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DROIT BANCAIRE

Une copie non originale

2017-2018
Professeur : Mme Kaoutar Balboul

 Support de cours

 Prise de notes

Introduction au droit bancaire

 Définition :

Le droit bancaire est une des branches de droit commercial, mais des liens l’unissent également au droit économique. On peut dire le définir
comme l’ensemble des règles visant à régir les activités exercées à titre de profession par les établissements de crédit. Ses acteurs (ses sujets de
droit) sont les établissements de crédit et assimilés, il a aussi son champ opératoire que l’on regroupe sous le vocable « opérations de banque ».
Il a également ses techniques instrumentales appelées aussi « instrument bancaires ». Ces techniques représentent l’ensemble de méthodes
utilisées par la banque dans le but d’exercer leurs métiers dans les meilleures conditions.

 Les sources du droit bancaire :

A- Les sources nationales :

a- Textes législatifs:

Le droit bancaire est régi par des textes législatifs extrêmement nombreux. Parmi ces textes figure La loi 103-12 relatives aux établissements de
crédit et organismes assimilés, ce code est loin de représenter toute la législation bancaire, celle-ci reste encore éparpillée entre le code civil, le
code de commerce, et la loi 31-08 sur la protection du consommateur.
b- Textes professionnels :

Le droit bancaire profite de sources professionnelles, c'est-à-dire se sont des textes émanant des autorités du secteur bancaire et financier. Il
s’agit des décisions des organes directeurs de la profession, ainsi que le Ministère de Finances et Banque Al Maghrib ont un pouvoir
règlementaire. Ces derniers fixent les prescriptions d’ordre général applicables aux établissements de crédit.

c- Usages professionnels :

Les usages professionnels jouent un rôle important en matière bancaire, mais uniquement dans les rapports entre professionnels. Ils traduisent
l’importance de la pratique dans la formation de la règle de droit bancaire. En tous cas, l’usage bancaire ne peut pas déroger aux impératives de la
loi, il peut cependant écarter une règle de droit impérative.

B- Les sources internationales :

En matière bancaire, les conventions internationales sont peu nombreuses, mais importantes, on peut citer dans ce sens, la convention de
Genève de 1930 sur la lettre de change et le billet a ordre, et de 1931 sur le chèque. De même les sources internationales peuvent émaner aussi
d’instances internationales comme la chambre de commerce internationale.

 Les services rendus à l’économie par les établissements de crédit :


La banque est un agent économique qui joue un rôle extrêmement important, car elle exerce deux fonctions principales :

 Le principe de l’intermédiation : l’intermédiation bancaire existe dans la collecte de fonds et la distribution de crédits. Dans ce sens la
banque collecte des capitaux pour son propre compte et les prêtes à ses risques et périls.
 La prestation et services : jouer un rôle d’intermédiaire ne suffit pas, les banques doivent aussi dans un souci de rentabilité développer
la clientèle en proposant des services adaptés de qualité et universels. Parmi ces services on peut citer : les services de caisse, les services
de titres, service étranger, les services liés au compte notamment la monétique « les guichets automatiques » et la télématique qui permet
de suivre à distance une séries d’informations et d’opérations sur son compte.

 Caractéristiques actuelles de l’activité bancaire :

L’activité bancaire contemporaine présente plusieurs caractéristiques qui témoignent de son rôle essentiel dans le développement des échanges
économiques :

 Diversification de l’offre bancaire : Outre les services habituels, les banques proposent des instruments de paiement dématérialisés, et
de nouveaux services en matière de placement et de gestion de valeurs mobilières.
 Elargissement de la clientèle : Les banques ne s’adressent plus seulement à une clientèle de professionnels, mais plus largement à une
clientèle de particuliers, c’est le phénomène de bancarisation des ménages.
 Un rôle social accru : on peut dire que le banquier est devenu un partenaire incontournable dans tous les aspects de la vie courante, en ce
qui a nécessite une protection spécifique du client consommateur.
 Une activité largement informatisée : L’informatique à révolutionnée le monde bancaire, c’est ainsi que le traitement des opérations
bancaires s’en est trouvé facile avec de nouveaux procédés qui ont pu être inventés tel que les distributions automatiques des billets ou
encore le paiement par carte utilisables chez les commerçants.
 L’internationalisation de l’activité bancaire : Les opérations bancaires internationales sont nombreuses, elles mettent en œuvre des
pratiques également internationales comme le leasing ou le factoring.
 Relation de la banque et des secteurs de la finance et de l’assurance : Les liens entre la banque et les marchés financiers sont
traditionnels et les liens entre le secteur bancaire et le secteur d’assurance se manifestent particulièrement avec le phénomène dit de la
« bancassurance ». qui témoigne surtout du caractère complémentaire de deux activités.
Unité 1 : Règlementation de la
profession bancaire :

Les acteurs de la profession bancaire :


La loi bancaire n° 103-12 du 24 Décembre 2014 a uniformisée les règles applicables à ce secteur de l’économie tout en maintenant une certaine
diversité.

La profession bancaire se caractère par la diversité des entreprises opérant sur le marché :

1- Les établissements de crédit


2- Les organismes assimilés
3- Les banques participatives

1- Les établissements de crédits :


La loi bancaire répartit les établissements de crédits en catégories fondées à la fois sur l’activité exercée et sur le statut juridiques des
entreprises.

Selon l’article 10 de la loi bancaire, fait une distinction entre deux familles d’établissements de crédit : d’une part les banques et d’autre part les
sociétés de financement.

A- Les banques : En application de L’article 12, les banques peuvent agrées en vue d’exercer toute ou une partie des activités visées aux
articles 1, 7,16 de la loi bancaire.

Selon l’article premier de la loi, les banques peuvent exercer tout ou en partie les activités suivantes :

 . La Réception des fonds publics par habilitation


 . La distribution des crédits
 . La gestion de la mise à la disposition de leur clientèle, tous moyens de paiement

Les banques sont également autorisées par la loi ( Article 7 ) à effectuer, sous réserve du respect des dispositions législatives et réglementaires
en la matière. Les opérations liées :

 Aux services d’investissements


 Aux opérations de change
 Aux opérations sur Or, métaux précieux et pièces de monnaie
 A la présentation au public d’opérations d’assurance de personne ou toutes autres opérations d’assurance
 Aux opérations de location de biens mobiliers et immobiliers

Les banques peuvent également offrir les services de paiement définis à l’article 16 de la loi bancaire comme étant les services liés au transfert de
fond , aux dépôts et aux retraits en espèces sur un compte de paiement et à l’exécution d’opérations de paiements par tout moyen de
communication à distance.

B- Les sociétés de financement :

Soumise, depuis 1993, au contrôle de BANK AL-MAGHREB

Ces établissements de crédit ne peuvent effectuer parmi les activités visées à l’article premier et aux paragraphes 2 à 5 de l’article 7 de la loi
bancaire. Pa ailleurs, L’article 14 dispose que les sociétés de financement peuvent être agrées à recevoir du public fonds d’un terme supérieur à
un An et ce, dans les formes et les conditions prévues par la loi de bancaire.

