subordonnee. Il y a plusieurs régles dont on doit tenir
compte lorsqu’on utilise le Si conditionnel :
III.a.1. Le verbe de la principale est à l'indicatif, il s'agit d'une simple hypothèse et les
temps des propositions se correspondent directement. Le futur et le conditionnel sont
exclus. On emploie le présent ou une périphrase au lieu du futur, et le passé composé au
2
Grevisse, Maurice ; Gosse André, Le bon usage, 13 ème édition, 2004, Hachette, p.1672
3
Idem p.1667
lieu du futur antérieur. Si le verbe de la principale est au subjonctif ou à l' impératif, rien
ne change pour le verbe de la conditionnelle. Si on veut quand même souligner le temps
futur, on peut utiliser le présent du verb devoir et l’infinitif du verb en question.
Si vous devez être aussi, je serai obligé de ne plus vous voir.

Qu'il se mette au travail, s'il est prêt.


Si tu pars tout de suite, tu arriveras à temps.
S'il a dit cela, il a eu tort.
Si cela vient à se reproduire, nous prendrons des mesures.
Il y a des situations où la proposition conditionnelle, même si elle est construite avec
l’indicatif présent, exprime le doute.
Le moment n’est pas venu, s’il doit jamais venir, de les livrer au public.4

III.a.2. Le verbe de la principale est au conditionnel présent. ça suggère que la condition


est seulement imaginée. Le caractere hypothétique est souligné par des adverbes comme
jamais, par hasard, quelquefois. On emploie l' imparfait dans la subordonnée.
Tu aurais tort, si tu admettais cette opinion.
Lorsque l’un des éléments de la proposition est mis en relief au moyen de
c’etait ...que, on utilise d’habitude l’indicatif du verbe, mais le subjonctif n’est pas rare
dans la littérature.
Si c’etait moi qui avais fait cela , personne ne me punirait.
III.a.3 Le verbe de la principale est au conditionnel passé. La condition est présentée
comme irréelle ; il est impossible de réaliser la condition, c’est pourqoui l’action est
annulée. Dans ce cas on utilise dans la subordonnée le plus que parfait.
Si j’avais eu de l’argent j’aurais eu acheté la maison.
La condition n’a pas été réalisée je n’ai pas eu d’argent est c’est pourqoui je n’ai pas
acheté la maison.

4
Sandfeld, Kr, Syntaxe du français contémporain , Librarie Droz, geneve, 1977, p.334-
350.
Dans la langue littéraire on peut employer dans les deux propositions le plus que
parfait du subjonctif. Celui-ci remplace le plus que parfait de l’indicatif dans la
proposition subordonnée et le conditionnelle passé dans la proposition principale.
Si j’avais été égoiste, je ne t’aurais pas aidé.
Si j’eusse été égoiste, je ne t’eusse pas aidé.

Observations

Il y a des situations quand si n’introduit pas une proposition conditionnelle et en


conséquence on ne doit plus tenir compte de régles du Si conditionnel.
a. Après comme si, introduisant une phrase exclamative :
Comme si je n’aurais pas été capable de me défendre !
b. Dans des intérrogations indirectes :
Dis-moi si vous viendrez.
c. Aprés c’est a peine, c’est tout au plus, c’est tout juste , du diable car nous n’avons plus
affaire a une véritable propositition conditionnelle :
Tout au plus si j’aurais eu la prudence moi, de ne donner qu’un sou a la femme.5
d. Après même si qui n’exprime pas l’idée de condition, mais de concession :
Même si vous ne m’aiderez pas, je vous aimerez beacoup.
La proposition conditionnelle s’abrège dans beaucoup de cas. On utilise souvent
si possible qu lieu de sùil est possible.
Je voudrais une chambre pour moi seule, si possible.
Il y a bien des propositions introduites par si qui s’emploient toutes seules :
a. pour marquer des situations dont la réalisation aurait des conséquences facile à
imaginer.
Prends garde  ! Si maman venait !
b. pour exprimer une souhait :
Si je pouvais avoir une peau de vin  !
c. pour exprimer le regret :

5
Grevisse, Maurice ; Gosse André, Le bon usage, 13 ème édition, 2004, Hachette, p.1675
Si encore il faisait beau !
d. pour exprimer sous une forme aténuée le reproche.
S’il venait voir....j’ai crié quelques fois !
III.b. Propositions introduits par autres conjonctions que si

III.b.1. Si la subordonnée conditionnelle est introduite par à moins que, pour peu que,
pourvu que, sous condition que , autant que, pour autant que, son verb doit être utilisé au
subjonctif.
Je viendrai avec vous, à condition qu’il fasse beau.
Elle est heureuse pourvu qu’elle ait beaucoup d’argent.
Ne me téléphonez pas, à moins qu’il ne soit pas urgent.
Il vous donnerez un coup de main, pour peu que vous lui en parliez.
III.b.2.Le bon usage mentionne qu’on peut utiliser quand même l’indicatif après sous
condition que , autant que, pour autant que, même si ces constructions sont assez rares.
J’y consents bien volontiers a la condition que vous dinerez chez moi ce soir
6
( Maupassant)
III.b.3. On utilise soit l’indicatif, soit le subjonctif après des expressions qui contiennent
les noms cas, eventualite, hypothese.
Au cas ou vous ne pouvez arriver en temps , on vas commencer le spectacle sans vous.

IV. Autres modalites utilisées pour exprimer la condition


IV.a. A condition de avec l’infinitif
Vous reussirez à condition d’être bien prepare
IV. b. Des mots exprimant l’idée de condition : dans ce cas ; le cas échéant, autrement,
sinon, dans cette événtualité.
Fais attention à ce que vous dites, autrement vous aurez des ennuis.
IV.c des propositions qui se trouvent en raport de coordonation avec qui suit, mais qui
contiennet l’idée de condition. La proposition conditionnelle est primitivement une
proposition non-subordonnée.
Fais un pas, je t’assome ! 7
Vous m’offririez des fleures, je les refuserais.
Je souffre de l’injustice de certaines accusations .Mais seraient-elles meritées, j’en
souffrirais bien d’avantage.8
Que je ferme seuleùent les yeux, aussitot le doux visage de Jeanne Fauveu me sourit.9

6
Idem, p.1674
7
Grevisse, Maurice ; Gosse André, Le bon usage, 13 ème édition, 2004, Hachette, p.1675
8
Gide, André, Journal, 19 Septembre 1935
9
Sandfeld, Kr, Syntaxe du français contémporain , Librarie Droz, geneve, 1977, p.334.
Ayez donc , à présent recours à ce genre de répression, elles vous riraient au nez.10

Bibliographie :

Chapsal, Maurice ; Noel, Charles ; Stefanescu, Cristina, Grammaire du français


d’aujourd’hui, Prietenii Cartii, Bucuresti, 1993, p.235-2343 ;
Grevisse, Maurice ; Gosse André, Le bon usage, 13 ème édition, 2004, Hachette, p. 1666-
1675 ;
Sandfeld, Kr, Syntaxe du français contémporain , Librarie Droz, geneve, 1977, p.334-
350.

10
Idem, p.345.