La loi distingue deux catégories de sociétés de financement :

a- Les sociétés de financement dont les opérations sont définies et limitées par des dispositions législatives ou règlementaires propres. On
peut citer parmi cette catégorie de sociétés de financement ( la caisse marocaine des marchés, qui a pour activité d’assurer le
financement des entreprises titulaires des de marchés passées avec l’Etat ou les collectivités locales).
b- Les sociétés de financement dont l’activité est précisée dans leur agrément : on peut classer ces sociétés par rapport aux principaux types
d’activités. Ce sont généralement des sociétés de crédit à la consommation, de crédit-bail mobilier et immobilier, des sociétés de
cautionnement mutuel, d’affacturage, de crédits d’équipement, de capital risque et d’investissement etc.
2- Les organismes assimilés :
L’article 11 de la loi de finance 103-12 considère comme organismes assimilés aux établissements de crédits :

A- Les établissements de paiement : sont, selon l’article 15 des entités juridiques autorisées à fournir un ou plusieurs services de
paiement et peuvent également exercer les opérations de change.
B- Les services de paiement : sont les opérations de transfert de fonds, les dépôts et les retraits sur un compte de paiements, c'est-à-
dire un compte utilisé uniquement aux fins d’opérations de paiements.
C- Les associations de microcrédits : sont réglementées par la loi 18-97 relative au micro crédits. Elles sont constituées dans le but de
distribuer des microcrédits, c'est-à-dire tout crédit dont l’objet est de permettre à des personnes économiquement faibles de créer ou
de développer leurs propres activités de production ou de service en vue d’assurer leur insertion économique.
D- Les associations offshores : sont des établissements spécialisés dans le financement des opérations de commerce extérieur et des
projets d’investissements des sociétés étrangères installées dans la zone franche de Tanger. Elles réceptionnent les dépôts en
monnaie étrangères convertibles et effectuant de ces mêmes monnaies des opérations financières de crédit, de bourse ou de change
.Leur principale clientèle est celle des entreprises installées dans la zone franche de Tanger.
E- Les conglomérats financiers : sont les groupes qui remplissent les conditions citées par l’article 21 de la loi 103-12 . En effet, ces
derniers doivent être placés sous contrôle unique ou influence notable d’une entité du groupe ayant un siège social ou activité
principale au Maroc.et que deux au moins de ces entités du groupe doivent appartenir au secteur bancaire ou au secteur de
l’assurance ou bien relèvent du marché des capitaux. Enfin, les activités financières exercées par le groupe doivent être
significatives. Les compagnies financières sont les sociétés qui ont pour filiales, exclusivement ou principalement de crédit.
F- La caisse de dépôt et de gestion : est un établissement public qui intervient dans plusieurs activités dont les principales sont
l’épargne, la prévoyance, le secteur bancaire et financier et les assurances ainsi que le développement territorial.
G- La caisse centrale de garantie : est une institution publique qui contribue à l’encouragement de la création, le développement et la
modernisation des entreprises. Elle a pour mission également de garantir les crédits d’investissement et la cofinancement avec les
banques des programmes d’innovation et de restructuration financière.
N.B : La cofinancement : financement effectué par plusieurs personnes, sociétés ou organismes

3- Les banques participatives :

Selon L’article 54 de la loi 103-12 :

Sont considérées comme banques participatives les personnes morales régies par les dispositions du présent titre, habilitées à exercer
à titre de profession habituelle les activités visées aux articles : 1er, 55 et 58 de la loi bancaire.

. Les banques participatives sont habilitées à recevoir du public des dépôts d’investissements c'est-à-dire des fonds recueillis par ces banques
auprès de sa clientèle en vue de leur placement dans des projets et suivants les modalités convenues entre les parties (Article 55 de la loi
bancaire).

. L’article 58 de la loi bancaire précise également que les banques participatives peuvent aussi procéder au financement de la clientèle à
travers les produits suivants :

A- MOURABAHA : tout contrat par lequel une banque participative acquiert un bien moral ou immeuble en vue de la revendre à son client
à son coût d’acquisition plus une marge bénéficiaire convenue à l’avance.
B- IJARA : tout contrat selon lequel une banque participative met à titre locatif, un bien meuble ou immeuble déterminé et propriété d’une
banque, à la disposition d’un client par usage autorisé par la loi.
C- MOUCHARAKA : tout contrat ayant pour objet la participation par une banque participative à un projet en vue de réaliser un bénéfice
ou un profit.
Les parties participent aux pertes à hauteur de leurs participations, et au profit selon un prorata prédéterminé.
D- MOUDARABA : tout contrat mettant en relation une ou plusieurs entrepreneurs (MOUDARIBINE) qui fournissent leur travail en vue
de réaliser un projet. La responsabilité de la gestion du projet incombe entièrement aux entrepreneurs. Les bénéfices sont partagés selon
une répartition convenue entre les parties et les pertes sont assumées exclusivement par (RAB EL MAL) sauf en cas de fraude commise
par le MOUDARIB.

(RAB EL MAL) ‫رب المال‬

Conditions d’accès à la profession bancaire :


Le développement des banques marocaines, leur intervention universelle qui touche actuellement à toutes les opérations et à tous les secteurs
d'activités économiques du pays, leur forte concentration depuis l’indépendance sont autant d’éléments qui leur ont conférés, à l’égard de
l’économie, une puissance et une responsabilité de premier plan
Afin de renforcer la sécurité du système bancaire et financier marocain, le législateur à fixé un certain nombre de conditions et d’exigences
d’accès à la profession. En effet, l’accès à la profession bancaire est subordonné à un agrément délivré par LE GOUVERNEUR DE BANK AL
MAGHRIB après avis du comité des établissements de crédit.

Le principe de l’agrément s’applique aux :

 Établissements de crédits (banque et établissements de financement) désirant d’exercer leur activité sur le territoire marocain. Il
s’applique aussi aux associations de microcrédit, aux banques offshore conformément à la loi régissant les places financières offshore et
aux établissements de paiement ( Article 34 de la loi de finance).
 L’article 60 précise aussi que les banques participatives doivent être agrées conformément aux dispositions de l’article 34 de la loi
bancaire.

Par ailleurs, la loi bancaire subordonne l’agrément bancaire à un certain nombre de conditions. A ce titre, la qualité des dirigeants est tout aussi
importante que les conditions intéressant l’établissement lui-même, que ce soit au niveau de l’adéquation de la forme juridique de la personne
morale à l’établissement concerné, ou encore les conditions juridiques économiques et financières nécessaires à l’accomplissement de l’activité
choisie.

De ce fait, les établissements de crédits ayant leur siège social au Maroc, ne peuvent être constitués que sous la forme d’une société anonyme à
capital fixe ou de coopérative à capital variable. Exceptionnellement, des organismes que la loi à doté d’un statut particulier ( les banques
populaires qui sont des sociétés anonymes à capital variable) Article 35 de la loi bancaire.

Par contre les établissements de paiement sont constitués sous forme de société anonyme ou de société à responsabilité limitée (Article 35)

Les établissements de crédit doivent également disposer d’un capital intégralement libéré ou lorsqu’il s’agit d’un établissement public d’une
dotation totalement versée dont le montant doit être au moins égal au capital minimum ou à la dotation minimale. Le montant de ces derniers est
fixé par arrêté du ministre des finances pour chaque catégorie d’établissement de crédit, après avis conforme du comité des établissements de
crédit. En plus le législateur à entouré l’octroi de l’agrément d’un certain nombre des conditions économiques, sociales, commerciales et
financières qui doivent être apprécié par BANK AL MAGHRIB :

_ Au niveau de la participation de l’entreprise requérante au développement économiques et social du pays sur la plan national et régional.

_Au niveau du plan d’action de l’établissement en question, son programme d’ouverture de succursale d’agence et de bureaux, ses moyens
techniques et financier, et sa capacité à atteindre ses objectifs.

_ Au niveau de la moralité des dirigeants. Ainsi, les personnes exerçant dans un poste de direction ou encore appelées à assumer une
responsabilité au sein de l’établissement de crédit doivent, posséder l’honorabilité nécessaire. De ce fait, la loi exclue dans son l’article 38 les
personnes condamnées pour crime, délits, ou pour infractions à la réglementation des changes, les faillis non réhabilités, de même que les
personnes qui ont fait l’objet d’une condamnation relative au blanchiment d’argent ou la personne qui a fait l’objet de radiation, pour cause
disciplinaire, d’une profession réglementée.

Ces règles s’appliquent aussi bien aux principaux dirigeants, qu’aux personnes chargées de contrôler, d’administrer, de diriger, de gérer ou de
représenter, à titre quelconque, un établissement de crédit.

L’article 44 de la loi bancaire a posé la règle de non cumul des fonctions, pour but de garantir la fiabilité des dirigeants et d’éviter les conflits
d’intérêts et les abus : Cette règle s’applique à toute personne qui a reçu délégation de pouvoir du conseil d’administration d’un établissement de
crédit habilité à recueillir de fonds du public. Aussi les personnes, qui se situent à un niveau élevé de la hiérarchie bancaire, ne peuvent cumuler
d’autres fonctions de direction dans toute autre entreprise à l’exception des fonctions exercer au sein des sociétés de fonctionnement ne
recevant pas des fonds du public , et celles exercés dans des sociétés contrôlées par l’établissement de crédit considéré.

La décision portant l’agrément ou, le cas échéant, refus dûment motivé, est notifiée par le gouverneur de Bank Al-Maghrib à l’entreprise
requérante, dans un délai maximum de 4 mois à compter de la date de la réception de l’ensemble des documents et renseignement requis (Article
34 , al 5). Le législateur a prévu aussi une publication de la décision au (( Bulletin Officiel )).

Le contrôle de la profession bancaire :

Le contrôle de l’Etat sur les établissements de crédit et organismes assimilés répond au souci des pouvoirs de conserver la maitrise de la création
et de la circulation de la monnaie, et au souci d’assurer la sécurité des déposants et autres créanciers des banques, et la réputation de la
place financière.

. Les autorités de contrôle des établissements de crédits et organismes assimilés « autorités monétaires » sont constituées par deux entités :

 Le ministère de Finance
 Bank Al Maghrib

1- Le ministère de Finance : Le ministre chargé de Finance joue un rôle important dans l’activité bancaire et sa surveillance, il prend, en
effet, les décisions relatives à la politique monétaire ainsi qu’à la réglementation et au contrôle des établissements de crédit. Il est aussi
compétent en ce qui concerne les modalités d’extension de certaines dispositions de la loi aux organismes nouvellement assujettis à la loi
bancaire et la fixation des conditions de collecte de fons public et de distribution de crédits en vue d’assurer le développement de
l’économie, la défense de la monnaie, la protection des déposants et des emprunts.

L’article 51 de la loi bancaire dispose que le ministre chargé des finances peut fixer par arrêtés, pour l’ensemble, ou pour chaque catégorie, ou
sous catégorie des établissements de crédit, après avis du comité des établissements de crédits, les taux maximum des intérêts conventionnels
et les taux d’intérêt pouvant être appliqués à l’épargne, et les conditions de distributions de crédits par le biais de conventions avec les
établissements concernés.

Le Ministre des finances président le conseil national du crédit et de l’épargne (CNCE) compétent pour les questions de :

 De développement de l’épargne et l’évolution de l’activité des établissements de crédit.


 La formulation d’une intention envers le gouvernement de toutes propositions ayant trait aux domaines qui entrent dans la compétence de
cet organe.

Le ministre de finances exerce incontestablement une influence considérable sur l’ensemble du dispositif mis en place par la loi bancaire :

 Soit directement en étant président du conseil du crédit et de l’épargne.


 Soit indirectement par l’ensemble de ses établissements présents dans toutes les instances créés par cette loi et dans les établissements
publics et semi publics.

2- Bank Al Maghreb : La loi bancaire de 2006 a renforcée de manière substantielle les attributions de la Banque centrale tant en ce qui
concerne les domaines de la réglementation et des agréments qu’en matière de contrôle, de sanction et de traitement des difficultés des
établissements de crédit.

La compétence de Bank Al Maghrib :

 Les décisions d’octroi et de retrait d’agrément


 Le pouvoir d’édicter les règles comptables et jurisprudentielles
 Le traitement des difficultés des établissements de crédit

La banque centrale a un pouvoir de sanction : elle peut, si l’estime nécessaire, interdire ou limiter la distribution de dividendes (‫ )أرباح‬par un
établissement de crédit et s’opposer à la nomination d’une personne donnée au sein de ses instances d’administration ou de gestion. Elle est, par
ailleurs, habilité à imposer le respect des règles prudentielles prévues par les dispositions de la loi bancaire.

Le gouverneur de Bank Al maghrib préside aussi le comité des établissements de crédit (CEC), dont l’avis est requis sur toutes questions, à
caractère général ou individuel, ayant trait à l’activité des établissements de crédit.

Bank Al Maghrib assure également la gestion du fond collectif de garantie des dépôts destinés selon l’article 128 de la loi bancaire à indemniser
les déposants des établissements de crédit en cas d’indisponibilité de leurs dépôts ou de tous autres fons remboursables et à craindre à terne une
indisponibilité des dépôts ou de tous autres fonds remboursables, à condition qu’il présente des mesures de redressement jugées acceptables par
Bank Al Maghrib.

Il convient d’ajouter que Bank Al Mabghrib réalise des études importantes ayant trait à la politique monétaire, aux problèmes de refinancement
et de taux, à l’activité bancaire. Son rapport annuel constitue une référence de premier plan sur toutes les données économiques, monétaires, et
financières du Maroc.

Ainsi qu’il a été dit, le contrôle de la profession bancaire a pour objets principaux la sécurité des créanciers et déposant, la supervision de la
gestion financière et le respect de la politique monétaire. Les banques, en accordant les crédits étant émettrice de monnaie, d’où l’importance du
contrôle du crédit, composante indispensable de la politique monétaire interne et externe.
Unité 2 : Réglementation de
l’activité bancaire

La loi bancaire n°103-12 a énuméré les activités constitutives d’opérations de banque fondées sur la réception des dépôts du public, et
l’affectation des sommes reçues à des opérations de crédit, ainsi que la mise a disposition de la clientèle ou la gestion de moyens de paiements.
Par ailleurs, les établissements de crédit doivent, dans l’exercice de leur activité, respecter les mesures de prévention et de la sécurité édictée par
le législateur dans la loi bancaire.

I - Les activités constitutives d’opérations de banque :


L’article 1 de la loi bancaire n° 103-12 se borne à énoncer quelle sont les opérations caractéristiques de l’activité des établissements de crédit et
sur lesquelles, ceux-ci sont vus reconnaitre, sous réserve d’exceptions, un monopole. Elles sont au nombre de trois :

 La réception de fonds du public


 Les opérations de crédit
 La mise à dispositions de la clientèle ou la gestion des moyens de paiement

La loi bancaire donne aussi le monopole de l’exercice des services de paiement aux établissements de crédits et aux établissements de paiement.
Le monopole d’opérations de banque et des services de paiement est énoncé à l’article 18 de la loi 103-12 : « il est interdit à toute personne
non agréée en qualité d’établissement de crédit ou d’établissement de paiement d’effectuer à titre de profession habituelle, les opérations
visées à l’article 1 et 16 ci dessus ».

A cet effet, n’entrent dans le monopole que les trois opérations qualifiées par la loi d’opérations de banque ainsi que les services de paiement.
Les établissements de crédits ne bénéficient d’aucune exclusivité pour les opérations accessoires mentionnées à l’article 7 de la loi bancaire.
C’est un type d’activités qu’ils sont de plein droit autorisés à accomplir, mais sans monopole. Tel est le cas des opérations de change, du conseil
en gestion de patrimoine et en gestion financière……

1- La réception de fonds du public :


Aux termes de l’article 2 de la loi bancaire : « sont considérés comme fonds reçus du public, les fonds qu’une personne recueille de tiers
sous forme de dépôt ou autrement avec le droit d’en disposer pour son propre compte à charge pour elle de les restituer »

 De ce texte ressortent les trois éléments caractéristiques de cette opération de banque, à savoir :

A- La réception de fonds à charge de restitution : Il s’agit de toute remise de fonds à charge de restitution, assortie de la liberté pour la
réception dont disposer. Peu importe la nature juridique du contrat : dépôt, prêt, mandat, souscription d’un titre négociable (bon de
caisse).
Recevant des fonds publics, les établissements de crédit ont l’obligation de les restituer que ce soit directement, par voie de retrait, ou
indirectement par chèque ou pas virement.

B- Fonds reçus du public : La qualification d’opération de banque n’est pas attachée à toute réception de fonds mais seulement à une
remise de fonds provenant du public c'est-à-dire les fonds recueillis d’une personnalité juridique distincte de celle de la personne qui
reçoit des fonds.
Par ailleurs, l’article 2 de la loi bancaire détermine, le cas où les fonds ne sont pas considérés comme provenant du public. L’opération
échappe alors à la qualification bancaire.

A titre d’exemple, les fonds que reçoit une société de certains associés et de ses dirigeants ne sont pas qualifiés de fonds
reçus du public. Cette qualification, qui concerne en particulier les comptes courants d’associés, se fonde sur les liens étroits que
ces personnes entretiennent entre elles. Autrement dit, La loi considère que les associés et les dirigeants ne font pas partie du public et
par conséquent la société peut recevoir de tels fonds même qu’elle n’est pas un établissement de crédit. A cette exception s’en ajoutent
aussi certains fonds qu’une entreprise reçoit de ses salariés, en raison notamment de leurs intérêt à participer à son financement.

Ceci étant dit, sont assimilées aux réception de fonds du public, selon l’article 2 de la loi bancaire, les fonds déposés en compte de vue,
les fonds déposés avec terme ou devant être restitués avec préavis, les fonds versés par un déposant avec stipulation d’une affectation
spéciale, les fonds dont la réception donne lieu à la délivrance par le dépositaire d’un bon de caisse de tout billet portent intérêt ou non.

C- Droit de disposer des fonds pour son propre compte :


La loi bancaire ne précise pas les emplois que les établissements de crédits peuvent faire avec les fonds reçus. Celle-ci se borne à
préciser que ceux-ci doivent être utilisés pour leur propre compte. Les établissements de crédit sont donc libres de disposer des fonds
reçus du public comme s’ils l’entendent. La liberté de disposer des fonds reçus en dépôt est caractéristique de l’activité bancaire. Les
banques financent au moyen de dépôts de la clientèle d’une part importante des crédits qu’elles distribuent.

2- Les opérations de crédit :


Aux termes de l’article 3, alinéa 1er de la loi 103-12 : « constitue une opération de crédit tout acte à titre onéreux par lequel une personne :

- met ou s’oblige à mettre des fonds à la disposition d’une autre personne à charge de celle-ci de les rembourser
- ou permet dans l’intérêt d’une autre personne un engagement par signature sous forme d’aval de cautionnement ou de toute
autre garantie ».

Cette définition correspond à la définition classique du crédit dont elle comporte 2 éléments :

A- La rémunération : constitue la condition de l’engagement du banquier. Celle-ci est remplie lorsque l’opération de crédit est faite
moyennant le versement d’un intérêt ou d’une commission. Cet élément, inhérent à l’opération de crédit, montre bien que cette dernière
ne se limite pas au prêt qui, dans la conception civil, est essentiellement gratuit, la stipulation d’intérêt restant l’exception. Au contraire,
l’opération de crédit suppose nécessairement une rémunération du banquier.

B- La mise à disposition de fonds : repose sur trois facteurs, un facteur avantage, un facteur temps, et un facteur risque. En effet, celui
qui demande la mise à disposition de fonds souhaite obtenir un avantage. Cet avantage peut résider dans la paiement anticipé d’une
créance. Il peur également consister dans l’obtention d’un prêt ou d’une promesse de prêt ou encore dans une garantie accordée par le
banquier afin de faciliter la réalisation d’une opération. Ce faisant le client fait prendre un risque dans la mesure où un certain temps
s’écoule entre la date de mise à disposition et celle de la restitution. Ainsi définies les opérations de crédit présentent une grande diversité.
En plus, de l’avance de fonds que la banque accorde à son client ou du contrat de cautionnement par lequel la banque s’engage à
désintéresser le créancier en cas de défaillance du débiteur, le législateur qualifie aussi d’autres opérations comme étant des opérations de
crédit tel que le crédit bail et d’une manière plus large toute opération de location assortie d’un achat, les opérations d’affacturage et
les opérations de vente à réméré d’effets et de valeur mobilières.
L’opération de crédit apparait comme une notion générique relativement à divers espèces de contrats. Ces derniers ont chacun une cause,
un objet spécifique. Ils permettent de réaliser néanmoins une même opération, une opération de crédit.

3- La mise à la disposition ou la gestion de tout moyen de paiement :


L’article 6 de la loi bancaire donne la définition suivante aux moyens de paiement : « sont considérés comme moyens de paiement tous les
instruments qui, quelque soit le support ou le procédé technique utilisé, permettent à toute personne de transférer des fonds »

De ce texte, il découle que les moyens de paiement sont des moyens de transfert de fonds, des instruments permettant
de faire circuler la monnaie scripturale. La formule du législateur est suffisamment souple pour couvrir toutes les techniques existantes ou à
créer permettant d’assurer le transfert de fonds. Ainsi le moyen de paiement peut être matérialisé dans un support( support papier ou magnétique)
comme le chèque ou le virement ou être dématérialisé lorsqu’il réside uniquement dans un procédé technique comme c’est le cas de certains
instruments de télépaiement ou certains instruments de monnaie électronique.

La loi bancaire autorise les établissements de crédit à l’exercice des services de paiement prévus à l’article 16 de la loi bancaire dont ils ont
d’ailleurs le monopole avec les établissements de paiement selon l’article 18 de la loi 103-12.

Les services de paiement sont définis par l’article 16 de la loi bancaire, il s’agit :

 Des opérations de transfert de fonds


 Des dépôts et les retraits en espèces sur un compte de paiement
 De l’exécution d’opérations de paiement par tout moyen de communication à distance, à condition que l’opérateur agisse uniquement en
qualité d’intermédiaire entre le payeur et le fournisseur de biens et services.
 De l’exécution de prélèvements permanents ou unitaires, d’opérations de paiement par carte et l’exécution de virements, lorsque ceux-ci
portent sur des fonds placés sur un compte de paiement.

Les établissements de crédit peuvent également effectuer d’autres activités non constitutives d’opérations de banque. En d’autres termes, celles
qui ne sont pas soumises au monopole bancaire et que le législateur énumère à l’article 7 de la loi bancaire. Il s’agit à titre d’exemple

des services d’investissement , des opérateurs de change , du placement , de la souscription, l’achat , la gestion , la garde et la
vente de valeurs mobilières et de tout produit financier. Ces opérations peuvent être accomplies par les établissements de crédit sans aucune
limite sauf à respecter les règlementations les concernant.
L’article 9 de la loi bancaire, autorise aussi les établissements de crédit, sous certaines conditions, à prendre ou détenir des participations dans
des entreprises existantes ou en création. Ces participations doivent avoir une importance limitée dans la composition de leurs fonds et sont
soumises au contrôle de Bank Al Maghrib selon l’article 9 de la loi bancaire.

II- Les obligations comptables et prudentielles des établissements de crédits :


Afin d’assurer la sécurité du système bancaire et financier national et assurer une meilleure protection des déposants, les établissements de crédits
sont soumis, dans l’exercice de leurs activités aux décisions et mesures édictées, en la matière, par les autorités monétaires notamment celles
afférentes aux mesures prudentielles, aux règles comptables établies par l’institut d’émission ainsi qu’aux mesures de contrôle et
d’information.

1- Les mesures prudentielles :


Selon l’article 76 de la loi bancaire, les établissements de crédits sont tenus, dans des conditions définies par circulaire du wali de Bank Al
Maghrib de respecter des normes destinées à garantir leur liquidité et leur solvabilité à l’égard des déposants. Ils doivent en particulier respecter
des ratios de couverture et de division des risques.

Les normes prudentielles reposant sur la notion de fonds propres, qui désigne des ressources stables à la disposition des établissements de crédits.
Ces fonds ne se limites, ni au capital social, ni aux capitaux propres et incluent certains fonds d’emprunt, ils permettent d’assurer la continuité de
l’activité des établissements de crédit et de protéger l’épargne. Ces fonds pouvant servir à absorber les pertes qui ne sont pas couverts par un
volume suffisant de profit.

C’est pourquoi la réglementation impose aux établissements de crédit le respect d’une exigence globale de fonds propres destinée à couvrir les
activités bancaires classiques et les référence dans la surveillance prudentielle exercée par les autorités de contrôle. Ils servent en particulier au
calcul des ratios prévus par la réglementation prudentielle.

Ainsi, les établissements de crédit sont tenus de respecter :

 Les règles de solvabilité qui sont destinées à éviter que les établissements de crédit soient dans l’impossibilité de couvrir leurs
engagements. Elles ont un objet de limiter le montant des engagements pris auprès de la clientèle par ces derniers en imposant un rapport
entre le montant de leurs fonds propres et le montant de l’ensemble des risques de crédit que ces derniers encourent du fait de leurs
opérations. Ce rapport est désigné sous le terme de ratio de solvabilité.

 Les règles relatives au contrôle des grands risques qui ont pour objet de limiter le montant des engagements des établissements de
crédit au regard d’un même client ou de plusieurs clients bénéficiant de concours importants en leur imposant deux rapports :
Un rapport maximum entre l’ensemble des risques qu’ils encourent du fait de leurs opérations avec un même bénéficiaire et le
montant de leurs fonds propres.
Un rapport maximum entre la somme des grands risques et le montant des dits fonds propres.

Les établissements de crédit sont également tenus, dans les conditions fixées par circulaire du wali de Bank Al Maghrib, après avis du comité
des établissements de crédit, de se doter d’un système de contrôle interne approprié visant à identifier, mesurer, et surveiller l’ensemble des
risques qu’ils encourent et de mettre en place des dispositifs qui leur permettent de mesurer de la rentabilité de leurs opérations ( article 77).

2- Les règles comptables et les mesures de contrôle et d’information :


Dans le but de faciliter le contrôle effectué par l’institut d’émission et de surveiller la réalisation des objectifs de politique monétaire décidés par
les autorités de tutelle, les établissements de crédit sont tenus de fournir à Bank Al Maghrib un certain nombre de documents comptables, d’états
de renseignements afférents à leurs activités, dans les délais déterminés et selon des formules établies par elle.

Selon la loi bancaire, les établissements de crédit doivent établir, à la clôture de chaque exercice social, les états de synthèse relatifs à cet
exercice et les transmettre à Bank Al Maghrib (article 73) . Ces états de synthèse doivent être publiés dans les conditions fixées par circulaire du
wali de Bank Al Maghrib.

A cet effet, Bank Al Maghrib s’assure que lesdites publication sont régulièrement effectuées. Elle peut ordonner aux établissements de crédit de
procéder à des publications rectificatives dans le cas où des inexactitudes ou des omissions auraient été relevées dans les documents publiés. Elle
peut aussi, à son initiative, publier les états de synthèse de ces établissements, après avis de la commission de discipline des établissements de
crédit.

Les établissements de crédit sont astreints aussi à la tenue des situations comptables et d’états annexes ainsi que de tout autre document
permettant à Bank AL Maghrib d’effectuer le contrôle qui lui est dévolu par la loi.

La loi bancaire a aussi édictée des mesures concernant le contrôle des comptes des établissements de crédit par le commissariat aux comptes

( articles 99 à 107).

Outre la certification des comptes, la mission du commissaire aux comptes porte sur la vérification du respect des dispositions comptables et
prudentielles, l’évaluation de l’adéquate du système de contrôle interne ainsi que sur la vérification de la sincérité des informations destinées aux
public et leur concordance avec les comptes.
Les commissaires aux comptes doivent, par ailleurs, porter à la connaissance de Bank Al Maghrib tous faits ou décisions dont ils ont
connaissance au cours de l’exercice de leur mission et qui sont de nature à affecter la situation financière de l’établissement contrôlé et/ou à
mettre en garde la continuité de son exploitation. Ils sont, en outre, tenus de lui fournir tous les éclaircissements et explications requis à propos
des conclusions et opinions exprimées dans leurs rapports.

De son côté, Bank Al Maghrib peut mettre à la disposition des commissaires aux comptes les informations estimées nécessaires à
l’accomplissement de leur mission, y compris les rapports de contrôle sur place.

III- Les obligations professionnelles du banquier :


Indépendamment des obligations qu’il contracte formellement envers ses clients à l’occasion de chacune des opérations qu’il effectue, le
banquier, comme tout professionnel, est tenu d’observer tant à l’égard de sa clientèle qu’envers les tiers certains normes de comportement
découlant des caractéristiques particulières de sa profession (1). La méconnaissance ou la violation de ces obligations peut entrainer la
responsabilité du banquier à des titres divers avec application de diverse sanction (2).

1- Détermination des devoirs professionnels du banquier :


En plus des obligations contractuelles et extracontractuelles auxquelles est soumis le banquier dans le cadre du droit commun des contrats, celui-
ci à des devoirs plus spécifique compte tenu des exigences de la profession qu’il exerce. Il s’agit notamment :

a- Le secret professionnel : La profession bancaire suppose de façon naturelle le respect du secret professionnel et l’obligation
de discrétion en ce qui concerne toute information concernant la clientèle et acquise en raison du rapport professionnel avec
cette dernière. Le banquier (employé ou dirigeants) est le confident naturel et nécessaire de ses clients de même qu’il doit
veiller à leurs intérêts et ne pas divulguer des informations qui pourraient porter préjudice au client concerné ou nuire à ses
intérêts. Ces informations ne peuvent être divulguées sans le consentement du client même après la fin des relations
contractuelles avec le banquier.

Selon l’article 180 de la loi bancaire, l’obligation du secret professionnel est applicable à :

 Toutes les personnes qui, à un titre quelconque, participent à l’administration, à la direction ou à la gestion d’un établissement de
crédit, ou qui sont employées par celui-ci.
 Les membres du Conseil national du crédit et de l’épargne, du comité des établissements de crédit, de la commission de discipline
des établissements de crédit, de la comité de coordination et de la surveillance des risques systémiques
 Les personnes chargées, même exceptionnellement, de travaux se rapportant au contrôle des établissements soumis à la
surveillance de Bank Al-maghrib en vertu de la présente loi.
 Enfin, et plus généralement, toute personne appelée, à titre quelconque, à connaitre ou à exploiter des informations se rapportant à
ces établissements

En cas de non respect du secret professionnel auquel elles sont astreintes, ces personnes encourent les sanctions prévues à l’article 446 du code
pénal.

Selon, l'article 446 du code pénal marocain: «les médecins, chirurgien ou officiers de
santé, ainsi que les pharmaciens, les sages femmes ou toutes autres personnes dépositaires
par état ou par profession ou par fonction permanentes ou temporaires , des secrets qu' on
leur confie, qui, hors le cas ou la loi les oblige ou les autorise à se porter dénonciateur, ont
révélé ces secrets, sont punis de l'emprisonnement d' un mois à six mois et d 'une amende
de 200 à 1000 dirhams»

Notons cependant, que le secret professionnel ne peut être opposé à Bank Al Maghrib, à l’autorité judiciaire agissant dans le cadre d’une
procédure pénale (Article 181 de la loi bancaire).

b- Le devoir d’information : A propos de multiples opérations, la jurisprudence a dégagée l’existence à la charge du banquier
d’un devoir d’informations du client, qui convient de moduler en fonction du degré de qualification du cocontractant, est la
conséquence naturelle du fait que les établissements de crédit est la partie la plus expérimentée dans le domaine financier et
celle qui est la plus active dans la définition du contrat. Ceci étant dit, l’information des clients sur les conditions pratiquées
par l’établissement de crédit est devenue obligatoire grâce à la loi bancaire et au code de commerce. Ainsi l’article 154 de la
nouvelle loi bancaire et l’article 496 du code de commerce obligent dans certaines conditions les établissements de crédit à
informer le public sur les conditions qu’ils appliquent à leurs opérations. Par exemple en matière de taux d’intérêt débiteurs et
créditeurs, de commissions etc.
c- L’obligation de vigilance : Cette obligation consiste notamment, dans les contrôles et vérifications de l’identité et de l’adresse
du client, de la signature avant paiement et la détection des anomalies et irrégularités apparentes et manifestes dans l’exercice
de ses fonctions. Ce devoir de vigilance est prévu par l’article premier de la circulaire de Bank Al Maghrib n° 36 du 24
décembre 2003 :

« Les établissements de crédit sont tenus de mettre en place les procédures nécessaires qui leur permettent : ƒ

 D’identifier leur clientèle et d’en avoir une connaissance approfondie ; ƒ


 D’assurer le suivi et la surveillance des opérations de la clientèle notamment celles présentant un degré de risque important ; ƒ
 De conserver et de mettre à jour la documentation afférente à la clientèle et aux opérations qu’elle effectue.

Ils doivent, en outre, sensibiliser leur personnel et le former aux techniques de détection et de prévention des opérations à caractère inhabituel ou
suspect ».

2- La responsabilité des établissements de crédits :


En dehors de la responsabilité civile contractuelle et délictuelle, soumise au droit commun mais marquée par l’existence de devoirs
professionnels spécifiques pesant sur les établissements de crédit et par leur organisation en tant qu’entreprises, des sanctions disciplinaires et
pénales peuvent être encourues par les établissements ou leurs dirigeants.

a- Sanctions disciplinaires : La loi bancaire prévoie dans ces articles 172 à 179 toute une gamme de divers sanctions disciplinaires à
savoir : l’avertissement, l’interdiction de faire certaines opérations voire le retrait de l’autorisation d’exercer en passant par les sanctions
pécuniaires.

N.B : La sanction pécuniaire s'entend d'une mesure affectant la rémunération, prise à l'encontre d'un salarié qui a normalement fourni sa prestation de
travail, et recouvre : la réduction sur le montant du salaire ; la réduction ou suppression d'une prime ; la réduction ou suppression d'un avantage en nature

En vertu de l’article 172 de la loi bancaire, sont passibles de sanctions disciplinaires : les établissements de crédit et les autres organismes soumis
au contrôle de Bank Al Maghrib qui contreviennent aux dispositions de la loi bancaire et aux textes pris pour leur application.

La loi habilite Bank Al Maghrib a appliqué, à l’établissement qui ne respecte pas les dispositions prévus par l’article 172 et des textes pris pour
leur application, une sanction pécuniaire égale au plus au cinquième du capital minimum auquel il est assujetti, indépendamment de la mise en
garde ou de l’avertissement prévus respectivement aux articles 85 et 88 de la loi bancaire.

Le législateur « en application des dispositions de l’article 178 de la loi bancaire » a institué la commission de discipline des établissements de
crédit chargée d’instruire les dossiers disciplinaire et de proposer, au gouverneur de Bank Al Maghrib, les sanctions disciplinaire a prononcer.

b- Sanctions pénales : Les incriminations spéciales prévues aux articles 180 à 194 concernant les personnes n’appartenant pas à la
profession qui se seraient immiscées soit dans l’activité bancaire, soit dans l’activité d’intermédiaire.

La loi bancaire sanctionne également les dirigeants d’établissements de crédit n’ayant pas satisfait aux obligations légales en matière de
comptabilité et de contrôle des comptes. Ainsi, la loi bancaire prévoie des amendes et des peines privatives de liberté en cas d’infraction aux
règles et conditions de l’agrément pour l’exercice de la profession bancaire. Elle prévoie également des interdictions et sanctions relatives à la
personne et aux conditions des dirigeants notamment en cas de cumul des fonctions.

c- La responsabilité civile : La responsabilité civile du banquier peut découler d’un contrat, voir de la loi qui n’auraient pas été respectés.
La responsabilité civile du banquier peut être contractuelle, vis-à-vis de l’entreprise cliente, mais aussi délictuelle, vis-à-vis des tiers.

Le banquier engage sa responsabilité contractuelle, par application du droit commun en cas d’inexécution ou de mauvaise exécution des
obligations résultant du contrat le liant à l’entreprise cliente. L’étendu de cette responsabilité dépend, du contenu des obligations découlant de
chaque type d’opération, enrichi des devoirs professionnels généreux.

Les clauses d’exonération de responsabilité sont assez fréquentes. Elles sont insérées dans le contrat particuliers lorsqu’ils sont constatés par
écrit, dans des conditions générales ou lorsqu’ils sont imprimés sur les documents (reçus, bordereaux..) remis au client.

L’effet de la clause d’exonération n’est pas absolu. La responsabilité née de fautes légères est supprimée mais en cas de faute lourde la clause a
pour seul effet de renverser la charge de la preuve.

La responsabilité de la banque peut être également engagée sur le fondement du droit commun en matière de responsabilité délictuelle. Ainsi le
banquier est responsable envers les tiers des conséquences préjudiciables de son activité, qu’elles résultent d’une faute ou d’une négligence ou
imprudence, qu’elles soient de son propre fait (responsabilité du fait personnel) ou celui de ses préposés (responsabilité du fait d’autrui).

D’une façon générale, on constate que les tribunaux ont tendance à retenir souvent la responsabilité délictuelle du banquier, justifiant cela par le
fait que les banques exercent une activité qui s’apparente à un service public et que les banquiers sont des professionnels.
Unité 3 : Les comptes bancaires

L’ouverture d’un compte marque le plus souvent l’entrée en relation entre une banque et un client à travers la conclusion d’une convention cadre
dans laquelle viendront s’insérer l’ensemble des opérations effectuées pour le client même si certains d’entre elles (crédits, opérations boursières)
donneront lieu à des contrats particuliers.

Le compte en banque fait partie des contrats commerciaux présentés et encadrés par le code de commerce de 1996 qui lui consacre les articles
488 à 510. Il est défini par l’article 151 de la loi bancaire 103-12 « comme une convention écrite obligatoire entre un client et son
établissement de crédit. Le client est un déposant alors que l’établissement de crédit est un dépositaire ».

Les comptes en banque sont soumis à des règles communes (I), ils peuvent être classés sur la base de critères juridiques en plusieurs catégories
(II).

I - Les règles communes :


Les règles communes à tous les comptes en banque concernant :

1- L’ouverture du compte
2- Les opérations susceptibles d’être inscrits en compte
3- Le fonctionnement du compte
4- Les incidents susceptibles de l’affecter
5- La clôture du compte

1- L’ouverture du compte : La convention de compte est régie par le droit commun des contrats et par certain nombre de règles
spéciales qui doivent être combinées. Sa conclusion est marquée par l’ouverture du compte.

L’article 151 de la loi bancaire précise que : « toute ouverture d’un compte à vue ou à terme ou d’un compte titres doit faire l’objet d’une
convention écrite entre le client et son établissement de crédit. Cette convention, dont copie est remise au client doit notamment préciser
les conditions de fonctionnement et de clôture dudit compte ».

Chaque personne physique ou morale est, évidemment libre du choix de l’établissement de crédit et à droit à un compte bancaire (compte dépôt
ou comme chèque). Ce droit est prévu à l’article 150 de la loi bancaire conférant comme conséquence à toute personne ne disposant pas d’un
compte bancaire et qui s’est vu refusée son ouverture par plusieurs établissements de crédit de demander à Bank Al Maghrib de désigner un
établissement bancaire auprès duquel elle pourra se faire ouvrir ce compte. Cet établissement est tenu de s’exécuter sous peine de sanctions.

Les postulants auxquels un compte peut être ouvert sont les personnes physiques et morales satisfaisant à un certain nombre de conditions relative
essentiellement à la capacité et pourvoir, éléments nécessaires pour la validité et la continuité de tout contrat à l’image du contrat de compte.

Le client physique qui a la capacité civile, c’est-à-dire 18 ans, ou le tuteur qui représente les mineurs.

Les personnes morales qui ont la capacité juridique qui dépend de leur objet social et vraie selon les différents types de société.

- Ces clients ont tous le droit de demander une ouverture de compte chez n’importe quelle banque de leur choix.

Lors de l’ouverture de compte, l’établissement de crédit doit procéder à un certain nombre de contrôles et de vérifications. A cet effet, le
banquier doit, préalablement à l’ouverture du compte :

La vérification du domicile et l’identité du postulant, qui est tenu de présenter un document officiel portant sa photographie. Ainsi que
la collection de toutes les informations nécessaires sur la capacité, l’activité, et le patrimoine du client (le devoir de vigilance).

Un imprimé à remplir par le client, lui sera présenté par le banquier, ainsi qu’un carton de spécimen de signature comportant les
indications afférentes à l’identification du client et les modèles de signature qui doivent servir de base au contrôle du banquier. Et à la demande
du client, et selon les services accordés, la banque délivrera un chéquier, une carte bancaire etc. …
Le banquier est tenu d’informer le client « avant la signature de la convention écrite d’ouverture de compte » sur la gamme des services
offerts dans les domaines qui l’intéressent comme les crédits, les assurances… les conditions pratiquées par la banque quant aux commissions,
taux d’intérêt … et enfin les modalités de fonctionnement du compte et les précautions d’usage dans l’utilisation des instruments de paiement.

2- Les opérations sur les comptes : les opérations inscrites au compte bancaire sont :

A- Les crédits de dépôts : Le dépôt est direct lorsque le client remet des espèces au banquier ou encore quand le compte est crédité du
montant d’un virement émis en faveur du client. Il existe cependant de nombreux dépôts à caractère indirect quand le client remet au
banquier un titre de créance (chèque, effet de commerce…) avec mandat de l’encaisser et la somme recouvrée est porté au crédit du
compte. le dépôt peut encore trouver sa source dans un crédit que consent le banquier et dont le montant est inscrit au compte.
B- Les retraits ou débits : Les retraits de fonds d’un compte bancaire peuvent être effectués selon différentes formes compte tenu de la
nature du compte et de la convention à son sujet (retraits d’espèces, paiement par chèque, virement, avis de prélèvement, cartes de
paiement ou de crédit).
C- Le virement : de tous modes d’utilisation du compte bancaire, le virement est sans doute le plus remarquable. C’est une technique
financière permettant de transférer des sommes d’argent d’un compte à un autre par un simple jeu d’écriture. L’article 519 du code de
commerce définit le virement comme étant une « opération par laquelle le compte d’un déposant est, sur l’ordre écrit de celui-ci,
débité pour un montant destiné à être porté au crédit d’un autre compte ». il s’agit d’une opération de transfert de fonds entre deux
personnes distinctes ayant leurs comptes chez la même banque ou chez deux banques différentes. Chaque déposant peut alors adresser à
sa banque un ordre de virement au bénéfice d’une autre personne ou compte.

3- Le fonctionnement du compte : le compte fonctionne lorsque les opérations y sont inscrites. La gamme des services bancaires est
librement déterminée par les établissements de crédit.

Toutefois, le compte principal doit permettre à un particulier les retraits (en distributeur automatique ou en guichet) ainsi que les paiements
scripturaux ‫ غير النقدية‬nécessaires aux transactions. Le compte tenu matériellement par l’établissement de crédit. Ce dernier indique à propos de
chaque opération, la nature de celle-ci, son montant et sa date ainsi que le solde provisoire qui se dégage. L’établissement de crédit doit adresser
à son client périodiquement, à des intervalles fixés par l’usage ou la convention, un relevé des opérations écoulées. Il s’agit du relevé de compte
bancaire qui permet un enregistrement chronologique de toutes les opérations qui concernent les clients.

L’article 2 de la circulaire B.A.M N° 4 /G /98 du 5 Mars 1998, indique avec précisions les renseignements que doit contenir le relevé
de chaque opération, à savoir : la libellé, le montant, le sens débiteur ou créditeur du montant, la date d’exécution, la date de valeur, le taux
d’intérêt effectivement appliqué lorsqu’il s’agit d’une opération de crédit ou d’une opération de dépôt rémunéré, le mode de calcul des intérêts, le
cours de change appliqué lorsqu’il s’agit d’une opération en devise, la nature de chaque commission perçue, la nature et le montant de chacun des
frais et taxes prélevés.

Ces relevés doivent enfin indiquer la période pour laquelle ils sont établis, les soldes initial et final correspondants, le libellé de chaque opération
doit mentionner de manière explicite les références du document ayant servi à son exécution (n° du chèque…).

Par ailleurs, le fonctionnement du compte implique que l’établissement de crédit assure certains services à ses clients. A cette occasion, il perçoit
une rémunération que l’on appelle commission qui est librement déterminée par les parties.

L’article 116 précise que les conditions appliquées en matière de commission doivent portées à la connaissance du public dans les
conditions fixées par circulaire du gouverneur de Bank Al Maghrib, après avis du comité des établissements de crédit.

4- Les incidents qui affectent le fonctionnement du compte : les incidents au fonctionnement du compte sont tous les événements
susceptibles d’entraver ou d’arrêter sa marche normale. Il s’agit des incidents suivants :

 Les oppositions au paiement : D’une part, il y’as celles effectuées par un client à la suite d’une perte ou d’un vol de l’instrument de
paiement ou de crédit ( chèque, carte, effet de commerce ), pour falsification ou en cas de redressement ou liquidation du porteur ou
bénéficiaire. D’autre part, il y’as celles effectuées par le percepteur lorsque le client ne règle pas ses impôts ou ses redevances à l’Etat.
Dans ce cas, il est courant que le banquier bloque le compte du client pour le montant de la sommation.

 La saisie arrêt : dans ce cas le compte est bloqué par la banque dés qu’il est affecté par une saisie arrêt notifiée par le bureau des
notifications et exécution judiciaires. Quand la somme est indiquée sur le procès verbal de saisie, le blocage du compte est limité à
hauteur de celle-ci. Le déblocage peut intervenir par une mainlevée délivrée par le bureau des notifications et exécution judiciaire ou à la
suite d’une décision du tribunal ordonnant la remise de la somme saisie au créancier.

 L’incapacité et le décès du client : Quant ils surviennent, le compte est bloqué jusqu’à détermination du régime de tutelle ou jusqu’à
règlement de la succession.
5- La clôture du compte : La clôture du compte peut être volontaire. Généralement, la convention de compte est conclue sans
détermination de durée et chaque correspondant par volonté unilatérale y mettre fin à tout moment. La clôture du compte peut résulter
également d’événements indépendants de la volonté des correspondants. C’est le cas par exemple du décès du titulaire du compte, de son
incapacité, de la dissolution d’une société, à moins que le liquidateur demande que la banque garde le compte ouvert jusqu’à liquidation.
Lorsque le compte est clôturé, le client ne peut plus le faire fonctionner. Les formules de chèques non utilisés doivent être rendues. Les
chèques émis avant la clôture du compte quant à eux doivent être réglés à condition qu’il y ait provision.
En plus le solde créditeur du compte clôturé doit être remis au titulaire du compte ou à ses ayants droits quant au solde débiteur du
compte, il doit être payé par le client ou ses ayants-causes.

I - Les différents comptes bancaires :


On peut distinguer plusieurs catégories de comptes selon les titulaires au compte ou par rapport à la nature du compte.

1- Par rapport au titulaire du compte : on peut distinguer les comptes individuels et les comptes collectifs.

 Les comptes individuels : sont les comptes qui n’ont qu’un seul titulaire habilité à effectuer des opérations. Toutefois le client pourra
souhaiter confier à une ou plusieurs personnes de son entourage les pouvoirs de faire fonctionner son compte à sa place. Il devra alors en
tant que mandat donner procuration à son mandataire ( article 493 du code de commerce ).

 Les comptes collectifs : sont ouverts par deux ou plusieurs personnes qui, par souhaite ou par nécessité, désirent être Co-titulaires d’un
compte ( article 490 du code de commerce ).

Les ménages ouvrent très fréquemment un compte joint. Ce faisant, ils instaurent entre eux une double solidarité :

Une solidarité passive : Dans ce cas chacun d’eux est responsable


des actes accomplis par l’autre et bien sur par lui-même.

Une solidarité active : Dans ce cas la confiance existant entre


les Co-titulaires permet à chacun d’eux de faire fonctionner seul
le compte (exemple : une signature suffira sur le chèque ou l’ordre
de virement).
Il y’as un autre types de compte collectifs appelé compte collectif sans solidarité ou indivis qui concerne souvent des opérations de
succession et impose aux héritiers d’ouvrir et faire fonctionner le compte collectivement.

2- Par rapport à la nature du compte : En fonction de la nature et de la technique utilisées, on distingue généralement entre deux types de
comptes :

 Les comptes à vue : C’est le compte courant ouvert aux personnes physiques et morales pour leurs opérations professionnelles et le
compte de dépôt ou compte de chèque réservé aux particuliers pour leurs opérations et besoins personnels et qui leur permet
d’effectuer les opérations ordinaires comme des versements, des retraits, etc. ce compte est réglementé par les articles 493 à 505 du
code de commerce.

 Les comptes à terme : l’ouverture de ces comptes s’accompagne par des dépôts à terme qui doivent être bloqués jusqu’à l’échéance
fixée au moment de cette ouverture ( qui doit être supérieur à 3 mois selon la circulaire de Bank Al Maghrib de 1994) ; Aucun retrait
anticipé de ces dépôts à terme n’est alors possible, sauf en cas de besoin de fonds motivé pour des circonstances exceptionnelles
( articles 506 à 508 du code de commerce).